vendredi 7 juin 2013

Sur la route de la désolation

Notre envoyée spéciale au Nord-Mali

El Watan/Algerie

Sur la route de la désolation

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le 07.06.13 | 10h00 Réagissez
zoom | © Photo : AFP

Gao, Kidal, Anefis... Six mois après le lancement de l’opération Serval, que deviennent les villes du Nord-Mali ? Notre envoyée spéciale a échappé à un attentat kamikaze et a vécu des accrochages entre l’armée malienne et le MNLA. Elle témoigne de la peur et de la précarité dans lesquelles vivent les populations.

«Arrêtez ! Arrêtez ! Ils sont en train de tirer !» A une quinzaine de kilomètres d’Anefis, sur la route qui relie Kidal à Gao, des commerçants nous empêchent d’avancer. A bord de leurs énormes camions de marchandises assurant le ravitaillement des villages du nord du Mali, ils n’ont pas pu entrer dans le village d’Anefis. Il est 5h30. Voilà presque une heure que le soleil tape sur le bitume éventré de cette route que les chars des militaires ont fini  par achever. Les commerçants nous racontent que des accrochages entre l’armée malienne et le MNLA auraient déjà fait plusieurs morts. Des gens se sont enfuis vers le village le plus proche. Nous entendons des tirs. Avec Abou, mon chauffeur, nous nous dirigeons vers les premières habitations. La bataille est terminée, Anefis est tombée entre les mains des Maliens.
Un sordide décor de science-fiction. Aucune âme visible. Des cases serrées. Un chien qui court derrière son ombre. Abou remarque que le moteur chauffe. Nous tombons (de nouveau) en panne. Quelques minutes plus tard, on nous demande de nous arrêter à 100 mètres d’un campement nouvellement installé. Abou reconnaît les hommes du colonel-major malien El Hadji Ag Gamou. Après une fouille minutieuse et une panique générale, on se présente à nous et on nous rassure. Je ne remarque pas la présence de Français. On les voit peu. Ils se trouvent surtout à Gao, à l’aéroport dont on ne peut pas s’apporcher. Un des militaires sort fièrement sa carte d’identité algérienne et me dit «Tu es la fille de mon pays, félicite-moi pour cette victoire.» Je ne dis pas un mot. Je pense au barrage du MNLA que nous avons croisé hier.

CHECK-POINT

Ils s’étaient adressés à Abou en tamasheq, à moi en arabe ou en français. Le plus âgé, Moussa, m’avait assuré que le MNLA maîtrisait la situation puis m’avait posé des questions sur les positions de la gendarmerie malienne. Ils m’avaient paru très jeunes mais ne connaissaient pas leur âge. J’en avais déduit qu’ils n’avaient pas plus de 25 ans. Puis ils nous ont quitté dans un nuage de poussière après un appel téléphonique. Abou m’apprend que leur convoi a été décimé. Moussa et ses camarades, probablement morts. Le MLNA a fait état d’une vingtaine de morts dans ses rangs. Selon l’armée malienne, ils seraient plus d’une centaine. Nous sommes le 5 juin. Six mois après le début de l’opération Serval, je pars au Nord-Mali pour faire un état des lieux. Evidemment, la misère est frappante, mais plus encore, la précarité dans laquelle se trouvent les villes et les villages que je traverse au gré des check-points.
A Kidal comme à Gao, les témoignages sont les mêmes. Les Maliens ? Le MNLA ? Les salafistes ? Du pareil au même, ou presque. Les habitants parlent des «contrats» que le Mali donnera à la France pour la remercier. «Le gouvernement malien n’a jamais rien développé ici, il n’a fait que poursuivre le système colonial. La preuve ? Nous ne sommes même pas reliés à la route nationale», s’emporte un notable de Kidal. Quand les gens ne vivent pas terrés dans leur maison, ils parlent de la peur qui les tenaille. A Gao, je croise une jeune fille qui ne veut pas encore enlever son voile. Les terroristes ont été chassés des villes, mais ils restent autour et peuvent revenir. A Kidal, Alpharock Ag Almostakine, le chef du projet médico-nutritionnel de Médecins du monde, une ONG installée dans la région depuis douze ans, se désole : «La situation nous a contraints à suspendre nos activités. Nous ne pouvons prodiguer des soins dans de telles conditions. Le centre de santé est actuellement  fermé pour des raisons de sécurité.»

