jeudi 4 février 2010

Terrorisme : L’ANP met le paquet


Ikram GHIOUA-http://www.lexpressiondz.com-04-02-10
Terrorisme : L’ANP met le paquet
jeudi 4 février 2010
Pas moins de 30 terroristes activant sous la coupe de Abdelmalek Droukdel, ont été définitivement neutralisés depuis le début de l’année 2010

Loin du contexte ayant prévalu durant les années 1990, où le tout-sécuritaire marquait remarquablement l’actualité, les forces de sécurité chargées de la lutte antiterroriste enregistrent des bilans spectaculaires contre les résidus du Gspc, branche présumée d’Al Qaîda au Maghreb. Pas moins, en effet, de 30 terroristes activant sous la coupe du tristement célèbre Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud ont été définitivement neutralisés depuis le début de l’année 2010, dont des émirs, alors qu’une cinquantaine d’éléments constituant des cellules de soutien ont été arrêtés dans le même cadre, notamment au niveau de la wilaya de Sétif.

A cela s’ajoute la reddition de l’un des bras de Mokhtar Belmokhtar au courant du mois de janvier dernier. Après l’opération menée avec succès à M’sila durant ce même mois où pas moins de 10 terroristes ont été abattus, les forces de sécurité, armées de renseignements vérifiés et recoupés, ont réussi, suite à une autre action militaire déclenchée au niveau de la wilaya de Djelfa, à mettre hors d’état de nuire sept terroristes. L’opération qui a été minutieusement préparée a eu lieu à Chref, situé à 50 km du chef-lieu de la wilaya. L’ANP ratissait la région depuis une quinzaine de jours déjà. Les terroristes ont été encerclés très tôt dans la matinée de mardi dernier. Ayant refusé de répondre favorablement aux injonctions de l’officier qui dirigeait l’opération, ils ont tous été abattus, après un violent accrochage. A noter que des armes automatiques ont été récupérées. Au moment où l’ANP mène sans relâche des actions contre les dernières poches du Gspc, qui se sont soldées, à ce jour, par la neutralisation de nombreux terroristes, le présumé n°1 de cette organisation menace de porter ses actions au-delà des frontières algériennes et plus exactement au Nigeria, un pays déjà meurtri à cause de la guerre entre les musulmans et les chrétiens.

Au fait, cet obscur chef terroriste veut et ce qui est fort probable sous les directives d’Al Qaîda-mère, renverser la situation à son profit. Cet énigmatique personnage qui s’est vendu à Oussama Ben Laden aura donc compris que son mouvement n’a plus aucun avenir en Algérie, notamment après son échec sur le plan politique et religieux, et c’est au Nigeria qu’il décide de poursuivre ce qu’il appelle le djihad. Droukdel, cachant le vrai visage de son organisation, veut venger les centaines de musulmans assassinés. Il offre ses services aux musulmans de ce pays pour soi-disant les entraîner à l’usage des armes. Droukdel tente de s’imposer sur une terre qui vit une redoutable crise politique, sécuritaire et sociale soit là, où tous les ingrédients sont favorables au terrorisme. Il espère voir ce pays aussi meurtri que la Somalie où le vide administratif y règne en maître et où des tribus s’entretuent pour le pouvoir. Car c’est une question de pouvoir. Le présumé n°1 d’Al Qaîda au Maghreb, qui n’arrive même pas à sortir de son trou de peur de tomber entre les mains de l’ANP, n’a pas trouvé mieux pour attirer l’attention sur lui. Des stratèges bien avertis soulignent que le phénomène Droukdel ignore tout du contexte dans ces pays, le Nigeria, le Mali, la Mauritanie.

Ikram GHIOUA

Hier insécurité au Nord, aujourd’hui insécurité à Bamako : Jusqu’à où veut-on amener le Mali ?

