ats - le 08 décembre 2009, 13h30
La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a demandé la libération des deux Suisses retenus depuis 508 jours en Libye par le colonel Kadhafi. Elle a affirmé que la détention de Max Göldi et Rachid Hamdani sans explication valable est "injuste"."Ils doivent être libérés aussi vite que possible", a déclaré la Haut Commissaire de l'ONU. "Cette détention apparaît comme une violation" de leurs droits, a-t-elle dit.
"Ils semblent être les victimes d'un litige entre la Suisse et la Libye, mais des individus ne doivent pas souffrir des mauvaises relations entre des Etats", a déclaré l'ex-juge sud-africaine.
Les deux Suisses avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 à la suite de l'interpellation du fils du colonel Kadhafi quelques jours auparavant par la police genevoise. Ils ont été condamnés à seize mois de prison pour violation des règles sur les visas. Tous deux ont annoncé leur intention de faire recours.
Navi Pillay a également été interrogée sur l'interdiction des minarets acceptée par le peuple suisse, une décision qu'elle avait regrettée il y a une semaine, en la qualifiant de "clairement discriminatoire". "Je ne critique pas un vote démocratique, je critique les stéréotypes qui influencent un tel vote", a-t-elle expliqué.
Elle a réaffirmé que l'interdiction des minarets "contredit" le droit international, mais a dit s'attendre que le problème juridique "soit résolu au niveau des tribunaux en Suisse". "Il y a toujours un risque à tenir des consultations populaires qui sont potentiellement en conflit avec les valeurs bien établies des droits de l'homme", a ajouté la Haut Commissaire.
Elle a cité l'exemple de son pays, l'Afrique du Sud. La peine de mort, a-t-elle expliqué, a été déclarée inconstitutionnelle. "Mais vu le degré de violence criminelle en Afrique du Sud, je suis certain que si un scrutin était organisé, la population se déclarerait en faveur de la peine de mort", a affirmé Navi Pillay.
TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
mardi 8 décembre 2009
Les Barons, un film tendre et hilarant

08/12/2009 21:37:50 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Leïla Slimani, envoyée spéciale Les Barons, un film tendre et hilarant
En sélection officielle au Festival international du film de Marrakech, Les Barons,
de Nabil Ben Yadir, a fait hurler la salle de rire. Notre envoyée spéciale était sur place.
Ca y est, c’est officiel ! Des fous rires ont enfin fait trembler les murs de la salle pendant la projection d'un film en sélection officielle: Les Barons, du réalisateur belge Nabil Ben Yadir.
Le casting, déjà, fleurait bon l’humour décalé. On retrouve Amelle Chahbi qui doit sa notoriété au Djamel Comedy Club et qui a fait ses classes d’humoriste avec le groupe français de stand up Barres de rire. Quant à Julien Courbey, que le public a découvert dans Le ciel, les oiseaux et ta mère, il livre encore une prestation bien à lui. « Je continue mon petit bonhomme de chemin et ma carrière atypique » dit-il, assis dans un coin, son éternel chapeau vissé sur la tête.
Pour écrire son film, Ben Yadir s’est inspiré de sa propre histoire. « Tout ce que vous avez vu est vrai », dit-il. Il raconte avec une légèreté et un sens aigu de la dérision le quotidien de trois « barons » - des copains d’enfance d’une trentaine d’années -, dont le seul but dans la vie est d’en faire le moins possible. Pieds nickelés, loosers au cœur tendre, ils trainent leur paresse entre l’épicerie du quartier et la BMW qu’ils ont acheté... à huit ! Mais ne cherchez pas ici de description sociologique de la communauté maghrébine en Belgique.
Tout en jetant un regard tendre sur sa communauté, Nabil Ben Yadir s’interdit de la disséquer ou de la stigmatiser. Il n’y a ici ni discours politique, ni clichés lénifiants sur le voile ou sur les relations entre hommes et femmes. Les maghrébins sont des gens comme les autres et le réalisateur a eu l’intelligence de les filmer avec un grand naturel.
