jeudi 14 janvier 2010

Niger: Le président invite ses compatriotes au sacrifice


Afrique en ligne
Niger

Afrique de l'Ouest - Niger .Société - Le président du Niger, Mamadou Tandja, a invité mercredi ses compatriotes à plus de sacrifice, de courage et de détermination pour affronter de nouveaux défis, soulignant que "le combat ne fait que commencer".

Répondant aux v?ux des membres des institutions du pays, il a déclaré qu'il serait illusoire de croire que le combat pour la re-fondation de la République est gagné du seul fait de l'adoption d'une nouvelle Constitution et de la mise en place des institutions qu'elle prévoit.

«Le combat ne fait que commencer et il nous impose forcément beaucoup de sacrifices, de courage et de détermination pour affronter les nombreux défis qui nous interpellent», a-t-il dit

«Il nous impose de prendre véritablement notre destin en main, de compter sur nous-mêmes et de nous convaincre, à l'inverse de ceux qui parcourent le monde en quête de soutien, que le Niger, prospère et respecté, ne se fera que par nous-mêmes», a ajouté le président Tandja.

Selon lui, le Niger est actuellement dans la phase de parachèvement de la mise en place de ses institutions et organes avec l'installation toute prochaine des conseils municipaux.

«Avec le renouvellement subséquent du Conseil économique, social et culturel et du Haut-conseil des collectivités territoriales, ainsi que la mise en place du Sénat, du Conseil national de la jeunesse et du Conseil national de la chefferie traditionnelle, tous les piliers de la République seront définitivement fixés», a-t-il affirmé.

Le président Tandja a réaffirmé l'engagement de l'Etat à garantir à l'ensemble des agents de la fonction publique leurs droits et à veiller à l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

«Qu'il soit clairement entendu que l'Etat ne tolérera plus que des agents publics gagnés par la politique politicienne, continuent de maintenir notre administration dans un état de dysfonctionnement, de nourrir des zizanies dans les services», a-t-il averti.

mercredi 13 janvier 2010

"Quand l'écriture prend le large" : salon artistique et littéraire à Thénac en Charente Maritime (samedi 16 et dimanche 17/01)



"Quand l'écriture prend le large" : salon artistique et littéraire à Thénac en Charente Maritime (samedi 16 et dimanche 17/01)
La médiathèque de Thénac organise au Chais ce 3e salon littéraire sur le thème du voyage. De nombreux supports culturels seront à la disposition du public pour le transporter le temps d'un week end dans l'évasion, la connaissance des autres, des civilisations de modes de vie des paysages, des coutumes et des croyances.

Deux passionnés sont les invités d'honneur de l'édition 2010. Pierre Schmitt, professionnel de l'image, de la scénographie et de l'architecture est également membre de la Société des Explorateurs français. Il est engagé dans la protection du désert Sahara ainsi que dans le soutien aux populations Touaregs menacées. Poète, écrivain et surtout musicien, Marc Vella voyage à la rencontre des autres à travers le monde avec son piano à queue. Journalistes, cinéastes, grands voyageurs, scientifiques, romanciers, auteurs de BD et jeunesse ... De nombreuses personnalités ainsi que des "talents de Saintonge" participeront aux débats et rencontres. Des artistes et créateurs présenteront leurs carnets de voyage, photographies, sculptures, tableaux, films.

Le public pourra également découvrir des films, assister au spectacle de contes Touareg de Moussa Ag Assarid ou bien au concert de piano par Marc Vella. Très dynamique, l'équipe de la médiathèque qui vient de fêter son 10e anniversaire a également associé des écoliers, collégiens et lycéens de la région de Saintes à cet événement littéraire. L'espace dédié à la vente de livre a été confié à "La Lettre à la bulle" de Saintes, une librairie indépendante qui bénéficie du label de la Région Poitou-Charentes.
Vendredi 15 janvier à 20h30, le réalisateur Olivier Wéber, invité du salon assistera au Gallia à la projection de son film La fièvre de l'or.
Samedi 16 de 9h30 à 19h et dimanche 17 janvier de 9h30 à 19h au Chais de Thénac au sud de Saintes. Contact : 05 46 92 68 04. Programmation détaillée à consulter les pages de la médiathèque sur le site de la ville de Thénac à l'adresse thenac.fr

