mercredi 10 février 2010

Belgique:Le fédéralisme de coopération


Rudy Demotte veut suspendre les exclusions du chômage 10.02.10 - 09:00 Le ministre-président wallon sera l'invité d'Yves Leterme ce mercredi, dans le cadre du "fédéralisme de coopération" expérimenté par le Premier ministre. Au micro de Bertrand Henne, il explique ce qu'il dira à Yves Leterme.

Petit coup de chapeau à son président de parti et à la ville de Mons pour commencer: Rudy Demotte salue la nomination de Mons au titre de capitale culturelle européenne en 2015. Un" fleuron"pour la Wallonie, dit-il. Et une plume au chapeau d'Elio Di Rupo.

Le fédéralisme de coopération, c'est bien sûr une bonne chose : "plutôt que de se dire 'chacun pour soi', on fait des choses ensemble". Car tout ne passe pas par l'institutionnel en Belgique, souligne le Premier wallon. "On en a déjà soupé en Belgique de discuter toujours de structures, de réformes des institutions... Les gens, ce qu'ils veulent quand l'emploi est en train de se casser la figure dans le pays, c'est qu'on prenne des mesures qui garantissent que chacun garde son job". Et Rudy Demotte s'inquiète justement de voir de gros secteurs en Flandre se déliter, comme le secteur automobile. Mais le fait pour la Flandre de disposer de pouvoirs plus étendus n'aurait rien changé selon lui. "Ce n'est pas là qu'est le problème, c'est dans l'organisation d'une riposte économique à un échelon au moins national, sinon européen".

Se rendre utile à l'emploi


Refusant de se positionner pour ou contre une primauté régionale en matière de politique d'emploi, alors que le ministre-président flamand Kris Peeters plaide clairement pour un pouvoir d'initiative des régions, Rudy Demotte souligne lui que "la question que l'on doit se poser, c'est comment se rendre utile à l'emploi". Et si les régions ont des propositions à formuler qui peuvent aider à améliorer la situation,"OK, c'est très bien". "Maintenant, il faut une coordination. C'est ça le fédéralisme de coopération. Si chacun mène de son côté des politiques qui à un moment donné deviennent des obstacles à la mise en place d'une stratégie générale à l'échelon du pays, ce n'est pas une bonne chose."

En matière d'accompagnement des chômeurs, Rudy Demotte veut aussi porter un message à Yves Leterme. Lorsqu'il y a à peine une offre d'emploi pour trente demandes, dit-il, et que les entreprises elles-mêmes avouent ne plus être en mesure de seulement envoyer un accusé de réception aux demandeurs d'emploi qui se manifestent, il n'est pas possible d'imaginer suspendre le droit aux allocations de chômage, dit-il en substance. Et de poursuivre : "s'il faut réorienter les politique d'emploi, c'est notamment sur la formation ; mais contrôler quelqu'un sur base de l'inexistant ou simplement pour des raisons bureaucratiques, c'est l'enquiquiner, ce n'est pas aider les chômeurs. Si on veut les accompagner, il faut leur donner des outils et c'est ça qui me paraît aujourd'hui la première priorité."

Il constate que le nombre des exclusions du chômage a augmenté, et que ces exclusions sont souvent fondées sur des considérations bureaucratiques. "Il vaut mieux se préoccuper de création d'emplois, ce qui est un discours plus positif et entreprenant".

Pas question d'accélérer le retour à l'équilibre


Autre message au fédéral : "La Wallonie et la Communauté Wallonie-Bruxelles ont été au-delà des limites jamais atteintes en niveau d'efforts". Pour le Premier wallon, les trajectoires sont claires et bien établies. Elles ont 2015 pour horizon et il n'est pas question d'aller plus vite.

Rudy Demotte fait à priori confiance au fédéral pour mener à bon port la nécessaire coordination des politiques d'emploi. "Le fédéral est en train de mettre en place des outils qui vont permettre aux régions et aux communautés de dialoguer", souligne-t-il.

Il dénonce par contre les faux débats qui mobilisent trop d'énergie : "Ca c'est bien nous, hein ! Quand tout va mal, que l'économie s'effondre, on va parler du voile et de la burqa !" Un "débat résiduaire", selon lui, alors que bien d'autres enjeux doivent être affrontés.



Thomas Nagant

La reine Martine


09/02/2010 14:58:59 | Jeune Afrique |
Par : Henri Marque


Martine Aubry, le 3 février 2009.
© AFP
Après des débuts difficiles, la première secrétaire du Parti socialiste s’impose peu à peu. Avec Dominique Strauss-Kahn, elle apparaît désormais comme le plus dangereux adversaire de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012.
En cinq républiques, on aura tout entendu sur les partis, sauf qu’ils pouvaient « frétiller ». C’est à ce signe pourtant que Martine Aubry croit pouvoir annoncer le renouveau du PS. Et le juge de bon augure pour cet « an I de la reconquête du pouvoir » dont le slogan géant flotte sur la façade de la Rue de Solférino. Probablement l’a-t-il aussi décidé à se déclarer plus tôt que prévu dans la course à l’Élysée, si les primaires de 2011 la choisissent. La mêlée ­ouverte à laquelle vient de s’ajouter François Hollande sera rude. À la mi-octobre, Martine Aubry se demandait encore qui pourrait le mieux défendre l’alternative à gauche : « Je me poserai la question le moment venu ; c’est beaucoup trop tôt. » En fait, sans être une obsédée de la magique échéance, elle n’a jamais cessé de s’y préparer. De même assurait-elle qu’elle n’était pas « programmée » pour le poste de premier secrétaire. Avant de tout faire pour l’obtenir.

