mercredi 4 février 2009

Niger : L'énigme Fowler, une raison d'Etat ou l'apocalypse d'un système en dérive ?


3 février 2009, 22:57

A genoux et sous le souffle crucial de la crise financière, l’occident se voit plier tête basse, aux ordres du marché des ressources naturelles du Niger.

Dans un pays où la démocratie, à peine née, se heurte à la tragique résistance du monde des affaires.

D’un côté les multinationales ont été longtemps des actrices pointées et désignées de tous les malheurs du continent noir et du Niger en particulier.

De l’autre côté, une communauté Touareg longtemps méprisée, meurtrie et livrée a tous les maux, de la nature et de la bêtise humaine.
Menacée de disparition, dépossédée de ses terres et chassée vers l’inconnu, livrée à la soif, à la désertification, à la faim, à l’analphabétisme… Aujourd’hui l’Uranium et sont cortège de malheurs, ne font aucun cadeau au peuple touareg condamné à disparaitre dans moins d’un demi siècle sous le regard indifférent sinon complice, de la communauté internationale.

Confronté a une rébellion décisive, Tandja a juré de tous les mots de mettre fin à l’insurrection touareg comme il le dit. Il déclare le nord (le deux tiers du pays) sous l‘état d’urgence et donne carte blanche à l’armée pour gérer à sa manière cette partie du pays. Il impose un Black Out totale et prend en chasse les journalistes et les reporters dans leur métier. Soucieux de préserver leurs parts du Yellow-cake, l’occident baisse la tête et ferme les yeux sous la menace de la diversification de partenaires. Face à une rébellion structurée et expérimentée l’armée de Tandja se heurte à une résistance en acier, tourne et contourne sans avancer d’un mètre.

Tout en laissant derrière elle, une corvée de morts, des blessés et des prisonniers les années passent, les discours des victoires se succèdent et le terrain dément les faits. L’incapacité des FAN se confirme et l’honneur de tout un Etat reste en berne. Humilié le vieux colonel en mauvaise posture, partage des points communs avec les touaregs : ils sont tous des Nigériens et analphabètes, pendant que Tandja s’exprime en français militaire, le Touareg en guide touristique. Il ne se sert en rien de se mentir ou de se voler la face : le peuple Nigerien menacé, manipulé et écarté par Tandja ne se prononce que sur une feuille de route dictée.

Pris en étau entre deux feux, le pays le plus pauvre de la planète s’enfonce dans le désarroi et la misère. Livré à l’effort de guerre, le trésor national s‘épuise, les dettes s’accumulent et la rébellion s’active. L’aérogare d’Agadez, de Tanout dans la région de Zinder et même celui de Banibangou non loin de Niamey sont devenus d’intérêt pour acheminer les armes aux FAN. Voyant une occasion d’implantation et avoir un mot à dire auprès des commandes de l’Etat, les multinationales se précipitent aux secours du colonel en détresse brandissant des billets de banques, ou proposant leur technologie de guerre en échange des portions de terre Touareg vendue comme des baguettes de pain. La Chine se montre la plus généreuse, sérieuse et rêve même de s’offrir le monopole de l’Uranium et du pétrole Nigerien. Les Canadiens se font remarquer et sont soucieux de ne pas manquer leur part du gâteau pour garantir leur présence dans la course au nucléaire, quand aux Sud-Africains et indiens eux aussi ne manquent pas à l’appel, bref la liste est longue. Le discourt le plus épatent reste celui du responsable de la sécurité des intérêts d’AREVA France qui en présence des membres du gouvernement français n’a pas hésité à solliciter son pays pour mettre les moyens nécessaires à la disposition du vieux colonel afin de mater ce qu’ il appelle les bandits armés. Tout en allant au-delà des intérêts de sa filiale, voici ses mots :

L’Etat français ferait mieux, a-t-il dit, de donner aux autorités Nigériennes les moyens de mater la rébellion des Touaregs (ces hommes en bleu qui font rêver les hommes et chavirer le coeur des femmes mais, ne sont qu’une illusion). On ne sait jamais peut être l’amiral a été victime de ses hommes en bleu, qui comme, il le dit, font ce qu’il a avancé. Grâce à cette phrase l’amiral retrouve la sympathie du colonel Tandja et décroche la mine d’Uranium d’Imouraren où pour rappel la diplomatie française avait échoué. Malheureusement le pays s’enfonce encore et toujours dans l’obscurité et la misère, vulnérable, donc affaiblit et victime de tous les maux : famine, malnutrition enfantine, sécheresse, corruption, vols organisés, ethnocidisme, persécutions extra-judiciaires, politiques, plusieurs formes de rébellions… Tout à coup comme par malédiction ou simple ironie, l’ONU à travers l’affaire Fowler met son bras dans l’une des plus salles assiettes du continent africain… à suivre

I. Amoumoun/ SaharaMedia

lundi 2 février 2009


Source/ "Entraide Occitano Touarègue"


"/NIger/Il n'y a plus d'opposition à l'Assemblée Nationale
Il n'y a plus d'opposition à l'assemblée nationale du Niger, la preuve à la lecture de ce vote sur le statut des FAN : 104 voix pour ; 0 voix contre et 0 abstention.
Il est regrettable pour les populations nigériennes, et celles du Nord en particulier (les Touareg), que les élus passent sous silence les exactions de ces militaires.
Il y avait là l'occasion de marquer un désaccord avec les pratiques honteuses des FAN quant aux différentes exécutions extrajudiciaires de civils Touareg.
Mais Tandja a trouvé la solution en "prenant" un certain nombre de ministres Touareg dans son gouvernement dont le nouveau ministre de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification, Monsieur Issouf ag Baco ."

Assemblée nationale
Adoption du projet de loi portant statut du personnel militaire des FAN et de la Gendarmerie nationale
Au cours de la séance de vendredi dernier, les députés ont examiné et adopté le Projet de loi portant statut du personnel militaire des Forces Armées Nigériennes (FAN) et de la Gendarmerie Nationale.
Ce Projet de loi, qui consacre la 4ème modification majeure du Statut de ces deux institutions depuis leur création en 1961, vise, selon le rapport de la Commission Défense et Sécurité de l'Assemblée nationale saisie au fonds, à adapter les FAN et la Gendarmerie, aux exigences de l'état de droit et de la démocratie; à la loi de programmation militaire qui prévoit l'accroissement très sensible des effectifs dans l'espace et dans le temps; à la nécessité de recrutement de personnel qualifié pour des besoins militaires spécifiques.
Parmi les 6 plus importantes modifications ou innovations à ce statut du personnel militaire, il y a: la révision à la hausse de la durée de service des officiers, sous -officiers et militaires du rang pour mieux capitaliser leur expérience ; la révision à la hausse de la proportion du corps des sous - officiers de la Gendarmerie Nationale plus sollicité sur le terrain pour l'accomplissement des tâches d'officier de police judiciaire ; la possibilité de recruter des enfants de troupe titulaires du BAC pour suivre la formation de sous-officier d'active permettant ainsi à l'armée de tirer profit de l'investissement déjà réalisé en eux; l'avancement à certains grades conditionné par l'obtention de diplômes requis ; le Diplôme d'état -major pour être promu au grade de Lieutenant-Colonel et le Brevet de l'école de guerre pour être promu au grade de Colonel ; la réglementation de la position de détachement des militaires qui introduit les notions de détachement de courte durée et de longue durée ; les devoirs, droits et protections juridiques des militaires ont été également revus pour tenir compte du contexte de l'état de droit et des nouvelles missions dévolues aux Forces Armées Nigériennes et à la Gendarmerie Nationale. Ce statut des FAN et de la Gendarmerie, qui comprend 250 articles a été décortiqué par les députés en plénière, avec souvent des débats nourris sur certaines dispositions dont beaucoup ont été amendées par les représentants du peuple. Tous les groupes parlementaires ont appelé a voté en faveur du Projet de loi avec toutefois une réserve exprimée par le Groupe PNDS TARAYA et apparentés PNA AL'OUMA et PPN RDA sur l'article 39 par rapport à la condition de durée requise, soit quatre ans, pour être promu du grade de Colonel au grade de Général de Brigade. La proposition du coté du groupe PNDS était de rallonger cette durée à 6 ans pour uniformiser avec la condition de durée requise pour passer d'un grade à un autre au sein du Corps des Officiers supérieurs.
Le texte a été ainsi voté par 104 voix pour ; 0 voix contre et 0 abstention.
Mahaman Bako
sur Le Sahel du 02/02/09

France 3 fait trembler Areva !?




AREVA a intenté un recours devant le CSA contre la diffusion de la prochaine émission de "Pièces à conviction"
(le mardi 11 février à 20h35 sur France 3)

Image_1La CRIIRAD a apporté son appui scientifique à la réalisation de reportages pour un numéro de « Pièces à conviction » consacré aux déchets et pollutions laissées par l'exploitation des mines d'uranium.
Sous le titre « le scandale de la France contaminée », il doit être diffusé mercredi 11 février à 20h35 sur France 3.

Nous espérons que vous pourrez le regarder car il s'annonce passionnant. Vous y retrouverez plusieurs des études réalisées par le laboratoire de la CRIIRAD : à Saint-Priest-La-Prugne dans la Loire, La Crouzille en Haute-Vienne, Gueugnon en Saône-et-Loire, Saint-Pierre dans le Cantal..
Encore faut-il que l'émission soit diffusée !

Areva vient en effet de saisir le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (cf. ci-dessous) et fera son possible pour empêcher la diffusion d'informations susceptibles d'écorner son image de marque.
Réponse le 11 février prochain.

N'hésitez pas à faire circuler cette info et à avertir vos parents et amis.

Plus d'info sur le dossier des mines d'uranium
www.criirad.org

Tom et Jerry Touaregs

Le Colonel Kadhafi nouveau président de l’UA




APA-Addis Abeba (Ethiopie)-02-02-2009

lundi 2 février 2009

APA-Addis Abeba (Ethiopie) Le colonel Mouammar al-Kadhafi, 67ans, Guide de la révolution libyenne, a été élu lundi à Addis-Abeba par ses pairs, nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA).