Reportage sur la question Touareg demain sur RFI

Le Mali promet de tout mettre en oeuvre pour la libération des otages italiens


Mali/Italie/Enlèvements - Article publié le : mercredi 13 janvier 2010 -
RFILe ministre italien des Affaires étrangères a passé quelques heures au Mali, ce mardi 12 janvier. Franco Frattini a été reçu par le Président malien. Au centre des discussions, notamment, l'affaire des otages italiens, mais aussi français et espagnols enlevés au Mali et en Mauritanie, et détenus par al-Qaïda dans le Sahara, côté malien.

« Nous avons clairement dit au président malien que nous comptons sur lui pour la libération de tous les otages européens ». C’est un membre de la délégation italienne qui parle.

En retour, le Mali a affirmé qu’il mettait tout en œuvre pour obtenir ces libérations. Cependant, de source proche de la rencontre, le président Amadou Toumani Touré a expliqué à son hôte la complexité de la situation.

Il y a les ravisseurs qui bougent beaucoup avec les otages dans cet immense Sahara. Il y a les très nombreux intermédiaires et les exigences des preneurs d’otages. Rome a pris bonne note et s’est engagée à aider, sous diverses formes qui restent à déterminer, le Mali dans sa lutte contre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne.

Au sujet de cette lutte, le ministre italien Franco Frattini, qui venait de Nouakchott, a pu constater les divergences entre plusieurs pays de la zone. Des pays voisins du Mali souhaitent, par exemple, privilégier les échanges d’informations, mais que chaque armée traque sur son propre sol les islamistes armés. Alors que pour Bamako, contre al-Qaïda, il faut des opérations militaires communes.

mardi 12 janvier 2010

Trois Britanniques et un Colombien enlevés dans le sud du Nigeria


Trois Britanniques et un Colombien enlevés dans le sud du Nigeria
LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.10



Trois Britanniques et un Colombien ont été enlevés, mardi 12 janvier, dans le sud du Nigeria, la région pétrolifère du pays, lors d'une attaque ayant fait un mort, a-t-on appris de sources sécuritaire et policière. Selon les informations transmises, les quatre hommes ont été kidnappés près de la ville de Port-Harcourt, la capitale de l'Etat de Rivers.

Selon Rita Abbey, le porte-parole de la police, le policier qui les escortait a été tué dans l'embuscade, et le chauffeur a été blessé. Les trois Britanniques et le Colombien travaillaient sur un chantier de projet gazier opéré par la multinationale Shell.

Shell Nigeria a confirmé que les quatre personnes travaillent pour la société Netco Diestman, un sous-traitant, et que leur convoi a été attaqué alors qu'ils se rendaient sur le site d'une centrale électrique du groupe anglo-néerlandais Afam 6. Shell "coopère avec les autorités et la société sous-traitante pour obtenir leur libération".

Le dernier enlèvement de travailleurs expatriés dans le sud du Nigeria remonte à juillet 2009. A l'époque, le président nigérian Umaru Yar'Adua avait proposé une amnistie aux groupes armés opérant dans le delta du Niger pour faire cesser les violences et les enlèvements.
En octobre 2009, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), principal groupe armé du sud du Nigeria, avait décrété un cessez-le-feu illimité à partir de ce dimanche pour "encourager le dialogue" avec le gouvernement.

Le mouvement, dont les actions depuis 2006 ont fait chuter d'environ un tiers la production pétrolière du Nigeria, expliquait alors avoir pris cette décision en raison de "la volonté exprimée mardi dernier par le gouvernement fédéral d'engager un dialogue sérieux (...), en vue d'arriver à une paix durable dans le delta du Niger".

