vendredi 24 février 2012


Le Mali, est-elle la nouvelle guerre de l’AFRICOM ?

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Les dépêches de presse parlent de l’intensification des combats au Mali entre militaires et rebelles ethniques touaregs du Mouvement de libération nationale Azawad dans le nord de ce pays [1].
Comme les seules agences d’informations à portée mondiale et avec les fonds et les infrastructures pour maintenir des bureaux et des correspondants partout dans le monde sont celles qui résident dans les principaux Etats membres de l’OTAN : Associated Press, Reuters, Agence France-Presse, la BBC News et Deutsche Presse-Agentur, la couverture de l’actualité au Mali, comme ce qui se produit dans presque n’importe quel autre pays, reflète un parti pris de l’Ouest et un ordre du jour de l’Ouest.
Par conséquent, les titres typiques sur le sujet, sont les suivants :
  • Reuters : « Les armes et les hommes en provenance de Libye renforcent la rébellion au Mali »
  • CNN : « Président : des combattants touareg de Libye attisent de la violence au Mali »
  • The Scotsman : « les touareg armés du colonel Kadhafi ont touché le Mali »
  • Agence France-Presse : « La France dénonce les meurtres de l’offensive rebelle au Mali »
  • Voice of America : « Mali : La France condamne les atrocités attribuées aux rebelles touaregs »
Pour atteindre le Mali depuis la Libye c’est un voyage d’au moins 800 kilomètres à travers l’Algérie et / ou le Niger. Comme les rebelles évidemment n’ont pas de force aérienne, ni d’avions de transport militaire, les manchettes et la propagande ci-dessus implique que les combattants touaregs ont couvert à pied tout le chemin depuis la Libye jusqu’à leur pays dans des convois avec des armes lourdes à travers au moins un autre pays sans être détectés ou empêchés par les autorités locales. Et tout cela, en outre, pour lancer une offensive trois mois après l’assassinat du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi après que son convoi ait été attaqué par les bombes françaises et les missiles Hellfire US en Octobre dernier. Mais l’implication selon quoi que l’Algérie et le Niger, en particulier la première, sont complices de la circulation des combattants touaregs et des armes de la Libye vers le Mali est de mauvais augure en termes d’expansion des accusations -et des actions- occidentales dans la région.
Des Rébellions armées sont traités de façon différente dans les nouvelles du monde dominé par l’Occident selon la façon dont les rebelles et les gouvernements auxquels ils s’opposent sont considérés par les membres supérieurs de l’OTAN.
Ces dernières années, ces derniers ont fourni un soutien militaire et logistique aux formations rebelles armées -dans la plupart des cas d’attaques frontalières et à but séparatistes et irrédentistes - au Kosovo, en Macédoine, au Libéria, en Côte-d’Ivoire, en Libye et en Syrie d’aujourd’hui, et sur les front d’espionnage et « diplomatiques » en Russie, Chine, Pakistan, Soudan, Indonésie, Congo, Myanmar, Laos et Bolivie.
Cependant, les grandes puissances de l’OTAN ont adopté la direction opposée quand il s’agit de la Turquie, du Maroc (avec ses 37 années d’occupation du Sahara occidental), de la Colombie, des Philippines, de la République Centrafricaine, du Tchad et d’autres nations qui sont leurs clients militaires ou se trouvent dans des territoires contrôlé par eux, où les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux fournissent des armes, des conseillers, des forces spéciales et les dites forces de maintien de la paix.
Le battement de tambour de nouvelles alarmantes sur le Mali est le signe que l’Occident à l’intention d’ouvrir un nouveau front militaire en Afrique après la campagne aérienne de 7 mois, les forces navales et spéciales contre la Libye et la poursuite des opérations en Somalie et en Afrique centrale avec le récent déploiement des forces spéciales des Etats-Unis en Ouganda, au Congo, dans la République centrafricaine et au Sud-Soudan. En Février, dans la Côte-d’Ivoire, voisin au sud du Mali, l’armée française, avec les complaisantes troupes des Nations Unies– « soldats de la paix » - ont effectué des tirs de roquettes sur la résidence présidentielle et démis par la force le président Laurent Gbagbo.
Le Commandement pour l’Afrique des Etats-Unis (AFRICOM) est devenu opérationnel pour la première fois en tant que force de combat dans ce qui devait être le début de la première quinzaine de la guerre contre la Libye en Mars [2011] avec l’«  Opération Odyssée Dawn  » avant de transférer la campagne vers l’OTAN pendant sept mois d’incessants bombardements et attaques de missiles.
Le Mali pourrait devenir la seconde opération militaire de l’AFRICOM.
Le pays, enclavé, est le rayon de la roue de l’ancienne Afrique occidentale française, avec des frontières avec presque tous les pays membres, sauf le Bénin : le Burkina Faso, la Guinée (Conakry), Côte-d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Il partage également des frontières avec l’Algérie, autre ancienne possession française, vers le nord.
Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud et le Ghana. Il a des gisements d’uranium considérables gérés par des concessions françaises dans le nord, scène des combats actuels. les exigences des touaregs portent sur l’obtention d’un certain contrôle sur l’extraction d’uranium et la répartition des recettes qu’ils génèrent. Des explorations importantes de pétrole et de gaz naturel, également dans le nord, ont été aussi menées récemment.
La nation est aussi un élément clé dans la « Coopération contre le terrorisme Trans-Sahara des etats-unis »créé en 2005 (d’abord comme Initiative contreterrorisme Trans-Sahara), qui a résulté de l ’«  Initiative pan-Sahel  » pour 2003-2004.
En mai, les « opérations spéciales de commandement en Europe, des États-Unis »a lancée l’« Trans-Sahara Counterterrorism initiative » en envoyant 1.000 soldats des forces spéciales au Nord-Ouest de l’ Afrique pour l’ « Opération Flintlock » (« Opération Gun Spark ») afin de former les forces armées du Mali, Algérie, Tchad, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tunisie, les sept membres de départ africains de la « Trans-Sahara Counterterrorism initiative », qui, dans son format actuel comprend également le Burkina Faso, le Maroc et le Nigeria. La Libye sera bientôt introduite dans ce format ainsi que la coopération militaire du dialogue méditerranéen de l’OTAN.
Les Forces Spéciales des Etats-Unis ont mené la première de ce qui est devenue les « Opérations Flintlock » annuelles d’ exercices de contre-insurrection avec les nations mentionnées dans le Sahel et le Maghreb. L’année suivante, l’OTAN a mené des jeux de guerre à grande échelle de la «  Steadfast Jaguar  » dans l’île du Cap-Vert pour lancer la Force de réaction de l’OTAN, en vertu de laquelle elle a façonné la Force africaine auxiliaire.
« Flintlock 2007 » et « 2008 » ont eu lieu au Mali. «  Flintlock 10  » dans plusieurs pays africains dont le Mali.
Le 7 Février de cette année, les États-Unis et le Mali ont lancé l’exercice de parachutage conjoint «  Atlas Accord 12  » dans la nation africaine, mais le « Flintlock 12 », prévue pour au plus tard ce mois-ci, a été reportée en raison des combats dans le nord. Devaient y être impliqués seize pays, y compris plusieurs des principaux alliés des États-Unis dans L’OTAN.
Le « Flintlock 11 » l’an dernier comprenait des unités militaires provenant des États-Unis, Canada, France, Allemagne, Hollande, Espagne, Mali, Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie, le Nigeria et le Sénégal.
Lorsque l’AFRICOM est devenu un « Commandement de combat unifié indépendant » le 1er Octobre 2008, le premier nouveau commandement militaire régional des États-Unis mis en place à l’étranger dans l’après-guerre froide, l’ « AFRICOM and Special Operations Command Africa’s Joint Special Operations Task Force-Trans Sahara » a pris le contrôle des exercices « Flintlock » du « Commandement européen des États-Unis » et du « Commandement européen des opérations spéciales des Etats-Unis ».
En 2010, l’AFRICOM a annoncé que le « Commandement des opérations spéciales en Afrique » va prendre le contrôle de la « Task Force d’opérations spéciales Trans Sahara (JSOTF-TS) » et du « commandement des Operations spéciales et contrôle des éléments-Corne de l’Afrique (SOCCE-HOA). »
L’année dernière, la page Web de l’AFRICOM a écrit :
« Réalisé par Special Operations Command AfricaFlintlock est un exercice multinational interarmées pour améliorer l’échange d’informations aux niveaux opérationnel et tactique dans la région du Sahara, tout en favorisant une collaboration et coordination plus accrue. Il met l’accent sur l’interopérabilité militaire et la capacité d’intervention pour les États-Unis et les pays partenaires américains et européens, et les unités sélectionnées dans le Nord et Afrique de l’Ouest. »
Bien que le but déclaré de la Coopération « Trans-Sahara Counterterrorism » et de ses exercices multinationaux « Flintlock  » est de former les militaires des pays du Sahel et du Maghreb dans la lutte contre les groupes extrémistes islamiques de la région, en fait, les États-Unis et leurs alliés ont livré une guerre contre le gouvernement libyen l’année dernière avec l’appui d’éléments similaires, et l’application pratique de la formation militaire et le déploiement du Pentagone en Afrique du Nord et de l’Ouest a été la lutte contre les milices touaregsplutôt que des groupes comme « Al-Qaïda du Maghreb islamique » ou « Boko Haram » au Nigeria.
Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont également effectués et appuyé d’autres exercices militaires dans la zone à des fins similaires. En 2008, la « Communauté économique des États d’Afrique occidentale » (CEDEAO), groupe économique régional qui a été formé par la « Force auxiliaire d’ Afrique de l’Ouest » soutenu par les US et l’OTAN a mené un exercice militaire appelé «  Jigui 2008  » au Mali, « soutenu par les gouvernements des pays hôtes ainsi que la France, le Danemark, le Canada, Allemagne, Hollande, Royaume-Uni, États-Unis et l’Union européenne », comme l’a rapporté l’agence Ghana News à l’époque.
AFRICOM mène également exercice multinational de l’ « Afrique Endeavor » interopérabilité des communications principalement en Afrique de l’Ouest. La conférence de planification a eu lieu l’an dernier à Bamako, capitale du Mali et, selon l’armée US en Afrique, « a réuni plus de 180 participants provenant de 41 pays africains, d’Europe et d’ Amérique du Nord ainsi que des observateurs de la Communauté économique des Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), la Force auxiliaire Afrique de l’Est et de l’OTAN pour planifier les tests d’interopérabilité des systèmes de communication et d’information des nations participantes. » L’exercice principal a également été mené au Mali.
L’armée US est installée dans ce pays depuis au moins 2005 et Voice of America a révélé que le Pentagone avait « mis en place un centre temporaire d’opérations dans une base aérienne près de Bamako au Mali. L’installation fournira des services de soutien logistique et d’urgence pour les troupes américaines pour former les forces locales dans cinq pays de la région. »
L’année suivante, Commandement Européen des États-Unis et le chef du Commandant suprême de l’OTAN en Europe le général James Jones des Marines premier conseiller de sécurité nationale de l’administration Obama, «  a fait cette révélation [que] le Pentagone veut avoir accès à des bases ... aux Sénégal, Ghana, le Mali et le Kenya et d’autres pays africains », selon un article au Ghana Web.
En 2007, un soldat du premier bataillon, Groupe spécial de Forces 10 basé à Stuttgart, en Allemagne, qui abrite le siège de l’AFRICOM, est mort à Kidal, au Mali, où l’on combat en ce moment. Sa mort a été attribuée à un « incident non liés au combat ». L’année suivante, un soldat du programme d’aide militaire et de formation des Forces canadiennes a aussi perdu la vie au Mali.
L’année dernière, le Régiment d’opérations spéciales du Canada a envoyé des troupes dans la zone de conflit dans le nord du Mali pour ce qui a été décrit comme « une mission permanente ». Des Forces du Régiment canadien d’opérations spéciales a également participé à l’exercice «  Flintlock 11  » au Sénégal.
En Septembre 2007, un avion US de transport militaire, un Hercule C-130, a été touché par des tirs de fusil tandis qu’il parachutait du matériel aux troupes maliennes assiégées par les forces touareg.
Selon Stars and Stripes :
« L’avion et son équipage appartenant au 67è Escadron d’Opérations Spéciales, étaient au Mali dans le cadre d’un exercice déjà prévu appelé « Flintlock 2007 » ... les troupes maliennes ont été cernées dans leurs base dans la région de Tin-Zaouatene près de la frontière algérienne par des combattants armés et ne pouvaient pas se ravitailler ... Le gouvernement du Mali a appelé les forces des États-Unis pour que soit mené un parachutage ... »
En 2009 aux États-Unis annoncé qu’elles avaient fourni au gouvernement du Mali plus de 5 millions de dollars en nouveaux véhicules et autres équipements.
Plus tard la même année sur le site de la Force aérienne US en Europe a été rapporté :
« La première mission du C-130J Super Hercules en appui de la Force Aérienne des États-Unis en Afrique, ou 17è Air Force, a ouvert la porte à la future coopération de soutien entre la 86e Airlift Wing et les futures missions en Afrique.

« Le commandant de bord de la mission, le Major Robert May du 37ème escadron Airlift, et son équipage ont reçu l’ordre de voler au Mali le 19 Décembre pour ramener à la maison 17 soldats qui aidaient à la formation des forces maliennes. »
Les États-Unis ont été impliqués dans la guerre du Mali pendant près de douze ans.Les histoires récentes sur des atrocités dans les médias occidentaux alimenteront la demande d’ intervention sous la « responsabilité de protéger » dans le style de celles de la Côte d’Ivoire et de la Libye l’an dernier et de fournir un prétexte à une intervention militaire des Etats-Unis et des pays de l’OTAN.
C’est possible que l’AFRICOM soit entrain de planifier sa prochaine guerre.
Rick Rozoff, est un militant pour la paix et analyste des affaires internationales depuis quarante ans, a envoyé cet article à Media Monitors Network (MMN) de Chicago, Illinois, Etats-Unis.
Media Monitors Network. Chicago, le 16 février 2012.
Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi
El Correo. Paris, le 23 février 2012.

Notes

[1] Le peuple touareg ou imuhaghamazighs est un peuple berbère qui habite le nord et l’ouest du Sahara et du Sahel septentrional. Pour les Touareg, le Sahara n’est pas un désert, mais, un ensemble de plusieurs et ils font la différence entre de nombreux déserts plus ou moins arides, plats ou montagneux. La langue des Touaregs ou Tamasheq est un groupe de variantes berbères - le amazighs, le tamahaq et Tamajaq (ou tamajaght). Appartenant à la famille des langues afro-asiatiques. Les variantes touareg sont les seules du groupe berbère à avoir conservé la forme écrite de l’alphabet libyco-berbère, également appelé tifinagh, dont l’utilisation a été documentée depuis le troisième siècle Av JC jusqu’au troisième siècle après JC. tout au long de l’Afrique du Nord et dans les îles Canaries. Elle est d’origine punique

jeudi 23 février 2012


MSF et Amnesty confirment les bombardements de civils touaregs par l’aviation malienne.

Dans une dépêche, datée du 23 février, l’AFP rend compte de communiqués de Médecins sans frontières (MSF) et Amnesty International qui confirment l’attaque de civils par l’armée malienne faisant au moins un mort.
Ainsi MSF et Amnesty viennent confirmer les allégations du MNLA qui, depuis plusieurs jours, essayent d’attirer l’attention de l’opinion sur l’attitude lâche de l’Etat malien qui n’hésitent pas à utiliser son aviation contre des civils ce que Amnesty qualifie de "violation des lois humanitaires internationales".

Ci-après, nous publions la dépêche de l’AFP.

La Rédaction. 


Dépêche de l’AFP.

MALI : UN MORT ET DIX BLESSÉS DANS LE BOMBARDEMENT D’UN CAMP DE DÉPLACÉS

DAKAR - Une fillette est morte des suites de ses blessures et 10 personnes ont été blessées, surtout des femmes et des enfants, lors du bombardement mercredi par l’armée malienne d’un campement de déplacés civils près de Kidal (nord-est du Mali), a annoncé jeudi Médecins sans frontières (MSF).
Le campement attaqué, Ag Haross Kayone, se trouve à environ 20 km de Kidal. Il hébergeait une vingtaine de familles de la ville ayant fui les combats entre l’armée malienne et le MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad), un mouvement rebelle touareg, indique MSF dans un communiqué.
Les équipes de MSF et du ministère de la Santé malien sur place ont pris en charge 11 blessés, presque exclusivement des femmes et des enfants, dont une fillette qui est décédée de ses blessures, ajoute MSF en précisant que 3 sont dans un état grave.
Les membres de MSF et du ministère malien ont pu apporter les premiers soins et ont transféré deux de ces blessés vers l’hôpital de Kidal, ajoute le texte.
Le campement où se trouvaient ces civils touareg a été la cible de tirs d’hélicoptères de l’armée malienne aux alentours de 16H00 (locales et GMT), selon MSF.
Cité dans le communiqué, Michel Olivier Lacharité, responsable des programmes MSF au Mali, demande à toutes les parties au conflit de faire preuve de retenue dans l’usage de la violence et de maintenir une distinction entre combattants et non combattants.
Dans un autre communiqué, Amnesty international a confirmé cette information en précisant que la fillette tuée avait 4 ans et qu’il y avait eu au moins 12 blessés, sans compter les dizaines de chameaux et de chèvres tués, moyens de subsistance des Touareg.
Le gouvernement malien doit mettre fin immédiatement aux bombardements contre la population civile dans le nord du pays, ajoute Amnesty qui rappelle que de tels bombardements sont une violation des lois humanitaires internationales.
Le Mali est confronté depuis le 17 janvier à des attaques de rebelles touareg contre plusieurs localités et objectifs de l’armée dans sa partie nord.
Les assauts sont menés par des hommes du MNLA et d’autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi.
Les affrontements entre rebelles et armée malienne ont poussé des dizaines de milliers d’habitants à fuir ces zones, dans des campements de déplacés en territoire malien, et dans des pays voisins, Niger, Mauritanie et Burkina Faso.
(©AFP / 23 février 2012 - 19h15) 


- Lire notre article à ce sujet :

- L’aviation malienne s’attaque à des civils touaregs.

NO COMMENT:l'armée malienne KO se cherche...
Situation sécuritaire au Nord – Mali : Le Colonel Gamou abandonne sa position de Tessalit
http://www.malijet.com/a_la_une_du_mali/39241-situation-s%C3%A9curitaire-au-nord-%E2%80%93-mali-%3A-le-colonel-gamou-abandonn.html 
Par 22 Septembre il ya 12 heures 54 minutes
Taille de la police:
Colonel Gamou

Rappelez-vous, chers lecteurs, notre précédente édition (N° 244 du lundi 20 février 2012) dans laquelle nous titrions à la Une: «Evolution de la situation au Nord, Léré reprise par le MNLA, Inhalil occupée…». Dans cet article, nous écrivions ceci: «…Tessalit enfin libéré». Tel n’est véritablement pas le cas.

Le camp militaire «Amachach» de Tessalit est ainsi actuellement occupé par des militaires maliens que les rebelles cherchent à affamer par la technique d’encerclement. Les avions militaires, conduits semble t-il par des Ukrainiens, y ont fait un tour dans la journée du mercredi 15 février, pour favoriser l’entrée de Gamou dans la ville. Mais ils ont failli être touchés par des roquettes. Ils ne sont donc plus revenus et la mission de Gamou n’a pas été un franc succès, puisqu’il a été obligé de se replier autour d’un oued pour, au moins, profiter de la présence d’eau. Cependant, au cours de la bataille qu’il a menée avant d’arriver sur cette position, «beaucoup de rebelles ont été tués et des prisonniers ont été faits dans le camp des ennemis», selon des sources militaires.
La bataille de Tessalit en cours est épouvantable pour les deux parties. En effet, pour les besoins de la cause, le MNLA a fait appel au ban et à l’arrière ban de ses troupes. Une bonne partie de ses combattants serait arrivée à Tessalit avec un armement impressionnant et serait vraisemblablement sur une position favorable.
Impossible pour Gamou d’avancer, même avec les renforts conduits par le Colonel Ould Meydou. Sans l’appui des avions militaires, lesquels s’adonnent à la prudence, dans une zone défavorable et avec des ennemis hyper armés. A quand donc la fin de cette bataille? Et à quand la libération de Ménaka, de Tinzawatten, d’Inhalil et de Léré ?


Ces questions restent sans réponses et l’inquiétude va grandissante. Parce que le Colonel-Major Elhadj Gamou, sur lequel l’armée compte pour reprendre Tessalit, a abandonné sa position pour se retrouver, depuis l’après-midi du lundi 20 février, à Gao. Le Colonel Ould Meydou, qui était allé à sa rescousse, l’a rencontré à Annefis et les deux convois ont fait le chemin du retour ensemble. Selon certaines informations, les éléments de Gamou l’ont pressé pour rentrer et réclamer une relève. Ils considèrent qu’ils ne sont pas les seuls militaires de l’armée malienne et que Gamou n’est pas le seul Colonel-Major. Face à leur insistance, Gamou était contraint de se replier sur Gao pour résoudre cette problématique et trouver des hommes plus engagés, plus volontaires et plus patriotes, qui entendent se battre pour la République.


Ould Meydou, avant son départ vers Gamou, avait eu le même problème, selon des sources militaires concordantes. En effet, il semble que tous les hommes désignés pour batailler se soient désistés et qu’Ould Meydou ait même montré sa déception et son indignation face à cette situation. En clair, il faut le dire, des militaires refusent de mourir pour la patrie, au moment où ATT, il faut le reconnaitre, a mis tout les moyens de l’Etat à leur disposition. Que veulent-ils alors? Que cache cette désinvolture? A ce rythme, aucune ville prise ne sera libérée et d’autres localités pourraient, dans ce contexte, être annexées par le MNLA. Cependant, il y a une nouvelle encourageante: des Bérets rouges ont quitté la région de Sikasso et Bamako, en début de semaine, pour participer aux combats futurs.
En outre, au moment où nous mettions sous presse, il nous est revenu qu’une colonne de trente véhicules aurait été aperçue vers l’Est de Kidal, à 30 km environ de la ville. Résultat: les avions sont aussitôt entrés en mouvement.


Quarante-huit heures auparavant, une autre colonne de 10 véhicules, avec à leur tête, Iyad Ag Aghaly, aurait été vue à 20 km de Kidal, plus précisément à Djounhane (montagne) et à Intadeïné (Ouesd), deux hameaux situés à l’Est de la capitale de l’Adrar des Ifhogas.
Vivement que le tout nouveau ministre de la Défense, le Général Sadio Gassama mette de l’ordre dans sa maison pour la réunification du pays, dont une bonne partie du Nord-Est est occupée par des forces rétrogrades. A suivre.


Chahana Takiou

Interview d'Alhousseini Ag Abdoullahi (dit Abdellah), musicien et chanteur de Tinariwen
Propos recueillis par : Sarah H.


« Si le peuple a besoin de nous armés plutôt que musiciens, nous irons au front ! »
Arrivé à Tamanrasset quelques heures avant son concert, Alhousseini Ag Abdoullahi, figure incontournable du groupe Tinariwen, nous a généreusement reçus chez-lui où nous avons pu discuter, autour d’un couscous convivial, des questions brûlantes qui entourent aujourd’hui son engagement artistique mais aussi… armé !
Entretien réalisé par : Sarah Haidar
Algérie News : Jusqu’à tard dans la journée de samedi, l’on n’était pas sûr que Tinariwen allait se produire à Tamanrasset, notamment avec l’absence confirmée d’Ibrahim. Cette confusion est-elle liée à la situation actuelle au Mali ?
Abdellah : Vous savez, nous sommes au début d’une guerre. La guerre est comme la paix, elle a besoin de temps pour s’installer. Une fois qu’elle est bien là, on peut s’adapter et mener notre carrière parallèlement. Or pour le moment, cela fait seulement deux semaines que les hostilités ont débuté et lorsque l’on a été au pays, on a du mal à quitter le quitter car on veut être constamment auprès des nôtres afin d’avoir les nouvelles par nous-mêmes et non pas par la voie d’intermédiaires. C’est cela qui a perturbé notre participation à ce festival qui, du reste, a beaucoup de mérite  et a une envie sincère d’inviter Tinariwen. Nous sommes quand même venus bien qu’en nombre réduit.
Serait-ce la seule raison qui a motivé l’absence d’Ibrahim Ag Alhabib ou y aurait-il d’autres facteurs, notamment politiques (Je pense à la rumeur folle sur son ralliement à l’armée des rebelles) ?
Ibrahim n’a pas de problèmes politiques avec l’Algérie. C’est quelqu’un qui voit ses amis en guerre, et qui veut toujours avoir de leurs nouvelles. Moi-même, j’ai eu beaucoup de mal à quitter le Mali, car ce qui s’y passe actuellement me concerne directement. Alors, quand on en est loin, on ne se sent pas bien sa peau et on a beaucoup de difficultés à travailler sereinement. Comme je vous l’ai dit, la situation actuelle est assez préoccupante : l’armée des rebelles fait face au mouvement de l’Azawad sur un plateau désert, et l’on s’attend chaque jour à ce qu’il y ait un affrontement sanglant qui pourrait coûter la vie à nos frères.  Ibrahim est dans le même esprit, il se sentirait coupable s’il quittait le Mali à ce moment crucial.
Est-ce que cette situation aura  un impact négatif sur votre tournée internationale qui doit commencer demain ?
Je pense que nous pouvons plus aider notre peuple à l’étranger qu’à l’intérieur du pays mais cela ne nous empêche pas d’avoir des inquiétudes et des remords qui peuvent nous harasser durant une tournée : on se sent coupable d’avoir laissé une telle situation derrière soi pour aller chanter ailleurs.

Si l’affrontement a lieu, quelle sera la position de Tinariwen ?
Nous soutenons de tout cœur la cause du MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad, ndlr) qui représente aujourd’hui toute la communauté Tamasheq. Notre groupe supporte toujours les revendications du peuple. 

Qu’en est-il de la possibilité que Tinariwen reprenne les armes ?
Elle est bien réelle. Vous savez, nous sommes des artistes militaires ! En 1992, nous avons vu que nous serions beaucoup plus utiles à la cause en diffusant notre culture à travers le monde. Aujourd’hui, si nous voyons que nos frères ont besoin de nous armés plutôt que musiciens, nous irons au front car nous sommes toujours prêts à répondre à l’appel de la préservation de notre territoire, de nos valeurs et de notre culture. C’est ce que nous faisons à travers la musique et nous le ferons encore avec les armes !

Vous venez de recevoir le prix prestigieux des « Grammy Awards » pour votre dernier album. Envisagez-vous de mettre cet argent au service de votre peuple qui est à l’orée d’un drame humanitaire ?
Bien sûr ! Nous sommes là pour l’Azawad, et ce depuis le début. Nous n’avons jamais quitté le terrain et nous mettrons tout ce qui est entre nos mains au service de cette cause. La défense de notre culture et de notre peuple est l’esprit même de Tinariwen ; certes, nous avons signé des accords de paix avec le gouvernement malien, mais lorsque l’on voit que cette paix n’a plus raison d’être, il faut revenir au combat !
S. H.

Avec Al Husseini Ag Abdoullahi 

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 Texte      

Mali: un mort et dix blessés dans le bombardement d'un camp de déplacés


DAKAR - Une fillette est morte des suites de ses blessures et 10 personnes ont été blessées, surtout des femmes et des enfants, lors du bombardement mercredi par l'armée malienne d'un campement de déplacés civils près de Kidal (nord-est du Mali), a annoncé jeudi Médecins sans frontières (MSF).

Le campement attaqué, Ag Haross Kayone, se trouve à environ 20 km de Kidal. Il hébergeait une vingtaine de familles de la ville ayant fui les combats entre l'armée malienne et le MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad), un mouvement rebelle touareg, indique MSF dans un communiqué.

Les équipes de MSF et du ministère de la Santé malien sur place ont pris en charge 11 blessés, presque exclusivement des femmes et des enfants, dont une fillette qui est décédée de ses blessures, ajoute MSF en précisant que 3 sont dans un état grave.

Les membres de MSF et du ministère malien ont pu apporter les premiers soins et ont transféré deux de ces blessés vers l'hôpital de Kidal, ajoute le texte.

Le campement où se trouvaient ces civils touareg a été la cible de tirs d'hélicoptères de l'armée malienne aux alentours de 16H00 (locales et GMT), selon MSF.

Cité dans le communiqué, Michel Olivier Lacharité, responsable des programmes MSF au Mali, demande à toutes les parties au conflit de faire preuve de retenue dans l'usage de la violence et de maintenir une distinction entre combattants et non combattants.

Dans un autre communiqué, Amnesty international a confirmé cette information en précisant que la fillette tuée avait 4 ans et qu'il y avait eu au moins 12 blessés, sans compter les dizaines de chameaux et de chèvres tués, moyens de subsistance des Touareg.

Le gouvernment malien doit mettre fin immédiatemment aux bombardements contre la population civile dans le nord du pays, ajoute Amnesty qui rappelle que de tels bombardements sont une violation des lois humanitaires internationales.

Le Mali est confronté depuis le 17 janvier à des attaques de rebelles touareg contre plusieurs localités et objectifs de l'armée dans sa partie nord.

Les assauts sont menés par des hommes du NLA et d'autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi.

Les affrontements entre rebelles et armée malienne ont poussé des dizaines de milliers d'habitants à fuir ces zones, dans des campements de déplacés en territoire malien, et dans des pays voisins, Niger, Mauritanie et Burkina Faso.


(©AFP / 23 février 2012 19h15) 


Le Mali cherche une immunité parlementaire au baron de la drogue Ould Awainat


Il y a deux mois, nous faisions état d'un accord secret entre le Mali et l'industrie du crime organisé du pays qui consistait en la libération des deux barons du trafic de drogue en échange de la formation de milices Maures pour combattre aux côtés de l'armée Malienne. Aujourd'hui, le Mali creuse encore plus dans le puits de l'irresponsabilité en voulant octroyer une immunité parlementaire au narcotrafiquant Mohamed Ould Awainat.
Le Samedi 7 Janvier 2012, Toumast Press annonçait en exclusivité la prochaine libération de deux Mauresarrêtés dans le cadre des pressions occidentales suite à l'affaire "Air Cocaïne". Avant d'être confirmé plusieurs semaines plus tard par des journaux Maliens, nous annoncions les termes de l'accord comme suit:
- Le Gouvernement Malien libère les deux barons du trafic de la drogue (Mohamed Ould Owainat et un Malien originaire de Lâayoune au Sahara Occidental) arrêtés dans l'Affaire d'Air Cocaïne, ce Boeing 727 transportant de la drogue et dont l'épave calciné fut retrouvé à Tarkint, à 150 km de Gao.
- En contrepartie, la communauté Maure forme des milices qui combattront le MNLA
Comme prévu, ces milices ont été formées et ont combattu sous les ordres du Colonel-Major Abderahmane Ould Meydou en lieu et place du gros du contingent de l'armée Malienne. Mais la quasi-totalité de ces milices ont été anéanties lors des embuscades tendues par les brigades du MNLA dans la nuit du 17 au 18 Janvier vers Ménaka, et le 20 Janvier vers Aguelhoc.
L'anéantissement des milices Maures, ajoutée au traumatisme du Colonel-Major Ould Meydou qui n'a plus participé à des combats depuis le 20 Janvier a fait du Colonel-Major Al-Haji Ag Gamou l'homme de la dernière chance pour le Mali. Après l'échec de la mission de ce dernier qui n'a pas pu ravitailler le camp militaire Amashash de Tessalit il y a 3 jours, le gouvernement Malien se retrouve encore une fois obligé de sortir du sentier de la légalité; sentier, qui rappelons le, il emprunte très rarement.
C'est ainsi que rentre en scène Ben Maouloud, bras droit du Président Malien Amadou Toumani Touré. Ce dernier contacte l'homme de terrain Baba Ould Achouekh, maire de la commune de Tarkint, et véritable cerveau des relations privilégiées entre la présidence Malienne et le milieu des crimes organisés. Pour rappel, Baba Ould Achouekh est l'auteur de l'enlèvements des 4 otages européens dans le Sahel précisément à la frontière entre le Mali et le Niger le 22 Janvier 2009. Après avoir les avoir enlevés, Baba Ould Achouekh passera de l'autre côté de la table en devenant le négociateur en chef pour leur libération des mains d'Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Il ne réussira cependant pas à faire libérer l'Anglais Edwin Dyer qui sera assassiné en Juin 2009 par Abou Zeid -un chef radical d'AQMI- après le refus du gouvernement britannique de payer une rançon à l'organisation terroriste.
Après avoir été contacté par le bras droit du Président Malien, Baba Ould Achouekh contactera à son tour le baron de la drogue récemment libéré Mohamed Ould Awainat. De son vrai nom Mohamed Ould Sidahmed, il affirmera à son interlocuteur que la condition sine qua non à toute coopération de sa part sera l'obtention d'une garantie de ne plus être inquiété par les justices occidentales qui l'ont dans leur ligne de mire dans le cadre des dizaines de vols d'Air Cocaïne.
Ne reculant devant rien, la présidence Malienne a donné l'assurance à Mohamed Ould Awainat qu'il sera élue lors des échéances de Mars 2012 à Bourem comme Haut Conseiller aux Collectivités Territoriales, l'équivalent du Senat dans le système administratif Français. L'élection à ce poste lui permettra d'obtenir une immunité parlementaire qui le protègera de toute poursuite judiciaire nationale et internationale. En échange, le baron de la drogue permettra le recrutement d'autres milices Maures pour combattre le MNLA en lieu et place de l'armée Malienne.
Cette immunité parlementaire permettra à Mohamed Ould Awainat d'accroitre encore plus son trafic de drogue, et de favoriser le terrorisme dans la région. Outre son proche Baba Ould Achouekh impliquer dans l'enlevement des 4 touristes occidentaux, il est à noter que Mohamed Ould Awainat est le cousin germain d'Ahmed Boufalja, qui est l'auteur de l'enlèvement à Niamey pour le compte d'AQMI d'Antoine de Léocour et Vincent Delory, deux ressortissants français qui perdront la vie lors d'une opération millitaire conjointe du Niger et de la France. Si ce baron de la drogue obtient une immunité parlementaire, ceci n'entrainera qu'encore plus de chaos dans la région étant donné que l'homme est une pièce incontournable du crime organisé au Mali et dans le Sahel.
Vu les liens confirmés entre Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et Boko Haram, nous attirons l'attention du Nigeria sur cette affaire qui ne fera qu'augmenter la menace dont elle fait face. Aux chancelleries occidentales soucieuses de la non-prolifération terroriste dans le Sahel, nous demandons de mettre tout leur poids dans la balance pour que non seulement Mohamed Ould Awainat n'obtienne pas une immunité parlementaire, mais pour qu'aussi il retourne en prison, place qu'il aurait toujours dû être dans tous les états soucieux du droit.

Par Alghatek Ag Emasseye

[Photos] Des civils victimes des tirs de l'armée malienne

Des hélicoptères de guerre maliens ont bombardé ce mercredi 22/02 un campement nomade dans l'Azawad, à l'est de la ville de Kidal, Ighouzar près du puit d'Agharaous.

Nous publions aujourd'hui les photos d'une femme, Fadimoutou Walet Mohamedine, ainsi qu'un enfant, Safi Walet Ahmedou, ciblés par ces tirs de l'armée malienne. Safi a succombé à ses blessures, elle avait moins de 5 ans.
Le MNLA dénonce fermement ces crimes lâches de l'armée malienne. Nous en appelons à la communauté internationale ainsi qu'aux organisations de la société civile afin d’intervenir pour que cessent ces actes de barbaries du Mali contre les populations civiles de l'Azawad.
La visualisation de ces photos est déconseillée aux personnes sensibles.



LIBYE / TCHAD - 
Article publié le : jeudi 23 février 2012 - Dernière modification le : jeudi 23 février 2012

Libye : le conflit entre Toubous et Zouwaya dans le sud continue à faire des victimes

Par RFI
Depuis dix jours, dans le sud de la Libye, des affrontements violents opposent deux tribus. Les combats pour contrôler notamment cette zone stratégique auraient fait plus de 100 morts et un grand nombre de blessés selon un chef tribal.
 

Les combats des derniers jours entre la tribu arabe des Zouwayas et celle des Toubous ne sont pas les premiers. Conflit pour des terres, conflit ethnique... en 2008, ces groupes s'affrontaient déjà violemment.
Pour Hassan Idriss Kachala, représentant de la société civile dans le nord du Tchad où se réfugient des familles Toubous, c'est une rixe entre familles des deux camps qui aurait déclenché les récentes hostilités : «Au départ, il y a un Tchadien qui a été tué par un Libyen et la famille du disparu, les Toubous, pour se venger, a fait tuer deux Libyens... Les Tchadiens, les autres noirs qui sont là-bas, sont chassés comme des chiens, comme des animaux. C'est ça qui a soulevé la guerre... »
Le second aspect de ce conflit tribal est économique. Proche des réserves de pétrole, d'eau, carrefour commercial entre la Libye, le Tchad, le Soudan, l'oasis de Koufra attise les convoitises. Pour le chercheur Patrick Haimzadeh, la rivalité est entre Toubous et Zouwayas est exacerbée par la lutte actuelle pour le contrôle des différents trafics : «Les Toubous avaient un rôle important dans le régime Kadhafi. Ce qui s’est passé, c’est que toutes les cartes sont rebattues et chacun essaie de se positionner pour le contrôle de ces trafics. C’est la problématique de ces minorités qui risquent de se retrouver des victimes dans la Libye post-Kadhafi
Depuis Tripoli, le CNT qui confirme la violence des combats, n'a pas prévu pour le moment de médiation entre les tribus Zouwaya et Toubou.
TAGS: LIBYE - TCHAD
FICHE PAYS :

Communiqué N°7 du 22/02/2012-MNLA

Des hélicoptères de guerre Malien ont  bombarder  ce jour-ci un  campement nomade  à l'Est de la ville de Kidal à  Ighouzar près du puit de Agharous .
Le bilan  est le suivant :
• Sept (07) personnes grièvement blessées et dans un état critique,
• Deux (02) femmes tuées,
• Et un nombre important de  troupeaux  décimés.
Faute de pouvoir combattre l’armée  de libération de l’Azawad, les avions de guerre du Mali, s’empennent depuis plus de deux (02) semaines aux populations civiles et à leurs patrimoines.
Nous confirmons et informons l’opinion Nationale et International,  que ces avions sont pilotés par des mercenaires ukrainiens qui sont entrain de tuer les populations civils de l’Azawad.
Ces actes témoigne une fois de plus de la barbarie de l'armée malienne face à des populations civils qui ont pour seul tord d'être  des "Touaregs".
Nous lancons un appel urgent aux Organisation des Droits Humains enfin  d’intervenir pour faire arrêté ces actes de barbaries contre les populations civiles.
Nous interpellons  et exhortons les  Pays de la sous région et la communauté internationale  de ne pas rester inactifs face à l’utilisation des  hélicoptères de guerre contre des populations civiles. Ces actes ne sauraient être justifiés.
Chargé de communication
Bakaye AG Hamed Ahmed

mercredi 22 février 2012


The Dark Sahara un témoignage de Jeremy Keenan à Democracy Now 3/3



Africom Algeria AQMI un témoignage de Jeremy Keenan à Democracy Now 2 3...

The Dark Sahara un témoignage de Jeremy Keenan à Democracy Now 1/3

N°1/image publieé par maliweb en date du 21/12/2012 avec comme titre:

Situation au Nord-Mali: La France complice ?:à defaut de faire face sur le terrain on se cherche des boucs émissaires et non des moindres..y compris ceux qui essaient de vous tirer de la m..


 N°2/ 

Massacre à Aguel’hoc: La Commission remet son rapport au Président ATT

Rubrique: Nord-Mal:ZOOM sur la "dite commision"Le ridicule ne tuant pas voila" une commission composée des officiers militaires et para-militaires qui "enquete" sur les evenements d'Adjel hoc"ou leurs compagnons d'armes defaits par le MNLA se sont retrouvés à la merci des bombardements aeriens de Bamako qui en a profiter pour "maquillé" la defaite avec des images truqués.Plus partial tu meurs...et dire qu'avec ce rapport on essaie d'endormir la conscience collective sur les 20 années de cohabitaions avec Aqmi.
Dire que tous sont responsables des massacres des milliers de civiles femmes et enfants Touareg y compris leur président...à quand une justice pour vos crimes monsieurs de la commision???