vendredi 22 janvier 2010

Affaire Kadhafi: la Libye va durcir sa politique de visas également à l'encontre des Européens

Affaire Kadhafi: la Libye va durcir sa politique de visas également à l'encontre des Européens
21.01.2010 18:41
La Libye va durcir sa politique de visas à l'encontre des Européens, a indiqué jeudi une source libyenne de haut niveau. Tripoli réagit ainsi à une politique limitant l'attribution de visas Schengen aux Libyens, à la demande de la Suisse. Ces mesures, appliquées aux hommes d'affaires et chefs d'entreprises, débuteront "ces prochains jours". La Suisse a durci en juin les conditions d'octroi de ces visas face au refus de Tripoli de relâcher deux Suisses retenus en Libye depuis que Hannibal Kadhafi a été arrêté à Genève, mi-2008. En novembre, Tripoli avait dénoncé une "solidarité systématique" avec Berne. (SWISS TXT)
tsr.ch

Surmédiatisation du Dialogue avec les présumés terroristes en Mauritanie


Surmédiatisation du Dialogue avec les présumés terroristes en Mauritanie
Attention à l’appel d’air !

Sur demande des oulémas et Imams, le gouvernement mauritanien a entamé un dialogue avec des salafistes présumés auteurs d’actes terroristes. Cadre de ce dialogue : la prison civile de Nouakchott. Les acteurs : une soixantaine de présumés terroristes islamiste, des oulémas et Imams et des représentants du gouvernement mauritanien. Le dialogue a été lancé lundi 18 janvier à grand renfort de journalistes, de cameramen et de photographes. Cette sur médiatisation ne pourrait-elle pas provoquer une sorte d’appel d’air à l’endroit de la jeunesse mauritanienne. Une salle confortable a été aménagée à la prison civile de Nouakchott pour abriter le lancement de ce dialogue. Les présumés auteurs d’actes terroristes, joliment parés de boubous Bazin bleus ou blancs flambant neuf, avec des barbes biens entretenus, ont reçu la visite d’une délégation officielle comprenant le ministre de l’orientation islamique et une vingtaines d’imams et d’oulémas. De la présence des caméras, photographes et journaliste, les détenus ont pleinement profité. «Nous exigeons la présence massive des médias à toutes séances de dialogue entre nous et les oulémas, pour que la vérité se dévoile au grand jour» a déclaré Khadim Ould Semane. Devant la presse nationale (privée et publique), les correspondants des medias étrangers en Mauritanie, Kadim Ould Seman, présumé commanditaire de l’attaque contre l’ambassade d’Israël en Mauritanie en février 2009, s’empare du micro et brandit un t-shirt avec l’inscription Al Qaida.

Ould Semane parle de complot contre les moudjahiddines et dit être convaincu d’avoir emprunter le bon chemin. Le lendemain matin, mardi 19 janvier, Khadim est à la Une de toute la presse mauritanienne. Les adolescents mauritaniens qui cliquent sur les sites islamistes dans les cyber-cafés de Nouakchott ne pourront-ils pas voir en Khadim, une sorte de Ben Laden local? La sur médiatisation du dialogue avec les salafiste ne va-t-elle pas provoquer chez ces jeunes adolescents une sorte d’appel d’air? Une envie de recevoir la visite de grands oulémas et Imam accompagnés d’un ministre ? L’envie d’être sur Al Jazzera? Les actes terroristes commis en Mauritanie, ce n’est pas seulement la fait d’étrangers venus de loin. Le premier attentat Kamikaze sur le sol mauritanien a été commis par…un jeunes mauritanien. Moussa Ould Beina Ould Zeidane, 24 ans, a fait exploser sa ceinture de sécurité le 08 août 2009 à coté de l’ambassade de France de Nouakchott. Son attentat a été revendiqué par Al qaida. Les photos de l’auteur principal des attentats du 11 septembre sont affichées dans certains salons de coiffure ou certaines boutiques, dans les taxis de la capitale mauritanienne. Dans les cybercafés de Nouakchott, de jeunes adolescents naviguent souvent dans les sites à forte teneur de propagande djihadistes pour lire les faits d’armes «de martyres.» Les collégiens de Nouakchott, souvent, pendant leur mouvement de grève pour absences des profs ou autres raisons, en brûlant des pneus, en lançant des pierres, crient «Allah Akbar.»Cette assimilation de l’invocation divine aux actes de vandalisme doit susciter inquiétude et réflexions. Doit susciter réflexion aussi certains discours «limites» chaque vendredi. Doit susciter réflexion aussi la confusion entre kamikaze et martyre. Dans le manuel des collégiens mauritaniens de la quatrième année, il y a un texte sur les taximen de Tokyo qui conduisent dangereusement comme des Kamikazes. A la question : Qu’est-ce qu’un kamikaze ? Un prof de français répond : « C’est celui qui se suicide, qui se donne la mort pour une cause quelconque » Pour expliquer, un élève ajoute : comme les djihadistes. Une grosse pagaille s’installe dans la classe. Certains élèves ont failli en venir aux mains avec celui qui a qualifié les « martyres » de « suicidaires ». Le pauvre prof, lui, face à ce débat inattendu, était complètement désarmé.Avant la prison civile, les Imams et Oulémas ne devaient-ils pas aller d’abord prêcher la modération dans les collèges et lycées ? Convaincre ces adolescents, n’est-il pas plus facile que pousser au repentir des «illuminés» en instance de jugement ?


