TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
mercredi 7 avril 2010
Niger : le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) au carrefour de l’Histoire.
Abdoulahi ATTAYOUB
Niger : le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) au carrefour de l’Histoire.
mercredi 7 avril 2010
Au carrefour d’une Histoire très courte d’ailleurs, puisque nous fêtons cette année le cinquantième anniversaire de notre indépendance, et fort mouvementée, hélas ! l’Armée devant intervenir régulièrement dans les affaires de l’Etat pour rééquilibrer des dérives ou des dysfonctionnements que le personnel politique civil engendre ou n’est plus capable de réguler.
Au regard de cette instabilité politique désormais chronique, il convient de s’interroger sur les causes réelles qui poussent régulièrement nos dirigeants politiques à s’affranchir des textes qui organisent notre vie publique — textes forcément censés protéger à part égale tous les citoyens nigériens — pour se lancer à corps perdu dans des pratiques privilégiant des intérêts strictement personnels le plus souvent contraires à l’intérêt du plus grand nombre.
Il semble que l’une des raisons de cette incompréhension permanente entre les dirigeants politiques et les citoyens ordinaires, qui divise si fortement la société nigérienne, réside essentiellement dans le peu d’importance que ces mêmes dirigeants politiques, quels qu’ils soient d’ailleurs, accordent aux textes qui fondent notre démocratie. Et aussi dans la conscience que ces dirigeants ont du caractère très relatif de leur légitimité. Les conditions souvent hasardeuses dans lesquelles les institutions des Républiques précédentes ont été mises en place pourraient expliquer une grande partie ce relatif sentiment d’irresponsabilité.
Pour mettre un terme à ce cycle d’instabilités si préjudiciables au bon déroulement de la vie publique et à la gestion des ressources qui pourraient offrir de meilleures conditions de vie si elles étaient consacrées au bénéfice de tous les citoyens, les militaires seraient bien inspirés de prendre la dimension de la responsabilité qu’ils ont choisi de s’assurer. Ils devraient assumer devant le pays la totalité des actes nécessaires à la réconciliation des Nigériens entre eux et avec leur Etat. C’est seulement à cette condition qu’ils pourront prétendre innover et contribuer à doter le pays d’institutions réellement légitimes.
En effet, pour les autorités de transition, la priorité devrait être de doter le pays d’institutions suffisamment légitimes et solides pour assurer un fonctionnement durable et structurant de l’Etat. La question du calendrier est donc secondaire et ne devrait se poser que bien après ce travail accompli. Il est surprenant de constater que certains dirigeants pressent le CSRD de « rendre » le pouvoir au lieu de se pencher sur la meilleure manière de contribuer à l’avènement d’institutions sérieuses et susceptibles de garantir la stabilité du pays. L’empressement de ces leaders politiques à « reprendre » le pouvoir dénote un rapport malsain à la chose publique. Ces politiciens donnent l’impression de privilégier plus la gestion de leur carrière politique que la volonté de chercher à mettre un terme aux errements politiques de ces vingt dernières années.
Le CSRD et le gouvernement doivent se donner le temps nécessaire à la mise en place d’un Conseil consultatif capable de gérer cette transition dont la qualité déterminera la stabilité du pays par la suite. Toute erreur d’appréciation sur la nature de sa mission risquerait d’affaiblir considérablement la Constitution et les institutions à venir.
Quel rôle pour le Conseil consultatif ?
Dans l’esprit de la junte au pouvoir et de la classe politique, le Conseil consultatif aurait pour l’une de ses missions la rédaction des textes, notamment les textes de la nouvelle Constitution. Il semble pourtant plus indiqué que cette tâche revienne à une Assemblée élue qui serait suffisamment représentative pour décider de l’organisation des pouvoirs publics, en premier lieu la loi fondamentale qui régit le fonctionnement de l’Etat. Cette Assemblée s’entourerait des compétences techniques nécessaires à l’accomplissement de cette tâche.
Le Conseil consultatif pourrait donc se donner pour unique mission d’organiser l’élection d’une Assemblée constituante composée des représentants de toutes les sensibilités politiques du pays. Cette Assemblée ayant la légitimité ainsi affirmée pourrait se pencher sur la rédaction d’un texte constitutionnel qui sera soumis au peuple par voie référendaire. Les autres institutions de la République devraient être également l’émanation de cette nouvelle Constitution. Cette solution aurait pour avantage de doter la nouvelle Constitution d’une légitimité à la base, car nous savons par expérience que n’importe quel texte qui sera proposé au référendum sera plébiscité, quelles que soient par ailleurs sa qualité et les conditions de sa rédaction (se référer à toutes les Constitutions depuis la Conférence nationale !).
La Constitution ne peut pas se contenter d’être une simple série d’articles dont l’application suffirait à faire fonctionner un Etat. Elle doit être réellement l’émanation de la volonté du peuple dans toutes ses composantes. Sinon, elle sera toujours perçue comme une série de textes qui pourront être selon les circonstances et les intérêts particuliers transgressés, suspendus, annulés, violés en toute impunité… Dans un pays comme le Niger, la rédaction d’une Constitution ne saurait être qu’un acte technique comme un autre confié à des spécialistes plus ou moins inféodés à des clans politiques dont la conscience de l’intérêt du pays est très loin d’être une évidence au regard de notre histoire récente.
Abdoulahi ATTAYOUB Lyon (France)…
temoust
mardi 6 avril 2010
Niger/Mali : Une assistance pour plus de 100 000 victimes des violences et des difficultés économiques
CICR Comité International de la Croix-Rouge - 06/04/2010 15:57:49
Niger/Mali : Une assistance pour plus de 100 000 victimes des violences et des difficultés économiques
mardi 6 avril 2010
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance de vastes programmes d’assistance pour plus de 100 000 personnes touchées par les mauvaises conditions météorologiques et les violences dans le nord du Niger et au Mali.
Ces bénéficiaires font partie des millions de personnes - dont une majorité de fermiers et d’éleveurs - qui ont fortement souffert du manque de pluies et des difficultés économiques. De plus, dans certaines zones, les violences intercommunautaires continues ont aggravé leur situation.
La situation est particulièrement pénible dans le nord du Mali, dans les cercles d’Ansongo et de Ménaka, et dans le nord-ouest du Niger, surtout dans les départements de Ouallam et de Fillingué. Dans le nord du Mali, les statistiques officielles indiquent que plus d’un quart de million de personnes à Gao et Kidal connaissent l’insécurité alimentaire. Au Niger, le gouvernement estime que plus de la moitié de la population du pays souffre d’une insécurité alimentaire modérée à grave - soit quelque huit millions de personnes.
« En 2009, les pluies ont été irrégulières et d’environ 70% inférieures à la moyenne annuelle. En raison des conditions météorologiques et de la difficulté de se déplacer au milieu des violences, les récoltes ont été maigres et la nourriture commence à manquer, tandis que le bétail n’a pas suffisamment de pâturages », déclare Nicolai Panke, qui dirige les opérations du CICR au Mali et au Niger. Il ajoute que les violences intercommunautaires sporadiques ont contraint des milliers de personnes dans certaines zones à quitter leur foyer et à rejoindre les rangs des déplacés internes.
Le CICR lance un appel aux donateurs pour lever 23 millions de francs suisses, en plus du budget de près de 13 millions de francs initialement prévu pour 2010. Les fonds supplémentaires vont presque multiplier par trois le budget annuel en le portant à quelque 36 millions de francs.
Le CICR prévoit de distribuer des vivres pour près de 85 000 personnes pendant un maximum de huit mois. Il fournira en outre des semences, des outils, des formations et d’autres mesures de soutien pour 40 000 personnes afin de les aider à reprendre leurs activités agricoles. De plus, il achètera 22 000 têtes de bétail au prix d’avant la crise auprès de quelque 45 000 bergers nomades, ce qui réduira la taille de leurs troupeaux et leur permettra de préserver la vie des bêtes restantes, tout en contribuant à stabiliser les prix en injectant des liquidités dans l’économie locale. Par ailleurs, la viande des bêtes abattues sera distribuée aux personnes en détresse dans les communautés locales.
Bien que les affrontements entre les forces du gouvernement et les groupes d’opposition armés dans le nord du Niger et au Mali se soient calmés l’an dernier, des zones comme Ansongo au Mali et Tillabéry au Niger ont connu une résurgence des violences intercommunautaires, ce qui a contraint des milliers de personnes à fuir temporairement de leur foyer. « Nous aiderons non seulement les personnes déplacées qui ont perdu tous leurs biens, mais également les habitants vulnérables et les personnes rentrées chez elles, car eux aussi ont été durement frappés par la crise », explique M. Panke.
Le CICR est l’une des rares organisations humanitaires internationales présentes dans le nord du Niger et au Mali. Il travaille étroitement avec les Sociétés nationales des deux pays et coordonne ses activités avec les autorités chargées de la crise alimentaire.
Le CICR a ouvert sa délégation régionale à Niamey plus tôt cette année afin de répondre aux besoins en aide humanitaire engendrés par les affrontements entre les forces du gouvernement et divers groupes armés au Niger et au Mali. Ses délégués visitent les détenus afin de se rendre compte de leurs conditions de détention et du traitement qui leur est réservé. La délégation régionale assure en outre la promotion du droit international humanitaire auprès des forces armées et des groupes armés, et soutient la Croix-Rouge nigérienne et la Croix-Rouge malienne.
Niger/Mali : Une assistance pour plus de 100 000 victimes des violences et des difficultés économiques
mardi 6 avril 2010
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance de vastes programmes d’assistance pour plus de 100 000 personnes touchées par les mauvaises conditions météorologiques et les violences dans le nord du Niger et au Mali.
Ces bénéficiaires font partie des millions de personnes - dont une majorité de fermiers et d’éleveurs - qui ont fortement souffert du manque de pluies et des difficultés économiques. De plus, dans certaines zones, les violences intercommunautaires continues ont aggravé leur situation.
La situation est particulièrement pénible dans le nord du Mali, dans les cercles d’Ansongo et de Ménaka, et dans le nord-ouest du Niger, surtout dans les départements de Ouallam et de Fillingué. Dans le nord du Mali, les statistiques officielles indiquent que plus d’un quart de million de personnes à Gao et Kidal connaissent l’insécurité alimentaire. Au Niger, le gouvernement estime que plus de la moitié de la population du pays souffre d’une insécurité alimentaire modérée à grave - soit quelque huit millions de personnes.
« En 2009, les pluies ont été irrégulières et d’environ 70% inférieures à la moyenne annuelle. En raison des conditions météorologiques et de la difficulté de se déplacer au milieu des violences, les récoltes ont été maigres et la nourriture commence à manquer, tandis que le bétail n’a pas suffisamment de pâturages », déclare Nicolai Panke, qui dirige les opérations du CICR au Mali et au Niger. Il ajoute que les violences intercommunautaires sporadiques ont contraint des milliers de personnes dans certaines zones à quitter leur foyer et à rejoindre les rangs des déplacés internes.
Le CICR lance un appel aux donateurs pour lever 23 millions de francs suisses, en plus du budget de près de 13 millions de francs initialement prévu pour 2010. Les fonds supplémentaires vont presque multiplier par trois le budget annuel en le portant à quelque 36 millions de francs.
Le CICR prévoit de distribuer des vivres pour près de 85 000 personnes pendant un maximum de huit mois. Il fournira en outre des semences, des outils, des formations et d’autres mesures de soutien pour 40 000 personnes afin de les aider à reprendre leurs activités agricoles. De plus, il achètera 22 000 têtes de bétail au prix d’avant la crise auprès de quelque 45 000 bergers nomades, ce qui réduira la taille de leurs troupeaux et leur permettra de préserver la vie des bêtes restantes, tout en contribuant à stabiliser les prix en injectant des liquidités dans l’économie locale. Par ailleurs, la viande des bêtes abattues sera distribuée aux personnes en détresse dans les communautés locales.
Bien que les affrontements entre les forces du gouvernement et les groupes d’opposition armés dans le nord du Niger et au Mali se soient calmés l’an dernier, des zones comme Ansongo au Mali et Tillabéry au Niger ont connu une résurgence des violences intercommunautaires, ce qui a contraint des milliers de personnes à fuir temporairement de leur foyer. « Nous aiderons non seulement les personnes déplacées qui ont perdu tous leurs biens, mais également les habitants vulnérables et les personnes rentrées chez elles, car eux aussi ont été durement frappés par la crise », explique M. Panke.
Le CICR est l’une des rares organisations humanitaires internationales présentes dans le nord du Niger et au Mali. Il travaille étroitement avec les Sociétés nationales des deux pays et coordonne ses activités avec les autorités chargées de la crise alimentaire.
Le CICR a ouvert sa délégation régionale à Niamey plus tôt cette année afin de répondre aux besoins en aide humanitaire engendrés par les affrontements entre les forces du gouvernement et divers groupes armés au Niger et au Mali. Ses délégués visitent les détenus afin de se rendre compte de leurs conditions de détention et du traitement qui leur est réservé. La délégation régionale assure en outre la promotion du droit international humanitaire auprès des forces armées et des groupes armés, et soutient la Croix-Rouge nigérienne et la Croix-Rouge malienne.
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Ce lundi 5 avril 2010, s’est ouvert à Singapour le premier Forum économique Afrique-Asie du Sud-Est, l’Africaseac. Plus de deux cents participants du monde des affaires, de la banque, des gouvernements venus des deux continents sont réunis.
Les Etats Généraux de la Presse Nigérienne : communiqué final
http://www.liberation-niger.com/-02-04-10
Les Etats Généraux de la Presse Nigérienne : communiqué final
mardi 6 avril 2010
Du 29 au 31 mars 2010 se sont tenus, au Palais des Congrès de Niamey, les Etats Généraux de la presse nigérienne, placés sous le thème central de la dépénalisation des délits par voie de presse. Ces assises ont regroupé cent cinquante (150) participants et participantes issus des médias publics, privés, communautaires ; des organisations socioprofessionnelles des médias ; des administrations publiques ; des organisations de la société civile ; des organismes d’appui aux médias et des personnes ressources.
On note également la participation des délégués des organisations internationales, régionales et sous-régionales de défense de la liberté de la presse et d’expression.
La cérémonie officielle d’ouverture des travaux des Etats Généraux a été placée sous la présidence de SEM le Premier Ministre. Elle a été rehaussée par la présence des membres du CSRD, du Gouvernement et des représentants du corps diplomatique et institutions internationales accréditées au Niger. Dans son allocution d’ouverture, Son Excellence Monsieur le Premier Ministre a souligné l’enjeu des Etats Généraux, à savoir la dépénalisation des délits par voie de presse, afin de créer les meilleures conditions de travail et d’épanouissement des professionnels du secteur. Il a en outre informé les participants et participantes de la décision prise par le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie de rouvrir la Maison de la Presse, fermée depuis le 30 juin 2008.
