mardi 16 décembre 2008

Déclaration du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération à propos de la disparition du Représentant spécial du Secrétaire Général des NU



Ecrit par Sahel Quotidien du 16 Decembre 2008,

Pages vues : 818

Les éléments des forces de défense et de sécurité activement mobilisés pour retrouver M. Fowler Robert..Dans une déclaration rendue public, hier, le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, s'est dit vivement préoccupé par la disparition, dimanche dernier, aux environs de 18 h, du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Niger, M. Fowler Robert. “Arrivé de manière impromptue en visite au Niger, le jeudi 11 décembre 2008, M. Fowler Robert s'était rendu dans la matinée de dimanche 14 décembre 2008, à titre privé, dans la région de Tillabéry, accompagné de son assistant, Louis Guy, et d'un chauffeur des Nations Unies, M. Soumana Mounkaila, sans en informer les autorités nigériennes compétentes ", indique la déclaration. La déclaration poursuit en précisant que M. Fowler avait en outre auparavant donné congé à l'agent du protocole détaché pour l'occasion de son séjour au Niger. " Depuis lors, en dépit des recherches engagées par les forces de défense et de sécurité, en collaboration avec le système des Nations Unies, le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération est sans nouvelle de M. Fowler et de ses collaborateurs”. “La reconstitution de son itinéraire dans la région de Tillabéry a permis, entre autres, de relever que M. Fowler s'est rendu à Samira. Les Forces de défense et de sécurité ont pu néanmoins localiser le véhicule des Nations Unies abord duquel voyageait M. Fowler, à 45 km de Niamey, non loin du bac farié. Pour l'heure, le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération ignore tout du motif de la disparition du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies. En tout état de cause, les forces de défense et de sécurité nigériennes sont mobilisées et recherchent activement M. Fowler”, conclut la même source. Par ailleurs dans un communiqué de presse en date du 14 décembre 2008, le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération informe que dans la nuit du 10 au 11, puis celle du 11 au 12 décembre derniers, des individus non encore identifiés se sont introduits dans les locaux de l'Ambassade du Niger à Bruxelles en Belgique. Après avoir saccagé les bureaux de la représentation diplomatique, ces individus ont emporté de nombreux documents du service consulaire. Les services de la Police scientifique Belge ont ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur ces intrusions, conclut le communiqué.
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Mardi, 16 Décembre 2008 09:38

Touareg du Sahara, des nomades en quête de reconnaissance



Il y a 2 heures

LAGOS (AFP) — Autrefois "maîtres du désert", les Touareg, nomades sahariens d'origine berbère, sont aujourd'hui paupérisés par des sécheresses meurtrières et en quête perpétuelle de reconnaissance.

La disparition de l'envoyé spécial de l'ONU Robert Fowler dimanche au Niger est venue rappeler que, même s'ils affirment ne pas être responsables de l'enlèvement de ce diplomate canadien, les mouvement touareg demeurent une constante dans le paysage de ce pays sahélien riche en uranium.

Selon des sources non officielles, Robert Fowler suivait ce "dossier touareg" de près.

Estimés par les experts de un à un million et demi, les Touareg vivent sur un territoire de près de 2 millions de km2, réparti entre le Niger, le Mali, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso.

Les "Kel tamacheq", ceux qui parlent la langue touareg (tamacheq) comme ils se désignent eux-mêmes - Touareg étant un nom d'origine arabe - sont les plus nombreux au Niger (environ 700.000) et au Mali (près de 300.000).

Seul peuple africain avec les Ethiopiens à avoir sa propre écriture, les Touareg sont caractérisés par le port d'un voile teinté d'indigo qui déteint sur la peau, d'où leur surnom "d'hommes bleus".

A la tête du commerce caravanier et d'immenses troupeaux dans la première partie du XXe siècle, hostiles à la pénétration coloniale, ils sont peu à peu devenus les plus déshérités de la région du Sahel et du Sahara.

Ils ont également refusé la scolarisation pendant la colonisation, ce qui a affaibli leur position au moment des indépendances.

Les famines de 1973-74 et de 1984-85 voient la disparition de leurs troupeaux et des milliers de jeunes Touareg ont alors migré vers les villes, l'Algérie ou la Libye, où le leader libyen Mouammar Kadhafi en incorpora plusieurs milliers dans sa Légion islamique.

Une décennie plus tard, face à la dégradation de l'économie libyenne et la chute des cours du pétrole, les jeunes exilés ont été contraints au retour parfois forcé dans leurs pays avant de grossir rapidement les rangs des mouvements réclamant autonomie et développement contre les pouvoirs centraux malien et nigérien.

Les Touareg, qui ont alors remplacé leurs sabres, poignards et vieux fusils par des Kalachnikov et leurs dromadaires par des 4X4, entrent en rébellion le 7 mai 1990 au Niger et un mois plus tard au Mali.

Cette "guérilla des sables" va durer au moins cinq ans dans les deux pays, faisant officiellement plusieurs centaines de victimes et entraînant le déplacement de milliers de personnes vers la Mauritanie, le Burkina Faso et l'Algérie.

Dans les deux cas, les accords de paix ont abouti à une décentralisation des régions touareg, assortie d'une large autonomie de gestion.

Ils ont également permis au Niger et au Mali le désarmement des combattants touareg et leur intégration au sein de l'armée, les corps para-militaires et la fonction publique.

Faute d'application de ces accords à la lettre, plusieurs ex-leaders de l'armée malienne ont mené ces dernières années des actions de désertion et des attaques armées.

Au Niger, naît officiellement en février 2007 le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui a revendiqué depuis de nombreuses attaques contre des cibles militaires.

Le Front des forces de redressement (FFR), autre groupe rebelle touareg au Niger, a annoncé en janvier dernier le lancement d'une "bataille de l'uranium", minerai dont le Niger est le troisième producteur mondial. Les Touareg réclament que cette manne bénéficie davantage aux populations locales.