Khalilou Diagana


Qu’en pense Tawassoul ?
Le dialogue entamé par les autorités mauritaniennes avec les présumés auteurs d’actes terroristes n’a suscité aucune réaction au sein de l’opposition. L’opposition s’est fortement mobilisée pour dénoncer « la dérive sécuritaire » après l’adoption par l’assemblée nationale d’une loi anti-terroriste. Elle s’est également fortement mobilisée pour la libération des hommes d’affaire poursuivis pour malversation financière. Sur le dialogue engagé avec les salafistes, elle n’a pipé mot. Les réactions de l’UFP, de l’APP, de Adil…sur l’opportunité de ce dialogue sont attendues. Plus attendue, la réaction du RNRD (Tawassoul). L’opinion publique mauritanienne a hâte de savoir ce que pense le parti islamiste modéré de l’entame d’un dialogue avec des islamistes djihadistes.

Le Quotidien de Nouakchott

Nigeria: Obasanjo déclare que Yar'Adua doit démissionner

Afrique en ligne
Nigeria: Obasanjo déclare que Yar'Adua doit démissionner
Afrique de l'Ouest - Nigeria .Politique - L'ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo, est sorti de son silence mercredi sur l'état de santé du président Umaru Musa Yar'Adua, en déclarant que ce dernier devait emprunter la voie de l'honneur et de l'honorabilité en jetant l'éponge", selon la presse locale.

En s'exprimant au cours d'une réunion organisée par des patrons de presse à Abuja, la capitale fédérale nigériane, M. Obasanjo a déclaré que le mieux à faire pour M. Yar'Adua dans la situation actuelle était de démissionner.

Selon lui, "si vous êtes élu ou désigné pour une fonction et que votre santé commence à péricliter et que vous n'êtes plus en mesure de servir et de satisfaire les gens que vous êtes supposés servir, il reste la voie de l'honneur et de la moralité. Si vous l'ignorez, c'est que vous ignorez tout".

En réfutant les allégations selon lesquelles il aurait imposé un président malade aux Nigérians, M. Obasanjo a déclaré la main sur le coeur: "Personne n'a choisi M. Yar'Adua pour qu'il ne remplisse pas sa mission. Si je l'avais fait Dieu m'aurait puni. J'aime tant ce pays et je n'avais aucune raison de faire cela".

L'ex-président, qui a reconnu avoir joué un rôle important dans la désignation de celui qui lui a succédé, a expliqué qu'il avait trouvé les trois qualités qu'il cherchait chez M. Yar'Adua, mais qu'il ne savait pas que son état de santé était critique.

Selon M. Obasanjo, le rapport médical que lui avait présenté M. Yar'Adua quand il l'avait contacté la première fois pour lui proposer de briguer la présidence, montrait qu'il avait dépassé l'étape la plus critique de sa maladie rénale.