Son Excellence Monsieur le Premier Ministre a, enfin, rassuré les participants de l’engagement du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie et du Gouvernement d’examiner dans les meilleurs délais les résultats issus de ces assises et surtout leur ferme volonté de donner une suite diligente et appropriée à la hauteur de leur pertinence.
Les participants et participantes aux Etats Généraux de la presse ont démarré leurs travaux en dressant un état des lieux de la presse nigérienne des indépendances à nos jours. Ils ont par la suite focalisé leurs travaux sur le thème central des Etats Généraux, à travers l’examen de l’avant-projet de texte portant dépénalisation des délits de presse au Niger. A l’issue de débats parfois houleux mais toujours riches et fructueux, les participants et participantes ont mis en place un comité restreint chargé de finaliser l’avant projet de texte sur la dépénalisation des délits de presse au Niger. En tenant compte des amendements formulés, l’avant projet de texte a été adopté par la plénière des Etats Généraux, au cours de la matinée du 30 mars 2010.
Au cours des trois jours des travaux, les participants et participantes aux Etats Généraux de la presse ont débattu de plusieurs autres questions vitales pour la famille de la nigérienne à savoir :
La Politique Nationale de Communication pour le Développement (PNCD)
La Régulation et l’Autorégulation des médias au Niger
La Convention Collective des Professionnels de la Presse
Le Financement des médias et la problématique de la publicité par voie de presse
Les statuts et la mission des Radios de proximité
Les enjeux, défis et opportunités des Technologies de l’Information et de la Communication Toutes ces présentations ont donné lieu à des débats à l’issue desquels des propositions ont été formulées. A la fin des travaux, les participants et participantes ont adopté quatre recommandations et une motion de remerciements.
Recommandation relative à l’indépendance des instances de régulation et d’autorégulation des médias
Considérant la mission des instances de régulation et d’autorégulation des médias en matière de promotion et de protection de la liberté de la presse ; en matière de garantie de l’indépendance des moyens de communication ; et de respect de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste ;
Considérant que ces instances ne peuvent efficacement remplir leurs missions que lorsqu’elles sont indépendantes des pouvoirs politiques et composées majoritairement des professionnels de la communication et des médias ;
Considérant la dissolution du Conseil Supérieur de la Communication et l’annonce de la mise en place prochaine d’un Observatoire National de la Communication ;
Considérant l’inexistence de fait d’un organe d’autorégulation des médias au Niger ;
Les participants et participantes aux Etats Généraux de la presse, tenus du 29 au 31 Mars 2010, au Palais des Congrès de Niamey :
1. Recommandent au Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie et au Gouvernement de Transition la mise en place d’un Observatoire National de la Communication réellement indépendant et composé majoritairement des professionnels des médias et de la communication ;
2. Recommandent aux professionnels des médias de s’atteler à la mise en place d’une instance d’autorégulation fonctionnelle, véritable tribunal de pairs dont la mission serait de contribuer au renforcement d’une presse libre, indépendante et professionnelle au service de la démocratie et du développement du Niger.
Fait à Niamey, le 31 mars 2010 Les Etats Généraux de la Presse
lundi 5 avril 2010
Rencontre d’échanges avec les Représentants des Ex Combattants Membres de la CERA
Lundi 05 Avril 2010 10:33-Niger Diaspora
Rencontre d’échanges avec les Représentants des Ex Combattants Membres de la CERA
lundi 5 avril 2010
Mot Introductif de Moustapha Kadi, Coordonnateur du CODDHD
Messieurs les Présidents, Membres de la Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA) ;
Mesdames, Messieurs les Membres du BNC/CODDHD ;
Monsieur le Président du Comité des Sages ;
Messieurs, Mesdames les Membres du Comité des Sages ; Mesdames,
Messieurs les Présidents et Représentants des Organisations Membres du CODDHD ;
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs ;
Chers frères et mes sœurs.
C’est à la fois un honneur et un plaisir de nous retrouver une fois de plus avec les responsables des ex-combattants. Après l’entretien que nous avons eu avec les responsables de l’Alliance pour la Consolidation de la Paix (ACP), dirigée par son Président Monsieur Mohamed Aoutchiki Kriska, il nous est très agréable de recevoir aujourd’hui les Membres de la Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA) dans le cadre de la démarche de recherche de solution durable pour le retour de la paix dans notre pays afin de les écouter et d’échanger sur les préoccupations actuelles.
Comme je l’ai dit le 1er avril 2010 dans cette même salle, la paix n’a pas de prix. Pour réconcilier les Nigériens et aboutir à une véritable concorde nationale, personne ne doit être exclus dans ce processus, encore moins un regroupement aussi important que la CERA. Car, je constate immanquablement que vous êtes, au fond, tous les mêmes.
Vous le savez tous, au CODDHD nous n’avons jamais ignoré le rôle joué par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), moins le rôle joué par le Front Patriotique Nigérien (FPN) et le Front des Forces de Redressement (FFR). En effet, le CODDHD sait que si aujourd’hui les armes se sont tues et que le Nord de notre pays a retrouvé une réelle accalmie permettant à nos braves concitoyens de reprendre progressivement leurs activités, c’est sans aucun doute parce que vous êtes animés par une réelle volonté de contribuer à la restauration de la paix et de la cohésion sociale au Niger. Autant de facteurs essentiels permettant à notre pays dans son ensemble de connaître une atmosphère favorable à l’épanouissement et au progrès de tous ses fils où qu’ils se trouvent.
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs.
M’interrogeant sur ce que je pourrais vous dire aujourd’hui, j’ai choisi de vous rappeler la mission du CODDHD qui consiste à promouvoir et à défendre les droits humains et la démocratie, autant de conditions sans lesquelles il n’est possible de parler de nation unie et fraternelle.
Je souhaite également vous faire part des sentiments qui sont les nôtres dans cette salle. Messieurs les Membres de la Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA), votre initiative d’associer les organisations de défense des droits de l’Homme qui oeuvrent inlassablement pour faire du Niger une entité démocratique et prospère, est à tous égards louable. Cela prouve votre disposition et votre amour réel pour cette patrie que nous aimons tous. Nous savons que vous avez lutté longuement au service d’une cause. Nous découvrons aussi que vous êtes capables de transcender toutes les contingences pour ne prendre en compte que l’intérêt supérieur de la nation et de toutes les populations nigériennes sans aucune distinction subjective. Dans cette voie, il me plait de vous dire que vous pouvez compter sur notre contribution et tout notre soutien pour réaliser conformément à vos préoccupations la mise en œuvre du processus de paix, condition sine qua non à la réconciliation nationale.
Cependant, malgré tout il faut reconnaître que depuis plus d’un an des progrès ont été réalisés, mais si on ne prend garde le virus qui divise les deux ailes sœurs, peut affaiblir les intentions des bonnes volontés. Fort heureusement, nous constatons que les deux parties déclarent toutes qu’elles sont favorables à l’unité des groupes et être disposées à la préservation de la paix retrouvée après tant de sacrifices.
Par ailleurs, de par les renseignements dont nous disposons, il ressort que les différentes ex-résistances armées ayant accepté de déposer les armes, n’ont reçu que des engagements informels relativement à la réinsertion des ex-combattants, alors même qu’elles s’attendaient à la formulation de promesses officielles et transparentes.
En ce qui concerne cet important aspect de revendication, nous confirmons à l’opinion nationale et internationale que le CODDHD est favorable à l’organisation d’un forum national sur la paix au Niger, Forum qui sera placé sous le haut patronage des hautes Autorités afin que nous puissions sans passion discuter de nos préoccupations dans le sens général bien sûr de la recherche de solutions aux contraintes de développement qui assaillent toutes nos communautés nationales quel que soit leur lieu de résidence. Une telle proposition déjà acceptée par l’Alliance pour la Consolidation de la Paix (ACP), si elle rencontre l’agrément de la CERA, peut être soumise par le Comité des Sages au Président du CSRD, le Chef de l’Etat qui s’est déjà engagé dès ses premières déclarations devant la nation à réconcilier les Nigériens, qui d’ailleurs ne peut certainement qu’approuver notre initiative et nous aider utilement à donner au dit Forum une dimension toute exceptionnelle. Ainsi, nous devons d’ores et déjà commencer à réfléchir sur les doléances les plus objectives notamment l’organisation de la vie et la réalisation d’infrastructures minimales dans les zones désertées par les populations afin que celles-ci reprennent leurs activités comme par le passé, la prise en compte des veuves et orphelins des forces de défense et de sécurité et des ex-combattants, d’ailleurs que nous envisageons de rencontrer les représentants dans les prochains jours.
Pour assurer la paix et la stabilité dans le nord du pays, il est indispensable de créer les conditions d’une paix durable. Il revient donc maintenant à l’ACP et à la CERA de saisir les 4000 ex-combattants afin de définir en concertation avec le Gouvernement leurs réinsertions sociales dans leur milieu naturel. Ceci nous conforte dans notre conviction sur notre façon de concevoir l’avenir de la paix au nord.
Pour la mise en œuvre de ce processus et pour vaincre la pauvreté dans le nord, nous demandons d’ores et déjà aux sociétés minières, notamment à la société Areva, d’appuyer l’Etat du Niger, aux partenaires au développement, entre autres le PNUD qui a beaucoup contribué de multiplier ses efforts, aux pays amis à commencer par celui du Guide Libyen Mouammar Kadhafi de nous apporter davantage leur assistance. D’où la nécessité impérieuse de nous mettre en contact avec le Médiateur Libyen afin de prendre ses avis et suggestions.
Aussi, dans ce cadre, lançons-nous un appel au Haut Commissariat pour la restauration de la paix de bien vouloir mettre à notre disposition les conclusions du Forum similaire organisé chez nos voisins Maliens.
Sur ce, nous réitèrons à vous tous nos remerciements pour la confiance que vous placez en notre organisation dans la recherche des solutions aux problèmes importants qui nous préoccupent tous ensemble actuellement. Nous sommes donc très disposés à écouter vos explications afin que nous soyons au même niveau d’information. Je vous remercie de votre aimable attention
Mot de Moustapha Kadi, Coordonnateur du CODDHD à la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’information et d’échanges avec les Représentants des Ex Combattants, Niamey jeudi 1er avril 2010
Messieurs les Hauts Responsables de l’ACP ;
Mesdames, Messieurs les Membres du BNC CODDHD ;
Mesdames, Messieurs les Présidents et Représentants des Organisations
Membres du CODDHD ;
Distingués Invités ;
Mesdames, Messieurs.
Je voudrais tout d’abord vous dire notre très grand plaisir de pouvoir accueillir aujourd’hui les Représentants des ex-mouvements armés dans cette salle de Conférence du Centre de Documentation de l’ANDDH qui a toujours servi de cadre de réflexion et d’appels incessants pour un retour de la paix dans notre cher pays, le Niger.
Le 29 mars 2010, le Président de l’Alliance pour la Consolidation de la Paix (ACP), structure constituée de trois anciens fronts armés à savoir le MNJ, le FPN et le FFR nous a saisi de son désir de rencontrer les responsables de nos organisations pour une réunion d’information et d’échanges sur leurs activités relatives au processus de la consolidation de la paix, ce que nous avions accepté volontiers.
Au nom du BNC/CODDHD et de toutes les structures ici présentes, je voudrais féliciter et remercier la délégation de l’ACP pour avoir pensé à nos organisations dans leur recherche de solution consensuelle pour un retour d’une paix durable au nord de notre pays, ce qui est souhaitable pour la réalisation de nos objectifs, mais aussi de la journée de la Concorde nationale que fête tous les ans nos compatriotes chaque 24 du mois d’avril.
Aujourd’hui, notre pays connaît une paix réelle dans sa partie septentrionale qui a longtemps souffert d’une insécurité quasi-permanente au point de paralyser les activités socio-économiques des populations. Nous devons reconnaître que c’est la sagesse habilitée par les premiers responsables des différents mouvements armés qui a privilégié l’intérêt national au détriment de ce qui pouvait diviser les frères d’une même nation. On peut ainsi affirmer que le Niger avance en toute confiance dans la construction de la paix.
Toutefois, il me plait de dire, qu’au moment où toute la nation vit une période exceptionnelle de son histoire avec la fin de la tension politique, consécutive à la violation de nos textes fondamentaux, nous constatons que de légères divergences opposent encore des fractions des ex-combattants. En effet, nous prenons la parole au moment où une autre structure visant les mêmes objectifs que l’ACP dénommée « Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA) composée aussi des éléments du MNJ et du Front Patriotique Nigérien (FPN) voit le jour.
Mesdames, Messieurs ;
Le Niger peut-t-il demeurer fragilisé par des comportements qui ont entretenu pour une large part la pauvreté et les malheurs de nos populations ? Comme tout acteur soucieux du devenir de notre pays, nous invitons les ex-mouvements de s’éloigner des signes de la discorde. D’ailleurs, nous pensons qu’ici c’est le lieu pour nous de jouer pleinement notre rôle de société civile et d’organisations de défense des droits de l’Homme dont la finalité est de réconcilier et de contribuer à rassembler les Nigériens de toutes obédiences en vue d’œuvrer en symbiose dans le sens de l’intérêt général.
Nous considérons que le recours par l’ACP aux structures de bonne volonté pour aplanir tout différend et pour l’accompagner dans le processus de consolidation de la paix est déjà en soit un gage de bonne foi, de lucidité et de patriotisme.
La paix est évidemment la condition sine qua non de la poursuite de notre pays dans son développement, car il ne peut y avoir de développement si nous ne trouvons pas ensemble les moyens de construire une paix durable. Je dois rappeler que pendant deux ans, c’est l’ensemble des familles Nigériennes des villes comme des campagnes qui ont consenti les plus grands sacrifices et connu les pires violations des droits de l’Homme, laissant des cicatrices indélébiles qui ne peuvent contribuer durablement à réaliser notre objectif commun. Aujourd’hui, pour tous les nigériens, l’objectif final est de bâtir ensemble un Niger de paix, de justice, de fraternité où toutes les filles et tous les fils d’un même pays ont la même chance de se réaliser et de s’épanouir quel que soit leur lieu de résidence.
Au nom de cet idéal commun à nous tous, je demande d’ores et déjà aux Représentants de l’ACP ici présents de dépassionner le débat, de croire aux vertus du dialogue et de taire leurs contradictions même justifiées qui les opposent à leurs frères membres de la CERA en direction desquels j’adresse le même appel.