Au Mali voisin, le 11 mai 2007 à Tinzaouatène, près des frontières algérienne et nigérienne, une attaque des rebelles touareg maliens contre un poste avancé de l'armée malienne fait 10 morts et marqué le début de nouvelles violences dans le Nord.
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Niger: disparition d'un responsable onusien près de Niamey

Dernière minute Informations générales
20:59 - lundi 15 décembre 2008
Niger: disparition d'un responsable onusien près de Niamey
Le gouvernement nigérien a annoncé la disparition, lundi, de l'envoyé spécial canadien de l'Onu pour les armes illicites, Robert Fowler, dans la zone de Karma", à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Niamey. Au total, trois personnes qui voyageaient à bord d'une voiture du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) étaient portées disparues.
Source Ouest France.fr

Un groupe touareg dit détenir l'émissaire de l'Onu au Niger



Par Reuters, publié le 16/12/2008 à 11:33

NIAMEY - Un groupe rebelle dirigé par un dissident touareg a revendiqué mardi l'enlèvement d'un ancien diplomate canadien qui travaillait comme émissaire spécial des Nations unies au Niger.


L'ancien diplomate canadien, Robert Fowler, émissaire spécial des Nations unies au Niger, est détenu par un groupe rebelle dirigé par un dissident touareg qui a revendiqué mardi l'enlèvement. (Reuters)

Le diplomate, Robert Fowler, avait été porté disparu lundi.

"Le 15 décembre 2008, les combattants du Front des forces du redressement (FFR) ont mené une opération commando dans la région de Tillabery où ils ont pris en otages quatre personnes dont un diplomate canadien, M. Robert Fowler", précise le FFR sur son site internet.

Le FFR a pour chef le rebelle dissident Rhissa Ag Boula.

Lundi, des représentants de l'Onu avaient fait savoir que le véhicule à bord duquel se trouvaient Fowler, un assistant canadien et un chauffeur local avait été retrouvé, abandonné, dans le sud-ouest du Niger, à 45 km environ de Niamey.

Ag Boula, qui a dirigé une rébellion touarègue dans les années 1990 au Niger, affirme dans le communiqué du FFR que l'opération constitue un avertissement à "tous les diplomates qui collaborent avec le régime ethnocide (du président nigérien) Mamadou Tandja".

La revendication du FFR n'a pas été confirmée de source indépendante.

Le mouvement a été formé par des éléments touaregs dissidents ayant rompu cette année avec le principal mouvement rebelle touareg, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui opère à partir de la région d'Agadez, dans le Nord désertique.

Selon Ag Boula, Fowler se porte bien et doit être conduit en "lieu sûr".

Fowler a notamment été conseiller pour les affaires étrangères de plusieurs gouvernements canadiens, ambassadeur d'Ottawa à l'Onu et en Italie.

Abdoulaye Massalatchi, version française Pierre Sérisier et Philippe Bas-Rabérin

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Enlèvement de diplomates canadiens : communiqué du MNJ



http://m-n-j.blogspot.com/ 16-12-2008

Enlèvement de diplomates canadiens : communiqué du MNJ
mardi 16 décembre 2008

On n’en croirait pas ses oreilles !

Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) a appris avec stupéfaction et consternation l’enlèvement et la séquestration tout près de Niamey, la capitale (à une quarantaine de km de Niamey, sur la route de Tillabery), de l’envoyé spécial des Nations Unies au Niger, Mr Robert Fowler ainsi que 2 de ses collaborateurs.

Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) condamne énergiquement cet acte porté sur un responsable onusien mandaté dans la recherche d’une solution pour le conflit qui secoue notre pays.

Qui est ce que cela dérange qu’il soit mis fin à ce conflit ? Qui est ce qui est dérangée par la mission de Mr Fowler au Niger ? Sûrement pas le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ).

Quel serait le mobile initial de cette pire bassesse ? Aurait-on voulu, devant les difficultés de modifier la constitution, mettre en œuvre les conseils qui recommandent de décréter l’état d’urgence pour repousser la date des élections prévues en 2009 ? Serait-il exclu que dans cette perspective, cet ignoble enlèvement constitue le meilleur alibi pour décréter cet autre état d’urgence ?

Aussi, le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) mettra tout en œuvre pour démasquer ou aider à démasquer les auteurs ainsi que leurs commanditaires, de cet acte ignoble qui s’apparente aux pratiques perpétrées sur les populations civiles dans le Nord de notre pays.

Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) est ouvert à toutes les démarches visant retrouver Mr Robert Fowler et les 2 autres personnes qui l’accompagnent. Aussi, il apporte toute sa contribution à la communauté internationale dans les investigations visant à retrouver sans tarder Mr Fowler. Aucune piste susceptible d’avoir des informations sur l’enlèvement de l’envoyé spécial des Nations Unies au Niger, ne doit être négligée.

Le Mouvement.

Niger : disparition d’un responsable canadien de l’ONU


AFP 15-12-2008

Niger : disparition d’un responsable canadien de l’ONU
mardi 16 décembre 2008

NIAMEY (AFP) — Le gouvernement nigérien a annoncé la disparition lundi de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour le Niger, Robert Fowler, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Niamey.

"M. Robert Fowler (...) a disparu dans la zone de Karma", a déclaré à l’AFP Mohamed Ben Omar, porte-parole du gouvernement du Niger et ministre de la Communication.

A Ottawa, le ministère canadien des Affaires étrangères a confirmé la disparition de M. Fowler et a indiqué qu’un autre Canadien avait disparu avec lui au Niger.

"Nous sommes au courant que deux ressortissants canadiens ont été portés disparus au Niger, et nous pouvons confirmer que l’ambassadeur Robert Fowler est l’un des deux", a déclaré une porte-parole des Affaires étrangères, Lisa Monette.

Elle n’a pas donné de précisions sur l’identité du second Canadien. Selon Radio-Canada, il s’agit d’un diplomate francophone. Une troisième personne, leur chauffeur, se trouvait avec les deux Canadiens.

M. Fowler, qui n’est pas en mission officielle, était arrivé jeudi à Niamey après avoir sollicité une invitation des autorités pour assister aux festivités du cinquantenaire de la République du Niger à Tillabéri (ouest de Niamey), a indiqué le porte-parole nigérien.

"Sans avoir au préalable demandé l’autorisation des autorités", a-t-il poursuivi, "il a quitté la capitale samedi en compagnie de deux autres personnes, dont un chauffeur, pour vraisemblablement se rendre à Samira, un site aurifère situé sur l’autre rive du fleuve Niger et exploité par des Canadiens dans la région de Tillabéri".

Les autorités ont été alertées de sa disparition lundi vers 03h00 du matin, lorsque son véhicule a été découvert dans les environs de la localité de Karma, a expliqué M. Ben Omar.

A l’intérieur, on a retrouvé trois téléphones, un appareil photo et un blouson, a-t-il ajouté.

D’après le ministre, la voiture du fonctionnaire de l’ONU a été suivie dès sa sortie de Niamey par un autre véhicule non identifié immatriculé au Togo.