L'absence pour raisons médicales du président depuis un mois et demi risque, selon plusieurs analystes, de relancer à terme la violence dans le delta du Niger, car le processus d'amnistie est actuellement au point mort.

Du 14 au 16 janvier à Tamanrasset : 2e rencontre internationale d’Imzad


El Moujahid - 11/01/10
lundi 11 janvier 2010

Du 14 au 16 janvier à Tamanrasset : 2e rencontre internationale d’Imzad Taille du texte : 10-01-2010 à 17:47 D.R. Sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, l’association « Sauvez l’Imzad » présidée par Mme Farida Sellal organisera du 14 au 16 janvier à Tamanrasset une rencontre internationale placée sous le thème « l’Imzad, entre tradition et modernité ». A cette occasion, le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, procèdera en présence des doyennes de la culture targuie à la pose de la première pierre de « Dar El Imzad ». Parallèlement aux débats du colloque scientifique, une exposition scientifique réunira des peintres, des sculpteurs, des photographes autour du thème de la musique avant toute chose. Des ateliers de plein air seront organisés sur la grande place de la maison de la culture ainsi que sur le terrain du site Dar El Imzad. En soirée, des concerts, ouverts au public, permettront d’écouter des musiciens et des poètes venus du Niger et du Mali, ainsi que des artistes originaires de l’Ahaggar et de l’Ajjer. Parmi eux, figurent des ensembles dont la renommée internationale est déjà bien établie. Ainsi, des groupes de jeunes touareg se mêleront aux représentants de générations détentrices du savoir ancestral : Tinariwen, Tartit, Atri N’Assouf, Choghli, etc.

Manny Ansar : Directeur du festival au désert à Essakane. : « Nous avons relevé le défi »


mardi 12 janvier 2010
Photo Manny Ansar
Le Quotidien de Bamako-Mali du 12/01/2010

Nous nous sommes entretenus avec monsieur Manny Ansar, l’initiateur et le Directeur du Festival au Désert à Essakane, le dernier jour du festival, le samedi 9 janvier 2010. Il nous parle entre autres sujets, des raisons du déplacement du site du festival d’Essakane à Tombouctou.


Il a surtout déclaré que les structures de financement occidentales qui apportaient d’habitude leur aide à l’organisation du festival ont « fermé le robinet » cette année dans l’espoir de voir ce festival mourir. Quotidien de Bamako : D’habitude, ce festival se tient à Essakane à quelques 70 km de la ville de Tombouctou.


Cette année, nous sommes à Tombouctou. Pourquoi ce déplacement de site ? Manny Ansar : Les raisons de ce changement de site s’expliquent par de nombreux facteurs. D’abord, le festival s’est coïncidé cette année avec plusieurs autres évènements touristiques et culturels à Tombouctou : la quinzaine touristique et culturelle de la région de Tombouctou, l’ouverture officielle de la saison touristique et la rentrée culturelle.


Les mêmes artistes et journalistes invités à ces évènements étaient aussi invités par nous. Ensuite, les touristes, à qui on avait demandé de ne même pas venir au nord du Mali sont venus jusqu’à Tombouctou. C’était déjà beaucoup. C’est pourquoi on n’a pas voulu leur demander de partir encore à 60 ou 70 km de Tombouctou.


En fin, vous avez vu comment les populations locales ont intégré le festival. Ça a été une fête populaire. Maintenant pour les années à venir, on est en train de voir. Comme c’est un festival qui a déjà été nomadisé, donc on fera le bilan. Nous le savons tous, les occidentaux en général et la France en particulier a lancé un appel à ses ressortissants leur demandant de quitter et/ou de ne pas venir au nord du Mali parce qu’il y aurait de l’insécurité.


Cet appel a-t-il eu une influence négative sur le festival de cette année ? Manny Ansar : on ne peut pas nier que tous ces appels ont eu une influence sur la participation des touristes occidentaux. Mais malheureusement pour les auteurs de ces appels, ça n’a pas eu l’influence qu’ils espéraient, c'est-à-dire l’absence totale de touristes occidentaux. Comme vous le voyez vous-même, sur ces dunes il y a au moins 800 touristes occidentaux qui sont ici présents parmi nous.