Peut être s’est il inspiré d’une remarque que lui avait faite sa mère. « Nabil, pourquoi quand il y a des films sur nous, c’est toujours méchant, c’est toujours triste, pourquoi y a-t-il toujours de la pluie et la police ? », se plaignait-elle. Alors, quand il parle de racisme ou du tabou lié à la virginité, c’est en passant par le bon mot d'un personnage qui vous fait autant rire que réfléchir.
Ce qui fait la force du film, c’est bien sûr l’humour qui est à la fois le moteur et le sujet principal. L’un des « barons », Hassan, se rêve en humoriste mais n’ose pas avouer ses ambitions théâtrales à son père, interprété par l’excellent Salah Eddine Benmoussa. Celui-ci a trouvé une place de chauffeur de bus à son fils et, de situations cocasses en quiproquos, le spectateur est entraîné dans une sarabande de scènes qui mêlent l’humour belge à celui des blagues populaires marocaines. Les apparitions d’Edouard Baer et de Fellag viennent encore ajouter un peu de piment à un film qui n'en manque pas.
Nabil Ben Yadir parle de ce qu’il connaît et cela se ressent. Son œil est tendre sans être complaisant, drôle sans être superficiel. Car derrière l’ode à la famille, à l’amitié et à son quartier, le réalisateur pose une question quasi-tragique : peut-on grandir sans quitter les siens, sans trahir ses amis, sans s’évader de chez soi ?
Les Barons est un élégant hommage à cette noblesse du cœur dont le rire, qui sauve de tout et guérit toutes les blessures, est l'une des plus nécessaires vertus.
Al-Qaïda revendique le rapt d’un Français et de trois Espagnols

AFP-08-12-09
" DUBAI - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué le rapt du Français Pierre Camatte et de trois Espagnols, enlevés fin novembre respectivement au Mali et en Mauritanie, dans un enregistrement sonore diffusé mardi par la chaîne de télévision Al-Jazira.
"Deux unités des vaillants moujahidine ont réussi à enlever quatre Européens dans deux opérations distinctes : la première au Mali où a été enlevé le 25 novembre le Français Pierre Camatte, et la deuxième en Mauritanie où ont été enlevés le 29 novembre trois Espagnols", déclare le porte-parole du groupe extrémiste, Saleh Abou Mohammad, dans l’enregistrement.
Il ajoute que "la France et l’Espagne seront informées ultérieurement des revendications légitimes des moujahidine", sans d’autres précisions.
Le Français Pierre Camatte, 61 ans, a été kidnappé le 25 novembre à Ménaka (plus de 1.500 km au nord-est de Bamako), à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Niger.
Les trois volontaires espagnols (deux hommes et une femme) de l’ONG Barcelona Accio solidaria ont été enlevés sur la route côtière très fréquentée Nouadhibou-Nouakchott, à 170 km au nord de la capitale alors qu’ils circulaient à bord du dernier véhicule d’un convoi acheminant de l’aide vers l’Afrique de l’Ouest.
Le porte-parole de l’Aqmi a identifié les trois otages espagnols, précisant que l’un d’eux Albert Vilalta est le directeur d’une société de tunnels.
Outre Albert Vilalta, 35 ans, les deux autres otages espagnols sont Roque Pascual, 50 ans, dirigeant d’entreprise du secteur de la construction, et Alicia Gámez, 35 ans, fonctionnaire de l’administration de la justice.
L’enlèvement de trois Espagnols est une première dans en Mauritanie qui a subi ces deux dernières années une série d’actions meurtrières revendiquées par Al-Qaïda au Maghreb islamique.
La plupart des observateurs à Nouakchott avaient attribué ce rapt aux islamistes armés, en faisant un lien avec l’enlèvement d’un Français dans le nord-est du Mali voisin. Des sources sécuritaires maliennes avaient assuré à l’AFP que l’otage français était aux mains de "l’aile dure" d’Aqmi.
Le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, avait dit que "tout indique qu’il s’agirait d’un enlèvement d’Al-Qaïda au Maghreb islamique".