Lagos - Pana 22/01/2010

Education: 10 langues nigériennes bientôt enseignées à l'école


Afrique en ligne
Education: 10 langues nigériennes bientôt enseignées à l'école

Le Niger envisage d'introduire dans l'éducation formelle dix langues nationales d'ici à 2019, selon une enquête récente commanditée par les autorités de ce pays et dont les résultats ont été exploités par les experts à la conférence de Ouagadougou (Burkina Faso) sur l'éducation multilingue.

Selon cette enquête menée en vue d'élaborer une stratégie nationale visant à généraliser l'éducation bilingue d'ici à 2019, le programme bilingue enseignera les 10 langues nationales tout au long de la scolarité et la langue officielle à partir de la troisième année du démarrage de l'initiative.

Cinq des dix langues nationales n'ont encore jamais été utilisées dans le cadre de l'éducation formelle, fait remarquer l'étude.

L'analyse détaillée des coûts de la stratégie par cette étude fournit des informations sur l'investissement requis pour la mise en ?uvre du plan.

Le coût de la phase de test est estimé à environ 4 millions dollars US et la phase de généralisation à 100 millions de dollars US, précise l'étude.

Démarrée mercredi par la réunion des experts, la conférence internationale sur l'introduction des langues nationales dans l'éducation regroupe 26 pays et vise à permettre aux participants de s'inspirer des expériences des pays comme le Burkina Faso, le Malawi et l'Ethiopie pour intégrer la politique des langues dans la politique éducative.

La rencontre, qui prend fin vendredi, est organisée par l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), l'Institut de l'UNESCO pour l'apprentissage tout au long de la vie (UIL) et le ministère burkinabé de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation.

Ouagadougou - Pana 22/01/2010

Deux policiers tués et un gendarme nigérien porté disparu dans le séisme en Haïti


Deux policiers tués et un gendarme nigérien porté disparu dans le séisme en Haïti
22 janvier 2010 dans Dépêches, International

APA-Nia­mey (Niger) Deux of­fi­ciers de po­lice ni­gé­riens ont été tués alors qu’un gradé de la gen­dar­me­rie est porté dis­pa­ru, suite au séisme in­ter­ve­nu le 12 jan­vier der­nier en Haïti, où l’on en­re­gistre près de 200.000 vic­times hu­maines et de graves dé­gâts ma­té­riels, a an­non­cé ven­dre­di Dr Ai­cha­tou Min­daou­dou, la mi­nistre des Af­faires étran­gères, dans un com­mu­ni­qué remis à APA.

Il s’agit, pré­cise le com­mu­ni­qué, de deux of­fi­ciers de po­lice morts, Ada­mou Biga Sou­ley et Ka­ri­mou Idé, tan­dis qu’un gen­darme ré­pon­dant au nom de Issa Mai Ri­giya reste à ce jour porté dis­pa­ru.


Toutes ces vic­times font par­tie de la Mis­sion des Na­tions Unies pour la sta­bi­li­sa­tion en Haïti (MI­NUS­TAH), de­ployée de­puis juin 2004 et dont le man­dat a été ré­cem­ment pro­lon­gé à la de­mande du pré­sident hai­tien Réné Pré­val.

Cette mis­sion est com­po­sée de près de 9000 hommes dont un contin­gent ni­gé­rien consti­tué de po­li­ciers et gen­darmes no­tam­ment.

Dans un mes­sage pu­blié mardi, le chef de l’Etat ni­gé­rien, Ma­ma­dou Tand­ja, a ex­pri­mé la « so­li­da­ri­té dans l’épreuve » de son pays à l’en­semble du peuple haïtien qua­li­fiant ce séisme de « ter­rible ca­tas­trophe aux consé­quences com­bien dé­sas­treuses ».