Diallo- Ciwara Info, 04/02/2010
Hier insécurité au Nord, aujourd’hui insécurité à Bamako : Jusqu’à où veut-on amener le Mali ?
jeudi 4 février 2010

Depuis quelques mois, l’insécurité a pris des proportions inquiétantes au Mali. Chaque jour, on apprend des cas du vol, de règlement de compte, d’assassinat, du cambriolage, du braquage et du trafic de drogues et d’armes. Les Maliens ne savent plus où se donner la tête. Il urge de trouver des solutions idoines à ce phénomène. Les autorités viendront-elles à bout de cette insécurité ? Difficile à répondre.

Les maux qui menacent notre société sont nombreux, dont le principal est l’insécurité. Avec 14 commissariats de police disséminés à travers le district de Bamako, les cas d’insécurité ne font que se multiplier de jour en jour. Les pauvres citoyens ne dorment plus ni vaquer dans la tranquillité d’esprit à leurs occupations quotidiennes. Partout, on reconnaît que les moyens mis à la disposition des forces de sécurité n’admettent pas l’enracinement de l’insécurité dans notre pays, particulièrement dans la ville de Bamako où désormais la nuit tombée, on ne peut plus sortir le nez.

En effet, certains porteurs d’uniforme seraient en complicité avec les bandits qui pillent ou cisaillent les portes des grands magasins de la place. A cela s’ajoutent, les domiciles des richissimes dont les noms n’existeraient pas dans le répertoire téléphonique des chefs. Lesquels ? Renseignez-vous ! Les agents connaissent bien les nids, les lieux de résidence des bandits et les réseaux des malfrats, mais ne font que s’adonner au racket des laborieux gens en partance ou au retour de leurs lieux de travail. Ils feraient même des combines les plus inimaginables avec les bandits en vue d’acquérir de réputation ou d’avoir de promotion.

Souvent aussi, les policiers, gardes et gendarmes ayant le sens du patriotisme et la valeur de leurs bulletins de salaires, redoutent les armes utilisées par les malfrats qui sont plus sophistiquées que les siennes. Donc, en cas d’échange des tirs, ils prennent leurs jambes à leur cou pour se sauver.

Autre faille dans la lutte contre l’insécurité c’est que parfois, les malfrats sont informés des jours, heures et zones d’intervention des éléments. De sources crédibles font croire que certaines hiérarchies seraient impliquées dans le trafic d’armes et de drogues. Ce qui fait que certains malfrats opéreraient avec des armes répertoriées au niveau des services de sécurité.

Quelques chefs de gangs ou têtes de réseau seraient sous la couverture de certains hauts responsables pour l’écoulement des produits illicites qu’ils importent. C’est pourquoi, il n’est pas étonnant de croiser dans la rue le malfaiteur arrêté la veille. Les patrouilles nocturnes consisteraient à dire aux bandits ‘’attention, nous sommes là. Il y a un deal entre nous qu’il faut respecter au risque de se voir mettre sous le verrou’’. Elles viseraient également à mettre de la limite aux dégâts causés par les malfrats.

Aujourd’hui, les patrouilles se font n’importe comment ! Au lieu d’aller cueillir les bandits, on se promène devant les night-clubs, bars et restaurants pour gaspiller des carburants en ramassant les mecs et leurs copines. Et, quand on aide les forces de sécurité en les filant l’information, on est plus tard dénoncé. Par qui ? On ne sait pas comment. Du coup, les populations ne prennent plus aucun risque de fournir l’information aux chefs des brigades de recherche (BR).

C’est ce cocktail de problèmes qui abouti à la naissance de tous les phénomènes qu’on connait aujourd’hui au Mali. La responsabilité se situe d’abord au niveau des plus hautes autorités nationales. Hier, c’était l’insécurité au nord de notre pays avec Ibrahim Ag Bahanga dont les causes restent encore diversement expliquées. Aujourd’hui, c’est l’insécurité en plein jour à Bamako. Jusqu’à où veut-on amener le Mali. Bamako est devenu une capitale de haute insécurité.

