vendredi 18 janvier 2013

Un bombardement aérien détruit une voiture près de Fassala

Sahara Médias - Nouakchott Vendredi 18 Janvier 2013
Des témoins oculaires ont déclaré que l’aviation militaire française a détruit des voitures appartenant aux combattants islamistes près de la frontière avec la Mauritanie, non loin de la ville de Fassala. Cette information a été confirmée à Sahara médias par une source sécuritaire qui a affirmé que l’opération s’est passée à 225 km du territoire mauritanien, sans donner de précision sur l’identité de la cible visée. Le correspondant de Sahara médias dans la ville de Néma, citant des hommes fuyant les zones de combat, qu’ils ont vu quatre voitures incendiées qu’ils pensent appartenir à des éléments d’Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Au même moment, 22 Mauritaniens bloqués dans la localité malienne de Niono ont lancé un appel aux autorités mauritaniennes pour leur assurer une protection pour rentrer au pays.

Alakhbar | L'UFP rejette l'implication de la Mauritanie dans la guerre du Mali

Alakhbar | L'UFP rejette l'implication de la Mauritanie dans la guerre du Mali

Alakhbar | Cheikh Dedew contre l'intervention française au nord Mali

Alakhbar | Cheikh Dedew contre l'intervention française au nord Mali

Exclusif : Les preneurs d’otages d’Ain Aminas étaient une quarantaine venus du Niger

ANI/Mauritanie
Selon une source informée, la prise d’otages d’Ain Aminas en Algérie étaient une quarantaine d’homme armée infiltrés à partir du Niger. Cette source a ajouté que les salafiste, membres de la Katiba des « Signataires par le sang » ont pu s’emparer du complexe gazier où ils ont séquestré des otages dans la zone vie et en d’autres endroits. « Au moment où les ravisseurs tentaient de rassembler les deux groupes, les hélicoptères de l’armée algérienne avaient ouvert le feu sur la voiture tuant 16 salafistes armés et 35 otages, alors qu’un deuxième groupe a pu se retrancher en gardant 7otages occidentaux », a affirmé Abderrahmane Le nigérien, dans un contact téléphonique avec ANI

Attaque terroriste à Tiguentourine : 12 morts (bilan provisoire)

ANI/Mauritanie
ALGER- Douze personnes ont trouvé la mort depuis le lancement jeudi de l’opération terrestre des forces spéciales de l’ANP au site gazier de Tiguentourine (In Amenas, Illizi) pour la libération des otages et la neutralisation du groupe terroriste, a appris vendredi l’APS de source sécuritaire. En plus des 18 terroristes mis hors d’état de nuire, 12 travailleurs algériens et étrangers ont péri, indique un bilan provisoire qui ne précise pas les nationalités des victimes étrangères. Une source gouvernementale a estimé, rappelle-t-on, que l’assaut donné, dans des conditions "extrêmement complexes" par les troupes spéciales de l’ANP pour neutraliser un groupe terroriste multinational, doté de véritables armes de guerre (rampes de missiles, lance-roquettes, grenades, fusils-mitrailleurs et fusils d’assaut) et animé d’une farouche volonté de réussir "un quitte ou double", a évité un "véritable désastre" dans le site gazier d’In Amenas qui aurait provoqué des dégâts humains et matériels "incommensurables". Plus de 600 personnes prises en otage, dont une centaine d’étrangers, ont été libérés par les forces spéciales de l’ANP. 573 Algériens et une centaine de ressortissants étrangers sur les 132 otages, ont été libérés, pendant que l’opération de délogement d’un groupe retranché dans l’installation gazière se poursuivait. Les forces spéciales de l’Armée nationale populaire (ANP) tentent toujours de parvenir à un "dénouement pacifique" avant de neutraliser le groupe terroriste qui s est retranché dans la raffinerie et libérer un groupe d’otages encore détenu. APS http://www.ani.mr/?menuLink=9bf31c7ff062936a96d3c8bd1f8f2ff3&idNews=20546

Prise d'otages d'In Amenas: suivez le fil des événements

LGÉRIE - Article publié le : vendredi 18 janvier 2013 - Dernière modification le : vendredi 18 janvier 2013
In Amenas, vaste site gazier du sud-est algérien, à 100 km de la frontière libyenne. REUTERS/Kjetil Alsvik / Statoil/Handout Par RFI Au lendemain de l'assaut donné par l'armée algérienne sur le site gazier d'In Amenas, où un commando islamiste a pris plusieurs centaines de personnes en otages, la situation est toujours très confuse ce vendredi. La question des 40 captifs occidentaux reste très floue, certains sont morts, d'autres ont fui. L'inquiétude domine les réactions internationales. Certaines chancelleries, plus véhémentes, demandent des explications à l'Algérie qui a lancé, très vite et sans concertation, une opération vraisemblablement très meurtrière et toujours en cours. Nos dernières informations. Les horaires sont donnés en temps universel (TU). Suivez aussi les événements en Algérie sur le compte Twitter @RFIAfrique VUE AÉRIENNE 20h45 : L'armée algérienne est toujours aux avant-postes sur le site gazier d'In Amenas, selon des sources sécuritaires algériennes. On sait qu'un Français, Yann Desjeux, a été tué au cours de l'opération, 3 Français ont été libérés et sont sains et saufs, une trentaine d’autres personnes de différentes nationalités seraient toujours portées disparues. Les ravisseurs affirment encore en détenir 7 seulement : trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique. Une information révélée par l'Agence mauritanienne Nouakchott Information (ANI). Le site publie également un enregistrement sonore de Abdel Rahman, le Nigérien présenté comme le chef des assaillants. Il serait toujours retranché sur le site et serait en compagnie d’une dizaine de preneurs d’otages. Les autorités algériennes affirment avoir capturé ce soir un terroriste vivant. Lors de son interrogatoire, il aurait déclaré que son groupe était composé, mercredi lors de l’attaque, de 32 individus. Alger poursuit son opération ce soir et semble rester fidèle à son principe de ne pas négocier avec les terroristes. Les assaillants tenteraient d’ouvrir un dialogue avec certains pays occidentaux dont ils retiennent les ressortissants. 20h30 : Le président français François Hollande recevra ce dimanche 20 janvier les familles des otages français détenus au Sahel par des groupes islamiques armés (Elysée). 20h15 : Dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a exhorté Alger à faire preuve d'une « précaution extrême » pour sauver la vie des otages sur le site. Elle a présenté les condoléances des Etats-Unis aux familles des personnes tuées dans la prise d'otages. 20h00 : Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius annonce dans un communiqué la mort d’un Français, Yann Desjeux, tué lors de l'opération de libération des otages détenus sur le site gazier. Ce sont les autorités algériennes qui en ont informé Paris sans préciser les circonstances de son décès. Trois autres Français, également présent sur le site au moment de l’assaut, ont été libérés et ont la vie sauve. 18h45 : notre correspondante en Algérie Leila Beratto fait le point sur la situation. L’armée algérienne encercle encore ce soir l'usine du complexe gazier d'In Amenas, dans lequel seraient retranchés entre 7 et 10 preneurs d'otages. Des informations commencent à percer. Un premier bilan des sources sécuritaires fait état de 12 otages morts depuis le début de l’opération des forces spéciales jeudi matin. On ne sait pas s’il s’agit d’otages algériens ou étrangers. 7 à 10 ravisseurs sont donc encore retranchés sans la salle de contrôle, ils sont munis d'explosifs et menacent de tout faire exploser. 18 terroristes ont été tués pendant l’opération. Pour l’heure une centaine d’étrangers ont été libérés sur 132, on ne connait donc pas le sort de 20 à 30 étrangers. On sait que 572 otages algériens ont été libérés mais on ignore combien d’Algériens travaillaient au total sur le site. Les autorités algériennes pourraient arrêter l’assaut en cours pour la soirée. Il se peut que certains otages encore à l'intérieur du site soient des Américains et que les Etats-Unis souhaitent que les choses se fassent un peu plus en douceur. Le chef présumé des ravisseurs Mokhtar Belmokhtar a demandé par vidéo interposée à la France de négocier la fin de la guerre au Mali et a proposé d'échanger les otages américains contre deux islamistes emprisonnés aux Etats-Unis. L'un d'eux est le chef spirituel de l'organisation extrémiste Gama'a al Islamiya. 18h25 : Situation toujours incertaine sur le site gazier d'In Amenas et même sur place au cœur des événements. L'information est très difficile à obtenir, elle est visiblement totalement verrouillée. Un journaliste algérien Yahia Bounouar a pu se rendre dans le village d'In Amenas alors que les forces spéciales algériennes venaient de libérer quelques otages algériens. Yahia Bounouar Journaliste algérien J’ai été arrêté au niveau du barrage de gendarmerie à 3-4 km du complexe. On nous interdit l’accès (…). A 12h30 ont a vu passer un petit convoi constitué de deux camions avec certains une trentaine d’hommes. C’était des otages algériens, il y a eu quelques cris de joie (…). On ne sait rien au-delà du barrage qui nous empêche d’accéder. Écouter (01:03) 18/01/2013 par Boniface Vignon 17h42 : La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est entretenue avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, pour essayer de coordonner leurs efforts dans le dossier des otages. Le département d'Etat américain affirme que Washington ne négociera pas avec des « terroristes » 17h19 : El Watan rapporte que le Groupement d’intervention spéciale (GIS) algérien a réussi à capturer un terroriste vivant à In Amenas. Selon le quotidien algérien, celui-ci a indiqué aux autorités algériennes que son groupe se composait de 32 individus. Francis Perrin Président de Stratégies et politiques énergétiques 18/01/2013 Écouter (00:48) 17h05 : Selon Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques, « si il y a eu des dommages importants causés aux installations gazières (...) les perturbations pour certains pays européens, et notamment pour l'Italie et l'Espagne peuvent être non négligeables. » 16h52 : François Bayrou, président du Modem « ne donne pas de leçons aux autorités algériennes, qui font face à une prise d'otages massive, avec des troupes surarméees, dans des lieux très difficiles à contrôler. » 14h19 : Des témoignages des otages libérés ont été recueillis et diffusés par France Info. « Tout à coup, il y a eu les coups de feu, les explosions, on a rien compris, l'alarme s'est déclenchée, témoigne ainsi un ingénieur algérien. Juste après, ils nous ont plongés dans le noir, ils ont réussi à couper l'électricité (et) ont pris possession de la base. » Selon cette même source, les assaillants auraient crié : « on ne cherche que les expatriés, les Algériens, vous pouvez partir! » 13h42 : L'agence algérienne APS fait savoir que les ravisseurs proposent l'échange d'otages contre des prisonniers aux Etats-Unis. 18/01/2013 - ALGÉRIE Réécoutez l’émission spéciale du 18 janvier sur la prise d’otages en Algérie 13h23 : Selon des chiffres de l'agence de presse algérienne, rapportés par la correspondante de RFI en Algérie (à suivre sur Twitter @LeilaBeratto), près de 570 otages algériens et plus de 65 prisonniers occidentaux sont libres. Les chiffres sont à relativiser étant donné la fiabilité limitée du nombre de travailleurs présents sur le site. 13h00 : L'agence de presse algérienne indique que le groupe islamiste à l'origine de la prise d'otages était composé d'une trentaine de « terroristes ». Pour Paris, la situation sur place est « particulièrement complexe » pour Alger. 11h45 : 18 terroristes ont été tués sur le site gazier, selon des sources sécuritaires algériennes. Comme l'a confirmé également David Cameron, Premier ministre britannique, « l'armée [algérienne] poursuit encore des terroristes et cherche des otages ». Par ailleurs, le gouvernement français n'a pas été prévenu à l'avance de l'assaut mené par les forces algériennes sur le site d'In Amenas, a-t-il laissé entendre. Enfin, cet avertissement du secrétaire américain à la Défense Léon Panetta : « ceux qui s'attaquent à notre peuple n'auront nulle part où se cacher ; les terroristes ne trouveront de sancutaire ni en Algérie, ni en Afrique du Nord ni ailleurs. » Jean-Marc Ayrault 18/01/2013 par Valérie Gas Écouter (00:36) 12h22 : « Le décès de plusieurs otages est à déplorer » à In Anemas, a brièvement annoncé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence de presse à Paris. « Nous n'en connaissons pas le nombre ni la nationalité » mais « l'opération se poursuit », a-t-il ajouté après s'être entretenu avec son homologue algérien. 12h10 : L'opération militaire est toujours en cours dans l'usine d'In Amenas, où un groupe de preneurs d'otages était retranché. 11h05 : La Norvège indique qu'elle « aurait aimé être informée par avance » de l'opération, a déclaré le ministre des Affaires étrangères norvégien à la télévision, alors que huit ressortissants sont toujours portés disparus. 11h00 : Tous les employés de l'entreprise d'hôtellerie CIS Catering « sont sains et saufs » a déclaré le patron Régis Arnoux. Le seul français de la société présent sur place, et qui a témoigné à la radio française ce matin, « est traumatisé et n'a qu'une hâte, c'est de rentrer », a-t-il précisé. 10h59 : La British Petroleum, co-exploitante du site d'In Amenas, annonce que trois vols ont évacué plusieurs centaines de personnes. D'autres vont suivre. 10h31 : La justice française ouvre une enquête sur la prise d'otages. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « enlèvement suivi de mort ». Cette procédure judiciaire est habituelle dès lors que des Français peuvent être victimes de faits commis à l'étranger (AFP). Ce que l'on sait à 10h00 : Les otages. Norvège : 1 employé norvégien a pu être porté en lieu sûr, selon la compagnie pétrolière norvégienne Statoil (qui co-exploite le site). Aucune nouvelle de 8 autres travailleurs norvégiens. Japon : Tokyo annonce aussi que 3 ressortissants japonais sont en sûreté, mais s'inquiète du sort des 14 autres, toujours retenus. Hier, l'agence de presse officielle algérienne avait annoncé que 2 otages britanniques, et 1 kenyan avaient été libérés, ajoutant que 600 travailleurs algériens, avaient pu fuir. France : 2 Français sont revenus sains et saufs, d'autres y sont encore. Au total, on reste sans nouvelles d'au moins 22 Occidentaux. Un nombre de victimes incertain. Selon les ravisseurs, 34 otages occidentaux et 15 combattants islamistes ont été tués au cours de l'assaut d’hier. Ce vendredi, une autre opération est en cours et aurait fait 18 morts dans les rangs des ravisseurs. Sur le terrain. Les militaires algériens, maîtrisent désormais le site d'hébergement du gisement gazier. En revanche, des ravisseurs contrôleraient toujours l'usine de Tiguentourine à 4 km. Beaucoup de zones d'ombres demeurent quant au contexte de l'opération militaire déclenchée jeudi. 9h24 : Un avion américain s'est posé sur l'aéroport d'In Amenas. Les Etats-Unis envisagent une évacuation leurs ressortissants. 9h00 : Un rescapé français de la bataille de jeudi témoigne sur la radio Europe 1. Encore présent sur la base, il raconte avoir passé 40 heures sous son lit et avoir « entendu énormément de coups de feu ». 7h30 : Selon notre correspondante à Alger, Leila Berrato, il se passe quelque chose dans l'usine d'In Amenas. Des notables algériens sont revenus sur le site pour négocier avec les preneurs d'otages. Les autorités essaieraient donc de trouver une solution moins violente qu'un autre assaut. 7h29 : Les autorités japonaises convoquent l'ambassadeur d'Algérie à Tokyo. Deux otages japonais ont été tués dans l'assaut jeudi 7h28 : Pour Londres, « l'incident terroriste est toujours en cours », dans le sud-est algérien. 7h18 : Notre correspondant à Bamako (Mali), Serge Daniel, rappelle sur notre antenne que Mokhtar Belmokhtar se trouve bien, aux dernières informations, au Mali. 18/01/2013 - ALGÉRIE Prise d'otages d'In Amenas en Algérie: la grande inquiétude des Occidentaux 7h00 : Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls indique sur la radio RTL que « très peu de Français » se trouvaient sur le site gazier d'In Amenas, et que deux d'entre eux au moins en sont « revenus ». La veille, durant la journée, jusqu'au soir, et ce vendredi matin, les diplomaties occidentales directement concernées par cette prise d'otages ont exprimé leur prudence (France, Etats-Unis), leur fort mécontentement (Royaume-Uni, Japon, Norvège), et tous ont au moins demandé des éclaircissements.