Rapport sur la situation des Droits de l’Homme au Niger


Rapport sur la situation des Droits de l’Homme au Niger
Politique
Jeudi, 21 Janvier 2010 10:05
L’année 2009 s’annonçait avec beaucoup d’enjeux pour notre pays le Niger qui rêvait, une fois de plus, d’offrir à la face du monde une nouvelle expérience d’alternance démocratique digne de ce nom. En effet, après s’être doté d’une constitution mûrement réfléchie le 09 août 1999 – un texte qui a consacré l’émergence politique d’une 5ème république qui a brillé par une stabilité constitutionnelle légendaire. Le Niger s’attendait à voir se rééditer en fin 2009 des joutes démocratiques constructives, du genre de celles qui ont par deux fois en 1999 et 2004 porté le président Tandja Mamadou au pouvoir. Neuf années durant, notre pays a vécu sous le contrôle d’institutions dûment représentatives qui ont lancé les jalons d’une prospérité économique inéluctable.
C’est alors que, sorties de partout et de nulle part, des brebis galeuses à la solde de l’opportunisme décidèrent de ramer à contre courant du cours de l’Histoire et de la volonté du peuple nigérien. Envers et contre toute logique, ils accouchèrent d’une 6ème république prématurée sous le vocable insultant de Tazartché qui n’est ni plus ni moins qu’un chèque en blanc octroyé au président Tandja sans aucune base constitutionnelle. Avec des subterfuges savamment élaborés, le Tazartché déroule son tapis qui révèle au fur et à mesure des violations fragrantes des droits et libertés fondamentales. L’année 2009 qui devait logiquement consacrer le retour du Niger dans le rang des nations émergeantes, se révèle comme un fiasco à travers lequel le Niger se retrouve sur le banc des accusés de la communauté internationale. A l’intérieur, les vieilles pratiques autocratiques refont jour, remettant en cause plusieurs acquis

Lire le Rapport sur la situation des Droits de l’Homme au Niger : RODADDHD décembre 2009

21 janvier 2010
Publié en décembre 2009
Source : http://www.rodaddhd.org/

jeudi 21 janvier 2010

Les Touaregs souhaitent préserver leurs traditions musicales


Les Touaregs souhaitent préserver leurs traditions musicales
2010-01-21
L'imzad, un ancient instrument, "est aux Touaregs ce que l’âme est au corps".
Par Mouna Sadek pour Magharebia à Alger – 21/01/10
[Mouna Sadek] Les institutions algériennes oeuvrent à préserver le riche patrimoine musical du pays.


L'imzad, un instrument traditionnel à corde très prisé par le peuple touareg et dont seules jouent les femmes, pourrait bientôt bénéficier d'un institut de mémoire et d'un projet plus large destiné à protéger les formes artistiques du désert.

Militants culturels et professeurs se sont réunis pour une conférence organisée du 14 au 16 janvier dans l'oasis algérienne de Tamanrasset pour y poser la première pierre du centre Dar Imzad, au pied du Mont Assekrem. Cette conférence a également lancé le projet Dar Imzad, qui servira de point de ralliement pour les artistes et d'autres personnes intéressées par la préservation des formes d'art traditionnelles du désert.

Le projet Dar Imzad est "un moyen de préservation d'un patrimoine immatériel menacé de disparition", a expliqué Badia Benchareb, membre de l'association Sauver l'Imzad, lors de cette conférence, le 16 janvier. Ce centre est financé par un don de 125,8 millions de centimes de la Sonatrach, selon le ministre de l'Energie et des Mines Chakib Khelil, qui participait à cette conférence.

La culture touareg oblige les hommes à rester silencieux et à s'abstenir de manger et de boire pendant que les femmes créent des mélodies empreintes de mysticisme et de spiritualité sur cet instrument millénaire. L'imzad se joue au sein d'un groupe assis en cercle, reflétant la forme de la lune et du soleil.

Le corps de cet instrument monocorde est fait dans une calebasse ou en bois recouvert d'une peau d'animal. La corde en crin traverse un pontet en deux parties. L'archet est également fait de crin.

Mais les militants craignent que cette ancienne tradition de l'imzad ne disparaisse rapidement, car les Touaregs abandonnent de plus en plus leur style de vie nomade pour adopter une culture plus sédentaire.

"Avec l’évolution de la vie moderne, l’imzad et toute la culture qui gravite autour sont en train de mourir", explique une femme membre de l'association. "Il ne reste plus que quelques vieilles femmes qui savent en jouer ; elles rêvent de transmettre leur savoir pour laisser en héritage au monde entier ce patrimoine culturel ancestral", a-t-elle expliqué aux participants.