"Cette disparition nous surprend", a déclaré le ministre, qui a regretté que M. Fowler n’ait prévenu ni les autorités ni la représentation locale des Nations unies de son déplacement.

M. Fowler a déjà séjourné deux fois au Niger dans le cadre de son travail.

Frontalière du Mali, la région de Tillabéri est située loin du théâtre des affrontements entre l’armée nigérienne et les rebelles touaregs, très actifs dans le nord.

Lundi soir, dans une déclaration lue à la télévision d’Etat, le ministère nigérien des Affaires étrangères s’est dit "vivement préoccupé" par cette disparition qu’il situe dimanche "aux environs de 18h00" (17h00 GMT).

"Avant de quitter Niamey, (M. Fowler) avait donné congé à l’agent du protocole d’Etat mis à sa disposition", poursuit le texte. "Depuis lors, en dépit des recherches engagées par les forces de défense et de sécurité en collaboration avec le système des Nations unies, le ministère est sans nouvelles de M. Fowler et de ses collaborateurs".

"Pour l’heure, le ministère ignore tout du motif de sa disparition", ajoute la déclaration.

Niger : le FFR (rebelles touareg) dément avoir enlevé Robert Fowler

Le Monde / AFP 16-12-2008

Niger : le FFR (rebelles touareg) dément avoir enlevé Robert Fowler
mardi 16 décembre 2008

Le président du groupe rebelle touareg nigérien du Front des Forces de Redressement (FFR) a démenti mardi toute implication de son mouvement dans la disparition de deux diplomates canadiens, dont l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pour le Niger Robert Fowler.

"Le FFR dément formellement être impliqué dans la disparition" des diplomates, a affirmé au téléphone Mohamed Awtchiki Kriska, une des figures de la révolte touareg des années 1990.

"Nous ne sommes pas au courant. La personne qui a mis cette information sur notre site internet a été induite en erreur. Ce type d’action est contraire à la vision et l’approche du FFR", a-t-il déclaré.

Peu auparavant, un communiqué signé par le "commissaire à la guerre" du FFR, Rhissa Ag Boula, une autre figure historique de la rébellion, avait revendiqué l’enlèvement. Il affirmait que Robert Fowler "se porte bien, et sera bientôt transféré dans un lieu sûr, et remis à d’autres collaborateurs qui le prendront en charge".

communiqué दू FFR


En ce jour du 15 décembre 2008, les Combattants du Front des Forces de Redressement (FFR), ont mené une opération commando dans la région de Tillabery, à l’issue de laquelle nous détenons quatre (04) personnes dont un diplomate Canadien : Mr Robert Fowler.

Cette opération vise à sensibiliser tous les diplomates qui collaborent avec le régime ethnocidaire de Mamadou Tandja, régime démissionnaire et convalescent à l’image de son président.

Mr Fowler se porte bien, et sera bientôt transféré dans un lieu sûr, et remis à d’autres collaborateurs qui le prendront en charge.

Tous ceux qui participeront à ces festivités le feront à leur risques et périls, car nous poursuivrons partout notre action dans cette zone du sud Niger.

Les Ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères Nigériens, peuvent continuer à justifier l’injustifiable, car ils ne disposent d’aucune sécurité. Nous porterons un coup dur jusqu’au cœur du système. L’armée Nigérienne ne pourra assurer la sécurité dans cette zone, de la même façon qu’elle n’arrive pas à le faire dans la zone nord.

Nous envoyons au Canada un signal fort, car il est l’un des bras qui arment Tandja pour combattre les populations autochtones du nord et du sud Niger.

Nos revendications sont fondamentales, et nous ne céderons aucune parcelle de nos terres sans consultation locale, sans contrepartie, et sans préservation de l’environnement. Rhissa ag BOULA Commissaire à la Guerre

lundi 15 décembre 2008

Mali : le président Touré invite les groupes rebelles touareg à "faire la paix"

TV5 Monde- BAMAKO (AFP) - 14/12/2008 16h03

dimanche 14 décembre 2008

Le chef de l’état malien, Amadou Toumani Touré, a invité dimanche les groupes rebelles touareg à "faire la paix", lors d’un déplacement dans le nord désertique du pays, où plusieurs de ces mouvements sont actifs.

"Je suis formé pour faire la guerre, mais je préfère la paix. Que mes frères (rebelles touareg) qui sont dans les montagnes m’écoutent, qu’il descendent, qu’ils viennent faire la paix", a notamment déclaré le président malien dont les propos ont été retransmis par les médias publics.

Depuis quelques mois, plusieurs centaines de rebelles touareg de la région de Kidal (nord-est) se sont regroupés dans les montagnes dans cette zone frontalière de l’Algérie. Ils posent comment condition de retour "l’application stricte" des accords de paix d’Alger, signés en 2006.

"Nous ne voulons pas la guerre. Que ceux qui veulent la guerre, aillent ailleurs", a poursuivi le président malien.

Lors de la même allocution, il a également annoncé que 17 jeunes arrêtés dans la région de Gao (nord), soupçonnés de vouloir créer des dissensions entre différentes communautés, bénéficieront d’"une liberté provisoire" dans un souci d’apaisement.

"Mais ceux qui ont tué, iront devant les tribunaux" a-t-il précisé, faisant allusion à l’assassinat de civils touareg, intervenu il y a quelques mois dans la région de Gao.

Le président Touré, a également annoncé qu’il se rendrait prochainement dans la ville de Kidal, chef-lieu de la région où des touareg ont repris il y a quelques mois les armes.

Le chef de l’Etat malien a entamé samedi, une visite de 48 heures dans les régions de Gao et de Tombouctou, officiellement pour inaugurer un nouveau camp des gardes, deux stations régionales de la télévision malienne et une nouvelle route, financée par l’Union européenne, qui relie le nord du Mali à la frontière nigérienne.

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1 Message
un président guerrier
15 décembre 2008 03:49
(( Je suis formé pour faire la guerre ))

C’est le scandale totale et la honte devant le monde entier. Un président d’etat declare devant le monde qu’il est un guerrier . Maintenant vous comprenez surement et certain pourquoi les pays touaregs se brasent et se flament. Vous comprenez maintenant pourquoi les Touergs au Negir et au mali soufferent et subissent des messacres dans leur pays.

Que Dieu nous protege.