Pour le directeur du journal mauritanien indépendant Tahalil Hebdo, Isselmou Ould Salihi, les terroristes visent "l’Europe et particulièrement la France et l’Espagne, engagées dans la lutte contre Aqmi dans la région" et "veulent se donner la possibilité de négocier la libération de leurs combattants détenus à Nouakchott et d’obtenir des rançons".
Le nord du Mali a servi de refuge, depuis 2008, aux groupes enlevant des Occidentaux en Tunisie ou encore au Niger. Des Canadiens et Européens ont été relâchés, mais un Britannique y a été exécuté en juin. "
Le consulat du Mali à Paris cambriolé

HT -L’Indépendant, 08/12/2009
mardi 8 décembre 2009Le consulat du Mali à Paris cambriolé dans la nuit de dimanche à hier lundi : Deux coffres forts contenant des passeports, de l’argent et d’autres matériels volés
Le cambriolage a eu lieu dans la nuit de dimanche 6 au lundi 7 décembre. Des individus se sont introduits au Consulat du Mali à Paris et ont emporté deux coffres forts contenant des passeports, d’autres documents administratifs et de l’argent.
Le Consulat du Mali se trouve au 64 rue Pelfort, dans le 20ème arrondissement. L’endroit, nous assure t-on, est sécurisé et l’on se demande comment les voleurs ont réussi à s’y introduire pour opérer tranquillement leur coup. Une source estime à plusieurs dizaines de milliers d’euros l’argent enlevé, ce qui n’a rien d’étonnant compte tenu de la très forte sollicitation dont les passeports font l’objet de la part de nos compatriotes immigrés en France. La semaine dernière, nous publiions en intégralité une interview du président ATT au journal « Le Monde », dans laquelle il déclarait, répondant à une question relative à l’enlèvement à Ménaka du Français Pierre Camatte, qu’il « n’ y a pas plus d’insécurité dans le Nord Mali que certaines banlieues françaises ».
Le Consulat du Mali, qui vient d’être victime de ce braquage spectaculaire, n’est pas située en banlieue mais en plein Paris. Ce qui tend plutôt à conforter les propos de ATT et, a contrario, pose le problème de l’efficacité de la police française sous son propre toit.
HT
Mission du Premier ministre nigérien à Bruxelles

Le Sahel-7 décembre 2009
SEM. Ali Badjo Gamatié a quitté Niamey, vendredi dernier. Son Excellence Monsieur Mamadou Tandja, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement a chargé Son Excellence Monsieur Ali Badjo Gamatié, Premier ministre, d’une mission à Bruxelles en Belgique.
Son Excellence Monsieur Ali Badjo Gamatié qui a quitté Niamey, vendredi dernier, est accompagné dans ce déplacement notamment de : Mme Aïchatou Mindaoudou, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération ; M. Ali Mahamane Zeine, ministre de l’Economie et des Finances ; M. Dagra Mamadou, ministre de la Formation Professionnelle et Technique ; Mme Affizou Saadé Souleye, ministre de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire ; M. Garba Lompo, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ; M. Mamane Sani Abdourahamane, ministre de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur ; M. Kassoum Moctar, ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement ; M. Karimoune Kassoum, directeur de cabinet Adjoint du Premier ministre ; M. Abdou Abari, ambassadeur du Niger à Bruxelles ; M. Hamidou Moumouni, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ; M. Ado Elhadj, Secrétaire général adjoint de la Président de la République ; M. Housseini Abdou-Saleye, Conseiller diplomatique du Premier ministre ; M. Adamou Moumouni, Coordonnateur de la Cellule Union Européenne (Cabinet PM) ; M. Ousmane Alhassane, directeur Europe au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération.