Champ de ruines

« Frétiller », c’est un mot de ­gourmande qui avoue volontiers son penchant pour la cuisine et les bons repas, avant d’ajouter : « Malheureusement, cela se voit. » Oui, et alors ? L’important est qu’elle « prenne figure », selon le conseil donné par de Gaulle à tous ses aspirants successeurs. Une figure qui pourrait dessiner une sorte d’Angela Merkel à la française. À l’opposé du look glamour de Ségolène Royal, mais dont elle vérifie le charisme à chaque bain de foule. Sa place n’est pas dans le people, mais elle se sent à l’aise dans le peuple. Le temps paraît loin où la « dame des 35 heures », qui en a toujours travaillé le double, versait des larmes sur les férocités du livre de Philippe Alexandre.

Depuis, elle s’est blindée, à la mairie de Lille notamment, où elle a été triomphalement réélue en mai 2008 malgré son humiliant échec aux législatives de juin 2002. « C’est le plus beau des mandats, avait-elle déclaré, en même temps que le concentré de tous les problèmes du pays. » Son ami Alain Minc, qui n’est pas précisément socialiste, en tirait cette autre leçon : « Ta victoire n’a de sens que si tu te places face à la Madone. » La madone Ségo, bien sûr, alors que les deux femmes se détestaient déjà cordialement, mais qu’on doutait des ambitions de Martine : ne souffrait-elle pas du même syndrome de passage à l’acte que son père, Jacques Delors, forfait pour l’Élysée en 1994 ?

Minc a été entendu au-delà de ses espoirs. Avec une ténacité de « ­bûcheuse », comme elle aime à se décrire, elle s’emploie à déblayer et tente de rebâtir ce « champ de ruines » qu’est devenu le PS, comme le lui rappellent jour après jour les médias. Elle s’en irrite, peste contre ces journalistes « cyniques » et leur chasse aux petites phrases assassines, oubliant qu’elle-même y contribue volontiers : ses rosseries ne sont pas les dernières à pimenter la chronique.

Le Canard enchaîné avait bien fait rire les rédactions avec son titre sur « La mère-emptoire », tandis que ­Pierre Mauroy lui reprochait alors de dire « trop de mal de trop de monde ». Si elle est encore loin de faire l’unanimité à gauche et dans son propre parti pour construire cette « maison commune » dans laquelle ses détracteurs ne veulent voir qu’un appartement témoin, elle y apparaît peu à peu comme la meilleure opposante, sous la seule réserve d’une éventuelle candidature de Dominique Strauss-Kahn. La meilleure anti-Sarkozy à l’extérieur, et, à l’intérieur, la meilleure anti-Royal.

Carpe et lapin

Persuadé qu’elle est la plus capable de faire marcher ensemble la droite et la gauche du PS, le sociologue Michel Wieviorka voit dans son positionnement « une sorte de lieu central où tout doit se jouer ». Quitte à devoir marier les contraires : elle dénonce sur un ton fabiusien le laisser-aller des marchés, mais reconnaît avec les strauss-­kahniens qu’il faut faire la révolution de l’État et des services publics. Gérard Collomb, le maire socialiste de Lyon, peut brocarder ce mariage de la carpe et du lapin célébré dans le « confusionnisme idéologique ». Aubry répond qu’elle est « tout simplement socialiste, sans besoin d’autre qualificatif ».

Pas si simple, en vérité, comme est complexe le socialisme français lui-même dans ses nombreuses variantes, parmi lesquelles la social-démocratie, qui semble le mieux lui convenir. ­Encore les repères ont-ils été brouillés par le sévère échec des partis sociaux-démocrates aux dernières élections européennes, en pleine crise pourtant d’un capitalisme auquel les droites auraient dû être associées et dont elles ont été paradoxalement disculpées, tandis qu’en France les électeurs du PS se reportaient en masse sur Europe Écologie.

Mimétisme sarkozien ?

Ajoutons que Martine Aubry, comme tous les candidats au pouvoir suprême contraints au pragmatisme, présente des traits contrastés dans lesquels ses contestataires du PS croient même discerner un mimétisme sarkozien. Elle dénonce les illusions du « travailler plus », mais déclare préférer à l’assistanat « les gens qui se lèvent tôt pour travailler ». Elle condamne la réforme territoriale, mais reconnaît que les gens « ne comprennent plus rien » à l’empilement des collectivités, avec l’Europe en plus. Elle proteste contre la réduction du nombre des fonctionnaires, mais souhaite que les Français « cessent de penser que le politique peut tout faire ». N’a-t-elle pas accepté de préfacer un livre de Tony Blair, lequel avait indigné les députés socialistes en répudiant à la tribune du Palais-Bourbon le manichéisme gauche-droite : il n’y aurait, selon lui, que de « bonnes ou de mauvaises politiques ».

Tout en privilégiant le « collectif » dans ses responsabilités à la tête du PS comme dans ses principes de gouvernance, elle se comporte en hyperdirigeante dans son action quotidienne. Et ne craint pas de « jouer perso » quand l’occasion lui paraît favorable, expliquant sans barguigner que « si on est volontaire, on fait bouger les choses ».

Présente sur tous les fronts, le portable collé à l’oreille, elle n’hésite pas à prendre sans crier gare des initiatives sensibles qu’elle justifie à sa manière coupante : « Moi, je fais le boulot. » Elle a cru pouvoir en donner un exemple en se déclarant favorable au report à 61 ou 62 ans de l’âge du départ à la retraite. Des socialistes s’en sont inquiétés malgré les conditions qu’elle n’avait pas oublié d’y mettre. Le Parti communiste et Lutte ouvrière ont aussitôt diabolisé son « alignement sur le patronat et l’UMP ». Seul Michel Rocard l’a félicitée pour le courage de ses responsabilités gestionnaires, où pointait également – le coup était bien calculé – une intention de recentrage politique au moment où Ségolène Royal réactivait ses approches en direction du Modem.

Un courage, ou une imprudence, de courte durée. Sous la pression du parti, Martine a dû se rétracter deux jours plus tard. On l’avait soupçonnée de vouloir passer en force, comme on le lui reprochait déjà lorsqu’elle a assumé plus encore qu’appliqué la réforme des 35 heures, car c’était une idée de Dominique Strauss-Kahn qu’elle avait d’abord désapprouvée avant d’en prendre tous les risques à son compte.