Ibrahim Ag Wanasnate

Archives du 6-12-08 : Le groupe Tryo, Pascal Husting de Greenpeace France, Bruno Chareyron de la CRIIRAD

dimanche 14 décembre 2008, par temoust

France Inter ,CO2 Mon amour, par Denis Cheissoux, le samedi de 14h05 à 15h

Ecouter !

Invités

Le groupe Tryo Pascal et Guismo sont en studio avec nous

Pascal Husting Directeur de Greenpeace France

Jean-Marie Pelt Lorsqu’on vous dit qu’en matière d’écologie, les phénomènes sont interdépendants... la chronique d’aujourd’hui en est une parfaite illustration. De L’Abbé Pierre aux grands singes en passant par les portables...

Programmation musicale

Françoiz Breut : Les jeunes pousses
Tryo : L’air du plastique
Tryo : Abdallah
Tinarewen : Ouilihiea ar tseninam

Liens

Le site officiel du groupe Tryo

Le dossier Uranium / Niger de la CRIIRAD

Dans la rubrique "Actualités" du site de la CRIIRAD, Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (Valence).

Vidéo : Les conditions d’extractions de l’uranium au Niger

Reportage sur la mission de contrôle radiologique menée par la CRIIRAD à la demande des ONG Sherpa et Aghirin’man (Arlit, Niger). Extrait du film "Nucléaire, une pollution durable" de Dominique Berger (5’45).

Le dossier de Greenpeace sur le nucléaire

Niger : Contamination par les mines d’Uranium de la Cogéma-Areva

Un dossier du réseau "Sortir du nucléaire" sur les exactions commises en Afrique par l’industrie nucléaire française.

L’Observatoire des Energies Renouvelables La revue Systèmes Solaires

Quel est le bilan énergétique d’un système PV ?

Où il est question notamment du recyclage des panneaux photovoltaïques.

Les ateliers du Bocage

Emmaüs offre une nouvelle vie aux vieux téléphones portables.

BULLETIN D’INFORMATION DU RESEAU DES ORGANISATIONS POUR LA TRANSPARENCE ET L’ANALYSE BUDGETAIRE - N° 00 - OCTOBRE 2006

Ali Idrissa-ROTAB PCQVP Niger- octobre 2006


Le ROTAB lance ses activités au Niger

EDITORIAL

Sonner le glas de l’opacité

Un des maux qui minent le Niger est l’opacité avérée en matière de mise en valeur de ses énormes richesses naturelles. Un manque de transparence lourd de conséquences sur l’économie nationale et la vie des laborieuses populations. Le mal est aujourd’hui partout. Il a anéanti nos efforts de développement et gangrené la gouvernance. Et c’est surtout dans l’industrie extractive qu’il est le plus visible. En effet, qu’il s’agisse des mines d’or de Samira, de l’uranium exploité à Arlit et à Akokan, du ciment de Malbaza ou des multiples contrats d’exploitation. Aucune information n’est servie au peuple. L’opacité est totale. En effet, les nigériens sont dans l’igno- Editorial Sonner le glas de l’opacité rance la plus totale quant aux conditions d’exploitation des recettes générées ainsi que leurs utilisations. Cela n’est pas l’apanage du Niger seul. Dans nombre d’Etats à travers le monde, surtout en Afrique, le manque de transparence dans l’industrie extractive est érigé en mode de gestion profitant à des seigneurs de guerre, des multinationales et des trafiquants de toute sorte.

A qui la faute ? Certainement aux gouvernants et aux compagnies qui en tirent honteusement profit. La communauté internationale n’est pas aussi exempte de critiques. Mais comme dit l’adage, « il n’est jamais trop tard pour bien faire » et la naissance de l’initiative pour la transparence dans l’industrie extractive(ITIE) suscite un réel espoir.

Au Niger, avant l’avènement d’une telle initiative, les acteurs non étatiques (société civile, médias indépendants) se sont mobilisés pour dénoncer de manière vigoureuse les actes de mal gouvernance posés par les autorités politiques du pays. Ainsi des manifestations citoyennes pour la transparence et la bonne gouvernance et des investigations de la presse indépendante ont permis de mettre à nu les détournements des fonds publics à travers les surfacturations et autres pratiques mafieuses.

Ce combat a permis récemment la mise en accusation par l’assemblée nationale de deux anciens ministres impliqués dans une affaire de détournement des fonds mis à la disposition du Niger par ses partenaires techniques et financiers dans le cadre du programme décennal de développement de l’éducation. Avec l’engagement du gouvernement dans le processus des ITIE, nous osons espérer que les audits s’étendront à la gestion des fonds PPTE et autres financements publics pour une véritable transparence budgétaire.

Classé dernier dans le rapport sur l’indice du développement humain du PNUD en 2005, malgré les énormes richesses dont regorge son sous-sol (or, fer, charbon, uranium, pétrole…) le Niger doit parier sur la transparence et la bonne gouvernance. C’est à ce noble combat (Transparence et Bonne Gouvernance) que le réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgét aire (ROTAB- publiez ce que vous payez) se consacre et auquel il vous invite à adhérer pour que sonne le glas de l’opacité !

Ali Idrissa


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Les organisations membres ROTAB est composé des organisations suivantes :

Comite de Réflexion et d ‘Orientation pour la Sauvegarde d es Acquis Démocratiques (CROISADE)
Mouvement nigérien pour la Défens e des Droits d e l’Homme et des Peuples (MNDHP
Association Nigérienne pour la Défens e des Droits d e l’Homme (ANDDH)
Association Nigérienne de Lutte Contre la Corruption section de Transparency International (ANLCTy)
Rés eau des Journalistes en Droits de l’Homme (RJDH)
Association des Radios et Télévisions Ind épendantes (ARTI
SOS Tabagisme Niger
Réseau des journalistes pour les questions de paix et de sécurité (RJPS)
Genre Environnement Sa nté et Pauvreté (GEPS)
Confédération Nigérienne du Trava il CNT


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Présentation sommaire du Réseau

Le Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB Publiez Ce Que Vous Payez Niger) est un collectif de plusieurs associations, ONG et syndicats du Niger ayant décidé de mettre leur connaissance et expérience en commun en vue de participer activement à la campagne mondiale Publiez Ce Que Vous Payez.

Cette initiative salutaire repose sur la transparence dans l’industrie extractive .

Or à l’évidence l’opacité dans l’exploitation des ressources naturelle du pays n’est plus à démontrer. En effet, malgré les décennies de mise en valeur des ressources naturelles les recettes y afférant ainsi que leurs utilisations restent troubles.