L'ambassadeur du Niger et sa femme retrouvés morts (18/01/2013)/Bruxelles

© Photonews Le couple aurait été intoxiqué au monoxyde de carbone UCCLE Le majordome a découvert les corps de l'ambassadeur du Niger, Djibo Issaka, de son épouse, dont le nom serait Fatouma Kimba, peu avant 10h, vendredi, au domicile du couple, avenue Houzeau, à Uccle. La police locale de la zone Uccle/Auderghem/Boitsfort s'est rendue sur place et, d'après les premières constatation et l'ambassadeur et sa femme sont effectivement morts pendant la nuit. Un chauffage d'appoint défectueux pourrait être à l'origine du drame. Le couple aurait utilisé du charbon pour se chauffer dans la chambre à cause d'un problème de chauffage, sans ouvrir une porte ou fenêtre, d'où l'intoxication au CO. Le couple avait trois enfants majeurs. Une de leurs filles, âgée d'une vingtaine d'années, était sur place la nuit de la mort de ses parents, mais elle n'a pas été intoxiquée par le "tueur silencieux". A 14h, l'intervention des services de secours et des forces de l'ordre était toujours en cours. Le parquet de Bruxelles est descendu sur place. Raphaël Cayrol © La Dernière Heure 2013

Mali: l’irealpolitik des Entités-bâtardes* africaines.

http://blogs.mediapart.fr/blog/seyive-ahouansou/180113/mali-l-irealpolitik-des-entites-batardes-africaines THÉMATIQUES DU BLOG
18 janvier 2013 Par Séyivé Ahouansou L’Afrique se retrouve aujourd’hui plongée en plein paradoxe temporel : une séquence surgissant du passé, bousculant le présent et hypothéquant son avenir vient de se clore avec l’intervention française dans le nord du Mali. Du sommet de la Francocacophonie, en passant par les visites, à Kinshasa et Alger de François Hollande, jusqu’à la nouvelle expédition "humanitaire" tricolore en terre malienne, ont de nouveau été posés les jalons balisant l’impasse que furent, sont et resteront les relations françafricaines : un cul-de-sac pour l’Afrique, un tombeau pour les africains. Le paradoxe temporel africain se définit par la répétition mécanique : les mêmes causes entraînent les mêmes effets, les mêmes effets entraînent les mêmes constats. Dans"Le Rire: essai sur la signification du comique", le philosophe Henri Bergson analysait le comique par la répétition mécanique et la superposition du mécanique sur le vivant. L’histoire dramatique qui se répète de façon cyclique en Afrique Noire participe de cette mécanique et ressort d’un comique particulier. A la contempler et à l’évoquer, les rires fusent, mais bientôt mélangés à des soupirs, ils font place aux larmes et au dégoût, laissant un arrière-goût de sable dans la bouche. Objectivement, nul ne devrait concevoir d’amertume à la vision surannée de troufions français apportant la "liberté" à un peuple malien abandonné par son appareil d’état, bradé par la CEDEAO, lâché par la dés-Union Africaine, cette clique d’incapables notoires et corrompus ne méritant même pas la corde pour les pendre. Reconnaissons-le, l’Afrique est à sa place : dans le chaos. Ses peuples à la leur : la dernière. Comment pourrait-il en être autrement ? Endormis sur des lauriers fanés depuis des siècles, abrutis par une violence politico-économique structurante, les africains ont pris pour désagréable habitude de se réveiller lorsque leur cercueil, déjà scellé, est mis en terre. Que viennent donc faire les imprécations et cris de désolation du pan-âne-fricain alors que l’affaire était pliée dès l’instant où les chefs des Entités-bâtardes siégeant à la CEDEAO, après avoir roulé leurs mécaniques rouillées, décidèrent de ramper en bon ordre aux pieds de François Hollande, afin d’implorer son secours ? Demi-paradoxe que ces pseudo-gouvernants africains, suppliant qu’on vienne à nouveau leur mettre le talon sur la gorge, se resservir chez eux mieux qu’à la maison et leur mitonner une dette payable jusque dans l’au-delà. Confortés par la lâcheté et la faiblesse de la CEDEAO, les fous barbus d’Allah, création et idiots utiles par excellence de l’Occident impérialiste, alliés fidèles de ce dernier en Libye et en Syrie, eurent l’excellente idée de se rapprocher dangereusement de la capitale malienne. Ce faisant ils donnèrent à la France de l’insipide et a-charismatique Hollande, prétexte pour intervenir avec le droit, la morale, la justice, l’histoire, l’ONU, l'Oncle Sam, l’opinion publique mondiale, les africains et Jésus-Christ pour soi... Beau comme l’antique, cette union sacrée des partis politiques français soutenant un gouvernement socialiste à la rue, occupé d’ordinaire à comptabiliser de pleins wagons de chômeurs affrétés par une économie atone. A l’exception notable de Jean-Louis Mélenchon, Frédéric Poutou, Noël Mamère, du revenant Dominique de Villepin et du cacochyme Giscard d’Estaing, la classe politique (Front National y compris) s’est rangée derrière le chef de l’état. La France se devait d’intervenir : l’avenir du Mali, de l’Afrique, du monde libre et civilisé, une nouvelle fois dépendait de son action. Alain Juppé, délinquant notoire et accessoirement ministre de la Défense du précédent gouvernement le dit en substance : Nous n’avions pas d’autres choix, de plus le Mali, c’est un peu chez nous! (1) François Hollande, lui, pourra s’époumoner tout son soûl, reprendre avec des trémolos dans la voix les berceuses chantées naguère par De Gaulle, Mitterrand, Chirac ou Sarkozy : sa parole revêt une importance quelconque. Car si Transparent de la République il est en son pays, pour l’africain lucide les paroles d’un muet retentissent d’un écho plus puissant dans l’oreille d’un sourd que cent de ses discours. Écartons-nous de son galimatias belliqueux, droit-de-l’hommiste, confus et mensonger, la vérité est ailleurs et ne sort que rarement de la bouche des responsables politiques. Doit en conséquence être appréciée à sa juste valeur la déclaration du ministre de la Défense (des intérêts français non pas africains) Jean-Yves Le Drian, qui, dans un accès de franchise involontaire a énoncé tout haut une évidence dissimulée par ailleurs avec force hypocrisie. Arborant les traditionnelles et très officielles larmes de crocodile, versées par ceux qui ne payent jamais le prix du sang, à la nouvelle de la première victime française de l’intervention au Mali, ce dernier, sans doute ravagé par le chagrin, s’est oublié : "Je partage la douleur de sa famille et de ses proches. Le lieutenant Boiteux est mort pour la France, pour défendre notre sécurité, nos libertés." (2) Effectivement ce n’est pas pour le bien des Maliens, qui d’ailleurs la dérangent assez sur son sol, que la France s’est engagée. La vérité, plus prosaïque se nomme géostratégie, recolonisation et fée électricité. En clair et pour les plus obtus : AREVA et uranium. Paris ne pouvait tolérer que le Mali, région hautement stratégique, bascule dans une insécurité chronique élevée. Paris ne pouvait laisser, entre autres causes humanitaires, l’exploitation de la mine nigérienne d’Imouraren, potentiellement au second rang mondial et localisée dans cette zone de turbulences, ralentie ou entravée par les fous barbus. Que ces derniers eurent été les amis de BHL en Libye, que ces derniers soient financés par les amis Qataris, et libèrent à l’aide du terrorisme islamique (le bon celui-là) la Syrie, ne saurait justifier que la France ne puisse s’approvisionner à vil prix en uranium auprès du Niger "un des pays les plus pauvres du monde". Plus précisément, une Entité-bâtarde allègrement pillée de sa matière première par AREVA, qui ne se prive pas, dans cet atomique dessein, d’y corrompre tout ce qui respire, y compris son pseudo-chef d’état, Mahamadou Issoufou, par ailleurs ancien directeur d'exploitation de la mine d'Arlit (propriété d’AREVA) et ex-secrétaire-général de la Société des mines de l'Aïr, la SOMAIR (également une de ses filiales), en lui faisant don récemment de 26 millions d’euros, affectés à l’achat d’un avion. Faisant d’une pierre deux coups donc, la "Patrie des Droits de l’Homme" se réinstalle par la bande et durablement sur un continent qui après la plaisanterie ivoirienne devait être plus solidement garrotté. Au nom de ses intérêts supérieurs… Les nègres de salon, maquereaux de l’Afrique, colporteurs de la vicieuse dialectique occidentale et porte-parole de la pensée dans ce qu’elle a de plus crapoteux, useront d’arguments ineptes pour masquer cette triste réalité. Celui qui a du temps, de la salive et des neurones à perdre argumentera sur le non-choix entre une pseudo-générosité française, matérialisée par cet énième empiétement sur la souveraineté Africaine et le péril islamique. Entre la peste et le choléra, il n’est point question de choix. Les deux sont mortelles maladies, non pas à soigner, mais à éradiquer. L’interrogation essentielle, le véritable dilemme est évidemment autre et se résume entre une Afrique continuellement violée par l’Occident ou ses "amis" et alliés objectifs (ici les fous barbus), prostituée par ses responsables acceptant des cadres idéologique et dialectique qui ne sont pas les siens, et une Afrique refusant une réalité qui n’est en définitive qu’un cauchemar s’étirant à l’infini, se répétant tel le châtiment de Prométhée… Que cette interrogation demeure en 2013 est l'évidence dramatique de notre absence de mémoire, un témoignage édifiant de notre absence totale de lucidité, une preuve irréfutable de notre faiblesse. Heureusement, on ne dispose que pour l’avenir et si hier est aujourd’hui, demain est à construire. La bonne gouvernance et la démocratie n’étant pas des garanties suffisantes pour l’ingérence "humanitaire" opportune, voilà l’islamisme radical brandi comme passeport et carte de séjour par la France et l’Occident pour justifier de leur présence en Afrique pour les décennies à venir. On peut comprendre que les enjeux géopolitiques ne soient pas maîtrisés par tous, que les subtilités du jeu de dupes qu’est la guerre contre le terrorisme échappent aux masses, mais il est confondant de voir les élites africaines, tels des moutons décérébrés, se féliciter de l’arrivée de leurs bourreaux multiséculaires, voleurs et menteurs impénitents, de les fêter tels des libérateurs. Il est sidérant de voir des responsables politiques, oubliant que le discrédit de leurs armées nationales est aussi le leur, applaudir et se réjouir à l’arrivée de troupes étrangères. Nul n’incrimine la population de Gao ou du Mali tout entier, que ces dernières remercient la France est preuve de la politesse et de la correction malienne. A ceux qui ont été en prise directe avec l’animalité djihadiste, il serait indécent de demander de réagir autrement. Mais que dire des propos de Yayi "Y’a bon" Boni, se déclarant aux anges, remerciant la France pour son "attachement au respect des libertés fondamentales et des droits de l'homme". (3) Tant de lâcheté, de servilité et de bêtise chez un seul homme, de surcroît président de la dés-Union Africaine, questionne et laisse perplexe. La politique du plat valet, celle de la main tendue et de l’échine courbée, si bien menées par les élites gouvernantes africaines, en sus de maintenir le continent dans la fange et le déshonneur sont à l’origine d’une révolution dans la théorie géopolitique. A la realpolitik, les Boni et consorts opposent l’irealpolitik : l’acceptation béate et volontaire de cadres idéologique et politique contraires aux intérêts africains. L’Afrique noire, cornaquée par ces incapables, va au-devant de grosses et tragiques désillusions, prenons-en conscience. L’intervention française au Mali, aujourd’hui devenue guerre, prémisse à la "guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle" qu’est l’inepte guerre contre le terrorisme (le glissement sémantique est lourd de sens et de conséquences), est l’importation sur le continent de la dialectique du choc des civilisations utilisée dans le monde arabe pour y instaurer le "chaos constructif" cher aux stratèges néo-conservateurs américains. Ce "chaos constructif", n’étant autre que l’exacerbation d'antagonismes locaux (le diviser pour mieux régner), fera invariablement florès dans une Afrique scindée en Entités-bâtardes faibles et déstructurées. Les irresponsables politiques africains qui portent déjà une lourde responsabilité dans le marasme continental actuel, ont ouvert à nouveau les portes de l’enfer en autorisant cette importation de concepts politco-théologiques fumeux. Car au nom de quoi l’Afrique, faisant face à d’innombrables plaies, devrait prendre part au combat que se livrent Occident et Orient ? Paradoxe et mécanique que de voir se rejouer une histoire déjà vécue, celle des pénétrations violente et barbare de l’Islam et du Christianisme, à la différence cette fois-ci que l’Afrique Noire, pourrie de l’intérieur par l’ingestion de ces deux chancres, accueille ses ennemis à bras ouverts et se range à leurs côtés, pour mieux s’autodétruire. Les projections du Plan Prospectif à 30 ans ou Horizons Stratégiques (PP30) du ministère français de la Défense avaient posé, à leur publication, les enjeux et défis auxquels l’Afrique serait confrontée au cours des trente années à venir. Y figurent noir sur blanc l’affrontement théologique (ou guerre de religions) et la nécessité pour la France de repenser son déploiement militaire africain. En filigrane apparaissait la thématique du "chaos constructif", celle qui s’impose aujourd’hui au Mali et qui guette le Nigéria, voire le Cameroun avec Boko Haram. Abonnées au chômage de masse et à la misère, pourvues de populations jeunes, dynamiques mais acculturées au point de n’avoir pour seul rêve que le mirage de la vulgaire et sans âme société de consommation, traversées et minées par des spiritualités exogènes, les Entités-bâtardes sont un cadre idoine de déstabilisation et d’instrumentalisation venant de l’extérieur. On peut l'observer au Mali, l'effet pernicieux de pareilles déstabilisation et instrumentalisation est diabolique et, paradoxe suprême, boucle la boucle: le colon arrivé naguère sans être invité pour voler, revient aujourd'hui attendu comme le sauveur, pour continuer à voler... Ajoutons que la guerre contre le terrorisme, nouvelle marotte d'une France socialiste se découvrant soudainement bushiste et bafouillant son Samuel Huntington, est une guerre qui ne se gagne pas, car nul ne peut tuer une idée avec des bombes. Guerre asymétrique par excellence ou opération de police internationale, elle est faite pour durer et s’éterniser, lorsqu’on la pense finie, elle renaît de ses cendres. Les exemples des fiascos irakiens et afghans auraient dû pourtant faire réfléchir les méprisables mendiants qui président aux destinées africaines. Que nenni! Ils ont épousé les dialectiques du chaos et de la guerre Orient/Occident, pavant ainsi la voie à une recolonisation durable. Car les mêmes causes entraînant les mêmes effets, on imagine mal les valets nègres aux gants blancs, adopter une position différente de celle du Ministre afghan de la Défense, Bismullah Khan Mohammadi, qui à la suite d’un attentat, ayant visé le 16 Janvier 2013 le quartier-général de ses services des renseignements, supplie à genoux les autorités américaines de ne pas abandonner le pays et d'y demeurer d’une manière ou d’une autre… Les cris et manifestations de joie, les déclarations bravaches et martiales entendues ici où là, en Afrique et en France, sont trompeuses. François Hollande, sans doute conseillé en politique internationale par celui qui l’habille, s’est fourvoyé. La France, toute arrogante qu’elle est, n’a ni les moyens militaires, ni les moyens financiers de mener une telle guerre. Son agent Denis Allex, exécuté par la milice Al Shaabab, à la suite d’une opération de sauvetage que n’aurait pas renié la nullissime armée malienne, pourra le certifier d’outre-tombe. Certains semblent oublier que les États-Unis ont dépensé des milliards de dollars et n’ont emportés la victoire finale ni en Irak, ni en Afghanistan. Les plans de l’intervention française qualifiés de foutaises par Susan Rice (4), sont un modèle de stupidité et de précipitation. Sauf à vouloir bombarder les villes maliennes, la France ne débusquera de "terroristes" qu’à la marge. Ceux-ci en bon guérilleros se sont d’ores et déjà mélangés à la population. Paniquée alors que la perspective de véritables combats au sol se profile, la France en appelle aux américains et à l'Union Européenne. Elle en vient également à souhaiter que la prise d’otage sur le site gazier algérien d’In Amenas, accule la Communauté Internationale à un suivisme moutonnier. Les Algériens, jaloux d'une indépendance qu’ils ont, à la différence des Entités-bâtardes, conquise et fait chèrement payer à la France, ont réglé la prise d’otage à la russe : liquidation de tous les assaillants et accessoirement de quelques otages. Quoi qu’il en soit et l'analyste sérieux le sait: la France de Hollande, ne gagnera pas la guerre contre le terrorisme, guerre qui a éreinté l'économie américaine et coûté la vie de millions de civils dans le monde arabe. On ne triomphe pas d’une idéologie ou de ressentiments anti-occidentaux, éminemment légitimes, avec des armes. La France ne réussira qu’à instaurer un autre pandémonium en Afrique Noire après celui qu'elle a savamment imposé en Libye. Il n’y a pas à douter que les retorses autorités françaises s’en serviront: 1) comme prétexte pour pressurer des responsables africains, faibles, lâches et serviles, 2) pour imposer une présence militaire envahissante et permanente, 3) comme de juste, continuer à faire ce qu’elles perfectionnent depuis des siècles sur le sol africain : le vol humaniste. En un mot comme en cent : pour l’Afrique, un jeu à somme nulle… Ahouansou Séyivé *Les Entités-bâtardes découlent du découpage colonial. Présentant formellement les caractéristiques d'un état, elles n'en sont que de pâles reflets. N'ayant qu'une souveraineté limitée sur le plan monétaire (le CFA), inexistante sur le plan politique, militaire et économique en ce qu'elles restent inféodées à leur ex-puissance coloniale et aux organismes subsidiaires de l'ONU (Banque Mondiale ou FMI) qui les gèrent par pantins interposés (Alassane Ouattara, Blaise Compaoré, Yayi Boni etc)... (1) http://www.liberation.fr/depeches/2013/01/14/juppe-sur-le-mali-c-est-le-terrorisme-qui-nous-fait-la-guerre_873856 (2) http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/01/14/des-forces-speciales-a-pau-depuis-vingt-ans,1113195.php (3) http://www.malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/61251-boni-yayi-salue-l-engagement-des-troupes-francaises-aux-cotes-de.html?print (4) http://turtlebay.foreignpolicy.com/posts/2012/12/11/rice_french_mali_intervention_plan_is_crap

AL-QAÏDA AU MAGHREB ISLAMIQUE - ALGÉRIE En direct : près de 30 otages étrangers toujours aux mains des ravisseurs

DERNIÈRE MODIFICATION : 18/01/2013 © AFP Selon l'agence officielle algérienne, quelque 100 otages étrangers sur 132 ont été libérés ce vendredi par les forces spéciales algériennes. On reste toutefois sans nouvelles des autres. Suivez les événements en direct sur notre liveblogging. Par France 2 (vidéo) FRANCE 24 (texte) L’armée algérienne a donné l’assaut jeudi 17 janvier contre le site gazier d'In Amenas où des islamistes retenaient en otage 132 Occidentaux et plusieurs centaines d’Algériens. L’attaque a été revendiquée par le groupe Al-Mulathamin, dirigé par Mokhtar Bel Mokhtar, ancien chef charismatique d’Aqmi. Ce vendredi, l’opération militaire se poursuit sur le site. Les autorités algériennes ont fait état de morts et de blessés, mais aucun bilan officiel n’a encore été communiqué. Les pays dont des ressortissants figuraient au nombre des otages redoutent une issue dramatique. Suivez ce liveblog sur votre tablette ou smartphone en cliquant ici

Les récents événements à In Amenas ont déstabilisé la quiétude des habitants de Djanet. El Watan "Week-end" est allé à leur rencontre.

Choc et colère à Djanet le 18.01.13 | 10h00 Réagissez
Attablés à une terrasse de café au centre-ville de Djanet, des Touareg échangent des propos concernant la crise au Mali. «Je suis contre Ançar Eddine et le Mujao», lance Mani Targui, la soixantaine, en tenue traditionnelle touareg. Les habitants de Djanet craignent que la situation au Mali ne s’étende au Sud algérien et expriment leur ras-le-bol contre les mouvements islamistes du Nord-Mali. «Il se pourrait que les mouvements terroristes trouvent des brèches pour franchir les frontières», lâche Ali, avant que Mani, plus confiant, ne conteste : «Impossible ! Les frontières avec le Mali sont très sécurisées. Les militaires algériens ne laisseront jamais les islamistes mettre les pieds sur le sol algérien.» Si les autorités algériennes ont déjà déployé les méharistes (militaires touareg) dans la région, les habitants du Sud croient savoir que les terroristes traversent en réalité souvent la frontière. «Voilà les méharistes.» Sale jeu Au cours de la discussion, un jeune homme désigne du doigt un camion chargé de militaires. Ce jeune, qui préfère garder l’anonymat, espère que la situation se règlera de l’autre côté des frontières. «Je n’ai pas envie que ce qu’on a connu avec les Libyens se reproduise. Il faut savoir que plusieurs rebelles libyens ont fait de Djanet leur refuge. Mais nous n’accepterons jamais la présence des islamistes ici», tranche-t-il, déterminé. Et d’enchaîner : «En tout cas, je pense qu’ils n’arriveront pas à s’en sortir dans le Sahara algérien. Ils ne tiendront pas le coup.» Mani Targui rassure ses amis en regardant sa tasse de thé : «Même si Ançar Eddine et le Mujao réussissent à pénétrer en Algérie, on y fera face. On ne laissera jamais ces criminels vivre ici. Ils veulent imposer un autre islam aux musulmans !» Et d’analyser : «Tout ce qui se passe au nord du Mali est voulu. Pour moi, le Mujao, qui enlève et exécute des innocents, est un produit marocain et le royaume chérifien est le loyal serviteur des Français. Ce chaos a déjà été planifié bien avant l’intervention militaire. Les Français demandaient aux Marocains de semer la pagaille au Sahel à travers ce groupe de terroristes, pour qu’ils puissent mettre les pieds au nord du Mali», accuse Mani fermement. Son ami s’interroge : «Pourquoi le gouvernement algérien n’intervient pas ?» Un autre Touareg s’invite au débat, très sûr de lui : «Ne t’inquiète surtout pas pour les autorités algériennes, elles savent très bien ce qu’elles font. Nous sommes conscients que les étrangers veulent semer la discorde entre les Touareg et le gouvernement algérien.» Azawad A ce propos, ils assurent qu’ils resteront loyaux à l’Etat algérien, à condition que les responsables ne les marginalisent plus. «Malgré notre loyauté envers le gouvernement algérien, nous restons marginalisés. On dirait qu’on n’est pas Algérien ! Tout cela, parce qu’on a demandé aux autorités de reconnaître notre langue et notre culture», peste Mani, avant de reprendre : «En ce qui concerne le Mali, on partagera toujours la position de l’Etat algérien, mais cela ne veut pas dire qu’on est contre la cause de l’Azawad. Cette région est la nôtre, c’est le colonialisme qui nous a séparés. Dans les années 1950, on était un seul peuple avec les Touareg maliens, nigériens, libyens… Et maintenant, on nous sépare comme si de rien n’était !» Les Touareg de Djanet se disent «cœur et âme» avec leurs «frères» du MNLA. «Dans le cas où la situation ferait fuir les nôtres du Mali, ils seront les bienvenus chez nous. Cependant, on les encourage à lutter jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause», espère Mani Targui. Inquiétude Les employés de la base Hayet sont abasourdis. Mercredi matin à Djanet, les habitants, installés au café pour suivre les événements dramatiques d’In Amenas sur les chaînes télévisées, étaient sous le choc. Le silence des habitant démontre leur inquiétude. Certains ont des proches qui y travaillent, d’autres sont eux-mêmes employés dans la base Hayet, où opérent conjointement les trois sociétés, Sonatrach, British Petrolium et Statoil. Rencontré à Djanet, un agent de sécurité travaillant à la base est sous le choc. «Heureusement que je suis en congé», lâche-t-il sous le couvert de l’anonymat. «J’essaye d’appeler quelques collègues pour le moment, je n’y suis pas arrivé, le réseau téléphonique est coupé», poursuit-il. Quelques minutes plus tard, son téléphone portable sonne, un collègue d’In Amenas lui annonce la mauvaise nouvelle, le visage blême, il lâche : «Ce sont des criminels ! Ils ont tué mon ami Lamine, un jeune trentenaire.» Il poursuit : «L’un des barbus lui a tiré dessus au moment où il allait donner l’alerte. Tout a commencé quand des employés étrangers quittaient la base pour l’aéroport, pour partir en congé. Les terroristes les ont coincés sur l’itinéraire et les ont ramenés vers la base. Ce que je ne comprends pas, c’est que les employés étrangers étaient escortés par l’armée algérienne.» Certains affirment avoir assisté à un accrochage entre les militaires et les terroristes. Des Algériens ont été blessés lors de cette attaque. Peu après, l’arrivée des notables touareg avait pour but de négocier avec les preneurs d’otages. D’après les informations qu’a reçues notre interlocuteur, «c’est à peine croyable ! Je ne crois pas que la société qui m’engage me rappelle, vu la situation chaotique.» Son collègue poursuit : «Tout ce qui se passe aujourd’hui est une conséquence de la guerre au Mali. Notre gouvernement aurait pu renforcer la présence militaire et sécuriser la zone, maintenant tous le Sahara est menacé.» Les deux employés estiment que cette attaque constitue un message pour le gouvernement algérien. «Les terroristes veulent prouver qu’ils sont capables de déstabiliser notre pays. Tant que le Mali est en guerre, on ne sera pas en sécurité», disent-ils. Certains Touareg confirment que les militaires algériens ne pourront pas sécuriser toutes les frontières. «Je ne pense pas que les militaires puissent contrer les islamistes djihadistes venus des pays voisins. Il faut être très vigilant», conclut notre interlocuteur. Lotfi Sid

In Amenas: Le GIS capture un terroriste vivant

le 18.01.13 | 14h24 Des éléments du Groupement d’intervention spéciale (GIS) ont réussi à capturer un terroriste parmi les ravisseurs lors de l’assaut, apprend El Watan aujourd’hui de sources sécuritaires qui n’ont pas précisé sa nationalité. Lors d’un interrogatoire poussé, il a déclaré que son groupe est composé de 32 individus. Il a confirmé qu’ils appartiennent aux « signataires par le sang » affiliés à Katibat El Moulathamine (Enturbannés) de Mokhtar Ben Mokhtar, dit Belawer (Le Borgne). http://www.elwatan.com/une/in-amenas-le-gis-capture-un-terroriste-vivant-18-01-2013-200017_108.php

Atlantico/Ce que les militaires savent maintenant de ce qui attend vraiment la France au Mali Pour assurer la stabilité au Sahel, la France devra mettre en place une stratégie globale et combiner étroitement les manœuvres diplomatique, politique et militaire.

Feuille de routePublié le 18 janvier 2013
Pour assurer la stabilité au Sahel, la France devra mettre en place une stratégie globale. Crédit Reuters Les certitudes Grâce à nos bases et aux forces armées pré-positionnées en Afrique, la France était la seule puissance capable de porter sans délai un coup d’arrêt à l’offensive des rebelles et des terroristes vers Bamako. Les armées françaises ont une grande expérience politique et militaire des combats au Sahel du fait de notre engagement continuel au Tchad de 1969 à nos jours. Que peux-t-on tirer comme enseignement de cette expérience ? Jamais les gouvernements d'Afrique Noire n’ont pu établir durablement leur contrôle sur les territoires et les populations qui vivent dans les zones désertiques. En conséquence, nous pourrons reprendre Tombouctou, Gao, mais nous ne pourrons jamais contrôler les déserts au nord du Niger jusqu’à la frontière algérienne sauf si nous favorisons l’installation à Bamako d’un gouvernement dirigé par un leader du Nord, ce qui est le cas au Tchad ou si le gouvernement malien se résigne à négocier avec les leaders Touaregs une large autonomie de Azewad. Il n’y aura jamais une armée malienne capable d’assurer la sécurité de son territoire tant que les militaires putschistes ne seront retournés au pas dans leurs unités ou n’auront été mis en prison et qu’un pouvoir politique élu démocratiquement ne sera pas installé à Bamako. Les gouvernements de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n’ont ni les moyens ni la volonté d’aider de manière décisive le Mali et l’armée malienne. Le risque d’exactions et de massacres contre les populations Touaregs par les forces armées et de sécurités maliennes lors d’une offensive vers le Nord ne doit pas être sous-estimé. Les objectifs politiques et militaires qui en découlent pour le gouvernement français Se limiter dans un premier temps à assurer la sécurité du Sud malien en s’opposant à toute attaque des forces rebelles au-delà d’une ligne Mopti –Sandare. Cet objectif doit permettre d’assurer la protection de nos ressortissants et de fournir les délais nécessaires à la mise en place d’un pouvoir politique légitimement élu à Bamako et à rebâtir une armée malienne capable de prendre à sa charge le combat terrestre. Ne viser sur le plan militaire que l’affaiblissement des forces terroristes et en aucun cas afficher l’objectif de leur destruction, ce qui est irréalisable. La rébellion Touareg est endémique et ne pourra être réduite que par la négociation politique. Faire porter l’effort militaire sur les forces d’AQMI et le MUJAO tout en poursuivant les contacts et les négociations avec Ansar Dine avec lequel il ne faut pas fermer la porte de la réconciliation nationale. N’appuyer la reconquête des villes importantes du Nord Tombouctou, Gao et Kidal que lorsque ces deux dernières conditions politiques et militaires seront remplies en affichant clairement que cet objectif doit être lié étroitement avec l’installation dans ces villes de responsables politiques issus du milieu Touaregs restés fidèles ou neutre depuis septembre 2012. Mettre en place au niveau de chaque compagnie malienne une équipe de conseillers qui aura une mission officielle de conseil et officieuse de veiller à ce que les forces maliennes n’exercent aucune représailles contre la population de ces villes. L’objectif de destruction des forces d’AQMI et de Mujao ne sera pas réalisable sans un engagement militaire des pays voisins du Mali et en particulier de l’Algérie et sans la mise en place d’une coalition comportant des forces des principaux pays européens et l’aide des Etats-Unis. La stratégie à mettre en place doit donc être globale et combiner étroitement les manœuvres diplomatique, politique et militaire qui seule peut permettre d’éradiquer l’instabilité sahélienne dont il ne faut pas sous-estimer la force des racines et la capacité de nuisance. atlantico En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/que-militaires-savent-maintenant-qui-attend-vraiment-france-au-mali-jean-bernard-pinatel-610105.html#qBzORZtXUfWFrjWZ.99

Mali: Des milliers de Touaregs se réfugient à la frontière algérienne

Par Boris Thiolay, publié le 18/01/2013 à 08:20, mis à jour à 10:32 Craignant des bombardements et les exactions des soldats maliens en cas de reconquête du nord du pays, des milliers de Touaregs ont fui la ville de Kidal, le bastion du mouvement Ansar ed-Dine, pour se réfugier à la frontière algérienne.
MALI - L'inquiétude est grande de voir des soldats maliens -humiliés lors de la conquête du nord, au début de 2012, par des mouvements touaregs et des groupes islamistes armés- se venger sur les populations locales. REUTERS/Zohra Bensemra Plusieurs milliers de civils touaregs ont fui Kidal, à 200 kilomètres de la frontière algérienne, depuis le déclenchement de l'intervention militaire au nord du Mali. "Kidal est à moitié vide, les gens ont peur", raconte au téléphone l'ancien maire-adjoint de la commune de 25 000 habitants. Ils craignent des bombardements, mais aussi les risques de bavures des soldats maliens s'ils reprennent les territoires aux djihadistes." >> Lire aussi: "On peut craindre une volonté de revanche de l'armée" L'inquiétude est effectivement grande de voir des soldats maliens -humiliés lors de la conquête du nord, au début de 2012, par des mouvements touaregs et des groupes islamistes armés- se venger sur les populations locales. Ou ne pas "faire la différence" entre les islamistes et de simples civils touareg et arabes. Cela d'autant plus que Kidal est le bastion d'Iyad ag Ghali, ancien héros de la rébellion touareg de 1990, devenu depuis le leader d'Ansar ed-Dine -les "défenseurs de la religion"- mouvement allié à Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a déclenché l'attaque vers le sud du pays, le 10 janvier dernier. Certains franchissent la frontière Ces milliers de Touaregs, dont plusieurs clans nomades de la région, se sont entassés dans des véhicules pour trouver refuge dans les villages maliens adossés aux trois postes frontières algériens: Bordj Badji Mokhtar, Tin Zawatene et Timeaouine. Cette frontière, de plus de 1300 kilomètres, en plein Sahara, est officiellement fermée depuis le 14 janvier, pour empêcher les djihadistes du nord du Mali de pouvoir se replier sur le sol algérien. Mais certains réfugiés touareg parviennent à la franchir, espérant pouvoir se réfugier à Tamanrasset, la grande ville de l'extrême-sud de l'Algérie, à environ 500 kilomètres. "Ces réfugiés sont partis dans la précipitation, sont certains n'ont quasiment rien, poursuit l'ex-maire adjoint de Kidal. Ceux qui resteront à la frontière se trouveront rapidement dans des conditions sanitaires et alimentaires très difficiles." Depuis le début de la crise au nord du Mali, l'année dernière, les ONG dénombrent 230 000 personnes déplacées et 150 réfugiés dans les pays voisins: Mauritanie (54 000), Niger (50 000), Burkina-Faso (38 000) et Algérie (1500). http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-des-milliers-de-touaregs-se-refugient-a-la-frontiere-algerienne_1210911.html

Mali: l'armée malienne reprend sa progression, contrôle à nouveau Konna

LA LIBRE.BE> NOUVELLES DÉPÊCHES
Mis en ligne le 18/01/2013 à 13h48 BAMAKO (AFP) L'armée malienne, appuyée par les troupes françaises, a repris vendredi sa progression vers le nord du Mali, reprenant le contrôle de la ville de Konna (centre) aux islamistes, dont un groupe était toujours retranché avec des otages en Algérie. Les pays dont des ressortissants ont été pris en otage avec des centaines d'employés locaux sur un site gazier dans le Sahara (est de l'Algérie) redoutaient vendredi un bilan très lourd de l'assaut lancé par les forces de sécurité contre un commando islamiste venu de la Libye voisine. L'agence de presse algérienne APS avait annoncé jeudi soir la fin de l'opération, mais d'après Londres, "l'incident terroriste en Algérie est toujours en cours" et l'armée algérienne "traque toujours les terroristes et probablement des otages", selon le Premier ministre David Cameron. Les preneurs d'otage, qui seraient venus de Libye, avaient affirmé agir en représailles de l'intervention française au Mali et ils ont menacé de mener d'autres actions, dans un communiqué. Cette opération avait éclipsé jeudi la situation sur le terrain au Mali, où la France poursuit ses frappes aériennes contre les groupes islamistes, accompagnées d'un engagement au sol toujours plus important. Plus de 1.400 soldats français sont ainsi déjà présents au Mali, un chiffre qui devrait prochainement atteindre 2.500 hommes, selon Paris. Vendredi, l'armée malienne a affirmé avoir repris la veille "le contrôle total" de Konna (centre), une localité sur la route de Bamako, tombée le 10 janvier aux mains des combattants islamistes, ce qui avait précipité l'intervention française. "Nous avons repris le contrôle total de la localité de Konna, après avoir fait subir de lourdes pertes à l'ennemi", a assuré l'armée malienne dans un bref communiqué. "Les combats les plus importants se sont déroulés à Ndégué, à 20 km de Konna. Nous avons écrasé l'ennemi", a assuré à l'AFP le colonel Didier Dakouo, qui dirige les forces maliennes dans le secteur. L'information a été confirmée par une source de sécurité régionale et par des habitants de la zone joints par l'AFP, une zone qui reste inaccessible aux observateurs indépendants. Des combats avaient opposé mercredi, puis dans la nuit, des soldats maliens, appuyés par des militaires français, à des islamistes armés près de Konna. accélérer le déploiement de la Misma Et il a fallu de nouvelles frappes aériennes françaises, jeudi, pour que les soldats maliens puissent entrer dans la ville, selon une source de sécurité. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait reconnu le 15 janvier que Konna, à 700 km au nord-est de Bamako, n'avait pas encore été reprise par l'armée malienne. La chute de Konna lors d'une offensive surprise des combattants islamistes le 10 janvier, alors que le front entre armée malienne et groupes jihadistes était gelé depuis des mois, avait déclenché l'intervention de la France, qui redoutait une percée vers Bamako (sud) des jihadistes, d'abord par des frappes aériennes, puis avec un engagement au sol. A Bamako, les premiers éléments de la force d'intervention ouest-africaine (Misma), qui doit chasser les groupes armés qui occupent une grande partie du Mali depuis neuf mois, une centaine de Togolais et de Nigérians, sont arrivés jeudi soir à Bamako. "La guerre qui nous est désormais imposée par le refus des mouvements criminels et terroristes de l'offre de paix suffisamment portée par les efforts de médiation de la Cédéao exige de nous l'accélération du déploiement de la Misma", a déclaré le président de la Commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, selon son discours remis à la presse. Le calendrier du déploiement des contingents sera au coeur du sommet extraordinaire de la Cédéao, consacré au Mali, samedi à Abidjan. "Nous allons voir avec nos amis africains comment accélérer la mise en place de la Misma", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui participera au sommet. "Déjà, le chef d'état-major est à pied d'oeuvre. Il y a des premiers contingents qui sont disponibles et la réunion de demain va permettre de préciser un certain nombre de choses et d'avancer", a-t-il ajouté. Quelque 2.000 membres de cette force, dirigée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir, doivent être déployés au Mali d'ici le 26 janvier. Huit pays ouest-africains - Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso - plus le Tchad ont annoncé leur contribution à la Misma. Au total, ce seront quelque 5.300 soldats du continent africain qui seront déployés au Mali, pour prendre à terme le relais de l'armée française.

Mali: la Belgique veut que l'action militaire devienne vite internationale

La Belgique souhaite que l'opération militaire de la France au Mali redevienne "le plus vite possible" "une opération internationale", a déclaré vendredi son chef de la diplomatie, Didier Reynders, mais en s'abstenant de proposer des combattants belges. Et aussi L'intervention au Mali "Le souhait c'est que le plus vite possible l'opération redevienne une opération internationale", a déclaré M. Reynders sur la radio Europe 1, en se défendant d'une inaction de la Belgique. "Nous avons immédiatement apporté notre soutien (à la France), il y a 75 militaires belges qui sont déjà partis, nous avons donné un support logistique avec des avions de transport", un hélicoptère et une aide médicale, "et donc nous avons des soldats sur place qui seront y compris au Mali mais qui ne seront pas des forces combattantes", a-t-il dit. "Je reconnais, c'est évident, que l'opération qui est en cours au Mali démontre à nouveau les retards pris dans la construction d'une Europe de la Défense. On a vraiment un problème de mobilisation de moyens en Europe quand des évènements importants se produisent", a poursuivi le ministre belge. L'Europe "progresse très lentement en politique étrangère et en défense, on doit accélérer", a conclu Didier Reynders en considérant qu'au Sahel, il s'agit d'un "combat international où l'Europe doit s'engager très fortement". Depuis son entrée en guerre au Mali il y a une semaine contre des groupes islamistes, la France est le seul pays occidental à recourir à des avions-bombardiers et à des troupes dotées de blindés. Plusieurs pays lui apportent une aide logistique qui reste très limitée. Jeudi, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a souhaité à Bruxelles qu'un "maximum de soutien" soit apporté à la France dans son engagement militaire. Belga

PRISE D'OTAGES EN ALGÉRIE BFMTV > International > Afrique > Algérie Algérie : le bilan des morts donné par les ravisseurs jugé "fantaisiste"

http://bernardlugan.blogspot.be/2013/01/mali-algerie-point-de-situation-et.html

http://www.leparisien.fr/international/en-direct-otages-en-algerie-apres-l-assaut-les-occidentaux-redoutent-un-bilan-tres-lourd-18-01-2013-2491727.php

l'intervention de l'armée algérienne est elle justifiée avec autant de précipitation et "d'amateurisme",alors même que les cinquante otages retenus sont des dix nationalités différentes?et surtout avec une fin si tragique pour les otages?Pourquoi?

Pourquoi ne pas attendre les réponses et suggestions des autres pays? Pourquoi être aussi pressé d'en finir avec ces terroristes au point de sacrifier une centaine de vie et des installations gazières coûteuses ? Le site étant "hyper protégé",comment expliquez l'infiltration du groupe de Belmokhtar qui est aussi composé des diverses nationalité y compris un français et un canadien? Pourquoi si peu de communication et tant d'opacité autour de cette "prise d'otages"? Bref plein de questions demeurent et peut être Jeremy Keenan a t il raison? Publiée le 4 juil. 2012 Jeremy Keenan : le DRS est à l'origine du chaos au Mali/Sahel et des attentats en Algérie

jeudi 17 janvier 2013

Des éléments des forces rebelles ont été repérés jeudi matin dans le sud du Mali dans la ville de Banamba, à une centaine de kilomètres de la capitale, Bamako.http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/01/17/005-mali-jeudi-banamba.shtml

Algérie : une trentaine d'otages seraient morts lors de l'assaut sur le site gazier d'In Amenas | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Algérie : une trentaine d'otages seraient morts lors de l'assaut sur le site gazier d'In Amenas | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Prise d’otage en Algérie :Mort de Lamine Boucheneb et du mauritanien Ould Hmeida

Selon une source informée, le chef des « Fils du Sahara pour la justice islamique » Lamine Boucheneb, alias Taher a été tué au cours de l’assaut donné par les forces algériennes pour tenter de libérer les otages occidentaux dans le complexe gazier de Ain Amenas. Des ravisseurs , dont Abous Albara Aljzairi et le jeune mauritanien Abdallahi Ould Hmeida, ont également péri au cours du même assaut, a ajouté cette source. Par ailleurs, une source des « Signataires par le sang » a précisé que les preneurs d’otages étaient issus de l’Algérie, du Canada, du Mali, de l’Egypte, du Niger et de la Mauritanie. Cette source a ajouté que les ravisseurs n’avaient pas l’intention de partir avec les otages, mais qu’ils voulaient les déplacer vers une cité du complexe où se trouvaient d’autres otages, au moment où les hélicoptères ont bombardé les véhicules qui les transportaient tuant otages et preneurs d’otages. Un porte-parole de la katiba des Moulathamines a indiqué que le commando était prêt pour l’opération depuis prés de deux mois parce « qu’on savait d’avance que le régime allait bien être l’allié de la France dans la guerre contre l’Azawad ». Et d’ajouter « tout en tenant compte des souffrances du peuple algérien, nous promettons au régime en place plus d’opérations ». Il a enfin appelé les algériens « à se tenir à l’écart des lieux d’implantation des compagnies étrangères, car, a-t-il dit nous surgirons par où personne ne s’y attendrait » http://www.ani.mr/?menuLink=9bf31c7ff062936a96d3c8bd1f8f2ff3&idNews=20535

SOS:Amalgame dangereux à Bamako sur les civiles Touareg

Ordre Gerda De Pryck Assan Midal "Bonsoir il y a un amalgame ici a Bamako sur le touareg on nous traite de tout sorte de nom rebellle des bandit on nous insulte de père est mère les jeunes touareg ki son l arme maliens on même peur d aller a kati n on aucun respect de la population les femme touareg ki son dns certain service son mal traite d manque de respect. des insulte .. on ne fait plus a la différence entre islamiste est touareg ni rebelle... il faut je n pourrais faire passe cet message et sa m fait mal au coeur . merci d le faire passe "

L’Union des ulémas musulmans dénonce l’intervention de la France et propose sa médiation

Sahara Médias - Nouakchott Jeudi 17 Janvier 2013
L’Union des ulémas musulmans que préside le Cheikh Youssouf Al Gharadaoui, a dénoncé l’intervention de la France au nord Mali et a exprimé sa disposition à entreprendre une médiation dans ce conflit. Dans un communiqué publié aujourd’hui jeudi, l’Union déclare « suivre avec préoccupation le développement des évènements au Mali », précisant que la France « est allée trop vite en engageant une action militaire dont on ne peut savoir où elle peut mener ni présager des dégâts humains et matériels qu’elle va occasionner ». Le communiqué a ajouté que l’Union mondiale des ulémas musulmans dénonce la précipitation de la France dans le déclenchement de cette guerre avant d épuiser touts les moyens disponibles pour la solution pacifique », signalant quelle fournit des efforts énormes, avec des pays et des personnalités influentes en vue de revenir au dialogue et soulignant sa disposition « pour arriver à une réconciliation ».

Alakhbar | Algérie: Le mouvement "Les signataires par le sang» perdent 3 leaders

Alakhbar | Algérie: Le mouvement "Les signataires par le sang» perdent 3 leaders

Urgent :Les forces algériennes donnent l’assaut sur le complexe pétrolier… plus de contact avec les ravisseurs

Les forces algériennes viennent de donner l’assaut dans ce qui serait une tentative ultime tenter pour de libérer les derniers otages restés en vie et sequestrés par le groupe "Signtaires par le sang" sur le complexe gazier de Ain Aminass, selon un porte-parole des ravisseurs. Dans son dernier contact avec ANI, ce porte-parole, dont la voix était couvertes par de fortes déflagrations, a précisé que les hélicoptères qui tirent sur le complexe sont appuyés par des forces au sol qui exécutent un coup de force visant le lieu de détention des otages. Il a également menacer de passer à l’exécution des otages si les troupes s’approchent davantage… Après ces mots, le contact téléphoniques avec les ravisseurs a été interrompu. http://www.ani.mr/?menuLink=9bf31c7ff062936a96d3c8bd1f8f2ff3&idNews=20530

Alakhbar | Mali: RSF pour le libre accès des journalistes aux zones de combats

Alakhbar | Mali: RSF pour le libre accès des journalistes aux zones de combats

Alakhbar | Algérie: l'Armée lance une nouvelle attaque. Une explosion entendue

Alakhbar | Algérie: l'Armée lance une nouvelle attaque. Une explosion entendue

Alakhbar | Algérie - Insolite: Frédéric Kanouté, l’idole du chef des ravisseurs

Alakhbar | Algérie - Insolite: Frédéric Kanouté, l’idole du chef des ravisseurs

Alakhbar | Algérie: 40 morts dans une tentative de libération des otages

Alakhbar | Algérie: 40 morts dans une tentative de libération des otages

http://www.lepoint.fr/monde/libye-seif-al-islam-kadhafi-comparait-devant-la-cour-penale-17-01-2013-1616228_24.php

@ Sengal : Selon l'agence de presse mauritanienne ANI, 34 otages auraient été tués sur le site d'In Amenas. Huit étrangers seraient encore détenus, quatre Occidentaux auraient été libérés, selon l'agence de presse officielle algérienne APS. 14 ou 15 preneurs d'otages auraient été abattus, selon les sources. Aucun chiffre n'a été confirmé par les autorités algériennes.

Les Touaregs sont contre l'intervention française au Mali: La Voix de la Russie

Les Touaregs sont contre l'intervention française au Mali: La Voix de la Russie

Azawad - En route vers un nouveau MNLA

Jeudi 17 janvier 2013
http://occitan-touareg.over-blog.com/article-azawad-en-route-vers-un-nouveau-mnla-114467691.html Le MNLA accepte enfin le "principe de réalité". Mettre l'Histoire en mouvement en déclenchant une rébellion est pour nous "européens" discutable, mais dans le contexte de cette région du Sahel l'aventure démocratique n'étant pas encore d'actualité, cette étape devient nécessaire. Il est cependant une réalité incontournable qui consiste à savoir qu'une avancée historique ne peut se faire sans l'accord d'une relative majorité de la population. Tel n'était pas le cas pour l'Azawad. Lorsque j'ai apporté mon soutien (avec le Parti de la Nation Occitane) à la déclaration d'indépendance de l'Azawad, il était bien précisé que ce nouvel État en gestation n'était en aucun cas un État Touareg mais un État multi-ethnique. Il était précisé aussi que seule une organisation de type fédéral en Azawad pourrait permettre d'installer et de pérenniser (pendant un certain temps) cette nouvelle création étatique qui remettait en cause l'intégrité d'un État artificiel dénommé Mali. Il se trouve que l'État moribond Malien avait laissé se développer dans son "septentrion" une gangrène tant financière que politique. J'entends par là que le trafic de drogues diverses, d'armes, d'êtres humains et l'acceptation sur ce territoire d'extrémistes religieux ne pouvait se réaliser qu'avec l'accord des dirigeants "politiques-économiques-militaires" de cet État corrompu jusqu'à la moelle. Il faut aussi dénoncer le fait qu'un État comme la France a su s'accommoder de cette situation ; pour rappel quelques 6000 citoyens français travaillent dans cet État. La "france-à-fric" avec le nouveau gouvernement de gauche "français" continue son travail colonialiste et impérialiste. Comment accepter d'entendre le président de la République française oser dire pour ses voeux que la "france n'a aucun intérêt au Mali". Comment accepter qu'un gouvernement dit de "gauche" puisse encore trouver légitime d'aller à la rescousse d'un État artificiel afin de défendre cette absurde et cynique idée du refus de la remise en cause des frontières artificielles issues de la colonisation, si il n'y avait derrière ces idées et ces mots des enjeux économiques important pour ne pas dire vitaux pour ce pays. Oui l'État français pille l'uranium au Niger et malgré un discours "pro touareg" refusera tant que cela sera possible d'aider la nation Touarègue à s'unir pour accéder à l'indépendance. Oui pour défendre ses intérêts au Mali la france continuera à tout faire pour entretenir les division du peuple touareg. Oui l'État français va continuer à participer à la corruption générale dans ces régions. L'État français a une fois encore laissé passer cette chance, en refusant de soutenir ouvertement cette remise en cause des frontières et de prouver à l'ensemble du monde que le droit à l'indépendance pour chaque peuple de notre planète n'est pas un mot vide de sens. Le gouvernement de gauche (socialiste) prouve de manière criante qu'en matière d'impérialisme et de colonialisme la gauche et la droite mènent les mêmes politiques. Sarkosy a eu sa Libye, Hollande a son Mali. Vive un Azawad indépendant et démocratique. PELLET Jean-Marc ************************************* Résolutions et recommandations générales du Congrès Mardi, 15 Janvier 2013 2ème CONGRES ORDINAIRE DU MOUVEMENT NATIONAL DE LIBERATION DE L’AZAWAD (MNLA) Résolutions et recommandations générales du Congrès Les 08, 09 et 10 janvier 2013 s’est tenu à Tinzawatane le 2 ème congrès ordinaire du mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) dont les thèmes sont les suivants : - Présentation des rapports d’activités des différents organes du MNLA, - Relecture et actualisation des statuts et règlement du MNLA, - Mise en place des différents organes du MNLA, - Validation de la plateforme de revendication, - Organisation de l’armée du MNLA, - Désignation des membres de la commission de négociation. - Considérant le faible dynamisme qui frappe et affecte dangereusement les activités du MNLA, - Considérant la non-adaptation au contexte actuel des statuts et règlement du MNLA, Le Congrès recommande la redynamisation immédiate de l’ensemble des structures du MNLA et salue l’actualisation des statuts et règlement du mouvement. - Considérant aussi l’insuffisance de la sensibilisation et de l’animation des populations sur les objectifs du MNLA et les contraintes du moment. Le Congrès invite le CTEA à créer rapidement les bureaux régionaux et leur démembrement dans l’Azawad, - Considérant le disfonctionnement provoqué par le caractère ethnique et tribal de l’armée du MNLA et à l’appartenance quasi-totale du matériel militaire à certains combattants, Le Congrès exige la restructuration rapide des forces armées de sécurité du mouvement, La redynamisation et le respect absolu des règles de discipline et de déontologie militaire. - Constatant les faibles ressources matérielles et financières dont dispose le MNLA et la nécessité d’instaurer un système de gestion basé sur la rigueur, la transparence et l’équité, Le congrès recommande l’adoption d’une politique de recherche de financement à l’intérieur et à l’extérieur soutenue par une gestion suivie et rigoureuse. - Considérant que le capital social constitue le socle fondamental de la force du MNLA et que cette force ne peut être réelle que s’il y a une cohésion social totale, - Considérant que la paix, la sécurité et le développement sont indissociables et indispensables pour un peuple quel qu’il soit, - Considérant que le peuple de l’Azawad est victime d’une exploitation abusive de la diversité ethnique et tribale de nos populations en les opposant les une aux autres depuis l’époque coloniale à nos jours, 1 / 3 Résolutions et recommandations générales du Congrès Mardi, 15 Janvier 2013 00:14 - Constatant que depuis plusieurs années, l’Azawad est devenu un terrain des conflits divers ayant entrainé l’arrêt quasi-totale de toutes activités, Le congrès recommande vivement l’instauration d’une paix durable par le renforcement de la cohésion sociale à travers des rencontres intra et inter communautaires et insiste sur la nécessité de préserver et de renforcer les biens historiques entre nos communautés. - Considérant la confusion et l’incompréhension constatée actuellement dans la pratique de l’islam, - Considérant que l’islam est une religion de tolérance et de non-violence, Le Congrès lance un appel solennel à tous les musulmans de l’Azawad à maintenir leur pratique d’islam conformément à la sunna du prophète Mohamad (Paix et Salut sur lui) - Vu le constat fréquent d’un manque regrettable et dangereux de civisme dans le comportement quotidien d’un grand nombre de citoyens de l’Azawad, notamment les jeunes, Le congrès invite les leaders communautaires et les responsables civils et militaires du MNLA à privilégier dans leurs programmes et activités l’éducation et la formation civique. - Considérant l’anarchie et l’indiscrétion constatées dans les communications à travers des personnes non mandatées par le mouvement, Le Congrès exige de maitriser et de centraliser davantage la politique de communication du mouvement. - Considérant les relations du MNLA avec l’extérieur, Le congrès souhaite la redynamisation fructueuse de sa coopération internationale. - Considérant les conditions de vie difficile et le mauvais encadrement dans certains camps de refugiés, - Considérant la situation de précarité dans laquelle vivent les populations de l’intérieur de l’Azawad, Le Congrès recommande au CTEA d’assurer en collaboration avec le pays d’accueil un suivi régulier de la situation dans les camps des réfugiés et de lancer un appel aux organisations humanitaires afin de venir en aide aux populations de l’Azawad. - Considérant que la menace d’intervention armée étrangère est plus préoccupée par le terrorisme international que par la nécessité de régler définitivement le conflit qui oppose l’Azawad au Mali, - Considérant que les conséquences négatives d’une guerre sont généralement difficiles à mesurer et ses risques d’enlisement sont souvent élevés, Le congrès recommande la recherche d’une solution politique négociée pour le règlement définitif ce conflit. - Considérant le manque d’histoire écrite de la lutte du peuple de l’Azawad pour sa dignité et son histoire, - Considérant le nombre important d’azawadiens morts pour la libération de l’Azawad, Le congrès engage les intellectuels et toutes les personnes ressources pour une reconstitution de l’histoire de l’Azawad et recommande l’ouverture d’un répertoire des martyrs morts pour la cause de l’Azawad et la réhabilitation de quelque uns de ces martyrs tels que : Ingonna Ag Mohamad Ahmad, Fihroun Ag Alinsar, Chabboun Ag Fandagamou, Alla Ag Attaher, Ghabidine Ould Sidi Mohamad Alkounti, Mohamad Ali Ag Attaher, Barka Ag Acheick, Boncana Adrawi Maiga et Ibrahim Ag Bahanga, Le congrès

L’appui des Touareg aux forces françaises se négocie en coulisse

Alain Jourdan-La Tribune de Genève La signature d’un cessez-le-feu avec l’Etat malien pourrait marquer l’entrée des rebelles laïques du MNLA dans la bataille.
Image: AFP Alors que les soldats français s’employaient hier à chasser les islamistes concentrés à Diabaly, à 400 km au nord de Bamako, les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) renouvelaient leur offre de soutien. Selon le Français Robert Dulas, spécialiste des questions touareg, proche du MNLA, un accord est en cours de discussions. Le MNLA est-il vraiment en mesure d’apporter son aide? Ils ont les meilleurs combattants et ils ont une connaissance extraordinaire du terrain. Mais ils n’ont plus de munitions et plus de carburant. C’est la raison pour laquelle ils ne se sont pas battus quand Gao et Tombouctou ont été repris. Ils attendent de l’aide des Occidentaux. Leur positionnement est idéal. Ils représentent une force de 1100 à 1200 hommes. Ils pourraient prendre en tenaille les milices islamistes qui fuient vers le sud. L’ouverture de ce second front stopperait la dispersion de ces combattants au sein des no man’s land algériens, nigériens, nigérians et libyens. La France est-elle prête à s’appuyer sur cette force d’appoint? Quand les combats vont se déplacer dans la zone de l’Azawad, au-dessus de Gao et Tombouctou, leur aide sera indispensable. Il faut bien connaître la région pour s’y engager. C’est comme l’Afghanistan. Des contacts ont été pris avec la France, les choses sont en phase de finalisation. Mais ce n’est pas simple. Il y a des difficultés à aider un mouvement qui est toujours considéré comme un mouvement rebelle. Justement, comment peut-il s’associer à une démarche qui vise à réinstaurer l’intégrité territoriale du Mali? Les revendications du MNLA ont évolué. Aujourd’hui, il veut un accord pour une gestion plus équitable du Nord-Mali. Une réunion était prévue à Ouagadougou le 21 janvier entre toutes les parties prenantes au conflit malien. Elle n’a pas été annulée. Le MNLA pourrait se servir de cette date pour rencontrer les autorités maliennes et mettre en place un cessez-le-feu. Dès lors, plus rien n’empêcherait ses hommes d’entrer en guerre aux côtés des troupes françaises et de la Cedeao. Cela serait un tournant dans le conflit. Pourquoi ce préalable? Un cessez-le-feu entre Bamako et le MNLA ferait retomber les tensions politiques avec les groupes laïques et démocratiques. L’intégration du MNLA au sein des forces de coalition permettrait aux Touareg d’être aux côtés des populations de l’Azawad pour éviter les débordements des militaires maliens comme ce fut le cas dans le passé. Les populations touareg, songhaïs et arabes du Nord-Mali n’ont jamais été considérées comme maliennes à part entière par Bamako. Qui sont les combattants du MNLA? Ce sont des hommes du désert avec des principes et des valeurs, qui ont toujours dit qu’ils combattaient le terrorisme. Il y a trois ou quatre colonels qui sont rentrés de Libye avec leurs équipes après la chute de Kadhafi. Mais pour l’essentiel, ce sont des combattants qui étaient proches d’Ibrahim Ag Bahanga, le chef des rebelles touareg mort dans un accident de la route en août 2011. C’est Bilal Ag Acherif, le fils spirituel d’Ibrahim Ag Bahanga, qui est aujourd’hui à leur tête. Quel a été exactement votre rôle auprès du MNLA? J’ai aidé à la réalisation d’une tournée diplomatique pour leur ouvrir des portes en Europe et aux Etats-Unis. Il fallait que les gens et en particulier les politiques comprennent que les Touareg du MNLA étaient laïques et totalement contre l’application de la charia. En France, ils ont été reçus à l’Assemblée nationale, au Sénat, aux Affaires étrangères et dans différents ministères. Ils ont aussi pu nouer des contacts avec le Nigeria et l’Algérie. Par la suite, ils ont été perçus différemment. La Suisse aussi a noué des contacts avec eux et collaboré à la rédaction de textes de consensus. (TDG) http://www.tdg.ch/monde/afrique/L-appui-des-Touareg-aux-forces-francaises-se-negocie-en-coulisse/story/12416458 17 janvier 2013

Urgente/ Prise d’otages en Algérie : 7 otages restaient vivants après le bombardement

7 otages occidentaux sont restés vivants, après le bombardement du complexe gazier par l’armée algérienne, a affirmé un porte-parole des ravisseurs dans un contact avec l’ANI. Il a également précisé que les rescapés sont « trois belges, deux américains, un japonais et un britannique », avant d’appeler les services du complexe gazier à apporter les soins d’urgence aux otages blessés. http://www.ani.mr/?menuLink=9bf31c7ff062936a96d3c8bd1f8f2ff3&idNews=20527

http://www.bfmtv.com/politique/mali-premieres-voix-discordantes-lintervention-francaise-426754.html

Urgent: Plusieurs otages accompagnés de leurs ravisseurs tués dans un bombardement algérien

Selon un porte-parole de la katiba des Moulathamines qui s’entretenait il y a quelques instants avec ANI au téléphone, certains des otages occidentaux ont été tués avec leurs ravisseurs au cours d’un bombardement de l’aviation algérienne qui a ciblé le lieu de leur détention. Le porte-parole qui parlait du lieu de détention des otages, a ajouté que la katiba des Moulathamines essayait de transporter une partie des otages vers un lieu plus sûr à bord de véhicules appartenant à la société exploitant le gazier algérien mais que l’aviation algérienne les a bombardé, tuant en même temps otages et ravisseurs, sans en préciser le nombre http://www.ani.mr/?menuLink=9bf31c7ff062936a96d3c8bd1f8f2ff3&idNews=20524

http://www.france24.com/fr/20130117-algerie-prise-otages-al-qaida-armee-francaise-mali-islamistes-bp

Prise d'otage 13h41 Selon une source islamiste citée par l'AFP, l'armée algérienne bombarderait le site où sont retenus les otages. 13h40 Francois Hollande affirme "faire toute confiance aux autorités algériennes". 13h30 Parmi les quinze étrangers qui ont réussi à s'échapper se trouve un couple de Français, selon la chaîne privée algérienne Ennahar qui cite "une source officielle". 13h28 L'agence de presse mauritanienne ANI parle maintenant de deux hélicoptères algériens qui ont bombardé le complexe gazier. Selon la source citée par Ani, le bilan est toujours de deux Japonais blessés. 13h25 François Hollande confirme finalement la présence de ressoritssants français dans le complexe gazier.

http://www.dna-algerie.com/international/en-direct-confusion-autour-des-otages-des-expatries-echappent-au-groupe-terroriste

Après l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… au tour du Mali !

Par Eric Martin le 17 jan, 2013 @ 8:16
Tribune libre de Robert Ménard* « Nous avons (…) un objectif, c’est de faire en sorte que lorsque nous partirons, il y ait une sécurité au Mali, des autorités légitimes, un processus électoral et plus de terroristes qui menacent l’intégrité du Mali », a affirmé mardi François Hollande à l’occasion d’une visite aux Émirats arabes unis. On peut toujours rêver. D’autres l’ont dit pour justifier leur intervention en Irak, en Afghanistan ou en Libye. Avec les résultats que l’on sait… La prise d’otages, hier en Algérie, prouve, s’il en était besoin, que ces terroristes ne seront pas si faciles à « détruire » pour reprendre le mot – qu’on ne s’attendait à trouver dans sa bouche – de François Hollande. Qu’il ait fallu stopper l’avancée des islamistes vers le sud, difficile d’en disconvenir. À condition d’accompagner cette énième intervention en terre africaine d’un volet politique. En clair, d’une réponse aux revendications des Touaregs sans qui il sera impossible de venir à bout de groupes armés politico-mafieux dans ce pays deux fois grand comme la France. Mais de cela, on ne parle pas, de peur de fâcher les hommes de Bamako. Il ne s’agirait pas de montrer du doigt un régime corrompu, une armée déliquescente, un État inexistant, une classe politique déconsidérée, un racisme omniprésent, une islamisation rampante de toute la société… Reste donc la fuite en avant. On comptera bientôt plusieurs milliers de nos soldats sur place. Déjà, des militaires français sont engagés au sol. On parle de combats au corps à corps. On nous rassure en nous vendant l’idée d’une intervention rapide des troupes des pays voisins. Mais qui peut croire sérieusement en la capacité opérationnelle de contingents sénégalais ou burkinabés ? Eux-mêmes n’y croient guère, qui ne se bousculent pas pour venir appuyer les troupes françaises… On sourit devant les imprécations d’un Dominique de Villepin – qui, aux affaires, aurait fait de même ; on s’étrangle en entendant un VGE dénoncer une action « néocolonialiste » – les parachutistes sautant sur Kolwezi relevant, bien sûr, d’une action humanitaire… On hausse les épaules à la nouvelle diatribe d’un Noël Mamère contre la « Françafrique ». Mais difficile de ne pas s’interroger sur la suite des événements, sur l’absence manifeste de toute perspective réaliste, sur le changement d’attitude de François Hollande – qui assurait que la France n’agirait pas en première ligne. Tout cela laisse pantois. Nos soldats risquent leur peau, il ne faut pas l’oublier. On leur doit hommage et solidarité, c’est vrai. Mais les yeux grands ouverts. *Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters sans frontières. Il est à la tête du portail Boulevard Voltaire

Alakhbar | Algérie – Otages: Les ravisseurs bien armés. Des otages parlent aux médias

Alakhbar | Algérie – Otages: Les ravisseurs bien armés. Des otages parlent aux médias

Prise d'otages d'In Amenas: suivez l'évolution de la situation

ALGÉRIE - Article publié le : jeudi 17 janvier 2013 - Dernière modification le : jeudi 17 janvier 2013
Le complexe gazier d'In Amenas est situé dans le sud-est algérien, à environ 100 km de la frontière libyenne. Reuters/Kjetil Alsvik/Statoil via Scanpix Par RFI Mercredi 16 janvier au matin, un commando islamiste d'une vingtaine d'hommes s'introduit dans le vaste complexe gazier d'In Amenas, dans le sud-est algérien. Une quarantaine d'employés occidentaux, et au moins 150 Algériens, sont retenus en otages sur le site, encerclé par l'armée algérienne. Les ravisseurs, conduits par l'ex-membre d'Aqmi Mokhtar Belmokhtar, demandent aux militaires de quitter la zone. Ils exigent « la fin de l'agression française au Mali » et de pouvoir quitter le pays. Alger refuse de répondre aux revendications. Nos dernières informations. 11h57 : selon des médias algériens, 15 otages étrangers, dont un couple de Français, sont parvenus à s'enfuir. Le patron de la chaîne Ennahar a indiqué à l'AFP qu'elle citait une « source officielle ». L'ambassade de France ne s'est pas prononcée et Paris n'a pas encore confirmé ou infirmé la présence de ressortissants français parmi les otages. 11h37 : Les autorités françaises ont « une confiance totale » en la capacité des autorités algériennes à résoudre la prise d'otages, a déclaré jeudi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Depuis mercredi, plusieurs chancelleries concernées par les évènements en Algérie, ont également réagi. 11h14 : Trente otages algériens, parmi les 150 présents dans la base (plusieurs centaines selon certaines sources), seraient parvenus à s'enfuir du complexe gazier d'In Amenas.

ENFIN DES DEPUTES EUROPEENS QUI DISENT TOUT HAUT CE QUE TOUT LE MONDE VEUT CACHER TOUT BAS!

Azawad Iyyan Ghass
"Il faudra s’appuyer sur un processus politique crédible, réellement démocratique, c’est à dire susceptible de ramener effectivement la stabilité dans la région. Or, les déclarations de la France font l’impasse totale sur les raisons de la crise qui, en Azawad, ont amené au rejet de l’Etat central malien par la population, quelles qu’en soient les origines ethniques. Au contraire, la politique française donne largement l’impression de vouloir restaurer le « Mali d’avant », celui dans lequel, déjà, les djihadistes prospéraient discrètement, à coup d’otages et de trafics, à l’abri d’une pseudo-stabilité de façade de l’Etat malien. Le discours français officiel n’ouvre à ce jour aucune perspective politique pour les forces laïques et démocratiques d’Azawad, et notamment le MLNA, qui est l’héritier de la résistance touarègue ininterrompue depuis cinquante ans. Ces forces se sont pourtant récemment opposées aux islamistes les armes à la main, malgré un rapport de forces défavorable, sur le territoire même de l’Azawad. Pas plus tard que le mois dernier, entre Ménaka et Gao, les soldats du MLNA ont affronté les milices du MUJAO et d’AQMI. Mais la communauté internationale n’a donné aucun écho à cette résistance qui dérange l’establishment politique malien et ses réseaux d’influence." Députés européens

mercredi 16 janvier 2013

La France a intérêt a composer le plus vite possible avec le MNLA mouvement autonomiste Touareg de l'Azawad pour limiter que les islamistes d'Aqmi s'échappent encore afin de perpétuer des prises d'otages dans les pays limitrophes du Mali comme ce fut le cas aujourd'hui en Algérie.

Touaregconnections@
La France a intérêt a composer le plus vite possible avec le MNLA mouvement autonomiste Touareg de l'Azawad pour limiter que les islamistes d'Aqmi s'échappent encore afin de perpétuer des prises d'otages dans les pays limitrophes du Mali comme ce fut le cas aujourd'hui en Algérie. D'aucuns se posent la question:Comment est ce qu'un groupe de 15 vehicules 4x4 d'islamistes mené par Mokhtar Belmokhtar alias Belaouar(le borgne)alias Mister "Marlboro" chef de la Katiba des"signateurs par le sang"qui a fait défection au sein d'Aqmi y'a tout juste un mois peut il sillonné à ciel ouvert le Sahara depuis Gao. Faut il le rappeler que cela se passe à un moment ou la France bombardait depuis 6 jours cette région mise sous "haute surveillance"avec des avions espions,des drones,des satellites,des écoutes téléphoniques,des espions,des indics.. etc tout en sachant que les pays limitrophes sont des véritables "bases d'écoutes et de surveillance"de cette partie du monde depuis 5 ans? Comment ce groupe d'Aqmi a t il put se "mouvoir" en plein terrain "sensible" sur une distance de Gao via Menaka puis Est jusqu'aux confins d'Inafalah-lah entre les frontières algéro-nigeriennes?Puis continuer sur les vastes étendues de Tin-Marsoy(le désert des cadavres)? jusqu'aux frontières tri-partites de Libye-Niger-Tchad?Après cela rebrousser chemin pour longer le Tassili des Ajjers à côté de Djanet (sud algerien)et prendre une route nationale "hyper surveillée"entre les Wilayas de Djanet et Illizi à decouvert et monter les inombrables lacets creusés dans la montagne jusqu'à l'Oasis de Aïnaminass hautement stratégique en raison de la présence des usines Petro-gazières de la Sonatrach la toute puissante société nationale algérienne des Hydro-carbures? Cela fait plus de 2100 km...sous les satellites et toutes les armées et armada maghrebo-sahelo-française.. Y'à un truc..qui cloche.. Soit la France a miser sur des "alliés"opportunistes de la lutte anti-terroriste,soit y'a des complicités de "haut niveau"soit toute cette "armada"n'a aucune connaissance réelle du terrain et donc n'arrivera jamais à contrer ce type de "traversée"ou de "fuite"(cas de la Cedeao ..qui se reunit toujours et tarde à venir combattre au Mali..ah les rendez vous "africains"..)qui ce soir met en danger la vie des 41 citoyens européens-américains et asiatiques comme ceux deja retenus par Aqmi et dont certains se sont fait enlever au nez et à la barbe des services ou armées ouest africaines.. Ceci doit interpeller plus que jamais la France afin que le choix parmis ses alliés soit objectif et clair. Seuls les Touareg du MNLA peuvent servir dans cette étendue saharienne avec efficacité.Seuls eux peuvent poursuivre l’ennemi terroriste et livrés bataille à tout moment à tout lieu pour leur territoire et leur peuple comme ils le font depuis des siècles. Les mouvements Touareg ont commencés à décapiter Aqmi depuis 2006 lorsque le defunt leader de la rébellion Touareg Ibrahim Ag Bahanga a descendu 3 de leurs chefs. Puis tout récemment le MNLA a engagé les hostilités avec Aqmi et ses alliés du Mujao et Ansar Eddine à Gao,Ménaka,Leré,plus d'une centaine des Touareg se sont sacrifiés au nom de la laïcité et de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme. La vidéo ci dessus demontre le chef du GSPC l'ancêtre d'Aqmi arrêter par les rebelles tchadiens du MDJT avec la coordination d’éléments Touareg et Toubous integrés dans l'armée nigerienne.C'etait en 2004. Au moment ou la France se retrouve en "solitaire" sur les traces de la traque des islamistes au Mali,il est Primordiale et Important de choisir ses alliés.Ceci est une offre dans l'interêt du monde libre et surtout de mettre un terme aux prises d'otages occidentaux qui se multiplient depuis 2003 dans le désert du Sahara.Tanimert Itouss Ohar @Touaregconnections

Alakhbar | Algérie: Les ravisseurs des occidentaux exigent l'arrêt de "l'agression" française au Mali (Communiqué)

Alakhbar | Algérie: Les ravisseurs des occidentaux exigent l'arrêt de "l'agression" française au Mali (Communiqué)

Alakhbar | Mali: Des Oulémas mauritaniens contre l'intrevention française

Alakhbar | Mali: Des Oulémas mauritaniens contre l'intrevention française

Alakhbar | Mali: Ansar Dine affirme avoir pris le contrôle de Kalla

Alakhbar | Mali: Ansar Dine affirme avoir pris le contrôle de Kalla