jeudi 19 janvier 2012

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MALI Vendredi20 janvier 2012

«Les attaques touareg vont continuer»

Jean-Philippe Rémy Johannesburg
Des représentants touareg ayant combattu pour le colonnel Kadhafi reçu par le président malien. (AFP)
Des représentants touareg ayant combattu pour le colonnel Kadhafi reçu par le président malien. (AFP)
La rébellion a lancé une attaque lundi dans le nord-est du Mali. Elle a été renforcée par les retours d’ex-mercenaires de l’ex-leader libyen Mouammar Kadhafi
En apparence, ce n’est qu’une escarmouche dans une ville des confins du nord-est du Mali. Mais les combats qui ont éclaté lundi à ­Ménaka signifient le début des opérations militaires d’un nouveau mouvement rebelle touareg, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).
Jeudi, le calme semble être revenu après trois jours de combats. Les rebelles ont attaqué mercredi deux bourgs près de la frontière algérienne, au lendemain d’un assaut sur Ménaka, près de la frontière nigérienne. Il s’agit des premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009.
Lundi soir, le colonel Idrissa Traoré, porte-parole du Ministère de la défense, avait assuré que «l’armée, appuyée par des hélicoptères de combat, a réussi à repousser» les rebelles, qui affirmaient au contraire tenir Ménaka. Les combats, à ce stade, n’ont pas été rudes. Ils ne sont qu’une entrée en matière.
Rarement déclenchement de rébellion aura été à ce point annoncé. Depuis début décembre, les responsables du MNLA ne faisaient pas mystère de leur intention de passer à l’action sous le commandement du chef de la branche armée du mouvement, le colonel ­Mohamed Ag Najim, pour obtenir l’autodétermination de leur région, l’Azawad (nord du Mali), en tentant d’y fédérer les différentes communautés.
La résurgence rebelle touareg n’aurait cependant pas éclaté à ce stade si le Mali n’était touché par l’onde de choc de la crise en Libye. Le MNLA est né à l’automne 2011 de la fusion de plusieurs groupes touareg. Une grande partie d’entre eux étaient des «revenants», officiers et combattants ayant servi dans l’armée de Mouammar Kadhafi, avant de quitter la Libye dans les dernières phases de l’effondrement du régime. Les hommes du responsable touareg Ibrahim Ag Bahanga, réfugié en Libye en 2009 à la fin de la rébellion précédente, avaient refusé de combattre les rebelles libyens. Ils sont rentrés au Mali avec de grandes quantités d’armes et de véhicules avant de perdre leur chef dans un accident, en août
STATEMENT OF THE COMMUNITY OF KEL ANSAR AZAWAD

Raise their heads to live in dignity.

Kel ANSAR community has long AZAWAD of you, despite the attacks, expropriation, humiliation and frustration of many attemptssuffered since independence from Mali and the attachment of the AZAWAD to this country.

Except, of late Mohamed Ali Ansari, many of its leaders are believed in the possibility of living together peaceful, just and dignified throughout Mali wrought by the colonizer. They have received in return nothing but contempt regimes Mali, who have read his silence, his indolence, resigned as a background to an inability to not even wriggle under the notch of the knife blade.

Now she's back to the wall ...In such a posture more choices than to die with dignity, as before, against the invaders of their Akal (country), that is to say fightingwith those who are committed to freedom, justice and dignity in a AZAWAD,democratic, secular and at peace with the international community.

No other outcome is possible. Young people, women and even children get up andraise their heads to die on the road to the liberation of their country.
They sayIMDA atwikal (finite flattening) and an end to the neo colonial puppetregimes set up from scratch for over fifty years.

Long live the movement of AZAWAD,
Long live the AZAWAD free, fair and dignified!

Kel Ansar community of AZAWAD

DÉCLARATION DE LA COMMUNAUTE KEL ANSAR DE L’AZAWAD

Relever la tête pour vivre dignement.

La communauté Kel ANSAR de l’AZAWAD s’est longtemps tu, en dépit des agressions, des expropriations, des humiliations et de nombreuses tentatives d’anéantissement, subies depuis l’indépendance du Mali et le rattachement de l’AZAWAD à ce pays.

Excepté, Feu Mohamed Ali Ansari, beaucoup de ses leaders on cru à la possibilité d’une vie commune pacifique, juste et digne dans l’ensemble malien forgé par le colonisateur. Ils n’ont reçu en retour que mépris des régimes maliens, lesquels ont lu son silence, son indolence, comme une résignation sur fond d’une incapacité à ne même pas gigoter sous l’entaille de la lame du couteau.