I Diallo

Assassinat de quatre saoudiens à la frontière Niger – Mali : Un des présumés assassins arrêté hier à Gao par la SE

Chahana Takiou- 22 Septembre, 04/02/2010
Assassinat de quatre saoudiens à la frontière Niger – Mali : Un des présumés assassins arrêté hier à Gao par la SE
jeudi 4 février 2010

Dans notre parution n°045 du lundi 4 janvier 2010, nous titrions à la Une et en page 4 : "Après l’assassinat des quatre saoudiens à la frontière Mali-Niger, une douanière malienne arrêtée à Niamey, 4 soldats nigériens tués au Mali". Dans cet article nous écrivions ceci : "Le 30 décembre dernier, après l’arrestation la veille trois bergers maliens, pour les besoins de l’enquête dans l’assassinat des saoudiens, une douanière malienne, Oujdou Walette Amassare, chef de douane à Ménaka, en séjour à Niamey pour un mariage, a été mise aux arrêts. On reproche uniquement à cette dame d’avoir loué son véhicule aux saoudiens agressés. En outre, deux Touaregs de Kidal et un Arabe nigérien ont également été appréhendés à Agadez, pour la simple et bonne raison que des objets des saoudiens tués ont été retrouvés dans leur véhicule. Par ailleurs, nous avons appris de bonnes sources qu’au cours d’une patrouille de l’armée nigérienne sur le territoire malien, quatre militaires, dont un capitaine ont trouvé la mort, suite à un accrochage vers Tin-Essako, avec une bande armée non encore identifiée".

Eh bien ! Le royaume d’Arabie Saoudite suit l’affaire de près. C’est ainsi qu’une forte pression a été mise sur Niamey et Bamako pour traquer les assassins des Saoudiens. Après l’arrestation de cette douanière, elle a été inculpée par le parquet de Niamey pour "complicité d’assassinat".

Dans son audition, des indices ont orienté les enquêteurs vers son mari, Cheïbane Ould Hama, réputé être un grand bandit, spécialisé dans les enlèvements de voiture. C’est ainsi que Interpol a été mis à contribution au Niger, au Mali et au Burkina Faso. Dans les services spécialisés de ces trois pays, la photo de Cheïbane Ould Hama est affichée partout. Les agents de service de renseignements des trois pays ont été fortement mobilisés. Le professionnalisme aidant, ceux du Mali ont réussi tôt dans la journée du mercredi 3 février à mettre le grappin sur ce présumé assassin, dans la ville de Gao, notamment dans le quartier huppé dénommé : "Château". Cheïbane Ould Hama était venu à une invitation lorsqu’il a été appréhendé dans son véhicule par des policiers en tenue civile.

La bagarre, nous a-t-on dit, a été chaude. Il aura fallu lui mettre une balle dans la jambe pour le neutraliser. Il est présentement sous haute surveillance militaire à l’hôpital régional de Gao. Un jeun homme, un innocent a ainsi pris une autre balle perdue au cours des échauffourées. Il est également en traitement dans le même hôpital.

A suivre.

Chahana Takiou

Kidal : Le nouveau Gouverneur a prêté serment

Adama Diarra (AMAP KIDAL)- L’Essor, 04/02/2010
Kidal : Le nouveau Gouverneur a prêté serment
jeudi 4 février 2010


La salle de conférence du gouvernorat de Kidal a accueilli la cérémonie solennelle de prestation de serment de Yaya Dolo, le nouveau gouverneur de la Région.

La cérémonie était présidée par le président du tribunal de Kidal, Lassana Diakité, qui avait à ses côtés le greffier en chef, Minkoro Sangaré, et le représentant du parquet venu de Gao. L’audience était ouverte au grand public Le nouveau gouverneur a franchi tous les échelons de l’Administration. Sorti de l’École normale d’administration (ENA) en 1979, il a servi respectivement dans les régions de Gao, Tombouctou, Mopti, Ségou, Sikasso, Koulikoro.