Moteur

Au guichet de la station Sonef Transport de Bamako, la personne ne comprend pas vraiment pourquoi je veux aller au nord. «Un billet pour Gao, madame ?» Kadi, mon accompagnatrice, m’explique qu’une jeune femme à la peau claire en partance vers le Nord intrigue les gens. Contre 15 000 francs CFA (un peu plus de 2500 DA), je monte dans le bus. Le départ est prévu à 8h. On s’agite pour choisir un siège confortable donnant sur un carreau, mais… il n’y en a pas. Je peux juste espérer qu’il y ait la climatisation. «Nos bus ne sont pas climatisés, m’informe le chauffeur, à peine compatissant. Vous pouvez vous mettre sur le premier siège. On a 1200 km à faire, les toubab (surnom des Blancs au Mali) ne supportent pas la chaleur du Mali !» A 9h45, le bus, chargé de marchandises, démarre. Ignorant la toile des sièges qui commence déjà à coller aux vêtements et la poussière incrustée dans les rainures, l’absence de confort et la chaleur accentuée par la promiscuité, personne ne se plaint.
Nous voilà en route pour Gao, arrivée prévue dans 36 heures. Le chauffeur est accompagné de cinq autres personnes qui l’aident à gérer les bagages, les arrêts et… les pannes. A peine quittons-nous Bamako que le chauffeur se gare pour vérifier un moteur apparemment délicat. Puis remonte cinq minutes plus tard pour nous rassurer. Nous avançons encore une heure dans la vaste brousse malienne qui embaume la mangue. Nouvelle pause : les passagers achètent tout ce qu’ils peuvent. «Ma famille à Gao m’a réclamé 20 kilos de mangues, introuvables au marché», témoigne un ancien militaire retraité malien, insistant pour que j’en prenne «pour l’Algérie, un pays cher» qu’il a bien connu. Laissant les passagers à leurs emplettes, je discute avec le chauffeur. Ce dernier me confie qu’en route, «nous avons perdu une pièce» et qu’ «il n’est plus possible d’avancer». Mon regard éploré n’y change rien. L’enfer commence. Sans eau, ni ombre pour se protéger de la chaleur qui augmente, saturés par les odeurs de mangue, nous attendons un mécanicien.

DRAPEAUX FRANÇAIS

Il viendra au bout de sept heures d’attente sur cette route nationale. Et uniquement parce que le patron savait qu’à bord se trouvait «une étrangère». Une voix émerge du fond du bus : «C’est la volonté de Dieu.» Des soulagements se font entendre quand le moteur redémarre. Nous revoilà sur la route à peu près bitumée traversant les villages du Nord-Mali. A chaque pause, des dizaines de jeunes marchands viennent écouler cacahuètes, eau en sachet, sodas, beignets, fruits, biscuits d’importation et même des cartes téléphoniques. Nous arrivons à Fana, un village chaleureux avec ses maisonnettes construites en briques de terre, des maraîchers joliment organisés et des habitants souriants. On m’apporte de l’eau et un coca «made in Tunisia». Tout au long du voyage et dans chaque village, les drapeaux français côtoient les drapeaux maliens. Les murs sont recouverts de slogans : «Vive la France de Hollande», «Merci à la France», «Merci Hollande», «Hommage à ceux qui sont morts pour le Mali». Une reconnaissance partagée parfois avec un sourire forcé. «La France est un ancien pays colonisateur. Aujourd’hui, elle nous a aidés en sacrifiant des soldats, nous lui devons le respect», souligne un vieux. 
Vers 2h du matin, les téléphones de certains voyageurs se mettent à sonner. «Tu es certain ?», «De quel côté exactement ?», «Que Dieu les aident.» Cette agitation en bambara mélangée au français m’inquiète. Le chauffeur traduit : «L’armée malienne est décidée d’aller provoquer les Touareg à Anefis». On s’arrête pour le énième contrôle de la gendarmerie. Je présente mes papiers. On me prend pour une journaliste d’Al Jazeera, j’explique que je suis Algérienne. Le gendarme semble perdu en lisant mes documents. Il déchiffre maladroitement ce qu’il ne sait finalement pas lire : le français et l’arabe. Son supérieur le somme de nous laisser passer. Quelques heures plus tard, nous traversons à la vitesse de la lumière des paysages surprenants de beauté incarnant aussi la profonde misère du Mali. San, Mopti, Douentza, Hombor, Gossi... Les plaques des villes défilent, barrages et vérifications de papiers d’identité se succèdent, jusqu’à Gao qui nargue le fleuve Niger dont elle est séparée par un pont. Plus de cinq postes de gendarmerie et de l’armée malienne plus tard, nous entrons dans la ville des Songhai (ethnie vivant autour du fleur Niger). 18h. On nous presse d’aller directement à la station de bus.

