dimanche 17 janvier 2010

Attentats anti-français en Mauritanie : 4 présumés terroristes recherchés au Sénégal.


4 présumés terroristes dirigées par Azbaye Ag Boyer, un touareg malien | Nom : issane Ansar | 17/01/2010 - 12H28
source :Kidal info
Article paru sur le Quotidien (Sénégal)


Attentats anti-français en Mauritanie : 4 présumés terroristes recherchés au Sénégal.

L’Organisation internationale de police, Interpol, fouine depuis quelques temps sur le sol sénégalais. Elle est à la recherche de 4 présumés terroristes «salafistes» supposés être au Sénégal.

Ces quatre personnes dirigées par Azbaye Ag Boyer, un touareg malien sont, selon les informations reçues, mêlées à des attentats terroristes comme celui commis contre l’ambassade de France à Nouakchott au mois d’août 2009. Le Sénégal est-il devenu une terre de refuge pour les terroristes?

L’on est tenté de répondre par l’affirmative. On n’a pas encore fini d’épiloguer sur la récente venue en terre sénégalaise du Tunisien Ferchissi expulsé de France pour actes terroristes, que voici l’Organisation internationale de police, Interpol, qui s’intéresse de près au pays de la Téranga.

En effet depuis quelques jours, Interpol est au Sénégal précisément sur la piste de 4 présumés terroristes salafistes.Ces quatre personnes supposées être au Sénégal sont mêlées à des attentats extrémistes en Mauritanie comme celui contre l’ambassade de France à Nouakchott, la fusillade contre des touristes français et l’enlèvement de touristes allemands et suisses.

Le chef de file de ces présumés terroristes recherchés au Sénégal par Interpol s’appelle Azbaye Ag Boyer. Un touareg né en 1983 au Mali. C’est lui qui a enrôlé les trois autres éléments également recherchés et qui sont des négro-mauritaniens, selon les informations reçues.

Ismael Ibrahim, Mohamed Elhad et Habibou Ahmed sont, eux, plus jeunes que leur chef Azbaye Ag Boyer. Ils sont âgés entre 22 et 25 ans. Ce qui n’enlève en rien leur degré d’engagement dans les actes commis, d’autant plus qu’ils ont été à bonne école, celle de Azbaye Ag Boyer.

En effet, M. Boyer passe pour un haut responsable du mouvement salafiste appartenant au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) de l’Algérien Abde-razak El Para. El Para, de son vrai nom Amari Saïfi, avait été arrêté avec un groupe d’une dizaine d’hommes par des membres du Mouvement pour la justice et la démocratie au Tchad (Mjd), dans le Tibesti en mars 2004.

Cela fait suite à son infiltration avec une colonne du Gspc au Tchad. Il est impliqué dans plusieurs affaires, notamment l’enlèvement de 32 touristes européens en février 2003 dans la Wilaya d’Illizi, en Algérie. Surnommé aussi «l’émir du désert» à cause de ses opérations terroristes commises dans le désert algérien, El Para est en prison depuis 2004 en Algérie. C’est donc au sein de l’organisation de cet homme réputé dangereux que Azbaye Ag Boyer occupe de hautes responsabilités.

D’ailleurs Boyer a eu à séjourner à plusieurs reprises au sein de certains groupes islamistes connus pour leurs activités terroristes, en Afghanistan, aux Philippines et en Indonésie. Il avait quitté clandestinement l’Indonésie après l’attentat de Bali en 2002 qui avait fait 202 morts, composés essentiellement de touristes. Depuis lors, il exerce ses activités terroristes dans le désert algérien, dans des pays comme le Mali, la Mauritanie, le Niger, entre autres.

ISSOUFOU BACHAR ET LA QUESTION DU TERRORISME: Les errements d’un homme politique


Écrit par Garé AMADOU (l’Evènement N°331 du 12 janvier 2010)
Dimanche, 17 Janvier 2010 04:16
Niger

La question du terrorisme est en train de devenir une préoccupation pour les dirigeants du monde entier qui ont décidé de prendre le sujet à bras le corps. L’attentat manqué du vol Amsterdam Détroit dont un jeune ressortissant nigérian est l’auteur a rappelé à quel point la menace était réelle. Mais au lieu que tous les esprits soient dans la direction de la lutte contre le terrorisme, il semble que certains intellectuels nigériens ont décidé d’abonder dans le sens de l’apologie du crime. Dans un entretien qu’il a accordé à une télévision de la place, le leader de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP Zumunci), Issoufou Bachar, a, sans sourciller, apporté tout son soutien au nigérian Omar Farouk Abdul Mutalab qu’il considère comme un héros. Et l’homme politique qui n’est pas à sa première sortie médiatique contre le monde occidental de souhaiter que tant d’autres Omar Farouk pour détruire ou déjouer le complot juif et croisé. Un soutien pour le terrorisme incompréhensible quand on sait que le Niger fait face depuis quelques temps à des actes qui s’apparentent à ceux de la nébuleuse islamiste. L’enlèvement des diplomates canadiens Robert Fowler et Louis Guay ainsi que de leur chauffeur nigérien, l’assassinat des chasseurs saoudiens dans la région de Tillaberi, et l’accrochage entre les forces de défense et de sécurité et un groupe d’hommes armés qu’on associe au trafic de drogue…, sont autant de problèmes que le Niger a vécu ces derniers mois.