De 2004 à 2008, Yaya Dolo était en poste à Kidal comme directeur de cabinet du gouverneur. Avant d’être nommé gouverneur de la région de Kidal, il était le directeur de cabinet du gouverneur de Ségou. « Pensez à la situation matérielle et morale des agents de l’État qui ont accepté de venir servir à Kidal, une région où les conditions sont extrêmement difficiles. Instaurez l’autorité de l’État de façon pédagogique et progressive. Faites preuve de compassion et non de complaisance. Kidal a ses réalités », a conseillé le président du tribunal au nouveau chef de l’exécutif régional.

Adama Diarra (AMAP KIDAL)

mercredi 3 février 2010

Mauritanie: fin du "dialogue spirituel" mené en prison avec les jihadistes


03/02/2010 21:02
NOUAKCHOTT, 3 fév 2010 (AFP)
Mauritanie: fin du "dialogue spirituel" mené en prison avec les jihadistes

Le "dialogue spirituel" lancé en janvier à la prison de Nouakchott, entre des théologiens mandatés par le gouvernement et des jihadistes détenus, a pris fin, a annoncé mercredi un porte-parole de la commission gouvernementale, assurant qu'il avait "réussi à 90%".

"Nous avons informé le président de la République des bons résultats du dialogue qui a réussi à 90%", a déclaré le rapporteur de la commission, Abdallahi Ould Eminou, au sortir d'une rencontre avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Cette rencontre marquait la fin du dialogue avec les jeunes salafistes incarcérés, "dont certains portent des idées extrémistes", selon l'érudit.

M. Ould Eminou a affirmé que "ce genre de dialogue conduit généralement à la solution des problèmes nationaux de façon convenable, acceptée" et peut éviter à la Mauritanie "les dérives dont ont été victimes d'autres pays".

Un haut responsable de la commission gouvernementale avait annoncé mardi que les trois théologiens avaient limité, ces derniers jours, la discussion "aux éléments les plus durs" parmi les présumés combattants islamistes en instance de jugement. Cette source gouvernementale avait alors soutenu que le cercle des "jihadistes endurcis" se réduisait "comme peau de chagrin".

Parmi "les plus durs" figure le Mauritanien Al-Khadim Ould Semman, qui avait exhibé une pancarte portant le nom d'Al-Qaïda durant la cérémonie d'ouverture du dialogue et qui affirme parler au nom de "ceux qui portent les armes pour combattre les mécréants".

Tchad : le président Déby à Khartoum le 8 fevrier

Tchad : le président Déby à Khartoum le 8 février
(AFP)

N'DJAMENA — Le président tchadien Idriss Deby Itno a annoncé mercredi qu'il allait rencontrer le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum le 8 février, une délégation tchadienne se rendant dès jeudi à Khartoum dans le cadre de la création de la force mixte tchado-soudanaise.

"J'irai le 8 février à Khartoum discuter avec le président el-Béchir", a affirmé M. Deby à N'Djamena lors d'une audience accordée à des représentants de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) rassemblés au Tchad

"Je suis un homme de dialogue et d'ouverture. La guerre n'a jamais arrangé les choses et je sais de quoi je parle messieurs les parlementaires. Le Tchad veut vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins", a-t-il assuré.

Le Tchad et le Soudan, qui entretiennent des relations chaotiques depuis cinq ans, s'accusant notamment de soutenir des rébellions hostiles à leur pouvoir, ont signé mi-janvier à N'Djamena un "accord de normalisation" assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières".

Dans ces accords, les deux pays se sont engagés à cesser tout soutien à leurs mouvements rebelles respectifs et ont également établi un calendrier en vue de la création d'une force mixte.

Parallèlement, une source officielle tchadienne a indiqué mercredi que le secrétaire d'État à la Défense Mahamat Bechir Okoromi conduirait jeudi une délégation à Khartoum.