Candidate à la candidature pour l’Élysée, son sort se jouera lors des primaires, qui elles-mêmes se joueront lors des élections régionales des 14 et 21 mars. Martine Aubry a fixé au plus haut l’objectif pour que la démonstration soit le plus convaincante : garder les vingt régions gagnées en 2004, en métropole, et conquérir les deux seules conservées par la droite : l’Alsace et la Corse. Un pari audacieux. Elle ne survivrait pas à une deuxième défaite électorale après la punition des européennes.

Si, au contraire, elle remporte la consultation, « nationalisée » par les engagements du président et la mobilisation de ses ministres, elle apportera la double preuve qu’elle est la mieux placée pour rassembler le peuple de gauche ; et que ce rassemblement est la condition minimale pour gagner en 2012, avec l’appoint de tous les déçus du sarkozysme.

C’est étrangement un chef de la ­droite, Patrick Devedjian, alors secrétaire général de l’UMP, qui l’avait publiquement pressenti (« elle sera la plus dangereuse pour nous ») et en donnait, avec clairvoyance, les deux raisons : elle est la mieux placée sur l’échiquier de la gauche pour unir les modérés et les extrêmes ; elle est, sur un plan personnel, inattaquable.

Ségolène Royal restera d’ici là sa principale rivale, qu’elle se risque aux primaires ou s’en dispense, selon la forme qu’elles prendront et l’analyse qu’elle fera alors de ses chances dans chacune des hypothèses.

L’étoffe et les valeurs

Reste l’énigme Strauss-Kahn, de nouveau favori des sondages, devant Martine Aubry, face à Sarkozy, et que résume l’institut Ifop pour Le Journal du dimanche : « DSK a l’étoffe, Aubry a les valeurs. » En fixant au second semestre de 2011 les primaires, d’abord envisagées pour le printemps, Aubry a choisi la date la plus favorable à l’ancien ministre des Finances, la plus proche de la fin de son mandat à la ­présidence du FMI. Elle s’accordait, en même temps, à elle-même le délai maximum pour s’entendre avec lui et épargner à l’un comme à l’autre un conflit, à tout le moins une concurrence, qui ne manquerait pas d’affaiblir leurs chances et leur camp.

Le mystère risque de se prolonger jusqu’à l’échéance de 2011. En attendant, Aubry, convaincue que l’élection présidentielle « se jouera sur le sens », c’est-à-dire sur un nouveau modèle de société, poursuivra son tour de France du « projet », ce programme de développement économique, social et ­écologique qu’une convention nationale va élaborer. Deux autres conventions suivront, l’une concernant les grands enjeux internationaux, l’autre l’égalité réelle.

Tomberont, enfin, les grilles du siège de la rue de Solférino, que Martine Aubry a promis de supprimer avant la fin de l’année – le symbole n’est pas mince pour un parti souvent accusé de sclérose et d’enfermement. Il ne restera plus qu’à déplacer le panneau de la voirie parisienne qui annonce, par une malice non moins symbolique : « circulation difficile ». Bertrand Delanoë y consentira certainement.

Italie : nouveaux accords avec l’Afrique pour lutter contre l’immigration


Italie : nouveaux accords avec l’Afrique pour lutter contre l’immigration
Posté par Novopress dans Monde, Politique le 10 février 2010 |
ACCRA (NOVOPress) :

Le ministre de l’Intérieur Italien, Roberto Maroni (Ligue du Nord), accompagné du chef de la police, Antonio Manganelli, vient de signer des accords bilatéraux avec deux pays d’Afrique noire : le Niger et le Ghana. Leur but : lutter contre l’immigration et les maux qui lui sont liés, en intervenant à l’origine du mal. « Nous voulons élargir à cette zone la ceinture de sécurité, non seulement en ce qui concerne l’immigration, mais aussi pour contrer le terrorisme et le trafic de drogue », a expliqué Robert Maroni.

Durant sa visite au Ghana, le ministre de l’Intérieur italien a rappelé que le pays est devenu une véritable tête de pont du trafic de drogue en direction de l’Europe, pendant que le chef de la police établissait un lien direct entre immigration et terrorisme islamique, indiquant que « les pays islamisés connaissent le phénomène du fanatisme et il y a le risque que l’immigration clandestine puisse constituer une voie d’entrée pour des terroristes en Italie ». Roberto Maroni a aussi rappelé que de nombreux ressortissants ghanéens étaient présents lors des récentes émeutes ethniques de Rosarno.

En vertu de ces accords, l’Italie fournira au Niger de l’équipement sécuritaire et une formation à la police nigérienne, dans le but d’un meilleur contrôle de la frontière avec la Libye, haut lieu de transit que les futurs immigrés traversent pour rejoindre ensuite les côtes européennes.

Robert Maroni a enfin lancé un appel aux vingt-sept pays de l’Union européenne pour qu’ils suivent l’exemple italien, jugeant qu’« il est stratégique pour l’Europe d’investir dans la sécurité des pays subsahariens ».

Ces accords viennent compléter ceux signés entre l’Italie et la Libye, qui ont déjà fait chuter en quelques mois l’immigration clandestine en direction des côtes italiennes de 90 %.

[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

ET SI BOUTEFLIKA PROCLAMAIT L INDEPENDANCE DU GRAND SAHARA TOUAREG ET DU POLISARIO??


ET SI BOUTEFLIKA PROCLAMAIT L INDEPENDANCE DU GRAND SAHARA TOUAREG ET DU POLISARIO??
Vision Touareg

L'Algerie prend conscience aujourd'hui qu'elle est plus que jamais vulnerable de ses frontières Sahariennes du Sud,surtout lorsque certains voisins instrumentalisent les islamistes .
Peut on y voir le signal d'un redecoupage geo-strategique dans cette zone poreuse et pleine d'enjeux à la fois?
L'Algerie peut elle compter sur des voisins aussi peu fiables que le Mali ,le Niger et la Mauritanie quand à leurs capacités et leurs volontés de coopération dans la lutte contre le terrorisme ou les trafics des drogues qui se multiplient au Sahara?

Et si les instances africaines de la sous -region peinent à accorder leurs violons sur le sujet ,n'y a t'il pas là un signe de negligence patent et irresponsable pour cet espace?La sous -region se sent elle ménacée comme l'Algerie et les pays du Sahel?

Et si L'A N P (Armée Nationale Populaire /Algerie)faisait tout le boulot à la places des forces de sécurité de ces pays ,en quoi résiderait leurs missions ?

Les recents evenements montrent bien que l'Algerie est la seule a pouvoir faire face aux phenomenes...Pour securiser cette espace une seule solution ,doit être envisagé :
Celle de responsabiliser chaque peuple sur son territoire ,lui donner son destin en main pour lutter efficacement contre toutes formes d'agressions ou de trafics.
Pour cela :

Il faut que l'Algerie prenne ses responsabilité de puissance africaine ,batit sur l'une des plus belles revolutions au monde,et avec son partenaire americain:

-Proclamer l'independance du Sahara Occidentale(POLISARIO)
-Proclamer L'independance du Sahara Touareg(Nord Mali et Nord Niger)
-Peser de tout son poids pour que la reconnaissance de ces états soient definitive,afin de securiser cette region du globe.
-En faire des nouveaux alliés ,dans toutes les luttes contre le terrorisme,le banditisme,les trafics des humains,des armeset des drogues.
-Ceci contribuera à mieux securiser les algeriens à l'interieur de leurs frontières tout en preservant les populations et les immenses richesses de ces nouveaux pays.

Il serait utopique de croire que des pays ,encore au stade de l'insuffisance alimentaire pourrons securiser des millions de kilomètres juste parce qu'ils le veulent..

Vision Touareg

Voisinage conflictuel : Que se passe-t-il entre l’Algérie et le Mali ?


Voisinage conflictuel : Que se passe-t-il entre l’Algérie et le Mali ?
Afrique Hebdo| February 10, 2010 | By Toma

Soucieux d’utiliser à des fins politiques le repli, voilà quelques années, de l’ex-GSPC sur son territoire, le Mali agit comme s’il entendait sanctuariser cette organisation (appelée aujourd’hui AQMI) et en faire un moyen de pression contre l’Algérie.
Pays voisins, l’Algérie et le Mali sont censés coopérer pour résoudre les problèmes qui se posent à eux, notamment sur le plan sécuritaire. La région du Sahel est de plus en plus affectée par le phénomène terroriste. Les Américains y sont fortement attentifs et leur projet d’installer la base militaire Africom dans la région (en Algérie de préférence) reste d’actualité, d’autant que la situation est devenue préoccupante à bien des égards.

Les enlèvements d’étrangers, les paiements de rançons pour la libération d’otages et les attentats se doublent de trafic de drogue, de banditisme et d’autres fléaux qui font planer une menace d’aggravation dans une région où la pauvreté et les rebellions constituent déjà un terreau fertile. Face à la menace d’intervention extérieure, les pays du Sahel tentent de conjuguer leurs propres efforts pour affronter les problèmes.

Mais cette volonté se heurte, paradoxalement, à de nouvelles difficultés qu’exprime une tension qui va crescendo, alimentée par des campagnes médiatiques, dans les rapports entre ces pays. Comme si le fait même de vouloir s’entendre pour lutter contre un adversaire commun a suscité plus de problèmes qu’il n’en a résolu. L’exemple des relations avec le Mali est de ce point de vue éloquent.

Sans doute soucieux d’utiliser à des fins politiques le repli, voilà quelques années, de l’ex-GSPC sur son territoire, le Mali agit comme s’il entendait sanctuariser cette organisation (appelée aujourd’hui AQMI) et en faire un moyen de pression contre l’Algérie.

Pour lui, la priorité est de neutraliser la rébellion touarègue qui sévit au Nord après que la médiation algérienne, sur demande de Bamako, ait servi à apaiser la situation critique qui prévalait dans cette région. La prolifération des groupes terroristes apparaît, dans le raisonnement malien, non plus comme un danger mais comme un instrument pour parvenir à ses fins.

Il s’agit donc de leur aménager une autonomie d’action, voire même de les encourager dans un jeu de prises d’otages et de paiement de rançons où le gouvernement exercerait ses bons offices et tirerait les marrons du feu en faisant miroiter les possibilités d’y mettre un terme ou, au contraire, de les amplifier, selon cette logique qu’ils sont avant tout les ennemis de l’Algérie (puisqu’ils y viennent) et non du Mali.

Comment officiellement les Maliens argument-ils leur position ? En accusant leur voisin algérien d’avoir «exporté» le terrorisme chez eux ! Un terrorisme, disent-ils, manipulé par notre pays en vue de leur nuire.

L’Algérie, vue du Mali, est décrite comme un pays gangrené par la mafia politico-militaire, qui finance et se nourrit du terrorisme, et qui s’enrichit avec le trafic de drogue dont le Mali pâtit. Il y a clairement une volonté d’escalade progressive même si le président ATT veut conserver un langage diplomatique qui ne trompe personne.

En fait, l’Algérie est accusée exactement de ce que le Mali tente de réaliser : instrumentaliser la rébellion touarègue et en faire une arme contre leurs dirigeants. Si tel était le cas, on ne comprend pas pourquoi l’Algérie a été sollicitée pour faciliter les négociations entre les deux parties maliennes opposées, pourquoi elle a tout fait pour calmer la situation à un moment où elle se dirigeait vers l’affrontement et pourquoi la médiation algérienne a réussi et a été saluée chaudement par le président ma-lien lui-même.

Des petits calculs


La paix est-elle oui ou non revenue dans le nord de ce pays? En retour, ce sont les revendications des Touaregs qui n’ont pas été satisfaites.

Le gouvernement du Mali n’a pas tenu ses engagements, il s’est servi de ces négociations et du rôle joué par l’Algérie, comme d’une astuce pour réaliser ses desseins qui sont aux antipodes d’une solution pacifique apportée à un problème réel – l’exploitation d’une région riche avec une population défavorisée, principalement pour des raisons qui relèvent du «racisme anti-musulman».

Ce sont là des petits calculs qui peuvent se retourner, à terme, contre leurs auteurs. De fait, il est reproché lourdement à l’Algérie d’avoir accueilli des dirigeants touaregs à Alger, pour une réunion, comme si, en faisant la médiation, l’Algérie n’a contracté ni engagement moral à l’égard des deux parties ni engagement politique. Comme si, en n’honorant pas les accords réalisés grâce à l’Algérie, les dirigeants maliens attendaient de leurs homologues algériens qu’ils oublient et se renient.

Aujourd’hui, les choses en sont là. Mais comment expliquer la surenchère malienne, aussi bien politique que médiatique, une surenchère qui se présente comme la réponse à une autre surenchère, celle-là imaginaire puisque inexistante, algérienne ? Il faut dire que les petits calculs du Mali ont trouvé un écho dans la région et même au-delà. Trois pays au moins espèrent y trouver leurs comptes. Le Maroc, pour qui toute mésentente avec l’Algérie est une occasion pour tenter de l’aggraver.

On voit dans la tonalité des discours développés par certains journaux et certains politiques maliens la référence aux classiques de la monarchie : implication d’Alger dans les attentats terroristes régionaux, création artificielle d’un GSPC manipulé, pour nuire aux voisins, profits tirés par les dirigeants algériens civils et militaires du terrorisme et des activités illégales (drogue, banditisme, rançons) qu’il génère et, dans le sillage, l’obscur Polisario qui se tient en embuscade, tel est, résumé, l’éventail de la propagande déployée. Le Mali veut utiliser le Maroc pour ses desseins et celui-ci veut se servir du Mali pour l’entraîner dans une hostilité irrémédiable avec l’Algérie.

Logiques aventureuses

Les petits calculs de Bamako dérapent, on le voit. Ensuite, la France, dont le rôle jusqu’ici n’apparaît pas clairement. Les deux pays en question (malien et algérien) sont dans sa sphère d’influence, mais la donne terroriste complique le jeu.

D’autant que, sur ce plan, les Etats-Unis ont leur mot à dire. L’une et l’autre de ces puissances ne peuvent que suivre avec attention, à défaut de les susciter pour des raisons qui relèvent des coups fourrés de la mauvaise géopolitique, les évolutions qui caractérisent aujourd’hui les rapports entre l’Algérie et le Mali.

Ce dernier pays croit sans doute pouvoir jouer avec le feu en toute impunité, en privilégiant des rapports conflictuels avec son voisin algérien plutôt que des rapports de coopération que nécessite, outre le bon sens, sa situation intérieure même. Il se trompe. Il ne faut pas confondre sagesse et faiblesse. L’Algérie quant à elle ne doit pas se laisser entraîner dans des logiques aventureuses.

Qu’elles viennent du Mali ou d’ailleurs. Renforcer sa présence militaire dans le Sud, en particulier le long des frontières avec nos voisins du Sahel, doit demeurer sa priorité constante. Ne pas être demandeuse de coopérations bilatérales, surtout lorsqu’elles s’avèrent douteuses, ni répondre aux sollicitations dont la manœuvre est de l’impliquer dans des conflits qui ne la concernent pas.

Dépassionner les relations, poursuivre son combat contre le terrorisme comme elle a toujours su le faire, seule, et laisser aux apprentis sorciers (qu’ils soient ma-liens, libyens ou marocains) le soin de s’embourber eux-mêmes dans leurs propres marécages. Le Mali a-t-il pour vocation de devenir un pays hostile ? Grand bien lui fasse, pourvu seulement qu’il en ait le souffle et les moyens.

Aïssa Khelladi

La musique, une arme universelle pour les minorités


La musique, une arme universelle pour les minorités
LE MONDE | 10.02.10 |

"La musique est l'arme du futur", clamait le Nigérian Fela, véhément guerrier de la musique africaine mort en 1997, après une vie de lutte contre la corruption et les prédateurs de l'Afrique. Au-delà du divertissement, la musique peut être l'expression d'une identité parfois malmenée par les pouvoirs politiques ou économiques, et cristalliser des combats d'urgence, comme ce fut le cas au temps de la lutte contre l'apartheid sud-africain - une bannière fédératrice jusqu'à la libération de Nelson Mandela, en 1990, sous laquelle se rangèrent des artistes aussi disparates que Paul Simon, Miriam Makeba ou Bernard Lavilliers.

A quoi s'oppose-t-on aujourd'hui ? La Cité de la musique répond par un cycle de concerts baptisé "Résistances", du 12 au 16 février. A l'étude du programme, on observe un glissement de l'opposition politique vers les affirmations identitaires, notamment par des voix provenant de minorités nationales. Ainsi l'institution parisienne a-t-elle invité des musiciens touareg du Mali, des rockers amérindiens et aborigènes, des chanteurs exilés du Tibet - des artistes ayant donc des revendications linguistiques et territoriales.

A l'affiche parisienne, avec Tartit, groupe formé autour de femmes touareg originaires de Tombouctou, Tinariwen, porte-voix de la rébellion touareg au début des années 1990 au Mali, a longtemps visé un seul but, à travers ses chansons accompagnées de guitare : appeler le peuple touareg à se soulever.

"Declare independence/ Don't let them do that to you ! Make your own flag !" ("Ne les laissez pas faire/Créez votre propre drapeau") chante en forme de rock énervé l'Islandaise Björk, s'attirant les foudres des autorités chinoises après un concert à Shanghaï en 2008 - les drapeaux tibétains ont été supprimés de la scénographie, mais on l'entend murmurer : "Tibet, Tibet."

Tenzin Gönpo, né en 1955 au sud du Tibet, exilé en France depuis 1990, jouera à la Cité de la musique, parce qu'il s'oppose "à la sinisation de (son) patrimoine musical. Je résiste aussi au cliché qui voudrait qu'au Tibet on ne chante que des prières dans les monastères ! "Océan de poésie, de musique et de danse" est le nom que nous donnons à notre pays. Nous avons un répertoire immense, je me bats pour le faire connaître".

Sa compatriote Yungchen Lhamo, qui vit à New York et a chanté avec Peter Gabriel, Michael Stipe ou Annie Lennox, ajoute : "Nous avons une responsabilité vis-à-vis des gens fragilisés par la répression. Nous devons leur donner la force psychologique de résister."

En 1973, Bob Marley chantait Get Up, Stand Up, réaffirmant l'influence décisive que la musique avait eue dans les luttes de libération nationale en Afrique. En Afrique du Sud, quand des musiciens de jazz participaient dans les années 1980 aux réunions publiques organisées par le Front démocratique uni, "ils s'impliquaient dans un mouvement d'action politique, ce qui est bien plus fort que de la résistance", insiste le sociologue et ethnomusicologue Denis-Constant Martin, réticent quant à l'utilisation de cette expression appliquée à la musique. "Il n'y a pas dans l'absolu de musiques de résistance. Les mêmes mélodies, schémas harmoniques, rythmes peuvent être utilisés aussi bien pour des musiques "de résistance" que pour le divertissement. La différence est dans les paroles, mais aussi dans les discours tenus sur cette musique, par les musiciens ou les commentateurs."

"Les groupes présentés à la Cité de la musique, remarque Alain Weber, qui les a programmés, communiquent leur combat au reste du monde en utilisant des musiques influencées par l'Occident, tout en conservant leur spécificité." Bob Dylan, à son corps défendant, faisait la même chose en reprenant à ses débuts des chansons folk traditionnelles. "Il a été dans les années 1970 un grand déclencheur de cette tendance : chanteurs et poètes militants ont utilisé des musiques traditionnelles pour se rapprocher d'une expression folk-rock identitaire" , poursuit Alain Weber. Exemples : le Kabyle Aït Menguellet en Algérie, Marcel Khalifé au Liban ou le Kurde de Turquie Sivan Perwer.

En Amérique, c'est à la Terre mère que se réfèrent les Indiens Navajo de Blackfire pour dénoncer "la colonisation et le génocide de (leur) peuple par le gouvernement des Etats-Unis, la cupidité généralisée", rejoignant ainsi une veine politico-écologique, prochain développement possible de la résistance en musique.


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"Résistances", du 12 au 18 février. Cité de la musique, 221, av. Jean-Jaurès, Paris 19e. Tél. : 01-44-84-44-84. Le 12 février à 20 heures, Tartit et Tinariwen (Mali) ; le 13, à 17 h 30, Damily (Madagascar), The Jones Benally Family, Blackfire, Nabarlek Band, à 20 heures ; le 14, à 16 h 30, Tenzin Gönpo et Yungchen Lhamo (Tibet) ; le 16, à 20 heures, Sainkho Namtchylak (République de Touva). Sur le Web : www.cite-musique.fr ; Blackfire en tournée : les 16 et 17 à Agen, le 19 à Nantes.

Patrick Labesse et Véronique Mortaigne

Rapprochement entre le Tchad et le Soudan : La logique d'un contexte défavorable aux deux régimes

Walf Fajri
Rapprochement entre le Tchad et le Soudan : La logique d'un contexte défavorable aux deux régimes


Depuis la dernière attaque des rebelles contre le régime de Ndjamena en février 2008,les relations s'étaient dégradées entre le Soudan et le Tchad. Et suite aux actions de rapprochement posées en juillet 2004, le président Omar El Béchir et son homologue tchadien, Idriss Deby Itno, se voient obligés de se garantir mutuellement la sécurité dans un contexte régional qui leur est de plus en plus défavorable.

La récente visite d'Idriss Deby en terre soudanaise marque une étape importante dans le processus de rapprochement entre les deux pays. Pour la première fois, depuis juillet 2004, le Tchad et le Soudan ont décidé de jeter les bases d'une entente matérialisée par quelques accords. Une façon pour les présidents Omar El Béchir et Idriss Deby Itno de dépasser les clivages nés d'une tentative de déstabilisation mutuelle. Un conflit à distance par rébellion interposée. Aujourd’hui, ce qui pousse ces deux leaders à adopter cette stratégie d'apaisement, c'est surtout un contexte national et régional qui leur apparaît de plus en plus défavorable. D'abord au Tchad, où la France, qui peut se targuer d'avoir sauvé le régime de Deby, suite à l'attaque de février de 2008, trouve qu'‘il n’y a pas d'autres alternatives’ à ce dernier. Mais il faut dire que la fameuse affaire du transfert des enfants tchadiens par l'association française Arche de Zoé semble mettre du sable dans les relations entre ces deux pays.
Les autorités de Ndjamena courant toujours, depuis lors, derrière la somme compensatoire que devaient verser les Français. Aujourd'hui, le président Idriss Deby est conscient qu'il ne saurait trouver des garanties de son régime en Occident. Cela, compte tenu grandement des énormes enjeux liés à la découverte du pétrole dans la partie sud du pays depuis la fin des années 1990. A cela s'ajoute la crise du Darfour qui demeure un Talon d'Achille aussi bien pour Khartoum que pour Ndjamena. C'est ainsi que le président Omar El Béchir, sur qui pèse un mandat d'arrêt international, est obligé de consolider sa sécurité régionale. Cela, au point même de sacrifier ses protégés rebelles qui déstabilisaient le régime tchadien. Il s'agit notamment du leader de l'Union des forces pour la démocratie et le développement et ancien ministre de la défense de Deby, Mahamat Nouri. Ce chef rebelle était le personnage préféré d'Omar El Béchir, mais l'entente qui vient d'être scellée entre ce dernier et Idriss Deby le fera sans doute tomber en disgrâce.

