jeudi 21 janvier 2010

Gazoduc transsaharien : un enjeu de pouvoir


20/01/2010 AFRICA ENERGY INTELLIGENCE - Edition française N°620
AFRIQUE DE L'OUEST
Gazoduc transsaharien : un enjeu de pouvoir
Le projet de gazoduc transsaharien pour approvisionner l'Union européenne (UE) en gaz nigérian et algérien (30 milliards de mètres cubes par an) connaît de nombreux retards depuis le début des discussions en 2001. Le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) est non seulement miné par des rivalités entre les pays membres du consortium, mais aussi entre la Russie et l'UE qui veulent sécuriser et contrôler de nouvelles ressources. suite sur AFRICA ENERGY INTELLIGENCE

Le Burkina Faso offre le modèle du bilinguisme pour la qualité des apprentissages


AFRIQUE-EDUCATION

Le Burkina Faso offre le modèle du bilinguisme pour la qualité des apprentissages +++Envoyée spéciale : Adama Diouf Ly+++

20/01/2010 18:45 GMT

Ouagadougou, 2O jan (APS) – L’expérience ‘’porteuse’’ du Burkina Faso en matière d’intégration des langues et des cultures locales dans le système éducatif a été présenté par le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation aux autres ministres et délégations africaines présentes mercredi à l’ouverture de la conférence africaine sur la thématique dans la grande salle de Joly Hotel situé dans la cité ‘’Ouaga 2000’’.


A partir de nombreuses réflexions et recherches menées par rapport à l’ensemble des défis en matière éducative dont celui de l’expansion quantitative de l’offre éducative, le défi de l’amélioration de la qualité de l’éducation, le Burkina Faso a trouvé la solution qui consiste à recourir aux langues nationales avec la loi d’orientation de l’éducation adoptée en juin 2007 a assuré Odile Bonkoungou.

L’éducation bilingue au Burkina Faso est une expérience réussie parce que l’utilisation de la langue pour les apprentissages facilite le travail aussi bien pour les enfants que pour les enseignants, a t – elle souligné avec aujourd’hui toutes les écoles bilingues qui ont un cursus scolaire de 5ans contre 6 ans pour l’école classique.

Il est démontré également que lorsqu’on utilise la langue maîtrisée par l’enfant, il acquiert les apprentissages plus vite, les résultats sur le terrain sont probants avec le calcul dans le système classique où l’enfant s’arrête au nombre 20 en CP pour les écoles classiques, alors que pour les écoles bilingues ils peuvent compter jusqu’à 1000 et faire des opérations.

‘’La langue est un élément constitutif de la culture au même titre que la religion et l’art, et ensemble ils véhiculent des valeurs’’, a-t-elle souligné.

Ainsi, elle estime que l’expérience du Burkina Faso conforte cette vision et permet d’apporter un ‘’témoignage vivant sur cette question de langue’’, relevant qu’environ 24 formules utilisant les langues nationales dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle ont été identifiées.

Certaines de ces formules et pratiques aident à promouvoir l’acquisition du français, seconde langue, à partir des acquis de la langue maternelle des élèves ou des apprenants.

Par ailleurs, a-t-elle ajouté devant ses pairs venus du Congo, du Malawi, de la Zabie et de la Côte d’Ivoire que le programme de l’école bilingue, combine ‘’harmonieusement des activités pratiques de production et des activités culturelles’’.

En d’autres termes a t – elle dit, cette éducation valorise la culture nationale par la promotion dans valeurs, respecte l’équité entre les genres et permet d’intégrer l’école dans son milieu.

‘’L’excellence des résultats obtenus aux différentes évaluations de manière successive ainsi que l’engouement des populations pour cette formule ont amené le Burkina Faso a dopté un plan de généralisation successive et maîtrisée’’, a-t-elle dit.

Elle a rappelé que l’Afrique subsaharienne a elle seule compte plus de 2000 langues, soit prés d’un tiers des langues du monde, mais force est de constater que ces langues africaines de manière générale gravitent autour de langues étrangères et n’ont pas l’opportunité d’assumer pleinement une fonction valorisante.

Mieux, a regretté le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, ces langues ‘’végètent en marge des systèmes nationaux au risque de s’appauvrir graduellement et de disparaître tôt ou tard’’.

Cette situation est d’autant plus évidente qu’elle émerge s’une ‘’politique prosélytisme culturel menée depuis les indépendances par les puissances coloniales entraînant de ce fait la marginalisation et l’étiolement des langues africaines’’.