A présent, elle a le dos au mur….dans une telle posture plus de choix que celui de mourir avec dignité, comme jadis, face aux envahisseurs de leur Akal (pays), c'est-à-dire en combattant auprès de ceux qui sont engagés pour la liberté, la justice et la dignité dans un AZAWAD, démocratique, laïc et en paix avec la communauté internationale.

Aucune autre issue n’est possible. Les jeunes, les femmes et même les enfants se relèvent et relèvent la tête pour mourir sur la voie de la libération de leur pays.
Ils disent, imda atwikal (fini l’aplatissement) et fin aux régimes néo colonialistes fantoches ex nihilo mis en place depuis plus de cinquante ans.

Vive le mouvement de l’AZAWAD,
Vive l’AZAWAD libre, juste et digne !!!

La communauté Kel ansar de l’AZAWAD

Publications actualisées Azawad/ Mossa Ag/ Keddou Ag Ossad et trois de ses compagnons arrêtés par l'armée malienne ont été libéré, ils sont sains et sauf. En revanche, aucune nouvelle de Manna Ag Abdessadeck arrêté à Kidal.

URGENT:AZAWAD/Mossa Ag : Nous venons d'apprendre l'arrestation à Tessalit de Keddou Ag Ossad , grand musicien et membre fondateur du groupe Tinariwen et Terakaft. Il aurait été arrêté pour avoir témoigner son adhésion au MNLA. Une autre personne du nom de Manna AG Abdassadeck à kidal a été kidnappé par les milices de l'armée malienne, destination inconnue selon des sources sur place...

mercredi 18 janvier 2012
Réunion des ministres des AE des pays du Sahel la semaine prochaine à Nouakchott
Les affrontements entre l’Armée Malienne et les Touaregs s’élargissent à d’autres villes
Le ministère des Affaires Etrangères a annoncé, hier, que le ministre délégué chargé des affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, participera à la réunion des ministres des Affaires Etrangères, qui s’inscrit dans le cadre des dernières réunions des chefs de la commission des Etats Major opérationnel et responsables des services de sécurité de l’Unité d’insertion et d’approvisionnement. Le Nigéria a, également, été invité à participer au dialogue.
L’agence de presse algérienne a rapporté du ministère des Affaires Etrangères que la réunion de Nouakchott permettra aux ministres de la région d’examiner le risque qui pèse sur la région et l’évaluation de leur travail commun dans le cadre de la sécurité et le développement. Ils examineront, également, la modalité et moyens permettant de renforcer la stratégie régionale établie et qui aura une dimension politique, militaire, sécuritaire et de développement.
Ces réunions coïncident avec des accrochages qui se sont enclenchées, avant-hier, à Ménaka, près des frontières maliennes avec l’Algérie, entre des forces réglementaires maliennes et le mouvement des Touaregs, avant de s’étendre à la région de Tessalit, dans le nord de Kidal, la région qui a été maitrisée par l’Azawad, durant les premières heures de mercredi. De son côté, le journal électronique Mauritanien a révélé que c’est les membres du mouvement des « partisans de la religion » guidé par le Targui, Iyad Ag Ghaly, qui se sont attaquées mercredi, à l’aube, à la ville d’Aguelhok, dans le nord du Mali. Il a, également, révélé que de violentes batailles se sont enclenchées à 5 heure du matin, entre les rebelles touaregs et les forces du régime malien, dans lesquelles a été utilisée l’artillerie lourde et des lances roquettes. Un autre groupe du mouvement de libération de l’Azawad, commandé par Mohammed Ag Hadjem, s’est attaquée à la ville de Ménaka, près des frontières avec le Niger qu’elle a maitrisé après le retrait des forces du régime malien, avant de se retirer vers les villages et villes voisines. Notons que la région d’Azawad, dans le Nord du Mali enregistre une recrudescence d’instabilité après le retrait des combattants Touaregs de Libye et leur retour vers cette région ramenant avec eux une quantité importante d’armes.
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Le nord du Mali peut-il s’embraser?

TAMOUDRE
L’heure de la quatrième rébellion touarègue de l’histoire du Mali indépendant a-t-elle sonné? Le 18 janvier, des hommes armés ont attaqué des cibles militaires à Tessalit et Aguelhoc, deux localités du nord-est malien proches de l’Algérie. La veille à Ménaka, située à 1500 km de Bamako près de la frontière nigérienne, des premiers combatsavaient fait selon le ministère de la Défense «de nombreux morts et blessés» dans les rangs adverses, et un mort dans l’armée malienne.
Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a revendiqué «les actions militaires enregistrées en territoire de l’Azawad», dont il revendique l’indépendance. En octobre 2011, alors que plusieurs centaines de touaregs armés ayant combattu pour Kadhafi avaient rejoint le Mali, le Mouvement national de l’Azawad (MNA) avait fusionné avec d’autres mouvements pour former le MNLA. A sa création en novembre 2010 le MNA se présentait comme un mouvement souhaitant«défendre et valoriser la politique pacifique» et disait «rejeter et condamner la violenceet le terrorisme sous toutes leurs formes».
L’un des responsables du MNLA basé en France, Moussa Ag Acharatman, affirme que Tessalit est sous le contrôle du mouvement de même qu’une ville de la région de Tombouctou, Léré. Dans la situation actuelle le MNLA refuse de se définir comme l’assaillant. Dans sa logique, il ne fait que se défendre.
«Au lieu d’accepter le dialogue le gouvernement inonde nos villes avec son armée. Il n’a pas la volonté de résoudre la crise pacifiquement. C’est lui qui veut la violence, pas nous», a-t-il ajouté.
Mais de leur côté, les autorités maliennes affirment, elles aussi, maîtriser la situation.

Les nouveaux griefs du MNLA

«Déclaration de guerre du Mali au peuple de l’Azawad», titrait le mouvement dans un communiqué, le 12 janvier, alors que des troupes de l’armée étaient envoyées dans le Nord.
Le MNLA est l’héritier de décennies de revendications politiques touarègues qui se sont tour à tour heurtées à la colonisation française et à l’Etat malien. En juin 1990 c’est à Ménaka que fut lancée une rébellion menée par le Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad.
Aux traditionnels reproches formulés à l’égard de l’Etat malien (acculturation forcée, violences, mépris, sous-financement, non-respect des accords de paix) s’est ajouté ces dernières années une nouvelle rancune.
«L’Azawad est devenu aujourd’hui un espace de conflit et d’influence entre des pays qui ont l’œil sur leurs intérêts et les groupes extrémistes», explique le mouvement qui se dit hostile à al-Qaida au Maghreb islamique, responsable d’enlèvements d’étrangers au Mali et de l’effondrement des revenus du tourisme.
Autant de raisons qui poussent certains, aujourd’hui comme hier, à réclamer l’indépendance de l’Azawad, un territoire correspondant aux 6e (Gao), 7e (Tombouctou) et 8e (Kidal) régions du Mali, selon les termes du Pacte national signé en 1992 entre les mouvements rebelles et le gouvernement malien. Soit la majorité du pays. Lors de son premier congrès national en avril 2011 à Kidal les militants du MNA se sont doté d’un drapeau quadricolore.
Le noir, «comme les ténèbres de l’occupation vécues par les Azawadiens», le rouge«comme le sang des martyres»,  le vert «comme la tranquillité, la stabilité et la paix», le jaune or «signifiant les richesses et la couleur du sol azawadien». Sur le logo, deux épées «signifiant la force protectrice de la nation» et une plume «signifiant le savoir et l’intellectualisme comme moyen d’atteindre les objectifs». Le mouvement fait du français et de l’arabe «les deux langues officielles» et du tamasheq, de l’arabe et du songhay des «langues nationales».

Réalisme ou simples lubies?

La presse malienne évoquait mardi des «bandits armés», déniant ainsi aux rebelles l’existence de revendications politiques historiques.
«Toutes les négociations allant dans le sens d’octroyer des privilèges insupportables pour l’Etat à ces renégats seront rejetées et dénoncées», assène pour sa part 22 Septembre.
«Le pays qui a accepté, en 1992, le dialogue plutôt que la guerre avec ses fils un moment égarés ne mérite pas ce camouflet», écritLe Républicain.
Une hostilité largement partagée par la population, qui s’épargne l’effort de répondre à la question essentielle de la réalité de l’application des Accords d’Alger par les gouvernements successifs.
Le MNLA n’attend pas plus de compréhension et de dialogue de la part des candidats à l’élection présidentielle du 29 avril prochain. Tous font campagne sur la restauration de l’autorité de l’Etat dans le Nord. «Qui veut la paix prépare la guerre», a notamment lancé le candidat du Rassemblement pour le Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, samedi 14 janvier, au cours de son investiture.
Militairement et logistiquement, les mouvements indépendantistes ne peuvent plus compter sur l’aide de Kadhafi, qui les avaient aidés par le passé. Surtout, le Nord du Mali est loin d’être un territoire ethniquement homogène et le désir d’indépendance est le fait d’une minorité. A Kidal, Gao, Tombouctou, les populations noires sont majoritaires.
«Cette libération de l’Azawad nous parait impossible», commente Mohamed ag Ossad, directeur du centre culturel touareg Tumast à Bamako.
«Les Maliens sont trop mélangés. Vous tueriez votre frère sans le savoir en cas de conflit», dit-il en rappelant la devise du Mali: Un peuple, un but, une foi.
«Tumast combat par la culture. Nous faisons la promotion de la culture touarègue afin de créer une cohésion sociale entre nord et sud. Beaucoup de gens du sud ne connaissaient pas vraiment la culture touarègue.»
«Les interactions entre les peuples du Nord ont toujours existé», témoigne Aminata Sidibé, une sociologue originaire du cercle de Diré, dans la région de Tombouctou.
«J’ai des amis tamasheqs (touaregs), bozos, songhaï, explique cette peule. Ces liens ont toujours existé malgré les soubresauts.»
Des liens qui n’ont pas empêché des tueries de civils basées sur des clivages communautaires lors des précédentes rébellions. Plusieurs milices noires s’étaient alors créées en réaction à la rébellion. Notamment Ganda Koy (maîtres de la terre) qui se serait rendue responsable de la mort de dizaines de civils touaregs et maures en 1994, selon Amnesty International.

Des obstacles variés

Territoire enclavé, un Nord indépendant pourrait compter sur le tourisme. Avec Tombouctou et le tombeau des Askia à Gao la région regroupe deux des trois biens inscrits au patrimoine mondial culturel de l’Unesco. Sans compter d’éventuelles ressources pétrolières. La région fait cependant face à des crises alimentaires chroniques.
Autre obstacle dressé sur la route de l’indépendance, l’Union africaine, qui pose comme principe le «respect des frontières existant au moment de l’accession à l’indépendance». Même si l’Erythrée et le Sud-Soudan l’ont mis à mal. Dans un bain de sang à chaque fois.
Dans cet isolement quasi général, les combattants peuvent tout juste compter sur le soutien moral de mélomanes occidentaux sensibilisés aux idées indépendantistes par la musique de Tinariwen, Tamikrest et des autres groupes touaregs populaires en Occident:
«On voit nos sœurs qui ont enduré la misère / Ne perdant jamais l’espoir malgré l’oppression / Nos terres sont divisées, d’autres pays y sont fondés avec des frontières tracés/Mon peuple est partagé, marginalisé, devenu étranger sur son territoire / Sachant qu’il est dépossédé et n’ayant aucune autorité» («Ayitma Madjam», Toumastin, Tamikrest, 2011)
http://www.slateafrique.com/81233/l-independance-de-l-azawad-reve-ou-realite, 19-01-2012

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MALI - 
Article publié le : jeudi 19 janvier 2012 - Dernière modification le : jeudi 19 janvier 2012

Mali : les rebelles touaregs du MNLA revendiquent plusieurs attaques dans le Nord-Est

Des rebelles touaregs armés ont attaqué la ville de Ménaka, au nord-est du Mali le 17 janvier 2012.
Des rebelles touaregs armés ont attaqué la ville de Ménaka, au nord-est du Mali le 17 janvier 2012.
RFI / S. Borelva / F. Achache

Par RFI
Après l'assaut sur Ménaka mardi, les combattants touaregs du MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad, ont revendiqué le 18 janvier deux attaques simultanées sur les villes de Tessalit et d'Aguelhok, toujours dans le Nord malien. Aucun bilan indépendant de ces combats n'est pour l'heure disponible. Il s'agit des premières actions de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion touareg malienne en 2009.

En frappant Ménaka le 17 janvier, le Mouvement national de libération de l'Azawad, avait ouvert les hostilités. En lançant le lendemain, deux nouveaux raids sur les localités de Tessalit et d'Aguelhok, la nouvelle rébellion touarègue vient de démonter qu'elle dispose d'un rayon d'action très étendu. Lors de ces trois attaques le mode opératoire est identique. Au petit matin, les combattants traversent la ville pour rassurer la population, leur demandent de se cloitrer puis lancent l'assaut sur le camp militaire situé dans la périphérie.
Mercredi, c'est à Tessalit que les combats semblent avoir été les plus intenses. Dans cette localité située à quelques kilomètres de la frontière algérienne, les tirs se sont fait entendre jusqu'à 11 heures du matin. Selon une bonne source, informés au préalable de l'arrivée des rebelles, les militaires maliens s'étaient positionnés à l'extérieur de leur caserne pour tendre une embuscade.
Du côté du MNLA, on affirme par ailleurs que l'attaque a été ralentie pour permettre l'évacuation de militaires algériens présents sur les lieux.
Suite au déclenchement de ces opérations armées, les forces maliennes ont été placées en alerte rouge dans toutes les villes du Nord. Hier, une forte tension régnait à Kidal où les militaires réquisitionnaient notamment les véhicules tout-terrain.

Peur et tension à Kidal
 
Reportage
19/01/2012
par Marie-Pierre Olphand
 
 
Un porte-parole de la rébellion qui se trouve hors du Mali promettait hier soir que les attaques continueront tant que le gouvernement n'aura pas ouvert de négociations sous l'égide de la communauté internationale.

Une offensive organisée
L'offensive lancée contre les camps militaires de Ménaka le 17 janvier a été suivie, 24 heures plus tard, par deux attaques simultanées, l'une contre la localité d'Aguelok, l'autre contre celle de Tessalit. Trois villes fort éloignées les unes des autres, il y a plus de 500 kilomètres de distance entre Menaka, près de la frontière avec le Niger, et Tessalit, la dernière ville avant Borj Mokhtar, en Algérie.
Trois attaques, donc, lancées selon toute vraisemblance par trois commandos différents se revendiquant tous les trois du MNLA, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad, avec à chaque fois le même mode opératoire : les assaillants assurent les civils qu'ils ne leur veulent pas de mal et leur demandent de rester chez eux, quitte à utiliser pour les informer le haut parleur de la mosquée, comme ça a été le cas à Tessalit. Leur cible, ce sont les camps militaires. Selon des témoins les assaillants sont bien équipés et rompus au maniement des armes.
Les autorités avaient d'ailleurs semble t il évalué la menace, en déployant en fin de semaine dernière des renforts importants dans cette région nord-est du Mali. Un déploiement considéré par le MNLA, « comme une déclaration de guerre » et qui a peut être précipité l'ouverture des hostilités.
Par ailleurs, les combats qui viennent d'éclater au Mali suscitent l'inquiétude des familles des otages français capturés par Aqmi. Diane Lazarevic, la fille de Serge Lazarevic, ne dispose quasiment d'aucune information sur le sort de son père enlevé, avec Philippe Verdon, le 24 novembre dernier au Mali. Elle évoque l'inquiétude des proches et dit que le Quai d'Orsay ne leur donne pas beaucoup d'informations. Diane Lazarevic adresse un message à son père.

Diane Lazarevic
Fille de Serge Lazarevic
Papa, il y a beaucoup de personnes qui pensent à toi (...) Tu nous manques. On t'aime et on t'attend sereinement.
 
19/01/2012 par Cyril Bensimon
TAGS: AMADOU TOUMANI TOURÉ - MALI
FICHE PAYS :


-1- Communiqué de soutien au peuple de l’Azawad

 19 yennayer 2012    Libya

Le Congrès Mondial Amazigh(CMA) en tant qu’ONG internationale des droits des amazigh de par le monde, suit avec une attention particulière depuis le 17/01/2012 la répression du peuple de l’Azawad par les forces armées maliennes dans la région de Minika au nord du pays. Le peuple de l’Azawad dans cette zone traverse depuis quelques temps une période cruciale de son histoire. Il est marginalisé et demeure non reconnu officiellement dans ses droits politiques et économiques. Ce peuple autochtone est menacé dans son identité, dans son mode de vie et même dans sa survie surtout que le pouvoir malien est entrain de l’exterminer en menant une campagne militaire atroce contre les civiles et les innocents désarmés. Le CMA dénonce donc et condamne avec force les actes arbitraires du gouvernement malien et fait appel à tous les mouvements amazigh au nord de l’Afrique et de la diaspora, les amis du peuple amazigh, les représentants des ONG internationales et des organisations inter-gouvernementales (U.A ,U.E,O.N.U)ainsi que les Etats de la région à intervenir au plus vite pour qu’il soit mis fin au massacre de nos frères touareg de l’Azawad. Pour le CMA LE PRESIDENT :fathi ben khalifa
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Kel Assouf - Azawad

Nws Azawad VS mali:Les familles du notable Sicaye Ag Ekawel actuellement conseiller du président Malien Toumani Toure et d'autres maisons a Gao ont fait l'objet de fouilles systématiques par les forces armées du Mali

Of notable families Sicaye Ag Ekawel currently adviser to President Toumani Toure of Mali and other houses for Gao have been systematically excavated by the armed forces of Mali.