Comment un homme politique nigérien peut-il en arriver à faire l’apologie de la violence au nom de la religion musulmane qui est par excellence une religion de paix et de tolérance? Ses propos sont un soutien explicite aux islamistes radicaux. D’ailleurs n’était-il pas celui qui avait dit dans une interview accordée à la Deutsche Welle que «le système de sécurité nigérien ne peut rien contre Al-Qaïda pour qui, le terrain reste très fertile au Niger, un Etat laïc majoritairement musulman » ? Et de poursuivre que «Al-Qaïda pourra bénéficier de toutes les complicités internes pour exécuter n’importe quelle opération en territoire nigérien».

Un rappel à l’ordre des autorités en charge de la sécurité publique s’avère plus que nécessaire devant la gravité de ces propos. Comment sous le couvert de la liberté d’expression, des personnalités se permettent d’apporter un soutien à un acte terroriste qui pouvait détruire des centaines de vies humaines innocentes ?

samedi 16 janvier 2010

Niger: la médiation propose le maintien de Tandja et une transition


Romandie News
Niger
NIAMEY - Le médiateur ouest-africain dans la crise nigérienne a proposé le maintien en fonction du président Mamadou Tandja et une période transition dirigée par "un gouvernement réconciliation nationale", a indiqué vendredi l'opposition à l'AFP.

"Dans sa synthèse de sortie de crise en 9 points, le médiateur a proposé le maintien du président Tandja et un gouvernement de +réconciliation nationale+ conduit par un Premier ministre désigné par consensus", a indiqué à l'AFP un membre de l'opposition au dialogue inter-nigérien, qui a requis l'anonymat.

Il n'a pas précisé la durée du maintien proposé pour le président et de la période de transition

Jeudi, le médiateur, l'ex-dirigeant nigérian Abdulsalami Abubakar, avait présenté sa "feuille de route" aux deux camps.

"Sur la base de nos deux propositions, il nous a soumis un document contenant ses suggestions et nous a demandé de lui faire des propositions écrites d'ici le 26 janvier", a déclaré à la presse Nouhou Arzika, un délégué du pouvoir au dialogue inter-nigérien.

M. Arzika, a indiqué que le médiateur leur a également notifié un nouveau "face à face" avec l'opposition le 4 février et qu'il "finalisera ses discussions le 8 février".

Entamé le 21 décembre, le dialogue avait été suspendu en raison des fêtes de Noël, puis reporté deux fois par le médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

L'opposition souhaite une période de transition pour rédiger une nouvelle Constitution et organiser l'élection de nouvelles institutions démocratiques.

D'après des journaux privés, le camp présidentiel a proposé "le maintien en l'état" des institutions mises en place sur la base de la nouvelle Constitution très contestée mais va "associer l'opposition à la gestion de l'Etat".

Après dix ans de pouvoir, le président du Niger Mamadou Tandja a obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel le 4 août.

Son deuxième quinquennat, qui expirait le 22 décembre, a été prolongé d'au moins trois ans.

(©AFP / 15 janvier 2010 14h49)

Qui n’a pas peur du Sahara ?


Le lundi 23 novembre 2009 à 13:36, par Yessar
http://soudan.blog.jeuneafrique.com/index.php/2009/11/10/63-le-sahara-est-il-soluble-dans-le-business
Qui n’a pas peur du Sahara ?
Le Sahara Occidentale (Espagnol pour l’Espagne, Mauritanien pour la Mauritanie, Marocain pour le Maroc, Sahraoui pour les… Sahraoui) est un territoire qui fait parler de lui depuis le début des années 70 du siècle dernier, et toujours sous forme d’actualité et de « point chaud ». Pourquoi ? Parce qu’il fait peur à tout le monde :

-les espagnols qui pensent l’avoir décolonisé, alors qu’ils sont toujours accusés de l’avoir « abandonné » dans des circonstances peu morales.

-les Mauritaniens qui craignent autant son indépendance (il est trop proche, trop dynamique, trop guerrier), son rattachement à leur pays (créerait un déséquilibre interne entre communautés Arabe et Africaine, entre Ehel Sahil et Ehel Adrar), au Maroc (les velléités d’expansion Allalfassiste risquent de se réveiller) ou son éternel « hébergement » en Algérie (qui empoisonne et retarde l’éclosion du Grand Maghreb).

-les Marocains qui souhaitent l’intégrer comme prolongement naturel de leur pays et qui s’y ont beaucoup investis, craignent, une fois intégré, de grés ou de force, que l’absence de culture et de traditions monarchistes, au sein de ce peuple du désert (fils des nuages), renforcée par trente ans de guérilla et d’organisation politique et sociale horizontale, ne déteignent sur le petit peuple déjà tiraillé entre la Salafisme militant et l’appel des sirènes de la démocratie occidentale.

