lundi 2 mai 2011

Survivre à Misrata : Une famille libyenne raconte l'enfer


Survivre à Misrata : Une famille libyenne raconte l'enfer

Articles d'actualité, 28 avril 2011
© HCR/H.Caux
Cette femme et ses enfants sont heureux d'avoir quitté Misrata. Pris au piège dans les combats dans cette ville, de nombreux enfants traumatisés sont devenus plus agressifs ou hyperactifs, alors que d'autres souffrent d'énurésie nocturne, signe d'une profonde souffrance psychologique.
TOBROUK, Libye, 28 avril (HCR) La première fois que j'ai rencontré Akram* à Tobrouk, il était visiblement impatient de raconter les épreuves que lui et sa famille ont subies. Cet universitaire de 40 ans, sa femme et leurs trois jeunes enfants venaient juste de fuir par la mer la ville portuaire de Misrata, qui est assiégée et bombardée par les forces gouvernementales depuis des semaines.
Ses mots sortaient en cascade durant notre réunion la semaine dernière lorsqu'il se rappelait les scènes déchirantes de mort et de destruction dont il a été témoin à Misrata, la troisième ville libyenne et un important centre économique à l'ouest du pays. Aujourd'hui, cette ville est un champ de bataille et personne n'est à l'abri des bombardements incessants.
« Je n'arrive pas à croire que nous sommes toujours en vie », m'a-t-il expliqué, avec des hoquets dans la voix. « Une roquette est tombée dans notre salon il y a deux semaines  tout a été détruit, pulvérisé. Nos meubles, les fenêtres, les murs, tout a été soufflé. » Normalement, la famille aurait dû se trouver dans cette pièce à cette heure-là mais, par chance, elle regardait la télévision dans une autre pièce et en a réchappé.
L'homme a évoqué d'autres souvenirs terrifiants dans la quête pour survivre et échapper de l'enfer à Misrata, où de nombreux civils auraient trouvé la mort dans le conflit ayant débuté à la mi-février en Libye.
« Misrata est un champ de bataille, où des roquettes, des missiles, des chars et tout ce qui est possible est utilisé contre les civils. Il n'y a aucun lieu en sécurité dans cette ville. Nous ne pouvions pas rester, nous étions trop inquiets pour les enfants », a indiqué Akram.
Clairement, les civils n'avaient pas leur place à Misrata, spécialement avec les stocks de nourriture, de médicaments et d'eau potable qui s'épuisaient et la difficulté d'en acheminer sur place. Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a appelé en début de mois à l'accès à Misrata, en indiquant « que la situation sur place nécessite de garantir un accès humanitaire nécessaire à la survie. »
S'aventurer dans la ville est très dangereux pour les non-combattants, ainsi que les tentatives de s'en échapper alors que seule la mer offre un moyen réaliste de fuir.
Un jour, Akram vu l'horreur en face lorsque sa famille a payé le prix fort pour s'enfuir. Le couple venait de pousser frénétiquement ses trois enfants dans une voiture, espérant pouvoir accéder au port pour embarquer dans un bateau. Soudain, il y a une forte explosion lorsque le véhicule a été frappé par une roquette.
« Il y avait des lambeaux de corps humain partout sur la chaussée. C'était affreux. Je continue à avoir des cauchemars pour les enfants », a indiqué Akram, alors que ses souvenirs traumatisants refaisaient surface. Le pire était encore à venir. Son meilleur ami a été tué dans sa voiture par un sniper caché au sommet d'un immeuble de Misrata. Son corps est resté au même endroit durant trois semaines, il était trop dangereux d'aller le récupérer.
Akram et sa famille ont finalement risqué le trajet vers le port, où ils ont attendu un bateau avec des centaines d'autres personnes, y compris des travailleurs migrants étrangers et des réfugiés d'Afrique sub-saharienne. Ils sont arrivés à Tobrouk dans l'est de la Libye la semaine dernière et, depuis, ils vivent dans une maison privée avec 15 autres familles de Misrata.
La plupart des milliers de familles et de particuliers  qui ont réussi à quitter Misrata ce mois-ci grâce à des bateaux affrétés par des groupes humanitaires comme l'Organisation internationale pour les migrations  font des récits similaires.
Ce sont leurs enfants qui semblent avoir le plus souffert au niveau psychologique. Un grand nombre d'entre eux sont devenus hyperactifs ou plus agressifs, ils jouent constamment à des jeux de guerre. D'autres ont commencé à souffrir d'énurésie nocturne, un signe d'angoisse et de stress profonds, et ils sont extrêmement sensibles aux bruits soudains.
"Huda*, notre petite fille de deux ans, est devenue une autre personne", a indiqué Mona, la femme d'Akram, alors que la petite fille était assise à ses pieds. « Elle demande une attention accrue et elle utilise des mots grossiers. Elle essaye constamment de mordre les gens. »
J'ai regardé Huda à nouveau et elle semblait agitée et quelque peu hyperactive. « Mes deux garçons, âgés de sept et neuf ans, ont également été affectés », a continué Mona. « Ils font pipi au lit toutes les nuits. Ils ont été traumatisés par le bruit des explosions constantes. »
Akram, reconnaissant d'avoir une oreille attentive, en avait encore davantage à raconter, y compris les jeunes hommes qu'il a vus traînés de force hors des manifestations pacifiques ; des nuits sans sommeil à cause des bombardements incessants ; les amis qui ont quitté leur maison pour acheter de la nourriture et qui ne sont jamais rentrés.
Enfin, il a rendu hommage à la population de Tobrouk, une ville contrôlée par les forces anti-gouvernementales et qui abrite actuellement 12 000 Libyens déplacés. Les civils y fournissent gracieusement l'hébergement aux personnes qui arrivent depuis Misrata, alors que des comités locaux, des organisations caritatives et des particuliers ont donné des vêtements, de la nourriture et des médicaments. Le HCR a également fourni des biens de secours.
« Je suis impressionné par la solidarité et la générosité dont fait preuve la population de Tobrouk et cela me donne des forces pour l'avenir. Nous nous sentons en paix ici après toutes les épreuves que nous avons subies ; nous arrivons maintenant à un peu oublier notre peur », a expliqué Akram.
* Noms fictifs pour des raisons de protection
Par Hélène Caux à Tobrouk, Libye

dimanche 1 mai 2011

Le pilonnage de Misrata, en Libye, empêche l'arrivée de l'aide


publié le 01/05/2011 à 23:18

Les forces de Mouammar Kadhafi ont pilonné dimanche la zone portuaire de Misrata alors même qu'un navire d'aide cherchait à décharger sa cargaison, a annoncé un porte-parole des insurgés.

Deux autres navires acheminant des cargaisons vers la ville ont été contraints de rebrousser chemin pour attendre au large, en raison des bombardements, a-t-il ajouté.
Selon ce porte-parole, Ahmed Hassan, les kadhafistes tirent des missiles Grad en direction du port, situé dans le nord-est de cette ville de l'Ouest libyen, la plus grande à être tenue par les insurgés dans la région.
"Le pilonnage du port a un effet désastreux pour nous car il bloque toute l'aide humanitaire que nous recevons", a-t-il dit.
L'un des navires attendant au large l'arrêt des pilonnages est le Red Star One, affrété par l'Organisation internationale des migrations (OIM, une agence de l'Onu) pour évacuer des centaines de travailleurs migrants bloqués dans Misrata.
La télévision d'Etat libyenne a indiqué que les kadhafistes avaient pilonné la zone portuaire pour empêcher une livraison d'armes aux "bandes criminelles armées" - allusion aux insurgés.
"L'Otan a tenté aujourd'hui (dimanche) d'enfreindre le blocus imposé par les forces armées libyennes au port de Misrata. L'Alliance a également tenté de livrer des armes et des fournitures aux bandes criminelles armées, avec plusieurs bâtiments de marine. Mais elle a subi un feu nourri qui l'a contraint à rebrousser chemin en mer", a déclaré la télévision.
Le porte-parole des insurgés a affirmé que c'était là un mensonge. "Les navires nous apportent de l'aide et rien que de l'aide. Nous aimerions qu'ils livrent des armes parce qu'ainsi les choses seraient différentes et iraient mieux", a-t-il dit.
A 220 km environ à l'est de Tripoli, Misrata est devenu l'un des champs de bataille de Libye les plus meurtriers ces temps-ci.
A l'autre bout de la ville, les insurgés ont annoncé dimanche être passés à l'offensive et avoir ouvert un nouveau front en attaquant les forces de Kadhafi qui tiennent l'aéroport.
Il se trouve à plusieurs kilomètres au sud de Misrata et les forces de Kadhafi l'utilisent comme base opérationnelle.
"Des combats acharnés ont lieu pour le contrôle de l'aéroport", a dit un autre porte-parole des rebelles, Sami. "Les révolutionnaires progressent. Si Dieu le veut, ils réussiront prochainement à en prendre totalement le contrôle".
avec Mariam Karouny, Eric Faye pour le service français
Par Reuters

Gabon: Interruption des émissions de Africa N° 1

http://fr.allafrica.com

28 Avril 2011

Libreville — La station de radio panafricaine Africa N°1 aurait perdu depuis mercredi son signal et n'était plus captée en Afrique, selon des sources recoupées. La station parisienne d'Africa N° 1 qui diffuse uniquement en île de France fait l'exception.
C'est l'opérateur satellitaire Eutelsat qui aurait mis fin à ses prestations à cause des impayés de la radio panafricaine évalués à près de 200 millions de francs CFA, rapporte ce jeudi le quotidien l'Union.
Depuis 2001, la station connaît de sérieux problèmes financiers, notamment après le retrait en ondes courtes de Radio France Internationale (RFI) et de la radio japonaise NHK.
L'arrivée des partenaires libyens a créé une sorte d'espoir et de dépendance à leurs financements aujourd'hui tributaire de la situation politique qui prévaut dans ce pays arabe.

Liens Pertinents

En effet, l'intervention militaire occidentale en Libye affecte le fonctionnement de Africa N°1 qui accuse une dette de 1,2 milliard de francs CFA, a-t-on appris auprès de la direction de la radio panafricaine, à Libreville courant avril.
Selon le représentant des intérêts libyens au Gabon, Ali Abubaker, les salaires des journalistes d'Africa N°1 ont été assurés seulement jusqu'en mars 2011. M. Abubaker a expliqué que la crise politique en Libye empêchait le Libyan-African Investment Portfolio (LAP) de procéder à un appel de fonds.
La Libyan Jamahiriya Broadcasting, est devenue l'actionnaire majoritaire avec 52% des actions, laissant à l'Etat gabonais 35% et aux privés gabonais (13%). Africa N° 1 compterait une vingtaine de millions d'auditeurs depuis sa naissance en 1981

Nouveaux combats à la frontière entre la Tunisie et la Libye


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.05.11 | 14h07
Des réfugiés libyens au poste frontière de Dehiba, le 30 avril 2011.
Des réfugiés libyens au poste frontière de Dehiba, le 30 avril 2011.REUTERS/STR
De nouveaux combats ont éclaté dimanche entre les forces régulières libyennes et les rebelles près de la ville de Wazin, à la frontière avec la Tunisie. Un journaliste de l'agence Reuters se trouvant à Dehiba, du côté tunisien de la frontière, a fait état de tirs d'artillerie et d'affrontements à l'arme légère. Selon des rebelles, des combats les ont opposés aux forces kadhafistes dans la nuit de samedi à dimanche à 7 kilomètres de là, dans la montagne.


Dehiba se trouve à l'intérieur des terres, à 150 kilomètres environ de la côte méditerranéenne. Les autorités tunisiennes ont dénoncé cette semaine des violations de la frontière par les forces kadhafistes.
Au poste-frontière, le flot de réfugiés libyens ne tarissait pas dimanche matin, la police tunisienne ayant enregistré la veille le chiffre record de 4 970 personnes en une journée. En milieu de matinée, des dizaines de véhicules aux plaques d'immatriculation libyennes patientaient au poste-frontière. Côté libyen, un des soldats rebelles qui tient le poste, surmonté du drapeau aux trois couleurs rouge noire et verte adopté par les insurgés, relève sur un grand cahier le nom de chaque personne qui quitte le pays.
Les incidents frontaliers de ces derniers jours trouvent leur origine dans la traque que mènent les troupes kadhafistes contre les rebelles du djebel Nafoussa, massif montagneux à la population principalement berbère situé au sud-ouest de Tripoli

Libye : le port de la ville rebelle de Misrata est en flammes


LEMONDE.FR | 01.05.11 | 18h57
Des explosions illuminent le ciel de Misrata, le 23 avril 2011.
Des explosions illuminent le ciel de Misrata, le 23 avril 2011.AP/STR
Le port de Misrata, ville rebelle libyenne encerclée par les forces pro-Kadhafi, était en flammes dimanche 1er mai en début de soirée après de violents bombardements qui ont fait au moins deux morts, ont rapporté des témoins.
Le port est essentiel pour l'approvisionnement de Misrata, assiégée depuis deux mois par les troupes gouvernementales et dont tous les accès terrestres sont coupés. Il avait déjà été touché par une volée de roquettes dimanche vers 06H15, sans grands dégâts et sans faire de victimes.
Des dizaines de roquettes l'ont frappé dimanche, détruisant notamment l'entrée principale gardée par des combattants rebelles, dont au moins deux ont été tués, selon les témoins, des habitants de Misrata et des journalistes occidentaux.Le pilonnage semble se poursuivre.
DES NAVIRES HUMANITAIRES ÉTAIENT À QUAI
Dans l'après-midi, les soldats loyalistes avaient déjà bombardé la zone de l'aéroport, où se déroule l'essentiel des combats ces derniers jours. Des centaines de réfugiés africains attendant leur évacuation se trouvaient dimanche soir juste à côté du port, dans un camp de tentes où certains vivent depuis plusieurs semaines.
Des bateaux humanitaires, notamment un navire de l'OIM (Organisation internationale pour les migrations) devant embarquer quelque 900 réfugiés, patientaient au large de Misrata depuis samedi, attendant le feu vert de l'Otan pour entrer en rade. On ignorait également dimanche soir si les bateaux se trouvaient sous le feu quasi continu des explosions ou étaient toujours en mer.
Mardi, une volée de roquettes était déjà tombée sur le port. Un projectile avait explosé dans le camp de tentes, tuant un réfugié nigérien sur le coup et en blessant plusieurs autres.
AFP

La situation en Libye inquiète beaucoup quatre chefs d'armées du Sahel

Romandie News  Texte        


BAMAKO - La situation en Libye inquiète beaucoup les chefs d'état-major du Mali, de Mauritanie, du Niger et d'Algérie qui se sont rencontrés vendredi à Bamako pour renforcer leur lutte contre Al-Qaïda dans le Sahel, a appris samedi l'AFP de source proche de la rencontre.

La situation en Libye inquiète beaucoup. Il y a risque de déstabilisation de toute la région. De plus, à cause de la crise libyenne, la situation sécuritaire du Sahel s'est dégradée, il faut donc faire attention, a déclaré, sous couvert de l'anonymat, un officier malien qui a pris part à la réunion.

Nous sommes tous en alerte et nous nous tenons informés les uns les autres, a-t-il ajouté.

Selon un document de l'un des pays participant à la rencontre, dont l'AFP a obtenu copie, il n'y a aujourd'hui aucun doute, plusieurs combattants d'Al-Qaïda participent aux combats en Libye, dont des islamistes libyens qui ont été libérés par le gouvernement quelques semaines avant le déclenchement du conflit mi-février.

Ce document affirme qu'il y a également parmi les insurgés qui combattent le régime du leader libyen Mouammar Kadhafi des combattants libyens qui viennent d'Afghanistan et d'autres qui viennent du Sahel où ils ont combattu dans les rangs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Tous les pays du Sahel doivent marquer leur intérêt à coopérer dans les faits pour que l'important armement qui quitte la Libye pour tomber entre les mains des terroristes dans le Sahel, ne fasse pas d'Al-Qaïda la première armée de cette région, souligne le document.

Fin mars, des sources des services de sécurité du Mali et du Niger avaient affirmé qu'Aqmi avait récupéré des armes lourdes à la faveur du conflit libyen. Parmi ces armes, il y a des (missiles anti-aériens) Sam 7. C'est très inquiétant. Ce surarmement est un vrai danger pour toute la zone sahélienne, avait dit l'une d'elles à l'AFP.

Aqmi a multiplié ses actions dans le Sahel ces dernières années: elle y commet des attentats, y procède à des enlèvements --la plupart du temps de ressortissants occidentaux-- et s'y livre à divers trafics.

La lutte contre le terrorisme, contre le trafic de drogue, contre la criminalité, doit regrouper le plus grand nombre de pays du Sahel et du Maghreb, et non se cantonner à un club, affirme le document consulté par l'AFP.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée algérienne cité par l'agence de presse algérienne APS, a également affirmé qu'aucun pays du Sahel ne peut faire cavalier seul, car la stabilité de la sous-région est intimement liée à une coopération régionale pour contrer tous les dangers d'où qu'ils proviennent.

Plus que par le passé, l'heure est donc à la coopération, à l'entraide et aux actions concertées pour combattre le terrorisme et juguler tout risque et facteur de subversion et d'instabilité afin d'épargner à nos pays les conséquences néfaste qui en découlent, a-t-il ajouté.

Les responsables des armées présents à Bamako ont été reçus par le président malien Amadou Toumani Touré, lui-même militaire de formation.

Ils nous a dit qu'entre militaires, on a l'habitude de s'entendre plus facilement que les civils, et que notre rôle est de surmonter les divergences, les malentendus pour vaincre ensemble, avec tout le monde, la lutte contre le terrorisme qui doit être combattu de deux manières: le développement et la sécurité, a affirmé un participant à la rencontre avec le chef de l'Etat.


(©AFP / 30 avril 2011 13h58)

Libye : attaques contre des ambassades étrangères à Tripoli


LeMonde.fr avec agences | 01.05.11 | 16h35  •  Mis à jour le 01.05.11 | 17h16
Mouammar Kadhafi, à Tripoli le 10 avril.
Mouammar Kadhafi, à Tripoli le 10 avril.AFP/JOSEPH EID
Des "actes de vandalisme" ont été commis contre "plusieurs ambassades étrangères à Tripoli dont celles d'Italie", a dénoncé dimanche le ministère italien des affaires étrangères, en condamnant "des actes graves et vils".
Selon les médias italiens, le bâtiment de l'ambassade de Rome à Tripoli a été saccagé et pillé ainsi que la résidence de l'ambassadeur. Des témoins évoquaient dimanche matin des flammes s'élevant du bâtiment. L'ambassade est fermée depuis la mi-mars et le personnel diplomatique a été rapatrié en Italie.
Le ministère italien des affaires étrangères a fustigé "le régime de Kadhafi" pour"n'avoir pas assuré la protection nécessaire aux missions diplomatiques étrangères à Tripoli" et a critiqué un "manquement aux plus élémentaires obligations internationales""Ces attaques contre les bâtiments de notre ambassade n'affaibliront pas la détermination de l'Italie à continuer son action aux côtés des partenaires pour défendre la population civile libyenne", a ajouté le ministère.
L'Italie, ex-puissance coloniale en Libye et jusqu'à récemment partenaire clé du régime libyen, a fait l'objet samedi de menaces directes du colonel Kadhafi de"transférer la bataille" sur son territoire.
L'AMBASSADEUR LYBIEN À LONDRES EXPULSÉ
Londres, dont l'ambassade aurait également subi des attaques,  a annoncé l'expulsion de  l'ambassadeur de Libye au Royaume-Uni. "Je condamne les attaques contre l'ambassade britannique ainsi que contre des missions diplomatiques d'autres pays", déclare dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères William Hague. "En conséquence, j'ai pris la décision d'expulser l'ambassadeur libyen" qui "a vingt-quatre heures pour quitter le pays", poursuit le ministre, ajoutant que "les attaques contre les missions diplomatiques n'affaibliront pas notre résolution à protéger les populations civiles en Libye".
"La convention de Vienne (sur les représentations diplomatiques) requiert que le régime du colonel Kadhafi protège les missions diplomatiques à Tripoli", indique M. Hague, soulignant qu'il s'agit d'une "nouvelle atteinte à ses obligations internationales"