On n’a pas encore fait les statistiques, mais les chiffres seront certainement entre 700 et 1000 touristes occidentaux. Quelle comparaison pouvez-vous faire de cette édition avec celles des années précédentes? Manny Ansar : De la première édition jusqu’à la 8ème édition, le nombre des festivaliers occidentaux ne partait que croissant. Mais depuis deux ans (l’an passé), avec le matraquage médiatique contre la venue au nord du Mali, le nombre des participants occidentaux s’est stabilisé, voire un peu baissé. Si non on pourrait enregistrer 3 à 4 fois plus de touristes.



Votre mot de la fin. Manny Ansar : de façon générale, je suis très content. Je remercie les autorités de mon pays qui m’ont vraiment aidé pour que cette 10ème édition soit. L’an passé aussi, les autorités occidentales avaient déconseillé leurs ressortissants de ne pas venir au nord du Mali, mais ils avaient quand même maintenu leur aide financière à l’organisation du festival.


Mais cette année, en plus de l’appel déconseillant leurs ressortissants de ne pas venir, ils ont coupé leur financement aussi. Et il faut le reconnaître, on était à genoux. On pensait même à reporter le festival. Les occidentaux ne voulaient donc pas apparemment que le festival au désert se tienne cette année. Et c’est les autorités de mon pays, qui, nous ont aidé à relever le défi. Oui, c’est un défi, car si jamais ce festival n’avait pas pu avoir lieu, on allait donner l’occasion aux uns et aux autres de croire à tout se qui se dit sur l’insécurité au nord du Mali.


Comme vous le voyez, on est entrain de relever ce défi. On est à la 3ème nuit, soit la dernière et tout est entrain de se passer normalement jusqu’à preuve de contraire. Réalisé par notre correspondant régional Diakaridia TOGOLA Festival au désert : les touristes témoignent.


Dans mon quartier à Paris, il y a eu plus d’enlèvements et de gens tués en deux mois que dans tout le nord du Mali … » dixit un touriste français ! Suite à l’appel lancé par certains gouvernements occidentaux, notamment la France, demandant à leurs ressortissants de ne pas venir ou même de quitter au cas où ils sont déjà sur place le nord du Mali, nous avons fait un micro trottoir entre les occidentaux présents au festival au désert.


En général, ils soutiennent que l’enlèvement d’un seul individu dans un pays ne peut pas rendre toute une zone infréquentable. Sinon la plupart des pays occidentaux seraient aussi infréquentables. Donc un appel illogique. Et c’est pourquoi ils sont présents malgré tout. Philippe Angers : « je suis Philippe Angers.Je m’occupe de la presse pour le festival au désert à Essakane. Ce que je vois sur place, c’est qu’il n’y a aucune crainte. Je participe à ce festival il y a quatre années et c’est toujours le même constat. Dans mon quartier à Paris, il y a eu plus d’enlèvement et de gens tués en deux mois que dans tout le nord du Mali dans la dernière année. Donc, à mon avis, il doit y avoir d’autres raisons pour lesquelles on épingle le Mali dans les médias. J’ai une expérience de 4 années du festival. Ce que je vois sur place, est extraordinaire. Il y a des gens de tous les pays, des gens du pôle nord, des américains, des indiens… Tout le monde doit voir ce qui se passe autour d’eux et donc de ne pas croire à ce qu’on leur propose ».