-les Sahraouis, qui auront tout sacrifié pour leur indépendance et leur liberté, se rendent compte aujourd’hui que leur République, indépendante et installée sur la terre de leurs ancêtres, ne survivra et ne sera viable, dans un monde globalisé et une région convoitée, qui connaît de grandes convulsions politiques et économiques, que si elle (la république) s’aligne sur un de ses frères ennemis au prix de concessions qui enlèveraient à cette indépendance toute sa saveur et son goût de victoire.
Or, le choix de ce grand frère sur qui la RASD s’appuierait fera tellement de jaloux, que…

Alors que faut-il faire pour trouver la solution juste, la bonne solution ?
Il faut vaincre la peur.

Un habitant du grand Sahara

AFP Accord de sortie de crise : Dadis reste en exil, élection présidentielle dans six mois


Moussa Dadis Camara, en civil, signe l'accord le 15 janvier. Il n'a pas pris la parole.

16/01/2010 10:29:31

© AFP
Après plusieurs jours de négociation au sommet à Ouagadougou, Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté ont signé un accord, sous l'égide de Blaise Compaoré. Le texte prévoit que Dadis prenne "librement un temps de convalescence" et qu'une élection présidentielle se tienne dans "six mois".

Un accord de sortie de crise en Guinée a été signé vendredi à Ouagadougou, prévoyant un maintien "en convalescence" à l'étranger du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et la tenue d'une présidentielle dans "six mois".

Après deux jours de difficiles tractations, l'accord a été signé par le capitaine Camara, apparu amaigri et avec une longue cicatrice sur le crâne, le président intérimaire le général Sékouba Konaté et le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabè Blaise Compaoré, a constaté l'AFP.

Dadis en civil, n'a pas parlé pendant la cérémonie
Dans le même temps, les opposants à la junte, incapables de s'entendre, ont proposé deux noms au poste de Premier ministre de transition: l'opposant Jean-Marie Doré et la leader syndicaliste Rabiatou Sérah Diallo. Ils laissent ainsi le choix au général Konaté de le désigner à leur place.

Le chef de la junte, 44 ans, blessé à la tête par balle lors d'une tentative d'assassinat le 3 décembre, "prend librement un temps de convalescence tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition", selon le texte de l'accord qui ne précise pas s'il restera au Burkina.

Il était habillé en civil, avec des lunettes de vue. Cette tenue contrastait avec celles de commando parachutiste, larges lunettes de soleil et béret rouge, qu'il affectionnait en public avant le 3 décembre. Il marchait seul, sans aide, mais lentement. Le visage figé, il n'a pas parlé durant la cérémonie.

La communauté internationale, France et Etats-Unis en tête, redoutait plus que tout un retour en Guinée du capitaine Camara, mis en cause avec d'autres par des enquêteurs de l'ONU pour sa participation au massacre de plus de 150 opposants le 28 septembre à Conakry.

Pas de participation de la junte à l'élection

L'accord de Ouagadougou prévoit aussi la création d'un "conseil national de transition (CNT), organe politique délibérant, dirigé par une personnalité religieuse", la mise en place d'un "gouvernement d'union" dirigé par un "Premier ministre, président du conseil des ministres, issu du Forces vives" (opposition, syndicats et société civile), et l'organisation d'une élection présidentielle "dans six mois".

Le document stipule que "les membres du Conseil national de transition, le chef d'Etat de transition, les membres du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte), le Premier ministre, les membres du gouvernement d'union nationale et les membres de forces de défense et de sécurité en activité" ne participeront pas à ce scrutin crucial.

Cet accord intervient après de difficiles tractations de haut niveau entamées mercredi soir à Ouagadougou.

Le capitaine Camara était arrivé d'une manière inopinée mardi soir dans la capitale burkinabè, après plus d'un mois d'hospitalisation au Maroc.

La communauté internationale soutient le chef intérimaire de la junte qui s'est dit prêt à partager le pouvoir avec l'opposition. Le 6 janvier, il avait annoncé que le Premier ministre de la transition serait "issu de l'opposition" et "désigné par elle-même".

"Dans la mesure où nous n'arrivons pas à nous entendre sur une candidature unique des Forces vives, nous avons proposé deux candidats", a déclaré vendredi à l'AFP M. Mamadou Bah Baadiko, président de l'Union des forces démocratiques (UFD).

Il a toutefois tenu à dédramatiser: "ce n'est pas méchant tout cela, le général Konaté aura à choisir entre les deux candidatures dans la sportivité".

Les deux candidats au poste de Premier ministre ont salué l'accord de sortie de crise.

Pour le porte-parole des Forces vives, Jean-Marie Doré, le général Konaté "aura désormais les coudées franches pour entamer les réformes et achever la transition dans la paix".

Libye: Décès de l'écrivain et homme de Lettres Khalifia Tilissi


Afrique en ligne
Libye

Afrique du Nord - Libye .Société - Le monde culturel et littéraire libyen a perdu l'une de ses figures les plus emblématique avec le décès, mercredi soir à Tripoli, de l'écrivain, romancier et historien Khalifa Mohamed Tillissi à l'âge de 80 ans.

Tillissi, qui était né en 1930, est considéré comme l'un des plus grands écrivains et hommes de Lettres libyens et une figure de proue de la culture arabe, a contribué à la création de plusieurs imprimeries de presse dont celles des journaux "Al-Rawad" ("Pionniers") et "Al-Maraa" ("La femme").