Elle a cité feu Hadj Moussa Akhamokh, le représentant des Touaregs à l’Assemblée populaire nationale, qui expliquait que l'imzad "est aux Touaregs ce que l’âme est au corps".

"Le jeu de l’imzad est un cérémonial sérieux, ce n’est pas un amusement", expliquait Nouredine Benabdellah, professeur à l'université, en décembre au centre culturel de Tamanrasset. "Cette musique est presque sacrée. Le respect de l’imzad est une tradition bien ancrée."

Saâda Taous, inspectrice générale au ministère de la Culture, explique que l'Algérie fait tout ce qu'il est possible de faire pour que la culture de l'imzad ne disparaisse pas.

"L’Algérie se bat actuellement pour inscrire L’imzad au Patrimoine universel de l’UNESCO", a-t-elle déclaré aux participants lors du festival de musique amazighe de Tamanrasset en décembre. "Mais pour qu’elle soit efficiente, cette requête doit être faite par la Libye, le Niger et le Mali, des pays où vivent les communautés touaregs."

Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.

Maroc: Hindi Zahra, Winehouse marocaine


Maroc: Hindi Zahra, Winehouse marocaine
Entre ballades folks, soul urbain et blues du désert, Hindi Zahra, jeune chanteuse amazighe de France, explore, avec succès et nostalgie . D'origine berbère et touareg, Hindi est née à Khouribgha (Maroc) ; sa musique est un blues ancestral, un jazz originel, une vibration orientale.

Issue d'une famille d'artistes berbères qui compte parmi les plus célèbres d'entre eux le groupe Oudaden, sa mère et ses oncles l'initient à la musique traditionnelle Gnaoua et surtout Ghiwane ( genre issu du fameux groupe des années 70 Nass el Ghiwane) , à la folk , au reggae , elle apprend et pratique avec les siens les rythmes ancestraux et les plus belles mélodies du répertoire égyptien...

Anuaire Maroc
La chanteuse marocaine de 30 ans, Hindi Zahra a sorti son premier album intitulé "Handmade" dans les bacs depuis le 18 janvier.

L’album, sorti sous le label de Jazz Blue Note (EMI), a été entièrement produit et arrangé par le jeune chanteuse.

La Croix-rouge sonne l'alerte : Le Sénégal n’est pas à l’abri d’une grippe H1N1


Walf Fadri/L'Aurore
La Croix-rouge sonne l'alerte : Le Sénégal n’est pas à l’abri d’une grippe H1N1
Aucun cas de grippe H1N1 n’a été déclaré au Sénégal. Mais cette pandémie étant présente dans des pays limitrophes comme le Mali et la Mauritanie, la Croix-rouge sénégalaise s’attend au pire et se prépare en conséquence.

La Croix-rouge sénégalaise a tiré hier la sonnette d’alarme. ‘Le Sénégal n’est pas à l’abri d’une grippe et de sérieuses menaces pèsent sur notre pays’, a alerté le Docteur Abdoulaye Wane, coordonnateur national du Projet H2p de préparation et de réponse à la grippe de la Croix rouge sénégalaise. Ce dernier, qui faisait face à la presse dans les locaux de la Fédération internationale de la Croix-rouge et du Croissant-rouge (Ficr), estime que ‘les cas officiellement déclarés au niveau des pays limitrophes comme le Mali et la Mauritanie suffisent pour sonner l’alerte précoce’. Selon le Docteur Wane, ces pays ont des frontières communes avec le Sénégal et les échanges commerciaux se font régulièrement entre eux. D’où la nécessité de mettre en place un Plan national et régional de riposte à la pandémie de grippe H1n1 appelée également grippe humaine, alerte le spécialiste en épidémiologie de la Croix-rouge sénégalaise.
Selon la Croix-rouge sénégalaise, réunie en atelier d’élaboration de ce plan, cette riposte se veut la plus alarmiste possible. ‘Nous n’avons pas encore enregistré de cas de grippe, mais la Croix-rouge sénégalaise se prépare depuis un an à faire face à un éventuel cas’, déclare le Docteur Wane qui précise qu’à 90 %, la Croix-rouge sénégalaise est prête à accompagner le gouvernement sénégalais dans la riposte.

