mardi 12 janvier 2010

Trois Britanniques et un Colombien enlevés dans le sud du Nigeria


Trois Britanniques et un Colombien enlevés dans le sud du Nigeria
LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.10



Trois Britanniques et un Colombien ont été enlevés, mardi 12 janvier, dans le sud du Nigeria, la région pétrolifère du pays, lors d'une attaque ayant fait un mort, a-t-on appris de sources sécuritaire et policière. Selon les informations transmises, les quatre hommes ont été kidnappés près de la ville de Port-Harcourt, la capitale de l'Etat de Rivers.

Selon Rita Abbey, le porte-parole de la police, le policier qui les escortait a été tué dans l'embuscade, et le chauffeur a été blessé. Les trois Britanniques et le Colombien travaillaient sur un chantier de projet gazier opéré par la multinationale Shell.

Shell Nigeria a confirmé que les quatre personnes travaillent pour la société Netco Diestman, un sous-traitant, et que leur convoi a été attaqué alors qu'ils se rendaient sur le site d'une centrale électrique du groupe anglo-néerlandais Afam 6. Shell "coopère avec les autorités et la société sous-traitante pour obtenir leur libération".

Le dernier enlèvement de travailleurs expatriés dans le sud du Nigeria remonte à juillet 2009. A l'époque, le président nigérian Umaru Yar'Adua avait proposé une amnistie aux groupes armés opérant dans le delta du Niger pour faire cesser les violences et les enlèvements.
En octobre 2009, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), principal groupe armé du sud du Nigeria, avait décrété un cessez-le-feu illimité à partir de ce dimanche pour "encourager le dialogue" avec le gouvernement.

Le mouvement, dont les actions depuis 2006 ont fait chuter d'environ un tiers la production pétrolière du Nigeria, expliquait alors avoir pris cette décision en raison de "la volonté exprimée mardi dernier par le gouvernement fédéral d'engager un dialogue sérieux (...), en vue d'arriver à une paix durable dans le delta du Niger".

L'absence pour raisons médicales du président depuis un mois et demi risque, selon plusieurs analystes, de relancer à terme la violence dans le delta du Niger, car le processus d'amnistie est actuellement au point mort.

Aucun commentaire: