GDF-Suez: contrat gazier avec l'Algérie
lefigaro.fr
18/01/2010
Un consortium formé des groupes énergétiques italien Enel, espagnol Repsol et franco-belge GDF-Suez a signé dimanche un contrat avec l'agence publique algérienne Alnaft et la compagnie d'Etat Sonatrach pour l'exploration et l'exploitation d'un gisement de gaz. Le consortium, qui va opérer dans le sud-est de l'Algérie, est contrôlé à 52,5% par Repsol, 27,5% par Enel et 20% par GDF-Suez, a indiqué Enel lundi dans un communiqué annonçant le contrat.
"Ce contrat marque l'entrée d'Enel dans le secteur de l'exploration et de la production (de gaz) en Algérie avec l'objectif de consolider le partenariat stratégique avec ce pays", a souligné le groupe. Enel est en effet "l'un des plus importants clients finaux (pour l'Algérie) avec une part de 15% sur les exportations (de gaz) sous contrat et est un partenaire de premier plan de Sonatrach dans les gazoducs Galsi et, à travers Endesa, Medgaz pour les liaisons de l'Algérie avec l'Italie et l'Espagne".
Le gisement appelé "South East Illizi" avait été adjugé au terme d'un appel d'offres le 27 juillet 2009. Le contrat a été signé en présence du ministre de l'Energie algérien, Chakib Khelil.
TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
lundi 18 janvier 2010
Dangereux le Mali?

Dangereux le Mali?
publié le 18/01/2010 à 07:00
Selon le président malien, les touristes ne sont pas en danger dans son pays.
L EXPRESS.fr
Défiant les avertissements du Quai d'Orsay, une centaine de ressortissants français se sont rendus à Tombouctou, au début de janvier, pour le lancement de la quinzaine touristique et culturelle de la Cité des 333 saints. Parmi eux, le député de Seine-Saint-Denis et maire honoraire de Montreuil, Jean-Pierre Brard. Après l'enlèvement d'un Français, Pierre Camate, le 25 novembre dernier, Paris avait demandé à ses ressortissants présents dans le nord et l'est du Mali de regagner sans délai la capitale. "Le Nord-Mali n'est pas plus dangereux que certaines banlieues des villes européennes", a rétorqué le président malien, Amadou Toumani Touré.
En Tunisie, Franco Frattini prône un front Europe-Maghreb face à la menace d'Al Qaïda

Afrique
En Tunisie, Franco Frattini prône un front Europe-Maghreb face à la menace d'Al Qaïda
AP | 16.01.2010 | 22:10Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a plaidé samedi soir à Tunis pour une coopération régionale entre l'Europe et l'Afrique du Nord pour contrer la menace d'Al-Qaïda dans la région.
"Le désert du Sahara ne peut pas être suffisamment contrôlé. Aussi, une coopération contre le terrorisme entre les pays de l'Afrique du Nord et de l'Union européenne est-elle indispensable et incontournable", a-t-il déclaré lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien Kamel Morjane.
Le chef de la diplomatie italienne achevait à Tunis une tournée africaine qui l'a conduit en Mauritanie, au Mali, en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda et en Egypte.
Son objectif était de tenter d'obtenir la libération de six otages européens dont deux Italiens, trois Espagnols et un Français kidnappés en novembre et décembre dernier et qui seraient détenus au nord du Mali par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.
"Je ne voudrais pas voir un jour s'établir un réseau consolidé d'Al-Qaïda du Yémen, à la Somalie et jusqu'à la Mauritanie. Ce serait la faillite des efforts que déploie la communauté internationale" pour combattre ce fléau, a-t-il prévenu.
Outre les pays nord-africains limitrophes du Sahara, "le problème" concerne en premier lieu les Européens "parce que c'est nous qui sommes menacés", a-t-il tenu à préciser. AP
Des femmes marchent contre le mépris de la monarchie alaouite

Des femmes marchent contre le mépris de la monarchie alaouite
Les femmes des villages de la région de Tadla-Azilal dans le Grand Atlas expriment leur colère.
Tamazagha.fr
Depuis déjà des mois, ces femmes ne désarment pas. Elles n’arrêtent pas de manifester et de crier leur ras-le-bol malgré la menace de la répression des autorités marocaines. Alors que le monde amazigh fête le nouvel an - le 12 janvier -, ces femmes ont choisi d’organiser, le même jour, une marche vers Tizi n Isli pour protester contre leurs conditions de vie très difficiles. Elles réclamaient le désenclavement de leurs villages - coupés du monde à cause de la neige - des produits alimentaires, des ambulances et des chasse-neiges. En gros, des conditions d’une vie digne.
La plupart des villages situés dans la région de Tadla-Azilal, dont Tingarf, Boutferda et Tihouna sont coupés du reste du monde depuis des mois. Face à l’indifférence des autorités, les femmes ont choisi de marcher. Elles continuent de le faire depuis mars 2009. Les hommes, quant à eux, résignés, ils ont baissé les bras depuis des années.
Les habitants de ces régions montagneuses vivent dans l’indifférence totale. Cette triste situation nous rappelle celle qui prévalait et qui prévaut toujours à Anefgou et Tounfiyt dans le Moyen Atlas où plusieurs dizaines de bébés avaient trouvé la mort suite à la vague de froid en 2007.
La Rédaction.
http://www.tamazgha.fr/Des-femmes-marchent-contre-le-mepris-de-la-monarchie-alaouite,2546.html
dimanche 17 janvier 2010
Il publie un manuel d'apprentissage de langue berbère touarègue

Soumis par stéphane le sam, 16/01/2010
Entretien réalisé par : Amastan S
Journal:
DDK
Edition: Kabyle.com
16/01/2010
Yacine Zidane est enseignant, licencié en langue et civilisation amazighes et jeune chercheur dans le domaine des touaregs, Son premier travail dans ce domaine, il l’a fait dans le cadre de son mémoire de fin d’études et a été une grande réussite puisque les enseignants du même département l’attestent. En effet, il en est sorti major de promotion. Il avait étudié les variations entre les parlers touaregs du Mali, Niger et d’Algérie. Il revient cette fois avec un travail original qui sort de l’ordinaire ; Il s’agit du manuel d’apprentissage du targui de 270 pages. Nous avons pris contact avec l’auteur qui a bien voulu se confier à La Dépêche de Kabylie
La Dépêche de Kabylie : Présentez-vous à nos lecteurs.
Yacine Zidane : Je suis enseignant PEM de tamazight et ma conscience m’oblige à lui donner davantage pour faire valoir et promouvoir ma langue. Ma première formation avait pour objectif l’obtention d’un T.S. en informatique alors (après l’obtention du bac), je me suis inscrit dans le département de langue et culture amazighes à l’université de Bgayet, dont je suis titulaire d’un diplôme de licence et ce depuis juin 2009.
Pourquoi le domaine touareg ?
Le monde targui a toujours fasciné les linguistes et anthropologues berbérisant. La rupture (dans l’orale) de l’intercompréhension entre les frères Kabyles et Touaregs m’a toujours embarrassé, et puis il y a ce “monstre” du module de touareg (en licence de tamazight) qui m’a poussé à proposer une méthode d’apprentissage de ce module d’une façon très simple et plus efficace. Les étudiants souffrent aujourd’hui du manque d’outils didactiques. Le domaine berbère même s’il a été investi dans les différents domaines (linguistique, littérature anthropologie…), les supports didactiques pour l’apprentissage de cette langue sont d’une rareté étonnante. Donc, c’est un défi d’une part et un service pour les études berbères d’autre part.
Ne croyez-vous pas que ce manuel va rapprocher davantage les touaregs des kabyles ?Je pense qu’il y deux grands intérêts que peut proposer cet ouvrage : ceci d’une part, un “intérêt socio-anthropologique” qui, de par son apprentissage permet de rapprocher et de réconcilier les berbérophones comme vous le dites, d’autre part, c’est dans le cadre de l’aménagement linguistique du berbère. Ce livre nous propose deux approches : la description et la comparaison (des syntagmes). Longtemps confiné dans l’oralité, le berbère aujourd’hui, doit aussi être accompagné de travaux et de projets d’écriture, mais pour cela, il faut réunir le maximum possible de travaux de toutes les disciplines pour que le processus de standardisation et d’aménagement soient assis sur des bases solides.
Pensez-vous qu’il y aura possibilité d’intercompréhension entre les berbérophones à travers le monde ?
Cette question ne relève pas seulement des travaux scientifiques mais aussi de la volonté politique, pour cela, les Etats de Tamazgha doivent changer leurs politiques linguistiques. L’arabe classique aujourd’hui permet l’intercompréhension entre les arabophones et berbérophones scolarisés, c’est une preuve que s’il y en a cette volonté d’aménagement et de scolarisation des différentes variantes berbères, on aurait des résultats meilleurs.
Avez-vous d’autres projets d’écriture en targuie ?
J’ai au moins cinq ouvrages en chantier, un recueil de contes en touareg et kabyle illustré avec Khouya Mohamed ; étudiant touareg, un lexique kabyle, targui, chaoui, m’zabi et rifain, deux ouvrages littéraires (recueil de nouvelles, contes merveilleux du monde) et une mise à jour du livre de Méthode de langue kabyle de Bensdira ; avec retranscription en notation usuelle. Ces travaux vont voir le jour avant 2011.
Pour conclure ?
Je remercie tous ceux qui, de loin ou de près, participent pour que vive la langue berbère (sous toutes ces formes) mes remerciements vont surtout aux étudiants en langue et culture amazighes qui s’impliquent dans ce combat scientifique et pour tous les enseignants de tamazight (primaire, moyen, secondaire et universitaire). Un autre message aux étudiants de tamazight, je leur demanderai qu’ils cultivent leurs talents, agissez scientifiquement puisque c’est la seule force en mesure de changer les représentations négatives à l’égard de notre chère langue, mais surtout d’exploitez vos talents, je suis certain que vous en avez.
Entretien réalisé par : Amastan S
Journal:
DDK
Edition:
16/01/2010
Claude Ribbe nous parle d'Haïti

Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 15:15 Claude Ribbe nous parle d'Haïti
"Le coup d'Etat de 2004 a fait 50 000 morts. Autant que le tremblement de terre de 2010."
Pourquoi Aristide ne rentrerait-il pas chez lui ?
Par Claude Ribbe, samedi 16 janvier 2010
Jean-Bertrand Aristide vient d'exprimer son intention de rentrer chez lui après 6 ans d'exil forcé en Afrique du sud sous la protection de la Caricom et de l'OUA. Des "journalistes", qui me semblent confondre information et propagande raciste, ont immédiatement ressorti les calomnies préparées en 2004 dans les officines de MM. Bush et de Villepin. Sous leur plume, l'enlèvement d'un président démocratiquement élu par les forces spéciales devient une "démission". La déstabilisation et le coup d'Etat organisé par 40 mercenaires pour 2 millions de dollars (dont deux seulement ont été versés par les pingres commanditaires, ce qui a sauvé la vie du président) deviennent une "victoire de l'opposition". M. Eric Bosc, "diplomate" français spécialisé dans les basses-oeuvres, qui vient d'être expulsé de son poste au Togo pour ingérence dans les affaires du pays et qui servait précédemment à Port au Prince dans le rôle peu glorieux de manipulateur de la presse française, pourrait certainement apporter un témoignage intéressant sur le rôle de Paris dans cette sale affaire. Véronique Albanel, née de Villepin, actuellement dame patronnesse à Sciences Po, pourrait également nous éclairer sur la partie qu'elle a jouée, envoyée qu'elle était chez les "nègres" par son frère telle une nouvelle Pauline Bonaparte. Le plus répugnant était certainement Régis Debray, aujourd'hui apôtre de la fraternité et conférencier, pour vendre sa prose nulle et ampoulée, dans les obédiences maçonniques, naguère petit mercenaire chiraquien chargé de rallier au coup d'Etat les "intellectuels" haïtiens qui allaient accepter de cracher sur leur pays pour quelques misérables contrats d'édition, quelques visas, quelques postes dans l'université française, quelques déjeuners dans l'hôtel particulier de Mme Véronique Rossillon, rue Las Cases à Paris, où se croisait, sous la houlette de l'ambassadeur de France à Port-au-Prince, M. Thierry Burkard, terrorisé par les prétendus "sortilèges vaudous" et les "messes noires", la fine fleur de ces apprentis-comploteurs. Aux côtés de ces gens de peu, on trouvait un Marcel Dorigny, un Jacky Dahomay, "nègre de service" censé représenter la Guadeloupe. Le coup d'Etat a été préparé par M. de Villepin chez Edouard Glissant, en Martinique, lors de la Noël 2003. Glissant, récompensé ensuite par une sinécure, était chargé de mettre en contact les békés de la Martinique dont l'épouse de M. de Villepin faisait partie, avec Aimé Césaire. On redoutait les réactions de ce dernier, mais, du fait de son grand âge, il ne comprit rien à ce qui se passait et donna au coup d'Etat une apparence de bénédiction. Pouah ! Pour les analyses, on se reportera au livre majeur de Peter Hallward : Damming the Flood (Versobooks) et à celui de Randall Robinson, "An Unbroken Agony"qui sera bientôt traduit en français. J'ai assisté aux péripéties de ce coup d'Etat qui n 'avait pour autre but que d'éviter la célébration du bicentenaire d'Haïti et d'écarter un homme qui voulait sincèrement sortir son pays de la misère et de la dépendance internationale. Le coup d'Etat de 2004 a fait 50 000 morts. Autant que le tremblement de terre de 2010. M. Aristide, calomnié par ceux qui ont peur de son retour, ne fait à ma connaissance l'objet d'aucune condamnation ni d'aucune procédure. Les lettres de cachet, qui permettaient, sous l'ancien régime en France, de condamner et d'exiler sans jugement ont été abolies en 1789. Jean-Bertrand Aristide, comme tout citoyen haïtien, a le droit de rentrer chez lui si bon lui semble. S'il a besoin d'une autorisation, il a celle de 9 millions d'Haïtiens. S'il veut apporter son aide à la reconstruction de son pays en arrivant à Port-au-Prince avec un avion chargé de vivres et de médicaments, quoi de choquant ? Et s'il veut continuer à participer à la vie politique de son pays, cela ne peut déranger que ceux qui craignent sa popularité. Je ne pense pas qu'un pays puisse se reconstruire en écartant le parti dominant, en manipulant les élections et en tirant à l'arme automatique, comment on le fait depuis six ans, sur les partisans d'un homme politique. Ces partisans, ce sont les plus pauvres et il est peu probable que les misérables 500 millions de dollars promis, mais non versés, par la "communauté internationale", alors qu'il faudrait au moins 10 milliards pour relever le pays, fassent diminuer leur nombre.
Lire "aussi" l'article :
Le devoir particulier de la France envers Haïti
Mission d'urologie à Maradi

samedi 16 janvier 2010
Mission d'urologie à Maradi
Toute mission médico-chirurgicale sur site est une aventure.
Le Blog des rencontres Africaines
Cette année cela a été le summum :
- une première programmation pour novembre 2009, mise en stand by dans l’attente de l’autorisation de l’ouverture des lignes aériennes sur Agadez.
- puis hourra ! Point Afrique décide d’ouvrir ses lignes sur Agadez, immédiatement nous programmons la mission pour le 17 Janvier.
- Suite aux événements au Nord Niger le Ministère des Affaires Etrangères somme Point Afrique d’annuler ses trekkings dans l’Aïr, donc d’annuler les vols sur Agadez.
Malgré le fait d’avoir envoyé des acomptes. Point Afrique annule nos réservations !
Nous ne nous laissons pas abattre et, à l’instigation de nos amis Mamane et Koudoussou, nous décidons de programmer pour la deuxième quinzaine de mars une mission « légère » (uniquement mission urologique) à Maradi, ville qui se situe à 500 km au Sud d’Agadez et à 600 km à l’Est de Niamey, région non touchée par la rébellion.
Comme il est dit dans ces régions « Inch Allah » ! (traduction : A la Gloire de Dieu) et pour les pragmatiques nous verrons bien !
Publié par Rencontres Africaines à l'adresse 16:37
Libellés : Missions Médico-chirurgicales sur Site
Nous devons refuser le statut de narco-Etat

Le Républicain, 15/01/2010
Nous devons refuser le statut de narco-Etat
Ne nous voilons plus la face devant la situation créée : depuis l’incident du boeing du Tarkint et les derniers otages aux mains d’Aqmi, le pays est sous les feux de l’actualité. Nous ne pouvons zapper la réalité et il faut bien prendre le taureau par les cornes et faire face au procès silencieux fait à notre pays de couvrir des activités mafieuses, voire d’être en passe de devenir un narco-Etat.
Si un tel procès, si insidieux et subtil soit-il, des agences internationales astreintes à une certaine rigueur, comme le Bureau ouest africain de l’Agence Contre la Drogue et le crime organisé, ne peut pas nous indexer avec autant de précision sans avoir mené d’enquêtes sur le terrain. Si un tel procès insidieux n’existait pas, la presse internationale, dont le très respectable Jeune Afrique ne peut pas dire que l’équipage de l’avion est rentré chez lui par l’aéroport de Sénou, avec de faux papiers et la complicité des services de renseignement.
Si un tel procès n’existait pas, le même journal, citant un anonyme officier de renseignement, ne peut pas, même au conditionnel, incriminer des proches du président et nos services de renseignement. Prenons le taureau par les cornes plutôt que de faire la politique de l’autruche, car dans les salons feutrés et dans les coulisses, il n’y en a plus que pour le narcotrafic et ses conséquences redoutées sur l’image de notre pays. L’intox a pris le pas sur ce qu’auraient dû être notre communication et notre réaction officielles sur la question. Tout le monde suspecte tout le monde, les calomnies se succèdent, et bientôt être Malien, hors du pays, voudrait dire être de mèche avec Aqmi ou les barons latino américains de la coke.
Et à l’intérieur du Mali, notre sens inné de l’amalgame fera bientôt de tout nordiste un porteur de bombe et un milliardaire caché du narcotrafic. Mais plus sérieusement, il nous faut intégrer et agir sur la base du constat que cette activité, tout comme d’autres formes de trafic, impose la loi de la jungle là où nous avons besoin du seul magistère de l’Etat. Les événements survenus avant-hier à Batal à 15 kilomètres da Gao en sont une illustration parfaite : c’est une triste histoire de contrebande de cigarettes qui a coûté la vie à un homme et valu à un autre d’avoir ses deux mains percées chacune d’une balle, la signature du milieu, en somme.
Il ne faut pas écarter d’avoir, à cause des enjeux du narcotrafic, à une plus grande échelle, des affrontements intercommunautaires, voire intracommunautaires qui nous enlèveraient ce qui nous reste de capital social au Nord. Or nous ne pouvons pas avoir un Mali stable avec un Nord troublé. Il nous faudra non seulement agir, au plus vite, pour que l’Occident, en tout cas les Américains ne sont pas loin de le penser, ne nous accuse pas, avec toutes ses conséquences, d’être la principale mamelle saharienne d’Aqmi, puisque c’est maintenant public que la crainte officielle des USA est que l’argent du narcotrafic ne fasse de quelques petites phalanges de 200 hommes un groupe surpuissant avec des armements sophistiqués.
Il nous faudra surtout dire ce que nos services font comme efforts sur le front du narcotrafic comme de la lutte anti terroriste, sans trahir, et le souci est juste, la confidentialité dont dépend en général le succès de ce genre d’opérations. Un compromis, à cet égard, est possible, car si nous laissons aux autres l’initiative de la communication, il ne nous restera que l’obligation de la réaction. Or celle-ci est généralement, non seulement tardive, mais bien plus compliquée. Cette exhortation, entendons-nous, ne vise pas à servir les intérêts de l’occident.
Nous savons que la cocaïne, dans les quantités qui transitent ici, n’est pas consommée chez nous, qu’il rapporte gros et que quelque part, il est vu comme la revanche du Sud contre les exactions de l’Occident. Mais non seulement, nous n’en sommes pas propriétaires et donc ce n’est pas nous, au bout du compte, qui y gagnons. Mais en plus, la jonction entre cette activité et Aqmi est faite, à tort ou à raison, et ce n’est pas pour nous donner le prochain Nobel de la Paix.
Adam Thiam
Attentats anti-français en Mauritanie : 4 présumés terroristes recherchés au Sénégal.

4 présumés terroristes dirigées par Azbaye Ag Boyer, un touareg malien | Nom : issane Ansar | 17/01/2010 - 12H28
source :Kidal info
Article paru sur le Quotidien (Sénégal)
Attentats anti-français en Mauritanie : 4 présumés terroristes recherchés au Sénégal.
L’Organisation internationale de police, Interpol, fouine depuis quelques temps sur le sol sénégalais. Elle est à la recherche de 4 présumés terroristes «salafistes» supposés être au Sénégal.
Ces quatre personnes dirigées par Azbaye Ag Boyer, un touareg malien sont, selon les informations reçues, mêlées à des attentats terroristes comme celui commis contre l’ambassade de France à Nouakchott au mois d’août 2009. Le Sénégal est-il devenu une terre de refuge pour les terroristes?
L’on est tenté de répondre par l’affirmative. On n’a pas encore fini d’épiloguer sur la récente venue en terre sénégalaise du Tunisien Ferchissi expulsé de France pour actes terroristes, que voici l’Organisation internationale de police, Interpol, qui s’intéresse de près au pays de la Téranga.
En effet depuis quelques jours, Interpol est au Sénégal précisément sur la piste de 4 présumés terroristes salafistes.Ces quatre personnes supposées être au Sénégal sont mêlées à des attentats extrémistes en Mauritanie comme celui contre l’ambassade de France à Nouakchott, la fusillade contre des touristes français et l’enlèvement de touristes allemands et suisses.
Le chef de file de ces présumés terroristes recherchés au Sénégal par Interpol s’appelle Azbaye Ag Boyer. Un touareg né en 1983 au Mali. C’est lui qui a enrôlé les trois autres éléments également recherchés et qui sont des négro-mauritaniens, selon les informations reçues.
Ismael Ibrahim, Mohamed Elhad et Habibou Ahmed sont, eux, plus jeunes que leur chef Azbaye Ag Boyer. Ils sont âgés entre 22 et 25 ans. Ce qui n’enlève en rien leur degré d’engagement dans les actes commis, d’autant plus qu’ils ont été à bonne école, celle de Azbaye Ag Boyer.
En effet, M. Boyer passe pour un haut responsable du mouvement salafiste appartenant au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) de l’Algérien Abde-razak El Para. El Para, de son vrai nom Amari Saïfi, avait été arrêté avec un groupe d’une dizaine d’hommes par des membres du Mouvement pour la justice et la démocratie au Tchad (Mjd), dans le Tibesti en mars 2004.
Cela fait suite à son infiltration avec une colonne du Gspc au Tchad. Il est impliqué dans plusieurs affaires, notamment l’enlèvement de 32 touristes européens en février 2003 dans la Wilaya d’Illizi, en Algérie. Surnommé aussi «l’émir du désert» à cause de ses opérations terroristes commises dans le désert algérien, El Para est en prison depuis 2004 en Algérie. C’est donc au sein de l’organisation de cet homme réputé dangereux que Azbaye Ag Boyer occupe de hautes responsabilités.
D’ailleurs Boyer a eu à séjourner à plusieurs reprises au sein de certains groupes islamistes connus pour leurs activités terroristes, en Afghanistan, aux Philippines et en Indonésie. Il avait quitté clandestinement l’Indonésie après l’attentat de Bali en 2002 qui avait fait 202 morts, composés essentiellement de touristes. Depuis lors, il exerce ses activités terroristes dans le désert algérien, dans des pays comme le Mali, la Mauritanie, le Niger, entre autres.
ISSOUFOU BACHAR ET LA QUESTION DU TERRORISME: Les errements d’un homme politique

Écrit par Garé AMADOU (l’Evènement N°331 du 12 janvier 2010)
Dimanche, 17 Janvier 2010 04:16
Niger
La question du terrorisme est en train de devenir une préoccupation pour les dirigeants du monde entier qui ont décidé de prendre le sujet à bras le corps. L’attentat manqué du vol Amsterdam Détroit dont un jeune ressortissant nigérian est l’auteur a rappelé à quel point la menace était réelle. Mais au lieu que tous les esprits soient dans la direction de la lutte contre le terrorisme, il semble que certains intellectuels nigériens ont décidé d’abonder dans le sens de l’apologie du crime. Dans un entretien qu’il a accordé à une télévision de la place, le leader de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP Zumunci), Issoufou Bachar, a, sans sourciller, apporté tout son soutien au nigérian Omar Farouk Abdul Mutalab qu’il considère comme un héros. Et l’homme politique qui n’est pas à sa première sortie médiatique contre le monde occidental de souhaiter que tant d’autres Omar Farouk pour détruire ou déjouer le complot juif et croisé. Un soutien pour le terrorisme incompréhensible quand on sait que le Niger fait face depuis quelques temps à des actes qui s’apparentent à ceux de la nébuleuse islamiste. L’enlèvement des diplomates canadiens Robert Fowler et Louis Guay ainsi que de leur chauffeur nigérien, l’assassinat des chasseurs saoudiens dans la région de Tillaberi, et l’accrochage entre les forces de défense et de sécurité et un groupe d’hommes armés qu’on associe au trafic de drogue…, sont autant de problèmes que le Niger a vécu ces derniers mois.
Comment un homme politique nigérien peut-il en arriver à faire l’apologie de la violence au nom de la religion musulmane qui est par excellence une religion de paix et de tolérance? Ses propos sont un soutien explicite aux islamistes radicaux. D’ailleurs n’était-il pas celui qui avait dit dans une interview accordée à la Deutsche Welle que «le système de sécurité nigérien ne peut rien contre Al-Qaïda pour qui, le terrain reste très fertile au Niger, un Etat laïc majoritairement musulman » ? Et de poursuivre que «Al-Qaïda pourra bénéficier de toutes les complicités internes pour exécuter n’importe quelle opération en territoire nigérien».
Un rappel à l’ordre des autorités en charge de la sécurité publique s’avère plus que nécessaire devant la gravité de ces propos. Comment sous le couvert de la liberté d’expression, des personnalités se permettent d’apporter un soutien à un acte terroriste qui pouvait détruire des centaines de vies humaines innocentes ?
samedi 16 janvier 2010
Niger: la médiation propose le maintien de Tandja et une transition

Romandie News
NigerNIAMEY - Le médiateur ouest-africain dans la crise nigérienne a proposé le maintien en fonction du président Mamadou Tandja et une période transition dirigée par "un gouvernement réconciliation nationale", a indiqué vendredi l'opposition à l'AFP.
"Dans sa synthèse de sortie de crise en 9 points, le médiateur a proposé le maintien du président Tandja et un gouvernement de +réconciliation nationale+ conduit par un Premier ministre désigné par consensus", a indiqué à l'AFP un membre de l'opposition au dialogue inter-nigérien, qui a requis l'anonymat.
Il n'a pas précisé la durée du maintien proposé pour le président et de la période de transition
Jeudi, le médiateur, l'ex-dirigeant nigérian Abdulsalami Abubakar, avait présenté sa "feuille de route" aux deux camps.
"Sur la base de nos deux propositions, il nous a soumis un document contenant ses suggestions et nous a demandé de lui faire des propositions écrites d'ici le 26 janvier", a déclaré à la presse Nouhou Arzika, un délégué du pouvoir au dialogue inter-nigérien.
M. Arzika, a indiqué que le médiateur leur a également notifié un nouveau "face à face" avec l'opposition le 4 février et qu'il "finalisera ses discussions le 8 février".
Entamé le 21 décembre, le dialogue avait été suspendu en raison des fêtes de Noël, puis reporté deux fois par le médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
L'opposition souhaite une période de transition pour rédiger une nouvelle Constitution et organiser l'élection de nouvelles institutions démocratiques.
D'après des journaux privés, le camp présidentiel a proposé "le maintien en l'état" des institutions mises en place sur la base de la nouvelle Constitution très contestée mais va "associer l'opposition à la gestion de l'Etat".
Après dix ans de pouvoir, le président du Niger Mamadou Tandja a obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel le 4 août.
Son deuxième quinquennat, qui expirait le 22 décembre, a été prolongé d'au moins trois ans.
(©AFP / 15 janvier 2010 14h49)
Qui n’a pas peur du Sahara ?

Le lundi 23 novembre 2009 à 13:36, par Yessar
http://soudan.blog.jeuneafrique.com/index.php/2009/11/10/63-le-sahara-est-il-soluble-dans-le-business
Qui n’a pas peur du Sahara ?Le Sahara Occidentale (Espagnol pour l’Espagne, Mauritanien pour la Mauritanie, Marocain pour le Maroc, Sahraoui pour les… Sahraoui) est un territoire qui fait parler de lui depuis le début des années 70 du siècle dernier, et toujours sous forme d’actualité et de « point chaud ». Pourquoi ? Parce qu’il fait peur à tout le monde :
-les espagnols qui pensent l’avoir décolonisé, alors qu’ils sont toujours accusés de l’avoir « abandonné » dans des circonstances peu morales.
-les Mauritaniens qui craignent autant son indépendance (il est trop proche, trop dynamique, trop guerrier), son rattachement à leur pays (créerait un déséquilibre interne entre communautés Arabe et Africaine, entre Ehel Sahil et Ehel Adrar), au Maroc (les velléités d’expansion Allalfassiste risquent de se réveiller) ou son éternel « hébergement » en Algérie (qui empoisonne et retarde l’éclosion du Grand Maghreb).
-les Marocains qui souhaitent l’intégrer comme prolongement naturel de leur pays et qui s’y ont beaucoup investis, craignent, une fois intégré, de grés ou de force, que l’absence de culture et de traditions monarchistes, au sein de ce peuple du désert (fils des nuages), renforcée par trente ans de guérilla et d’organisation politique et sociale horizontale, ne déteignent sur le petit peuple déjà tiraillé entre la Salafisme militant et l’appel des sirènes de la démocratie occidentale.
-les Sahraouis, qui auront tout sacrifié pour leur indépendance et leur liberté, se rendent compte aujourd’hui que leur République, indépendante et installée sur la terre de leurs ancêtres, ne survivra et ne sera viable, dans un monde globalisé et une région convoitée, qui connaît de grandes convulsions politiques et économiques, que si elle (la république) s’aligne sur un de ses frères ennemis au prix de concessions qui enlèveraient à cette indépendance toute sa saveur et son goût de victoire.
Or, le choix de ce grand frère sur qui la RASD s’appuierait fera tellement de jaloux, que…
Alors que faut-il faire pour trouver la solution juste, la bonne solution ?
Il faut vaincre la peur.
Un habitant du grand Sahara
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