Ensuite, malgré la ‘capacité de Deby à être au-dessus des ethnies’, la crise aigue qui sévit dans son pays réveille les ambitions. Une situation de tension ravivée par l'accroissement de la corruption, le favoritisme du régime en faveur de la minorité Zagawa. Ainsi, pour le président El Béchir, ce rapprochement avec le Tchad apparaît comme une manière de se barricader dans une région en proie à de multiples signes d'instabilité. Le président soudanais demeure plus que jamais dans une mauvaise posture avec les nombreuses charges qui pèsent sur lui. Des crimes contre l'humanité avec ses exactions au Darfour qui poussent les structures humanitaires à réclamer sa tête. Aujourd'hui, il est établi que la paix dans cette partie du Soudan passe inéluctablement par un régime affidé à Ndjamena. Il y a également le rôle encore très flou de la Libye qui semble instrumentaliser ces deux pays au point de les tenir en otage. Ces facteurs favorisent ce pas décisif de rapprochement entre le Soudan et le Tchad. Mais encore est-il que les multiples mouvements rebelles, sacrifiés sur l'autel de la réconciliation, n'ont pas encore dit leur dernier mot. Surtout que les actes de paix entre ces deux pays ont toujours été des exutoires de circonstance.

Abdou Aziz AGNE

Mauritanie : Une forte perception de corruption



NOUVELLES D'AFRIQUE: Mauritanie : Une forte perception de corruption
Posté le 09 February 2010 à 00:00:00 CET par webmaster1
Mauritanie : Une forte perception de corruption


La Mauritanie figure au 157ème rang mondial au titre de l'année 2009 dans l’indice de perception de la corruption que vient de publier « Transparency International ». L’indice de perception de la corruption se base sur 13 sources et note les pays sur une échelle de 0 (pays à très haut niveau de corruption) à 10 (Très faible degré de corruption). La Banque mondiale et la Banque africaine de développement sont parmi les sources de cette enquête qui évalue le niveau de corruption affectant l’administration publique d’un pays donné.
Au Maghreb, la Mauritanie, classée dernière, est devancée par la Tunisie (66ème), la Lybie (114ème), le Maroc (126ème) et l’Algérie (131ème).
Les 5 pays perçus comme étant les moins corrompus du monde sont la Nouvelle Zélande (avec une note de 9,4/10), le Danemark (9,3), Singapore (9,2), la Suède (9,2) et la Suisse (9).

Redéploiement sécuritaire dans le Sud de l'Algérie


04/01/2010 11:38:35 | Jeune Afrique
Redéploiement sécuritaire dans le Sud de l'Algérie

Les récentes prises d’otages au Mali et en Mauritanie, la multiplication des saisies de drogue (près de 30 tonnes au cours des dix premiers mois de l’année) et l’arrivée massive de migrants clandestins subsahariens en route pour l’Europe ont contraint l’état-major de l’armée algérienne à renforcer son dispositif sécuritaire dans le Sud. À partir du 1er janvier, plus de trois mille hommes supplémentaires seront affectés au Groupement des gardes-frontières (GGF), sur les frontières avec le Niger (700 km), le Mali (1 200 km) et la Mauritanie (500 km). Ils seront appuyés par des drones et des hélicoptères de combat. Les contrebandiers et les passeurs de clandestins – sans parler des salafistes – sont en effet le plus souvent équipés d’armes de guerre.

Nouvelles tensions entre Alger et Paris


10/02/2010 08:41:36 | AFP
Nouvelles tensions entre Alger et Paris
Le gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika a mal supporté de figurer parmi les "pays à risque"
© AFP

Le Front de libération nationale (FLN) a annoncé une proposition de loi pour "criminaliser" le colonialisme. Elle prévoit de créer des "tribunaux spéciaux" pour "juger les responsables de crimes coloniaux". Cet épisode intervient après le gel de la création d'une commission parlementaire entre les deux pays et l'inscription de l'Algérie sur la liste française des "pays à risque pour les transports aérien", mal vécue par le gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika
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Gel d'un projet parlementaire franco-algérien, volonté de députés algériens de "criminaliser" le colonialisme français... : les relations entre Paris et Alger connaissent un nouvel accès de fièvre inédit depuis cinq ans, qui a encore enflammé le Palais-Bourbon mardi.

Ce nouvel épisode de tension, symptôme de relations toujours passionnelles depuis près de 50 ans, a commencé jeudi quand Alger a annoncé le gel d'une réunion portant sur la création d'une grande commission parlementaire entre les deux pays.

"Criminaliser" le colonialisme français

Motif : le gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika a très mal supporté que la France inscrive l'Algérie sur "une liste de pays à risque pour les transports aériens".

"Comment l'Algérie peut-elle être parmi les pays qui luttent contre le phénomène du terrorisme et dans le même temps figurer sur la liste des pays dont les ressortissants sont soumis à des mesures de contrôle spécifiques ?", a protesté le président de l'Assemblée algérienne, Abdelaziz Ziari.

Fierté algérienne blessée, souvenir de la décennie noire des années 90, le tout sur fond de relation d'amour/haine entre deux pays qui se sont séparés dans le sang après 132 ans : la tension est encore montée d'un cran avec le dépôt au Parlement algérien d'une proposition de loi pour "criminaliser" le colonialisme français, deux ans avant le 50e anniversaire de l'indépendance algérienne en 1962.

"Nous envisageons de créer des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux ou de les poursuivre devant les tribunaux internationaux", a souligné un député FLN, Moussa Abdi, précisant que la proposition de loi avait été signée par 125 députés de différents partis.

