jeudi 5 avril 2012


  • proximité de Paris
  • Information Urgente à l'endroit des azawadis et de l'opinion internationale

    L'armée malienne chassée de l'Azawad s'attaque aux populations de "teint clair" au Mali.
    Les bus et autres voitures de ligne sur les tronçons allant de Kayes vers l'Azawad sont fouillés et vidés de personnes de "peau rouge" civiles et militaires. Le colonel de la garde nationale Barka et quelques jeunes gardes encore rest...és fidèles au Mali et servant à sévaré ont été arrêtés par l'armée malienne. Le colonel Gaston, ex commandant de zone de Tombouctou en fuite vers sévaré s'accapare des ces hommes là comme cadeau à la junte à Bamako. Il vient d'arrivés avec eux à Bamako et compte les utilisés comme étant de prisonniers de guerre. Un des convois de cette armée en fuite durant le passage à sévaré, a ouvert le feu en pleine rue sur deux gendarmes touareg(Adjudant Ahmedou Ag Ibrahim de la BT de sévaré et Aldjudant Aly Ag de la Brigade fluviale de Mopti) alors qu'ils faisaient des achats dans une alimentation devant la direction de douane de sévaré et un autre jeune élève de 17 ans du lycée de sévaré qui logeait chez l'un d'entre eux.
    Un autre garçon élève maitre à l'IFM de sévaré et une fille furent aussi abattus hier soir à 18h à Sévaré alors qu'ils circulaient sur une moto diakarta dans le marché de sévaré en face du camp de l'Armée de terre. Ce qui porte à le nombre de victimes innocentes à 5 seulement dans la ville de Sévaré.

    Ci joint les noms des hommes arrêtés à sévaré et transportés vers Bamako par le colonel fuillard Garton, ex commandant de zone de Tombouctou:
    1.le colonel de garde Barka Ag Bidari;
    2.Lieutnant de garde Mossa Ag Amanoss;
    3.Segent Goya Ag Hamy;
    4.Sergent Fanka Ag;
    5.caporal chef de garde Ismael Ag Ahiache;
    6.Caporal Sidimo Ag Zeda;
    7.Caporal Ahyoya Ag Intarawte;
    8.Caporal Mossa Ag Doundoune;
    9.Caporal Mohamed Ag Idwal;
    10.garde Alfaki Ag Mohamed

    Les ressortissants de l'Azawad encore à Bamako et dans d'autres villes du Mali craignent de se déplacer vers l'Azawad par crainte de faire objet de la barbarie des militaires en fuite vers Bamako encore sur les routes..

Les rebelles touareg en guerre contre Al Qaida au Maghreb islamique ?