Il a également participé, par ses efforts à la fondation de la Haute commission de parrainage de la littérature et des arts, ainsi que dans la création de l'Association de la pensée en Libye. Il s'est aussi intéressé à la traduction et son dernier ouvrage, publié par l'Autorité générale libyenne de la Culture, est intitulé: "La Méditerranée, civilisation et conflits".

Après avoir exercé dans le domaine de l'enseignement jusqu'en 1951, le Dr Tillissi a occupé un poste administratif au Parlement avant de devenir son Secrétaire général en 1962 et d'être nommé ministre de l'Information et de la Culture de 1964 jusqu'en 1967, puis ambassadeur auprès du royaume du Maroc jusqu'en 1968.

Il a également occupé la présidence de la Haute commission de la radio et celle du Conseil d'administration de la maison d'édition "Dar Al-Arab du Livre" en 1974 avant d'être choisi comme premier secrétaire de l'Union des hommes de Lettres et écrivains libyens en 1977 puis Secrétaire général-adjoint de l'Union des hommes de Lettres arabes en 1978 ensuite Secrétaire général des éditeurs arabes en 1981.

Khalifa Mohamed Tillissi a été récompensé, pour ses contributions historiques, par l'Institut oriental de l'université de Naples qui lui a décerné le titre de Docteur Honoris Causa, de même que par la Tunisie qui lui a attribué sa Palme de la culture tout comme le Maroc qui lui a remis son Prix maghrébin de la culture.

Au niveau local, le Dr Tillissi a reçu la médaille Al-Fateh en 1989, le prix distinctif Al-Fateh de littérature et des arts dans sa première édition en 1995 pour l'ensemble de son oeuvre, ainsi que le Prix Kadhafi des droits de l'Homme en 2002.

Tripoli - Pana 15/01/2010

CAN : Les Eléphants domptent le Ghana


Samedi 16 Janvier 2010 - 13:30
Football
CAN : Les Eléphants domptent le Ghana

La Côte d’Ivoire n’avait pas le choix : la victoire sinon rien. Et les hommes de coach Vahid ont assuré. Des buts de Gervinho, Tiéné et Drogba, contre un penalty de Gyan (3-1), assurent aux Eléphants le premier billet pour les quarts de finale de cette CAN 2010.

Toujours plus de sécheresse, de maladies et moins de droits


El Watan 15 janvier 2010

Toujours plus de sécheresse, de maladies et moins de droits
vendredi 15 janvier 2010

Mahmoud Ag Sid Ahmed, ancien rebelle du soulèvement touareg au Nord Mali, raconte le désespoir d’une population livrée à la misère, les maladies, la violence terroriste, la sécheresse et le déni de droit. Témoignage sur une situation chaotique qui risque d’échapper à tout contrôle.

La quarantaine largement dépassée, Mahmoud Ag Sid Ahmed est un ancien combattant de la rébellion touareg au nord du Mali. La misère, le déni de citoyenneté et la frustration ont été pour beaucoup dans sa désertion des rangs de l’armée malienne. Alors qu’il avait le grade d’officier, il est parti rejoindre ses proches retranchés dans le massif de Tigharghar, un bastion de la rébellion touareg situé à l’est de Tessalit. La signature de l’Accord d’Alger en juillet 2006, grâce à la médiation de l’Algérie, lui a redonné espoir de voir sa région sortir de l’isolement et de la déchéance. Comme bon nombre de ses compagnons, il décide alors d’abandonner la lutte armée et de rentrer chez lui à Kidal, en attendant la réinsertion sociale promise par le gouvernement malien. Mais le retour lui a permis de découvrir que rien n’a changé et que rien ne changera dans sa ville. La misère dans laquelle vivaient ses proches s’est accentuée et les engagements de l’Etat n’étaient en fait qu’un mirage.