Dans le cadre de l’élaboration de son plan de riposte, la Croix-rouge sénégalaise, organisme spécialisé dans la réponse aux urgences sanitaires et catastrophiques, s’est basée sur un scénario alarmant. Dans ce scénario ‘fictif’ sous forme d’exercice de simulation, six cas confirmés de grippe sont déclarés au Mali au même moment, le Sénégal s’apprête à organiser une grande manifestation religieuse dans une des villes saintes du pays. Peu après, l’épidémie s’est emparée de la ville religieuse qui est mise en quarantaine. Pour sa part, le ministère de l’Intérieur déclenche le plan Orsec. Au bout de quelque temps, on enregistre cinq cents décès et cinq mille personnes sont touchées.

Face à cette équation alarmante, comment la Croix rouge sénégalaise va-t-elle agir ? Une réponse qui a conduit à l’élaboration de ce plan H2p. Il s’agit d’élaborer un outil de gestion des dispositions de la société nationale pour la préparation et la riposte adéquates à une pandémie de grippe. C’est un outil développé par les agences des Nations Unies pour mieux planifier les actions visant à atténuer l’impact d’une pandémie. Les participants à cet atelier devront élaborer un draft du plan national et régional de préparation et de réponse à la pandémie de grippe.

Quatre villes ont été choisies par les responsables de la Croix-rouge sénégalaise pour abriter cet exercice de simulation. Il s’agit de Saint-Louis pour sa proximité avec des frontières, de Dakar, étant la capitale, de Diourbel devenue une ville de forte migration et de Kaolack qui est une zone carrefour.

Se basant sur son réseau de cinq cents volontaires spécifiquement formés pour ce genre d’opération, la Croix-rouge sénégalaise se dit prête, sous la conduite du gouvernement sénégalais, à faire face à un éventuel cas de grippe. Ces volontaires mobilisés sont équipés et protégés pour une prise en charge domiciliaire. Car, ils auront à faire face à des corps sans vie. En ce qui concerne la vaccination de ses volontaires, la Croix-rouge sénégalaise informe qu’elle dispose d’un réseau de partenaires pour pouvoir les vacciner.

Issa NIANG

Kadhafi et Museveni discutent des préparatifs du sommet de l'UA


20-01-2010 : Kadhafi et Museveni discutent des préparatifs du sommet de l'UA
PANA

Le guide Mouammar Kadhafi président en exercice de l'Union africaine (UA) s'est entretenu, mardi soir à Tripoli, Libye, avec le président ougandais Yoweri Museveni sur les préparatifs en cours du prochain sommet de l'UA prévu fin janvier courant à Addis-Abeba en Ethiopie.

La rencontre entre le guide Kadhafi et le président ougandais a passé en revue, selon une source officielle libyenne, la mise en ?uvre des résolutions relatives à la transformation de la Commission de l'UA en une Autorité de l'Union afin de donner une existence réelle aux institutions de l'organisation continentale.

Selon des observateurs, la paix en Afrique et en Somalie en particulier, ainsi que le parachèvement des effectifs des forces africaines de maintien de la paix après que Kampala a exprimé sa disponibilité à porter son contingent à 8.000 soldats en Somalie, ont figuré au menu des entretiens entre le président de l'UA et le président Museveni.

Le président ougandais Yoweri Museveni, qui est arrivé mardi en fin de journée à Tripoli à la tête d'une importante délégation, a bouclé, mercredi matin, ses entretiens avec le guide Mouammar Kadhafi sur les sujets qu'ils ont évoqués la veille. Il a ensuite quitté la Libye au terme d'une visite de deux jours.