Martha : « Je suis là, malgré... » « je suis italienne. Je prépare un doctorat sur la musique traditionnelle touareg à Paris. J’ai travaillé pendant un mois sur le festival à Bamako. J’ai reçu trois emails de mon ambassade me déconseillant de venir, mai, mais je suis là. Parce que j’ai eu confiance à mes amis qui m’ont qu’il n’y a aucun problème ». Size : « Je ne rencontre que de la gentillesse et... »


« je suis allemande. Je vis à Paris. Je suis là en tant que bénévole et je m’occupe des journalistes et des artistes. C’est ma deuxième fois de venir. L’an passé, on m’avait dit la même chose, que c’était dangereux de venir. Je me suis dit que je vais venir pour voir si c’était dangereux comme ils le disent. Mais depuis que je suis venue, je ne rencontre que de la gentillesse et de la générosité de tous les gens, qui, nous ont accueilli. On a médiatisé quelque cas d’insécurité. Mais il y a de la violence et des attentats un peu partout dans le monde et ça ne veut pas dire que tout le pays est pourri ».


Propos recueillis par notre correspondant régional à Tombouctou, Diakaridia TOGOLA
Publié par al-ansary à l'adresse mardi, janvier 12, 2010

lundi 11 janvier 2010

Nord Mali : les Touaregs pris en otage ?


Jacqueline Dupuis-Tessalit-10 janvier 2010
Nord Mali : les Touaregs pris en otage ?
lundi 11 janvier 2010

Si loin, si proches, les touaregs carte postale boivent leur dernier thé dans une tempête de sable. Aujourd’hui la tempête devient un ouragan, qui donne le vertige d’une culture qui n’en finit pas de perdre l’équilibre. Pour arriver à Tessalit, pointe extrême nord du Mali, tout prêt de la frontière algérienne, tout est possible, et tout est impossible.

Témoignage d’un quotidien ordinaire,début janvier 2010 .


1-Tout européen est un otage potentiel.Je ne pensais pas que nos humbles personnes représentent des tas de dollars aussi substantiels. Je ne savais pas que ces tas de dollars allaient mettre le feu aux poudres aussi vite et aussi violemment à une région déjà trop fragilisée.

Ecoutons plutôt.

Début décembre, prise de contact depuis la France avec nos vieux amis touaregs, pour préparer le voyage pour se rendre à la fête du chameau à Tessalit.

« Tu peux venir, il n’y a pas de problèmes. »
« Tu ne peux pas venir, il y a trop de problèmes. »
« Tu peux venir, ca se calme. »
« Tu ne peux pas venir, on ne peut pas assurer ta sécurité. »
« Je ne sais même plus si tu peux venir ».

Bon. Les journaux maliens, les médias européens, la presse américaine, c’est à celui qui va être le plus intelligent, le plus manipulateur, le plus pédagogue, le plus naïf pour tenter de calmer le jeu ou mettre le feu aux poudres.

On ne comprend plus ni le gouvernement français et ses injonctions administratives, ni le gouvernement malien, ni les habitants du Mali, ni les habitants de la lune…Brouillard.

Un français a été enlevé à Ménaka, trois espagnols en Mauritanie, un avion fantôme bourré de je ne sais quoi brûle dans le désert malien, et le nord Mali explose.

Mais, au fait, combien y a t-il eu d’otages enlevés entre Tessalit et Kidal ? Aucun.


2-La fête du chameau à Tessalit, symbole de vie d’une communauté locale.Fin 2008 la troisième édition de cette fête avait été annulée à cause des rebellions touarègues, qui se battaient pour leur survie et leur place dans une société très inégalitaire et pour le moins condescendante à leur égard. Je ne referai pas le film, tout le monde connait le scénario. Injustices.

Cette année la fête a eu lieu. Réussite remarquable, inoubliable dans le cœur de chaque habitant, sentiment de fierté et de force d’un peuple qui a su, malgré une situation politique de tous les dangers, malgré les chantages de tous bords, affirmer son identité et ses valeurs traditionnelles.

Course de chameaux, concours de la plus belle tente, de la plus belle femme, forum, concerts avec les musiciens locaux y compris les Tinariwen natifs de Tessalit…Tout cela grâce aux habitants de Tessalit, qui ont su porter ce projet et qui l’ont mené à bien pour la troisième fois. Conviction.

Dernière édition déclinée entre considération nationale et dangers : la journée du tourisme malien a eu lieu dans le cadre de cette fête. Quatre ministres sont venus l’inaugurer de manière très officielle et ont marqué de leur présence l’importance de ces enjeux.

Une vingtaine d’européens sont arrivés par convois militaires, de Gao et de Kidal, d’autres, individuels, par l’Algérie, également étroitement encadrés. Les militaires maliens étaient présents partout, autour de la tribune, du forum, autour des tentes et des véhicules. Au pied de chaque arbre poussait une kalachnikov. Jardin de tous les dangers.

Mais, au fait, de quels dangers parle-t-on ?


3-Une région de bruits et de fureurs.Visiter les campements pour retrouver ses amis touaregs, prendre un chameau pour se couler dans le rythme du désert, se griser de la vitesse du 4/4, aujourd’hui c’est fini. Bouclés. Enfermés dans les villes. Interdiction de sortir pour les européens. Et en plus, nos amis touaregs sont tellement responsables de nous qu’il n’est pas question de transgresser quoi que ce soit. Sinon, ce sont eux qu’on accuserait de complicité. Responsabilité.

Le discours, le vocabulaire, les mots ont perdu sens et objectivité. Diffus, hésitants, contradictoires.

On entend dire à mots couverts que les « salafistes » sont là, partout. On a vu leurs traces, dans un campement, après la nuit, mais on ne les a même pas entendus. Ils ont donné de l’huile et du sucre à des nomades, ils utilisent l’eau des puits, les bergers ont peur pour leurs animaux.

Ils utilisent du matériel sophistiqué, et roulent en véhicules très puissants. Ils bougent très vite d’un point à un autre, et traversent les frontières sans soucis.

Certains parlent de réseaux organisés, d’autres de groupuscules imprévisibles qui se nouent et se dénouent, de la Mauritanie au Niger, en passant par le Mali D’aucuns évoquent le trafic de drogues qui finance leurs activités, d’autres l’argent rapide accueilli avec soulagement par les jeunes chômeurs en mal d’avenir.

Les explications, ou tentatives d’explications, montrent par leurs contradictions combien le problème est complexe et multiforme.Tout y passe.

« Je me promène depuis longtemps dans la montagne, et je n’ai jamais vu l’ombre d’un salafiste. »
« Je les vois passer très vite, et le lendemain ils sont partis loin. »
« C’est le gouvernement malien qui entretient la rumeur, car il ne veut pas développer le nord. »
« Ce sont nos voisins qui veulent garder la main-mise sur le Mali et que ca arrange. »
« C’est le gouvernement américain qui voudrait prendre le pouvoir au Sahel et qui a monté les rumeurs de toutes pièces »
« Ce sont les cartels de la camorra qui travaillent avec les sud-américains, et qui se servent des grandes zones portuaires de l’Afrique de l’Ouest et des immenses zones de non-droit du Sahel pour leurs trafics de drogues. »

Certains intellectuels commencent à parler de ces problèmes à mots couverts, d’autres se taisent, certains ne l’évoquent même pas.

En tout cas les gens ont peur, et ne comprennent plus ce qui se passe. Ils ont perdu leurs repères ancestraux.

Ce qui est sûr, c’est que le peuple touareg est pris en otage par une violence venue d’ailleurs, avec des codes et des modes de vie étrangers et incompréhensibles pour la population de cette zone.

Ce qui est sûr, c’est que le peuple touareg est pris en otage par des groupes qui utilisent les immensités désertiques dont les touaregs sont maîtres depuis la nuit des temps, au gré de leurs propres affaires, des affaires pas très propres, et que c’est bien la première fois que les touaregs ne maîtrisent plus leur territoire. Du jamais vu.

Mais au fait, au milieu de ces folles rumeurs, n’est-t-on pas en train d’oublier l’essentiel, une réalité âpre et brutale, la sécheresse en train de s’installer, pire qu’en 2005, et les animaux qui commencent à mourir, déjà maintenant…


4-Et la nature, exigeante, extrême, reprends ses droits.Au-delà du problème géopolitique, il est une histoire qui se répète, une fois encore, en boucle. Les pluies ont été rares, en 2009, et les pâturages inexistants. Déjà avant la soudure, les nomades sont partis nomadiser plus loin.

Dans les campements, même si la chaleur n’a pas encore commencé, même si les esprits sont encore calmes, on ne parle plus que des animaux qui meurent et qu’on ne peut même plus vendre, on ne parle plus que de l’eau à trouver et du prix de l’aliment bétail qui va augmenter.

Evidemment tout ce que je raconte en ce moment se passe à Tessalit, mais aussi dans toutes les autres régions du Nord.

Aujourd’hui il y a un mot qui revient souvent, pour parler de la vie d’ici, c’est le mot RIEN. Pas de grain, pas d’eau. Rien. Pas de travail, rien. Pas de projet, rien. Pas de médicaments. Pas d’électricité, de journaux, d’internet, rien.

Et pourtant l’espoir existe. Une nouvelle municipalité qui a tout à réinventer, des femmes organisées en coopératives autour du maraîchage et du micro-crédit, des musiciens qui remettent en valeur la Takouba traditionnelle, des jeunes qui montent des projets autour d’un GIE, et tellement d’autres choses encore…

Tellement d’espoir dans trois fois rien…


CONCLUSIONLes hommes, les femmes et les enfants touaregs subissent à la fois les contrecoups de l’histoire interminable d’un monde en pleines mutations socio-économiques et géostratégiques, qui bouleversent la donne internationale à une vitesse exponentielle, et les perturbations environnementales extrêmes qui ont fait d’eux un des premiers peuples de réfugiés climatiques.

Otages ? Oui, mais de quoi ? De qui ?
Le touareg a l’horizon infini comme respiration, et son Sahara se rétrécit comme peau de chagrin, au fur et à mesure que d’autres se le réapproprient. Comment peut-il encore respirer dans ces conditions ? Comment peut-il retrouver son horizon sans perdre son âme ? Comment pourra-t-il, aujourd’hui, aller au-delà de l’horizon ?

Jacqueline Dupuis, webmaster Temoust

Tessalit, 10 janvier 2010

Dans quelques jours, des photos de la « Fête du Chameau de Tessalit »,qui a eu lieu les 29 et 30 décembre 2009

Mali : l'otage français menacé de mort

11/01/2010
La menace s'accroit sur l'otage français enlevé le 26 novembre au Mali. Selon les centres américains de surveillance des sites islamistes SITE et Intelcenter, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) menace d'exécuter Pierre Camatte sous vingt jours si quatre de ses membres prisonniers au Mali ne sont pas libérés.
Le ressortissant français, âgé de 61 ans et domicilié dans les Vosges, préside «L'Association Gérardmer-Tidarmene» et se rend régulièrement au Mali où il s'implique notamment dans la culture d'une plante thérapeutique contre le paludisme. Au lendemain de sa disparition, le ministère des Affaires étrangères avait appelé les ressortissants français à quitter le Mali et le nord Niger.

Al-Qaïda au Maghreb islamique revendique également l'enlèvement de trois volontaires humanitaires espagnols, kidnappés fin novembre en Mauritanie, pays frontalier du Mali.

leparisien.fr

Nord Niger:L'arrêt des conflits au Niger va permettre aux Amis de Timia de reprendre les projets de développement

Louviers
Enfin un retour à la paix


Malgré les apparences, l'association a augmenté le nombre de ses adhérents : 204 contre 201 l'année dernière ! LOUVIERS.L'arrêt des conflits au Niger va permettre aux Amis de Timia de reprendre les projets de développement.
Le froid et le verglas ont sans doute rebuté bon nombre d'adhérents de l'association Les Amis de Timia, samedi soir. Ils étaient peu à assister à l'assemblée générale et à entendre les bonnes nouvelles de Michel Bellevin, le président. Depuis lundi 4 janvier, au Niger, les derniers irréductibles ont regagné les rangs des négociateurs, déjà formés des différents membres des fronts rebelles et du gouvernement.

Les conflits armés au Niger ont fait place au dépôt des armes et aux négociations. « Depuis novembre déjà, l'état de mise en garde a été levé. Les personnes et les biens peuvent à nouveau circuler en toute liberté » se réjouit Michel Bellevin.
Ce retour à la paix tant attendu, après trois ans de conflit, permet non seulement à la population d'aller vendre sa production et son artisanat, mais va aussi grandement faciliter le travail de l'association.

Indispensable appui alimentaire
Pourtant, malgré les bandes rebelles, celle-ci n'a jamais cessé son action auprès des habitants de Timia. Elle a soutenu au maximum les activités économiques et notamment le trafic caravanier, qui assure depuis des décennies l'équilibre alimentaire du village.
L'association a également mené des actions d'urgence, d'ordre social et alimentaire. Trois ans de conflit ont en effet jeté des familles dans la précarité. « L'appui alimentaire représente 50,6 % de nos actions, ce qui prouve l'état de grande difficulté dans lequel se trouve la population, insiste le président. L'état sanitaire se dégrade aussi et nous avons apporté un appui auprès de soixante malades pour leur évacuation sur d'autres villages. »
Et parce que l'avenir du pays passe aussi par l'éducation, les Amis de Timia ont parrainé 18 étudiants et 7 lycéens pour la somme totale de 6 100 €.
Enfin, les travaux pour la réalisation d'un puits dans la zone pastorale ouest de Timia ont pu débuter et un second puits doit être creusé en janvier. Ces nombreuses actions ont tout de même permis à l'association de terminer l'année 2009 sur un solde positif de 8 000 €.
Cette année, l'association va reprendre ses projets de développement, à définir avec Moussana Alkabouss, l'homologue de Michel Bellevin, à Timia. C'est à lui et à la population de Timia de définir les priorités !

Pour adhérer à l'association : Les Amis de Timia, 10 rue Jean-Nicolle, 27400 Louviers, tél. 02.32.40.04.42 ou www.lesamisdetimia.org. Adhésion individuelle : 20 €, couple : 30 € bienfaiteur : 50 € ou plus.

Imidiwan LEGH ASSISTANE IHANE IMANE /KOK MATORDAM MEDINE SAWANE HANE LASTIGHMAR?????

dimanche 10 janvier 2010

La Direction des Echanges pour la Défense Américaine impose un Pseudo-Embargo sur le Niger…



http://www.exportlawblog.com/archives/1157
Samedi, 09 Janvier 2010 19:44


La direction des Echanges du commerce de la défense ( » DDTC ") a (Lien: annoncé ) aujourd'hui que les demandes d'exportation d’articles et de services de la défense vers le Niger pourraient probablement être retardés pour assez longtemps: En réponse aux événements récents dans la République du Niger (Niger), la DDTC souhaite informer les exportateurs que bien qu’il n y ait pas encore d’embargo sur les armes des États-Unis ou de l'ONU sur le Niger, la décision finale des demandes de permis d'exportation de la liste des articles de munitions des États-Unis (USML) vers le Niger reçues a partir de la date d’aujourd’hui ou actuellement dans le processus de révision seront surement retardés. Les applications de permis continueront à être passés en revue cas par cas, mais l'approbation ne devrait pas être assumée. Nous encourageons les exportateurs à prendre la situation actuelle en considération et en faisant leur demande pour tout nouveau permis d’exportation ou de réexportation d’articles de l’USML au Niger, l'appliquant du permis devra fournir des informations détaillées sur l'usage final et l'utilisateur de ces articles.

Les événements récents mentionnés par l'annonce de la DDTC sont les mesures prises en Août passé par le Président Mamadou Tandja du Niger pour modifier la constitution de son pays pour s’allouer le droit de servir un troisième mandat. La mesure a été prise après un référendum contesté et boycotté par l'opposition et que Tandja a fait passer en dissolvant le parlement et la Cour Constitutionnelle.