Présent à Alger pour prendre part aux travaux de la conférence des cadres dirigeants de l’Alliance du 23 mai pour le changement (ADC), l’aile politique de la rébellion touareg, il revient sur le quotidien terriblement difficile de la population du nord de Kidal. Fortement éprouvée par la violence, celle-ci fait face à une rude sécheresse qui vient à bout de son cheptel, des pâturages et des points d’eau, seule source de vie. « C’est devenu une sorte d’habitude chez nous. Les situations de crise ne font que s’accumuler sans qu’aucune ne soit résolue. La situation est alarmante. Cela fait plus d’une année qu’aucune goutte d’eau n’est tombée, alors que la région vit essentiellement de l’élevage. D’ailleurs, les éleveurs ne trouvent ni pâturage ni points d’eau pour faire vivre leur cheptel. Beaucoup assistent, impuissants, à l’agonie de leurs bêtes. Parallèlement à cette catastrophe naturelle, aucune activité économique n’a été entreprise dans la région, alors que les maladies et mêmes les épidémies emportent régulièrement les femmes, les enfants et les personnes âgées faute d’une prise en charge sanitaire et d’infrastructures de santé. L’Etat est totalement absent de cette région. Il ne fait ni de la prévention sanitaire ni de l’intervention d’urgence. Les Touareg vivent un quotidien chaotique qui ne fait que s’aggraver chaque jour… », révèle l’ancien rebelle. Le cœur plein de colère, il parle longuement des détails du vécu de ses concitoyens livrés, dit-il, « à l’isolement et à l’abandon ». J’ai interpellé le gouverneur de Kidal sur cette situation à plusieurs reprises, mais à chaque fois sa réponse est : « Je ne peux rien faire. Il y a un problème de sécurité dans cette région. » « J’ai proposé de constituer des groupes de sécurité pour escorter les équipes médicales, suivre le cheptel, garder les points d’eau, mais il a refusé l’offre, sous prétexte que cela relève de l’armée. Ils nous ont pris nos armes et nous obligent à voir nos familles et nos bêtes mourir sous nos yeux », souligne Mahmoud. Il s’arrête un moment et continue son récit. « Vous savez, être muté à Kidal pour les militaires est considéré comme une punition. Alors ceux qui sont en poste dans cette région sont totalement coupés de l’environnement et les rares Touareg, qui sont dans les rangs, sont mutés à des centaines de kilomètres plus loin. J’ai à ma charge vingt familles que je dois nourrir et sécuriser. J’aurais pu être plus rentable dans ma région, mais ils m’ont déplacé ailleurs, là où je ne peux être utile. Tout comme ceux qui ont été envoyés au Nord. Ils ne connaissent rien de la région et de plus, ils sont isolés par la population du fait du manque de confiance qu’ils suscitent chez celle-ci », note-t-il.

Mahmoud sirote son thé, prend le temps de répondre au téléphone, puis revient à son vécu, qu’il raconte d’une voix nouée. « Beaucoup parmi les Touareg ont quitté les rangs de l’armée non pas par éloignement, mais parce qu’il y avait aussi une grave discrimination ethnique. Ils étaient sous-payés et mal traités par rapport à leurs collègues non touaregs », dénonce-t-il. Selon lui, ses camarades ont pris la décision de déposer les armes parce qu’ils ont cru qu’en contrepartie de leur acte, la région allait connaître un changement économique. « Ils étaient 600 en 2006 et 700 en 2009, à y avoir vraiment cru. Mais dès que les armes se sont tues, la désillusion a été totale. Aucune des mesures prévues dans le cadre de ce dépôt des armes n’a été concrétisée. Nous nous sommes retrouvés au point départ, avec plus de misère, plus de morts, plus de malades et un avenir encore plus incertain pour un plus large pan de la population. Les ONG humanitaires et les partenaires qui allégeaient quelque peu la souffrance de nos concitoyens ont tous quitté la région et le gouvernement nous tourne le dos, sous le prétexte fallacieux de l’absence de sécurité. Il laisse les terroristes agir en toute liberté et nous empêche de nous organiser pour les chasser. De juillet 2006 à ce jour, l’attente et tout ce qu’elle a entraîné comme souffrance n’a que trop duré. Nous sommes arrivés à une situation sans issue. Il fallait faire le pas et interpeller le pays médiateur qui nous a fait croire que l’espoir d’un changement était permis. Nous avons laissé beaucoup de temps de réflexion au gouvernement, en vain. Nous avons pensé qu’étant donné qu’entre l’Etat et l’Alliance, il n’y a plus de dialogue, il faut alors une troisième partie, l’Algérie, pour faire ensemble le bilan et amener tout le monde à la table des négociations et arriver enfin à concrétiser la paix durable sur le terrain. » Mahmoud semble très inquiet quant à l’avenir de sa région. Pour lui, si ces tentatives de reprise du dialogue n’aboutissent pas et que la situation désastreuse persiste, la région va basculer vers l’inconnue et échapper à tout contrôle. Selon lui, pour éviter un tel scénario, il faut juste faire appel à ces quelques volontés qui tiennent à l’Accord d’Alger et qui se trouvent au sein de l’Etat malien pour aller au-devant et créer les conditions de mise en application des mesures prévues pour une paix durable.

« Toute la population touareg a nourri beaucoup d’espoir sur cet accord. Elle a trop enduré et veut vivre comme les Maliens du Sud. Elle veut juste son droit à une vie décente, une dignité et une citoyenneté à part entière. L’Accord d’Alger n’appartient à personne. Il a été signé pour répondre aux besoins de la population touareg, mais ces besoins tardent vraiment à voir le jour. Nous avons peur que les milliers de jeunes désabusés et vulnérables se détruisent par des activités criminelles ou détruisent leur région en rejoignant les rangs des terroristes. En fait, c’est l’objectif que veut atteindre Bamako, pour pointer du doigt la population et la montrer aux yeux du monde comme une alliée des terroristes ou des trafiquants en tout genre », déclare Mahmoud. Le regret de voir sa région natale au rang des pays les plus pauvres en dépit de ses grandes richesses naturelles le ronge souvent. « Peut être que ce sont ces richesses qui constituent en réalité notre malheur, pour les convoitises qu’elles aiguisent. » La conférence d’Alger représente pour lui une lueur d’espoir, pour peu, ajoute-t-il, « que l’Algérie pèse de son poids pour ramener le Mali à ses engagements. Il y va de la stabilité du nord de Kidal, mais également de tous les pays de la région, dont l’Algérie. »