Lire aussi

17-12-2009|Kadhafi réaffirme la primauté du pouvoir du peuple

4-11-2009|Un émissaire du président mauritanien chez Kadhafi

4-11-2009|Le PR de l'Organisation pour la solidarité Afrique-Asie chez Kadhafi

28-10-2009|Rajoelina exhorte Kadhafi dans ses efforts pour la paix à Madagascar

13-10-2009|Kadhafi reçoit le président somalien Chérif Cheikh Ahmed à Tripoli

19-08-2009|Kadhafi en tournée d'inspection dans le Sud libyen

3-08-2009|Kadhafi invite ATT a un sommet sur les conflits armes

12-06-2009|Kadhafi appelle depuis le Sénat italien à faire face aux défis de l'humanité

26-05-2009|Kadhafi reçoit le Premier ministre de l'Ukraine

7-05-2009|Déby exhorte Kadhafi à l'instauration de la sécurité dans la région



Ce milliardaire qui veut ramener les otages en Suisse


21 janvier 2010 - 13:01
Ce milliardaire qui veut ramener les otages en Suisse

Légende: Behgjet Pacolli est considéré comme l'Albanais le plus riche du monde. (ti-press)L'entrepreneur Behgjet Pacolli doit se rendre à Tripoli pour plaider la cause des deux otages retenus en Libye. Le richissime Suisse d’origine kosovare veut réussir là où les émissaires de la diplomatie ont échoué jusqu’ici. Portrait.


Devenu célèbre malgré lui grâce au «Russiagate» qui avait éclaté en 1999, Behgjet Pacolli est souvent perçu comme un personnage sulfureux. A l’époque, la procureure du Ministère public de la Confédération, Carla Del Ponte, le soupçonnait d’avoir corrompu des dirigeants russes dans le but de décrocher de juteux contrats pour son entreprise Mabetex, dont la rénovation du Kremlin.

L’évocation de cette affaire, qui s’était soldée par un non-lieu, irrite profondément l’influent homme d’affaires, qui la qualifie de «définition réductrice et vulgaire». Aujourd’hui, après avoir construit un empire multinational et amassé une fortune, le quinquagénaire Pacolli veut consacrer la dernière partie de sa vie à sa famille – il est père de quatre enfants dont deux en bas âge – et à ses activités humanitaires, dit-il.

Mardi soir, devant les caméras de la télévision tessinoise, le Tessinois d’adoption affirmait avoir eu un entretien lundi avec le colonel Mouammar Kadhafi, pour lui demander la reconnaissance du Kosovo par la Libye.

Il a indiqué que le colonel libyen lui accorderait une nouvelle audience «dès son retour de vacances». Le milliardaire ajoutait qu’il s’apprêtait à repartir pour Tripoli sans préciser la date de son voyage. Mercredi, contactée par swissinfo.ch, sa collaboratrice personnelle affirmait que «Monsieur Pacolli est en déplacement en avion», sans préciser la destination de son périple.



Le plus riche des Albanais
Parti à l’adolescence de son village natal de Marevci au Kossovo pour étudier et travailler en Allemagne et plus tard en Autriche et en Suisse, il passe aujourd’hui pour une sorte de figure de la Providence dans son pays natal, où il possède une chaîne de télévision, un quotidien et des fabriques, notamment.

Selon différentes sources, la fortune de celui qui n’aime pas parler d’argent et que l’on surnomme «l’Albanais le plus riche de la planète», se situerait entre un demi et trois milliards de dollars. La vie de ce magnat est une succession d’aventures, de liaisons – dont une avec la chanteuse Ana Oxa – et surtout une ascension fulgurante vers la fortune.

De Téhéran à Cuba, en passant par l’ancienne Union soviétique, la Mecque, l’Arabie Saoudite, la Chine et Venise, les entreprises de l’empire Mabetex ont construit et rénové des palais, des hôtels, des centres commerciaux, des hôpitaux et des sièges de gouvernement.



L’ami des puissants et des potentats
Sa grande fierté est la construction de la nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana (anciennement Almaty) et son somptueux palais présidentiel de marbre blanc, et d’après laquelle il a baptisé la salle de réunion de ses bureaux de la Mabetex, à Lugano-Paradiso.

Ces juteux contrats, qui ont assuré sa fortune personnelle et renforcé son empire, lui ont aussi valu d’établir des liens d’amitié des personnages puissants, parmi lesquels, Noursoultan Nazarbaïev, le président kazakh, des dirigeants russes, dont Boris Eltsine, mais aussi Bill Clinton et Tony Blair, comme en témoignent plusieurs photos qui ornent les murs de son bureau.