Mesdames, Messieurs ;
Il ressort qu’après avoir déposé les armes sous l’égide d’un pays voisin, aucun document officiel auquel les ex-mouvements pouvaient se référer et solliciter la prise en charge du processus de paix n’est encore disponible. C’est pour toutes ces raisons que nous encourageons le CSRD dans sa démarche salutaire de réconciliation nationale de tout mettre en œuvre pour préserver cette paix retrouvée entre Nigériens.
A travers le monde, des amis et des partenaires sincères qui interviennent dans le domaine de la paix, le Niger en dispose suffisamment. Leur solidarité a toujours été agissante chaque fois que notre pays se trouve confronté à des problèmes, aussi inextricables qu’ils soient. C’est dire que hier comme aujourd’hui, nous pensons que la solidarité internationale ne nous fera pas défaut particulièrement dans la réinsertion sociale et le déminage des mines qui ont endeuillé plusieurs familles Nigériennes. Il s’agira d’une part de permettre à nos populations et particulièrement aux touristes de circuler librement dans le nord d’Agadez et de permettre à tous les citoyens du Niger à accéder à une vie descente d’autre part.
Ainsi, compte tenu de toutes ses considérations susmentionnées, nous pensons qu’à l’issue de nos entretiens, nous parviendrons très rapidement à des conclusions dans le sens du renforcement de la réconciliation et de la concorde nationale. Comme hier, nous sommes déterminés à apporter notre modeste contribution dans les multiples efforts en faveur de la paix.
Toutefois, nous voulons le faire dans l’objectivité et dans des conditions favorables à tous. Nous voulons surtout agir dans la transparence et dans la confiance. Et pour agir dans la transparence et dans la confiance, nous pensons qu’il faut construire aux côtés du Haut Commissariat à la restauration de la paix. Conformément à ses principes, le CODDHD est le seul réseau des organisations de la société civile Nigérienne qui a officiellement demandé à l’ex-régime de se rendre sur les montagnes dans l’objectif de demander aux ex-combattants les raisons du conflit et de déposer les armes dans l’intérêt supérieur de la nation. Malgré cette preuve de bonne volonté, le Gouvernement d’entant a refusé de nous accorder une autorisation. Malgré tout, nous avons continué à contribuer dans la recherche de la paix et serons aujourd’hui heureux d’apporter une fois de plus tout notre soutien au processus de paix dans notre pays. Le dynamisme, l’énergie, le talent que nous avons perçu dans les différentes déclarations à Tripoli, à Agadez, à Niamey et les intentions réelles du CSRD sont de véritables atouts.
Pour conclure, le CODDHD propose que tous les ex-combattants rassemblent leurs forces et qu’ils arrivent à unir leurs idéaux au service du Niger afin que la paix triomphe définitivement dans notre pays, seule condition pour les bailleurs de fonds d’accompagner véritablement le processus de paix. Avant de terminer, dans cette circonstance, cinq sages de nos organisations offrirons leurs bons offices pour conduire immédiatement une médiation afin d’unir les deux structures. A la suite, nous pourrions envisager ensemble avec le soutien des hautes Autorités l’organisation d’un Forum National sur la paix au Niger.
Tout en vous remerciant de la confiance que vous placez en nous, je vous passe la parole pour nous élucider de vos sages préoccupations allant dans le sens de l’intérêt bien compris de notre pays et de ses vaillantes populations.
Je vous remercie de votre aimable attention
CERA(Coordination de l’Ex-Résistance Armée)
ACP(Alliance pour la Consolidation de la Paix )
Rencontre d’échanges avec les Représentants des Ex Combattants Membres de la CERA
lundi 5 avril 2010
Mot Introductif de Moustapha Kadi, Coordonnateur du CODDHD
Messieurs les Présidents, Membres de la Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA) ;
Mesdames, Messieurs les Membres du BNC/CODDHD ;
Monsieur le Président du Comité des Sages ;
Messieurs, Mesdames les Membres du Comité des Sages ; Mesdames,
Messieurs les Présidents et Représentants des Organisations Membres du CODDHD ;
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs ;
Chers frères et mes sœurs.
C’est à la fois un honneur et un plaisir de nous retrouver une fois de plus avec les responsables des ex-combattants. Après l’entretien que nous avons eu avec les responsables de l’Alliance pour la Consolidation de la Paix (ACP), dirigée par son Président Monsieur Mohamed Aoutchiki Kriska, il nous est très agréable de recevoir aujourd’hui les Membres de la Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA) dans le cadre de la démarche de recherche de solution durable pour le retour de la paix dans notre pays afin de les écouter et d’échanger sur les préoccupations actuelles.
Comme je l’ai dit le 1er avril 2010 dans cette même salle, la paix n’a pas de prix. Pour réconcilier les Nigériens et aboutir à une véritable concorde nationale, personne ne doit être exclus dans ce processus, encore moins un regroupement aussi important que la CERA. Car, je constate immanquablement que vous êtes, au fond, tous les mêmes.
Vous le savez tous, au CODDHD nous n’avons jamais ignoré le rôle joué par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), moins le rôle joué par le Front Patriotique Nigérien (FPN) et le Front des Forces de Redressement (FFR). En effet, le CODDHD sait que si aujourd’hui les armes se sont tues et que le Nord de notre pays a retrouvé une réelle accalmie permettant à nos braves concitoyens de reprendre progressivement leurs activités, c’est sans aucun doute parce que vous êtes animés par une réelle volonté de contribuer à la restauration de la paix et de la cohésion sociale au Niger. Autant de facteurs essentiels permettant à notre pays dans son ensemble de connaître une atmosphère favorable à l’épanouissement et au progrès de tous ses fils où qu’ils se trouvent.
Honorables Invités ;
Mesdames, Messieurs.
M’interrogeant sur ce que je pourrais vous dire aujourd’hui, j’ai choisi de vous rappeler la mission du CODDHD qui consiste à promouvoir et à défendre les droits humains et la démocratie, autant de conditions sans lesquelles il n’est possible de parler de nation unie et fraternelle.
Je souhaite également vous faire part des sentiments qui sont les nôtres dans cette salle. Messieurs les Membres de la Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA), votre initiative d’associer les organisations de défense des droits de l’Homme qui oeuvrent inlassablement pour faire du Niger une entité démocratique et prospère, est à tous égards louable. Cela prouve votre disposition et votre amour réel pour cette patrie que nous aimons tous. Nous savons que vous avez lutté longuement au service d’une cause. Nous découvrons aussi que vous êtes capables de transcender toutes les contingences pour ne prendre en compte que l’intérêt supérieur de la nation et de toutes les populations nigériennes sans aucune distinction subjective. Dans cette voie, il me plait de vous dire que vous pouvez compter sur notre contribution et tout notre soutien pour réaliser conformément à vos préoccupations la mise en œuvre du processus de paix, condition sine qua non à la réconciliation nationale.
Cependant, malgré tout il faut reconnaître que depuis plus d’un an des progrès ont été réalisés, mais si on ne prend garde le virus qui divise les deux ailes sœurs, peut affaiblir les intentions des bonnes volontés. Fort heureusement, nous constatons que les deux parties déclarent toutes qu’elles sont favorables à l’unité des groupes et être disposées à la préservation de la paix retrouvée après tant de sacrifices.
Par ailleurs, de par les renseignements dont nous disposons, il ressort que les différentes ex-résistances armées ayant accepté de déposer les armes, n’ont reçu que des engagements informels relativement à la réinsertion des ex-combattants, alors même qu’elles s’attendaient à la formulation de promesses officielles et transparentes.
En ce qui concerne cet important aspect de revendication, nous confirmons à l’opinion nationale et internationale que le CODDHD est favorable à l’organisation d’un forum national sur la paix au Niger, Forum qui sera placé sous le haut patronage des hautes Autorités afin que nous puissions sans passion discuter de nos préoccupations dans le sens général bien sûr de la recherche de solutions aux contraintes de développement qui assaillent toutes nos communautés nationales quel que soit leur lieu de résidence. Une telle proposition déjà acceptée par l’Alliance pour la Consolidation de la Paix (ACP), si elle rencontre l’agrément de la CERA, peut être soumise par le Comité des Sages au Président du CSRD, le Chef de l’Etat qui s’est déjà engagé dès ses premières déclarations devant la nation à réconcilier les Nigériens, qui d’ailleurs ne peut certainement qu’approuver notre initiative et nous aider utilement à donner au dit Forum une dimension toute exceptionnelle. Ainsi, nous devons d’ores et déjà commencer à réfléchir sur les doléances les plus objectives notamment l’organisation de la vie et la réalisation d’infrastructures minimales dans les zones désertées par les populations afin que celles-ci reprennent leurs activités comme par le passé, la prise en compte des veuves et orphelins des forces de défense et de sécurité et des ex-combattants, d’ailleurs que nous envisageons de rencontrer les représentants dans les prochains jours.
Pour assurer la paix et la stabilité dans le nord du pays, il est indispensable de créer les conditions d’une paix durable. Il revient donc maintenant à l’ACP et à la CERA de saisir les 4000 ex-combattants afin de définir en concertation avec le Gouvernement leurs réinsertions sociales dans leur milieu naturel. Ceci nous conforte dans notre conviction sur notre façon de concevoir l’avenir de la paix au nord.
Pour la mise en œuvre de ce processus et pour vaincre la pauvreté dans le nord, nous demandons d’ores et déjà aux sociétés minières, notamment à la société Areva, d’appuyer l’Etat du Niger, aux partenaires au développement, entre autres le PNUD qui a beaucoup contribué de multiplier ses efforts, aux pays amis à commencer par celui du Guide Libyen Mouammar Kadhafi de nous apporter davantage leur assistance. D’où la nécessité impérieuse de nous mettre en contact avec le Médiateur Libyen afin de prendre ses avis et suggestions.
Aussi, dans ce cadre, lançons-nous un appel au Haut Commissariat pour la restauration de la paix de bien vouloir mettre à notre disposition les conclusions du Forum similaire organisé chez nos voisins Maliens.
Sur ce, nous réitèrons à vous tous nos remerciements pour la confiance que vous placez en notre organisation dans la recherche des solutions aux problèmes importants qui nous préoccupent tous ensemble actuellement. Nous sommes donc très disposés à écouter vos explications afin que nous soyons au même niveau d’information. Je vous remercie de votre aimable attention
Mot de Moustapha Kadi, Coordonnateur du CODDHD à la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’information et d’échanges avec les Représentants des Ex Combattants, Niamey jeudi 1er avril 2010
Messieurs les Hauts Responsables de l’ACP ;
Mesdames, Messieurs les Membres du BNC CODDHD ;
Mesdames, Messieurs les Présidents et Représentants des Organisations
Membres du CODDHD ;
Distingués Invités ;
Mesdames, Messieurs.
Je voudrais tout d’abord vous dire notre très grand plaisir de pouvoir accueillir aujourd’hui les Représentants des ex-mouvements armés dans cette salle de Conférence du Centre de Documentation de l’ANDDH qui a toujours servi de cadre de réflexion et d’appels incessants pour un retour de la paix dans notre cher pays, le Niger.
Le 29 mars 2010, le Président de l’Alliance pour la Consolidation de la Paix (ACP), structure constituée de trois anciens fronts armés à savoir le MNJ, le FPN et le FFR nous a saisi de son désir de rencontrer les responsables de nos organisations pour une réunion d’information et d’échanges sur leurs activités relatives au processus de la consolidation de la paix, ce que nous avions accepté volontiers.
Au nom du BNC/CODDHD et de toutes les structures ici présentes, je voudrais féliciter et remercier la délégation de l’ACP pour avoir pensé à nos organisations dans leur recherche de solution consensuelle pour un retour d’une paix durable au nord de notre pays, ce qui est souhaitable pour la réalisation de nos objectifs, mais aussi de la journée de la Concorde nationale que fête tous les ans nos compatriotes chaque 24 du mois d’avril.
Aujourd’hui, notre pays connaît une paix réelle dans sa partie septentrionale qui a longtemps souffert d’une insécurité quasi-permanente au point de paralyser les activités socio-économiques des populations. Nous devons reconnaître que c’est la sagesse habilitée par les premiers responsables des différents mouvements armés qui a privilégié l’intérêt national au détriment de ce qui pouvait diviser les frères d’une même nation. On peut ainsi affirmer que le Niger avance en toute confiance dans la construction de la paix.
Toutefois, il me plait de dire, qu’au moment où toute la nation vit une période exceptionnelle de son histoire avec la fin de la tension politique, consécutive à la violation de nos textes fondamentaux, nous constatons que de légères divergences opposent encore des fractions des ex-combattants. En effet, nous prenons la parole au moment où une autre structure visant les mêmes objectifs que l’ACP dénommée « Coordination de l’ex-rébellion armée (CERA) composée aussi des éléments du MNJ et du Front Patriotique Nigérien (FPN) voit le jour.
Mesdames, Messieurs ;
Le Niger peut-t-il demeurer fragilisé par des comportements qui ont entretenu pour une large part la pauvreté et les malheurs de nos populations ? Comme tout acteur soucieux du devenir de notre pays, nous invitons les ex-mouvements de s’éloigner des signes de la discorde. D’ailleurs, nous pensons qu’ici c’est le lieu pour nous de jouer pleinement notre rôle de société civile et d’organisations de défense des droits de l’Homme dont la finalité est de réconcilier et de contribuer à rassembler les Nigériens de toutes obédiences en vue d’œuvrer en symbiose dans le sens de l’intérêt général.
Nous considérons que le recours par l’ACP aux structures de bonne volonté pour aplanir tout différend et pour l’accompagner dans le processus de consolidation de la paix est déjà en soit un gage de bonne foi, de lucidité et de patriotisme.
La paix est évidemment la condition sine qua non de la poursuite de notre pays dans son développement, car il ne peut y avoir de développement si nous ne trouvons pas ensemble les moyens de construire une paix durable. Je dois rappeler que pendant deux ans, c’est l’ensemble des familles Nigériennes des villes comme des campagnes qui ont consenti les plus grands sacrifices et connu les pires violations des droits de l’Homme, laissant des cicatrices indélébiles qui ne peuvent contribuer durablement à réaliser notre objectif commun. Aujourd’hui, pour tous les nigériens, l’objectif final est de bâtir ensemble un Niger de paix, de justice, de fraternité où toutes les filles et tous les fils d’un même pays ont la même chance de se réaliser et de s’épanouir quel que soit leur lieu de résidence.
Au nom de cet idéal commun à nous tous, je demande d’ores et déjà aux Représentants de l’ACP ici présents de dépassionner le débat, de croire aux vertus du dialogue et de taire leurs contradictions même justifiées qui les opposent à leurs frères membres de la CERA en direction desquels j’adresse le même appel.