Par Salima Tlemçani

vendredi 15 janvier 2010

HAWAD POETE ET PEINTRE TOUAREG D AGADEZ NIGER/Furigraphier le vide


Art et poésie touareg pour le IIIe millénaire


Vient de paraître :

Furigraphier le vide

Art et poésie touareg pour le IIIe millénaire

Un film de
Hélène Claudot-Hawad
et Nathalie Michaud

Durée : 55 minutes, format DVD
Co-production : Université de Toulouse-Le Mirail / Portique Nomade

Comment être nomade aujourd’hui ? Comment poursuivre la marche qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ?
Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l'économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières. Pour résister au chaos et au non-sens, pour lutter contre l'ultime dépossession de soi : celle de l'imaginaire, quarante-quatre poètes touareg réunis pendant trois nuits et trois jours en novembre 2006 à Agadez dessinent des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent aujourd'hui leur société et réinventent à leur manière les trames du présent.

Lire la suite... sur http://www.editions-amara.info/

Houles des horizons
(extrait d’un ouvrage de poésie à paraître prochainement).


Crise politique: Le dialogue inter-nigérien s’est éteint


Le Républicain


Le médiateur désigné par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao)retraite Abdul Salami Abubakar, est pratiquement au terme de sa mission. Le dialogue inter-nigérien qu’il doit arbitrer est au bout du souffle. Il n’entrevoit plus d’issue, d’autant que le chef de l’Etat Mamadou Tandja n’est prêt à aucune concession sur la 6è République. Il ne demande ni plus ni moins que la reddition des adversaires à la prolongation du mandat de trois ans qu’il s’est octroyée à travers le référendum constitutionnel du 4 août dernier. Selon la position officielle, il n’y a pas de discussions possibles sur la légitimité et la légalité de la 6è République. Selon nos informations, la seule ouverture que le chef de l’Etat serait prêt à faire, c’est d’ouvrir l’actuelle Assemblée nationale aux opposants, mais sans la casser. Comment cela est-il possible? Allez-y le savoir. C’est dire que la feuille de route proposée par le général Abubakar, à savoir convenir d’une transition politique dont la durée et les institutions qui vont la régir seront discutées au cours du dialogue, ne vaut pas plus qu’une serpillière.

Il ne restait plus au médiateur d’en prendre acte et de rendre compte au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cedeao prévu se tenir le 18 janvier prochain, à Abuja, siège de l’organisation. Il devrait élaborer son rapport final, et éventuellement rendre publique une déclaration pour annoncer la mortdu dialogue inter-nigérien sur lequel les Nigériens, toutes sensibilités politiques, ont porté beaucoup d’espoir. Déjà, ils sont nombreux à en souffrir dans leur chair.

Combien sont-ils au chômage avec la suspension des financements extérieurs, du fait de la crise politique actuelle? Comment le programme spécial du président de la République ou les grands chantiers, qui ont servi de prétexte à la prolongation du mandat, peuvent-ils être financés dans un contexte où les robinets se ferment unà un? Avec l’échec annoncé du dialogue inter-nigérien, nul doute que des institutions comme l’Union européenne (UE), l’organisation internationale de la francophonie (OIF) et la Cedeao vont adopter de nouvelles sanctions économiques, financières et diplomatiques contre le Niger. On se rappelle que lors des consultations avec l’UE, le 9 décembre dernier, un « ultimatum » de quatre mois a été donné au gouvernement nigérien pour trouver une solution juste à la crise politique dans le pays.

Une cinquantaine de milliards FCFA d’aide budgétaire a été déjà suspendue. Point de solution, donc des sanctions graduelles risquent d’être prises contre le Niger. Les 16 et 17 décembre dernier, l’OIF a tenu une réunion ministérielle à Paris. C’est d’extrême justesse que le Niger a échappé à une sanction. C’est pourquoi, deux mois ont été accordés au gouvernement pour revenir à la normalité démocratique. Pour sa part, la Cedeao, qui n’a pas reconnu le référendum et les institutions qui en sont issues, pourrait radicaliser sa position contre notre pays qui, depuis bientôt trois mois, n’est plus autorisé, en même temps que la Guinée, à prendre part aux instances de cette organisation.

Les Etats-Unis, qui ont déjà pris des sanctions relatives au financement du développement (formation de plusieurs milliers de jeunes Nigériens, appui aux communes rurales et urbaines, appuis divers, suspension d’exportation des produits nigériens aux USA…) viennent de décider du gel de l’importation des armes par le Niger.

C’est conscient de ce que les jours à venir seront durs, la diète sera au rendez-vous, que les principaux promoteurs de la refondation dont le chef de l’Etat lui-même ont appelé les Nigériens au sacrifice, à se serrer la ceinture.

En vérité, ils constituent l’écrasante majorité des Nigériens à ne pas disposer de ceinture, pour leur demander de la serrer. On s’y attendait…L’échec annoncé du dialogue inter-nigérien est une demi-surprise même pour le Nigérien lambda. Ce d’autant que ces derniers jours, les zélateurs du régime n’ont raté aucune occasion pour attaquer les partis politiques qui prennent part au dialogue, vilipender la coordination des forces pour la démocratie et la République (CFDR-opposition) et la CEDEAO.