OBSCURITÉ

L’armée a imposé le couvre-feu pour tout véhicule voulant accéder à la ville au-delà de cette heure. Je me dirige directement vers le consulat algérien pour prendre contact et savoir où en est le dossier des otages. Un gardien m’informe que le personnel «quitte tôt le consulat à cause de la chaleur et des problèmes d’électricité». Le coucher de soleil sur le fleuve me fait oublier que Gao est plongée dans le noir. «Ici, tu peux avoir du courant de 18h à 23h», assure mon hôtesse Djamila. Chez elle, je prends mon premier repas depuis plus de 24 heures – du poisson et des frites – et m’installe dans un grand salon, où elle me conseille de profiter de la climatisation qui sera bientôt interrompue. J’hésite à sacrifier mon dernier carré de chocolat ramené d’Algérie. Je finis par me détendre et fermer les yeux trois bonnes heures. Le matin, tout le monde déguste des beignets de farine, du lait sous une douce brise matinale. Je comprends mieux pourquoi les habitants se lèvent tôt. «Chez nous, on se réveille très tôt pour faire ce qu’on à faire avant les grosses chaleurs de la journée», explique la fille de Djamila, âgée de 13 ans, dégourdie et alerte. Il est 6h passées.
Abou, le chauffeur qui doit me conduire à Kidal, est déjà là. Nous montons rapidement dans le 4x4, chargé de bidons d’eau, de biscuits et de pain. Ici comme à Kidal, tous les produits sont algériens. Au dernier check-point des autorités maliennes, on nous arrête. Le gendarme me demande une autorisation, que je n’ai pas. Je pense à Idrissa, un jeune, armé, qui me confiait quelques heures plus tôt : «Mes papiers d’identité, je les ai brûlés. C’était la meilleure chose à faire. L’Azawad existe sans le Mali, je n’ai pas besoin de papiers maliens. J’ai un pays et j’aurai les papiers administratifs de l’Azawad !» Tout au long du voyage, j’ai sorti ma carte de presse pour pouvoir passer rapidement et même ouvrir la voie à ceux qui m’accompagnent. Le gendarme, dans un sourire agaçant, me conseille vivement d’aller me signaler au centre de la gendarmerie. Je sens que je perdrais du temps à négocier, alors je me résigne. Après un interrogatoire poussé, on fait venir le capitaine qui me délivre un «post-it» tamponné de son cachet afin de me permettre de circuler librement. Je fais bien de le garder précieusement, il se révèlera être un précieux sésame.

AZAWAD

Un feu invisible souffle sur la peau. La chaleur est telle que rien ne me rafraîchit. Je m’asperge d’eau immédiatement évaporée. Il me reste deux bouteilles d’eau minérale et un bidon. Nous traversons de vastes domaines arides et austères. Abou me montre ce que les premiers bombardements français ont frappé. Il y a des débris partout, des villages éparpillés, peu construits, si miséreux. A nouveau, nous tombons en panne dans le désert. Aucun réseau téléphonique. Le radiateur réparé, nous repartons avant d’être arrêtés au premier barrage du MNLA. A l’instant où je décline mon identité, les visages se décrispent. «Bienvenue dans l’Azawad ! Ici vous êtes chez vous !» En réalité, le MNLA sort exsangue de ce bras de fer avec l’armée malienne, qui grâce à l’intervention française, a pris de l’assurance. Faute d’hommes, la plupart de ceux que j’ai croisés sont des adolescents armés qui suivent d’autres adolescents armés, sans ligne, sans stratégie, sans moyens. Certains responsables du MNLA ont même quitté le Mali pour rejoindre le Burkina Faso ou le Bénin, au prétexte de mener des négociations.
«Nous exigeons la libération de l’Azawad, car nous n’avons rien à voir avec les assassins maliens qui nous ont détruits, déclare encore un notable de Kidal. Nous ne demandons même pas de vivre en tant qu’humain, la condition des animaux est plus enviable ici.» Un autre vétéran de la rébellion de 1963 s’insurge : «Le Mali a toujours voulu détruire la culture touareg. Les responsables appliquent un plan colonial qui leur servira à nous éradiquer. Le gouvernement malien a permis de délocaliser des populations qui n’ont rien à voir avec notre culture. Où avez-vous entendu un nom pareil ‘’Mohammad Ag Doumbia’’ ? Le but est clair, la destruction de notre peuple. C’est pour cette raison que depuis des décennies je me bats, sans faiblir, pour la reconnaissance de notre nation et le rejet total de toute assimilation avec le Mali.» Dès 4h du matin, la lumière du jour se dilue dans le ciel. Je sors à la rencontre de ce lieu imaginé tant de fois. Il n’y pas de route ni de goudron. Une vision gâchée par de petites maisons inachevées, collées, comme compartimentées. Kidal ressemble à un ghetto du désert.

PRESSION

Je vais à la rencontre de la population, je tente de m’y mêler, mais les regards sont si insistants, que je choisis de parler en arabe pour ne pas passer pour une «Française». Les rues sont pleines de sachets, de débris, de tôles, vieux moteurs, ou pièces. «Azawad libre», «Vive le MNLA», «Non au racisme», «Azawad ou la mort», les murs nous mettent dans l’ambiance. Dans l’après-midi, on apprend qu’un kamikaze vient de se faire exploser. «C’est un Peul, un Noir», m’informe-t-on. Depuis dimanche dernier, la population de Kidal est sous le choc. L’odeur de la chair brûlée sur le ciment ne me quittera pas. Le MNLA a arrêté de nombreux habitants noirs, craignant l’infiltration d’agents de l’armée malienne. Si le MNLA s’est excusé auprès de ceux qui ont été malmenés, certains témoignages sont inquiétants. «Les Azawadiens n’ont rien à voir avec les Noirs. Les Noirs nous détestent depuis toujours», confie un ancien du MNLA. Son ami s’énerve : «Comment peux-tu dire ça à une journaliste ?» Kidal est méfiante, lugubre et sous pression. «Je préférais quand c’était les islamistes qui commandaient.
En leur temps, on n’entendait jamais parler de vol, de pillage ou d’agression», lâche un citoyen désabusé. Dans le quartier Aliou, là où a eu lieu l’attentat kamikaze, le MNLA évacue les curieux. On récupère un pied du terroriste, après que les Français aient pris des photos. «Les Azawadiens voteront pour leur pays. Il n’est pas question qu’on nous impose des élections dans notre pays, lance un soldat du Mouvement. La France est en train de soutenir ouvertement le Mali, nous sommes abandonnés par l’Algérie, et les négociations ne sont qu’une manière de gagner du temps avant la grande bataille.» Car, comme le promet un haut responsable, «le Mali et le monde entier doivent comprendre que nous mourrons tous, dans le combat, avant de livrer Kidal. Si Hollande poursuit son soutien aux Maliens, nous ne ferons aucune différence entre les soldats sur le terrain». Ce soir, je quitte Sévaré. L’armée malienne, elle, a renforcé hier ses positions à Anefis. Son offensive sur Kidal dépendra de l’issue des négociations qui se tiennent au Burkina Faso.



 

Chronologie des événements :

___ 30 mai ___
Un des groupes armés du nord du Mali, le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), a décidé de se joindre aux négociations qui ont lieu à Ouagadougou (Burkina Faso), sur la tenue du premier tour de la présidentielle du 28 juillet.
___ 30 Mai ___
Des milliers de Maliens, rassemblés sur la place centrale à Gao (Nord du Mali), ont interpellé le président François Hollande sur la situation à Kidal, La France est soupçonnée de collusion avec le MNLA et est ouvertement critiquée par une partie de la presse et certains hommes politiques maliens

___ 31 mai ___
Le président français François Hollande réagit sur la situation qui prévaut à Kidal (nord du Mali). Il a déclaré qu’il faut «respecter la réalité touareg» dans cette partie du Mali.

___ 31 mai ___
Intenses négociations entre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), deux groupes qui occupent Kidal, en vue d’unifier leurs positions. Les deux groupes qui refusent la présence de l’armée et de l’administration maliennes à Kidal risquent de perturber les élections qui doivent avoir lieu le 28 juillet.

___ 3 juin-5 juin ___
Le gouvernement malien a dénoncé une «épuration raciale» contre des populations noires à Kidal, De son côté, la diplomatie américaine a, à son tour, vivement critiqué le racisme contre les populations noires. Le MNLA est accusé d’avoir arrêté et expulsé, vers Gao, plusieurs dizaines de membres des communautés noires, dénoncés comme «agents» de Bamako.

___ 6 juin ___
Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le  Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ont averti qu’ils ne déposeraient pas les armes avant un règlement de la crise et se réservent le droit de riposter aux agressions de l’armée malienne et de ses milices. Dans le même temps, l’armée malienne a renforcé hier ses positions à Anefis, à une centaine de kilomètres au sud de Kidal.
Faten Hayed

Un couple de Blésois attend le retour d'un otage du Niger

Loir-et-Cher - Blois - Témoignage


07/06/2013 05:38
Pierre Legrand était parti au Niger dans le cadre d'un volontariat.
Pierre Legrand était parti au Niger dans le cadre d'un volontariat. - (Photo collection privée)
Juliette et Gwennolé sont des amis proches de Pierre Legrand, enlevé en septembre 2010 par Al Qaïda au Sahel. Il y aura bientôt 1.000 jours.
Certains records ne donnent pas envie d'être battus. Pour Juliette et Gwennolé Oliviero, un couple de jeunes Blésois, il y aura bientôt 1.000 jours qu'ils attendent le retour d'un ami proche enlevé au Niger par un commando islamiste se réclamant d'Al Qaïda. Pierre Legrand, 28 ans, qui était parti là-bas dans le cadre d'un VIE (volontariat international en entreprise) a été kidnappé le 16 septembre 2010 avec trois de ses camarades, alors que tous se rendaient à l'aéroport pour un bref retour au pays.
« J'ai connu Pierre tout jeune. Nous étions ensemble au collège à Ancenis, puis au lycée à Nantes » raconte Gwennolé. « Par la suite, nous sommes toujours restés en contact. Avec Juliette et une trentaine d'autres amis, nous étions à la fête que Pierre a organisée à Paris en avril 2010 juste avant son départ pour le Niger. C'est la dernière fois que nous l'avons vu. »
Des moments angoissants
Installé à Blois depuis un an, le couple fait partie de l'association de soutien aux otages, forte de plusieurs centaines d'adhérents dont certains à Tours et Orléans où Pierre Legrand comptait d'autres amis. Ils sont également en contact régulier avec Marion, sa compagne et ses parents domiciliés à Couffé, près d'Ancenis, par qui ils sont tenus informés des derniers développements de l'affaire. « Mais en fin de compte, on n'en sait pas beaucoup plus que les médias » note Juliette. « Notre raison d'être, c'est d'abord de maintenir la mobilisation, sachant que pour ses ravisseurs, un otage n'a de valeur marchande que si ses compatriotes s'intéressent à lui ».
Pierre et Gwennolé avaient fait tous deux des études de topographie. Sur le site d'exploitation d'uranium d'Areva au Niger, le premier travaillait sur la création d'une piste d'aéroport. Le second est aujourd'hui géologue dans un bureau d'études à Blois et Juliette travaille dans une administration d'État. « Rien ne nous prédestinait à vivre des moments aussi angoissants. Pour Pierre, le VIE était une étape intéressante dans sa formation professionnelle. Il ne cherchait pas l'aventure, encore moins le risque. Le savoir dans cette situation nous est insupportable ».
Le couple sera présent au rassemblement de soutien prévu à Nantes le 22 juin prochain. Avec l'espoir d'un retour prochain de leur ami. « Pour nous qui attendons un enfant, notre bonheur ne serait pas complet si nous ne pouvons pas le partager avec lui. »
Jean-Louis Boissonneau

La Banque mondiale décide de doubler son enveloppe pour le Niger

NIAMEY (Xinhua) - La Banque mondiale a décidé de " doubler son enveloppe au profit des investissements au Niger, qui passe de 400 millions de dollars à plus de 800 millions", a déclaré jeudi, à l'issue d'une audience avec le chef de l'Etat nigérien Issoufou Mahamadou, le directeur des Opérations pour le Niger Ousmane Diagana.
Vendredi 7 juin 2013 | 08:58 UTC
La Banque mondiale décide de doubler son enveloppe pour le Niger
Drapeau du Niger
La Banque mondiale mène de nombreuses opérations au Niger et cette enveloppe concernera les domaines de l'éducation, la santé, la population, l'agriculture, l'élevage, le développement local et communautaire ainsi que les finances publiques, a souligné le directeur des Opérations pour le Niger.
"Nous avons également présenté les condoléances de la Banque mondiale suite aux attentats d'Agadez, d'Arlit et de la prison civile de Niamey", a dit M Diagana.
L'audience s'est déroulée en présence du ministre d'État, en charge du Plan Amadou Boubacar Cissé et du représentant résidant de la Banque mondiale au Niger Ernest Koffi.

Niger : un Algérien recherché pour les attentats d'Agadez

06/06/2013 à 16h:10
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Un Algérien dont les initiales sont M.E. est activement recherché après les attentats d'Agadez du 23 mai. Il serait le propriétaire du véhicule utilisé par les jihadistes lors de l'attaque de la base militaire.
L'enquête sur le double attentat du 23 mai à Agadez a permis d'identifier le propriétaire de la voiture utilisée par les assaillants pour pénétrer dans la base militaire où vingt-quatre soldats ont été tués. Il s'agit d'un Algérien dont les initiales sont M.E. Il aurait passé quelques jours dans la ville avant l'attaque et aurait notamment été aperçu en train de prier dans la mosquée de la caserne. « On a récupéré un de ses téléphones. Il a passé des appels vers l'Algérie et le Niger », indique une source militaire. Aux dernières nouvelles, l'homme aurait été aperçu par les services de renseignements algériens dans la région de Tamanrasset.
Par ailleurs, les autorités sont à la recherche d'un 4x4 qui pourrait être chargé d'explosifs. Il semble en effet que trois véhicules étaient censés participer à l'opération, mais que l'un d'eux a été contraint de faire demi-tour à la suite d'un problème technique. « On ignore quelle était sa cible », indique notre source. L'enquête est menée par la police, la gendarmerie et la sécurité intérieure, avec l'appui technique de la France et des États-Unis.


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Pourquoi la "communauté internationale"entendez (par là la France et ses intérêts au Sahel+ the cies ) se ligue t elle contre les Touareg



Pourquoi la "communauté internationale"entendez (par là la France et ses intérêts au Sahel+ the cies ) se ligue t elle contre les Touaregs?


Photo:Khoumaïssa ou les 5 confederations Touarègues

1-For the novices




Les touaregs etant repartis sur L'algerie,la Libye,Le Niger,le Mali et le Burkina fasso represente 7 millions et demi dans ces pays tracés à la règle et au crayon depuis 1884 à la conference de Berlin (par des colons de l'empire  européen de l'epoque).On a  pas jugé necessaire de demandé ni l'avis des familles touareg sur leurs repartitions au sein de leur propre territoire encore moins celui des africains.

La soit disante legitimité des frontières actuelles tire donc son origine de Berlin sous l 'unique rsponsabilité des colons européens.




2-the paradoxe




Le paradoxe des Nations Unies et de la communauté internationale(rappellons le encore :qui signifie le 5 puissances qui seules ont le droit de veto (et se partage notre minable planète régie par les interêts mesquins d'un groupuscule minoritaire sur les 8 milliards d'I-ments)sont :USA-China-Russie-France-Angle-terre.

-Pourquoi:?

Ils ont le plus grand arsenal de bombes atomiques et nucleaires pour faire chanter et dissuader les eventuels enemis de les attaqués ou attaquer leurs inter^ts.




3-Touareg et leur Sahara: au beau milieu des enjeux des puissances et perspectives d'avenir ( malgré eux)pour les energies fossiles et renouvelables du globe.




Les pépés seniles de l'epoque en traçant à la règle(un tracé digne de la maternelle en géopolitique et histoire)ont deja donner le coup d'envoi (par de là même leur soirée arrosé dans le salon de la grisaille Berlinoise )aux futures guerres de resistance à l'arbitraire et à la colonisation .

Le Sahara aujourd hui est le dernier "grenier"de l humanité encore plein de ressources energetiques:Uranuim,Petrole,Gaz,Bauxite,Manganèse,Fer,Alimunuim,Cuivre,Or,Sel,Eau potable,Sables fins,Graviers,Montagnes,Cailloux..etc hé oui tout ça passe à la moulinette depuis presque un siècle et les appetits aidant les français se repositionnent pour surtout garder leur grenier des appetits du roi Poutine,de l'empereur de l'empire du milieu,de l'oncle (instable et gourmand)Sam y compris les nouvelles BRICS qui y vont faire le siège pour les miettes ..




4-La malchance Touareg s'est d habiter un environnement riche et convoité et surtout ou la politique de la France coloniale n'a pas changé d'un iota.







La France peut aider les islamistes en Syrie,en Libye,en Algerie,en tunisie,en Egypte en Turquie, mais JAMAIS les Touaregs laïques et independantiste de l'Azawad.

-Why?

Because:les tracés effectués et retablis dans les années 60 par le tonton -flingueur-Degaule reconnaissaient une Afric francophone telle que tracé deux siècles plus tôt par ces ancêtres colons.Il a juste passé le relais de la colonisation en sous traitant le "dossier" par les africains eux même entre eux,c'etait moins chère et plus rentable. les accords militaires ou de defense liaient les roitelets africains à vie à la metropole coloniale sans parler de la monnaie l:le Franc CFA(soit le dernier fossile d'une monnaie que même les français ont abandonnés depuis..).

Les Touaregs repartis sur 5 pays dont 4 francophones allaient être les perdants sur tous les plans et la France coloniale dans son cynisme à l'encontre d'un peuple souverrain sur ses terres ne le sait que trop.

Remettre en cause ce qu'elle a elle même conçue revenait à bousculer ses vieilles et ringardes théories sur la centralisation à outrance de tous les pouvoirs..jacobinisme desuet oblige..

Les Touareg du MNLA qui ont liberés leur territoire dans l'Azawad ont vite etés condamnés par Paris en même temps qu'Alqaïda..(Something..qui ne tourne en rond dans tout ça) et..tenez vous bien the United nations!!wai rien que ça!!




Le 6 avril 2012 date de la proclamation de l'indépendance de l'Azawad par les révolutionnaires du MNLA sur France 24 a eté  vecu comme un traumatisme  élyséen..

en même temps la France soutenait des barbus à travers le monde arabe..Cherchez l'erreur..

Les Touareg sont matriarcales me diriez vous et c'est normal que les Machos des deux religions(Chrétiens et Islamiques) s'unissent pour détourner leur indépendance en lutte fourre tout terroriste..




Les Touareg sont l'une des dernières minorités qui luttent et bravent les dangers les plus HORRIBLES et INHUMAINS de l histoire de l'humanité:à savoir:la colonisation,la radio-activité uranifère(AREVA-ARLIT),un environnement des plus hostile,la soif,la chaleur,la faim et les massacres à huit clos perpétrés à leur encontre par l' armée malienne,le rejet par tous dans l'indifférence immuable des européens et de leurs frères dans "l humanité"..




UNE SITUATION QUI NE PEUT DURER




Aujourd hui 7 juin 2013 des accords entre le MNLA et le HCUA avec le pouvoir puschiste de BAMAKO se poursuivent à OUAGADOUGOU sous l'egide de la FRANCE et CIES pour faire chanter les TOUAREG et les amener à renoncer à leur propre ville ou ils ont leur chefferie traditionnelle depuis des siècles,leurs familles,leurs dignités,leurs honneurs,leurs derniers espoir pour une armée dont les crimes et les massacres à leur encontre ne se comptent plus..




CONCLUSION




N'importe quelle que soit l'issue des accords(on la connais deja chez les Touareg:marginalisation et desarmement comme toujours..hélas) entre les mouvements Touareg et Bamako sous dictée française,la paix ne reviendra JAMAIS sous ces conditions.

LA France couvre les massacres perpétrés à l'encontre des Touareg par l'armée malienne sous le manteau de son opération "Serval".

Les Touareg ayant perdus 213 combattants dont 39 officiers dans la lutte contre le terrorisme au Sahel bien avant Paris-Bamako et 'lAfrique.Même si Paris ne le reconnait que du bout des lèvres ce qui est en soi une insulte aux alliés precieux   fussent ils ceux  d'un moment...Quoi qu'il en soit ,aujourd hui l'ensemble de la communauté Touareuge des 5 pays a les yeux rivés sur l'Azawad et Kidal et cette communauté au delà du MNLA et du HCUA ne saurait  accepter un simulacre de solution comme les années précédentes.

La France à travers toutes les exactions menés sous son manteau reste complice et responsable du rejet dont elle fait l'objet à travers les nouvelles générations Touareg.

Les prémices en sont que les Faucons des mouvements Touareg de résistance se tournerons de plus en plus vers n'importe quels alliés potentiels pour remettre en cause cette situation INSUPPORTABLE socialement et politiquement.

Les alliés ne manquent pas et la France est devant un rendez vous historique pour régler ou compliquer davantage la situation pour l'ensemble du Sahara,du Sahel ,du Maghreb et cela pour des décennies....DOSSIER à SUIVRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!




AWALA AG ALMAKHAR

Touareg@connections

Début des négociations entre l'État malien et les rebelles touaregs

DERNIÈRE MODIFICATION : 07/06/2013 

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE MALIENNE - FRANCE - MALI - MNLA - SAHEL - TOUAREG



Début des négociations entre l'État malien et les rebelles touaregs
© AFP

Malgré les combats de ces derniers jours, les autorités maliennes et les groupes armés touaregs du MNLA entament vendredi au Burkina Fasso des discussions en vue d'un accord sur la tenue de la présidentielle malienne.

Par FRANCE 24  (texte)
 
Les autorités maliennes et les groupes armés touaregs occupant Kidal (nord-est) se retrouvent, vendredi 7 juin, à Ouagadougou, pour des négociations sous l'égide de la médiation burkinabè. Cette rencontre survient alors que des combats opposent depuis mercredi les forces maliennes aux Touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) à Anefis, à 100 km de Kidal, leur dernier bastion du nord-est du Mali.
Décidées le 27 mai, ces discussions sont censées aboutir à un accord sur la ville de
LES GROUPES TOUAREG ACCUSÉS D’EXPULSIONS "À CARACTÈRE RACIAL À KIDAL"
Le gouvernement provisoire malien a accusé les séparatistes touareg de se livrer à des arrestations et à une chasse aux populations noires - d'ethnies Songhaï, Bella et Bambara - à Kidal, dont certains membres ont été expulsés de la cité.

Mercredi, les États-Unis ont condamné "des actes de détention et d'expulsion basés sur des critères raciaux commis à Kidal" et ont appelé à une solution négociée permettant le retour de l'administration civile malienne dans la région.

 
Kidal précisément. Les Touareg refusent le retour de l’armée et de l’administration malienne dans la ville. L'armée de Bamako a quant à elle promis de reprendre d'ici l'élection présidentielle du 28 juillet la ville de Kidal, dont les hommes du MNLA s'étaient emparés début février après la fuite des djihadistes face à l'avancée des forces françaises.
Tiébilé Dramé, émissaire de Bamako pour le nord du Mali, et la délégation conjointe du MNLA et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), autre groupe armé touareg occupant Kidal, doivent participer aux négociations. Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne pour l'Afrique de l'Ouest, "va rencontrer les différentes parties et par la suite il y aura les pourparlers directs", a précisé une source proche de la médiation citée par l’AFP.
Selon des acteurs de ces discussions, l'objectif est de trouver un compromis d'ici le lundi 10 juin.
C’est en tous cas ce que Paris, par la voix de Laurent Fabius, a appelé de ses vœux. Le chef de la diplomatie française avait ainsi affirmé le 28 mai dernier qu'il fallait "qu'on puisse voter partout au Mali" lors de ce scrutin. "Pour la France, il est évident qu'il ne peut y avoir deux pays dans un même pays. Les dispositions seront prises pour qu'à Kidal, on puisse voter comme partout ailleurs", avait-il ajouté alors en visite à Bamako.
De son côté, Tiébilé Dramé s'est dit confiant de parvenir à un accord pour permettre au scrutin du 28 juillet de se tenir sur toute l'étendue du territoire national, y compris Kidal. "Je sens qu'un consensus est en train de voir le jour et je suis optimiste sur la signature d'un accord le 10 juin à Ouagadougou", a-t-il affirmé.
Violents combats entre les forces maliennes et le MNLA
À l'occasion de la rencontre avec les deux camps lundi dans la capitale burkinabè, la médiation et la communauté internationale ont exhorté chacun "à s'abstenir de tout acte ou propos pouvant mettre à mal le processus de paix", a rappelé la source proche de la médiation. Reste que sur le terrain les combats font rage.
Les forces gouvernementales se sont emparées mercredi d'Anefis, à l'issue de durs combats, les premiers depuis que l'opération française "Serval" a permis de chasser les djihadistes qui occupaient le Nord-Mali. Les militaires français ont laissé toutefois la ville de Kidal, au pied du massif de l'Adrar des Ifoghas, aux hommes du Mouvement national de libération de l'Azawad.
Et jeudi encore, les forces spéciales maliennes ont avancé en direction de Kidal, en vue d'un possible assaut. Des sources militaires ont en effet affirmé mercredi à Reuters que des soldats maliens avaient progressé à la faveur de la nuit en direction de la localité d'Amessine, à moins de 40 kilomètres de Kidal. Des renforts sont en cours d'acheminement vers le Nord en provenance de Gao et de Menaka. "Des forces spéciales sont actuellement en mission de reconnaissance dans le secteur des environs de Kidal", a ajouté le colonel Maïga, porte-parole de l’armée malienne.
Pour l’heure, le MNLA continue de rejeter les appels du gouvernement et de Paris à déposer les armes et d'affirmer qu'il résisterait à toute tentative de reconquête de sa place forte de Kidal. Les séparatistes touaregs se disent toutefois prêts à des négociations à condition que soit reconnu le droit à l'autodétermination du nord du Mali, que le MNLA appelle l'Azawad ("le pays des pâturages", en langue tamachek).
Avec dépêches

Le renseignement américain puise dans les données de Facebook et Google

DERNIÈRE MODIFICATION : 07/06/2013 

APPLE - ESPIONNAGE - ÉTATS-UNIS - FACEBOOK - FBI - GOOGLE - INTERNET - YAHOO!