Le ROTAB Publiez Ce Que Vous Payez est donc la traduction de la volonté des organisations de la société civile nigérienne à changer cet état de fait pour qu’enfin une réelle transparence puisse s’amorcer dans ce secteur. Ceci contribuera à la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Des objectifs

Le ROTAB Publiez Ce Que Vous Payez se fixe pour objectifs de :
Promouvoir la transpa- Les organisations membres ROTAB est composé des organisations suivantes : Présentation sommaire du Réseau rence dans toute la chaîne des activités en rapport avec les industries extractives ;
Stimuler et participer au débat public et la communication entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile sur la question des industries extractives au Niger pour promouvoir la bonne gouvernance ;
Influencer en faveur du peuple les politiques et lois nationales élaborées et mises en oeuvre par le gouvernement nigérien concernant les industries extractives, ainsi que les conventions d’exploration, d’exploitation et de commercialisation signées avec toute entreprise impliquée pour assurer un développement humain durable ;
Promouvoir et défendre les droits des populations et travailleurs des régions d’activités des industries extractives d’une part et du Niger entier d’autre part.
Renforcer les capacités des organisations nationales à promouvoir l’appropriation citoyenne.
Développer la synergie et la collaboration entre les ONGs et Associations membres du réseau,
Capitaliser et diffuser les expériences,
OEuvrer pour l’implication des organisations membres dans la définition des politiques et programmes nationaux de développement,
OEuvrer pour l’implication des organisations de la société civile dans la mise en oeuvre des politiques et programmes nationaux de développement,
Renforcer, faciliter et développer les relations avec des réseaux extérieurs,
Contribuer à la promotion d’une meilleure répartition des rôles et responsabilités entre les partenaires intervenant dans la transparence et la Gouvernance.

Des ressources

Les ressources du ROTAB sont constituées par :
Les cotisations, les frais d’adhésion et les contributions exceptionnelles des structures membres ;
Les subventions des organismes publics ou privés et des partenaires internationaux intéressés par les actions du réseau ;
Les dons et legs ;
Les produits générés par les activités du Réseau ;
Toutes autres ressources autorisées par la loi.

Des moyens d’action

Pour atteindre ses objectifs ROTAB entend recourir aux moyens suivants :
Organisation des activités de recherche, d’études pour le développement durable au Niger ;
Organisation et animation des conférences, séminaires, symposiums, colloques, ateliers et sessions de formation, de réflexion, d’information et de sensibilisation ;
Organisation de voyages d’études et d’échanges d’expériences ;
Edition des bulletins et de toute autre documentation ;
Réalisation de toute action concourant à l’atteinte de ses objectifs.

Comme tout collectif des organisations de la société civile, ROTAB est organisé en plusieurs instances.

Du fonctionnement : Les organes du Réseau sont les suivants : · L’Assemblée Générale · Le Bureau National de Coordination · Le Commissariat aux Comptes.

Exploitation des ressources naturelles au Niger : de l’euphorie au désenchantement ?

Ali Idrissa-ROTAB PCQVP Niger- décembre 2008

dimanche 14 décembre 2008, par temoust

Pendant que le monde travers une crise financière grave, Anne Lauvergeon, la présidente du directoire du groupe nucléaire français Areva, a annoncé que sa société se porte en bonne santé. Cet optimisme de la responsable du N° 1 du nucléaire français est-il dû aux mines d’uranium du Niger qui pourraient assurer une stabilité financière à son groupe ?

Si Areva se porte bien, comment expliquer que malgré sa réserve en uranium exploitée depuis plus de 40 ans, le Niger soit l’un des derniers pays en termes d’indice de développement humain ? L’Uranium a-t-il permis au Niger de se développer ?

Ni Areva, ni la France encore moins les Nigériens ne peuvent soutenir cette thèse. L’uranium a apparemment plutôt sous-développé le Niger. Les raisons sont multiples mais tiennent essentiellement à l’exploitation mercantilistes de la compagnie qui laisse peu d’opportunités pour les populations locales et les nigériens de manière générale.

L’analyse des premiers accords atteste bien cela.

Deux conventions dites de longue durée sous-tendent l’exploitation des mines de la SOMAÏR et de la COMINAK. La Convention de longue durée relative aux conditions d’établissement et de fonctionnement de la Société des mines de l’Aïr signée le 2 février 1968 entre la République du Niger et la Société des mines de l’Aïr et la Convention de longue durée relative aux conditions d’établissement et de fonctionnement de la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK) signée le 9 juillet 1974 entre la République du Niger et la Compagnie minière d’Akouta.

Ces deux conventions ont la même caractéristique :

D’abord elles sont de longue durée, respectivement 20 et 25 ans au départ.
Ensuite, elles lient juridiquement pour une longue durée le Niger à des conditions plus avantageuses pour le partenaire.

Les deux conventions ne seraient susceptibles de modification qu’à des conditions encore avantageuses pour le partenaire : « La législation minière applicable au Niger à la date de signature de la présente Convention restera applicable aux titres miniers accordés ou amodiés à la Société pendant toute la durée de ladite convention.

Au cas où des modifications d’ordre législatif ou réglementaire interviendraient ultérieurement concernant le régime des titres miniers, le Niger maintiendra, par dérogation expresse au profit de la société, le bénéfice des textes antérieurs sauf si la société demandait à se prévaloir des nouvelles dispositions plus favorables » Art 13 Titre VI Convention de longue durée SOMAÏR/ Article 13 Titre VI Convention de longue durée COMINAK. Il est curieux et très frappant de constater que cette disposition est mot pour mot la même dans les deux conventions.

Les deux conventions ne comportaient pas de clauses en matière de développement des zones concernées et de protection de l’environnement. Le Titre I de deux Conventions portant sur Les Obligations Générales de la Société, ne comporte que des mesures relatives aux infrastructures scolaires, médicales et aux loisirs du personnel. Aucune disposition n’est prise dans les deux conventions relativement au développement local, aux investissements locaux ou régional, à l’environnement et à la santé des populations et des travailleurs miniers.

On comprend, en lisant de près ces documents, comment elles ont lié l’Etat du Niger à des clauses désavantageuses pendant plus de 30 ans et comment le Niger a été lésé en violation du droit des populations de jouir de leurs ressources conformément au pacte international des Nations Unies relatif aux droits sociaux, économiques et culturels.

On comprend aussi comment le Niger, tout en étant 3ème producteur mondial du minerai, n’en a jamais profité. On comprend pourquoi enfin, aucune stratégie d’anticipation des conséquences sur l’environnement et la santé des populations n’ait pas été envisagée au départ.

C’est pourquoi l’uranium est l’un des sujets qui fâchent le plus au Niger. D’abord les populations des régions minières qui croulent sous la misère et la pauvreté et sur un minerai qui a rapporté en termes de vente près de 2500 milliards de FCFA, sans aucune incidence sur leur niveau de vie et le développement local.

La suite, on la connaît ! Le Niger a signé un contrat qui revisite les prix du kg sans qu’aucun ministre, aucun député, aucun acteur de la société civile, ne soit consulté. Depuis cette renégociation des prix, c’est l’opacité totale sur ce contrat et sa valeur ajoutée.

L’affirmation de la première responsable du groupe doit amener les autorités nigériennes à ne rien céder dans la signature du contrat d’exploitation d’Imouraren (un milliard de dollars pour 5000T/an d’uranium) à savoir les 40% dans le capital de la société, les 15 % de la production au Niger et la construction d’un chemin de fer jusqu’à Dosso (notons que le Niger ne dispose pas encore de voie ferrée) pour évacuer le minerai par le port de Cotonou (Bénin).

L’arnaque dont a été victime le Niger par rapport à l’uranium est-elle en train de s’opérer avec le pétrole aussi ? Cette question mérite d’être formulée quand on apprend qu’un cabinet de consultation a empoché 7 millions de dollars (3. 150.000.000 francs CFA) sur le bonus de la convention pétrolière de partage de production signée entre le Niger et la China National Oil ans Gas Development and E x p l o r a t i o n C o r p o r a t i o n (CNODC) par rapport au bloc d’Agadem dans la région de Diffa. L’information a été rapportée par La Lettre du Continent (N°551 du 30 octobre 20008).

La même source révèle que la stratégie de construction de raffinerie a déjà été utilisée par les Chinois dans plusieurs pays africains pour décrocher les licences d’exploitation, ce qui naturellement suscite nos inquiétudes quand aux retombées réelles pour le Niger.

Le pétrole nigérien apportera- t-il dans ces conditions le bonheur du peuple ? Aucune étude d’impacts n’a été menée. Les autorités nigériennes, excitées par l’odeur d’argent frais, n’ont pas daigné prendre les précautions d’usage. Dans les conditions où les choses se passent, il faut assurément redouter que le rêve du pétrole, qui commence à se matérialiser à travers la pose de la première pierre de la raffinerie à Zinder, ne devienne un cauchemar pour les Nigériens.

Ali Idrissa

dimanche 14 décembre 2008

Tinariwen

Traveling With Arctic Nomads

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NIGER : Huis clos à Paris sur l’uranium d’Areva

Africa Intelligence - La Lettre du continent -10-12-08

NIGER : Huis clos à Paris sur l’uranium d’Areva
jeudi 11 décembre 2008

Les négociations sensibles sur le projet Imouraren se poursuivent à Paris par l’intermédiaire de "l’opposant" Mahamadou Issoufou.

Enquête exclusive. Selon nos informations, Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, a déjeuné fi n novembre à Paris avec les ministres nigériens des fi nances et de l’intérieur - deux proches du président Mamadou Tandja - en présence de Mahamadou Issoufou, leader du PNDS (Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme) et ancien directeur de la Somaïr (Société des mines de l’Aïr).

On sait que le président nigérien a mis la barre très haute pour le nouveau projet d’exploitation d’Imouraren (un milliard $ pour 5 000 t/an d’uranium, LC nº49). Il souhaite que l’Etat détienne une participation de 40% dans la société d’exploitation, contre 33% proposés par Areva, et dispose de 13% du yellow cake produit. Les deux parties ne s’entendent pas non plus sur la fi scalité. Au cours de ce repas, il a également été discuté de l’environnement énergétique du projet (interconnexion régionale, le Niger dépendant trop actuellement du Nigeria) et de l’évacuation du minerai par voie ferrée.

D’après nos sources, le projet de construction d’une voie ferrée jusqu’à Dosso (région de Tahoua), pour évacuer le minerai par le port de Cotonou, aurait été abandonné au profit t d’un projet ferroviaire entre Ouagadougou (Burkina Faso) et Agadez, dans lequel le groupe Bolloré serait partie prenante.

Au-delà de sa connaissance du dossier uranifère nigérien, la présence de Mahamadou Issoufou (PNDS) est très politique. Depuis le limogeage et l’emprisonnement de l’ancien premier ministre Hama Amadou (d’origine peul de l’ouest, très proche des Djerma), le président Mamadou Tandja s’est rapproché de "l’opposant" du PNDS, qui s’était présenté contre lui à la présidentielle de 2004 (Tandja avait alors obtenu 65,53%, contre 34,47% à Issoufou). Le chef de l’Etat reçoit discrètement tous les mois Issoufou (d’origine haoussa de Tahoua, dans l’est du pays).

Après la mise à l’écart d’Hama Amadou, qui était le président en exercice du MNSD (Mouvement national de la société de développement), le parti du président, c’est l’actuel premier ministre Seyni Oumarou qui a été nommé président "par intérim" du MNSD. Le président Mamadou Tandja est rentré précipitamment à Niamey le 3 décembre, après une visite privée au Maroc, pour mettre fin aux rumeurs sur son décès…

A l’occasion de la fête de l’indépendance, le 18 décembre, le chef de l’Etat devrait annoncer s’il brigue un troisième mandat en ripolinant la Constitution… Très tendance en Afrique.

Entretien avec Zoul de Survie France sur la télévision privée nigérienne

मोडे Touareg

niger

CultureHaute Couture: l'art touareg à la mode !?

Backstage Haute Couture

U.S. Training in Africa Aims to Deter Extremists

ERIC SCHMITT-The New York Times- 12-12-08

dimanche 14 décembre 2008

KATI, Mali — Thousands of miles from the battlefields of Iraq and Afghanistan, another side of America’s fight against terrorism is unfolding in this remote corner of West Africa. American Green Berets are training African armies to guard their borders and patrol vast desolate expanses against infiltration by Al Qaeda’s militants, so the United States does not have to.

A recent exercise by the United States military here was part of a wide-ranging plan, developed after the Sept. 11 attacks, to take counterterrorism training and assistance to places outside the Middle East, like the Philippines and Indonesia. In Africa, a five-year, $500 million partnership between the State and Defense Departments includes Algeria, Chad, Mauritania, Mali, Morocco, Niger, Nigeria, Senegal and Tunisia, and Libya is on the verge of joining.

American efforts to fight terrorism in the region also include nonmilitary programs, like instruction for teachers and job training for young Muslim men who could be singled out by militants’ recruiting campaigns.

One goal of the program is to act quickly in these countries before terrorism becomes as entrenched as it is in Somalia, an East African nation where there is a heightened militant threat. And unlike Somalia, Mali is willing and able to have dozens of American and European military trainers conduct exercises here, and its leaders are plainly worried about militants who have taken refuge in its vast Saharan north.

“Mali does not have the means to control its borders without the cooperation of the United States,” Ibrahim Boubacar Keita, a former prime minister, said in an interview.

Mali, a landlocked former French colony that is nearly twice the size of Texas with roughly half the population, has a relatively stable, though still fragile, democracy. But it borders Algeria, whose well-equipped military has chased Qaeda militants into northern Mali, where they have adopted a nomadic lifestyle, making them even more difficult to track.

With only 10,000 people in its military and other security forces, and just two working helicopters and a few airplanes, Mali acknowledges how daunting a task it is to try to drive out the militants.

The biggest potential threat comes from as many as 200 fighters from an offshoot of Al Qaeda called Al Qaeda in the Islamic Maghreb, which uses the northern Malian desert as a staging area and support base, American and Malian officials say.

About three months ago, the Qaeda affiliate threatened to attack American forces that operated north of Timbuktu (or Tombouctou) in Mali’s desert, three Defense Department officials said. One military official said the threat contributed to a decision to shift part of the recent training exercise out of that area.

The government of neighboring Mauritania said 12 of its soldiers were killed in an attack there by militants in September. By some accounts, the soldiers were beheaded and their bodies were booby-trapped with explosives.

Two Defense Department officials expressed fear that a main leader of the Qaeda affiliate in Mali, Mokhtar Belmokhtar, was under growing pressure to carry out a large-scale attack, possibly in Algeria or Mauritania, to establish his leadership credentials within the organization.

Members of the Qaeda affiliate have not attacked Malian forces, and American and Malian officials privately acknowledge that military officials here have adopted a live-and-let-live approach to the Qaeda threat, focusing instead on rebellious Tuareg tribesmen, who also live in the sparsely populated north.

To finance their operations, the militants exact tolls from smugglers whose routes traverse the Qaeda sanctuary, and collect ransoms in kidnappings. In late October, two Austrians were released after a ransom of more than $2 million was reportedly paid. They had been held in northern Mali after being seized in southern Tunisia in February.

Because of the militants’ activities, American officials eye the largely ungoverned spaces of Mali’s northern desert with concern.

This year, the United States Agency for International Development is spending about $9 million on counterterrorism measures here. Some of the money will expand an existing job training program for women to provide young Malian men in the north with the basic skills to set up businesses like tiny flour mills or cattle enterprises. Some aid will train teachers in Muslim parochial schools in an effort to prevent them from becoming incubators of anti-American vitriol.

The agency is also building 12 FM radio stations in the north to link far-flung villages to an early-warning network that sends bulletins on bandits and other threats. Financing from the Pentagon will produce, in four national languages, radio soap operas promoting peace and tolerance.

“Young men in the north are looking for jobs or something to do with their lives,” said Alexander D. Newton, the director of A.I.D.’s mission in Mali. “These are the same people who could be susceptible to other messages of economic security.”

Concern about Mali’s vulnerability also brought a dozen Army Green Berets from the 10th Special Forces Group in Germany, as well as several Dutch and German military instructors, to Mali for the two-week training exercise that ended last month.

Just before noon on a recent sunny, breezy day, Malian troops swept onto a training range here on the savannah north of Bamako, the capital, aboard two CV-22 Ospreys, rotor-blade transport aircraft flown by Air Force Special Operations crews from Hurlburt Field, Fla.

As the dull-gray aircraft landed in a swirling cloud of dust, rotors whomp-whomping, the Malians disembarked single file from the rear ramp in dark-green camouflage uniforms and helmets, M-4 assault rifles at the ready. (The Malians normally use AK-47s, but used American-issue M-4’s for this exercise.)

After a mile-long march through savannah grass, the troops walked down a hill into a small valley. Their target — the mock hide-out of the insurgents — was in sight. But what the Malians did not know was that their American instructors were lying in wait, and suddenly attacked the troops with a sharp staccato of small-arms fire (plastic paint bullets), with red flares soaring high overhead.

The make-believe skirmish lasted just a few minutes. The Malians, shouting to one another and firing at their attackers, retreated from the ambush rather than try to fight through it.

“We’re still learning,” said Capt. Yossouf Traore, a 28-year-old commander, speaking in English that he learned in Texas and at Fort Benning, Ga., as a visiting officer. “We’re getting a lot of experience in leadership skills and making decisions on the spot.”

Even more significant, Captain Traore said, was that the exercise gave his troops an unusual opportunity to train with soldiers from neighboring Senegal. Soon after the Ospreys returned to whisk the Malian soldiers from the training range, two planeloads of Senegalese troops arrived to carry out the same maneuvers.

Still, worrisome indicators are giving some Malian government and religious leaders, as well as American officials, pause about the country’s ability to deal with security risks.

Mali is the world’s fifth-poorest country and, according to some statistics from the United Nations and the State Department, is getting poorer. One in five Malian children dies before age 5. The average Malian does not live to celebrate a 50th birthday. The country’s population, now at 12 million, is doubling nearly every 20 years. Literacy rates hover around 30 percent and are much lower in rural areas.

There are also small signs that radical clerics are beginning to make inroads into the tolerant form of Islam practiced here for centuries by Sunni Muslims. The number of Malian women wearing all-enveloping burqas is still small, but the increase in the past few years is noticeable, religious leaders say.

New mosques are springing up, financed by conservative religious organizations in Saudi Arabia, Libya and Iran, and scholarships offered to young Malian men to study in those countries are on the rise, Malian officials say.

In Imam Mahamadou Diallo’s neighborhood in Bamako, a congested, fume-choked city on the Niger River, a simmering debate is under way. Imam Diallo, 48, said that two new mosques had been built in his area with financing from Wahhabi extremist groups in Saudi Arabia, and that they were drawing away some members of his mosque.

“Many people here are poor and don’t have work,” Imam Diallo said through an interpreter in Bambara, one of the local languages. “They’re potentially vulnerable to these Wahhabi people coming in with money.”