LE MONDE
jeudi 5 avril 2012
La situation évolue toujours aussi vite dans le Nord du Mali, mais cette fois, il n’est plus question d’avancées foudroyantes en direction de Bamako. Il s’agirait plutôt du tournant de la guerre, avec les rebelles touaregs qui se mettraient à combattre Aqmi (Al Qaida au maghreb islamique). Juste au moment où le mouvement touareg annonce (mercredi soir) la "fin des opérations militaires" ? En réalité, cette décision unilatérale du MNLA ne concerne que l’avancée vers le Sud, et suspend donc les attaques en direction des zones loyalistes. Le verrou, de ce point de vue, aurait été Mopti. Justement, le MNLA n’a pas pris Mopti (sauf revirement), et ses troupes, ayant chassé ou vu fuir les troupes loyalistes de tout le Nord Mali (l’Azawad), se tourne à présent vers ses problèmes intérieurs. C’est là surgit le problème avec Aqmi, et les forces d’un autre chef rebelle, Iyad ag Ghali, qui semble opposé au MNLA et plus proche d’Aqmi. Le problème est particulièrement vif à Tombouctou, où toutes ces forces se trouvent imbriquées les unes dans les autres depuis deux jours, mais aussi dans le reste de l’Azawad, ce Nord Mali qui pourrait devenir, à terme, un territoire à la recherche de son autonomie. A Gao, par exemple, des éléments proches d’Aqmi (sans doute du groupe du MUJOA), ont participé selon le MNLA à la prise d’otages en cours au consulat d’Algérie. Deux personnes avec des ceintures d’explosifs seraient en ce moment même avec les otages, et une source au sein du MNLA affirme que son groupe "hésite à donner l’assaut" ! on voit à quel point la situation produit des effets surprenants. Mais revenons à Tombouctou. Le MNLA, commandé sur place par son chef d’état-major, Mohamed Ag Najim avait été le premier à entrer en ville pendant le week-end, presque sans combat, avant que s’y matérialise un autre groupe, Ansar Dine, commandé par Iyag ag Ghali, et certaines katibas d’Aqmi. En témoignent différentes sources, notamment des personnes jointes au téléphone dans la ville. Impossible en effet de se rendre à Tombouctou, et force est de se baser sur des sources concordantes, mais sans vérification personnelle et directe, pour comprendre ce qui est en cours. Or, ce qui est en train de se produire pourrait être d’une importance capitale. En substance, le MNLA envisage de s’attaquer à présent à Aqmi, pourquoi pas avec l’aide des pays occidentaux et de la région (Afrique de l’Ouest). C’est Hama ag Sid’Ahmed, charge des relations extérieures et porte parole du bureau exécutif du MNLA, qui l’explique en milieu de journée, jeudi. Entre MNLA et Aqmi, le divorce est vital pour les rebelles touareg qui redoutent "l’amalgame" et ont en tête le destin de leur Azawad. Pour appuyer son point de vue, Hama ag Sid’Ahmed remonte à la prise de Tombouctou : le MNLA avait négocié l’entrée dans la ville avec certaines milices "arabes", mais ces milices sont de plusieurs types. Le premier groupe, le plus nombreux, a laissé entrer le MNLA sans combattre dans Tombouctou, qui venait d’être abandonnée par les troupes régulières (plutôt originaires du Sud du pays). Les autres sont proches soit d’Ansar Dine, soit des membres des réseaux pro-Aqmi qui leur servent habituellement pour le ravitaillement. (car plusieurs katibas, au cours des années passées, avaient l’habitude de venir faire leurs courses dans les villes, sans jamais susciter de ration des autorités maliennes) Selon Hama ag Sid’Ahmed à Aqmi, c’est ce dernier groupe qui se serait précipité vers le camp abandonné pour s’y servir en matériel militaire. "Le petit groupe d’arabes qui sont le réseau d’Aqmi à Tombouctou depuis longtemps ont pris les armes et les munitions dans le camp. Chacun se débrouillait et se servait. C’était l’un des objectifs d’Aqmi à Tombouctou." Depuis, une sorte de calme s’est instauré à Tombouctou. les forces du MNLA, jusque à jeudi après midi, étaient concentrées à l’aéroport, mais se rendaient aussi vers le centre, ou à l’hôpital, tenu par un mélange de forces d’Aqmi, de milices locales et de combattants d’Ansar Dine. Une forme de coexistence pacifique, sans doute à courte espérance de vie. Qui devrait voler en éclats bientôt, car le MNLA, toujours selon son porte parole de l’exécutif, viendrait de donner un ultimatum jusqu’à vendredi à Aqmi et aux troupes d’Iyad ag Ghali pour quitter Tombouctou, faute de quoi les combats commenceront. Selon la même source, les hommes pouvant être qualifiés de membres d’Aqmi seraient de 146 sur l’étendue de la ville. Le MNLA affirme même faire barrage à Aqmi sur la route du Sud ! Le MNLA va encore plus loin : dans un second temps, ce seraient toutes les positions d’Aqmi au Mali qui pourraient être attaquées, essentiellement dans le Nord est du pays, vers l’Adora des Ifoghas, zone où se trouve habituellement Abou Zeid, l’un des émirs les plus durs d’Aqmi, qui détient toujours quatre otages français. En envisageant cette guerre anti-Aqmi, le MNLA offre de coopérer avec les pays de la région, qui sont aujourd’hui réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour avancer sur la définition d’une force africaine susceptible d’être déployée entre le Nord et le Sud Mali. Pour qu’une telle hypothèse prenne corps, et qu’une force encore hypothétique finisse par exister, il faudrait un appui international sérieux, probablement une résolution des Nations unies, et une aide logistique presque complète pour cette force. Le MNLA propose donc aux pays occidentaux "comme la France par exemple" (mais aussi les Etats-Unis) de participer à cette opération anti-Aqmi. Attendons de voir si cette hypothèse prend forme. Dans l’intervalle, les pressions se poursuivent sur le capitaine Sanogo, le chef de la junte à Bamako, pour le convaincre de quitter le pouvoir. S’il prenait cette décision, peut-être rapidement, la voie serait facilitée pour une opération anti-Aqmi. Et le renversement d’Amadou Toumani Touré aurait donc conduit à cela...