L’élection de Kadhafi, qui succède au président tanzanien Jikaya Kikwete, a eu lieu au cours de la douzième session ordinaire de l’UA tenue dans la capitale éthiopienne.

Le nouveau président en exercice de l’organisation panafricaine a longtemps milité pour la mise en place d’un gouvernement continental. L’Acte constitutif de l’UA a d’ailleurs été lancé à Syrte, sa région natale, en Libye, en mars 2001.

La transformation de la Commission de l’UA en une Autorité de l’Union, décidée dimanche à Addis-Abeba par les chefs d’Etat, voit son projet de création des Etats-Unis d’Afrique se dessiner.

Issu d’une famille bédouine modeste, il accède au pouvoir en 1969 à l’âge de 27 ans à la suite d’un coup d’Etat ayant renversé le roi Idriss 1er.

OF/mn/od/APA 02-02-2009

Communiqué de l’A T N M C


Communiqué de l’A T N M C : Non à la guerre ethnique et Pour un cadre de concertations ATNMC accepte un cessez le feu sur initiative des pays médiateurs

lundi 2 février 2009


Non à la guerre ethnique et Pour un cadre de concertations

ATNMC accepte un cessez le feu sur initiative des pays médiateurs

2 février 2009

Aujourd’hui, tous les ingrédients sont réunis pour une guerre civile intercommunautaire dans le Nord du Mali. L’armée régulière malienne a en effet cédé la place à des milliers de civils arabo-touaregs constitués en milices (civils armés salariés par l’Etat) pour lutter contre le mouvement touareg.

Nous dénonçons ces pratiques qui n’auront d’autre effet que d’embraser l’ensemble de la région et rejetons avec force cette aventure qui aurait pour conséquence d’amener les populations qui ne sont pas concernées par le conflit à se massacrer entre elles. En laissant les milices en action, le Mali court le risque s’enfoncer dans une situation à la soudanaise.

L’A T N M C répond aux sollicitations de certains pays, en particulier la Libye, l’Algérie, la Mauritanie, la France, de certains partis politiques maliens, des partenaires techniques et financiers du Mali et des Nations-Unies, qui appellent à l’arrêt des hostilités et à reprendre le dialogue pour aller vers la réconciliation et le développement, et accepte un cessez-le-feu. Ce cessez-le feu qui signifie un arrêt des hostilités de part et d’autre permettrait certainement de renouer le dialogue entre les deux parties, sous l’égide des médiateurs.

Nous attendons de la Libye, de l’Algérie, de la Mauritanie et de la classe politique malienne qu’elles s’investissent pour amener les parties à reprendre un dialogue sincère et qu’elles participent à enrichir le contenu de futures négociations vers la paix.

Il conviendra de réaliser un vrai diagnostic de la situation, d’étaler les vrais problèmes sans contrainte et de trouver ensemble une issue politique durable pour éviter des rebondissements permanents. Cela nécessitera des engagements réels et une volonté politique de part et d’autre.

Nous comptons sur les soutiens de la France et de l’Union européenne qui ont à maintes reprises encouragé « la recherche de solutions concertées entre les autorités maliennes et les mouvements touaregs » et appelé « tous les pays de la région à oeuvrer dans le sens du dialogue ».

Nous attendons du Président du Mali qu’il s’investisse personnellement pour créer un cadre de dialogue qui implique, entre autres, la classe politique malienne, pour aller vers la réconciliation nationale, la paix et le développement.

Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement (ATNMC) ,Porte parole et Chargé des relations extérieures ,Hama Ag Sid’Ahmed

vendredi 30 janvier 2009

Le gouvernement nigérien objet d'une motion de censure



Afrique de l'Ouest - Niger
Niamey, Niger - Douze députés de la majorité issus du Mouvement national pour la société de développement (MNSD- Nassara) proches de l'ex- Premier ministre, Hama Amadou emprisonné, ont déposé jeudi une motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Seini Oumarou, a appris la PANA de source officielle.

Les auteurs de la motion de censure invoquent plusieurs griefs contre le gouvernement, à savoir : la cherté de la vie, l'enrichissement illicite de certaines personnalités et le non respect du principe de l'égalité devant la loi.

La conférence des présidents de groupes parlementaires qui s'est réunie pour examniner la motion de censure a décidé de son examen et de son vote le samedi 31 janvier.

Cette motion de censure est la première épreuve véritable à laquelle fait face le gouvernement de Seni Oumarou, qui a déjà maille à partir avec les 36 milles enseignants contractuels et les magistrats actuellement en débrayage.

Elle intervient dans un contexte marqué par une crise au sein du parti majoritaire (MNSD/Nassara) doublée d'un conflit larvé entre l'exécutif et le Parlement, qui fait l'objet d'un linchage médiatique depuis l'adoption du nouveau statut du député, mesure jugée par la suite inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle.

On rappelle que le chef de l'Etat Mamadou Tanja avait convoqué la semaine dernière une session extraordinaire du Parlement avec à l'ordre du jour la levée de l'immunité parlementaire de trois députés de la majorité.

Niamey - 30/01/2009
Pana

Hier un gardien de la Sonichar a été exécuté par les militaires.



Motif : il aurait posé une mine !

Avant-hier de nombreux coups de feu à Tamaslak.
De nombreuses familles ont aussi quitté Tamazlak est sont entrain d’être réinstallé.
À ce sujet il est bon de rappeler que nos valeureux militaires (FAN) en ont profité pour les dépouiller.

Pour ce qui est de Birgi, un nouveau « convoi » est prévu.
Il se dit que les personnes qui retournent à Iférouane sont bien payées afin de montrer que la « réinsertion Birginienne » fonctionne, et il se dit aussi que le nombre de Haoussas est important dans le lot.

Source /occitan touareg

L’Etat met Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, sous pression



THIBAUT MADELIN-Les Echos-30-01-09

vendredi 30 janvier 2009

L’actionnaire public a refusé d’approuver en décembre le budget 2009. Un conseil de surveillance extraordinaire a lieu jeudi prochain, alors que le groupe tente d’obtenir une augmentation de capital de l’Etat.

Alors qu’elle cherche à obtenir une augmentation de capital de l’Elysée, Anne Lauvergeon se prépare à un conseil de surveillance extraordinaire électrique jeudi prochain. La patronne d’Areva doit présenter un nouveau budget qui tienne mieux compte de la crise économique. Celui qu’elle avait proposé le 18 décembre n’a pas été approuvé par l’Etat. Le champion français du nucléaire fonctionne donc sans budget depuis un mois.

L’actionnaire majoritaire a demandé à Areva de revoir l’ensemble de ses comptes, des dépenses courantes aux investissements, en passant par les achats. « On passe tout à la paille de fer », confirme une source interne. Les investissements sont le sujet le plus délicat : d’eux dépend en grande partie l’enveloppe que l’Etat accordera au groupe. Auparavant, il veut connaître la rentabilité précise de chaque projet de l’entreprise, qui a déclaré hier soir anticiper « une croissance significative » de ses ventes et de ses commandes pour 2009. Le groupe a, par ailleurs, annoncé un chiffre d’affaires annuel de 13,2 milliards d’euros, en croissance de 10,4 % par rapport à 2007. Mais ce genre de calcul repose sur plusieurs facteurs, dont la trésorerie. Or, pour la première fois, la société a enregistré l’année dernière un besoin en fonds de roulement positif. Autrement dit, elle a décaissé plus d’argent qu’elle n’en a encaissé. Plusieurs facteurs ont pesé, comme l’augmentation des stocks d’uranium en cours d’enrichissement ou en négoce, ainsi que des délais de paiement allongés en Inde. Valeurs d’actifs au plus bas

La direction, qui cherche à montrer sa bonne volonté, travaille là-dessus. Par ailleurs, elle a revu à la baisse son budget d’investissements pour cette année, de 3 milliards à 2,6 milliards d’euros. L’actionnaire doit prendre ses responsabilités, estime-t-on au siège. Il a d’ailleurs voté dans un premier temps le plan d’investissement de 14 milliards d’euros pour la période 2008-2012, acquisitions comprises. Mais la barque commence à devenir lourde : la décision annoncée par Siemens de sortir de leur filiale commune de réacteurs, Areva NP, devrait entraîner pour la société française un coût de quelque 2 milliards d’euros.

Anne Lauvergeon, qui a été elle-même surprise par cette décision et n’avait donc pas préparé son actionnaire à une telle éventualité, pourra difficilement compter sur la bienveillance de son conseil. D’autant que celui-ci n’a pas forcément apprécié d’apprendre dans la presse (« Les Echos » du 23 janvier) qu’elle avait envisagé une fusion avec Technip, le spécialiste français de l’ingénierie pétrolière.

Dans ce contexte, il est difficile de prédire la réaction de l’Etat face à ses demandes de recapitalisation. Areva estime avoir besoin de 2 milliards à 3 milliards d’euros de fonds propres d’ici à la fin de l’année. Hier, Anne Lauvergeon a indiqué au « Frankfurter Allgemeine Zeitung », le grand quotidien d’outre-Rhin, qu’une montée en puissance de Total n’était « pas à l’ordre du jour ». Elle reste, par ailleurs, notoirement opposée à une fusion avec Alstom.

De son côté, l’Etat fait des appels du pied à Areva pour qu’il cède ses participations non stratégiques dans Suez Environnement, Alcatel-Lucent ou encore Safran. Celles dans STMicroelectronics et Eramet sont plus difficiles à vendre, car elles sont liées à un pacte d’actionnaire. Sur le fond, le groupe préfèrerait ne pas vendre en ce moment, alors que la valeur en Bourse de ces actifs est au plus bas.

THIBAUT MADELIN

Enlèvement mystérieux de diplomates canadiens au Niger : des réponses à même les questions...





Alain Deneault - http://www.alternatives.ca/ -29-01-09

vendredi 30 janvier 2009

Le contexte « mystérieux » dans lequel ont disparu deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, au Niger à la mi-décembre, soulève des questions qui comportent elles-mêmes beaucoup d’éléments de réponse sur les répercussions de la présence canadienne en Afrique.

Quatre renseignements ne font pas de doute : avant d’être manifestement enlevés, les Canadiens se sont rendus aux bureaux de la minière canadienne Semafo au Mont Samira, dans l’ouest du pays. Ils étaient mandatés au Niger par l’Organisation des Nations Unies (ONU) comme intermédiaires dans le conflit qui oppose la minorité touareg au pouvoir central. L’ONU n’assurait toutefois pas leur sécurité et ignorait jusqu’à l’existence de leur déplacement vers la Semafo. Une troisième personne compte également au nombre des disparus.

Le questionnement porte autant sur les justifications de cette présence que sur les auteurs de cette prise d’otages. L’ONU a contredit la version du gouvernement nigérien, qui attribuait le passage de MM. Fowler et Guay à des cérémonies protocolaires. Les mandataires devaient au contraire contribuer à régler « tous les problèmes humanitaires » de la région de même que « le conflit avec la rébellion touareg », une minorité nomade inscrite depuis longtemps en faux contre le pouvoir central et les sociétés privées qu’il appuie. Mais anonymement, un officiel nigérien a expliqué par des « affaires personnelles » la visite de M. Fowler au Niger...

Ces interrogations sur cette visite auprès de la minière Semafo sont embarrassantes, parce qu’elles placent les mandataires canadiens dans une position difficile à défendre politiquement, quel que soit l’angle sous lequel on l’analyse. Ou bien MM. Fowler et Guay remplissaient effectivement leur mission de l’ONU, et ont donc entrepris des discussions secrètes avec la société minière aux fins de la résolution du conflit mettant aux prises les Touaregs avec les sociétés minières, ce qui fait ni plus ni moins de la société canadienne un acteur politique occulte dans la région (et non plus une simple entreprise commerciale) ; ou bien les deux diplomates n’agissaient pas au nom de l’ONU et utilisaient donc leur mandat formel comme écran, à des fins occultes ou personnelles. Dans les deux cas de figure, quelque chose échappe radicalement aux logiques formelles.

Un diplomate affairiste ou un homme d’affaires diplomate ?

Ayant conseillé les premiers ministres Trudeau, Turner, Mulroney, Chrétien, Martin et Harper sur des questions diplomatiques, Robert Fowler est présenté comme le « Monsieur Afrique » de la politique étrangère canadienne.

C’est flanqué de Louis Guay qu’il s’est envolé au Niger sous l’égide de l’ONU. Ce choix n’est pas insignifiant. Quand cet ancien ambassadeur du Canada au Gabon ne travaille pas au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, il passe au domaine privé, que ce soit pour l’entreprise montréalaise Sofati au Cameroun ou pour la minière vancouvéroise Placer Dome en République dominicaine. Le mandat que Placer Dome confie à Louis Guay entre 1996 et 1999 consiste à convaincre le gouvernement dominicain de privatiser l’important gisement de Pueblo Viejo à son profit. L’entente qui a suivi en 2001 entre cette société et le gouvernement a été sévèrement critiquée par des groupes environnementaux et syndicaux.

Pourquoi, au Niger, Robert Fowler a-t-il tenu à se rendre à la mine aurifère de Samira que gèrent conjointement les canadiennes Semafo et Etruscan, de surcroît à l’insu de l’ONU ? Pourquoi était-il accompagné de celui que le président-directeur général de Semafo, Benoît LaSalle, appelle familièrement « Louis  » ? Au dire de M. LaSalle : pour constater le « succès canadien » que représente cette aventure en terre nigérienne.

Ce préjugé favorable envers la présence canadienne ne fait pas l’unanimité. Semafo et Etruscan sont âprement critiquées au Niger. On les accuse si vivement de piller les ressources du pays que le gouvernement nigérien a dû mettre sur pied une commission d’enquête à leur sujet, laquelle a en effet conclu à l’absence de corrélation entre la quantité d’or produite et les retombées pour le pays. L’amertume est d’autant plus grande que cette exploitation pollue abondamment et bouleverse les habitudes sociales des populations.

Du reste, les initiatives de Semafo pour le développement dans la région servent en priorité ses seuls intérêts, comme ce barrage qu’elle construit en Guinée-Conakry essentiellement pour alimenter en énergie des sociétés minières de la région.

Semafo entend maintenant exploiter l’uranium au Niger. La seule annonce de cette intention avait fait monter son titre boursier en flèche en 2007. Elle fait ainsi concurrence au Niger à la française Avera, déjà engagée dans une lutte contre un conglomérat d’entreprises énergétiques canadiennes. .

Les Touaregs livrent une « bataille de l’uranium »

Dans ce contexte, les mouvements rebelles touaregs font explicitement état d’une « bataille de l’uranium ». On les soupçonne donc d’être responsables de l’enlèvement, bien qu’ils soient généralement absents de la zone précise où il aurait eu lieu. Les Touaregs disputent au gouvernement central le contrôle des ressources. Leur communauté avoisine le Mont Samira. Dans le contexte postcolonial, les acteurs africains n’ont d’autre choix que de s’interposer par la force devant les sociétés privées attirées par des gisements de toute sorte. On les voit ensuite se rendre complices, au détour de ristournes et autres bakchichs, de l’exploitation éhontée des ressources du continent. L’apparition de gouvernements corrompus, seigneurs de guerre locaux, mouvements de libération ethniques et rebelles sécessionnistes résulte systématiquement de cette logique. Les sociétés canadiennes qui se prêtent de gré ou de force à ce jeu ont donc à assumer une responsabilité historique quant à l’évolution des conflits armés sur le continent. Les civils font les frais de cette exploitation structurelle. Les citoyens canadiens se découvrent complices de ces méfaits, leur épargne se trouvant placée dans ces sociétés cotées en bourse à Toronto.

Pour résoudre le « mystère » de cet enlèvement, tous les coupables potentiels ont été évoqués : les Touaregs, le gouvernement nigérien lui-même, les sociétés minières française et canadienne qui se livrent une rude concurrence ou encore l’incontournable et toujours bien commode Al-Qaïda...

D’aucuns admettent que ces différents récits relèvent de conjectures. L’intérêt réside toutefois ailleurs, à savoir dans le postulat implicite de toutes ces questions sur l’existence du pillage occidental en Afrique et les répercussions aveugles qui s’abattent sur le continent.
EN SAVOIR PLUS...

Une guerre commerciale franco-canadienne ?

Le National Post de Toronto lorgne du côté de la « French Connection » pour expliquer l’enlèvement des diplomates Robert Fowler et Louis Guay. La société française Avera, bien implantée au Niger, verrait d’un mauvais œil que des Canadiens s’affairent à témoigner de ses activités décriées par les Touaregs. Le Figaro renchérit depuis Paris : Avera cherche à décrocher un contrat énergétique d’envergure en Ontario en février prochain, et on soupçonne Queen’s Park et Ottawa de mettre tout en œuvre pour favoriser les Canadiens en lice, soit Énergie atomique du Canada limité (EACL) et ses fournisseurs ontariens au détriment de la française. Si Avera décrochait le contrat, elle s’approvisionnerait en uranium au Niger. Le Canada a donc intérêt à dépeindre ses activités nigériennes de façon critique pour justifier son élimination. Il est aussi plausible que le développement de la filière uranium par l’entreprise canadienne Semafo au Niger soit lié aux projets d’EACL.

Pour sa part, le jour même de la disparition des deux Canadiens, la concurrente Avera annonçait son intention d’investir 1,6 milliard de dollars dans la mine d’uranium d’Imouraren pour en faire le plus grand projet industriel minier du pays.

L’auteur est postdoctorant à l’UQAM et coauteur de Noir Canada, Pillage, corruption et criminalité en Afrique (Écosociété, 2008).

jeudi 29 janvier 2009

Les Touaregs sont en marge de tout ; ils essayent péniblement leur intégration dans leur propre pays.


« Un petit Touareg à l’école est vu par ses frères comme quelqu’un qui est en train de se perdre, un homme fragile qui ne peut supporter le mode de vie du désert, incapable de se débrouiller tout seul. Si l’on demandait son avis, il n’accepterait pas d’y aller. Ses frères ont, eux, la chance de ne pas être sacrifiés.Pour envoyer les touaregs à l’école, il faut non seulement les recruter, mais aussi les obliger à y aller. Dans tous les cas, ils trouveront également plusieurs occasions de s’en évader ».

Au Niger, l’école a réussi aux sédentaires qui ont fait de longues études, ils occupent les postes les plus importants dans l’administration. Les Touaregs sont en marge de tout ; ils essayent péniblement leur intégration dans leur propre pays. Alors ils ont réuni la diaspora dans beaucoup de pays d’Afrique et d’Europe, elle fait connaître la problématique Touareg qui est assez compliquée.

Dans son livre « TOUREGS DU VINGT UNIEME SIECLE », Issouf Ag Maha veut sortir des clichés : hommes bleus, fascinants, anti-frontières, anti-ordre établi, pour dire que c’est un peuple comme un autre qui a ses impératifs, ses difficultés et ses doutes. C’est la sécheresse, les problèmes économiques et politiques, mais aussi des problèmes de communication entre individus.

Au vingt unième siècle encore, le Touareg ne sait pas quand il est né. C’est une question culturelle. C’est inimaginable pour quelqu’un venant d’ailleurs de ne pas déclarer la naissance d’un enfant ; Chez les touaregs en plein désert, on n’a besoin de pièce d’identité que lorsqu’on veut voyager. Cela ne sert à rien au quotidien puisqu’ils n’ont ni sécurité sociale à faire valoir, ni compte bancaire pour leurs revenus. Enfin, se faire enregistrer ne leur demande pas une journée.

Petit à petit, le mode de vie des autres les poursuit et les rattrape. Les problèmes écologiques les concernent à plus d’un titre aussi. Qu’une activation d’un interrupteur électrique se fasse ailleurs sur la planète, cela ne dit rien à un Touareg ; mais de lui dire que les problèmes générés par ce geste peuvent arriver jusqu’à lui, pourquoi cela ne lui parlerait-il pas aussi.

Bonne chance à cet ingénieur agronome, Issouf Ag Maha aura tellement à nous dire sur son peuple et pourquoi pas, sur tous les autres qui ont adopté depuis des millénaires le même mode de vie que celui des Touaregs.
© Correspondance : Jean Claude NYOUNG
Paru le 29-01-2009 00:27:53

Hommage A INTAYADEN et SIDI WAïSSANE


Nous tenons à travers ces vidéos d'artistes Nigeriens et maliens à rendre hommage a l'un des grands pionner de la musique (ISHUMARS )Touareg :feu INTAYADENE de Tinariwen qui nous a quitté il y'a presque Vingt ans.a Sidii Waïssane aussi ,originaire d'Agadez qui nous a quitté il y'a presque dix ans a la fleur de l'âge.
Nous tenons à faire savoir a tous leurs parents ,leurs amis ,leurs pays qu'il resteront pour nous des figures emblématique de la résistance et de la musique Touareg.Ils sont les étoiles qui éclairent notre chemin...
Un hommage aussi a tous les autres artistes qui n'ont pas de vidéos,ni album,ni photos ,ni enregistrements et qui travaillent dur pour Toumast.

LES :SWELLOUM ,TABOULA,TADOU ,MOSSA,OUMMA,HASSANE,BIBBI,GOUNTOU,HASSO,HAMADINE,
JAPONAIS ,PINO,AJO,LALLA,RHISSA...et les nouveaux dont nous ne connaissons pas les noms. Du courage et plein de bonheur à toutes et à tous partout ou vous etes .

music of Mouma BOB -AÏR



Très bon clip du Grand Mouma BOB

Koudede - Souvenirnam



Remerçiements a Kou-D-D et son groupe

Kel Assouf



Un grand merci a ce beau métissage de courants avec Le groupe D'ANANA et OLIVIER

tartit (sines'07)



Tous nos voeux et nos encouragements aux princesses Mama et Disco ainsi qu'à toutes les femmes Touareg et Sahariennes.

Etran Finatawa a Montreal



Merci aux grands maîtres ALHOUSS et BAMMOO

Oumara et Rissa



Brève video des enfants térribles de la musique Ishumar

TOUMAST



Bravo a Mossa Ag KEYNA et AMINOUTOU les parisiens

DESERT REBEL à PAU 27-07-2007



Hommage a Abdalah OUMBADOUGOU le grand

Terakaft Live



Un hommage et un clin d'oeil au VETERAN Kedo Ag OSSAD dit Rhiwaj pour les amis

Tinariwen Documentary Part 1



Tinariwen Ambassadeurs Touaregs

Mali-Niger : l’enlèvement des touristes attribué à Al-Qaïda




jeudi 29 janvier 2009

BAMAKO, 28 jan 2009 (AFP) - Des élus locaux du nord du Mali attribuent au réseau terroriste Al-Qaïda l’enlèvement de quatre touristes européens la semaine dernière dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger, a déclaré l’un d’eux mercredi à l’AFP.

"La thèse la plus plausible attribue la prise d’otages à Al-Qaïda et écarte les groupes rebelles (touareg, ndlr), qu’ils soient du Niger ou du Mali", a déclaré à l’AFP cet élu local, demandant que son nom ne soit pas cité.

"Quand les groupes rebelles (touareg, ndlr) prennent des otages, ils s’emparent des véhicules et de toutes les affaires des otages ; dans ce cas précis, les véhicules et les affaires des otages sont restés intacts, (...), cette façon de faire est propre à Al-Qaïda", a assuré cet élu local.

Les quatre Européens - un couple de ressortissants Suisses, une Allemande septuagénaire et un Britannique - avaient été enlevés par des hommes armés, jeudi (22 janvier), dans la zone frontalière, alors qu’ils rentraient du festival de la culture nomade d’Andéramboukane (Mali) et voyageaient à bord de plusieurs véhicules, en convoi, à destination de Niamey.

Mercredi, des sources maliennes ont affirmé à l’AFP que les recherches se poursuivaient des deux côtés de la frontière, où les autorités municipales, appuyées par les notables communautaires, travaillaient de concert.

- AFP - 28/01/2009

mercredi 28 janvier 2009

2e rapt d’occidentaux : L’inertie avérée de Tandja



tandjaPlus d’un mois après la disparition au Niger de deux diplomates canadiens travaillant pour le compte des Nations unies, quatre touristes (deux Suisses, un Allemand et un Britannique) ont été enlevés jeudi dernier à la frontière du Niger alors qu’ils revenaient du Mali où ils étaient allés participer à un festival sur la culture nomade. Les conditions de ce nouvel enlèvement sont dignes d’un film western : le groupe de touristes voyageaient à bord d’un convoi de trois véhicules lorsqu’ils ont été arrêtés par des hommes en armes. Malgré les coups de feu tirés dans leur direction, le conducteur du premier véhicule a pu s’échapper. C’est dire donc que le nombre d’otages aurait pu être plus élevé. Les pneus des autres véhicules crevés, les chauffeurs n’avaient guère que le choix de s’arrêter. Les ravisseurs ont ainsi donc choisi parmi les voyageurs leurs cibles préférées, en l’occurrence les Occidentaux, et laissé sur le carreau les Africains qui n’en demandaient pas mieux.



Le rapprochement entre ces enlèvements et le kidnapping des deux diplomates canadiens à la mi-décembre a vite été fait d’autant plus que les traits de ressemblance entre les deux opérations sont frappants. Dans les deux cas, les ravisseurs ont laissé sur place leurs bagages. Mais alors que les preneurs d’otages s’activent, le président nigérien Mamadou Tandja reste étrangement silencieux et inerte. Il est vrai que le 13 janvier dernier, il reconnaissait que les deux diplomates étaient aux mains de groupes terroristes.



Fortement soupçonnés, les doigts accusateurs sont pointés vers les mouvements touaregs, le MNJ (mouvement des Nigériens pour la justice) et sa branche dissidente le FFR, lesquels ont catégoriquement nié et démenti toute participation et responsabilité de leur part dans la disparition des diplomates. Ces deux mouvements touaregs sont régulièrement considérés par le pouvoir nigérien comme des bandits armés, des coupeurs de routes, des trafiquants de drogue, etc. Eux pourtant affirment lutter pour une plus juste répartition des richesses minières et une meilleure représentation au sein des institutions républicaines. Très actifs, ils tiennent en échec l’armée nigérienne dans le nord du pays, difficile d’accès.



Pour un pays comme le Niger, qui mise beaucoup sur le tourisme et les ressources minières pour se développer, ces enlèvements d’étrangers à répétition ne font pas bonne presse et créent la psychose dans un Etat qui n’arrive plus à sécuriser son territoire. Des gens apparaissent, kidnappent qui ils veulent et se volatilisent subitement sans laisser de trace. Personne n’ose investir dans un pays où ne règnent pas la stabilité et la paix. Mamadou Tandja devrait donc revoir sa copie. Dans l’intérêt du Niger, il doit reconnaître l’existence du problème et accepter de négocier avec les Touaregs qu’il qualifie de terroristes. L’exemple de son voisin malien devrait pourtant l’inspirer car au Mali, on n’enlève pas aussi facilement un diplomate pour ensuite disparaître sans laisser de trace. Même si ce n’est pas encore parfait, là-bas, on a pris à bras le corps le problème. Les Touaregs semblent plus associés à la vie politique du pays. Le président Tandja doit revoir sa stratégie et se convaincre qu’il ne peut pas, si d’aventure c’était son intention, combattre et anéantir par les armes la rébellion touarègue. Pourquoi affiche-t-il du reste un silence aussi coupable ? Peut-être prépare- t-il secrètement un grand coup ! En tout état de cause, il a intérêt à réussir au risque de voir son pays abandonné par les investisseurs et de perdre définitivement sa crédibilité, lui qui voudrait, comble de l’ironie, faire modifier la Constitution pour prolonger son mandat.

- Boureima OUEDRAOGO SONRE
- Le Pays Ouagadougou-26-01-09

Obama au son de la musique Touareg

Le chanteur touareg Abdallah ag Oumbadougou arrété à Arlit au Niger à son retour de France puis relaché




mercredi 28 janvier 2009

- - RFI -26-01-09

Le chanteur touareg Abdallah ag Oumbadougou arrété à Arlit au Niger à son retour de France

On ignore pour le moment ce qu’on lui reproche.

- - Afrique Midi RFI - 27-01-09

"On vient de l’apprendre", Abdallah aurait été relaché hier soir ...

- Afrique-Soir 19h30 TU

"Après 6 jours de garde à vue dans le Nord du Niger, le chanteur Touareg Abdallah Oumbadougou a finalement été libéré ce lundi soir. Actuellement installé en France, le chanteur était de passage au Niger pour rendre visite à sa famille quand il a été interpelé dans la ville d’Arlit. ll était soupçonné d’avoir composé une chanson à la gloire des rebelles du MNJ qui sévissent dans le nord du pays. Abdallah Oumbadougou, connu notamment pour ses collaborations avec le groupe Gnawa Diffusion a nié l’existence d’une telle chanson et il se réjouit d’avoir été libéré. Le chanteur devrait repartir dans quelques semaines en tournée en France."
1 Message

*
Le chanteur touareg Abdallah ag Oumbadougou arrété à Arlit au Niger à son retour de France puis relaché 27 janvier 20:35, par autouaregs

mardi 27 janvier 2009

Niger, Uranium: Quelle gestion!?

par JA08, le 27 Janvier 2009 à 17:27

Ce film s'interroge sur la gestion globale de l'extraction de l'uranium au Niger afin que les Français, qui en sont pour le moment les principaux bénéficiaires, prennent conscience de l'origine de tout ce confort énergétique électrique quotidien, et de ce que tout cela coûte en conséquences sanitaires, politiques et environnementales. Ce film démontre que nul n'est ignorant du drame et des enjeux relatifs à l'exploitation de cette ressource naturelle, à commencer par les Nigériens eux-mêmes qui en sont les premières victimes. Des mesures de protection pour les humains et l'environnement existent pourtant dans le cadre de l'exploitation de ce minerai : pourquoi ne sont-elles pas appliquées ? Pourquoi le gouvernement nigérien n'exige-t-il pas la mise en place de ces mesures.





A propos des milices et des incidents de Fafa (septembre 2008)

Je tiens à faire passer le message suivant :

On se souvient qu’en septembre 2008 l’armée a investi le village de Fafa et la mare de Sorori dans la zone d’Ansongo. Au cours de ces opérations, des personnes de tous âges ont été battues, arrêtées, emprisonnées à Gao. Certaines ont disparu depuis lors et nul n’a jamais entendu parler d'elles à ce jour. Je tiens à confirmer que des témoins ont vu des milices qui accompagnaient les patrouilles militaires ; ces milices ont entre autres enlevé 5 personnalités sonraïs bien connues qui aujourd’hui sont toujours portés disparues.

Ces gens ont été jetés vivants dans un puits dans la zone de Téssaghert par les miliciens accompagnés de militaires proches de la milice. Ils ont recouvert les corps de cailloux pour les dissimuler. Le propriétaire du puits était absent à l’époque des faits. Quand le propriétaire du puits est revenu, il a voulu utiliser son puits. Surpris, il a enlevé les cailloux et, à sa grande stupéfaction, a fait la macabre découverte de 5 cadavres.

Aujourd’hui, son puits reste inutilisable et le propriétaire cherche une ONG pour venir constater les faits et l’aider à réhabiliter son puits. Il cherche surtout à retrouver les proches parents des victimes mais ne sait pas comment les trouver. Nous souhaitons avec lui que la lumière soit faite sur ces crimes des milices et que les parents puissent ensevelir leurs morts dans la décence. Je me tiens à la disposition des proches.

Anonyme

lundi 26 janvier 2009

Par Sedryk le lundi 26 janvier 2009/Terakaft continue sans Kedou



Dernier article de http://www.tamasheq.net/:
A la suite de la dernière tournée de Terakaft à l'été 2008, Kedou avait annoncé son départ du groupe qu'il avait lui même fondé en janvier 2007. Terakaft se restructure aujourd'hui autour de Diara & Sanou et avec l'arrivée de 2 nouveaux membres : Abdalla (guitare, basse, chant), qui est le demi-frère de Sanou, et Mahamad (percussions).
Le groupe sera de retour en Europe à partir d'avril pour de nouveaux concerts, dont une résidence de 10 jours en Finlande. Signalons aussi que Diara vient de participer à l'enregistrement du nouveau disque de Tinariwen en tant que guitariste rythmique.
Quand au géant Kedou, il reprend sa route d'électron libre, bon vent à lui... "

En profiter pour aller sur myspace Terakaft

Kaocen Maïga/Chaque Pdt aura son Colonel Gamou son Ould Meydou


En effet on ne peut que constater cet état de fait : on restera longtemps des "citoyens de seconde zone" car nous sommes incapables de surmonter les barrières du passé.
Pendant ce temps, le sud jubile devant ce fossé qui nous sépare d'eux.

Chaque Pdt aura son Colonel Gamou son Ould Meydou qu'il lancera à la trousse de ses freres, en esperant le voir revenir avec des tetes coupées sur l'autel dela République.
Mais quelle République?

Celle qui considère les Touaregs et Maures commes des "apatrides".
Je sais que Bahanga va mettre une raclée à cette armée malienne, mais la Solution n'est pas là.

Il faut qu'on fasse notre propre méa culpa : on n'a pas de projet commun, et chaque fois qu'on veut en faire un, on nous parle de Touaregs du Niger ou du Mali, en précisant que nous sommes différents.
Avec toute la science de nous-memes que nous avons, on 'arrive pas à tracer une ligne vers notre objectif commun qui est l'auto-administration.

Il ne faut pas avoir peur des mots, car c'est la seule solution.

On ne sera JAMAIS considerés comme on l'espère par les autorités de nos pays (Niger, Mali), mais utilisés.
Aujourd'hui on apprend qu'un des prisonniers Touaregs est mort de sévices aux mains de l'armée Malienne, la prochaine fois qu'on prendra des prisonniers, on saura comment les traiter!

Bahanga est montré par le pouvoir comme un "récalcitrant", et pourtant qu'on le veuille ou pas, c'est le seul qui arrive à dire NON, rien que pour cela il mérite notre Respect.

Par contre il est de son devoir aussi de mettre en place un programme politique cohérent qui tienne compte de tous.

Et au Mali et au Niger, nous disons, que le projet d'élimination physique des chefs militaires Touaregs échouera et n'est pas la SOLUTION, car cela crée plutot d'autres esprits Révolutionnaires qui n'espèrent rien d'autre que reprendre le flambeau de tel ou tel Chef decedé : c'est l'Eternel recommencement!

Il faut qu'ATT arrete d'etre lache, il doit appliquer les accords, et arreter d'opposer les gens du nord.

C'est une politique destructrice, car elle detruit le tissu national qui aura du mal à se relever à la longue, car chacun tentera à son tour de se venger, et c'est le Mali qui paiera encore pour quelques années d'instabilités.
Il fera mieux d'écouter Bahanga, et Bahanga fera mieux d'écouter les autres aussi non pas pour deposer les armes, mais pour accorder leurs violons.

Ayons à l'esprit l'assassinat du Commandant Barka en avril 2008, tel est le sort reservé aux Touaregs qui servent leur Pays dignement.

A mon avis tout ces scénarios participent au Désir Divin de donner aux Touaregs leurs PAYS.

Je m'explique!

A force de pagaille, et d'instabilités, les pouvoirs maliens et nigeriens, créent des frustrations irréversibles dans l'Esprit Collectif Touareg, qui auront pour conséquence, le désir de rompre les liens avec le pouvoir central.
Meme si ela semble irréalisable, je vous invite à la reflexion, car on ne peut pas continuer ainsi à compter nos morts, à reconstruire notre économie locale, à retourner à l'école après ans d'interruption....
et à rester en "seconde zone de la citoyenneté.

Si au Sud, les gens sont allés à l'école du blanc pour devenir cadre de la fonction publique, au nord, les gens sont allés à l'école de la Révolution, et sont devenus cadres de la Resistance. Cela n'est pas à négliger, car quelqu'un comme Bahanga vaut plus que 2 ou 3 généraux de bamako réunis, du fait de la pratique qu'il a.

Et pourtant, on refuse de le lui reconnaitre!

Mais il ya en des milliers de Bahanga, c'est cela qu'ignore bamoko ou Niamey.
je vous donnerais plus de détails dans une étude que je publierais bientot Incha Allah.

kaocen"

Temoust : neutralité ou manipulation de l'information ? par : Jacqueline


Survie touarègue-Temoust : site dédié au peuple touareg, qui a pour objectif de faire connaître sa culture, sa vie politique, économique et sociale....ceci est inscrit dans les principes de l’association Temoust, crée il y a une quinzaine d’années.
Nous sommes au cœur du débat, et je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de remettre les pendules à l’heure.

Je vous répondrai donc en plusieurs points :

1 -LES PRINCIPES DE TEMOUST : nous avons toujours dit que nous étions ouverts à toute forme d’informations sur le peuple touareg, avec des articles signés, datés, dont l’origine est clairement repéré , à condition qu’il y ait respect et dignité dans les contenus. Nous avons vu passer suffisamment d’ "articles poubelles" remplis de bêtise, de haine et de racisme pour ne pas imaginer un seul instant de les mettre en ligne.
Nous avons également déclaré à maintes reprises que chacun pouvait nous envoyer des articles contradictoires signés, à mettre en ligne en toute tolérance si ces articles pouvaient élever le niveau de réflexion autour des questions touarègues. Nous l’avons fait.

2-LA THEMATIQUE : nous sommes dans un site dédié aux touaregs. Il est hors de question d’élargir inutilement le débat et de réfléchir ici sur la crise des subprimes ou des front de rébellion des Inuits. Ne pas mélanger les choses apporte clarté et rigueur.

3-LE CHOIX DE ARTICLES : oui, nous sommes ici pour comprendre et défendre les touaregs. Nous ne parlerons pas, ou peu, des problèmes du sida ou du positionnement du gouvernement malien par rapport à la crise du coton, c’est -souvent- hors sujet en ce qui nous concerne.
Mais nous avons déjà parlé, et parlerons encore, de Bahanga, symbole emblématique s’il en est, quoi qu’on en dise, en plusieurs déclinaisons. Le MNJ nous accuse de mettre en ligne des articles peu favorables à la cause touarègue, et de présenter Bahanga comme terroriste, les habitants de Gao nous accusent de parler des milices songhais comme poseurs de bombes, et vous-même nous accusez de prendre parti pour Bahanga…
L’objectivité à risques zéro n’existe pas, même si nous voulions être dans la neutralité complète, on nous accuserait d’être incompétents. Il est vrai, aussi, que depuis un mois, nous sommes bien silencieux par rapport aux problèmes du nord Mali, malheureusement ici c’est le serveur du site qui ne marchait plus qui nous a pollué. Mais ceci est une autre histoire.

4-LA PRISE DE POSITION POLITIQUE : nous essayons au maximum, dans le cadre du site, de ne pas prendre parti, dans un souci d’objectivité et de rigueur scientifique. Nous avons chacun une sensibilité politique, mais ce n’est sûrement pas le lieu pour en débattre. Ceci se passe ailleurs, dans d’autres groupes, ou associations, et c’est un problème personnel qui ne concerne que sa propre conscience. Là aussi, ne pas mélanger les genres…

5-LA FRANCAISE QUI S’AGITE SOUS COUVERT DE LA CAUSE TOUAREGUE POUR DES INTERETS PERSONNELS ET QUI VEUT FAIRE DU BIEN : je n’ai pas pour habitude d’étaler mon militantisme sur la place publique. Je dirai simplement deux ou trois choses qui me tiennent à cœur.
-faire du bien est une vaste fumisterie. Etre aux cotés de l’autre, l’écouter et échanger pour faire jaillir une prise de position responsable pour que l’autre puisse se prendre en charge avec sa propre communauté me parait plus raisonnable.
Ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais fait les choses à votre place, que je ne suis pas donneur de leçons et que je ne rentrerai jamais dans ce débat minable des intérêts personnels qui me dépassent.
- je ne rentrerai pas non plus dans les détails qui m’agitent très vigoureusement, sous couvert de la cause touarègue dont vous en parlez. Je ne parlerai pas des dizaines d’étudiants dont nous avons suivi ensembles les projets et les financements ou les non financements (!), ni des différents accompagnements scientifiques ou logistiques, ni des rencontres de touaregs que j’ai organisé chez moi, offrant un espace de liberté neutre en dehors de toute prise de position politique, ni d’autres actions qui ne concernent que moi et d’autres qui se reconnaîtront. Aucun interêt.

6-UN FRONT TOUAREG RESPONSABLE, ACTIF ET UNI DANS UNE LUTTE DE TOUS LES INSTANTS.
Vraiment, là, je ne suis plus du tout objective, et j’assure. Je constate de plus en plus une montée des individualismes et du « narcissisme » dont parle Emmanuel Todd, où chacun défend sa place et son pouvoir contre les autres. Cela se passe en pays touareg, et aussi dans notre société globale.
Mais en pays touareg, où les enjeux actuellement sont aigus et de plus en plus compliqués, cette difficulté à s’unir et à présenter un front d’action et de réaction uni de tous les touaregs, au-delà des enjeux personnels et de positionnements politiques, me parait de plus en plus dangereuse pour réfléchir à des solutions réalistes. Comment avancer dans un contexte de compétitions personnelles de tous ordres, comment imaginer des rencontres où je ne viendrai pas parce qu’un autre ne me convient pas ou parce qu’il ne pense pas comme moi, ou encore parce qu’il n’est pas de mon territoire ?
Telle association va organiser son petit truc, l’autre ira seul dans une instance internationale sans fonctionner en groupe constitué, un troisième demandera des subventions sans vouloir savoir que la même subvention a déjà été discutée…Et trois mois plus tard les cartes seront redistribuées autrement sans aucune autre information ni coordination.
Bon, c'est humain, mais quand même...

Je sais, on va encore me dire que je m’agite .De toute façon, à partir du moment où on fait quelque chose, c’est tir groupé…
Tant pis, je l’aurais dit. Mais dit quoi, au juste ? Que je suis toujours fière de vous avoir pour amis, que pour moi ACHEQ est une philosophie de vie qui me pousse de l’avant, et que votre dignité restera pour moi un exemple à tout jamais ?

Ar assaghat.
Jacqueline

dimanche 25 janvier 2009

Le Mali et le Niger recherchent les touristes enlevés au Sahara





BAMAKO/NIAMEY - Les forces de sécurité maliennes et nigériennes passent au peigne
fin leurs frontières septentrionales à la recherche des quatre touristes européens enlevés dont on reste sans nouvelles, ont annoncé les autorités à Bamako et Niamey.
Le désert du Sahara. Les forces de sécurité maliennes et nigériennes passent au peigne fin leurs frontières septentrionales à la recherche des quatre touristes européens enlevés dans un secteur reculé du Sahara malien dont on reste sans nouvelles. (Reuters/Yves Herman)

Le désert du Sahara. Les forces de sécurité maliennes et nigériennes passent au peigne fin leurs frontières septentrionales à la recherche des quatre touristes européens enlevés dans un secteur reculé du Sahara malien dont on reste sans nouvelles. (Reuters/Yves Herman)

Un couple de Suisses, un Allemand et un Britannique ont été enlevés jeudi par des hommes en armes dans un secteur reculé du Sahara malien où opèrent toute une série de rebelles, de bandits et d'activistes islamistes.

Un mois plus tôt, l'émissaire des Nations unies pour le Niger, le diplomate canadien Robert Fowler, et un de ses collaborateurs avaient disparu au Niger.

Dans un premier temps, les autorités maliennes avaient imputé l'enlèvement de jeudi à des rebelles touaregs mais un officier malien a fait savoir que l'opération ne portait pas la signature des hommes d'Ibrahima Bahanga, l'un des dirigeants touaregs parmi les plus actifs.

"Ce n'est pas le style de Bahanga d'enlever des touristes ou d'abandonner des véhicules", a-t-il expliqué. "La méthode ressemble à celle employée par ceux, quels qu'ils soient, qui ont enlevés les Canadiens au Niger".

Les quatre touristes européens, qui revenaient d'un festival culturel touareg, ont été conduits au Niger voisin par leurs ravisseurs, a annoncé vendredi le Mali.

Pour des diplomates, il est à craindre que l'"Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique" (OAQMI) profite de l'absence de toute autorité étatique dans cette région pour se livrer ou tirer parti de ces enlèvements.

Début janvier, des responsables nigériens avaient déclaré que l'émissaire de l'Onu pourrait être aux mains de "groupes islamistes armés".

Tiémoko Dialo à Bamako et Abdoulaye Massalatchi à Niamey, version française Jean-Loup Fiévet

Kaocen Maïga/A propos des prisonniers de la Résistance Touarègue.



Photo/Sherif Moctar/N°2 du MNJ

Qu'il s'agisse du Niger ou du Mali, il faut savoir une chose, l'armée ne fait pas de prisonniers, elle les execute!

Nous en avons la preuve depuis le début de la Rebellion, les seuls prisonniers que fait l'armée, ce sont des civils sans defense.

La Haine des militaires envers les Touaregs est si grande, qu'ils sont incapables de se retenir face à des combattants faits prisonniers (même si cela est aussi rare que l'eau dans le desert), ils preferent les abbatre pour assouvir une soif de vengeance.

Cela est la consequence de la mauvaise representativité de certaines ethnies dans nos armées nationales (touaregs, arabes, peuhls), dont les civils peuvent facilement etre executés par des soldats en mal de victoire militaire.

De l'autre côté, nous avons des rebelles qui traite honorablement les prisonniers, au point qu'au moment de se separer, beaucoup des prisonniers fondent en larme (cas des prisonniers du MNJ).

Les Touaregs ne tuent pas des personnes affaiblies à cause de l'Ashaq, les autres populations aussi ont une conduite d'Honneur dans la guerre, mais cela est faussé par la Haine transmise depuis des générations contre les "peaux blanches".

C'est là qu'on peut mesurer le sentiment qui anime les populations du sud. Si les militaires traitent les rebelles comme ces derniers les traite, je pense que les rebelles eux-même changeront beaucoup de choses dans leur lutte.

On sait aussi que lors de l'attaque de la compagnie de Nampala, les hommes de Bahange ont laissé partir plus de 180 militaires, dont la plupart étaient blessés par balles, n'est-ce pas une preuve de fraternité dont pourraient s'inspirer les armées nationales?

Mais aujourd'hui, ce qui est déplorable, c'est de constater que le gouvernement central arrive à monter les Touaregs ou Maures les uns contre les autres, en les manipulant. Là aussi il faut reconnaitre la bassesse de ceux qui se livrent à ce jeu.

Si ATT considerait Elh Gamou ou Oul Meydou comme de vaillants officiers, pourquoi n'ont-ils pas droit à des promotions; au grade de Général?

Ou est-ce parce qu'il sait que les gens faits prisonniers sont ceux-là même qui étaient prêts à déposer leurs armes pour rejoindre Kidal?

Quelqu'en soit les raisons, une chose est certaine, les Touaregs prendront l'ascendant militaire sur le terrain car en plus de la stratégie militaire, vient s'ajouter l'Humanité dans le traitement des civils du sud ou des prisonniers militaires.

Les dirigeants politiques maliens et nigeriens croient que la solution au probleme Touareg est dans l'élimination physique des chefs militaires.
C'est une erreur, car la fibre de la resistance n'est pas dans Bahanga ou Iyad ou Rhissa boula, elle est dans la Culture Touaregue, qui refuse l'Injustice.

A present je vous pose une question.

Pourquoi les Touaregs du Mali sont-ils encore dans le schéma tribal d'avant les independances?
Car malgré tout, ATT arrive toujours à vous opposer les uns contre les autres, ce qui est impossible au Niger.

Il y a aussi les Touaregs d'origine "serfs" (non pas esclaves car les Touaregs n'en ont pas) dont certains menent une bataille sans merci contre leur propre communauté.
Cela aussi est bien dommage, car ce n'est pas en reniant leur Targuité qu'ils augmentent leur estime auprès des autres communautés, ou d'ATT.

Il suffit de parler d'Imouhar, d'Ifoghas ou d'Imrad pour opposer les mouvements ou même les cadres.
La-dessus, je crois que les cadres Touaregs doivent assumer leur responsabilité.

Enfin, pourqoi les Touaregs et les Songhais ne s'unissent pas comme lors de la pénétration coloniale?


kaocen
"

samedi 24 janvier 2009

Touristes enlevés: polémique Mali-Niger sur la localisation du rapt

AFP - 24/01/2009 - 13:15.

BAMAKO, 24 jan 2009 (AFP) - Les autorités du Niger et du Mali se contredisent catégoriquement sur le lieu de l'enlèvement de quatre Européens, jeudi, à leur frontière commune: le guet-apens s'est produit "au Mali" dit-on du côté nigérien, "au Niger" assure-t-on du côté malien.
Les autorités des deux grands pays ouest-africains s'accordent au moins à dire que ces quatre touristes - deux Suisses, une Allemande, un Britannique - voyageaient avec trois autres Européens ainsi que des accompagnateurs africains d'une agence de voyage de Niamey, dans un convoi de plusieurs véhicules.
Les versions concordent également sur le fait qu'ils rentraient du festival de la culture nomade d'Andéramboukane, au Mali, lorsque des hommes armés les ont attaqués.
Mais tout devient plus flou quand il s'agit de définir le lieu de la capture, dans une zone frontalière désertique et quasiment dépourvue d'administration.
La radio nationale nigérienne a annoncé vendredi que deux Allemands et un Suisse qui avaient échappé à l'enlèvement avaient été reçus par le ministre nigérien de l'Intérieur Albadé Abouba à Niamey.
Le responsable de l'agence nigérienne de voyage Zénith, Yaou Mahamane a alors déclaré que l'embuscade s'était déroulée à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Niger, en "territoire malien". Il a assuré que deux véhicules du convois de touristes avaient été "pris en sandwich par deux véhicules des assaillants" et deux autres voitures avaient "réussi à s'enfuir vers le Niger".
Selon ce récit, les agresseurs portaient des turbans et ont crié "sortez de la voiture" en tamachek, la langue touareg. Ils ont crevé les pneus des véhicules et tiré dessus.
Un touriste allemand, Manfred Schultz, a également raconté en français à la radio nigérienne que deuxballes avaient traversé le pare-brise du véhicule dans lequel il se trouvait.
Le ministre de l'Intérieur a assuré aux touristes et au responsable de l'agence de voyage que "tout serait mis en oeuvre pour retrouver leurs collègues" lors qu'un entretien auquel assistaient des représentants des ambassades allemande et helvétique.
Le ministre nigérien de la Communication Mohamed Ben Omar avait auparavant déclaré à l'AFP que l'enlèvement des quatre Européens avait eu lieu "au Mali" et non au Niger.
Mais le Mali persiste et signe: le rapt s'est bien produit "en territoire nigérien, non loin du territoire malien" fait valoir une source gouvernementale ne souhaitant pas être citée, confirmant l'annonce faite dès jeudi par le gouverneur de la région malienne de Gao (nord), le général Amadou Baba Touré.
Selon des sources maliennes concordantes, le premier des trois véhicules du convoi a pu s'échapper et a fait demi-tour pour aller donner l'alerte "au Mali". Le chauffeur, entendu par la gendarmerie malienne, a alors bel et bien expliqué que l'enlèvement avait eu lieu "au Niger".
Puis une patrouille malienne a suivi les traces des 4x4 et s'est engagée en territoire nigérien où elle a retrouvé les deux véhicules à bord desquels les touristes avaient été capturés. Les troupes maliennes ont ensuite ramené en territoire malien les deux véhicules avec les affaires des touristes.
Une source proche du ministère malien de l'Administration territoriale a déclaré à l'AFP dans la nuit de vendredi à samedi: "nous sommes en contact avec les autorités nigériennes, nous ne
voulons pas engager de polémique avec ce pays mais nous leur communiquerons les éléments à notre disposition qui indiquent que l'enlèvement a bien eu lieu sur le territoire nigérien".
Depuis la mi-décembre, deux diplomates canadiens travaillant pour l'ONU ont disparu dans cette région frontalière entre les deux pays, au Niger, et le plus grand mystère entoure toujours ce dossier.
bh-jlh-sd/lbx/sb/jhd
AFP 241211 GMT JAN 09

Commentaires:

"Selon ce récit, les agresseurs portaient des turbans et ont crié "sortez de la voiture" en tamachek, la langue touareg. Ils ont crevé les pneus des véhicules et tiré dessus."
Pourquoi ça serait des Touaregs?Sachant qu'en Afrique de l'ouest n'importe qui peut parler Tamachek:Les Arabes,Songhaïs,Haoussa et même Peulhs.
Pourquoi les assaillants ont ils "crié"?"sortez de la voiture "en Tamachek"?Alors que aucun des passagers ne parlerait cette langue minoritaire?
C'est tout simplement incongru surtout que les diplomates Onusiens enlevés dans la même zone il 'y'a un mois l'ont étés par Al-Qaïda au Maghreb qui sevit entre le Sud Algerien et Mauritanien.

vendredi 23 janvier 2009

Communiqué de l’ATNMC (Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement)


23 janvier 2009
Brève offensive de l’armée malienne sur Bouressa

Tôt dans la journée du 22 janvier 2009, quelques colonnes de plus de 420 militaires maliens et de plus de 160 miliciens conduits par 3 colonels de l’armée malienne ont tenté d’ouvrir une brèche pour accéder à Toximen (près de Bouressa) ; les combats les plus violents entre l’armée malienne et plusieurs unités du mouvement touareg ont commencé dans l’après midi dans les environs de Toximen et se sont poursuivis jusque tard dans la nuit.
Dans la matinée du 23 janvier, les unités mobiles du Mouvement ont repoussé les forces maliennes aux extrémités du territoire de Bouressa. Nous démentons fermement que l’armée ait détruit la base du mouvement à Bouressa. Elle n’a même pas réussi à l’approcher.
Le bilan provisoire enregistré du 22 au 23 janvier, est du côté touareg, de 6 touaregs enlevés près d’un chekpoint ; le Mouvement ne déplore aucun mort dans ses rangs. Du coté de l’armée, on compte 26 morts et plus de 32 blessés parmi les militaires et les miliciens.
Dans la soirée du 23 janvier, des échanges des tirs à l’arme lourde et des tirs de missiles se font toujours entendre entre le Mouvement et l’armée malienne à 50 km de Bouressa.

Nous tenons aussi à démentir l’attaque fictive qu’aurait menée l’armée malienne le 19 janvier sur la colline de Tinessalak, cette base ayant été abandonnée depuis plusieurs mois par le Mouvement touareg.
Une armée qui s’invente des fausses opérations militaires et qui enrôle dans ses rangs des miliciens, pour lui servir de bouclier, est une armée qui a perdu sa crédibilité et sa fierté. Les autorités politiques maliennes qui acceptent une telle entreprise entretiennent tout simplement à court et à long terme une guerre civile en territoire malien.
Les Touareg en révolte n’ont d’autre choix que de répondre aux démarches provocatrices de l’armée pour amener un jour les autorités centrales maliennes à des négociations politiques qui reconnaissent la particularité touareg.

Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Hama Ag Sid’Ahmed, porte parole, chargé des relations extérieures.

Interview d'un Commandant de l'ATNMC au Nord Mali sur les événements du 22 janvier 2009


Interview d'un Commandant de l'ATNMC sur les événements du 22 janvier 2009 joint par téléphone le 23 janvier 2009 :

APS : Bonjour, lors d'une interview accordée à RFI hier soir, un membre de votre mouvement ayant participé aux combats dans la zone de Bouressa, le jeudi 22 janvier 2009, dément les 31 morts dans les rangs de l'ATNMC et la destruction de la base de Bouressa annoncés par le Ministère malien de la défense. Qu'en est-il au juste ?

Cdt : Il s'agit en fait d'une quarantaine de véhicules de l'armée malienne et une vingtaine de véhicules des milices qui ont attaqué une patrouille de reconnaissance de l'ATNMC composée de trois véhicules 4X4. Les combats ont duré toute la matinée.
Un de nos véhicule a été détruit lors de l'attaque, deux de ses occupants se sont échappés. Un autre véhicule a été intercepté avec 4 de ses occupants, le troisième s'en est sorti indemne. Il a pu rejoindre et alerter nos bases.

APS : Côté gouvernement et milices, quelles sont les pertes ?

Cdt : Nous avons pu dénombrer 24 morts côté armée malienne et milices et des nombreux blessés graves dont Ahmoudou Badi, un des chef de milice.

APS : Quelle est la situation qui prévaut en ce moment sur le terrain ?

Cdt : L'armée et les milices commandés par le Colonel ould Meydou se sont rabattues sur les campements nomades de la zone. D'après nos sources, ils tuent à tour de bras des civils. Chaque Touareg qu'ils croisent est battu ou pire, abattu.

APS : J'ai une autre question. Avez-vous entendu parler de l'enlèvement de 4 touristes européens entre la frontière du Mali et du Niger ?

Cdt : Oui, j'ai entendu parler de cet enlèvement.

APS : Savez-vous qu'un officier supérieur accuse la rébellion touarègue d'avoir commis cet enlèvement ?

Cdt : Ce n'est pas la première fois qu'on nous accuse d'actes que nous n'avons pas commis ! C'est la stratégie de désinformation de l'armée. Nous n'avons aucune information les concernant.

APS : Merci, au revoir.

Le monde qui nous attend- Jeune Afrique- Par : Philippe Perdrix -


International - Politique

18/01/2009 16:40:42
Beaucoup plus qu’un changement d’époque. Un rapport des services de renseignements américains annonce pour 2025 un affaiblissement des États-Unis, une montée en puissance des nations émergentes, une gouvernance mondiale balbutiante et une raréfaction des ressources naturelles. Le tout sur fond de démographie galopante.
Comment vivrons-nous en 2025 ? Qui seront nos dirigeants ? Quelles sphères de décision prédomineront ? Où se situeront les foyers de tension ? Voilà autant de questions dont les réponses peuvent à certains égards relever de la science-fiction ou d’une improbable futurologie. Certains éléments actuels permettent toutefois de se risquer à une prospective argumentée pour éviter les pièges du lendemain et se préparer au mieux à un avenir incertain. Tous les cinq ans, le National Intelligence Council (NIC) – un organe synthétisant les analyses géopolitiques des services de renseignements américains – se met ainsi à la tâche et livre son rapport sur les grandes évolutions du monde*. Le moins que l’on puisse dire est que Washington fait face à une dure réalité. Si la crise économique actuelle et la débâcle financière sonnent la fin de l’ère Bush, elles consacrent, aussi et surtout, le déclin de l’empire américain. Après avoir vécu à crédit, il faut payer la note.

« Les États-Unis ne seront plus que l’un des acteurs sur la scène mondiale, même s’ils resteront le plus puissant. La contraction de leurs capacités économiques et militaires pourrait les pousser à des arbitrages difficiles entre les priorités intérieures et celles de politique étrangère », peut-on lire. En clair, l’hégémonie américaine est terminée, et le modèle issu de la Seconde Guerre mondiale est en train d’exploser sous nos yeux. La chute du mur de Berlin avait temporairement donné naissance à l’« hyperpuissance américaine », pour reprendre l’expression de l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. En 2025, ce sera définitivement de l’histoire ancienne.

Un monde multipolaire

« Le système international sera sans doute méconnaissable », estiment les auteurs, qui décrivent un monde multi­polaire, donc plus instable, et caractérisé par un accroissement du nombre des États fragiles, à la fois vulnérables sur le plan intérieur, mais aussi dangereux pour leurs voisins. L’Afghanistan, le Nigeria, le Pakistan et le Yémen sont présentés comme les zones les plus menaçantes.

En revanche, le péril terroriste devrait baisser en intensité. « Il est peu probable qu’il disparaisse, mais son influence pourrait diminuer si les perspectives d’emploi des jeunes et la liberté d’expression progressent au Moyen-Orient. À défaut, la pensée radicale continuera de prospérer et l’enrôlement de la jeunesse par les groupes extrémistes se poursuivra. » Avec un danger de taille : « Les mouvements terroristes auront à leur portée les capacités de nuisance les plus dangereuses au monde grâce à la diffusion des technologies et du savoir scientifique. » Chacun pense évidemment aux armes bactériologiques, chimiques, voire nucléaires. Mais le document se garde bien de revenir sur le mensonge d’État concernant les armes de destruction massive irakiennes. Sans doute un mauvais souvenir pour les services américains obligés de cautionner une manipulation à grande échelle !

La prolifération nucléaire demeure, en revanche, une source de vive inquié­tude, notamment au Moyen-Orient. Avec le danger de voir des « États tomber sous la coupe d’organisations criminelles ». À propos de l’Iran, « si son accès à l’arme nucléaire n’est pas certain », le risque est élevé et entraînerait mécaniquement une escalade militaire dans la région. Avec la crainte de voir un conflit dégénérer entre les différents belligérants.

L’autre préoccupation concerne la reconfiguration nécessaire de la gouvernance mondiale du fait de « la multiplication des acteurs sur la scène internationale ». Cela comprend évidemment les nouvelles nations émergentes (Chine, Inde, Brésil, Russie…), mais aussi « les acteurs non étatiques » dont le poids va grandissant. « Les ONG refléteront l’émergence de pouvoirs et de contre-pouvoirs, et vont rendre plus difficile le travail des organisations internationales traditionnelles en difficulté pour faire avancer les choses. » D’autant plus que ces « nobles institutions » sont programmées pour prendre davantage en compte les intérêts des États membres que les revendications émanant des sociétés civiles.

Transfert de la richesse à l’est

Le rapport pointe également le lobbying actif des multinationales, les replis identitaires exacerbés par les mouvements tribaux et les religions dont l’influence sur les sociétés n’est plus à démontrer. Autant d’ingrédients qui doivent pousser à une modification « des règles du jeu » et à la définition de nouvelles alliances. La réforme des Nations unies et du Fonds monétaire international (FMI) n’est pas spécifiquement abordée, mais elle est en substance ardemment souhaitée.

Pas de doute, l’unilatéralisme de George Bush et l’autisme de son administration essuient un cinglant désaveu dans ce rapport rédigé avant l’élection de Barack Obama. La doctrine néoconservatrice ne répondait en aucune manière aux nouveaux équilibres dont on commence à percevoir les contours. Les États-Unis sont dans l’obligation de composer avec le monde tel qu’il se présente et d’intégrer les nouvelles sphères d’influence.

Ce rééquilibrage des forces trouve principalement ses origines dans le transfert de la richesse de l’Occident vers l’Orient. Dès 2025, selon les projections, la Chine sera la deuxième puissance économique, disposera de la première armée et sera le plus gros pollueur au monde. L’Inde poursuivra son rythme de croissance. Quant à la Russie, son potentiel est conditionné par une diversification de son économie et une plus grande intégration au marché international. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (Bric) devraient avoir un produit intérieur brut (PIB) équivalent à celui des pays du G7 entre 2040 et 2050. Cet ensemble de nations émergentes a opté pour un « capitalisme d’État », font justement remarquer les experts du NIC, battant ainsi en brèche l’ultralibéralisme, qui, décidément, n’est plus vraiment tendance. Et ce d’autant plus que, sous la contrainte environnementale, nous ­sommes dans l’obligation de préserver notre planète et de concevoir un modèle de développement durable.

L’impératif écologique

Nous allons, en effet, devoir apprendre à vivre plus chichement du fait de l’appauvrissement inévitable des ressources naturelles comme l’eau, le pétrole et la nourriture. Cet impératif écologique intervient alors que la population mondiale, pour une large part urbaine, avoisinera les 8 milliards d’individus. Les villes tentaculaires du Sud que sont déjà Mexico (22 millions d’habitants), São Paulo (19 millions), Djakarta (18 millions), Delhi et Bombay (17 millions), Le Caire (16 millions) ou Lagos (11 millions) poursuivront leur extension anarchique. La demande alimentaire augmentera de 50 % d’ici à 2030. L’accès à l’eau sera problématique dans 36 pays (soit 1,4 milliard d’habitants) au lieu de 21 actuellement (soit 600 millions d’habitants). La région sahélienne, la côte sud de la Méditerranée, l’Asie centrale et le Moyen-Orient seront évidemment les plus affectés. Plus grave, le changement climatique que rien, à ce jour, ne semble pouvoir radicalement enrayer « devrait exacerber les pénuries de ressources » et impacter la production agricole.

Ces risques écologiques et démographiques pourraient même provoquer des conflits. Cette évolution est d’autant plus inquiétante en Afrique subsaharienne, « qui restera la région la plus vulnérable à ces évolutions économiques, à la pression démographique et à l’instabilité politique ». Pas de quoi plonger dans un optimisme béat.



* « Global Trends 2025 : a Transformed World ».

* À quand la révolution « bleue » et « verte » africaine ?
* L’après-pétrole se fait attendre
* 1,4 milliard d’Africains en 2025 !

Tous droits de reproduction et de représentation

RFI 6h30 TU i/nterview d'un rebelle à Bouressa nord Mali


RFI 6h30 TU interview d'un rebelle à Bouressa / 23/01/2009
RFI interview un membre du mouvement ayant participé aux combats dans la zone de Bouressa hier jeudi 22 janvier 2009.
Il dément les 31 morts dans les rangs de l'ATNMC et la destruction de la base de Bouressa annoncés par le ministère malien de la défense. Une quarantaine de véhicules de l'armée malienne et une vingtaine de véhicules des milices ont attaqués un poste avancé de la rébellion. Un véhicule du mouvement a été détruit, deux de ses occupants se sont échappés, 4 autres sont manquants.
Il dit qu'il y a des morts et des blessés du coté de l'armée. Il dit que les combats continuent.
Interview réalisée hier dans la soirée

Source /RFI

RFI/Quatre touristes européens enlevés en territoire nigérien


Niger/Mali
Quatre touristes européens enlevés en territoire nigérien

Article publié le 22/01/2009 Dernière mise à jour le 22/01/2009 à 22:44 TU

Quatre touristes européens, deux Suisses, un Allemand et un Britannique, ont été enlevés jeudi soir sur le territoire du Niger. Ils revenaient d’un festival dans le nord du Mali, selon le gouverneur de la région malienne de Gao (nord). Ces enlèvements ont eu lieu plus d’un mois après la disparition au Niger de deux diplomates canadiens qui travaillaient pour les Nations unies.
Les quatre touristes ont été kidnappés au nord-ouest de Niamey.(Carte : Thomas Bourdeau/Geo-Atlas)


Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

Les quatre touristes venaient d’assister à un festival dans le nord du Mali. Sur le chemin du retour, ils prennent, par la route, la direction du Niger voisin. D’après les témoins, le convoi de trois véhicules vient à peine de pénétrer sur le territoire voisin, quand, subitement, des hommes en armes tirent sur le premier véhicule. Malgré sa portière criblée de balles, le chauffeur réussit à faire demi-tour pour alerter les forces de sécurité maliennes.

Entre-temps, les deux autres véhicules du convoi sont arrêtés par le même groupe d’hommes armés. Seuls les touristes européens (un Allemand, un Britannique et deux Suisses) sont enlevés. Leurs accompagnateurs africains sont abandonnés dans les deux véhicules. Les ravisseurs et les otages s’enfoncent alors dans le désert, bravant un terrible vent de sable.

L’enlèvement n’a toujours pas été revendiqué. Depuis jeudi soir, les autorités maliennes organisent des patrouilles le long de la frontière avec le Niger. On ne sait jamais.

jeudi 22 janvier 2009

Nord-Niger, le député Birgi joue à Zorro...

Niger/Iférouane/Des civils retournent au pays

Comme nous vous l'avions annoncé il y a quelques jours, des habitants
d'Iférouane ont retrouvé hier leurs maisons.
Les élections législatives se raprochent et notre député Birgi fait du zèle.
Donc deux camions sans escorte militaire sont rentré à Iférouane en passant par l'axe Tchintoulous.
Le député avait monté un projet, que vous aviez pu lire en temps utile , pour organiser le retour des populations qui avaient quitté Iférouane suite à l'insécurité et aux exactions des militaires.
Attendons pour voir la suite....

source occitan touareg