Les Américains sollicitent l’expertise algérienne

Mekioussa Chekir-http://www.latribune-online.com/evenement/26460.html-07-12-09
lundi 7 décembre 2009
La visite de travail de deux jours que doit effectuer dès aujourd’hui le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à Washington revêt un intérêt particulier. Il s’agit, en effet, de la première visite effectuée depuis quelques années par un responsable algérien de ce rang sur invitation de son homologue américaine. Au-delà de l’aspect purement lié à la coopération tous azimuts, ce déplacement, à l’invitation de la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Rhodam Clinton, devrait être une opportunité pour aborder des questions de haute importance mutuelle, à leur tête le dossier sécuritaire dans la région du Sahel. Qualifiée d’importante, cette visite entre dans le cadre du « renforcement du partenariat solide qui existe entre l’Algérie et les Etats-Unis », indique le département de Medelci dans le communiqué rendu public samedi dernier. « Outre les entretiens de fond avec son homologue sur l’état de la relation bilatérale, qui a connu des avancées substantielles ces dernières années, et les consultations approfondies sur les questions politiques internationales d’intérêt majeur », précise encore le même texte. L’Algérie étant un partenaire clé dans la lutte antiterroriste, les chefs de la diplomatie algérienne et américaine ne manqueront donc pas de passer en revue l’évolution de la situation sur ce plan. Quoique sporadique, l’activisme continu des cellules d’Al Qaïda dans cette région à risques, dont celles de l’ex-GSPC au Maghreb, constitue, en effet, l’une des priorités de la politique sécuritaire américaine. L’expertise algérienne en la matière n’a eu de cesse d’être relevée par les différents responsables américains au fil des visites effectuées de part et d’autre. Dernier en date à plaider pour une collaboration étroite entre Alger et Washington sur les plans de la sécurité et de la défense, le chef du commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom), le général William E. Ward. Ce dernier a effectué, il y a quelques jours, une visite officielle dans notre pays à la tête d’une importante délégation militaire. A l’issue de ses rencontres avec les plus hautes autorités du pays, il s’était engagé notamment à la consolidation de la coopération dans le domaine de l’échange d’informations sécuritaires. Par la même occasion, il avait cru utile de rassurer ses vis-à-vis algériens quant à l’improbabilité que le siège de l’Africom s’établisse en Afrique. Sur ce point, les autorités algériennes avaient affiché une franche réticence au risque de détendre sur la nature de la coopération sécuritaire entre Alger et Washington.
Outre Mme Clinton, Medelci rencontrera, à cette occasion, de hauts responsables du Conseil de sécurité nationale ainsi que des fonctionnaires du cabinet du vice-président américain Joe Biden. La position et les arguments de l’Algérie sont également attendus lors de cette visite s’agissant du conflit au Proche-Orient. Dans cette perspective, Medelci rencontrera également de hauts responsables du département d’Etat, dont M. Jeffrey Feltman, sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires du Proche-Orient. Ce que dira Medelci à ce propos ne sera pas négligeable si l’on considère, par ailleurs, que la conjoncture interne du pays a quelque peu amenuisé le rôle traditionnellement central de l’Egypte, en raison notamment d’une échéance présidentielle proche devant faire quitter Hosni Moubarak des commandes de la « Djoumhouria ». Ceci, avec une polémique autour de sa succession et que la candidature de l’ex-secrétaire général de l’AIEA, Mohamed El Baradei, n’a fait qu’accentuer. Sur un autre registre, Alger pourrait être consulté sur le dossier du nucléaire iranien, objet dominant de la visite à Alger, au mois d’octobre dernier, de Jeffrey Feltman, lequel avait sollicité la médiation de l’Algérie pour faire pression sur l’Iran au sujet de l’enrichissement de l’uranium. Le déplacement de Medelci à Washington pourrait, par ailleurs, être l’occasion d’aborder le dossier du Sahara occidental pour lequel l’Algérie est un partenaire clé. Il ne s’agit plus cette fois-ci de parler de ce dossier dans le cadre des habituelles tournées dans la région du Maghreb arabe, mais d’un tête-à-tête exclusivement algéro-américain qui pourrait être mis à profit par notre pays pour en savoir davantage sur la position des Etats-Unis au sujet de ce dossier.