Le MNLA procédera à la proclamation de la république de l’Azawad (Mossa Ag Attaher)

VOIX BERBÈRES (BLOG /LE MONDE)
jeudi 5 avril 2012
Entretien avec Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad). Il s’exprime sur la situation dans l’Azawad après la conquête, ces derniers jours, de tout ce territoire (qui constituait le nord du Mali) par le MNLA.
Quelle est aujourd’hui la situation militaire dans l’Azawad ?
Actuellement, le MNLA contrôle l’intégralité du territoire des trois régions principales qui forment le territoire de l’Azawad, à savoir celles de Kidal, Gao et Tombouctou. Dans ces trois villes, les chefs politiques et militaires du MNLA sont installés au siège des gouvernorats, là où se trouvaient il y a peu les gouverneurs et fonctionnaires maliens. Dans chacune de ces villes, nous maîtrisons la situation : les forces du MNLA ont d’ailleurs rapidement mis fin aux pillages et saccages auxquels se sont livrés ce weekend certains éléments indésirables. Au-delà de ces centres urbains, tout le reste du territoire de l’Azawad est sous contrôle du MNLA.
Plusieurs organes de presse affirment pourtant qu’à Kidal c’est le mouvement islamiste Ansar Dine, conduit par Iyad ag Ghali, qui a investi la ville ?
A Kidal, comme à Gao et Tombouctou, c’est bien le MNLA qui occupe le siège du gouvernorat. Depuis la création d’Ansar Dine, nous n’avons cessé d’affirmer que ce groupe est très loin de nos aspirations. Nous sommes en inadéquation avec tous les mouvements islamistes. Rappelons qu’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) prospérait dans notre région sans être jamais inquiétée par le Mali. Depuis que le MNLA a pris les armes le 17 janvier, AQMI a déserté la zone, ou, du moins, se fait beaucoup plus discret.
Quant à Iyad ag Ghali, l’état-major du MNLA l’a convoqué à Tessalit il y a plusieurs jours afin de comprendre la logique de son mouvement. Il affirme qu’il souhaite instaurer la charia au Mali ainsi que la restauration du pouvoir des oulémas (juristes musulmans) et cheikhs religieux à Kidal, sa région d’origine.
Le MNLA lui a signifié très clairement son désaccord : en effet, nous ne cherchons pas à imposer quoique ce soit au Mali puisque le MNLA a pour objectif la constitution d’un Azawad indépendant et démocratique, distinct de l’Etat malien. De plus, l’Etat azawadien qu’envisage le MNLA sera laïque. Nous garantissons une liberté de culte totale à tout citoyen azawadien.
Dans notre culture millénaire, la femme occupe une place centrale. Le MNLA souhaite rendre à la femme azawadienne la place qu’elle mérite. Il est hors de question d’imposer à la femme azawadienne un quelconque ordre religieux qui la rabaisse, que ce dernier soit islamique ou autre.
Au vu de ces dissensions, Ansar Dine constitue donc une menace potentielle pour le MNLA ?
En termes militaires, Ansar Dine est loin de constituer un adversaire de taille pour le MNLA. Nous sommes un mouvement révolutionnaire. Depuis notre création, nous accumulons les recrutements. Nous alignons aujourd’hui plusieurs milliers de combattants dans tout l’Azawad, bien armés et bien encadrés par des officiers supérieur, ainsi que par des intellectuels. Ansar Dine rassemble au maximum quelques centaines de combattants, majoritairement issus de la famille et de la tribu de leur chef, Iyad Ag Ghali, auxquels se sont joints certains Arabes. A l’inverse, le MNLA compte dans ses rangs des représentants de l’intégralité des tribus touarègues, ainsi que des autres peuples de l’Azawad que sont les Songhaï et les Peuls.
Nous souhaitons que les média arrêtent d’entretenir la confusion et d’assimiler le MNLA à des groupes islamistes. Nous nous démarquons de l’idéologie islamiste. Le MNLA ne s’occupe pas de la confession religieuse des citoyens de l’Azawad.
Après les chutes de Kidal, Gao et Tombouctou ce weekend, le MNLA envisage-t-il de poursuivre l’armée malienne en retraite, jusqu’à Mopti, voire pousser encore plus au Sud et menacer Bamako ?
Depuis sa constitution l’année dernière, le MNLA s’est fixé un seul objectif : libérer de l’occupation malienne l’intégralité du territoire composé des régions de Kidal, Gao et Tombouctou. Nous n’avons aucune autre ambition territoriale. Nous avons réalisé ce but et ne comptons pas nous attaquer maintenant aux villes du Mali.
Cependant, nous mettons en garde les autorités maliennes, quelles qu’elles soient : si elles remettent en cause la libération de l’Azawad et tentent de revenir l’occuper, le MNLA réagira. Nous avons montré que nous avons des moyens et de la détermination. En cas d’incursion malienne en territoire azawadien, nous nous réservons le droit de frapper Mopti et même d’intervenir bien plus au Sud. Le Mali doit respecter la volonté d’autodétermination du peuple de l’Azawad, sans quoi il en subira les conséquences en son cœur.