Toutefois, elle a reconnu que l’adoption d’une politique linguistique explicite dans la plupart des Etats africains n’est pas aisée et se bute le plus souvent à de multiples obstacles dont les plus récurrents sont la diversité linguistique, le scepticisme.

Cela surtout par rapport à la capacité des langues africaines à assurer une fonction d’enseignement et de vulgarisation par écrit et les risques d’isolement pris à l’utilisation limitée de ces langues universelles.

Mais pour le ministre qui donne en exemple son pays, ‘’au stade actuel, il semble plus pertinente de dépasser les simples constats pour regarder l’avenir et poursuivre résolument notre engagement collectif à désentraver les langues africaines’’.

l’expérimentation de l’éducation a vu le jour au Burkina Faso en 1994 avec l’ouverture de deux écoles bilingues, l’une dans le village de Nomgana et l’autre à Goué dans le département de Loumbila situé à une vingtaine de kilométres de Ouagadougou et dans la langue ’’moore’’.

Cette expérimentation a pris une tournure avec la phse d’extension géographique et linguistique pour couvrir huit langues nationales dont le ’’moore’’, le ’’fulfuldé’’, ’’le dioula’’ et le ’’haoussa’’, et 28 provinces sur les 45 que compte le pays. Cette extension est en phase de consolidation, voire de généralisation progresseive, selon les autorités.

En approfondissant la réflexion par la tenue d’une conférence sur la thématique de l’intégration des langues dans l’éducation, la communauté éducative de souscrit à cet idéal et ‘’confirme les avancées progressives sur la voie d’un multilinguisme plus convivial’’.

Organisée à l’initiative de l’Association pour le Dévelloppement de l’Education en partenariat avec l’Institut de l’Unesco pour l’apprentissage tout au long de la vie, la rencontre qui prend fin vendredi permettra d’approfondir davantage les expériences sur l’éducation bilingue afin de ‘’contribuer à la prise de décision informée et à l’amélioration de la compréhension des conditions de réussite des politiques et programmes’’.

Un guide de plaidoyer aux décideurs, fondé sur des preuves concrètes, sera aussi élaboré par les participants scindés en plusieurs groupes pour la finalisation du document au treme de la rencontre.



ADL/ADC

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Algérie: la justice ordonne la suspension de la grève à ArcelorMittal


Algérie: la justice ordonne la suspension de la grève à ArcelorMittal
(AFP) – Il y a 7 heures

ALGER — Le tribunal d'El Hadjar (est de l'Algérie) a ordonné mercredi la suspension d'une grève observée depuis plus d'une semaine par les 7.200 salariés du complexe sidérurgique d'ArcelorMittal situé près d'Annaba, a-t-on appris de source syndicale.

"Le tribunal a ordonné l'arrêt du mouvement de grève", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du syndicat d'entreprise Smaïn Kouadria.

Cette décision du tribunal est intervenue alors que, selon l'agence APS, le conseil d'administration d'ArcelorMittal a entériné mercredi un plan global d'investissement pour toutes les installations du complexe, paralysé depuis le 12 janvier par la grève, y compris la rénovation de sa cokerie.

La direction du complexe avait déposé dimanche une plainte en justice pour faire suspendre la grève et a introduit lundi auprès du tribunal d'El Hadjar une action visant "à faire reconnaître l'illégalité" de ce mouvement, dans cette filiale du géant indien de l'acier.

"Nous exprimons notre entière satisfaction après l'adoption par le conseil d'administration de ce plan", a ajouté M. Kouadria.

"Nous allons annoncer la reprise du travail pour demain matin (jeudi:ndlr) lors d'un rasemblement de tous les employés du complexe", a précisé le patron du syndicat.

Selon Amar Belkacemi, Pdg du groupe public Sider - actionnaire d'ArcelorMittal d'El Hadjar à hauteur de 30% -, le conseil d'administration réuni à Alger a décidé d'inclure dans le plan d'investissement 2010-2014 du complexe les travaux de réhabilitation de la cokerie, mise en veille depuis octobre 2009 en raison de sa vétusté.

La fermeture envisagée de cette unité avait déclenché une grève illimitée des 7.200 salariés du complexe d'ArcelorMittal.

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Algérie-Saâdane: "Le Mali peut se sentir frustré"


mercredi 20 janvier 2010 à 13:05
Algérie-Saâdane: "Le Mali peut se sentir frustré"

Lundi, l'Angola et l'Algérie se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2010, à la faveur d'un match nul et vierge au cours de la troisième journée de phase de poules. Les Maliens, qui ont joué le jeu jusqu'au bout en s'imposant face au Malawi (3-1), ont dénoncé un comportement anti-sportif des deux adversaires, qui se seraient "entendus" pour consolider ce résultat nul profitable. Interrogé par la BBC Sport, Rabah Saâdane, le sélectionneur algérien, est revenu sur cet épisode: "J'ai respecté les règles, mais il restait 20 minutes de jeu et le Mali menait 3-1. Nous avions fait le calcul. Alors j'ai dit à mes joueurs: 'Arrêtez maintenant. Conservez au minimum le match nul.' Le Mali peut se sentir frustré. Les règles ne sont pas normales."

Newsweb.

Tchad: le gouvernement ne veut plus de la MINURCAT


Tchad: le gouvernement ne veut plus de la MINURCAT
- 20. jan, 2010

Le Tchad ne veut plus que le mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique et Tchad (MINURCAT) soit renouvelé. La MINURCAT avait été mise en place il y a un an pour la protection des camps de réfugiés dans l’Est du pays. Elle devait être composée de plus 5000 casques bleus mais n’a que la moitié de cet effectif.

Apparemment, N’Djaména ne souhaite pas que l’opération soit reconduite. « L’appréciation que fait le gouvernement tchadien, c’est que la composante militaire de cette MINURCAT n’a jamais atteint son efficacité, elle n’a pas été déployée entièrement, et même la partie qui a été déployée n’a pas atteint son objectif », a expliqué Mahamat Hissène, porte-parole du gouvernement tchadien.

Par contre le Tchad apprécie le travail de la composante Police dans les camps de réfugiés et est prêt à discuter de son maintien avec l’ONU, a dit M. Hissène.

Voice of America

Niger-Les syndicats contre le retour à une longue pause-déjeuner


Niger-Les syndicats contre le retour à une longue pause-déjeuner
mercredi 20 janvier 2010 17h23 NIAMEY, 20 janvier (Reuters) -

Le gouvernement nigérien a remis en vigueur mercredi dans l'administration publique la traditionnelle pause-déjeuner de deux heures et demie, abandonnée en 2007 au profit d'une journée de travail plus courte avec un arrêt d'une demi-heure seulement à la mi-journée.
Ils travailleront désormais de 07h30, heure locale, jusqu'à 18h30, contre l'horaire expérimental précédent de 07H30 à 16h30, soit une demi-heure de moins, une disposition qui suscite l'hostilité des syndicats qui y voient un moyen de rogner sur les salaires.

Selon eux, il s'agit de réduire les coûts à la suite de la diminution de l'aide internationale au pays sahélien pour protester contre la réforme constitutionnelle imposée en 2009 par le président Mamamadou Tandja pour prolonger et étendre son pouvoir.

"La raison cachée, c'est que le gouvernement sait qu'il éprouve de vrais problèmes pour payer les salaires en raison des difficultés financières entraînées par la crise politique. Il veut tailler dans le secteur public", a affirmé Sidibe Issoufou, chef de Confédération démocratique des travailleurs nigériens (CDTN).

Tandja, qui avait épinglé la semaine dernière une paresse et un absentéisme répandus dans la fonction publique, a tenté de rassurer mardi les fonctionnaires en affirmant que la réforme n'aurait pas d'impact sur leur salaires, "auxquels ils ont droit".

"Mais, en échange, l'Etat demande à être servi honnêtement", a-t-il souligné. Quelques jours plus tôt, il avait cependant prévenu que les travailleurs devraient faire des "sacrifices" pour l'Etat.

(Abdoulaye Massalatchi, version française Marc Delteil)

Mauritanie: résultats "encourageants" pour le dialogue avec les jihadistes détenus


20/01/2010 18:50
NOUAKCHOTT, 20 jan 2010 (AFP) - Mauritanie: résultats "encourageants" pour le dialogue avec les jihadistes détenus


Les contacts établis à la prison centrale de Nouakchott entre les présumés jihadistes détenus et des théologiens musulmans mandatés par le gouvernement mauritanien donnent des résultats "encourageants", a affirmé mercredi le président de la commission chargée de ce dialogue.