En visite au Maroc le mois dernier, Mme Clinton avait affirmé que son pays soutenait une solution définitive à ce conflit. Parce que pas suffisamment précise, la déclaration avait été détachée, à leur profit, de son contexte par les médias marocains. Rappelons, enfin, que les Etats-Unis sont le premier client de l’Algérie et son quatrième fournisseur, et le volume global des échanges entre les deux pays s’est élevé à 21,2 milliards de dollars en 2008. Au chapitre des relations économiques, M. Medelci devra s’entretenir avec M. Robert Hormats, le sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires économiques, énergétiques et agricoles.
Par Mekioussa Chekir
Afrique, comment ça va avec l’extraction d’uranium ?

Samuel Gontier-Télérama-07-12-09
Afrique, comment ça va avec l’extraction d’uranium ?
lundi 7 décembre 2009
Enquête salutaire au Niger et au Gabon où le travail dans les mines fait des victimes. Sans bruit. Un document qui fait froid dans le dos, diffusé ce lundi à 18h et 22h30 sur Public Sénat.
Dominique Hennequin correspond assez peu à l’image que l’on se fait du grand reporter baroudeur. Bien mis, très discret, voix posée… Pourtant, il a beaucoup voyagé, notamment pour Envoyé spécial. Cette fois, pour Public Sénat, il a pénétré avec Pascal Lorent un des lieux les plus secrets du monde, les mines d’uranium exploitées par Areva à Arlit, au Niger.
« Notre visite était tellement encadrée, elle m’a rappelé la Corée du Nord », témoigne l’auteur des Deux Corées. Les enquêteurs ont bénéficié d’une opération de communication de la multinationale du nucléaire. Trois jours d’une visite très guidée pour promouvoir les Observatoires de la santé, structures mises en place avec Médecins du monde suite aux revendications d’anciens salariés français relayées par l’ONG Sherpa.
Car l’extraction du minerai tue. A petit feu. Sournoisement, la pollution engendrée étant inodore, invisible. Et pas seulement à Arlit mais aussi à Mounana, au Gabon, où se déroule la première partie de l’enquête autour des mines fermées en 1999 et des populations abandonnées sur un territoire contaminé. Au Niger, les auteurs ont réussi à rencontrer clandestinement le responsable d’une ONG locale. Et à prouver l’ampleur du danger avec les ingénieurs de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) – « Il fallait une expertise scientifique pour être inattaquables. » Ils sont même passés par l’Algérie pour rencontrer des rebelles touareg exaspérés de voir leurs terres spoliées et polluées.
Alors, enquête à charge ? Certainement. Pourtant, avec le même calme qui donne sa crédibilité à l’enquête, Dominique Hennequin se défend de tout procès d’intention. « Je ne suis pas contre le nucléaire, j’en utilise tous les jours. Mais comment ne pas être indigné par le sort de ces gens qui meurent en silence, dans la souffrance ? »
Le déni – à Arlit, il n’y aurait pas eu un seul cas de cancer en quarante ans ! – et la langue de bois opposés par les responsables d’Areva – « On ne connaît aucune victime cachée », s’emmêle toutefois l’un deux – en deviennent indécents. Ils ne parviennent pas à masquer l’inanité du discours convenu, selon lequel le nucléaire est une énergie propre qui assure notre indépendance énergétique. Exploitation d’un pays pauvre, guerre, pollution… l’uranium n’a rien à envier au pétrole, comme le prouve cet excellent reportage, fruit de deux ans d’enquête.
Samuel Gontier
Visionnez !