Un parcours atypique, des manières, voire des méthodes enrobées de mystère et un savoir-faire avec les puissants de la planète qui pourraient bien lui valoir le respect du dirigeant libyen.



«No comment» au DFAE
Face à la démarche de Behgjet Pacolli, le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) s’abstient de tout commentaire. «Par principe, nous ne prenons pas position dans de tels cas», explique son porte-parole, Adrian Sollberger. Après une série de tentatives malheureuses dans l’espoir de ramener les deux Suisses au pays, le DFAE a décidé de ne plus communiquer sa stratégie.

Egalement engagée dans l’affaire libyenne, l’organisation Amnesty International réagit. Elle affirme ne pas connaître Behgjet Pacolli et commente la démarche comme suit: «Nous n’avons rien à priori contre de telles initiatives, pour autant qu’elles soient coordonnées avec le DFAE. On ne peut que souhaiter que son succès», confie Manon Schick, la porte-parole de l’organisation.

«Néanmoins, nous sommes surpris que ce monsieur fasse de telles déclarations devant les caméras de télévision, ce qui est inhabituel en matière de médiation», ajoute-t-elle.



Pas une première
L’entrée en scène de Behgjet Pacolli dans l’épineux dossier libyen en a aussi fait sourciller plus d’un au Tessin. De son côté, le Luganais d’adoption tient à rappeler qu’il ne se lance pas tête baissée dans l’aventure. Avant cela, il avait déjà joué les médiateurs dans plusieurs affaires de rapt et plaidé la cause d’autres otages retenus en Afghanistan et ailleurs en Asie.

Reste à savoir si le style et la démarche de ce Suisse atypique, qui tranchent résolument avec le profil des émissaires dépêchés jusqu’ici par la Confédération à Tripoli, contribueront à rendre leur liberté à Rachid Hamdani et Max Göldi. Les deux hommes d’affaires suisses sont retenus dans le Maghreb depuis le 19 juillet 2008.

Nicole della Pietra, Lugano, swissinfo.ch

ATT expose les divergences dans la lutte contre Aqmi


RFI
Mali - Article publié jeudi 21 janvier 2010
ATT expose les divergences dans la lutte contre Aqmi
Mercredi 20 janvier 2010, le Mali célébrait le 49e anniversaire de son armée. L'occasion pour un imposant défilé militaire à Kati, à 15 kilomètres de Bamako. A cette occasion, le président malien, Amadou Toumani Touré, s'est exprimé notamment sur les problèmes de sécurité dans la bande sahélo-saharienne. Ce qui a donné lieu à quelques piques à destination des pays voisins du Mali, et à l'affirmation de la défense du territoire national.

Dans son intervention, le chef de l’Etat malien a promis de mettre à la disposition de son armée tous les moyens nécessaires pour combattre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne. « Nous leur donnerons tous les moyens nécessaires, en nombre, en matériel et tout ce qu’il faut. Aucun sacrifice ne sera épargné dans ce sens, parce que je connais leur patriotisme », a affirmé Amadou Toumani Touré.

Mais à l’endroit de certains pays voisins, qui estiment que le Mali est le maillon faible de la lutte contre l’insécurité dans le désert commun à plusieurs pays, le président malien ajuste sa casquette et déclare : « Le Mali n’est pas le seul autour de cette bande. Toutes les menaces qui sont dans la bande sahélo-sahélienne ne sont pas nées au Mali mais les menaces sont venues d’ailleurs. Que les gens sachent et acceptent de prendre les responsabilités. Nous, en tout cas, pour ce qui nous concerne, nous prendrons la nôtre ».

De quels pays voisins parle le président de la République du Mali ? « Il y a des vérités que je ne dirais pas ici par respect pour certains », lance-t-il.

En fait, le président ATT expose publiquement pour la première fois les divergences dans la lutte contre al-Qaïda dans la zone. Il a toujours estimé que la lutte doit être commune, avec des troupes communes, alors que certains pays voisins du Mali sont certes pour des échanges d’informations, mais souhaitent que chacun combatte sur son territoire l’ennemi commun : Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique.