mercredi 25 avril 2012



La voix de l'Azawad portée en Amérique du Nord
25/04/2012
Par Massin
Tamazagha.fr
Dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec l’Azawad, la Coalition de Soutien Amazigh d’Amérique du Nord a organisé plusieurs rassemblements à travers des villes américaines et canadiennes. C’est le cas à Ottawa, à Montréal et à Boston.

A Ottawa, c’est devant le Parlement Canadien que els manifestants sont allés vers les canadiennes et canadiens pour leur expliquer la justesse du combat que mènent les Touaregs de l’Azawad. Environ soixante personnes se sont déplacées pour porter la parole de l’Azawad ce samedi 7 avril 2012. Les manifestants ont interpellé la communauté internationale et à leur tête les nations Unies afin de trouver une solution juste au problème de l’Azawad qui dure depuis plus d’un demi-siècle.

Le rassemblement de Montréal, l’autre ville canadienne, s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Ce rassemblement a vu la présence exceptionnelle de Ferhat Mehenni, de passage à Montréal.
Aux Etats-Unis d’Amérique, c’est la petite communauté amazighe de la ville de Boston dans l’état de Massassuchets qui a répondu à l’appel lancé par la Coalition de Soutien Amazigh d’Amérique du Nord pour interpeller les gouverneurs des Etats Unis d’Amérique afin d’aider les Touaregs de l’Azawad à vivre dans la dignité et accéder à leurs droits fondamentaux. Les manifestants ont tenu à attirer l’attention sur l’important nombre de réfugiés qui s’élève à plus de 200.000 depuis le 17 janvier 2012.
La coalition qui a été à l’initiative de ces rassemblements en Amérique du Nord est appelée à être réactivée à chaque fois que les droits de la personne humaine en rapport avec l’amazighité partout dans le monde.

En tous cas, les animateurs de la Coalition ont montré que la solidarité amazighe sera toujours présente pour dénoncer l’atteinte aux droits et libertés partout ou seront confisqués.

La Rédaction.
N.B. Merci à Racid At Ali Uqasi qui a eu l’amabilité de nous transmettre les informations et les photos des rassemblements qui ont eu lieu en Amérique du Nord en faveur de l’Azawad.

Portfolio

                 

Seul les couleurs de l’Azawad flottent en ces jours, et l’Indépendance de l’Azawad est irrévocable, invariable, à ne surtout pas mettre en question.


  • Bonne Nouvelle !!!
    Face à la menace terroriste, face aux imputations marchandées par nos détracteurs, face aux medias publicitaires à la solde terroriste, les notables de l’Azawad en réunion à travers toute la nation tiennent à préciser les faits dont l’idée majeure se résume aux points suivants :
    1- Rejet total des idéologies terroristes qu’ils considèrent comme subversives, criminelles et qui vont à l’encontre de leurs valeurs ancestrales aux quelles ils tiennent à cœur.
    2-Appellent à l’unité, au courage et surtout à la solidarité entre tous les militants(es) de l’Azawad.
    3- Ils tiennent à saluer l’engagement de tout un chacun qui va dans le sens de la liberté, et rappellent que le MNLA est leur seul légitime porte parole.
    4- Seul les couleurs de l’Azawad flottent en ces jours, et l’Indépendance de l’Azawad est irrévocable, invariable, à ne surtout pas mettre en question.
    5-Ils mettront tous ce qui est en leur possession en ouvre pour répandre un climat favorable et pour instauré le système démocratique dans tous son ensemble dans tout Azawad.
    6-Ils invitent les observateurs internationaux afin de transmettre au monde entier la réalité telle qu’elle est sur le terrain à travers des reportages etc.
    7-Contrairement aux fausses allégations naviguées par certains medias, la mouvance Ansar Adine ne pèse nullement le poids, plusieurs azawadiens embobinés par cette dernière ont rejoint le MNLA. En bref Ansar Adine vit ses dernières heures.
    8- Ils appellent les Etats Nations à reconnaitre la souveraineté de l’Azawad qui a la fois en plus d’apporter le bonheur a cette population oubliée, serait un bon rempart pour éradiquer le terrorisme et pour la stabilité de la sous région toute entière.
    9-Quant aux problèmes qui sévissent le Mali (conflit inter gouvernements), ils s’inquiètent a cause des liens fraternels qui existent et qui existeront avec lui, et espèrent qu’une fois sur bon pied, il reconnaitra l’indépendance de son frère Etat Azawad.
    10-Ils rappellent au Niger refuge des militaires maliens et terroristes qu’il est habité aussi par leurs frères, il serait une grosse erreur de réveiller toute l’eau dormante !!!
    Pour conclure le terme non retour est utilisé à maintes reprises suivis de vive Azawad en avant toujours!!!
    La Voix de l’Azawad !!!
    Je suis connecter sur Gao en direct pour le congrès de la république démocratique et laïc de l'Azawad. Plus d’une centaine de cadres, de chefs de tribu, de personnalités influentes et de notables prendront part, aujourd’hui, au congrès de l’Azawad, à Gao.

Mali:gouvernement Bambara et segovien?


MALI - 
Article publié le : mercredi 25 avril 2012 - Dernière modification le : mercredi 25 avril 2012

Mali : le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a formé son gouvernement

Cheick Modibo Diarra a été nommé Premier ministre de transition du Mali le 17 avril dernier.
Cheick Modibo Diarra a été nommé Premier ministre de transition du Mali le 17 avril dernier.
AFP/ M.Lamy

Par RFI
Le Premier ministre malien de transition Cheick Modibo Diarra, nommé le 17 avril dernier à la suite du putsch militaire, a finalement constitué son gouvernement, ce mercredi 25 avril. Il comptera 24 membres. Trois des militaires proches du capitaine Sanogo, qui a mené le coup d'Etat du 22 mars, ont obtenu des postes clés.

Sur les 24 membres que compte ce gouvernement de transition formé ce mercredi et dirigé par Cheick Modibo Diarra, figurent trois militaires. Ce sont des gradés proches de la junte militaire qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré le 22 mars dernier.
Le colonel-major Yamoussa Camara obtient le portefeuille de la Défense, le colonel Moussa Sinko Coulibaly celui de l'Administration territoriale (Intérieur) et le général Tiéfing Konaté devient ministre de la Protection civile.
Certains postes sont confiés à des techniciens non issus pas du monde politique malien. Parmi eux,  Sadio Lamine Sow, nouveau ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Il a été conseiller pendant plusieurs années du président burkinabé Blaise Compaoré.
Le ministère de l'Economie, des Finances et du Budget revient à Tiéna Coulibaly, PDG de la compagnie des textiles, ex ministre sous Moussa traoré. Celui de la Fonction publique, de la Gouvernance et des Réformes administratives et politiques, est attribué à Mamadou Namory Traoré, également chargé des relations avec les institutions. Le ministre de la Justice est désormais Malik Couilibaly; un jeune magistrat qui avait démissionné sous l’ancien pouvoir suite à un désaccord avec le procureur.
Le capitaine Sanogo dit être resté à l'écart
Amadoun Touré, un homme de communication, ex-porte-parole de l’Onuci, la force des Nations unies en Côte d’Ivoire, devient porte-parole du gouvernement.
Le capitaine Sanogo assure en tout cas qu’il n’a pas imposé ses ministres. Il n’a d’ailleurs pas aposé sa signature pour valider ce gouvernement; et dit avoir été associé uniquement « à titre consultatuif » à la formation de ce nouvel exécutif. Ce mercredi matin en tout cas, il recevait le ministre de la défense quelques minutes après sa nomination, au camp militaire de Kati. Preuve peut-être que le pouvoir est encore bien entre ses mains, même si lui-même ne cherche pas à se mettre en avant et insiste sur le poids des institutions civiles.
Cheick Modibo Diarra dit avoir formé un « gouvernement d'union nationale ». La priorité du nouvel exécutif malien : essayer de résoudre la crise dans le nord du Mali où des rebelles touaregs, des mouvements islamistes et divers groupes criminels, ont profité du coup d'Etat militaire pour mener une offensive foudroyante et occupent depuis fin mars cette grande région

Il tient son congrès aujourd’hui : l’Azawad face au défi d’Al Qaîda et des cartels de la cocaïne

Salima Tlemçani-El Watan-25-04-2012

Plus d’une centaine de cadres, de chefs de tribu, de personnalités influentes et de notables prendront part, aujourd’hui, au congrès de l’Azawad, à Gao, au nord du Mali.
Au fond, c’est plus la question des groupes islamistes armés, Ançar Eddine et Al Qaîda, qui sera tranchée, avec l’ensemble des composantes de l’Azawad. C’est dans un contexte particulièrement très difficile que les travaux du congrès de l’Azawad s’ouvrent aujourd’hui à Gao. Organisée par le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), cette rencontre réunira l’ensemble des chefs des tribus touareg, arabes, songhaï, bombara… ainsi que des personnalités influentes et cadres dirigeants du MNLA pour débattre surtout de la présence des groupes islamistes armés, d’Al Qaîda et de Ançar Eddine. «Le MNLA veut amener les grandes tribus à se détacher d’Al Qaîda, mais également pousser Ançar Eddine à désarmer son organisation et à couper les liens avec Al Qaîda. Ayad veut être en haut de l’organisation. Il est question de lui proposer un poste important au sein du mouvement en contrepartie de son ralliement et de son éloignement des groupes salafiste. Ayad est issu d’une tribu très influente, il sera plus rentable de l’avoir avec le MNLA que contre», affirme notre source.
Pour elle, il est probable que Ayad accepte l’offre, d’autant qu’elle sera faite par deux de ses plus proches alliés que le MNLA courtise actuellement. «Son ralliement est très important, dans la mesure où il permettra de couper l’herbe sous le pied des autres groupes djihadistes, notamment Al Qaîda», affirme notre source. En fait, ajoute-t-elle, le Mouvement ne veut pas s’attaquer directement aux trafiquants de drogue ou à Al Qaîda. «Il veut impliquer les tribus parce que sans elles, il sait qu’il ne peut rien faire», explique notre interlocuteur. Selon lui, l’enjeu de ce congrès est très important. «Il va déterminer l’avenir de l’organisation et rien n’indique présentement que les tribus acceptent le deal que leur offre le Mouvement. Les organisations islamistes, notamment Al Qaîda et les trafiquants de drogue, ont des moyens financiers colossaux qui leur permettent d’acheter tous les notables de cette région très pauvre. Or, le MNLA a peut-être des armes mais ne possède pas l’argent, qui constitue le nerf de la guerre», indique-t-il.
Tous contre Al Qaîda
Selon lui, les groupes islamistes armés sont en train d’évoluer à une vitesse vertigineuse en profitant du vide qu’il y a sur le terrain. «Après avoir participé à la libération de Gao, Kidal et Tombouctou, ils ont commis des actes de vandalisme contre certains sites, comme les bars, les hôtels, les banques et même contre les distributeurs électroniques de billets de banque. La population a eu très peur, d’autant que leur message était très clair : l’instauration d’un émirat religieux. L’enlèvement des membres de la mission diplomatique algérienne de Gao n’a pas été très porteur pour eux, parce que la population n’était pas d’accord avec cet acte.
Depuis, ils sont en train de faire des campagnes pour redorer leur image de marque. Ils donnent de l’argent aux pauvres, ils volent des voitures, ils reviennent les remettre à leurs propriétaires, en se présentant comme des sauveurs. Ils font tout pour montrer patte blanche dans le but de gagner la population. Leur stratégie marche très bien. Pendant cette période, ils ont réussi à renforcer le recrutement non seulement dans la région, mais également dans les pays du champ comme la Mauritanie, le Tchad, le Nigeria, le Burkina Faso, le Niger, et même le Soudan et la Somalie. Des colonnes entières de nouvelles recrues sont arrivées ces derniers jours au nord du Mali. La majorité sont venus renflouer les rangs du Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) que beaucoup appellent Boko Haram (en référence aux groupes intégristes armés du Nigeria)» précise notre interlocuteur, un notable de Gao.
Sur le terrain du Mujao à Gao
Dans le cas où le MNLA n’arrive pas à trouver un consensus autour du problème de la drogue et des organisations religieuses armées, «il sera nécessairement confronté à une lutte interne qui le mènera à l’implosion. Tout le monde est conscient de ce danger, mais ces groupes sont devenus tellement puissants, que le mouvement a peur de les affronter directement». En tout état de cause, à Gao, les dirigeants du MNLA ont mis en alerte quelque 400 combattants mobilisés d’ailleurs pour assurer la sécurité, durant les trois jours du congrès (du 25 au 27 avril).
Gao, faut-il préciser, est une place forte du Mujao, ce groupe dissident de l’AQMI que dirige Abou Zeid. Ayant pour émir un Malien, «ce groupe est en train de devenir le plus puissant sur la scène, que ce soit en matière de troupes, d’armement ou de finance. Il avait à peine une centaine d’hommes vers la fin de l’année 2011, et aujourd’hui, il compte près de 400 djihadistes puissamment armés. Il entretient des relations avec les autres organisations, dont Ançar Eddine, et contrôle une bonne partie des territoires de Kidal de Gao et de Tombouctou», explique un notable de Kidal, qui conclut en exprimant sa crainte pour l’avenir de l’Azawad. «Nous avons tous conscience de la puissance de ces organisations. Pour l’instant, les affronter serait suicidaire. Il faut que toute la population s’implique. Or, celle-ci trouve son compte avec eux. Ils payent grassement les services qu’ils lui demandent», dit-il

Salima Tlemçani,http://www.elwatan.com/international/il-tient-son-congres-aujourd-hui-l-azawad-face-au-defi-d-al-qaida-et-des-cartels-de-la-cocaine-25-04-2012-168176_112.php

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Société civile de l’Azawad : Non à une intervention militaire étrangère, oui à une aide humanitaire

TOUMASTPRESS
mardi 24 avril 2012
En ce jour 22 Avril 2012, Nous, populations civiles de l’Azawad, toutes catégories socio-professionnelles (élus locaux, régionaux, nationaux, notables, chefs traditionnels, leaders communautaires, fonctionnaires du privé et du public, professions libérales, ONG, Associations, Elèves, Etudiants, Eleveurs, Agriculteurs.....) déclarons notre opposition totale à toute intervention militaire étrangère en Azawad. Cette intervention serait une source de désastre et de souffrance pour les populations de cette zone longtemps marginalisées et laissées pour compte par les autorités du Mali.
Souffrant depuis plusieurs dizaines d’années d’une répression aveugle de la part de l’Etat malien, ce territoire a besoin aujourd’hui de paix. Cette paix est le souhait des populations de ce territoire, tant celles restées en Azawad que celles réfugiées dans les pays voisins (Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Algérie)
Les populations de l’Azawad préviennent la communauté internationale que l’intervention militaire de la CEDEAO ou toute autre force étrangère causera davantage de problèmes qu’elle n’en résoudra, qu’elle aura des répercussions négatives sur toute la bande sahélo saharienne, notamment dans l’espace où vivent les populations touarègues, et qu’elle favorisera inévitablement l’émergence de groupes terroristes.
L’Assemblée des ressortissants, exilés et réfugiés en provenance du Mali et de l’Azawad, tenue à Niamey le 09 Avril 2012 a prôné le dialogue et la négociation pour trouver une issue définitive à la crise que connait cette zone géographique depuis 52 ans. Les intervenants ont exprimé leurs inquiétudes par rapport aux conséquences funestes de toute intervention militaire.
Cette position est consolidée par celle des populations restées sur le territoire de l’Azawad ainsi que celles déplacées vers d’autres pays (Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Algérie).
Les populations de l’Azawad partagent l’avis des analystes, des spécialistes de cet espace géographique, qui est aussi celui des gouvernements algérien et mauritanien et de certaines puissances (France, Etats-Unis), qui pensent unanimement qu’une intervention militaire n’est pas la solution, ni pour le court terme ni pour le long terme.
Les populations de l’Azawad, menacées par la famine et la pénurie de médicaments, lancent un appel à la communauté internationale et aux organisations humanitaires et attirent leur attention sur les urgences causées par le conflit actuel entre le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) et l’Etat Malien.
Les populations de l’Azawad appellent à un dialogue sérieux entre le Mali et l’Azawad pour asseoir une paix durable, condition sine qua non d’une bonne gouvernance et de l’émergence d’un modèle de développement adapté.
Les populations de l’Azawad demandent au Mali d’arrêter les arrestations arbitraires, massacres des personnes civiles, militaires et toute autre forme de répression contre les Azawadiens en raison de leur origine ou de la couleur de leur peau.
Les populations de l’Azawad appellent toutes les parties Mali et Azawad à respecter les droits humains, le droit humanitaire international et les droits des peuples autochtones.
Enfin, les populations de l’Azawad expriment leur solidarité avec les familles des otages étrangers récemment enlevés en Azawad ainsi que ceux qui sont séquestrés depuis longtemps. Elles demandent leurs libérations immédiates.
Gao, le 22 Avril 2012
Pour les populations de l’Azawad de l’intérieur et dans les pays limitrophes.
Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun
Coordinateur de la société civile de l’Azawad

Libye: une loi sur les partis exclut islamistes radicaux et fédéralistes
TRIPOLI — Une loi sur les partis adoptée par les autorités libyennes, la première du genre depuis 1964, empêche les islamistes radicaux et les fédéralistes de s'organiser politiquement, une stratégie d'"exclusion" dénoncée par leurs représentants.
La loi adoptée mardi soir, dont le texte n'a pas été rendu public, interdit notamment les formations politiques fondées sur des considérations religieuses, régionales ou tribales, selon des membres du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir).
Selon Fathi Baaja, un membre du CNT, cette loi ne vise pas les islamistes modérés, mais exclut les islamistes radicaux qui "suivent une politique d'exclusion envers les autres".
Depuis le début du Printemps arabe, les islamistes ont été les grands vainqueurs des élections, en particulier en Tunisie et en Egypte, les deux pays méditerranéens encadrant la Libye, où un résultat similaire est attendu en juin lors de l'élection d'une Assemblée constituante.
Les Frères musulmans libyens, principale force organisée dans le pays, avaient annoncé leur intention de ne pas participer directement à la vie politique et d'axer leurs activités sur le social.
La Confrérie a toutefois appelé ses membres à créer des partis. Ainsi, un représentant des Frères musulmans a été élu début mars à la tête du Parti de la justice et de la construction, formé d'islamistes et d'indépendants.
Le porte-parole de ce parti, Nizar Kaawan, a déclaré que la "loi ne vise pas directement les Frères musulmans, mais va à l'encontre de la déclaration constitutionnelle (du CNT) qui affirme la liberté de création des partis".
Il a déploré que la loi interdise aux islamistes radicaux, dont les salafistes, de participer à la vie politique.
"Nous préférons que l'occasion soit donnée aux salafistes et aux autres groupes radicaux de (...) s'initier à la démocratie et au dialogue, ce qui leur permettrait de renoncer à la violence", a-t-il ajouté.
La nouvelle loi devrait également empêcher les partisans d'un système fédéraliste de s'organiser politiquement.
La proclamation en mars de l'autonomie de la Cyrénaïque, région qui s'étend de la frontière égyptienne à Syrte, en mars à Benghazi (est), avait provoqué la colère du pouvoir central et suscité les craintes d'une partition du pays.
Le porte-parole du Conseil supérieur de la Cyrénaïque, qui milite pour le fédéralisme, Abou Bakr Baïra, a reconnu que la loi "touche directement" les partisans du fédéralisme.
"La loi se dresse devant le pluralisme des partis" et "va à l'encontre des acquis de la révolution libyenne", a estimé M. Baïra. Dénonçant une "politique d'exclusion", il a espéré que cette "loi ne soit pas appliquée et qu'on laisse le peuple libyen choisir son destin".
Pendant les décennies du règne de Mouammar Kadhafi, renversé et tué en octobre dernier, toute organisation à but politique était bannie.
Le CNT a abrogé début janvier la loi criminalisant les organisations politiques, mais depuis, aucun texte ne régissait la création des partis.
Les formations se sont néanmoins multipliées dans le but de participer à l'élection de l'Assemblée constituante.
Le 11 avril, la Commission électorale avait appelé à l'adoption au plus vite de la loi sur la formation des partis politiques afin que l'élection puisse avoir lieu dans les temps.

Sac de noeuds

Publié le 25 avril 2012

Mali : la France cherche les bons Touaregs pour isoler AQMI et préserver l'unité du pays

Au Mali, la partition du nord, occupé par plusieurs mouvements rebelles, n'est toujours pas acceptée par la communauté internationale. Parmi les nombreux groupes présents dans la région, entre terroristes et indépendantistes, les Touaregs pourraient être des interlocuteurs acceptables pour les Français.

mardi 24 avril 2012


Mali: Declaration du Bureau du Procureur de la Cour penale internationale

Tuesday, 24th April 2012 - 14:53
Source: International Criminal Court
Country: Mali
Le Mali a ratifie le Statut de Rome le 16 août 2000. En consequence, conformement aux dispositions du Statut de Rome, la Cour penale internationale est competente pour les crimes de guerre, crimes contre l'humanite ou crime de genocide qui pourraient être commis sur le territoire du Mali ou par des ressortissants maliens a compter du 1er juillet 2002. Le Bureau a suivi attentivement les developpements au Mali depuis que des affrontements y ont eclate autour du 17 janvier 2012. Selon differentes sources, y compris des fonctionnaires de haut rang des Nations Unies, des crimes tels que des meurtres, des enlevements, des viols et l'enrolement d'enfants soldats, auraient ete commis par differents groupes dans la partie nord du pays. Le Bureau va continuer de surveiller si des crimes relevant de la competence de la CPI sont commis sur le territoire malien par quelque partie que ce soit et decidera prochainement s'il y a eu d'entamer un examen preliminaire de la situation conformement aux articles 15 et 53. (...)

MALI / SUISSE / ANSAR DINE - 
Article publié le : mardi 24 avril 2012 - Dernière modification le : mardi 24 avril 2012

Mali : Ansar Dine libère l'otage suisse à Tombouctou

Des rebelles du groupe islamiste Ansar Dine, dans un pick up à Tombouctou, au Mali, le 6 avril 2012
Des rebelles du groupe islamiste Ansar Dine, dans un pick up à Tombouctou, au Mali, le 6 avril 2012
AFP/AFPTV/FRANCE 2

Par RFI
Béatrice Stockly, l'otage suisse enlevée le 15 avril à Tombouctou, a été remise par le mouvement islamiste Ansar Dine à un officier burkinabè et à des diplomates suisses venus la chercher à Tombouctou. Elle a été évacuée à bord d'un hélicoptère. Six otages français restent détenus au Mali.


Sanda Ould Boumama, porte-parole du mouvement islamiste Ansar Dine
La seule condition que nous avons posée est qu'elle ne revienne plus chez nous. Elle profite de la pauvreté et de l'ignorance de nos enfants...
 
24/04/2012 par Cyril Bensimon

Au tout début de l'après-midi de ce mardi, à Tombouctou un hélicoptère transportant Beatrice Stockly s'est envolé pour le Burkina Faso. A bord de l'appareil, la Suissesse tout juste relâchée par Ansar Dine, un général burkinabè qui la semaine dernière s'était rendu à Tessalit pour récupérer une otage italienne, mais aussi, selon le groupe islamiste dirigé par Iyad Ag Ghali, deux diplomates suisses.
Si le mystère plane toujours sur le versement d'une rançon, cette libération n'est pas en soit une surprise. Lundi, le porte-parole d'Ansar Dine avait annoncé que son mouvement était prêt à relâcher Beatrice Stockly et qu'il n'attendait qu'une chose : que ses compatriotes viennent la chercher.
D'autres libérations vont elles suivre ? C'est probable. Le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui a revendiqué le rapt de 7 diplomates algériens le 5 avril à Gao, a fait savoir lundi à l'AFP qu'il était prêt à remettre ses otages à Ansar Dine. Plusieurs sources dans le nord du Mali confirment que le groupe rebelle d'Iyad Ag Ghali et le Mujao sont en discussion pour permettre ces libérations.
En revanche, pour les 12 Européens et notamment les 6 Français retenus par Aqmi, il n'y a pour l'heure aucun signe de libération. Selon un notable touareg joint à Kidal, pour l'instant Ansar Dine ne travaille pas à la remise en liberté des personnes kidnappées avant le début du conflit dans le nord.
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À la veille du congrès de l’Azawad (Mazli), Gao en alerte maximale

Tamoudre

Salima Tlemçani-El Watan-24-04-2012

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A la veille de la tenue de son congrès, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad  (MNLA) a mis ses troupes en état d’alerte maximum. Un groupe d’Al Qaîda a tenté de faire exploser l’aéroport de Gao (Mali), mais des cadres du mouvement l’en ont empêché.
Plus de deux semaines après leur enlèvement, les sept otages algériens «sont en  bonne santé et deux d’entre eux, dont le consul, qui souffrent de maladies chroniques, reçoivent leur traitement», nous a déclaré une source sûre au nord du Mali, en contact avec les négociateurs. Dès le lendemain du rapt, ces derniers ont réussi à prendre attache avec le Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) pour faire libérer les captifs. Un accord aurait été trouvé, mais la détérioration de l’état de santé de deux otages, dont le consul, a changé le plan. «Les terroristes ont gardé les otages pour les soigner et coupé le contact pendant quelques jours. La semaine passée, le contact a été repris et les terroristes auraient fait savoir qu’ils acceptent de libérer les otages en contrepartie de l’élargissement de certains des leurs, détenus en Algérie.
Ils sont en train de préparer la liste de ces personnes», précise notre source. Ces nouvelles interviennent au moment où les dirigeants du MNLA se préparent à tenir un congrès décisif à Gao, du 25 au 27 avril. «Comme vous le savez, le MNLA n’a pas voulu désigner un président ou un chef pour s’exprimer au nom du mouvement. Les responsables ne parlent qu’au nom des structures qu’ils dirigent. Cette mesure a été prise dans le but d’éviter d’être confrontés, comme par le passé, à des responsables qui prennent la décision de négocier l’avenir de l’Azawad sans en référer à la base. Le congrès va trancher la question du dialogue avec Bamako, mais également celle de l’avenir de notre Etat et la mise en place de ses instances politiques», explique un cadre dirigeant du MNLA. Le choix de la ville de Gao, pour la tenue d’un tel congrès, n’est pas fortuit. «C’est la seule ville où le MNLA a pu nommer des commandants pour assurer une présence effective sur le terrain», révèle notre interlocuteur.
Dimanche dernier, le pire a été évité dans cette ville lorsque des éléments d’Al Qaîda ont pris d’assaut l’aéroport pour le faire exploser. «Les officiers du MNLA ont eu du mal à les maîtriser. Selon eux, cet aéroport va être utilisé par des puissances étrangères pour neutraliser le djihad. Tous les éléments du MNLA ont été réquisitionnés pour se préparer à un affrontement avec Al Qaîda. Après plusieurs heures de discussions houleuses, les terroristes ont abandonné leur projet. Cependant, rien n’indique qu’ils ne reviendront pas à la charge», témoigne un officier du Mouvement. Selon lui, le MNLA a du mal à imposer son autorité à Gao, Kidal et Tombouctou, du fait de la réticence farouche des islamistes et leurs alliés, les trafiquants de drogue. «Nous faisons des campagnes de sensibilisation auprès des populations pour les avoir de notre côté. La tâche est difficile. Les djihadistes et les trafiquants de drogue ont beaucoup plus de moyens financiers que le Mouvement. Ils sont plus influents», note notre interlocuteur, en reconnaissant que le mouvement de l’Azawad est aujourd’hui «totalement dépassé». Il explique : «Tous ces groupes s’entraident et se rendent service à chaque fois que la nécessité du terrain l’exige. Ils constituent la première force de la région. Pour l’instant, le MNLA ne peut rien faire contre eux. Ils sont très riches, puissamment armés et connaissent parfaitement le terrain.» Cette amère réalité fait craindre le pire.
Raison pour laquelle une réponse «favorable» a été donnée à l’appel au dialogue lancé par Bamako. Une forte tendance au sein du MNLA est aujourd’hui convaincue que l’Azawad ne peut vivre isolé du monde. Jusqu’à ce jour, la majorité des Etats de la communauté internationale en général et les pays frontaliers en particulier ont rejeté la partition du Mali. Ils encouragent le principe d’une autonomie du Nord et se déclarent prêts à pousser le Mali à garantir une telle issue. «Lors du congrès, cette option sera discutée, mais il sera  difficile de faire admettre à la base de revenir sur l’idée de l’indépendance. Le congrès sera vraiment un test pour la cohésion du Mouvement», a conclu un cadre dirigeant du MNLA.
En tout état de cause, la tenue de cette rencontre, au moment où les groupes de djihadistes renforcent le recrutement parmi les Arabes, les Touareg et les Haoussa, y compris dans les pays du champ comme le Niger, le Nigeria, la Mauritanie et le Burkina Faso. Les jeunes recrues, dont certaines ne dépassent pas les 7 ou 8 ans, sont acheminées vers des campements où elles subissent des entraînements militaires. Selon nos sources, de nombreux convois d’armement sont acheminés ces derniers jours de Libye et du Niger par Al Qaîda. «Ils circulent avec des liasses d’euros et de dollars. Ils ne négocient jamais le prix d’un service, qu’ils paient dix fois son prix réel. C’est pour cela qu’ils n’ont jamais de problème de carburant, de munitions, de moyens de communication ou d’approvisionnement», révèle un notable de Gao.
Salima Tlemçani,http://www.elwatan.com/international/gao-en-alerte-maximale-24-04-2012-168063_112.php