Mesdames, Messieurs ;
Il ressort qu’après avoir déposé les armes sous l’égide d’un pays voisin, aucun document officiel auquel les ex-mouvements pouvaient se référer et solliciter la prise en charge du processus de paix n’est encore disponible. C’est pour toutes ces raisons que nous encourageons le CSRD dans sa démarche salutaire de réconciliation nationale de tout mettre en œuvre pour préserver cette paix retrouvée entre Nigériens.
A travers le monde, des amis et des partenaires sincères qui interviennent dans le domaine de la paix, le Niger en dispose suffisamment. Leur solidarité a toujours été agissante chaque fois que notre pays se trouve confronté à des problèmes, aussi inextricables qu’ils soient. C’est dire que hier comme aujourd’hui, nous pensons que la solidarité internationale ne nous fera pas défaut particulièrement dans la réinsertion sociale et le déminage des mines qui ont endeuillé plusieurs familles Nigériennes. Il s’agira d’une part de permettre à nos populations et particulièrement aux touristes de circuler librement dans le nord d’Agadez et de permettre à tous les citoyens du Niger à accéder à une vie descente d’autre part.
Ainsi, compte tenu de toutes ses considérations susmentionnées, nous pensons qu’à l’issue de nos entretiens, nous parviendrons très rapidement à des conclusions dans le sens du renforcement de la réconciliation et de la concorde nationale. Comme hier, nous sommes déterminés à apporter notre modeste contribution dans les multiples efforts en faveur de la paix.
Toutefois, nous voulons le faire dans l’objectivité et dans des conditions favorables à tous. Nous voulons surtout agir dans la transparence et dans la confiance. Et pour agir dans la transparence et dans la confiance, nous pensons qu’il faut construire aux côtés du Haut Commissariat à la restauration de la paix. Conformément à ses principes, le CODDHD est le seul réseau des organisations de la société civile Nigérienne qui a officiellement demandé à l’ex-régime de se rendre sur les montagnes dans l’objectif de demander aux ex-combattants les raisons du conflit et de déposer les armes dans l’intérêt supérieur de la nation. Malgré cette preuve de bonne volonté, le Gouvernement d’entant a refusé de nous accorder une autorisation. Malgré tout, nous avons continué à contribuer dans la recherche de la paix et serons aujourd’hui heureux d’apporter une fois de plus tout notre soutien au processus de paix dans notre pays. Le dynamisme, l’énergie, le talent que nous avons perçu dans les différentes déclarations à Tripoli, à Agadez, à Niamey et les intentions réelles du CSRD sont de véritables atouts.
Pour conclure, le CODDHD propose que tous les ex-combattants rassemblent leurs forces et qu’ils arrivent à unir leurs idéaux au service du Niger afin que la paix triomphe définitivement dans notre pays, seule condition pour les bailleurs de fonds d’accompagner véritablement le processus de paix. Avant de terminer, dans cette circonstance, cinq sages de nos organisations offrirons leurs bons offices pour conduire immédiatement une médiation afin d’unir les deux structures. A la suite, nous pourrions envisager ensemble avec le soutien des hautes Autorités l’organisation d’un Forum National sur la paix au Niger.
Tout en vous remerciant de la confiance que vous placez en nous, je vous passe la parole pour nous élucider de vos sages préoccupations allant dans le sens de l’intérêt bien compris de notre pays et de ses vaillantes populations.
Je vous remercie de votre aimable attention
CERA(Coordination de l’Ex-Résistance Armée)
ACP(Alliance pour la Consolidation de la Paix )
Israël-Afrique /Security business
Israël-Afrique
Israël(370) - arme(26) - Tsahal(13) - Mossad(10)
Security business
05/04/2010 à 10h:49 Par Marc Brenner, à Jérusalem
Les entreprises israéliennes ont vendu entre autres, des drones Hunter à plusieurs pays africains.
© IAI Vente d’armes, soutien logistique, formation... L’intérêt de l’État hébreu pour les pays au sud du Sahara ne se dément pas.
Janvier 2009. La scène se déroule dans un somptueux restaurant du bord de mer à Tel-Aviv. Assis nerveusement au coin d’une table, Samuel Sternfeld avise une dernière fois son équipe. Dans quelques heures, cet habile homme d’affaires israélien reconverti en marchand d’armes doit accueillir une délégation officielle de Centrafrique. Bien que l’État hébreu n’entretienne aucun lien diplomatique avec Bangui, tout est organisé comme une visite d’État : accueil des ministres à l’aéroport Ben-Gourion, transport avec chauffeur, rencontre avec des officiers de l’état-major de Tsahal et inspection des principaux sites d’armements israéliens. Chaque étape du voyage est minutieusement planifiée. Soudain, le téléphone de Sternfeld retentit. Des rebelles viennent d’attaquer un détachement des forces centrafricaines dans la région de Ndélé, frontalière du Soudan. Il y a des morts, la visite est annulée. Coup dur pour cet homme d’affaires mandaté par le ministère israélien de la Défense et qui avait financé de sa poche le déplacement de la délégation envoyée par le président François Bozizé. Pour parfaire son « opération séduction », Samuel Sternfeld avait même sollicité le général Amos Gilad, alors négociateur israélien dans les pourparlers avec le Hamas. Gilad était chargé de transmettre l’assentiment officiel de son gouvernement et de mettre en confiance la délégation centrafricaine.
Fini l’eldorado subsaharien ?
Complexe à réaliser sans l’aval de la France, qui a toujours soutenu militairement les troupes de François Bozizé, l’accord avec Israël ne verra finalement jamais le jour. L’enjeu était pourtant de taille pour le président centrafricain. Confronté à diverses rébellions aux frontières nord et est, le général s’était laissé convaincre par Samuel Sternfeld de la nécessité de bâtir une armée plus imposante que sa garde présidentielle composée d’un petit millier d’hommes. Bozizé y voyait aussi l’occasion de se détacher de la pesante tutelle française. Pour ce faire, l’industrie militaire israélienne était prête à tourner à plein régime : drones, blindés, armes légères et vedettes de la marine ont été proposés au régime de Bangui, de même que du matériel d’écoute et de renseignement. Sans grandes ressources financières, le gouvernement centrafricain envisageait en contrepartie de régler l’État hébreu en bois et en diamants.
Inconnu jusqu’ici, cet épisode illustre la nature actuelle des relations entre Israël et les pays d’Afrique subsaharienne, du moins sur le plan sécuritaire. Officieuses, aléatoires, elles obéissent en priorité à une logique d’intérêts politiques et économiques. Comme dans beaucoup d’autres zones géographiques instables, les Israéliens ont su faire valoir leur expérience militaire. « Aujourd’hui, des dizaines de sociétés de sécurité travaillent sur ce continent, toutes dirigées par d’anciens officiers de Tsahal, explique le journaliste d’investigation Ronen Bergman (éditorialiste au Yediot Aharonot). La présence israélienne y est exclusivement privée, c’est un phénomène qui remonte aux années 1970. »
Au lendemain de la guerre de Kippour (1973), lorsque la plupart des pays africains rompent leurs liens avec l’État hébreu, le Mossad décide de se substituer aux diplomates en servant d’interlocuteur auprès des dirigeants africains et des mouvements d’opposition. Isolé sur la scène internationale, Israël cherche avant tout à bénéficier d’appuis au sein de l’ONU. « C’est à ce moment-là que les hommes d’affaires et les marchands d’armes israéliens ont fait irruption en Afrique », raconte l’ancienne députée Naomi Hazan. Au Liberia, au Zaïre, au Togo ou encore au Cameroun, des centaines d’instructeurs israéliens commencent à assurer la formation de gardes présidentielles et d’unités d’élite. À la fin des années 1970, plus d’un tiers des ventes d’armes israéliennes se réalise sur le continent noir. Mais dans certains pays, l’ingérence est parfois lourde d’implications. En Afrique du Sud, l’État hébreu est accusé ouvertement de fermer les yeux sur l’apartheid et d’aider Pretoria a se doter d’armes nucléaires. Tandis que, face à la rébellion érythréenne en Éthiopie, il conditionne son soutien militaire à Addis-Abeba à l’émigration vers Israël des Falashas, les juifs éthiopiens. « L’effondrement de l’URSS a changé la donne, estime Naomi Hazan. D’autres marchés se sont ouverts aux États-Unis, en Inde et en Chine. Ils rapportent chaque année des milliards de dollars à l’industrie militaire israélienne. L’Afrique n’est plus une priorité. »
Nigeria, kenya, éthiopie…
Et pourtant, en septembre 2009, Avigdor Lieberman est venu démentir cette allégation en effectuant une tournée africaine. Officiellement, la visite du chef de la diplomatie israélienne visait à renforcer la coopération sur le plan agricole et proposer des solutions liées à la purification des eaux. « Il ne fait aucun doute que le plus important pour l’Afrique, c’est la lutte contre la pauvreté et la sécheresse, pas les armes », déclarait Haim Dibon, l’un des proches de Lieberman. Ce déplacement officiel cachait néanmoins d’autres ambitions moins avouables. Au sein de la délégation israélienne figurent une équipe du Mossad, des représentants du Sibat, l’organisme en charge des exportations d’armes israéliennes, de même que plusieurs responsables d’industries de défense, comme les sociétés Elbit, Soltam, Silver Shadow et l’Israel Aerospace Industries (IAI).
Les pays visités par Avigdor Lieberman représentent quant à eux un intérêt sécuritaire majeur. Au Nigeria, principal producteur de pétrole en Afrique, en proie à une rébellion dans le Delta et des conflits communautaires dans l’État de Plateau, les ventes d’armes ont rapporté 500 millions de dollars à Israël ces dernières années. Au Kenya, cible par le passé de plusieurs attentats, la coopération antiterroriste a été longuement évoquée. Enfin, l’Éthiopie, partenaire stratégique de l’État hébreu, est positionnée sur la Corne africaine, au carrefour de la mer Rouge, à proximité du Soudan et de l’Égypte, un axe où l’Iran fait régulièrement transiter ses cargaisons d’armes à destination du Hamas et du Hezbollah.
Activités illégales en Guinée
Éditorialiste au quotidien Haaretz, Yossi Melman refuse néanmoins de penser qu’Israël a signé son retour sur le continent noir. Il prône une doctrine plus pragmatique : « En Afrique, là où il y a de l’argent, il y a des armes israéliennes », clame-t-il. Ce spécialiste des questions de défense a récemment révélé les activités de la société de sécurité privée Global CST en Guinée.
En décembre 2008, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara s’autoproclame successeur du défunt président Lansana Conté, il connaît la méfiance qu’éprouve à son égard une partie de la population. N’accordant guère plus de confiance à l’armée guinéenne, dont il est pourtant issu, le chef de la junte décide de s’attacher les services d’un expert en sécurité qui assurera l’encadrement de sa garde prétorienne, les Bérets rouges. Via le diamantaire israélien Beny Steinmetz, qui possède une mine d’exploitation en Guinée, Dadis Camara reçoit Israel Ziv, patron de la société privée Global CST. Ancien commandant des forces spéciales, Ziv possède un profil impressionnant. Connu pour avoir encadré l’armée colombienne lors de la libération d’Ingrid Betancourt, il a également servi de conseiller militaire en Géorgie en 2008, juste avant que n’éclate la guerre en Ossétie du Sud. Dadis et Israel Ziv concluent un accord qui s’élève à 10 millions de dollars. Mais la transaction est illégale : « Ziv a vraisemblablement agi sans le feu vert du ministère israélien de la Défense et a enfreint les règles d’exportation d’armes », explique Yossi Melman. Si le gouvernement israélien a décidé d’ouvrir une enquête, l’affaire est d’autant plus embarrassante que Global CST n’a pas remis en question sa coopération avec Dadis Camara après la répression sanglante de l’opposition, le 28 septembre 2009. « La société Global emploie toujours en Guinée des experts militaires, agricoles, des conseillers politiques et toutes sortes d’ingénieurs civils », affirme Yossi Melman.
Stratégie d’Infiltration
À défaut d’y avoir déterminé une politique claire, les Israéliens ont, semble-t-il, opté pour une stratégie d’infiltration en Afrique. Ainsi, l’aide militaire proposée par des entrepreneurs privés ou publics ne constitue souvent qu’un premier pas. En septembre 2002, cette logique est à l’œuvre lorsque le président ivoirien, Laurent Gbagbo, fait face à une offensive rebelle. Déçu des Français et à la recherche d’un appui militaire, le chef d’État ivoirien se tourne vers son fidèle avocat parisien Sylvain Maier, qui le met en contact avec plusieurs spécialistes israéliens. En quelques semaines, Laurent Gbagbo obtient la livraison d’hélicoptères, de drones tactiques et de matériel d’écoute. Une cinquantaine d’experts israéliens du renseignement opèrent alors à Abidjan pour espionner les communications des rebelles.
Le 6 novembre 2004, cette implication éclate au grand jour lorsque l’aviation progouvernementale bombarde une position française à Bouaké, tuant neuf soldats de l’opération « Licorne ». Paris découvre que des avions sans pilote israéliens ont survolé le secteur peu de temps avant l’attaque. La France demande alors des comptes à l’État hébreu et exige qu’il cesse son assistance militaire à Laurent Gbagbo. Entre-temps, l’homme d’affaires Moshe Rothschild, principal acteur des ventes d’armes à la Côte d’Ivoire, a déjà monté sur place plusieurs entreprises et décroche des projets liés au développement d’infrastructures civiles. À la fin du mois de juillet dernier, c’est Ehoud Olmert en personne qui s’est rendu à Yamoussoukro, pour une visite restée plus que discrète. Organisé par l’ancien ambassadeur israélien en Côte d’Ivoire, Daniel Kedem, le déplacement de l’ex-Premier ministre était lié à des affaires sécuritaires, telles que la mise en place d’un Shin Bet ivoirien pour renforcer la sécurité autour de Gbagbo et surveiller certains éléments hostiles de l’armée ivoirienne. Les Israéliens, en effet, via la société privée Omega, appuient et forment les services ivoiriens, ainsi que la garde présidentielle.
« Les Israéliens sont derrière tous les conflits en Afrique », s’écriait en août 2009 le colonel Kaddafi, en marge d’un sommet de l’Union africaine, à Tripoli. La réalité est autrement plus subtile. Très réactives, habituées aux situations de crise, les entreprises israéliennes sont souvent les premières à proposer leurs services à des pays en guerre : conseil militaire, soutien logistique et armement. Avec seulement neuf ambassades en Afrique, l’État hébreu est contraint de recourir au secteur privé pour exister sur ce continent.