Just down a bumpy, reddish dirt road, however, the leader of one of these newer mosques, Al Nour, quarreled with Imam Diallo’s characterization. Ali Abdourohmome Cisse, the imam since Al Nour opened in 2002, said he did not know who had financed its construction. He added that no one on his staff, including an Egyptian assistant who helps conduct Friday Prayer in Arabic, advocated any form of extremism.

At El Mouhamadiya, an Islamic school in the neighborhood, more than 700 students, ages 4 to 25, take classes including math, physics and Arabic. “But we don’t train them in terrorism,” said Broulaye Sylla, 25, an administrator. “We don’t talk about jihad.”

Mahmoud Dicko, president of the High Council of Islam in Bamako, acknowledged over soft drinks in his second-story office that the influence of conservative Sunni and even Shiite groups had become more visible, but he said they did not pose a serious threat to Malian society.

“Their influence has limits because of the importance of cultural ties here in Mali,” he said. “We have a tolerant Islam here, a pacifist Islam.”

American and African diplomats here said Mali was one of the few countries in the region that had good relations with most neighbors, making it a likely catalyst for the broader regional security cooperation the United States is trying to foster. American commanders expressed confidence that by training together, the African forces might work together against transnational threats like Al Qaeda. While Mali has no effective helicopter fleet, for instance, it could team up its soldiers with better-equipped neighboring armies, like Algeria’s, to combat a common threat.

“If we don’t help these countries work together, it becomes a much more difficult problem,” said Lt. Col. Jay Connors, the senior American Special Forces officer on the ground here during the exercise.

American and Malian officials acknowledged that there were other hurdles to overcome. The Pentagon needs to better explain the role of its new Africa Command, created in October to oversee military activities on the continent, and to dispel fears that the United States is militarizing its foreign policy, Malian officials said.

American officials say their strategy is to contain the Qaeda threat and train the African armies, a process that will take years. The nonmilitary counterterrorism programs are just starting, and it is too early to gauge results.

“This is a long-term effort,” said Colonel Connors, 45, an Africa specialist from Burlington, Vt., who speaks French and Portuguese. “This is crawl, walk, run, and right now, we’re still in the crawl phase.”

Eric Schmitt reported from Mali in November, and did additional reporting from Washington.

नाइजर/Affaire des 400 Millions du Bloc d’Agadem, des responsables du ministère des Mines dans des sales draps

Transparence/ROTAB, Niger -12-12-08

Dans notre dernière livraison, nous avions parlé, en dernière minute, d’une affaire de 350 millions douteux concernant le projet pétrolier Agadem. En vérité, nous n’avions pas vu juste. Il s’agit plutôt de 400 millions de Frs CFA qui seraient versés au Ministère des Mines et de l’Energie (MME) dans son compte « Petroleb ». Le virement a été fait par Drak & Barth un cabinet d’étude de Droit camerounais qui a négocié pour le compte du Niger le contrat de l’exploitation du bloc pétrolier Agadem par la CNPC, une société chinoise. Ce cabinet a « gagné » son contrat, d’un montant de 5 millions d’euros soit plus de trois milliards deux cents milliards (3.200.000.000), sans appel d’offre, de gré à gré. Ce qui viole totalement la loi sur le code des marchés publics.

Même si certaines personnes tentent de minimiser l’affaire, une chose est sûre. Ces 400 millions ne correspondent à aucune recette légale du MME qui proviennent essentiellement des redevances minières. Pourquoi, une société qui a eu un marché avec le MME va lui verser un tel montant alors qu’elle n’est pas demandeur d’un permis ? Il y a quelque chose de louche. Comme dirait quelqu’un, ça sens un peu du retour de l’ascenseur à ceux qui lui ont accordé le marché. Pour voir clair, nous avions contacté le syndicat des mines, qui a préféré ne rien dire avant les conclusions du « groupe d’enquête » qu’il a mise en place pour éclaircir cette affaire. S’il y a un groupe d’enquête, cela signifie, en n’en point douer, que les 400 millions constituent vraiment une affaire qui met mal à l’aise et le personnel et les responsables du Ministère des Mines et de l’Energie. Ils sont d’autant plus mal à l’aise lors qu’on sait que plusieurs organisations de la société civile se sont accaparé de l’affaire jusqu’à aller à la BIA pour voir la liste de ceux qui ont émargé pour toucher le « goro » de ce qui convient d’appeler, désormais, « MINISTERE DES MINES GATE ».

Ces organisations parlent des chèques de un à 35 millions qui seraient payés par la BIA sur le compte « Petroleb » au profit de plusieurs personnes internes et externes au MME. En plus même de la société civile, les services publics chargés du traitement des infractions financières et du blanchissement de l’argent sale sont rentrés dans la danse. Ces services ont été alertés par la BIA de ce virement.

Comme on le sait, pour lutter contre le blanchissement de l’argent sale et la corruption, les banques sont obligées de signaler tout mouvement d’argent dépassant les 50 millions de Frs CFA. D’ailleurs c’est par ce billais qu’un notaire de la place doit son séjour en prison pour des questions toujours liées aux...mines. Au de las, du fait que cette affaire met le MME sur les feux de rampe, c’est tout le Niger qui se trouve mal en point. L’ancien Premier ministre Hama Amadou est en taule à cause de « l’affaire du fonds d’aide à la presse » d’un montant de cent millions.

D’ores et déjà, ses partisans les plus chevronnés déclarent ne pas comprendre que leur chef soit incarcéré pour le quart d’une affaire louche alors qu’ils ont toutes les « preuves » qu’il n’a pas « bouffé » l’argent. Comme un malheur ne vient pas seul, cette affaire des 400 millions intervient pendant que des doutes planent sur le contrat uranifère du bloc Moumaran (toujours à Diffa) sur lequel la compagnie indienne ERSTON s’est engagée, outre ses compétences minières à investir 24 milliards dans le secteur... agricole. Où est l’uranium, où est le « tatasse » (poivron, produit phare de la région de Diffa).

Il y a du bouffement dans l’air, car, dans les milieux informés, l’on parle déjà des billets de mec qui seraient distribués à certaines personnes proches du dossier. Cette affaire présage déjà, si les Nigériens ne prennent garde, de la grande déception qui les attend quand à l’exploitation du pétrole d’Agadem. Ce même pétrole pour lequel, ils marchent pour solliciter un Tazartché. Car, avant que le robinet de la raffinerie consente à libérer sa première goûte, certaines personnes donnent le ton de ce qui adviendra du pétrole d’Agadem