Le renseignement américain puise dans les données de Facebook et Google
© AFP

Selon "The Guardian" et le "Washington Post", l'agence américaine de renseignement, la National Security Agency (NSA), surveille les communications de non-Américains qui transitent par les services de Google, Facebook, Yahoo ou encore Microsoft.

Par Sébastian SEIBT  (texte)
 
Il s’appelle Prism, et ce programme top secret des services américains de renseignement a de quoi faire saliver les amateurs de cybersurveillance et effrayer ceux qui pensaient communiquer en ligne en toute intimité.
 
Depuis 2007, et avec la bénédiction d’un juge fédéral, la NSA (National Security Agency - agence pour la sécurité nationale) collecte régulièrement la plupart des échanges électroniques effectués par des internautes qui ne sont pas citoyens américains, affirment le quotidien britannique “The Guardian” et le journal américain “The Washington Post”.
 
Ces espions américains spécialisés dans les télécommunications peuvent, d’après des documents top secret de la NSA publiés par ces deux journaux, se servir sur les serveurs de la plupart des géants du Net américains. Ils sont en mesure de consulter les emails, chats, activités sur les réseaux sociaux, vidéo, photos, coups de fils passés par Internet qui transitent par les services de Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, Skype, AOL et PalTalk (un chat vidéo qui a connu ses heures de gloires pendant les printemps arabes).
 
Coup dur pour Obama
“C’est probablement le programme de surveillance le plus important de l’histoire récente des États-Unis”, assure le Washington Post. “Prism permet à la NSA de surveiller les télécommunications sans avoir besoin d’obtenir l’accord des fournisseurs de contenus et sans avoir à demander un mandat pour chaque écoute”, précise The Guardian.
Grâce à ce programme, la NSA “peut littéralement observer ce que vous dites en ligne pendant que vous le tapez à l’écran”, a souligné au Washington Post l’officier américain qui a transmis ces documents aux deux médias.
 
Pour les services américains de renseignement et la Maison Blanche, c’est un coup dur qui arrive au lendemain d’un premier pavée dans la mare de la cybersurveillance “Made in USA”. La veille, le président américain Barack Obama avait, en effet, dû reconnaître que la NSA collectait en secret un grand nombre de données à chaque fois que des Américains passaient des coups de téléphone. Un aveu forcé par des révélations du Guardian.
 
"Péril pour notre sécurité nationale"
Cette fois-ci, les services de renseignement eux mêmes sont montés au créneau pour défendre Prism. James R. Clapper, directeur du renseignement national américain a tout d’abord mis en cause les deux journaux à l’origine de l’affaire. “Ces révélations non autorisées mettent en péril nos efforts pour identifier les menaces sur notre sécurité nationale”, écrit-il dans un communiqué publié en ligne. Il ajoute que les articles incriminés contiennent “des erreurs” et souligne que Prism agit dans la légalité la plus totale. Le programme “est mené sous l’autorité du Congrès [américain]”, explique-t-il ajoutant que la Cour de surveillance du renseignement extérieur - qui siège en secret - surveille qu’il n’y a pas d’abus dans l’utilisation des données collectées. Enfin, James R. Clapper s’est voulu rassurant... pour les citoyens américains. Il a souligné que cette cybersurveillance vise uniquement les ressortissants étrangers soupçonnés de liens avec des groupes terroristes.
 
Si les autorités américaines reconnaissent l’existence de Prism, les géants de l’Internet concernés ont, de leur côté, été unanimes. Aucun d’entre eux ne connaît ou participe “volontairement” ou “directement” à cette collecte massive des données. Pour les Google, Facebook et autres, des révélations faisant d’eux des complices d’une opération attentatoire à la vie privée des internautes pourraient, en effet, être dévastatrices en terme d’image.

BBC/Kidal: Macky Sall demande un délai


Dernière mise à jour: 6 juin, 2013 - 18:33 GMT
Macky Sall (à droite) avec François Hollande le 5 juin 2013 à l'Elysée.
Le président sénégalais Macky Sall a demandé un "délai" avant le retour de l'armée malienne à Kidal pour ne pas compromettre une solution "très près" d'être trouvée sur l'organisation de la présidentielle.
"Je crois qu'il faudrait un délai”, a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien français cliquerLe Figaro.
“Kidal doit être traité de façon appropriée. On est très près de trouver une solution par le dialogue à Ouagadougou pour que les élections se déroulent sur tout le territoire malien. Ce n'est pas la peine, à 15 jours près, de risquer une nouvelle guerre", a ajouté Macky Sall.
Les autorités maliennes et les groupes armés touareg se retrouvent vendredi à Ouagadougou pour des négociations, sous les auspices de la médiation burkinabè, destinées à permettre la tenue à Kidal de la présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.
Le MNLA occupe Kidal, depuis fin janvier et la fuite des groupes islamistes.