Un autre événement qui a dû retenir l’attention, ce sont les reportages de la télévision nationale, le week-end dernier, sur les premiers coups de pioche pour la construction du pipe-line de la raffinerie, du mur de clôture du port sec de Dosso, et les études de faisabilité de l’exploitation du charbon de Salkadamna, dans la région de Tahoua.

Le troisième événement, c’est le discours du chef de l’Etat en réponse aux vœux du nouvel an des présidents des institutions de la République, le 12 janvier dernier. Tandja n’a pas fait mystère de son intention de ne pas céder aux exigences de ses adversaires. Il a annoncé la mise en place prochaine du sénat, du conseil économique, social et culturel (Cesoc), du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), du Conseil national de la chefferie traditionnelle et de celui de la jeunesse (une invention de la Constitution de la 6è République) pour fixer définitivement « tous les piliers de la 6èRépublique ». Son discours ne reconnaissait que cette Constitution, et rien d’autre. « Il serait en effet illusoire de croire que le combat pour la refondation de la République est gagné du seul fait de l’adoption d’une nouvelle Constitution et de la mise en place des institutions qu’elle prévoit. En réalité, le combat ne fait que commencer et il nous impose forcément beaucoup de sacrifice, de courage et de détermination pour affronter les nombreux défis qui nous interpellent. Il nous impose de prendre véritablement notre destin en main, de compter sur nous-mêmes, et de nous convaincre, à l’inverse de ceux qui parcourent le monde en quête de soutien que le Niger, prospère et respecté, ne se fera que par nous-mêmes », a t-il prévenu.

Il annonce en même temps la collusion entre ses adversaires et la communauté internationale qu’il a tenue à dénoncer, lors de la présentation des vœux du corps diplomatique, le 13 janvier. Car pour lui, il n y a pas de crise politique au Niger, il n y a qu’un débat interne qui a été exporté par les opposants qui ont développé une « stratégie du discrédit » contre leur pays. Il invite les pays étrangers à se garder de toute « ingérence » dans les affaires internes du Niger.

Pour Tandja, la crise est virtuelle. C’est pourquoi, il a fait cette annonce : « J’ai l’insigne responsabilité de mener à bien ce processus de refondation de la République. Je mettrai un point d’honneur à concrétiser avec vous le noble projet dont est porteur la 6è République ». Les appels au dialogue des pays amis, des institutions internationales de coopération, de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), du médiateur de la République, et des Nigériens n’y font rien.

En définitive, on peut témoigner que Abdul Salami a tenté d’accorder les positions pour un retour rapide de la sérénité au Niger. Il n’a pas que le Niger comme dossier. D’autres situations de conflit ouvert ou latent où il est médiateur l’attendent.

Oumarou Keïta
http://www.medianiger.info/2010/01/crise-politique-le-dialogue-inter-nigerien-sest-eteint/

Agadez/Niger:Les dollars de la discorde


Les dollars de la discorde
A peine quelques semaines que le dernier groupe de « bandits armés » devenus par la force des choses « nos frères de la rébellion », ait déposé les armes, que certaines dissensions voient le jour entre les anciens rebelles et leurs chefs, pour une histoire d’argent ! Oui, l’argent de la Libye, les dollars que Khadaffi a promis aux irrédentistes pour arrêter la bagarre. A en croire notre confrère Raliou Assaleh de Radio France-Internationale, la bagarre a commencé entre les jeunes démobilisés et leurs chefs. L’affaire était si dure qu’il a fallu l’intervention de la police pour éviter le lynchage et la mise à sac du domicile d’un lieutenant d’un des chefs de ce que l’on appelle, aujourd’hui, l’ex rébellion. Dans son reportage, Raliou a donné la parole aux jeunes « anciens combattants » de la rébellion et à un représentant de chefs de fronts. Ils ont parlé et chaque partie a fait son appréciation de la situation. Pour les jeunes « anciens combattants », des promesses auraient été faites. Selon « l’importance » du front et sa « durée » dans la rébellion, chaque élément devrait recevoir au moins 800 dollars américains en attendant la suite ! La suite veut dire la réinsertion. La réinsertion de 2007 sera-t-elle comme celle de leurs aînés des années 90 ? C’est à dire le recrutement des anciens combattants à la fonction publique, dans certains corps habillés, l’octroi des bourses d’études et l’accompagnement de certains jeunes dans les activités économiques en leur facilitant la création de petites unités pour qu’ils puissent s’en sortir. Il s’agit là du cas des anciens rebelles. Ceux là même qui se sont casés et qui avaient des chefs qui s’étaient casés.

On parle ainsi de Mohamed Anako, Issa Lamine, Mohamed Akotey… Pour la nouvelle rébellion, celle qui a pris fin par la volonté de notre voisin libyen que l’on désigne comme son parrain, le premier chef connu se nomme Aghali Alambo, d’Iférouane. Il sera rejoint par la suite par d’autres hommes, des vieux chevaux de retour comme Rhissa Ag Boula qui feront revivre leurs fronts alors même qu’ils avaient pris des engagements en face du Niger et de la communauté internationale, qu’ils en ont fini avec la rébellion. Pour avoir pris tous ces engagements, Rhissa Ag Boula est resté très longtemps ministre dans ce pays. Ces affaires prospéraient parce qu’il avait pratiquement le monopole du tourisme dans la région d’Agadez. Et puis, il y’a eu l’affaire de Tchirozerine où il y’a eu mort d’homme.