"Ce déplacement doit servir pour la mise en oeuvre du chronogramme et rendre effectif le calendrier arrêté" pour la force mixte, a indiqué cette source sous couvert d'anonymat, ajoutant "qu'il s'agira également de définir le cadre juridique de cette force".

La première étape du calendrier prévoit "les préparatifs du contingents du 15 au 31 janvier", puis le regroupement "des forces à l'intérieur des frontières des deux pays du 1 au 7 février". Du 8 au 15 février, il y aura un regroupement "des forces mixtes dans les deux pays" et leur "mise en place effective dans les postes d'observation d'Abeché (est Tchad) et El-Geneina (ouest Soudan)" avant le déploiement au 20 février.

Le Tchad et le Soudan "se sont donné un délai de deux mois pour prendre chacun les mesures qu'il faut pour mettre un terme à toute présence, tout soutien et toute action des groupes armés (hostiles) à l'un ou l'autre pays", selon le texte de l'accord.

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Tchad: ministre Environnement limogé pour avoir permis l'abattage d'arbres

Romandie News
Tchad: ministre Environnement limogé pour avoir permis l'abattage d'arbres

N'DJAMENA - Le ministre tchadien de l'Environnement et des ressources halieutiques le Professeur Ali Souleyman Dabye a été limogé mercredi, selon des sources officielles, apparemment pour avoir permis l'abattage d'arbres autour de N'Djamena.

"Il est mis fin aux fonctions du ministre", indique le décret lu à la radio sans préciser de raisons.

Un membre du gouvernement a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que le ministre avait délivré "une autorisation à un général de l'armée pour l'abattage des arbres dans un périmètre à perte de vue à la sortie sud de N'Djamena".

Or, les autorités tchadiennes ont, dans le cadre de la lutte contre la déforestation et la désertification, strictement interdit l'abattage des arbres près de N'Djamena, interdisant même la vente de charbon de bois dans la capitale.

En août 2007, le président Idriss Deby Itno avait lancé un plan de ceinture verte autour de la capitale, où un million d'arbre doivent être plantés.

Mais N'Djamena a été la cible de plusieurs attaques rebelles ces dernières années.

En 2008, les rebelles ont même atteint les portes du palais présidentiel et étaient tout proches de renverser le régime.

Après l'attaque, les autorités avaient fait couper des arbres centenaires qui étaient la fierté de l'avenue du Général de Gaulle parce que les rebelles avaient bénéficié de leur protection lors de l'attaque.

(©AFP / 03 février 2010 21h25)

Un cargo libyen capturé dans le Golfe d'Aden


2010-02-03 18:25:25 | AFP
Un cargo libyen capturé dans le Golfe d'Aden
AFP
jeune Afrique


Un cargo libyen battant pavillon nord-coréen a été capturé mercredi matin par des pirates dans le Golfe d'Aden, a annoncé la force navale anti-piraterie de l'UE, Atalante dans un communiqué.

Le navire, M/V RIM, d'une capacité de 4. 800 tonnes, a été capturé dans le nord-ouest du Golfe d'Aden au sud des côtes du Yemen, a précisé Atalante.

Le cargo, qui appartient à la société libyenne White Sea Shipping, n'avait pas été enregistré auprès des autorités chargées de surveiller cette zone de l'océan Indien. Atalante ignore combien de membres d'équipage se trouvaient à bord et leur nationalité.

A quand le sommet sur l’AQMI ?


Hyacinthe Sanou-03-02-10-http://www.lobservateur.bf
A quand le sommet sur l’AQMI ?
mercredi 3 février 2010

Comme du lait sur le feu, la crise couvait depuis quelques temps entre l’Algérie et le Mali au sujet des exactions d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) dans la sous-région sahélienne.