"Les résultats des premiers contacts dans le cadre du dialogue sont encourageants, très satisfaisants", a affirmé Mohamed Moctar Ould M'Balla, président et porte-parole de la commission qui conduit les débats depuis lundi dans la prison.

Soixante-sept hommes soupçonnés d'être impliqués dans des actes terroristes y sont détenus en instance de jugement, parmi lesquels les Mauritaniens poursuivis pour les assassinats de quatre touristes français en décembre 2007 à Aleg (sud) et d'un Américain en juin 2009 à Nouakchott.

La commission - comprenant un conseiller à la présidence, des fonctionnaires aux ministères des Affaires islamiques, de la Justice ou de l'Intérieur, ainsi que divers théologiens et imams de mosquée - a délégué cinq oulémas pour un dialogue spirituel avec les prisonniers. Ces échanges sont menés à travers des conférences-débats sur différents thèmes.

"J'en suis sûr, ces résultats seront favorables et profitables à tous", a affirmé M. Ould M'Balla, ajoutant que le dialogue se poursuivait avec les prisonniers.

La commission n'entend pas "incriminer qui que ce soit (parmi les prisonniers), ce sera le rôle de la justice", a assuré ce conseiller à la présidence. Il s'agit plutôt, selon lui, "de convaincre et d'apporter les éclaircissements spirituels et le message théologiques qui permettent à tous d'aller sur le bon chemin".

"Rares sont les pays qui ont pris cette voie associant le dialogue idéologique aux solutions sécuritaires. Notre pays l'adopte après mûres réflexions et je pense que cela est très positif et pourra faire école", a-t-il déclaré.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué ces dernières années une série d'actions meurtrières en Mauritanie. Aqmi retient actuellement en otages trois Espagnols et deux Italiens enlevés en Mauritanie en novembre et décembre

Libye : Premier festival culturel et touristique à Tripoli en avril 2010


Actu'CasafreeChroniques Actualité Afrique : Libye : Premier festival culturel et touristique à Tripoli en avril 2010
La capitale libyenne, Tripoli, aura son "premier festival culturel et touristique" à la mi-avril prochain, a annoncé le secrétaire de la section locale de l'Association libyenne pour le développement du tourisme, M. Charif Jouili.


Cette manifestation a pour objectif de promouvoir le patrimoine culturel libyen et particulièrement les sites de Tripoli et les réalisations accomplies dans la ville, a indiqué M. Charif dans des déclarations à la presse.

Il s'agit d'une contribution qui se veut effective et efficace à la promotion du tourisme, a-t-il ajouté.

Le programme du festival, organisé avec la participation des établissements hôteliers et touristiques de la ville, comprend notamment des concours culturels et des expositions d'arts plastiques, d'articles d'artisanat et de costumes traditionnels.

De vastes chantiers de reconstruction et de restructuration sont, depuis quelque temps, en cours dans la capitale libyenne.

Les autorités de la ville entendent ainsi procéder à la mise à niveau des quartiers anarchiques qui se sont installés dans le secteur urbain sous l'embargo international imposé à la Libye durant les années quatre-vingt-dix et à la réhabilitation de la médina pour la rétablir dans sa qualité de site culturel et touristique pour les visiteurs nationaux et étrangers.

MAP

La Libye envoie des aides humanitaires à Haïti


La Libye envoie des aides humanitaires à Haïti

Actualités - Société .Société - Un avion cargo libyen chargé d'aides humanitaires a quitté lundi soir l'aéroport de Maatigua, banlieue est de Tripoli en direction de Haïti et cela en vue d'alléger les souffrances des populations de ce pays à cause du tremblement de terre destructeur qui l'a frappé mardi dernier.

Des sources du Fonds libyen des aides et de développement dépendant du Comité populaire général libyen ont indiqué que ces aides offertes par le Fonds et la Fondation Kadhafi pour le développement (FKD) comportent des médicaments, équipements, installations et du matériel de secours diversifiés en adéquation aux besoins des populations dans de tels catastrophes naturelles.

Les mêmes sources ont indiqué que cette cargaison est accompagnée par un équipe de secouristes et une autre équipe médicale en vue d'octroyer l'aide médicale nécessaire aux victimes.

Un séisme de plus de 7 degrés sur l'échelle de Richter a frappé, mardi dernier, Haïti et a fait plusieurs milliers de victimes dont 70.000 cadavres ont été enterrés jusqu'à présent dans des fosses communes, 250.000 blessés et 1,5 million de sans-abri, selon les autorités du pays qui ont décrété un deuil national de 30 jours, rappelle-t-on.

Cependant des estimations établies par les Nations unies indiquent que le nombre de morts pourrait atteindre 200.000, alors que 43 équipes internationales sont à l'?uvre, mobilisant 1.739 sauveteurs et 161 chiens.

Tripoli - Pana 20/01/2010

mercredi 20 janvier 2010

Confidentiel Paris et Alger en froid


Confidentiel Paris et Alger en froid
Le Figaro
20/01/2010 | Mise à jour : 08:22 | Commentaires 45 | Ajouter à ma sélection
La visite à Alger de Bernard Kouchner, prévue cette semaine, a été annulée par le gouvernement algérien. Le ministre des Affaires étrangères devait rencontrer son homologue, Mourad Medelci, pour renouer les fils d’un dialogue difficile, depuis le report sine die du voyage en France d’Abdelaziz Bouteflika, programmé pour le second semestre 2009. Le nouveau refroidissement fait suite à la reprise par Paris de la liste noire américaine qui classe l’Algérie et treize autres nations parmi les pays dangereux en matière de terrorisme. Depuis quelques jours, les ressortissants algériens peuvent être sujets à des contrôles spécifiques dans les aéroports hexagonaux.
» Retrouvez tous les confidentiels du Figaro

Sanglantes violences religieuses au Nigeria


Sanglantes violences religieuses au Nigeria
Au moins trois cents personnes ont péri dans les combats
Afrik.com

Le bilan est lourd : près de trois cents personnes ont été tuées dans des affrontements entre chrétiens et musulmans qui se déroulent depuis ce week-end, à Jos et dans sa périphérie, au centre du Nigeria. Les combats ne sont pas prêts de s’arrêter. Mercredi encore, les violences meurtrières perduraient malgré le renforcement des militaires dans cette zone.

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mercredi 20 janvier 2010 / par Stéphanie Plasse
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C’est un véritable carnage. Depuis le week-end dernier, des heurts entre chrétiens et musulmans ont causé la mort de près de trois cents personnes à Jos, une localité située au centre du Nigeria. Des affrontements qui semblaient perdurer, mercredi, comme en témoigne un habitant du centre ville de la capitale de l’Etat du Plateau. « Les attaques se poursuivent dans les quartiers sud de la ville à Kuru Karama, Bisiji, Sabongidan et Kanar », a expliqué Idris Sarki à l’AFP. « Le quartier d’où je viens a été saccagé. Tous les habitants qui ont eu la chance de pouvoir le faire sont partis, mais beaucoup ont été tués », a-t-il ajouté. Pour éviter que la situation ne dégénère davantage, la présence de militaires dans cette zone a été renforcée. « C’est calme depuis la nuit dernière, de mon balcon je peux voir davantage de soldats patrouiller qu’hier, il y a eu des renforts », a expliqué à l’AFP Bashiru Mohammed.

Ces attaques entre chrétiens et musulmans ont commencé à faire rage après la construction d’une mosquée dans Nassarawa Gwon, un quartier de Jos, ville frontière entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste. Selon un dernier bilan établi mardi par différentes sources, ces affrontements aurait fait 288 morts et au moins 800 blessés, dont 90 graves, d’après l’imam de la mosquée centrale, Balarabe Dawud. Pour l’instant, aucune confirmation officielle n’a été faite de ces bilans.

Abuja sur le qui-vive
Les morts s’accumulent malgré la mise en place d’un couvre-feu nuit et jour décrété par le gouvernement du Plateau déstabilisé par ces nouvelles violences intercommunautaires. « C’est une crise de trop et le gouvernement fédéral estime qu’elle est totalement inacceptable, réactionnaire et susceptible de menacer davantage l’unité de notre pays », a déclaré le vice-président fédéral, Goodluck Jonathan, dans un communiqué mardi soir.

Abuja « est déterminé à trouver une solution permanente à la crise » à Jos, a souligné M. Jonathan, qui remplace le président Umaru Yar’adua soigné en Arabie saoudite depuis fin novembre. Des soldats ont d’ailleurs été dépêchés à Jos, « en concertation avec la police » et les chefs de la sécurité.

La crainte de débordements

Une mesure qui inquiète l’organisation de défense des droits de l’Homme Human rights watch (HRW). L’ONG qui craint des débordements, a exhorté mercredi les forces nigérianes à faire preuve de modération et a dénoncé « l’impunité qui encourage ce cycle de violences ».

HRW estime que plus de 13.500 personnes ont été tuées dans des violences entre communautés depuis la fin du régime militaire en 1999 au Nigeria. Ce pays est régulièrement secoué par des vagues de violences entre chrétiens et musulmans. En novembre 2008 déjà, des centaines de personnes avaient péri en deux jours dans des affrontements similaires dans cette ville. La secte islamiste Boko Haram avait mené en juillet dernier un soulèvement dans l’Etat de Borno et fait au moins 800 tués.

Lire aussi :

Révélation : des liens étroits entre la secte Boko Haram et Al-Qaida Maghreb
Nigeria : la flambée islamiste éteinte dans un bain de sang
Le Nigeria à l’épreuve de la violence islamiste

mardi 19 janvier 2010

Un roman d'amour en pays touareg



Un roman d'amour en pays touareg
Publié le samedi 16 janvier 2010 à 06h00


Une fois à la retraite, Roland Ducrocq a remis son jean et a repris la fac. Il sort ces jours-ci son deuxième roman, inspiré par le désert.
De retour d'un trek de 17 jours dans le désert nigérian, Roland Ducrocq signe son deuxième roman, « Le mystère de la dame de sable ». Une intrigue amoureuse en pays touareg qui se fait déclaration d'amour aux hommes bleus.

AMANDINE SELLIER > amandine.sellier@nordeclair.fr
Quatre ans après son premier roman, De la lavande pour Noël, Roland Ducrocq signe une nouvelle histoire, Le mystère de la dame de sable. C'est de retour d'un trek de 17 jours dans le grand désert du Niger que ce Mouvallois, retraité d'une multinationale de l'industrie chimique et grand amateur de randonnée, s'est remis à l'écriture. Une promesse faite au guide touareg de ce voyage, qui a donné son nom à l'un des personnages du roman, Isaka.
« Nous discutions avec le guide et il nous disait avec tristesse comment le nomadisme était en train de mourir, notamment à cause de l'exploitation d'uranium enrichi par Aréva sur leur territoire », raconte ce passionné du désert et du peuple touareg. « C'est une ethnie que j'admire. L'élégance de ces hommes me passionne », dit-il. Poussé par son amie médecin humanitaire, qui avait lu son premier roman et qui dévoile au Touareg les talents d'écriture de son ami, Roland Ducrocq fera la promesse d'écrire un livre. « Il regrettait que jamais personne n'ait écrit de roman d'amour dans le désert. Il m'a simplement dit "tu pourrais écrire pour moi ?" » Deux ans plus tard, le roman est publié chez Publibook (aujourd'hui filiale du groupe Petit futé) qui avait édité son premier ouvrage.


« Je ne m'y suis pas mis tout de suite. En rentrant du Niger, j'étais encore en train de courir les salons du livre en France pour le premier roman. Je m'étais aussi remis à la peinture », raconte celui qui, l'heure de la retraite sonnée, s'était inscrit à la fac pour reprendre des d'études d'histoire de l'art.
Le héros du Mystère de la dame de sable, William Rialt, est d'ailleurs professeur d'histoire de l'art à l'université de Stanford. Au cours d'un périple dans le désert, une mystérieuse femme vient visiter ses nuits... Il l'appelle la princesse de Tamaya, référence à une légende que l'auteur à découvert dans l'oasis de Timia.
Un roman court et intriguant, à l'écriture simple. « Je l'ai d'abord écrit pour les Touaregs, et je voulais que l'écriture soit accessible. » Le romancier a d'ailleurs tout de suite appelé son ami au Niger pour lui annoncer la parution du roman. Ce dernier souhaiterait même le faire venir au pays pour une séance de dédicaces !
Nul doute que celui qui a déjà parcouru 9 déserts à pied en une dizaine d'années reviendra sur ces terres qui le passionnent. En attendant, il retournera à la rencontre des lecteurs dans les salons du livre de France. On le retrouvera très certainement au salon du livre de Bondues en mars. Une belle rencontre à faire.w Le livre sera bientôt mis en rayon à la Fnac, au Furet et chez Majuscule à Tourcoing, où des séances de dédicaces doivent être programmées.
www.publibook.com