Le grand retour d'Israël en Afrique
2009-09-09 15:37:06
Israël et l'Afrique: le business avant tout
2009-09-09 15:48:24
Israël(370) - arme(26) - Tsahal(13) - Mossad(10)
Security business
05/04/2010 à 10h:49 Par Marc Brenner, à Jérusalem
Les entreprises israéliennes ont vendu entre autres, des drones Hunter à plusieurs pays africains.
© IAI Vente d’armes, soutien logistique, formation... L’intérêt de l’État hébreu pour les pays au sud du Sahara ne se dément pas.
Janvier 2009. La scène se déroule dans un somptueux restaurant du bord de mer à Tel-Aviv. Assis nerveusement au coin d’une table, Samuel Sternfeld avise une dernière fois son équipe. Dans quelques heures, cet habile homme d’affaires israélien reconverti en marchand d’armes doit accueillir une délégation officielle de Centrafrique. Bien que l’État hébreu n’entretienne aucun lien diplomatique avec Bangui, tout est organisé comme une visite d’État : accueil des ministres à l’aéroport Ben-Gourion, transport avec chauffeur, rencontre avec des officiers de l’état-major de Tsahal et inspection des principaux sites d’armements israéliens. Chaque étape du voyage est minutieusement planifiée. Soudain, le téléphone de Sternfeld retentit. Des rebelles viennent d’attaquer un détachement des forces centrafricaines dans la région de Ndélé, frontalière du Soudan. Il y a des morts, la visite est annulée. Coup dur pour cet homme d’affaires mandaté par le ministère israélien de la Défense et qui avait financé de sa poche le déplacement de la délégation envoyée par le président François Bozizé. Pour parfaire son « opération séduction », Samuel Sternfeld avait même sollicité le général Amos Gilad, alors négociateur israélien dans les pourparlers avec le Hamas. Gilad était chargé de transmettre l’assentiment officiel de son gouvernement et de mettre en confiance la délégation centrafricaine.
Fini l’eldorado subsaharien ?
Complexe à réaliser sans l’aval de la France, qui a toujours soutenu militairement les troupes de François Bozizé, l’accord avec Israël ne verra finalement jamais le jour. L’enjeu était pourtant de taille pour le président centrafricain. Confronté à diverses rébellions aux frontières nord et est, le général s’était laissé convaincre par Samuel Sternfeld de la nécessité de bâtir une armée plus imposante que sa garde présidentielle composée d’un petit millier d’hommes. Bozizé y voyait aussi l’occasion de se détacher de la pesante tutelle française. Pour ce faire, l’industrie militaire israélienne était prête à tourner à plein régime : drones, blindés, armes légères et vedettes de la marine ont été proposés au régime de Bangui, de même que du matériel d’écoute et de renseignement. Sans grandes ressources financières, le gouvernement centrafricain envisageait en contrepartie de régler l’État hébreu en bois et en diamants.
Inconnu jusqu’ici, cet épisode illustre la nature actuelle des relations entre Israël et les pays d’Afrique subsaharienne, du moins sur le plan sécuritaire. Officieuses, aléatoires, elles obéissent en priorité à une logique d’intérêts politiques et économiques. Comme dans beaucoup d’autres zones géographiques instables, les Israéliens ont su faire valoir leur expérience militaire. « Aujourd’hui, des dizaines de sociétés de sécurité travaillent sur ce continent, toutes dirigées par d’anciens officiers de Tsahal, explique le journaliste d’investigation Ronen Bergman (éditorialiste au Yediot Aharonot). La présence israélienne y est exclusivement privée, c’est un phénomène qui remonte aux années 1970. »
Au lendemain de la guerre de Kippour (1973), lorsque la plupart des pays africains rompent leurs liens avec l’État hébreu, le Mossad décide de se substituer aux diplomates en servant d’interlocuteur auprès des dirigeants africains et des mouvements d’opposition. Isolé sur la scène internationale, Israël cherche avant tout à bénéficier d’appuis au sein de l’ONU. « C’est à ce moment-là que les hommes d’affaires et les marchands d’armes israéliens ont fait irruption en Afrique », raconte l’ancienne députée Naomi Hazan. Au Liberia, au Zaïre, au Togo ou encore au Cameroun, des centaines d’instructeurs israéliens commencent à assurer la formation de gardes présidentielles et d’unités d’élite. À la fin des années 1970, plus d’un tiers des ventes d’armes israéliennes se réalise sur le continent noir. Mais dans certains pays, l’ingérence est parfois lourde d’implications. En Afrique du Sud, l’État hébreu est accusé ouvertement de fermer les yeux sur l’apartheid et d’aider Pretoria a se doter d’armes nucléaires. Tandis que, face à la rébellion érythréenne en Éthiopie, il conditionne son soutien militaire à Addis-Abeba à l’émigration vers Israël des Falashas, les juifs éthiopiens. « L’effondrement de l’URSS a changé la donne, estime Naomi Hazan. D’autres marchés se sont ouverts aux États-Unis, en Inde et en Chine. Ils rapportent chaque année des milliards de dollars à l’industrie militaire israélienne. L’Afrique n’est plus une priorité. »
Nigeria, kenya, éthiopie…
Et pourtant, en septembre 2009, Avigdor Lieberman est venu démentir cette allégation en effectuant une tournée africaine. Officiellement, la visite du chef de la diplomatie israélienne visait à renforcer la coopération sur le plan agricole et proposer des solutions liées à la purification des eaux. « Il ne fait aucun doute que le plus important pour l’Afrique, c’est la lutte contre la pauvreté et la sécheresse, pas les armes », déclarait Haim Dibon, l’un des proches de Lieberman. Ce déplacement officiel cachait néanmoins d’autres ambitions moins avouables. Au sein de la délégation israélienne figurent une équipe du Mossad, des représentants du Sibat, l’organisme en charge des exportations d’armes israéliennes, de même que plusieurs responsables d’industries de défense, comme les sociétés Elbit, Soltam, Silver Shadow et l’Israel Aerospace Industries (IAI).
Les pays visités par Avigdor Lieberman représentent quant à eux un intérêt sécuritaire majeur. Au Nigeria, principal producteur de pétrole en Afrique, en proie à une rébellion dans le Delta et des conflits communautaires dans l’État de Plateau, les ventes d’armes ont rapporté 500 millions de dollars à Israël ces dernières années. Au Kenya, cible par le passé de plusieurs attentats, la coopération antiterroriste a été longuement évoquée. Enfin, l’Éthiopie, partenaire stratégique de l’État hébreu, est positionnée sur la Corne africaine, au carrefour de la mer Rouge, à proximité du Soudan et de l’Égypte, un axe où l’Iran fait régulièrement transiter ses cargaisons d’armes à destination du Hamas et du Hezbollah.
Activités illégales en Guinée
Éditorialiste au quotidien Haaretz, Yossi Melman refuse néanmoins de penser qu’Israël a signé son retour sur le continent noir. Il prône une doctrine plus pragmatique : « En Afrique, là où il y a de l’argent, il y a des armes israéliennes », clame-t-il. Ce spécialiste des questions de défense a récemment révélé les activités de la société de sécurité privée Global CST en Guinée.
En décembre 2008, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara s’autoproclame successeur du défunt président Lansana Conté, il connaît la méfiance qu’éprouve à son égard une partie de la population. N’accordant guère plus de confiance à l’armée guinéenne, dont il est pourtant issu, le chef de la junte décide de s’attacher les services d’un expert en sécurité qui assurera l’encadrement de sa garde prétorienne, les Bérets rouges. Via le diamantaire israélien Beny Steinmetz, qui possède une mine d’exploitation en Guinée, Dadis Camara reçoit Israel Ziv, patron de la société privée Global CST. Ancien commandant des forces spéciales, Ziv possède un profil impressionnant. Connu pour avoir encadré l’armée colombienne lors de la libération d’Ingrid Betancourt, il a également servi de conseiller militaire en Géorgie en 2008, juste avant que n’éclate la guerre en Ossétie du Sud. Dadis et Israel Ziv concluent un accord qui s’élève à 10 millions de dollars. Mais la transaction est illégale : « Ziv a vraisemblablement agi sans le feu vert du ministère israélien de la Défense et a enfreint les règles d’exportation d’armes », explique Yossi Melman. Si le gouvernement israélien a décidé d’ouvrir une enquête, l’affaire est d’autant plus embarrassante que Global CST n’a pas remis en question sa coopération avec Dadis Camara après la répression sanglante de l’opposition, le 28 septembre 2009. « La société Global emploie toujours en Guinée des experts militaires, agricoles, des conseillers politiques et toutes sortes d’ingénieurs civils », affirme Yossi Melman.
Stratégie d’Infiltration
À défaut d’y avoir déterminé une politique claire, les Israéliens ont, semble-t-il, opté pour une stratégie d’infiltration en Afrique. Ainsi, l’aide militaire proposée par des entrepreneurs privés ou publics ne constitue souvent qu’un premier pas. En septembre 2002, cette logique est à l’œuvre lorsque le président ivoirien, Laurent Gbagbo, fait face à une offensive rebelle. Déçu des Français et à la recherche d’un appui militaire, le chef d’État ivoirien se tourne vers son fidèle avocat parisien Sylvain Maier, qui le met en contact avec plusieurs spécialistes israéliens. En quelques semaines, Laurent Gbagbo obtient la livraison d’hélicoptères, de drones tactiques et de matériel d’écoute. Une cinquantaine d’experts israéliens du renseignement opèrent alors à Abidjan pour espionner les communications des rebelles.
Le 6 novembre 2004, cette implication éclate au grand jour lorsque l’aviation progouvernementale bombarde une position française à Bouaké, tuant neuf soldats de l’opération « Licorne ». Paris découvre que des avions sans pilote israéliens ont survolé le secteur peu de temps avant l’attaque. La France demande alors des comptes à l’État hébreu et exige qu’il cesse son assistance militaire à Laurent Gbagbo. Entre-temps, l’homme d’affaires Moshe Rothschild, principal acteur des ventes d’armes à la Côte d’Ivoire, a déjà monté sur place plusieurs entreprises et décroche des projets liés au développement d’infrastructures civiles. À la fin du mois de juillet dernier, c’est Ehoud Olmert en personne qui s’est rendu à Yamoussoukro, pour une visite restée plus que discrète. Organisé par l’ancien ambassadeur israélien en Côte d’Ivoire, Daniel Kedem, le déplacement de l’ex-Premier ministre était lié à des affaires sécuritaires, telles que la mise en place d’un Shin Bet ivoirien pour renforcer la sécurité autour de Gbagbo et surveiller certains éléments hostiles de l’armée ivoirienne. Les Israéliens, en effet, via la société privée Omega, appuient et forment les services ivoiriens, ainsi que la garde présidentielle.
« Les Israéliens sont derrière tous les conflits en Afrique », s’écriait en août 2009 le colonel Kaddafi, en marge d’un sommet de l’Union africaine, à Tripoli. La réalité est autrement plus subtile. Très réactives, habituées aux situations de crise, les entreprises israéliennes sont souvent les premières à proposer leurs services à des pays en guerre : conseil militaire, soutien logistique et armement. Avec seulement neuf ambassades en Afrique, l’État hébreu est contraint de recourir au secteur privé pour exister sur ce continent.
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A la Une : les cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance au Sénégal
Revue de presse Afrique
RFI
lundi 05 avril 2010
A la Une : les cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance au Sénégal
Par Frédéric Couteau
En ce lundi de Pâques, jour de fête religieuse pour les chrétiens, la presse ouest-africaine est quelque peu en sommeil… Beaucoup de journaux ne paraissent pas. Retour donc sur l’actualité du week-end, avec essentiellement les cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance au Sénégal. A cette occasion, la presse sénégalaise a fait feu de tout bois, avec dossiers spéciaux, rétrospectives, bilans…
Exemple : Le Soleil qui magnifie la récente histoire politique du pays : « trois présidents, trois styles différents, affirme le journal ; un peuple, un destin et une quête permanente de mieux-vivre : les défis sont nombreux sur le chemin du développement. De Senghor le poète à Me Wade l’avocat-économiste, en passant par Abdou Diouf le technocrate, les Sénégalais ont vécu dans un pays, havre de paix, terre de convergence et d’accueil (…). »
Et Le Soleil d’insister sur l’action présidentielle : « à la suite de ses deux prédécesseurs, le président Abdoulaye Wade a, suivant son style et le volontarisme qui le caractérisent, compris ce besoin de mieux vivre, compréhension apparaissant dans les actes posés depuis son arrivée au pouvoir : un développement économique et social impulsé à la faveur d’un volontarisme libéral porteur d’espoir, même si le contexte et la conjoncture internationale laissent peu de marges de manœuvre. »
« Enfin un projet achevé ! »
Autre style, autre ton pour Le Quotidien qui revient lui sur l’inauguration du monument de la Renaissance, avec ce titre plutôt caustique : « Ouf, Wade achève enfin… un projet. » Le Quotidien note que le préfet de Dakar a interdit à l’opposition de manifester aux abords du monument. « Il s’agit de ne pas gâcher la fête du président, ironise le journal, pour la première fois qu’il achève un de ses projets. En attendant l’Université du futur africain, les 7 TGV, le musée des Civilisations ou encore la centrale nucléaire… »
De nombreux dirigeants africains ont donc fait le déplacement ce week-end à Dakar pour assister aux festivités. Parmi eux, l’Ivoirien Laurent Gbagbo, avec là aussi, des appréciations différentes… « Gbagbo créé l’émeute à Dakar », s’exclame Notre Voie . « Bravant tout ordre protocolaire, il a fait arrêter son cortège pour prendre un bain de foule, raconte le journal. Et marcher sur une distance d’au moins 25 mètres pour saluer ses sœurs et frères ivoiriens qui avaient fait nombreux le déplacement en chantant et même dansant. Déployant aussi de larges banderoles pour apporter tout leur soutien à leur président de la République. Il n’en fallait pas plus pour créer l’émeute. »
Un déplacement à plus de 100 millions de FCFA ?
Le Patriote, journal d’opposition, retient tout autre chose de ce voyage…Le Patriote qui affirme que, pour se rendre dans la capitale sénégalaise, le président ivoirien a loué un avion privé. « Le'socialiste' ivoirien, écrit-il, n’a pas utilisé son fameux Fokker 100 présidentiel. Mais, soyez rassurés, il n’a pas voyagé non plus à bord de la compagnie nationale Air Ivoire. Pas plus qu’il n’a emprunté d’autres vols commerciaux des compagnies qui desservent la capitale sénégalaise. Laurent Gbagbo, qui ne fait pas les choses à moitié, s’est rendu à Dakar en… jet privé, affirme donc Le Patriote, un Challenger 604. Un appareil dernier cri du constructeur Bombardier. » Et le quotidien ivoirien d’estimer le coût de ce déplacement à plus de 100 millions de FCFA…
Pas assez vite !
« Ali Bongo déçu par son gouvernement » : c’est ce que constate le site d’information gabonais GabonEco. C’était jeudi dernier, lors du conseil des ministres. « Le chef de l’Etat a donné une volée de bois vert à son gouvernement, explique le site, dont il fustige le ''peu de dynamisme' et l’ 'absence d’actions' concrètes pour mettre en œuvre les grands chantiers de l’émergence. Le président gabonais, poursuit GabonEco, a menacé son gouvernement de sanctions et instruit ses membres pour l’élaboration avant la fin du mois dans chaque département d’un Plan d’actions prioritaires à court terme. »
Le site d’information gabonais donne quelques exemples, comme la « construction des routes, la poursuite et l'accélération des travaux de la Coupe d'Afrique des Nations 2012, les travaux du cinquantenaire de l’indépendance, ou encore la construction de logements. »
Bintou, reine de beauté
Enfin gros plan sur Miss Mali-France 2010… Bintou, lycéenne à Paris. Bamako Hebdo nous présente la jeune fille d’une manière plutôt originale : « contrairement aux idées reçues, la deuxième ville la plus peuplée de Maliens après Bamako n'est pas Montreuil (dans la région parisienne) mais Ségou, au Mali. Et ce n'est pas à Montreuil non plus, où elle est née, qu’habite Bintou Tounkara, Miss Mali France 2010, mais à Belleville, un quartier populaire et désormais branché de la capitale. » Voilà, après ces considérations géographiques, on entre dans le vif du sujet : « âgée de 19 ans, cette Titi parisienne porte bien son titre de reine de beauté, s’exclame Bamako Hebdo. Elancée, apprêtée et maquillée avec élégance, Bintou arrive au rendez-vous, rayonnante. » S’ensuit une interview de la lauréate. On apprend, entre autre, que Bintou, de père sénégalais, mais élevée par sa mère, a renoué avec sa culture malienne, grâce à ce titre. Qu’elle mène des actions en faveur des sans-papiers. Qu’elle ne veut pas concourir pour le titre de Miss France ou de Miss Afrique. Et enfin, « qu’elle rêve de visiter un pays où elle n’a jamais mis les pieds… le Mali ! »
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La sécurité au Sahel au coeur d’une nouvelle réunion à Alger
RFI-05-04-10
La sécurité au Sahel au coeur d’une nouvelle réunion à Alger
lundi 5 avril 2010
Une rencontre des responsables des services de sécurité et de renseignement de sept pays de la bande sahélo-saharienne (l’Algérie, le Burkina Faso, le Tchad, la Libye, le Mali, la Mauritanie et le Niger), a commencé dimanche 4 avril 2010 à Alger. Après une rencontre récente des ministres des Affaires étrangères de ces mêmes pays, l’objectif affiché est de coordonner les actions pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans cette vaste zone.
« Bonne ambiance de début des travaux ». C’est l’un des participants à la réunion d’Alger qui parle, « oui, nous espérons vraiment qu’il y aura un déclic » renchérit un officiel algérien.
Les responsables de la sécurité réunis dans la capitale algérienne veulent mieux coordonner leurs actions en matière de renseignement. Dans la bande sahélo-saharienne l’information est capitale pour la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Les groupes qui écument cette vaste zone sont très mobiles, très organisés et lourdement armés.
Selon un document de travail de la rencontre dont RFI a pu se procurer une copie, pour répondre à ces questions, il faut des solutions transversales : un problème de sécurité dans l’un des pays de la zone et ce sont tous les autres pays qui doivent se mobiliser. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, d’où, selon les participants à la rencontre, la nécessité d’instaurer une confiance totale entre les différents services de renseignement.
Immédiatement après cette rencontre, ce sont les chefs d’état-major des armées des sept pays de la bande sahélo-saharienne qui doivent à leur tour se réunir à Alger et là on devrait parler d’opérations militaires, opérations militaires sur le terrain.
dimanche 4 avril 2010
ALERTE A LA FAMINE dans le Nord-Mali : des élus d’Adielhoc et Tinzawaten sonnent l’alarme !
Rousmane Ag ASSILAKEN-ONG AZHAR-04-04-2010
ALERTE A LA FAMINE dans le Nord-Mali : des élus d’Adielhoc et Tinzawaten sonnent l’alarme !
dimanche 4 avril 2010
Des élus d’Adiel hoc et Tinzawatène ont interpellé certains de leurs partenaires en France sur la situation de « l’alerte à la famine » - interpellation qui prévaut dans le Nord Mali, en particulier le CCFD. Voici l’avis de l’ ONG AZHAR, à Kidal.
Sans dramatisation, la situation telle que décrite par certains élus (Adielhoc, Tinzawaten) à leurs partenaires est tout à fait réelle.
En effet, l’hivernage dernier a été déficitaire dans la région de Kidal et dans le Nord Mali en général. Les conséquences pourraient être graves pour les éleveurs nomades qui deviennent très vulnérables lorsqu’ils perdent leur « capital cheptel ». Cela, tous le savent : éleveurs eux-mêmes, élus locaux, services techniques de l’Etat, Programmes de développement de la région, ONG locales. Mais malheureusement l’esprit d’anticipation, comme d’habitude dans de telle situation n’a pas prévalu. Peut être a-t-on besoin encore une fois de contingents de sinistrés errant de village en village pour perpétuer les appels à l’aide ?
Actuellement, dans toute la région les animaux sont malades et meurent chaque jour ; les Oueds dénudés (absence de biomasse) sont jonchées de cadavres (perte estimée aujourd’hui à plus de 40% à quatre mois de l’hivernage en situation normale) . Et certaines familles d’éleveurs ayant perdu leurs animaux commencent à rejoindre les villages désormais devenus de véritables « parcs de misère ». En fait, les éleveurs nomades de cette région ne sont t-ils pas poursuivis par la malédiction des sécheresses face auxquelles ils n’arrivent jamais à se préparer ?
Sur les marchés (Kidal, Adielhoc, Tessalit), les prix des animaux pour ceux qui peuvent encore se vendre ont considérablement chuté passant par exemple pour les ovins de 30.000 F CFA (46 Euro) en fin d’hivernage à 5.000 F CFA ( 8 Euro) aujourd’hui.
Comme mesure d’urgence « courtermiste » de la part de l’Etat, près de 1.000 tonnes d’aliment de bétail (pour 901.962 têtes en 2009 : sources DRPIA, soit 0,0011 Kg par tête de bétail ; une goutte d’eau dans l’océan !) sont mises à la disposition des communes de la région de Kidal. Celles-ci doivent acheter, transporter de Kidal, à leurs propres frais et revendre l’aliment bétail aux éleveurs. A titre indicatif le prix d’achat d’un sac de 50 Kgs est de 6.000 F CFA ( 9 Euro). Il faut préciser que vu la faiblesse des revenus des éleveurs, ces derniers sont financièrement incapables d’accéder à cette denrée indispensable pour sauver ce qui peut l’être.
Par ailleurs, l’action des partenaires Techniques et Financiers semble timide, peut être à cause du déficit d’informations objectives. Et il y a nous semble t-il, risque d’assister à une situation dramatique où l’on agit en retard et dans le meilleur cas, faire le « médecin après la mort ». Cela est hélas ! déjà arrivé lors des sécheresses passées (1973, 1984).
La sécheresse actuelle sévit sur fonds d’insécurité et les partenaires techniques et financiers ne peuvent pas encore circuler, évaluer la situation sur le terrain du « drame rampant ». Toutefois, l’alternative possible à ce niveau est l’implication et la responsabilisation des ONG locales en synergie avec les responsables des collectivités territoriales pour la mise en œuvre des actions éventuelles en direction des populations.
Rousmane Ag ASSILAKEN
Directeur Exécutif
ONG AZHAR
BP :18
Email : ong_azhar2003@yahoo.fr / ong.azhar@gmail.com
Kidal
Mali
Après un mois d’interruption pour des raisons de sécurité, les randonnées touristiques ont repris dans l’extrême sud algérien
Samir Allam .tsa-algerie.com 04-04-10
Après un mois d’interruption pour des raisons de sécurité, les randonnées touristiques ont repris dans l’extrême sud algérien
dimanche 4 avril 2010
Après près d’un mois d’interruption pour des raisons de sécurité, les randonnées touristiques ont repris en fin de semaine dernière dans le Tassili du Hoggar. « Hier (samedi), un vol de touristes est arrivé à Tamanrasset en provenance de Paris. Aujourd’hui, ces touristes français sont de sortie pour une randonnée. Plusieurs autres groupes touristes sont présents dans la région depuis plusieurs jours », a affirmé à TSA un guide touristique local, joint au téléphone.
Au lendemain de la remise en liberté par le gouvernement malien de quatre terroristes en échange de la libération d’un otage français, les randonnées se sont interrompues dans un climat de confusion. Une rumeur avait circulé sur une demande de l’armée algérienne d’interrompre les randonnées et plusieurs voyagistes étrangers avaient annulé des programmes de séjours touristiques dans cette zone de l’extrême sud algérien. En fin de semaine dernière, la revue française spécialisée L’Echo touristique rapportait que l’Algérie avait décidé de fermer, pour des raisons de sécurité, le massif du Tassili aux randonnées touristiques. Mais selon plusieurs professionnels du secteur, aucune décision officielle de l’armée n’a été transmise aux voyagistes et guides touristiques.
Seul changement constaté, un renforcement de la présence militaire algérienne dans la région. Dans le cadre de sa lutte antiterroriste, l’armée algérienne a décidé, fin 2009, de renforcer la surveillance des frontières sud en multipliant les postes contrôle au long de la bande frontalière sud avec le Mali, le Niger et la Mauritanie. Cette bande frontalière, un véritable no man’s land, sert de passoire pour les groupes terroristes opérant sur le sol algérien.
Samir Allam
Mali: un véhicule militaire saute sur une mine, "des blessés graves"
Mali: un véhicule militaire saute sur une mine, "des blessés graves"
(AFP)
BAMAKO — Un véhicule de l'armée malienne a sauté sur une mine, dans le nord du Mali, faisant "plusieurs blessés graves" qui ont été évacués vers un hôpital algérien, a-t-on appris dimanche de sources sécuritaires.
"Hier (samedi), un véhicule de l'armée a sauté sur une mine dans la zone de Tinzawaten (près de la frontière algérienne). Il y a eu +plusieurs blessés graves+ évacués vers l'Algérie", a déclaré à l'AFP, une source sécuritaire contactée dans le nord du Mali.
"Il y a eu cinq blessés graves lors de l'affaire du véhicule de l'armée (malienne) qui a sauté samedi sur une mine dans le nord du Mali", a affirmé une autre source sécuritaire.
"Nous confirmons que nous avons porté immédiatement secours à nos frères maliens blessés. Ils sont actuellement pris en charge dans un établissement hospitalier sur le territoire algérien", a commenté de son côté une source sécuritaire algérienne, contactée par l'AFP dans le nord du Mali.
En 2009, le chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga, aujourd'hui défait par l'armée malienne, avait posé des mines dans le secteur, faisant des morts parmi les civils maliens et algériens, ainsi que au sein de l'armée malienne.
Le gouvernement malien, avec l'aide de pays comme l'Allemagne, avait engagé une opération de déminage, mais qui s'est essentiellement déroulée sur les principaux axes routiers de la zone.
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Uranförderung in Niger : Der gelbe Fluch
Cordula Meyer- Der Spiegel - 02-04-10
Uranförderung in Niger : Der gelbe Fluch
samedi 3 avril 2010
C’est l’histoire classique de David contre Goliath. Le site Spiegel International raconte dans un long article le combat d’Almoustapha Alhacen, un Touareg du Niger qui se bat contre le géant du nucléaire Areva, coupable selon lui de contaminer l’eau et la poussière avec de sa région, causant la mort de nombreux travailleurs.
Depuis 40 ans, Areva extrait de l’uranium pour l’énergie nucléaire européenne au Niger, un de pays les plus pauvres du monde, mais qui « est à l’industrie nucléaire ce que l’Arabie Saoudite est à l’industrie du pétrole. » Contrairement à l’Arabie Saoudite, le Niger ne tire quasiment aucun profit de sa position de principal fournisseur d’uranium de l’Europe.
Alhacen a crée son association il y a 9 ans, quand il s’est rendu compte que beaucoup de ses collègues mouraient de maladies mystérieuses. Il est allé plaider sa cause jusqu’à Francfort, devant un parterre de gros actionnaires de la Deutsche Bank, qui prête beaucoup d’argent à Areva. Jospeh Ackermann, le PDG de la banque, lui a personnellement assuré que son entreprise était très sensible à l’environnement... puis plus rien.
80.000 personnes vivent dans les deux villes crées par Areva dans le désert pour l’exploitation des mines, mais quand on demande à Alhacen ce que celles-ci ont apporté aux habitants, il répond « rien, à part les radiations qui seront là pour des milliers d’années. »
1. Teil- Der gelbe Fluch
Seit 40 Jahren schürft Frankreichs Staatskonzern Areva in Niger, einem der ärmsten Länder der Erde, Uran für Europas Atomstrom - ein schmutziges Geschäft. Arbeiter sterben, Wasser und Staub sind verseucht. Der Kampf um den Brennstoff schürt zudem Aufstände gegen die Regierung.
Der Mann aus Niger war gekommen, um mit dem Chef der größten deutschen Bank zu sprechen. Im Mai vorigen Jahres saß Almoustapha Alhacen in der Frankfurter Festhalle. Er hörte zu, wie Josef Ackermann verkündete, der Bank gehe es trotz Finanzkrise wieder besser. Ackermann sprach von Verantwortung, "Markt und Moral" seien keine Gegensätze, sondern würden "zum Wohle aller miteinander harmonieren".
Aber da, wo der Mann aus der Wüste herkommt, gibt es keine Harmonie von Markt und Moral. Davon wollte er Josef Ackermann erzählen ; ein Verein kritischer Aktionäre hatte ihn zur Hauptversammlung eingeladen. Alhacen passte auf diese Veranstaltung so gut wie ein Außerirdischer : Er trug das Stammesgewand der Tuareg, mit Gesichtsschleier und Turban. Alhacen war ruhig, als er ans Rednerpult trat. Sein Gesicht flimmerte über die Großleinwand.
"Bonjour, Monsieur Ackermann", begann Alhacen auf Französisch mit afrikanischem Akzent. Er hatte fünf Minuten Zeit, um Ackermann die Katastrophe zu beschreiben, die er seit neun Jahren bekämpft. Er sei der Gründer einer Umweltorganisation aus der Stadt Arlit in Nordniger. Er sagte, dass der französische Konzern Areva dort Uran abbaue. Es gebe Millionen Tonnen radioaktiver Abfälle, verstrahltes Wasser, schwere Krankheiten. Und die Deutsche Bank gehe all das etwas an, weil sie Areva viel Geld leihe.
Alhacen sprach auch von Verantwortung, genau wie der Bankchef. Wer mit Krediten an die Uranindustrie Geld verdiene, müsse helfen "bei der Bekämpfung der gravierenden Probleme, die beim Uranabbau entstanden sind". Ackermann erwiderte, der Deutschen Bank liege der Umweltschutz am Herzen. Seitdem hat Alhacen nie wieder etwas von der Deutschen Bank gehört.
Alhacen gründete seine Organisation Aghirin Man vor neun Jahren, als er merkte, dass viele seiner Kollegen an rätselhaften Krankheiten starben. Aghirin Man heißt in seiner Tuareg-Sprache "Schutz der Seele".
Alhacen hat nie eine Schule besucht, und bis heute gibt es für ihn kaum etwas Schöneres, als auf einem Kamel zu reiten. Er hat dunkle Haut, er trägt einen Schnauzer. Wenn ihm etwas missfällt, zieht er den Schleier so übers Gesicht, dass nur noch seine Augen frei bleiben. Aghirin Man hat in Arlit zwei Zimmer neben einer Schneiderei. Ein befreundetes Arzt-Ehepaar aus Österreich hat alte Computer gespendet. Alhacens Bürostuhl fehlt eine Lehne. Roter Staub hat sich abgesetzt.
Diese zwei schäbigen Zimmer sind die Zentrale im Kampf gegen den Weltkonzern Areva.
Arevas Zentrale ist in Paris. Areva betreibt Uranminen und baut Kernkraftwerke. 2009 hat Areva 14 Milliarden Euro umgesetzt. Die Firma gehört fast komplett dem französischen Staat. Der war bis 1960 Kolonialmacht in Niger. Acht Jahre nach der Unabhängigkeit gründeten die Franzosen die erste Minengesellschaft. Vor Jahrmillionen war das Gebiet ein Flussdelta, in dem sich Uran in Sedimenten absetzte. Seit 1968 haben Bagger mehr als 100 000 Tonnen des Atombrennstoffs aus dem Saharaboden geholt.
Frankreich verkauft seinen Atomstrom auch nach Deutschland, und Areva beschäftigt in der Bundesrepublik 5200 Mitarbeiter. Jedes Wochenende laufen die Fußballer des 1. FC Nürnberg in Areva-Trikots auf. Frankreich hat 58 Reaktoren, sie liefern den Großteil des Stroms für das Land, und der Brennstoff dafür kommt aus Niger. Das Land ist einer der größten Uranlieferanten der Welt und für die Atomindustrie in etwa das, was Saudi-Arabien für die Erdölindustrie ist.
Uran aus Niger dient seit 40 Jahren als Treibstoff für Europas Energieversorgung. Aber im Gegensatz zu Saudi-Arabien hat Niger nichts davon, nur Elend. Das Land in der Sahelzone ist das am wenigsten entwickelte der Erde. Jedes vierte Kind stirbt vor seinem fünften Geburtstag.
Die Zustände in Niger sind eine schmutzige Seite der vermeintlich sauberen Atomenergie. Sie liegt gut verborgen, mitten im Nirgendwo. Es gibt Banditen in der Region, die Weiße entführen und an al-Qaida verkaufen. Die Gegend war wegen einer Tuareg-Rebellion lange im Ausnahmezustand. Noch heute ist Arlit nur per Militärkonvoi zu erreichen. Aber vor kurzem war ein Team von Greenpeace da. Die Mitarbeiter hatten Geigerzähler dabei. Und sie maßen viel zu hohe radioaktive Strahlung. Die beiden Uranminen, um die es geht, liegen in der Nähe von Arlit und der Nachbarstadt Akokan. In der einen wird Uran im Tagebau gewonnen. Die andere reicht etwa 250 Meter unter die Erde, es ist die weltgrößte Uranmine unter Tage. In den beiden Städten, die Areva für die Mine in die Wüste gesetzt hat, wohnen zusammen 80.000 Menschen. Es gibt keine Teerstraße, nur rotbraunen Staub, der sich in jede Ritze und Pore legt. Brunnenwasser ist radioaktiv belastet, kostbares fossiles Grundwasser wird in der Fabrik verbraucht. Nomaden finden immer weniger Futtergründe für ihr Vieh. Und es gibt todbringende Krankheiten.
Bürgerorganisationen kritisieren, das wenige, was Areva an den Staat zahle, bleibe in der Hauptstadt oder gleich in den Taschen der Familie des langjährigen Präsidenten. Wenn man Almoustapha Alhacen fragt, was die Mine den Menschen gebracht habe, sagt er : "Nichts - nur die Verstrahlung, die Jahrtausende bleibt."
Und die Aufstände, mit denen die Tuareg-Rebellen gewaltsam ihren Anteil an den Einnahmen aus dem Uran erkämpfen wollen. Niger ist ein geteiltes Land - im Norden leben die Tuareg, im Süden die dominierenden Haussa. Dort liegt auch die Hauptstadt, der Süden hat das Sagen in Niger. Mit dem Urangeld aus dem Norden kauft der Staat im Süden Waffen, mit denen er den Norden klein hält. In Sierra Leone schüren Diamanten Konflikte, in Niger ist es das Uran. Bluturan.
2. Teil : "Es war etwas Böses im Staub"
Arlit wurde einmal als "Zweites Paris" verklärt. Doch der Wüstenwind wirbelt nur roten Sand durch die Stadt. Arlit ist ein Ort in heißem rotem Monochrom. Die Häuser aus rotem Lehm, die Straßen aus rotem Staub, dazu der immer wieder von Sandstürmen verdunkelte Himmel.
Vom nordwestlichen Rand Arlits aus ist ein gewaltiger Berg zu erkennen : 35 Millionen Tonnen Abraum aus der Mine. Das Uran wurde herausgelöst, aber 85 Prozent der Strahlung sind noch da, durch Stoffe wie Radium und Thorium, deren Halbwertszeiten in Jahrtausenden gemessen werden. Der Abraum liegt offen herum, der Wüstenwind fegt darüber. Zwischen der Halde und der Stadt bauen die Menschen Tomaten und Salat an.
Männer verkaufen Benzin in alten Schnapsflaschen, auf denen noch das Pastis-Etikett klebt - eine Tankstelle in Arlit. Eine Frau mit drei Tomaten, zehn Kartoffeln und einem halben Glas Mayonnaise - das ist ein Restaurant in Arlit. Die Menschen haben sich aus Abfall Häuser gebaut. Alhacen zeigt auf Deckel und Böden von Fässern, die nun zu Mauern geworden sind, auf Plastikplanen, die jetzt Dächer sind. "Aus der Fabrik", sagt er.
2200 Menschen arbeiten dort. In der Fabrik zerkleinern Arbeiter die Felsbrocken, zermahlen sie zu Staub und lösen dann mit viel Wasser und Säure das Uran heraus. Am Ende bleibt ein gelber Teig : Yellow Cake. Der gelbe Kuchen wird in Fässer verladen, Konvois fahren die Fässer 2500 Kilometer weit nach Benin. Von dort aus gehen Schiffe nach Marseille.
Alhacen gehört zum Tuareg-Stamm der Agir in den Aïr-Bergen. Sein Vater führte Kamelkarawanen, sie brachten Salz und Datteln. Als Elfjähriger begleitete Alhacen seinen Vater das erste Mal. Knapp zehn Jahre später, 1978, wurde Almoustapha Alhacen Arbeiter in der Mine ; er musste jene Maschinen reparieren, die die Steinbrocken zerkleinern. Im staubigen Overall ging er jeden Abend heim zu seiner Familie und spielte mit seinen Kindern. Seine Frau wusch die Kleider, die voll waren von radioaktivem Staub.
Nach dem Reaktorunglück von Tschernobyl 1986 hörte er das erste Mal von Radioaktivität. Er bekam nun eine Atemmaske aus Papier. Acht Jahre später musste er trotzdem wegen einer Staublunge aufhören. Er kam in einer neuen Abteilung unter, sie kümmert sich um Strahlenschutz. Alhacen ist noch heute dort beschäftigt. Aber die Firma hat ihn freigestellt. "Wegen unangemessenen Verhaltens, etwa unentschuldigten Fernbleibens von der Arbeit", sagt Areva. Er bangt um den Job, denn er braucht das Geld für seine 13 Kinder. Aber so hat er auch mehr Zeit für seinen Kampf - und die Opfer.
Zeit etwa, um die Witwe Fatima Taoka in ihrem Lehmhaus zu besuchen. Ihr Mann Mamadou bohrte in der Mine das Gestein in Stücke, bis er krank wurde. "Er war immer stark, aber dann hatte er nur noch Schmerzen und wurde dünn wie ein Stock", erzählt Fatima. Es war etwas in der Lunge und in den Nieren, sagt sie, aber was das war, habe man ihr im Krankenhaus nicht gesagt.
"Es lag am Staub", sagt sie. "Es war etwas Böses im Staub." Was Radioaktivität ist, weiß Fatima nicht. Ihr Mann starb 1999. In diesem Jahr starben mehrere Kollegen Alhacens. Vor allem solche mit Jobs, bei denen es staubt. "Sie starben an Krankheiten, die wir nicht verstanden", sagt Alhacen. Als er im Krankenhaus nachfragte, woran seine Kollegen denn gestorben seien, habe er keine Antwort bekommen. Manchmal hätten die Ärzte auch gesagt, es sei Aids. Alhacen schöpfte Verdacht. Die Aids-Rate in Niger war niedrig. Und das Krankenhaus gehört Areva. Als Mamadou dann starb, fasste Alhacen den Entschluss, Aghirin Man zu gründen.
Zehn Jahre ist das her. Seitdem hat er immer wieder Krankengeschichten gehört, die der von Mamadou ähneln. Auf seiner Tour besucht er auch Amalhe Algabit. Der ehemalige Vermessungsassistent hat noch seinen in Plastik eingeschweißten Arbeitsausweis mit der Nummer 1328. Seine Brust schmerzt, er versteckt seinen ausgemergelten Körper in einem weißen Umhang, das eingefallene Gesicht hinter einer großen Sonnenbrille. Oft glaubt er zu ersticken. Er weiß nicht, warum ; er fürchtet nur, dass es nicht mehr lange geht : "Ich bin schon so dünn."
Der Ehemann von Rakia Agouma starb am 23. September 2009. 31 Jahre lang hatte er in der Mine Lastwagen mit den Gesteinsbrocken gefahren. Schon drei Jahre vor seinem Tod hatte er schlimme Schmerzen in der Brust und im Rücken, aber er versuchte, fröhlich zu bleiben, das hatte Rakia immer an ihm gemocht. Als er dann in der Areva-Klinik starb, hätten sie ihr gesagt, es sei Malaria : "Die Ärzte sagen nicht die Wahrheit, sie sind Lügner."
Areva sagt, jeder in Arlit und Akokan werde gratis behandelt, auch ehemalige Arbeiter. Bislang sei kein einziger Arbeiter an berufsbedingtem Krebs gestorben.
Der Franzose Serge Venel wurde nur 59. Sein Fall könnte wichtig werden, denn seine Leidensgeschichte ist von französischen Ärzten dokumentiert. Er war sieben Jahre Vorarbeiter in Akokan. Seine Tochter Peggy, 37, lebt südlich von Paris.
Weihnachten 2008 hustete Serge Venel das erste Mal. Dann nahm er 13 Kilo ab. Im März ging er zum Lungenfacharzt. Der Arzt fragte, ob er rauche.
"Seit 25 Jahren nicht mehr."
"Und was machen Sie beruflich ?"
Serge Venel erzählte es ihm.
Der Arzt fragte nicht weiter nach.
Vier Monate später, am 31. Juli 2009, starb Serge Venel an Lungenkrebs.
3. Teil : "Die haben die Leute ja umgebracht"
Seine Tochter will, dass der Krebs ihres Vaters als Berufskrankheit anerkannt wird. Sie will, dass ihre Mutter eine Rente bekommt. "Wenn man für etwas kämpft, muss man es bis zum Ende machen."
Sie hat einen kleinen Verein gegründet. Auch Peggy führt nun eine Liste der ehemaligen Angestellten. Die Namen der Verstorbenen sind darauf orangefarben, die Namen der Krebskranken sind rot. Peggy Venel hat auch einen Fragebogen für Ex-Arbeiter ins Internet gestellt. Die Antworten ähneln sich.
Was haben Sie bei der Arbeit getragen ?
"Hemd und Shorts."
Hatten Sie einen Dosimeter ?
"Nein."
Gab es Schutzhandschuhe ?
"Nein."
Peggy sagt, sie könne bis heute nicht verstehen, wie Areva "das machen konnte und nun die Hände in Unschuld wäscht. Die haben die Leute ja umgebracht". Peggy Venels Anwalt sagt : "Dies könnte der erste Fall aus Niger sein, bei dem Lungenkrebs als Berufskrankheit anerkannt wird."
Das wäre auch für Alhacen ein Meilenstein. Denn er kämpft um Beweise. 2003 holte er Bruno Chareyron nach Arlit, einen Kernphysiker aus Valence im RhôneTal. Chareyron war Ingenieur in einem Atomkraftwerk. Seit mehr als 25 Jahren arbeitet er im Labor von Criirad, einer unabhängigen Strahlenschutzorganisation. Er maß die Strahlung in der Nähe der Fabrik, auf dem Altmetallmarkt in Arlit, in den Straßen. Er nahm Wasserproben.
Dann kam Sherpa, eine Anwaltsorganisation aus Paris, die für die Rechte von Arbeitern kämpft. Eine Sherpa-Anwältin interviewte über 80 Minenarbeiter. Sie hörte immer wieder dieselben Geschichten : Bis Mitte der achtziger Jahre gab es keine Sicherheitsausrüstung, nicht einmal Staubmasken.
Eine Familie beteuerte, Ärzte hätten einen hustenden Minenarbeiter aus dem Areva-Krankenhaus in Arlit mit einer Diabetes-Diagnose heimgeschickt. Der Mann reiste in die nächstgrößere Stadt Agadez. Dort habe der Arzt Lungenkrebs im fortgeschrittenen Stadium gefunden.
Die Sherpa-Anwältin konfrontierte den Chefarzt des Krankenhauses. Der rechtfertigte sich, man sage Patienten nie, dass sie Lungenkrebs hätten. Ein anderer Mitarbeiter des Krankenhauses gab zu, dass Krebs höchstens bei Patienten diagnostiziert werde, die nicht in der Mine arbeiteten. "Wenn Arbeiter diese Symptome zeigen, wird von Malaria oder Aids gesprochen." Areva sagt, die Firmenärzte seien "unabhängig", die Vorwürfe "verleumderisch". Die Doktoren hätten "alle Ausstattung, die sie brauchen".
Im vergangenen November kamen dann die Leute von Greenpeace. Sie blieben neun Tage. Und sie fanden überall erhöhte Strahlung. Eine Sandprobe aus der Nähe der Mine in Akokan enthielt 100-mal mehr radioaktive Stoffe als normaler Sand. In den Straßen von Akokan fanden die Greenpeace-Leute sogar Strahlung, die 500-mal höher war als normal. Früher wurde der radioaktive Abraum der Mine als Baumaterial für Straßen und Häuser benutzt. Von fünf Wasserproben lagen vier über den Richtwerten der Weltgesundheitsorganisation für Uran. Nach Aussage von Areva ist die jährliche Strahlendosis für die Einwohner geringer als bei einem Brust-Röntgenbild.
Alhacen durchstöbert seit Jahren den Schrottmarkt von Arlit nach Strahlenquellen. Früher machten die Menschen Werkzeuge aus dem Schrott, manchmal sogar Kochtöpfe, aus denen sie täglich aßen. Die Firma hat aufgeräumt und viele strahlende Abfälle eingesammelt.
Seit 2002 erfülle der Konzern höchste internationale Standards zur maximalen Strahlendosis, beteuert Areva. Joseph Brehan sagt : "Die Verbesserungen sind nicht so groß." Der Anwalt aus Paris reiste kürzlich nach Arlit, um seinen Klienten zu treffen : Almoustapha Alhacen. Im vorigen Jahr unterschrieb Areva einen Vertrag, der Sherpa das Recht gibt, die Arbeitsbedingungen in den Minen zu prüfen. Im Gegenzug muss Sherpa sich mit Areva absprechen. Zusammen wollen sie ein umfassendes Gesundheitsüberwachungssystem einführen.
Der Physiker Chareyron und der Aktivist Alhacen glauben, dass Sherpa einen Pakt mit dem Teufel eingegangen ist.
Das ist das Problem mit einem mächtigen Konzern. Criirad, Aghirin Man und Sherpa sind kleine Organisationen. Sie leben von Spenden, und so ist selbst Alhacen ein Kritiker, den sich Areva gerade noch leisten kann. Denn auch er hat seinen Pakt mit dem Teufel geschlossen. Noch immer ist er bei Areva beschäftigt. Die Firma hat ihn zwar wieder freigestellt ; aber Alhacen wohnt mietfrei in dem Areva-Haus RA4, No 6. Das Haus hat vier Zimmer, in einem Verschlag im Innenhof leben vier Ziegen - nach den Standards von Arlit ist Alhacen ein wohlhabender Mann. "Wenn ich den Job verliere, muss ich aus dem Haus - sofort."Es gibt keine andere Arbeit in Arlit als die in der Fabrik. Arlit ist Areva.
So ist selbst Alhacen ein Kritiker, der von Areva abhängig ist.
Im Norden Nigers sind ein Drittel der Kinder unterernährt, Tausende sterben an Durchfall und Lungenentzündung. In Niger könnte viel Leid mit wenig Geld verhindert werden. Ist es richtig, in so einem Land dieselben strengen Maßstäbe zum Schutz vor Radioaktivität zu fordern wie in Europa ?
Areva will in den nächsten fünf Jahren sechs Millionen Euro jährlich für Entwicklungsprojekte ausgeben. Vor ein paar Jahren verteidigte sich Areva mit dem Argument, es sehe sich nicht vorrangig als Wohltätigkeitsorganisation. Niger helfe es auch, wenn die Menschen Arbeit bekämen und der Staat Einnahmen aus dem Uran.
Alhacen verliert die Fassung, wenn er das hört. "Wer hat denn von Wohltätigkeit gesprochen ? Es ist unser Uran ! Arevas Wohltätigkeit, das ist Verschmutzung, von der wir für immer etwas haben. Areva verübt hier ein Verbrechen. Sie nehmen das Wasser, und deshalb verschwinden die Bäume und Pflanzen. Es gibt kein Leben. Und wofür ? Für eure Energie."
Das Uran verschärft außerdem den Konflikt zwischen den Tuareg-Rebellen im Norden und der Regierung im Süden. Der letzte Aufstand endete erst vor wenigen Monaten. Schon in den neunziger Jahren herrschte Bürgerkrieg zwischen Nord und Süd. Mohammed Anacko war damals ein Führer der Rebellion. Inzwischen leitet er eine Versöhnungskommission. Zum Rebell wurde er einst, weil der Norden nichts bekam von den Uraneinnahmen.
Heute sorgt er sich, Niger könne zerfallen. Jeden Monat reist Anacko zu den Rebellen ins Aïr-Gebirge, östlich der Uranminen ; er redet mit den Kämpfern, weil er den wachsenden Einfluss von al-Qaida fürchtet. Schon jetzt sind viele der Ex-Rebellen aufs Drogen- und Menschenschmuggeln umgestiegen. Und was, wenn jemand versuchte, Uran zu schmuggeln ?
Chaos in einem Land mit Uranreserven ist immer gefährlich. So hatte der Mitte Februar von Militärs weggeputschte Präsident Mamadou Tandja gedroht, seinen Yellow Cake an Iran zu verkaufen. Der Mann ist weg, aber die Idee bleibt. Das fürchtet der Westen.
Die Tuareg dagegen fürchten den totalen Ausverkauf ihres Landes. 2007 war ein Höhepunkt der weltweiten Atomrenaissance, der Handelspreis von Yellow Cake schoss in die Höhe. Präsident Tandja vergab mehr als 100 Explorationslizenzen für Urangebiete. Die Lizenzgebiete überziehen das Land der Tuareg fast vollständig.
"Die Tuareg leben von ihren Tieren", sagt Alhacen. "Sie können nirgendwo anders hin. Sie leben von diesem Land, und es gehört ihnen." Damit sie wenigstens noch eine Chance haben, will er weiterkämpfen. Im vorigen Jahr war er auch bei den Gorleben-Gegnern im Wendland. "Das war wunderbar, weil es mein Lebensstil ist", sagt der Tuareg. "Es gibt viel freies Land und viel Milch."
Alhacen hielt einen Vortrag in Dannenberg : "Ihr dürft nicht nur gegen Kraftwerke und Endlager kämpfen. Wenn ihr den Baum töten wollt, tötet die Wurzeln."
Er meinte die Uranminen.
Tinariwen - Assouf ag assouf (live) (excerpt)
views MrNurdled — November 20, 2009 — Tinariwen live at Manchester Academy 2 on Friday 23rd October 2009. Excerpt from ibrahims first song, Assouf ag... Assouf
MMLublin — July 12, 2009 — Występ grupy Tinariwen z Mali na festiwalu Inne Brzmienia Art'N'Music, Lublin 12.07.2009. Więcej na www.mmlublin... MMLublin — July 12, 2009 — Występ grupy Tinariwen z Mali na festiwalu Inne Brzmienia Art'N'Music, Lublin 12.07.2009. Więcej na www.mmlublin.pl. Realizacja: Janek Taraszkiewicz
Tinariwen w Lublinie: Inne Brzmienia 2009
MMLublin — July 12, 2009 — Występ grupy Tinariwen z Mali na festiwalu Inne Brzmienia Art'N'Music, Lublin 12.07.2009. Więcej na www.mmlublin... MMLublin — July 12, 2009 — Występ grupy Tinariwen z Mali na festiwalu Inne Brzmienia Art'N'Music, Lublin 12.07.2009. Więcej na www.mmlublin.pl. Realizacja: Janek Taraszkiewicz
Tinariwen w Lublinie: Inne Brzmienia 2009
Coup d'état au Niger :implication d'Areva et de la France?
Ce que cache le coup d’Etat au Niger (encore l’Africom ?)
TAHERUKA SHABAZZ, Directeur de l’ISA.
Quand par voie de presse nous apprenions que le président du Niger, Mamadou Tandja, fut déposé par un coup d’Etat organisé le 18 février 2010 par des officiers supérieurs de l’armée nigérienne, ce qui nous surprit le plus c’est le caractère timoré des réactions des diplomaties occidentales.
Elles, si prompts à clouer au pilori un Omar Béchir, un Moussa Dadis Camara ou un Robert Mugabé, les voilà condamner du bout des lèvres une prise de pouvoir par la force.
La presse française, qui est aussi indépendante que les pays de la zone CFA, parle même du retour de la démocratie. C’est dire si on marche dur la tête.
Mais c’est du côté des responsables politiques qu’il faut tourner son regard pour tout démêler dans cette histoire.
Deux semaines avant le putsch militaire, la multinationale AREVA signait, le 4 février 2010, un contrat de partenariat avec le groupe sud-coréen KEPCO. Ce dernier prenant 10% de participation dans la production d’uranium extrait du gisement d’Imouraren (un des plus grands gisements au monde avec une capacité d’extraction d’au moins 5 000 tonnes de minerais par an pendant 30 ans).
Cet accord sur le plus grand gisement d’uranium d’Afrique et deuxième du monde est primordial pour AREVA. A tel enseigne que la multinationale annonce sur son site Internet « A l’heure où la relance du nucléaire est annoncée dans de nombreux pays, il s’agit d’une opération d’envergure pour le groupe (…). » .
Avec 1,2 milliard d’euros investit dans cette mine, l’on comprend aisément l’importance stratégique d’une opération aussi juteuse. Sans compter que des négociations sont en cours entre le groupe AREVA et MITSUBISHI (de l’ordre de 3 milliards d’euros) pour une augmentation de son capital, c’est dire l’importance de la signature de Mamadou Tandja pour la présidente du directoire du groupe, Anne Lauvergeon, donc pour Nicolas Sarkozy, donc pour ses maîtres. Huit mois avant (Jeudi 2 Juillet 2009), elle déclarait avec insistance sur Radio Classique : « nous avons BESOIN de plus d’uranium » (rapporté entre autres par easybourse.com).
Dans la semaine qui suit l’accord conclu par les deux groupes AREVA et KEPCO, précisément le 9 février 2010, l’Elysée déclare son inquiétude pour les positions d’AREVA au Niger. C’est qu’entre temps, le président Mamadou Tandja s’en est allé toquer à la porte de la Chine et de l’Iran pour l’éventuelle exploitation de la plus grande mine d’uranium d’Afrique. Toujours est-il qu’en 2008, le Niger cèda à la Chine des contrats d’exploitation pour un montant s’élevant à 3,7 milliards d’euros. Alors que dans le même temps, il imposait à AREVA de revoir à la hausse de 50% le prix d’achat du minerai.
Malgré les 40 ans de “présence” de l’industrie nucléaire française au Niger, AREVA risque de tout perdre sur la dernière ligne droite.
N’oublions que c’est quasiment dans des conditions similaires qu’Anne Lauvergeon perdit, il y a quelques mois de cela (le 27 décembre 2009), un juteux contrat de 40 milliards de dollars à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis).
Le manque a gagné est trop important pour AREVA. Autre incident qui a de quoi inquiéter Paris: en juillet 2007 le président Mamadou Tandja avait expulsé du Niger Dominique Pin, le directeur local du groupe, soupçonné de financer les mouvements touaregs anti-gouvernementaux.
C’était donc de très mauvais augures que Mamadou Tandja soit en pourparler avec la Chine et l’Iran.
Se faisant en toute urgence Nicolas Sarkozy, déjà en peine avec la situation de quasi explosion de la zone euro, envoie à Niamey deux ministres : Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires Etrangères, celui dont le nom est associé à quasiment tous les génocides de la deuxième moitié du XXème siècle (Biafra, Rwanda, Yougoslavie, Palestine, etc…).
Entre le 9 février 2010 et le 18 février 2010, plus rien ne filtre (du moins du côté français). Pas de compte-rendu de leur visite à Niamey. Il semblerait que la décision ait été déjà prise : celle de renverser Tandja par l’entrefait des mêmes militaires qui l’ont porté au pouvoir en 1999, et dont la soif d’argent n’avait visiblement pas assez été suffisamment assouvie.
Le lendemain du putsch, aucune panique du côté d’AREVA qui se paie même le luxe d’annoncer par son porte-parole dans les colonnes du Dow Jones Newswires qu’il n’y a pas lieu de se faire du soucis pour la production d’AREVA au Niger. Message codé pour les places fortes de Wall Street et de la City de Londres. En somme « ne vous inquiétez pas, nous avons la situation en main ».
Les communiqués de presse tombent, relayant les propos rassurants de la junte qui promet le retour de la démocratie (sic). L’AFP (reprise par tous les
médias) titre même « la junte a donné des garanties nécessaires » ( cliquez ici). Mais à qui ? Point besoin de répondre.
Et quand le secrétaire d’état à la coopération, Alain Joyandet, annonce à la presse qu’il n’y a pas lieu de craindre quoique se soit pour AREVA.
Le message est on ne peut plus clair.
Nous voyons que sous fond de guerre d’influence de l’Empire de la City de Londres contre la Russie et la Chine, le dindon de la farce reste toujours le même : une population africaine humiliée de plus en plus. Entre des militaires cupides et corrompus et une classe politique aveugle et naïve, la population se cherche encore une voie de sortie.
La partie qui se joue en Afrique de l’Ouest est hautement tactique, car s’y mêlent des intérêts économiques comme le besoin vital de contrôler les gisements d’uranium, mais également géostratégiques comme l’étouffement des Chinois et des Russes en Afrique. Les moyens utilisés pour mener à bien ce projet sont assez facilement identifiables :
réorganisation des bases militaires de l’OTAN en Afrique, création factice de foyers de terrorisme d’obédience islamiste financés, formés par le Département d’Etat, le Département à la Défense et le Conseil National de la Sécurité américains, mise en place de plateformes de narco-trafics, implications des armées gouvernementales dans des programmes militaires d’endoctrinement idéologiques, mise en place de dictatures militaires.
Ouvrons les yeux et regardons l’Afrique de l’Ouest, que voyons-nous sinon des coups d’Etat (Niger, Guinée), des implantations de bases militaires (Sénégal, Côte d’Ivoire), des créations de foyers terroristes (Mali, Nigeria), la prolifération du narco-trafique (Sierra Leone, Guinée Bissau), l’expropriation des richesses par les multinationales, etc.
Ce qui se passe au Niger est un cas d’école. L’on comprend alors la vive protestation de l’Algérie qui ces temps-ci voit beaucoup de mouvements de l’administration Obama dans la région. Est-elle la prochaine sur la liste?
TAHERUKA SHABAZZ, Directeur de l’ISA.
samedi 3 avril 2010
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