On dit que des Touaregs auraient été massacrés par des soldats maliens à Tombouctou. Confirmez vous cette information ?
Effectivement, des exactions ont eu lieu de la part de l’armée malienne. Samedi dernier, le colonel Hadj Ag Gamou, un Touareg qui dirigeait l’offensive anti-MNLA de l’armée malienne dans l’Azawad, a annoncé par communiqué et sur RFI son ralliement au MNLA. Suite à cette annonce, des soldats maliens, originaires du Sud, stationnés à Tombouctou, s’en sont pris à leurs camarades touaregs, les accusant de traîtrise. Plusieurs ont été abattus sommairement. Après ces exactions, les militaires touaregs du camp de Tombouctou ont ouvert le feu sur les militaires sudistes. C’est d’ailleurs cela qui a précité la libération de Tombouctou par le MNLA : nous ne souhaitions pas intervenir si tôt, afin de permettre au maximum de civils de quitter la ville avant l’assaut. Mais devant ces évènements, le MNLA est intervenu pour porter secours aux militaires touaregs révoltés. Un missile a été tiré sur l’arsenal du camp, provoquant un incendie qui leur a permis de s’enfuir et de rejoindre les rangs du MNLA. Nous avons alors investi Tombouctou.
Le MNLA semble isolé sur la scène internationale. La Cédéao affirme son soutien à l’Etat malien. Entretenez-vous des relations avec les Etats de la région ?
Lors de la création du mouvement, il y a plus d’un an, nous avons pris attache avec les Etats voisins, notamment le Burkina-Faso, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger. Nous leur avons signifié notre volonté d’obtenir l’autodétermination pour l’Azawad. Depuis, nous avons enrichi nos relations avec eux. Ces pays sont au courant de nos actions et de nos revendications.
Nous sommes également en contact avec la Cédéao. Nous leurs avons exprimé notre désaccord avec leur récente décision de mobiliser 2 000 soldats des Etats de la région. Nous nous demandons ce que ces soldats viendront faire dans l’Azawad. S’ils cherchent à jouer les forces d’interposition, nous leur rappelons que, l’armée malienne ayant quitté les lieux, il n’y a pas de front, ni de lignes de combattants entre lesquels s’interposer. S’ils viennent pour appuyer l’armée malienne et tenter de dégager de l’Azawad les forces du MNLA, nous les combattrons au même titre que l’armée malienne.
Où était la Cédéao durant toutes les années où les populations de l’Azawad étaient frappées par la maladie, l’exil, la malnutrition, le mépris d’Etat, la sous-éducation ? Où était la Cédéao quand les campements de civils azawadiens étaient bombardés par des hélicoptères de guerre maliens ? Ne sommes-nous pas également des citoyens africains ? N’est-ce pas le rôle des chefs d’Etat de la Cédéao de répondre aux aspirations des peuples de la région ? Les attentes et les souffrances du peuple de l’Azawad doivent être prises en compte par les Etats de la région et la diplomatie internationale.
Maintenant que le MNLA est, comme vous l’affirmez, maître du territoire qu’il revendiquait, quels sont ses projets politiques ?
La finalité du combat du MNLA est la création d’un Etat de l’Azawad, indépendant et souverain. En ce moment, sur le terrain, se prépare une grande réunion, laquelle devrait se tenir dans les jours prochains. Les cadres et leaders de tout l’Azawad s’y rencontreront pour mettre en place un système de gestion du territoire. Le MNLA procèdera alors de manière solennelle et officielle à la proclamation de la république de l’Azawad.
Nous nous attellerons alors au grand chantier de la reconstruction, abandonné par l’Etat malien depuis 1960. Le MNLA souhaite mettre en place des institutions démocratiques, conformément aux aspirations du peuple de l’Azawad. Nos priorités sont l’accession de tous les citoyens de l’Azawad à la liberté et au développement.
Nous disons aux Etats africains et à la communauté internationale - qui tous prétendent vouloir mettre fin au conflit – que, pour y mettre définitivement fin, il faut rendre à l’Azawad la reconnaissance politique à laquelle il aspire. Le droit à l’autodétermination est un droit inaliénable de tout peuple. Il faut que la communauté internationale fasse preuve de courage et reconnaisse que, pour respecter la volonté des peuples, il faut remettre en question le principe de l’intangibilité des frontières. Une paix durable dans la région saharo-sahélienne passe par l’acceptation du libre choix politique de l’Azawad et de son droit à se constituer en Etat.

Mali : Le MNLA dénonce « la campagne d’intoxication et désinformation de l’AFP »

EL WATAN
jeudi 5 avril 2012
Le Mouvement National de Libération de l’Azawad dénonce ce qu’il qualifie de « mercenaires de la plume au service des mafias qui, selon cette organisation, dénigrent par des écrits inappropriés des mensonges notre action ».
Dans un communiqué signé par le chargé de Communication, Informations et relais avec les Médias, Bakaye Ag Hamed Ahmed considère les dépêches de l’AFP (Agence France Presse), comme une campagne d’intoxication et de désinformation.
« Le Mouvement Nationale de libération de l’Azawad, tient sa position face à tous les réseaux mafieux et se démarque de l’organisation Ançar Dine et autres qui se dressent sur le chemin de la libération de l’Azawad », a-t-il précisé.
Ainsi, le MNLA le peuple de l’Azawad de ne point céder à la diffamation et à l’intoxication, rappelant son objectif qui reste celui de « la liberté sur nos terres ».
A ce titre, il informe qu’il tient sa position dans la ville de Tombouctou et toutes les autres villes de l’Azawad.
Des sources ont pour rappel indiqué à l’AFP la présence de deux des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à Tombouctou qui soutiennent que Tombouctou est contrôlé par le mouvement Ançar Dine et ses alliés d’Al-Qaïda
Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, a par ailleurs décidé de surseoir aux opérations militaires depuis ce jeudi à minuit.
« Suite à la libération complète du territoire de l’Azawad et compte tenu de la forte demande de la Communauté Internationale, notamment du Conseil de Sécurité et de Paix des Nations Unies, des Etats Unis d’Amérique, de la France ainsi que des Etats de la Sous-Région, le MNLA décide unilatéralement de proclamer la fin des opérations militaires à compter du jeudi 05 Avril à minuit », a-t-il annoncé dans un autre communiqué.
En conséquence, il invite les Etats de la Sous-Région et la Communauté Internationale à garantir le Peuple de l’Azawad, contre toutes agressions du Mali.
Rabah Beldjenna

MONDE -  le 5 Avril 2012

Mali : les Touaregs débordés tentent de proclamer l’indépendance

Mots clés : onuafriquemalitombouctoumaghreb,
Les séparatistes du Mouvement national de libération de l'Azaouad, principale force de la rébellion touareg, ont annoncé ce jeudi qu'ils mettaient fin aux opérations militaires dans le nord du Mali. Mais les indépendantistes sont débordés de tout côtés par les islamistes qui ont pris les rênes de la rébellion.
Le MNLA appelle la communauté internationale à protéger l'Etat de l'Azaouad dont il revendique la création dans un communiqué diffusé sur son site internet. Les rebelles touaregs, se sont alliés avec différents groupes islamistes qui souhaitent appliquer la charia dans cette partie du Mali. Ils ont mené une offensive la semaine passée et chassé les forces gouvernementales de Kidal, Gao et Tombouctou.  Le MNLA revendique ces trois régions septentrionales comme territoire d'un nouvel Etat qu'il affirme avoir libéré. Les rebelles tentent encore de convaincre de leurs « objectifs laïcs et démocratiques », mais ils sont débordés de toute part par les islamistes qui arrivent aussi bien d’Algérie que de Libye.
Preuve en est dans la ville symbole de Tombouctou, les hommes des groupes islamistes d’Ansar Dine et d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) ont chassé le MNLA avant d’y déployer des blindés. Plus aucun service ne fonctionne, la ville n'a plus d'électricité depuis la mi-journé et l'eau pourrait bientôt être coupée, selon une source humanitaire malienne sur place. Les nouveaux maîtres de la ville ont demandé aux populations de faire des réserves d'eau. Les bureaux de la société nationale de téléphone (Sotelma) ont été incendiés, avec donc un risque de coupure du téléphone.
Pendant ce temps à l’ONU
La junte militaire qui a pris le pouvoir dans le Sud du pays est débordée est appel à une intervention urgente de l’Occident. L’ONU est fortement inquiète avant tout pour la situation humanitaire. Les réserves de nourriture sont quasi-inexistantes et le blocus imposé par les pays voisins entraine déjà la pénurie. D’autant que près de 100 000 Maliens sont déjà déplacés, que le Nord est devenu une zone inaccessible, de nombreux témoins font état de saccages et pillages à Gao et Tombouctou. "Les femmes et les filles sont enlevées puis violées par les nouveaux occupants qui y dictent leur loi" affirment également la Junte.
L’ONU devrait accepter prochainement l’intervention militaire de la Cédéao, la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest. Pour l'instant Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé un cessez-le-feu immédiat.

ccueil du site > Annonces top site 2 > Azawad > Tombouctou : Ansar Dine dans le collimateur du (...)
Tombouctou : Ansar Dine dans le collimateur du MNLA...
mardi 3 avril 2012
par Masin
Le scénario est toujours le même : une dépêche de l’AFP qui s’appuie sur une information vague non vérifiée et qu’elle transforme en vérité, puis les médias reprennent la pseudo-information en boucle. Voilà comment est entretenue une désinformation organisée. Cette désinformation quasi-systématique qui a commencé avec le déclenchement des hostilités entre le MNLA et l’armée malienne vise à discréditer le MNLA que les commanditaires de cette désinformation veulent coûte que coûte associer aux islamistes. 

Le lundi 2 avril, l’AFP et un journal arabophone mauritanien « Akhbar » diffusent l’information selon laquelle des éléments de l’Aqmi et les combattants d’Ansar Dine auraient pris Tombouctou et ont chassé le MNLA . Les faiseurs de l’information sont très précis dans leurs déclarations qu’ils attribuent à des témoins (certainement imaginaires).

Bien entendu, ce que dit l’AFP n’est pas tout à fait faux. En effet, des éléments de l’organisation criminelle d’Ansar Dine et des milices arabes de Tombouctou ont effectivement tenté de contrôler un quartier du centre ville de Tombouctou en essayant d’effrayer la population et en osant même menacer les combattants du MNLA. De là à dire qu’ils ont chassé le MNLA de la ville, au-delà du mensonge il y a le culot, car c’est réduire une organisation qui a mis à genoux l’armée d’un Etat organisé à une bande de trouillards qui se font chasser par des groupuscules criminels.

Essayons de faire un peu de pédagogie médiatique même si nous sommes loin d’avoir les compétences de la machine qu’est l’AFP.

En effet, suite à la libération de Tombouctou, des éléments du groupuscule djihadiste touareg Ansar Dine et des milices arabes ont voulu, lundi 2 avril, prendre certaines positions de la ville de Tombouctou. Les éléments d’Ansar Dine, en présence de leur chef Iyad Ghali, sont arrivés tôt le matin de ce lundi avec une cinquantaine de véhicules et ont effectué un défilé bruyant dans la ville ce qui a d’ailleurs choqué les citoyens. C’est sur place qu’une alliance entre Ansar Dine, des milices arabes et un certain Ag Erlaf, un Touareg corrompu envoyé par Bamako, s’est conclue. Ils ont formé une délégation qui a été à la rencontre de l’état-major du MNLA croyant pouvoir le rallier à leur « cause ». Le chef d’état-major du MNLA les a invités à se retirer de la ville sans délai. N’ayant pas entendu l’appel, les hommes du MNLA se sont retirés du lieu de la rencontre. Avant la tombée de la nuit, les malfaiteurs furent encerclés par les combattants du MNLA et ordre leur a été donné de déposer les armes pour éviter toute effusion de sang. Des membres du Bureau politique du MNLA se sont rendus mardi auprès des chefs des bandes de malfaiteurs pour les ramener à la raison. Au moment où nous rédigeons cette dépêche les groupes criminels sont complètement cernés par les combattants du MNLA qui sont prêts à donner l’assaut et les neutraliser dans le cas où ils ne veulent pas entendre raison, déposer les armes et quitter la ville.

La ville de Tombouctou est donc bel et bien sous le contrôle du MNLA qui est confronté à la résistance de groupuscules qui seront d’un moment à un autre neutralisés d’une manière ou d’une autre.

Le MNLA montre par son action qu’il ne saura tolérer sur la terre de l’Azawad que des groupes islamistes tentent d’imposer leur loi et leur foi sur une population qui n’aspire qu’à vivre en paix et dans la liberté.

Et voici les détails de taille de l’information qui n’intéressent vraisemblablement pas l’AFP qui préfère verser dans l’intox et la manipulation de l’information : ça simplifie les choses et ça stigmatise les Touaregs. Oui ces hommes bleus loués de toutes et tous deviennent subitement les méchants du désert car ils veulent être libres… Ils veulent récupérer leur Terre…

Enfin, un détail de taille : à la demande de la France, le Conseil de sécurité s’est réuni et la France a d’ores et déjà obtenu un "accord de principe" de ses partenaires du Conseil de sécurité sur une déclaration sur le Mali. D’ailleurs, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que la France veut mobiliser contre le "péril islamiste" au Sahel et contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). "C’est dans cet esprit que nous avons souhaité que le Conseil de sécurité s’exprime", ajoute-t-il en précisant que "La France souhaite attirer l’attention sur le péril islamiste", et rappelle que le groupe qui a pris le contrôle de Tombouctou depuis lundi "est étroitement lié à Aqmi". Et voilà comment une information comme celle fabriquée lundi 2 avril par l’AFP et reprise en boucle par la quasi-totalité des médias a été très utile pour influencer, voir manipuler, le Conseil de Sécurité qui donnera, peut-être, le feu vert pour une intervention militaire dans l’Azawad. Bravo Monsieur Juppé !


La Rédaction. 


Rassemblement de solidarité avec l’Azawad : le 7 avril 2012 à Paris






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