Jusque-là pourtant, le langage diplomatique a toujours prévalu entre les deux Etats malgré la « guerre des mots » qui a vu journalistes algériens et maliens, chacun à son tour, rejeter la faute sur l’un des deux pays par articles interposés.

Malheureusement, le lait a fini par déborder et se verser, la crise éclatant au grand jour notamment au cours du 14e sommet de l’Union africaine, ouvert le 30 janvier 2010 à Addis-Abeba, avec cette brusque tension entre les deux pays. En effet, les Algériens accusent le Mali de laxisme flagrant face aux combattants de l’AQMI, et estiment que le Niger est beaucoup plus coopératif arguant que ce n’est pas un hasard si les terroristes ne sont pas installés dans le désert nigérien. Alger pointe également du doigt les mauvaises médiations engagées par Bamako pour la libération d’otages occidentaux, médiations qui se terminent presque toujours par le versement de rançons, à tel point qu’un diplomate algérien a affirmé :

« Les Maliens participent indirectement au financement d’Al Qaida ». Du côté malien, on estime ne pas avoir de leçon à recevoir en matière de coopération antiterroriste : « C’est un mauvais procès. Personne ne contrôle ces islamistes y compris l’Algérie malgré les moyens militaires dont elle dispose ». Ainsi, il est bien loin le temps où les présidents Amadou Toumani Touré du Mali, Mouammar Kadhafi de la Libye et Abdelaziz Bouteflika d’Algérie se sont réunis en marge du Sommet de l’OUA, tenu à Syrte en juillet dernier, afin de porter le coup de grâce au terrorisme dans la région en mettant en place une stratégie d’offensive.

Al Qaida au Maghreb islamique sévit toujours. Pire, la bande sahélo-saharienne a même été transformée en une sorte de ventre mou, refuge de prédilection pour les terroristes qui s’y replient une fois leurs crimes perpétrés. Seulement, pouvait-il en être autrement de ce vaste no man’s land ? Les pays qui se le partagent, notamment le Niger (1 267 000 km2), le Mali (1 241 238 km2) et la Mauritanie (1 030 700 km2) sont trop grands et trop indigents pour lutter efficacement contre la Nébuleuse qui se délecte justement de l’immensité de leur territoire.

L’Algérie semble donc la mieux nantie pour venir à bout de ce phénomène qui, rappelons-le, a vu le jour sur ses terres, avec le changement de nom de l’organisation islamique armée algérienne, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) devenu l’AQMI. Cependant, tant qu’il y aura pas d’entente entre les principaux intéressés, la lutte contre le terrorisme sera vouée à l’échec. Et ce n’est non plus en s’étripant dans la salle qui abrite la rencontre de l’UA que le problème sera résolu.

Aussi, peut-on se rallier à l’idée de l’inénarrable président sénégalais, Abdoulaye Wade, d’organiser un sommet sur la Nébuleuse regroupant les Etats concernés et les grandes puissances dont les ressortissants sont les plus visés par les prises d’otages de l’organisation terroriste. Cette rencontre permettrait surtout d’aplanir les divergences et de conjuguer les efforts afin d’obtenir des résultats probants dans la lutte contre le phénomène. Même les nations les plus puissantes ne sont pas épargnées par le terrorisme dont elles ont du mal à se départir ; alors plus que jamais, un front commun est nécessaire pour vaincre l’AQMI. Ne dit-on pas que l’union fait la force ?

Par Hyacinthe Sanou

Abdelmalek Droukdel, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, propose d'armer et de former les musulmans du Nigeria


Afrique
nouvel OBS.com
Al-Qaïda propose d'armer et de former les musulmans nigérians
AP | 01.02.2010 | 20:33

Abdelmalek Droukdel, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, propose d'armer et de former les musulmans du Nigeria, qu'il estime victimes d'une "croisade" menée par leurs compatriotes chrétiens.

"Nous sommes prêts à entraîner vos fils à l'usage d'armes", déclare-t-il dans un message publié lundi sur un site web. Il offre un soutien en "hommes, armes, munitions et équipement".

Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique exhorte les Nigérians à "pousser (leurs) fils dans les champs de bataille du djihad pour qu'ils deviennent l'avant-garde combattante dans la défense du sang et de l'honneur des musulmans".

Le mois dernier, des violences ont opposé chrétiens et musulmans dans le centre du Nigeria, faisant 326 morts. Mais Droukdel affirme que seuls des musulmans - plus de 500 au total - ont été tués. "C'est clairement un massacre uniquement contre les musulmans", dit-il.

"La seule façon de mettre un terme à ces massacres sans fin et de rétablir vos droits", plaide-t-il, "c'est de vous préparer à la guerre sainte et le meilleur exemple vous est donné par vos frères en Somalie qui affrontent les croisés éthiopiens". AP

L'UA déclare la guerre aux coups d'Etat (président de l'Union)


L'UA déclare la guerre aux coups d'Etat (président de l'Union)

L'Union africaine luttera résolument contre toute forme de prise du pouvoir par la force sur le continent, a déclaré le nouveau président en exercice de l'Union, le chef de l'Etat malawite Bingu wa Mutharika.

"Nous allons déclarer la guerre aux changements anticonstitutionnels sur le sol africain et sanctionner sévèrement les putschistes ", a-t-il souligné.

Le 14ème sommet de l'Union africaine a pris fin mardi à Addis-Abeba.

Au terme du sommet une déclaration a été prise appelant "le régime illégitime de Madagascar", où un coup d'Etat a eu lieu l'année passée, de cesser d'imposer des solutions unilatérales à la crise.

Mercredi, Bingu wa Mutharika présidera sa première rencontre de travail en tant que président de l'UA. L'attention des participants à la rencontre sera centrée sur l'arrêt des conflits armés en Afrique, qui aboutissent à la prise du pouvoir par la force.

Le sommet précédent de l'UA sur la résolution des conflits s'est tenu en août 2009 en Libye.

Crise entre Tripoli et Alger au sujet des otages espagnols


Crise entre Tripoli et Alger au sujet des otages espagnols
Nom : bibi | 02/02/2010 - 23H43
kidal info

Le dossier des otages espagnols risque d’empoisonner les relations, déjà fragiles, entre les puissances sous-régionales. Enlevés sur le territoire mauritanien et exfiltrés du pays vers les frontières nord maliennes, les otages espagnols sont soumis à des marchandages entre négociateurs et ravisseurs.

Depuis quelques jours, les Libyens sont entrés sur la ligne par le biais d’une Ong, Gand Akaui, intervenant souvent dans les prises d’otages, en vue de payer la rançon exigée par les terroristes. Ses négociateurs ont déjà par le passé obtenu la libération des deux otages autrichiens dont la rançon a été payée par le Guide Libyen.

Selon le journal algérien, an Nahar, qui rapporte la nouvelle, les autorités d’Alger ont été gênées par cette intrusion de Tripoli, d’autant que la diplomatie algérienne, depuis plusieurs mois, à obtenir du Conseil de sécurité de l’ONU une résolution condamnant le versement de rançons en échange de la libération d’otages détenus par telle ou telle organisation terroriste.

Les 25 et 26 novembre, lors de sa première visite à Alger, le général William Ward, patron de l’Africom, le commandement de l’armée américaine en Afrique, a pu constater la forte mobilisation de ses interlocuteurs à ce sujet. Le président Bouteflika, mais aussi Mourad Medelci, le ministre des Affaires étrangères, et le général Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, lui ont tous expliqué que cet argent servait à financer les maquis islamistes en Algérie. Et qu’il était indispensable d’en tarir la source.

Les consuls maliens à Tamanrasset (sud de l’Algérie) et Jeddah (Arabie Saoudite) ont été désignés par les autorités de Bamako pour diriger les négociations avec les terroristes.

mck/ainrim
sorce Kidal info