Le site de la CRIIRAD
Projet de marche suivie de meeting du 15 décembre : Le défi lancé le 22 décembre par la CFDR est loin d’être relevé

Ibrahim YERO (Le Canard déchaîné N° 405 du 7 Décembre 2009)
mardi 8 décembre 2009
Le 15 décembre prochain fera probablement tâche d’huile dans l’histoire de la Crise politique en cours dans notre pays. Et pour cause, ce jour verra (si Dieu le veut) la première marche suivie de meeting des partisans de la refondation de la République depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 18 août 2009. Mobilisera, ne mobilisera pas ? Il faudra attendre le Jour « j » pour le savoir. Mais déjà, tous sont convaincus des enjeux hautement politiques qui sont tributaires de cette manifestation progouvernementale, aussi bien pour ses initiateurs du Mouvement Patriotique pour la Défense de la Nation et du Peuple que pour l’opposition réunie au sein de la CFDR. Pour les premiers, il s’agira avant tout de répondre au défi à eux lancé par le Vice président du PNDS-Tarayya, Bazoum Mohamed qui, il y a quelques jours sur une chaîne de télévision privée, défiait les défenseurs de la 6ème République de sortir montrer ce qu’ils ont dans le ventre en termes de mobilisation des Nigériens. Une bravade qui sera reprise quelques temps plus tard lors du meeting de la CFDR, le dimanche, 22 novembre 2009, en ces termes : « si Tandja veut voir le peuple, voici le peuple ! Aujourd’hui, le peuple est sorti dans la rue pour dire non à la sixième République ». Un autre enjeu pour le même groupe, il faudra mobiliser le maximum de gens, peu importe qui, et comment les réunir, pour dissuader la CEDEAO et les autres pays et institutions qui s’apprêtent à mettre le Niger en quarantaine pour déficit de démocratie après le 22 décembre, échéance du dernier mandat constitutionnel du Président Tandja de par la défunte Loi fondamentale du 09 août 1999.
Sur ce point, d’ores et déjà, le ton est donné par le Mouvement Patriotique pour la Défense de la Nation et du Peuple à l’occasion de sa déclaration de presse en date du jeudi 03 décembre dernier où les pays et institutions sus indiqués se sont retrouvés dans son collimateur : « Exprimons notre étonnement devant la légèreté avec laquelle des institutions aussi respectables que la CEDEAO, l’Union Européenne et l’OIF ainsi que des pays et des grandes nations démocratiques comme les USA, la France et le Canada apprécient la situation politique nationale et feignent d’ignorer la réalité concrète du cas Niger qui constitue, à n’en point douter, une avancée démocratique due au niveau élevé de prise de conscience des citoyens nigériens de leurs droits et devoirs en démocratie citoyenne »
Ce qui, de l’avis de certains analystes, trahit la déception des tenants du pouvoir de Niamey qui seraient au parfum de ce que leurs efforts y compris ceux du Premier ministre apolitique sont restés vains face aux exigences de ceux qui ne veulent point reconnaître la République refondée et cela à quelques jours seulement de l’ultimatum donné par l’Union Européenne. Alors, il faut revenir à la « source », mobiliser ce qu’on peut mobiliser et chanter dans un choeur extraordinaire le même refrain : « c’est le peuple qui a demandé au Président Tandja de rester au pouvoir, le peuple est souverain, tout patriote a le devoir sacré de défendre la souveraineté nationale et enfin, la Communauté internationale ne comprend rien à rien de la situation du Niger et s’est laissée tromper par certains de nos compatriotes, etc. »
La question est alors de savoir si ces réprimandes feront renoncer à la CEDEAO, l’exigence du respect du Protocole additionnel sur la démocratie et la Bonne gouvernance ? Et àl’Union Européenne, l’application de l’article 96 de l’Accord de Cotonou ? Aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada, l‘assujettissement de toute coopération à une bonne démocratie ? Nous ne saurions répondre à ses questions. Cependant, nul besoin d’être un expert en science occulte pour savoir que lorsque quelqu’un qui vous appelle quelques temps plutôt affectueusement « partenaire au développement » vous assimile aujourd’hui à un idiot qui ne comprend rien à ce qu’il entreprend, il y a gros à parier que vous ne seriez pas du tout content. Et c’est justement la principale difficulté à laquelle se heurte le Premier ministre Ali Badio Gamatié : pendant qu’il tente d’adoucir les positions et user du langage diplomatique, d’autre part on tire à boulet rouge sur la Communauté internationale.