Eric Besson et Thierry Mariani protestent

Amère ironie, cette proposition de loi est l'exacte opposée de la loi française du 23 février 2005 vantant "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Une disposition abrogée un an plus tard, condamnée par le président Bouteflika et qualifiée de "loi de la honte" par des parlementaires FLN.

Cinq ans après, l'histoire se répète, à rôles inversés. C'est au tour des Français de "regretter" la proposition de loi algérienne, dixit Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Dans la foulée, le député UMP Thierry Mariani a demandé le report de la ratification d'une convention franco-algérienne, finalement adoptée dans un climat tendu mardi matin.

Qualifié d'"ultra" par ses adversaires, M. Mariani est tête de liste UMP pour les prochaines élections de mars en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, région d'arrivée en 1962 pour de nombreux rapatriés et harkis.

L'éventuelle mise en place "des tribunaux d'exception n'est pas acceptable", a aussi déclaré le patron des députés Nouveau centre, François Sauvadet, demandant "une clarification de la part du gouvernement algérien sur cette initiative".

Lors d'un voyage en Algérie le 3 décembre 2007, le président Sarkozy avait dénoncé le système colonial "profondément injuste", tout en refusant la repentance.

Autre signe de la persistance des séquelles de la guerre d'Algérie : trois Français, fils de harkis, campent depuis le 5 mai à proximité de l'Assemblée, pour demander au chef de l'Etat de reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre de leurs pères en 1962.

Kouchner veut une alliance des Européens et des Américains face à la Chine en Afrique


09/02/2010 08:33:24 | AFP

Kouchner veut une alliance des Européens et des Américains face à la Chine en Afrique
Le chef de la diplomatie française à Bruxelles, le 12 janvier 2010
© AFP
Le ministre français des Affaires étrangères veut une "politique commune" des anciennes puissances coloniales associées aux États-Unis pour résister à la concurrence économique chinoise en Afrique.
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a préconisé lundi que les anciennes puissances coloniales européennes et les Etats-Unis définissent une "politique commune" en Afrique pour être "performants" économiquement face à la montée en puissance de la Chine.

"En Afrique, il nous faut une politique commune, certainement des Anglais et des Français. Et pourquoi pas y ajouter les Portugais et les Belges, les anciennes puissances coloniales, mais aussi les Américains", a-t-il suggéré devant l'Association de la presse diplomatique.

M. Kouchner était interrogé sur les moyens de résister à la concurrence économique chinoise sur l'ensemble des marchés mondiaux, particulièrement en Afrique.

"Ca va aller mal pour nous"
Armé de vastes réserves de change, Pékin déverse aujourd'hui en Afrique 15 fois plus d'investissements qu'en 2003 afin d'étancher sa soif de matières premières et offrir des débouchés à ses entreprises. Les grands travaux d'infrastructure financés par Pékin facilitent l'activité économique dans de nombreux pays.

Face à cette évolution, "il faut, a-t-il observé, que nous soyons performants et pas du tout confrontationnels. Ce n'est pas une bataille avec les Chinois pour qu'ils ne nous volent pas l'Afrique, mais c'est une démarche positive que nous ne pouvons faire qu'à plusieurs", a souligné le ministre.

Les Chinois "ont des atouts, ils gagnent tous les marchés, ils sont moins chers, ils contruisent à l'heure, etc", a remarqué M. Kouchner.

Il a relevé qu'à l'échelle mondiale, "nos rapports avec la Chine sont à la fois difficiles et indispensables". (. . . ) "Si nous ne nous attachons pas à des liens (. . . ) économiquement étroits avec la Chine, ça va aller mal pour nous", a-t-il prédit.

Nord-Mali : Un choc de trop


Adam Thiam- Le Républicain
Nord-Mali : Un choc de trop
mercredi 10 février 2010

Les trois régions nord sont frappées par une sécheresse cette fois-ci sévère, selon des témoignages d’experts. Surtout que dans certaines localités comme Menaka, il s’agit de la deuxième sécheresse consécutive.

Naturellement, une telle situation affectera plus les pâturages que les greniers, donc plus le bétail que les humains dans un premier temps. Dans un premier temps seulement, car la sécurité alimentaire de l’éleveur n’est pas dans la banque de céréales d’à côté mais dans la survie de son bétail. Or l’expérience de l’aide humanitaire l’a démontré, nous allons moins vers l’approvisionnement en aliment du bétail que vers une distribution de céréales aux zones touchées. Pour que le Nord ne sorte pas plus précarisé de cette crise de pâturage-ci, il faudra plusieurs actions.

D’abord prendre la mesure réelle de la crise afin que son ampleur soit connue et les réponses identifiées. Pour cela, il faut la plus grande visibilité politique du gouvernement sur le terrain. Car il semble, d’après les récits qui nous parviennent, que le prix des animaux se déprécie d’une manière inquiétante sur certains marchés du Nord. Après cette étape, ce sera les fortes mortalités animales comme il y en eut l’an dernier, dans la même région avec un accent plus marqué dans le cercle de Rharous. Puis, il faudra envisager l’inévitable, c’est-à-dire des mesures de déstockage qui font mal à un propriétaire de bétail mais qui sont un précieux garde-fou contre la dévalorisation du cheptel.

L’aliment du bétail doit également être rendu accessible sur place pour limiter les transhumances massives vers des cercles relativement épargnés au Sud (Douentza, Koro, etc) mais qui seront également fragilisés par une compétition inhabituelle. Les interventions seront t-elles aussi opportunes que pertinentes ? Fera t-on plus qu’égrener les statistiques de distribution alimentaires qui sont d’ailleurs le plus souvent sujettes à caution ? Il faut le souhaiter car si le Nord sait résister aux chocs, il en a trop pris ces dernières années. Et celui-ci pourrait être le choc de trop. Mais Khadafi qui y est annoncé nous aura lu avant. Et il sait avoir des arguments convaincants…

Adam Thiam