Rhissa séjournera en prison avant de bénéficier d’une mise en liberté provisoire. Entre temps, il sera reçu par le président de la république, Mamadou Tandja à maintes reprises. Cet homme à qui la république sous Tandja a tout donné, a préféré s’exiler, reprendre les armes et dire sur les medias internationaux, tout le mal qu’il pense du pouvoir de Niamey. En représailles, le pouvoir nigérien l’a condamné à mort et un mandat d’arrêt international lancé contre lui. Hier, c’était lui qui était le dernier chef de front à déposer les armes ! A quel prix? Une chose est au moins sûre, les dirigeants de ce pays se sont discrédités. Les bandits armés et trafiquants de drogue sont subitement devenus des citoyens normaux qui ont compris qu’il est temps de déposer les armes afin de « participer » à la construction nationale !!!

Du coup on a oublié tous les morts et autres dégâts causés. L’essentiel étant de laisser les firmes étrangères exploiter dans la quiétude, les périmètres qui leur avait été cédés dans la région d’Agadez, à des conditions scandaleuses. Les bisbilles qu’il y’a aujourd’hui entre les jeunes rebelles démobilisés et leurs chefs démontrent que le dossier de la rébellion a été mal géré. Cela prouve, comme pour bien d’autres choses l’essentiel était de faire en sorte que Mamadou Tandja réussisse son coup de force. Pour cela on pouvait tout donner, tout accepter et faire plaisir à tout le monde notamment à Khadaffi qui est venu ici à Niamey apporter son soutien à l’entreprise « Tazartché ». Comble de malheur, ce sont ses dollars qui créent problème.

Les jeunes n’ont plus confiance à leurs chefs qu’ils soupçonnent d’empocher le gros du magot lâché par Tripoli. Ainsi ils se considèrent comme les dindons de la farce. On attend la réaction du pouvoir qui visiblement semble être très embarrassé par ce qui se passe. En pouvait en être t-il autrement car le dossier de la rébellion a fait l’objet d’une gestion catastrophique par Mamadou Tandja. Au fait, qu’en pense Nouhou Arzika, lui qui était l’un des farouches opposants à des négociations avec les « bandits armés » ? C’est vrai qu’entre temps beaucoup d’eau a coulé dans les koris de la région d’Agadez et la refondation a fait son chemin.

Écrit par A.S.Y (L’ACTUALITE DU 13 JANVIER 2010)
Jeudi, 14 Janvier 2010 14:51

Les otages espagnols au Mali vivants

Les otages espagnols au Mali vivants
AFP
15/01/2010
Le gouvernement espagnol a pu voir une vidéo prouvant que les trois humanitaires espagnols retenus en otage dans le nord du Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont en vie, a rapporté aaujourd'hui le quotidien El Mundo.

Le ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, interrogé par la télévision publique sur ces informations, a décliné tout commentaire.

Selon El Mundo qui cite des sources proches du dossier, cette vidéo "est la preuve (de vie) définitive que la cellule de crise du gouvernement espagnol attendait (...) pour engager formellement des contacts avec les membres d'Al-Qaïda en vue de leur libération".

Le quotidien explique que le chef du renseignement espagnol, en déplacement à Bamako, a pu visionner lundi une vidéo adressée par Aqmi aux autorités maliennes.
On y voit les trois volontaires espagnols pris en otage le 29 novembre en Mauritanie par des membres de la branche maghrébine d'Al-Qaïda qui les retiendraient depuis dans une zone désertique du nord du Mali, près de l'Algérie. L'un d'eux, Albert Vilalta, qui avait été blessé par balles en tentant apparemment d'échapper aux ravisseurs, y apparaît en bonne santé, avec un jambe plâtrée.

El Mundo avait assuré au début du mois qu'Aqmi réclamait une rançon de sept millions de dollars et la libération d'une douzaine de ses membres détenus en Mauritanie contre celles de volontaires espagnols.

Madrid n'a pas confirmé avoir reçu une demande financière. M. Moratinos, a affirmé le 7 janvier que "le gouvernement espagnol ne paie pas de rançons".
El Mundo assure vendredi que parmi les prisonniers dont Aqmi réclame la libération figure un certain Tayeb Ould, alias Said Serhib, qui aurait dirigé une cellule jihadiste en Catalogne (nord-est), avant de quitter l'Espagne en 2005 et d'être arrêté en 2007 en Mauritanie.

Aqmi a menacé de tuer l'otage français Pierre Camatte, capturé au Mali le 26 novembre si quatre de ses prisonniers ne sont pas libérés dans les 20 jours, ont rapporté lundi les centres américains de surveillance des sites islamistes SITE et Intelcenter.

Un couple italien enlevé en Mauritanie le 17 décembre est également détenu au Mali par cette organisation.