Il est bien vrai que le Primo actuel pour avoir passé le plus clair de son temps à l’étranger sait qui est la Communauté internationale et de quoi elle est capable. Ce qui n’est pas forcément le cas pour tout le monde. Pourtant, tout le monde sait que George W. Bush, alors Président de la puissante Etats-Unis d’Amérique, n’a pu contraindre la Communauté internationale à se rallier à sa cause dans la guerre en Irak même si personne n’a pu l’empêcher de commettre sa sale besogne. Mais, chez nous, Télé Sahel nous inculque que « le patriotisme triomphe de tout… », le reste du monde y compris. D’où les multiples agressions contre les partenaires et amis du Niger par les inconditionnels de la sixième République.
Seulement, pour soutenir de telles opinions il faut être véritablement tombé d’une autre planète ou être alors extraordinairement myope en diplomatie. En attendant, le jour de ladite marche, qui ne sera probablement pas interdite, la crise politique Nigérienne stagne et ne promet vraisemblablement pas de se solutionner bientôt.
lundi 7 décembre 2009
Tinariwen - Lulla
IndependienteRecords
30 juin 2009
Lulla is taken from Tinariwen's new album "Imidiwan: Companions". The footage featured in the video are clips taken from the DVD short film that accompanies the new album
Sommet de Copenhague : l’Afrique aura son mot à dire

Sommet de Copenhague : l’Afrique aura son mot à dire
La 15e Conférence sur le climat se déroule du 7 au 18 décembre au Danemark
L’Afrique est sur le qui-vive. Le continent attend que le sommet sur le climat adopte de vrais engagements sur les réductions de gaz à effet de serre. La 15ème Conférence sur le climat qui se déroule du 7 au 18 décembre, à Copenhague, s’est fixée pour objectif la diminution des émissions mondiales à partir de 2020 et le maintien du réchauffement moyen sous le seuil de 2°C.
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lundi 7 décembre 2009 / par Stéphanie Plasse
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« L’Afrique n’est pas prête à signer n’importe quel accord tant que nos revendications et nos exigences ne sont pas prises en compte », a déclaré mardi à Dakar, Djibo Leyti Kâ, le ministre sénégalais de l’Environnement. Le ton est donné, le continent compte défendre ses politiques et ses stratégies de lutte contre le changement climatique, lors de la 15e conférence sur le climat qui doit se dérouler du 7 au 18 décembre, à Copenhague, au Danemark.
En novembre dernier, lors d’une rencontre internationale à Addis Abbeba, en Ethiopie, les chefs d’Etat africains s’étaient mis d’accord sur les questions clés à aborder lors de ce sommet. Les objectifs à atteindre sont, dans les prochaines années, l’atténuation des changements climatiques, l’adaptation de l’Afrique aux changements climatiques, le transfert des technologies, le renforcement des capacités des pays africains, et le financement.
Le problème du financement
Un point soulevé à l’occasion du 7e Forum mondial pour le développement durable, début octobre, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Les dirigeants africains ont alors statué sur le montant des compensations qu’ils demanderaient à Copenhague. « Nous pensons qu’il faut 65 milliards de dollars (44 millions d’euros) pour pouvoir faire face, d’un point de vue continental, à ces phénomène de changement climatique », a annoncé le président du Comité d’organisation, Salifou Saxwadogo.
Une requête entendue par le ministre français du développement Jean-Louis Boorlo qui, dans ses propositions en vue du sommet de Copenhague, a inclus un « Plan Justice Climat ». Un document ambitieux qui prévoit la somme de 410 milliards de dollars (275 milliards d’euros) sur 20 ans en direction des pays les plus exposés au réchauffement climatique, dont 305 milliards de dollars reviendraient au continent africain.
Le front commun des pays émergents
Malgré ces promesses de financement, l’Afrique du sud, comme d’autres pays émergents, n’entend pas remplir les objectifs fixés par le Sommet de Copenhague, qui se veut plus contraignant que le protocole de Kyoto. Avec la Chine, l’Inde et le Brésil, le pays a proposé mardi un texte pour la Conférence sur le climat différent du projet de déclaration finale envisagé par le Danemark. Le même jour, cette proposition a été soumise à la discussion lors d’une réunion préparatoire avec des représentants des pays développés, a indiqué le négociateur en chef de l’Afrique du Sud, Alf Wills. « Il y a deux positions différentes sur la table, et le processus doit maintenant établir s’il y a des points communs », a-t-il affirmé.
Ces deux propositions traduisent les points de vue divergents entre pays industrialisés et pays en développement. Ces derniers sont hostiles à l’adoption d’un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050. Ils récusent également tout engagement en faveur d’une réduction des émissions mondiales à partir de 2020 et du maintien du réchauffement moyen sous le seuil de 2°C.
Pourtant, les conséquences de l’effet de serre touchent l’Afrique de plein fouet : désertification, dérèglements climatiques (inondations, sècheresse). Selon le groupe intergouvernemental d’études sur le climat (GIEC), créé en 1992, les pluies ont diminué de 25% en trente ans dans le Sahel et la température a augmenté en moyenne de 0,7 degrés en Afrique en un siècle.
Lire aussi :
Réchauffement climatique : l’Afrique met les pays riches sous pression
Réchauffement climatique : l’Afrique veillera à ses intérêts à Copenhague
dimanche 6 décembre 2009
Communiqué de presse : Coordination Europe pour La restauration de la Démocratie Au Niger. CERDN

Samedi, 05 Décembre 2009 05:04
A l’occasion de la prochaine rencontre prévue à Bruxelles le 8 décembre 2009, entre le gouvernement du Niger et la coordination des forces pour la démocratie et la république ( CFDR), la coordination Europe pour la restauration de la démocratie au Niger (CERDN), entend organisée une manifestation pour encourager le retour de l’Etat de droit dans notre pays. En effet l'Union européenne a entre autres comme mission en vertu de l'article 9 de l'accord de Cotonou, de créer un cadre de concertation en cas de remise en causes des acquis démocratiques afin d'examiner les moyens d'organiser au plus vite le retour à l'ordre constitutionnel et de garantir l'application des principes démocratiques élémentaires. Cette démarche consiste à faire la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance avec la mise en place d'un gouvernement démocratique issu d'élections libres et transparentes.
Par ailleurs il faut rappeler que la mauvaise gouvernance et le déficit de transparence dans la gestion des affaires publiques est de nature à accentuer la corruption politique et à accroître les inégalités, l’abus du pouvoir et l’injustice. Ainsi pour éviter ce dérapage dans lequel notre pays est en train de glisser gentiment, il y a une impérieuse nécessité de renforcer les capacités des parlements et des institutions démocratiques de notre pays, afin qu’il puisse exercer effectivement le contrôle de l’exécutif, comme le souhaite la majorité des nigériens et l’ensemble de la communauté internationale. Aussi nous sommes convaincus qu’un environnement politique garantissant la paix, la sécurité et la stabilité, le respect des droits de l'homme, des principes démocratiques et de l'État de droit, la bonne gouvernance faite des politiques économiques saines, fait partie intégrante de tout développement durable. C’est pourquoi la CERDN !
tient à réaffirmer sa volonté de soutenir et d’encourager des relations privilégiées entre le Niger et l’UE avec la mise en œuvre une approche globale et intégrée en vue d'un partenariat renforcé fondé sur le dialogue politique, la coopération au développement et les relations économiques et commerciales dans le seul intérêt du peuple nigérien et de la coopération internationale.
C’est pour toutes ces raisons que la Coordination Europe pour la restauration de la démocratie au Niger en collaboration avec toutes les structures membres (CSD France, COSAD Belgique, GRENASAD Angleterre, ARNS Suisse.. ) invite l’ensemble des nigériens de la diaspora soucieux de la défense des acquis démocratiques au Niger, à une mobilisation massive pour le mardi 8 décembre 2009 à Bruxelles devant le siège de l’Union Européenne entre 10 et 12 heures.
Vive le Niger
Vive la démocratie
Vive la CERDN
Pour la CERDN
Mouha Eggour porte parole
Tel : 0041788920459
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