mercredi 30 janvier 2013

Mali: les islamistes dissidents ne veulent ni soldats maliens, ni ouest-africains à Kidal


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BAMAKO - Les islamistes dissidents qui contrôlent en partie Kidal, dans l'extrême nord-est malien, ont demandé mercredi dans un communiqué que les soldats maliens et ouest-africains ne pénètrent pas dans la ville et sa région avant qu'une solution politique ne soit trouvée avec Bamako.

Des soldats français ont pris dans la nuit le contrôle de l'aéroport de Kidal, à 1.500 km de Bamako, la dernière grande ville du Nord du Mali encore sous le contrôle de groupes armés, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA, islamistes dissidents) et le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA, autonomistes touareg).

Le MIA lance un appel pressant à la communauté internationale et à la France pour que l'armée malienne et les forces de la Cédéao (communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) ne pénètrent pas sur le territoire de l'Adrar des Ifoghas, région de Kidal, avant qu'une solution politique ne soit trouvée, indique le communiqué.

C'est à cette seule condition que le MIA est prêt comme il l'a exprimé dans ses différentes déclarations précédentes à apporter sa contribution pleine et entière dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi dans le règlement définitif de cette crise, ajoute-t-il.

Kidal et sa région, le massif des Ifoghas, sont le berceau des autonomistes touareg, en rebellion contre le régime de Bamako.

Les tensions sont très fortes dans le Nord entre les minorités arabes et touareg, dont les membres sont très largmeent majoritaires dans les groupes islamistes armés, et les Noirs, majoritaires au Mali.

Le MIA comme le MNLA ont donné les preuves de leurs engagements à coopérer avec la France, puisque les forces françaises sont entrées à Kidal sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré, c'est la preuve que Kidal n'est pas un sanctuaire pour terroristes, selon le MIA.

L'arrivée de soldats français à Kidal intervient après la reconquête, au côté de l'armée malienne et sans grande résistance, des deux plus grandes villes du Nord du Mali, Gao et Tombouctou, qui étaient aux mains de groupes islamistes armés qui y ont multiplié les exactions depuis plus de neuf mois.

Kidal, à 1.500 km de Bamako, et sa région, dans l'extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne, était le fief d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), dirigé par Iyad Ag Ghaly (ex-rebelle touareg), un groupe islamiste armé allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA) est un groupe créé ces derniers jours à l'issue d'une scission au sein d'Ansar Dine.

Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, dont Ag-Ghaly et l'Algérien Abou Zeïd, un des émirs d'Aqmi, se sont réfugiés dans les montagnes au nord de Kidal, près de la frontière algérienne.


(©AFP / 30 janvier 2013 18h53)
SourceAFP

La légion saute sur Tombouctou version longue, entre Gao & Tombouctou, 2...

Manifestation de soutien au peuple de l'Azawad devant le siège du Parlement néerlandais, le 7 Février, sous le thème "Pas de terrorisme, pas de colonialisme, mais l'auto-détermination pour les Touaregs."


Yumas Iḥenkuren
Manifestation de soutien au peuple de l'Azawad devant le siège du Parlement néerlandais, le 7 Février, sous le thème "Pas de terrorisme, pas de colonialisme, mais l'auto-détermination pour les Touaregs."

Photos du journal
Persbericht "Geen terrorisme Geen kolonialisme, maar Zelfbeschikking voor de Toeareg"

Het Nederlandse steuncomité voor een vrij en democratisch Azawad (Noord-Mail) organiseert een tweedaagse manifestatie ter ondersteuning van MNLA (Mouvement National de Liberation de l'Azawad) en de Azawad-vluchtelingen.
Op 7 februari 2013 wordt een sit- in gehouden in Den Haag op het binnenhof tussen 14.00 en 16.00 uur.
op 9 februari 2013 wordt een benefietconcert, aan de Cartesiusweg 14 te Utrecht, georganiseerd van 19.00 tot 23.00 uur ten ondersteuning van de Azawad-vluchtelingen .

Voorgaande aan deze twee activiteiten vindt een persconferentie plaats met vertegenwoordigers van MNLA (Mouvement National de Liberation de l'Azawad) en de President van Amazigh World Congres de heer Fathi Khalifa.
De persconferentie vindt plaats op 8 februari 2013 om 11.00 uur.
Locatie van de persconferentie:
Internationaal Perscentrum Nieuwspoort
Lange Poten 10
2511 CL Den Haag

Zaal: Frits van der Poelzaal

Voor meer informatie kunt u contact opnemen met. Said Snoussi 06-51167689.
Par : Steuncomiteazawad

Mali : négociations avec un groupe touareg dissident à Kidal | euronews, monde

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Mali : des drones américains contre les terroristes | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Mali : plusieurs militaires libérés, dont le fils de Alpha Oumar Konaré | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Les forces françaises immobilisées à l'aéroport de Kidal par une tempête de sable


DERNIÈRE MODIFICATION : 30/01/2013 

ARMÉE FRANÇAISE - ISLAMISME - MALI - MNLA


Les forces françaises immobilisées à l'aéroport de Kidal par une tempête de sable

© Wikicommons

L'armée française a pris le contrôle de l'aéroport de Kidal, grande ville du Nord-Mali, mais voit sa progression entravée par des intempéries. À Bamako, le Parlement a adopté à l’unanimité une feuille de route de sortie de crise.

Par FRANCE 24  (vidéo)
FRANCE 24  (texte)
 
 
Après avoir pris position sur l'aéroport de Kidal dans la nuit de mardi à mercredi, les forces françaises sont désormais immobilisées pour des raisons climatiques. "Nous avons pris l'aéroport de Kidal mais l'armée française y reste bloquée par une tempête de sable", a déclaré en fin de journée le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
 
Selon Haminy Belco Maiga, président de l'assemblée régionale de Kidal, "quatre avions et des hélicoptères" français sont présents sur l'aéroport de la ville. 
 
Après Gao et Tombouctou, les troupes françaises, bien que temporairement immobilisées, devraient prochainement entrer dans Kidal et poursuivre leur avancée dans le nord du Mali.
 
Toutefois, Jean-Yves Le Drian a tenu à rappeler la spécificité de cette ville, aux mains des autonomistes touaregs. "Nous sommes dans une situation particulière à Kidal et nous faisons en sorte d'avoir des relations de bonne intelligence avec les Touareg", a-t-il assuré.
Kidal, à 1 500 km de Bamako, dans l’extrême nord-est malien, avait été la première ville conquise par les rebelles touareg et les groupes islamistes en mars 2012. Il s'agissait du fief d’Ansar Dine, un groupe islamiste armé, dirigé par un ex-rebelle touareg malien, Iyad Ag Ghaly. Mais, depuis lundi, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) affirment contrôler la villeaprès le départ des islamistes et ont affiché leur vive hostilité à l'arrivée éventuelle de soldats maliens.

DÉCLARATIONS D'HASSAN SYLLA BAKARI, MINISTRE TCHADIEN DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
Par FRANCE 24
Partout où les forces militaires françaises interviennent, les forces tchadiennes sont là.

Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, Iyad Ag Ghaly et l'Algérien Abou Zeïd, l'un des émirs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), se seraient réfugiés dans l'Adrar des Ifoghas, un massif montagneux situé au nord de Kidal, près de la frontière algérienne.
Crainte de représailles
Après la fuite des djihadistes, plusieurs cas de pillages de magasins tenus par des "Arabes" ou Maliens à la peau claire accusés d'avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda ont été signalés à Gao et Tombouctou ces derniers jours, faisant craindre à des ONG des tensions inter-ethniques dans le nord du Mali. Mardi, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, s’est déclaré favorable au "déploiement rapide" d’observateurs internationaux pour éviter les "exactions" et veiller "au respect des droits de l'Homme". De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé que les forces françaises quitteraient "rapidement" le Mali.

LES SCÈNES DE PILLAGE SE SONT MULTIPLIÉES À TOMBOUCTOU
Par FRANCE 24

Une "feuille de route" adoptée à Bamako
Dans la capitale malienne, les députés ont voté le 29 janvier à l'unanimité la mise en place d'une "feuille de route" politique qui prévoit une discussion avec certains groupes armés dans le cadre de la "réconciliation nationale". Cette "feuille de route" ne fixe aucune date pour la tenue d'élections, mais le président malien par intérim Dioncounda Traoré a déclaré qu'il espérait qu'elles pourraient avoir lieu avant le 31 juillet.
Une conférence des donateurs se tenait également mardi à Addis Abeba, en Éthiopie. Union africaine (UA), Union européenne (UE), Japon, États-Unis et ONU ont levé 455,53 millions de dollars (338,6 millions d’euros) destinés aux besoins militaires et humanitaires du Mali.


Londres se décide à apporter une aide aux troupes françaises
Tout en réaffirmant qu'il n'était pas question de déployer des troupes de combat, le Royaume-Uni a par ailleurs proposé, mardi, d'envoyer "jusqu'à 200 formateurs militaires pour entraîner les troupes des pays de l'Afrique de l'Ouest anglophone qui participent à la Misma", la Mission internationale de soutien au Mali, et "de contribuer à hauteur de 40 hommes à la mission européenne de formation de l'armée malienne". Ces soldats s'ajouteraient aux 90 hommes déjà déployés dans le cadre du soutien logistique à la France, avec un avion de surveillance et deux avions de transport militaire. Londres a également proposé de fournir un bateau pour le transport d'équipements lourds destinés aux forces françaises engagées contre les insurgés islamistes et d'aider des pays alliés à effectuer des missions de ravitaillement en vol au départ de bases aériennes britanniques.


 FRANCE 24 avec dépêches

MALI. L’enjeu de Kidal


MALI. L’enjeu de Kidal

Créé le 30-01-2013 à 14h00 - Mis à jour à 16h13

C’est de cette région, où sont désormais les soldats français, que sont parties toutes les rébellions touarègues depuis près d’un demi-siècle.

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L'armée française est arrivée aux portes de Kidal, dans la nuit de mardi à mercredi 30 janvier. (ISSOUF SANOGO / AFP)
L'armée française est arrivée aux portes de Kidal, dans la nuit de mardi à mercredi 30 janvier. (ISSOUF SANOGO / AFP)
SUR LE MÊME SUJET
Contrairement à ce qui était annoncé, les Français sont à Kidal. Un avion s’est posé cette nuit avec des éléments militaires. Aucun élément de l’armée malienne ne les accompagnait. Cette surprise n’en est pas vraiment une. Kidal est un enjeu essentiel de cette guerre. Et pour plusieurs raisons.
C’est de cette région que sont parties toutes les rébellions touarègues depuis près d’un demi-siècle, au nom de revendications économiques et politiques. Sans rentrer dans l’historique complexe de ces insurrections et de leurs causes, disons que les hommes du désert estiment être à la fois désappropriés de leur royaume de sable - qui recèle tout de même des ressources minières et pétrolières - , et abandonnés par le pouvoir central à Bamako. Pas d’infrastructures, pas d’hôpitaux, pas de routes, pas de lycées.
Et un désert de dizaines de milliers de kilomètres carrés laissés aux mains des narcotrafiquants puis des Salafistes arabes étrangers d’Aqmi et du Mujao qui contrôlent eux aussi le passage de la drogue, la contrebande cigarettes, la traite des hommes et les prises d’otages...tout ce qui pourrit la vie et la sécurité dans cette région.

La clé du conflit

C’est de Kidal qu’est partie la dernière révolte en janvier 2012. Ici que vit Iyad Ag-Ghali, leader traditionnel des Ifoghfas et chef militaire touareg. Ansar Dine est né ici. Puis Iyad Ag-Ghali s’est lancé avec Aqmi dans une "aventure meurtrière", comme disent ses anciens compagnons qui l’ont abandonné pour former un nouveau mouvement, le MIA. Aujourd’hui, Tombouctou et Gao sont tombés, Aqmi est en fuite, Iyad aussi. Reste que Kidal est toujours la clé du conflit.
La ville est sous le contrôle du MNLA et du MIA. Le MNLA est un mouvement indépendantiste touareg qui a lancé la guerre contre l’armée malienne, puis s’est désintégré avant de quasiment disparaître, chassé par les troupes d’Ansar Dine. Kidal est surtout occupé par les hommes du MIA, en clair, les Touaregs de Kidal qui regroupent des chefs traditionnels, des commandants en armes avec leurs troupes et l’autorité spirituelle des Touaregs.
Qui sont-ils ? Exactement les mêmes... qui négociaient en novembre dernier au nom d’Ansar Dine à Ouagadougou pour essayer de trouver une solution politique et pacifique. Parmi eux, Alghabass Ag-Intallah, la noblesse de robe, fils du chef spirituel des touaregs ; Ag-Bibi, ex- numéro trois d’Ansar Dine, Ag-Aharib ex-porte-parole d’Ansar Dine et même Ag-Aoussa, le cerveau militaire de toutes les opérations. Tous ont quitté Ansar Dine, tous en veulent à Iyad pour sa dérive. Et Ag-Aoussa le militaire, surnommé "le tueur" a même promis à Iyad de "l’étrangler de ses propres mains" pour lui faire payer la "trahison de son peuple".

"Les Touaregs sont nos amis"

Que se passe-t-il aujourd’hui à Kidal ? Le MIA et le MNLA sont sur place et ils redoutaient et refusaient l’arrivée des troupes maliennes : "Vu leur haine des Touaregs et leur désir de vengeance après leurs défaites pendant près d’un an, si l’armée malienne entrait dans la ville, ce serait un carnage", dit un Touareg de Kidal.
Les Français ont vite compris la situation. Une ratonnade, voire des massacres à Kidal, aurait pourri toute solution d’avenir. "Les Touaregs sont nos amis", a rappelé avec force le ministre de la Défense français. Résultat : l’avion qui s’est posé cette nuit sur cet aéroport ne comprenait aucun militaire malien. Mieux, un appareil venu du Burkina-Faso est attendu à Kidal pour emporter une délégation MIA-MNLA vers Ouagadougou pour reprendre les négociations avec l’État malien.
Surprise. Dans le même temps, alors que Bamako avait trainé des pieds en novembre dernier pour discuter avec les Touaregs et que le ressentiment est très vif envers les hommes du Nord, l’Assemblée nationale malienne vient de voter "à l’unanimité" une feuille de route qui prévoit des discussions avec "certains groupes armés", entendez, le MNLA et le MIA débarrassé d’Iyad Ag-Ghali. Nul doute que la France, en position de force, n’a pas hésité à tordre le bras de son allié malien pour lui expliquer que son intervention miracle n’avait pas pour but de donner à Bamako un blanc-seing pour casser du touareg.

Terre de désolation

Compliqué ? Non. En un mot, les mêmes hommes, des responsables Touaregs, des Maliens du Nord, qui cherchent toujours une "solution pacifique" à la crise, vont se retrouver au même endroit à la table des négociations pour reprendre une discussion qui n’aurait jamais du s’interrompre si Iyad Ag-Ghali, ex-rebelle devenu islamiste fou de charia et allié opportuniste d’Aqmi, n’avait pas fait l’erreur de sa vie et lancé tout son peuple dans une guerre suicidaire.
Tout est à refaire. Il est encore temps. C’est seulement avec les Touaregs, maîtres de leur désert, qu’on pourra retrouver la sécurité, la réconciliation nationale et un espoir d’avenir pacifique. Sans Iyad Ag-Ghali, sans le Mujao et sans Aqmi. Sans tous ceux qui profité d’un désert trop vide pour transformer la région en terre de Djihad, en terre de désolation, en royaume de la mort.

Providing Intelligence to the US and France in the fight against AQIM will demonstrate the resolve of the Tuareg to rid their land of terrorists and set conditions for the return of development and tourism, the US and France will likely be among the major post conflict contributors to help build up civil infrastructure needed.


I understand that having Chadian troops in Kidal may not be what some people want but if a solid agreement is forged right now to work with France, the United States & Chad to drive out the islamist, this will create space for Blue helmets to enter the zone. When this happens, tourism will return. There is tremendous diplomatic pressure on Bamako to vote in a new government. The idea is to bring the MNLA & Bamako to the table for negotiations.

Providing Intelligence to the US and France in the fight against AQIM will demonstrate the resolve of the Tuareg to rid their land of terrorists and set conditions for the return of development and tourism, the US and France will likely be among the major post conflict contributors to help build up civil infrastructure needed. The US and international community will likely help with development and humanitarian programming in the Tuareg areas but a key condition required for return of NGOs will be establishing good security to prevent kidnappings or attacks. If the security in these areas is in doubt NGOs may not return and Tourism won’t; now is MNLAs chance to rid Mali of AQIM and improve conditions for the future.

The US is deeply concerned with the potential of reprisals by Malian soldiers against Tuaregs and we need to stay accurately informed. MNLA should make both the US and France aware of any reprisal actions by Mali or other west African troops against the Tuaregs and make sure that anything of this sort is well documented and reported through media outlets and to Human Rights watch.

France does NOT trust Bamako to do the right thing and there is a push to reduce Mali soldier involvement and replace it with other Africa forces.

‎"Nul doute que la France, en position de force, n’a pas hésité à tordre le bras de son allié malien pour lui expliquer que son intervention miracle n’avait pas pour but de donner à Bamako un blanc-seing pour casser du touareg.


‎"Nul doute que la France, en position de force, n’a pas hésité à tordre le bras de son allié malien pour lui expliquer que son intervention miracle n’avait pas pour but de donner à Bamako un blanc-seing pour casser du touareg.
Compliqué ? Non. En un mot, les mêmes hommes, des responsables Touaregs, des Maliens du Nord, qui cherchent toujours une "solution pacifique" à la crise, vont se retrouver au même endroit à la table des négociations pour reprendre une discussion qui n’aurait jamais du s’interrompre si Iyad Ag-Ghali, ex-rebelle devenu islamiste fou de charia et allié opportuniste d’Aqmi, n’avait pas fait l’erreur de sa vie et lancé tout son peuple dans une guerre suicidaire.
Tout est à refaire. Il est encore temps. C’est seulement avec les Touaregs, maîtres de leur désert, qu’on pourra retrouver la sécurité, la réconciliation nationale et un espoir d’avenir pacifique. Sans Iyad Ag-Ghali, sans le Mujao et sans Aqmi. Sans tous ceux qui profité d’un désert trop vide pour transformer la région en terre de Djihad, en terre de désolation, en royaume de la mort"

Nouvel Obs

Paris appelle Bamako au dialogue avec les populations du nord et à des élections rapides 30 January 2013



  [-] Texte [+]

L’armée française a pris le contrôle de Kidal, troisième grande ville du Nord du Mali. Les principaux responsables des groupes islamistes se seraient réfugiés dans le massif des Ifoghas. « Les terroristes sont désorganisés, très atteints » indique Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.
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14h54 :
D’après un témoignage, les soldats français auraient rencontré à Kidal des membres du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et du Mouvement islamiste de l’Azawad (MIA), qui assuraient récemment tenir la ville. « Les Français ont rencontré des membres du MNLA et aussi le secrétaire général du MIA , Algabass Ag Intalla, ainsi que des notables locaux », a indiqué un membre de l’administration de Kidal.
Les deux groupes islamistes dissidents ont affirmé leur hostilité à la présence de soldats maliens dans la ville. Ils craignent des exactions contre les communautés arabe et touareg.
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13h45 : Paris appelle Bamako au dialogue avec les populations du nord et à des élections rapides - La France appelle les autorités maliennes à ouvrir « des discussions » avec les populations du nord du Mali, y compris les « groupes armés non terroristes reconnaissant l’intégrité du Mali », et à organiser des élections rapidement, a déclaré mercredi le Quai d’Orsay. « Les autorités maliennes doivent (…) engager sans plus attendre des discussions avec les représentants légitimes des populations du Nord (élus locaux, société civile) et les groupes armés non terroristes reconnaissant l’intégrité du Mali », a dit dans une déclaration le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, en saluant l’adoption par le Parlement malien mardi d’une « feuille de route » politique pour l’après-guerre. Les élections promises par le président Dioncounda Traoré d’ici le 31 juillet 2013 « doivent se tenir le plus rapidement possible, avec la plus grande participatio
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13h01 : Plus de 90% des manuscrits de Tombouctou sont sauvés -Une grande part des manuscrits et livres précieux anciens conservés à Tombouctou ont été mis en lieu sûr avant l’arrivée des islamistes dans la ville malienne, a déclaré le responsable de ces collections à l’université du Cap, en Afrique du Sud. « Une grande majorité a été sauvée. Je pense vraiment que plus de 90% », a indiqué M. Jeppie, directeur du projet de conservation des manuscrits de Tombouctou.
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12h43 : Nouvelle étape pour la France - Avec la prise de Kidal, « les forces françaises sont en train de parachever la reprise des trois villes clés du nord du Mali en près de trois semaines », estime Pascal Le Pautremat, universitaire et spécialiste de la région. « Nous entrons dans une dernière étape » et « il est nécessaire maintenant d’entrer en pourparlers avec les tribus touareg qui sont disposées à collaborer avec la France et le Mali pour leur reconnaître leurs droits légitimes et, partant, une vraie reconnaissance politique des pays de la région », ajoute-t-il. Désormais, « le véritable enjeu, c’est la lutte contre les groupes islamistes dans le cadre d’une très forte coopération avec tous les pays de la région, Mali, Tchad, Niger et Algérie », insiste cet expert. « Que faire dans l’Adrar des Ifoghas, un immense massif grand comme près d’un tiers de la France aux confins du Mali, du Niger et de l’Algérie où les groupes armées ont disséminé des maquis avec caches d’armes et d’essence ? », s’interroge Pascal Le Pautremat. « Après avoir pris les villes, il va falloir désormais tenir le terrain après avoir délogé de la zone immense des petits groupes armés très mobiles et très motivés et ce sera le rôle des forces africaines », note pour sa part sous couvert d’anonymat un ancien responsable d’un service de renseignement français.
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12h32 :
Selon le ministre tchadien de la Communication, les forces spéciales tchadiennes se trouvent à Kidal avec des soldats français.
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11h04 : Les islamistes en fuite dans les montagnes - Selon une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes, dont Ag-Ghaly et l’Algérien Abou Zeïd, un des émirs d’Aqmi, se sont réfugiés dans le massif des Ifoghas, les montagnes au Nord de Kidal, près de la frontière algérienne. Dans le même temps, des centaines de personnes ont également fui Kidal vers des villages plus au nord, vers l’Algérie, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, qui affirme que l’accès à la nourriture et aux biens de première nécessité a été sérieusement affecté par le conflit et la fermeture de la frontière.
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L’armée française a pris le contrôle de Kidal, troisième grande ville du Nord du Mali. Depuis le début du conflit, la France a procédé à des centaines de frappes. « Les terroristes sont désorganisés, très atteints » indique Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

Agadez /Routes du désert : quand la volonté politique s’affiche en kilomètres de bitume


Agadez /Routes du désert : quand la volonté politique s’affiche en kilomètres de bitume

Agadez Niger  L’enclavement intérieur et extérieur, la dégradation du réseau routier, sont des facteurs limitant les performances économiques d’un pays. Le réseau routier constitue incontestablement, un important secteur de développement. Victime de la vague de privatisations, le réseau routier national s’est retrouvé, ces dix dernières années, dans un état de délabrement  total. Plus de 53% des routes en terres et 60% des routes bitumées étaient en mauvais état.
C’est pour relever ce défi de répondre aux aspirations des populations que le Président de la République, SEM.  Issoufou Mahamadou, a jugé utile, dès sa prise de fonction, de ‘’repenser le système d’entretien routier’’ à la lumière des expériences désastreuses vécues les années passées.
Le défi du Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, vise la réalisation des liaisons nationales et internationales par la mise en œuvre d’un programme d’aménagement en routes bitumées  des tronçons  tels que : la liaison transsaharienne Assamaka-Arlit et le tronçon, Agadez-Zinder, la RTA et la finalisation du projet de la route Gatroun-Toummo-Madama-Dirkou-Agadez. Rien que pour la région d’Agadez, c’est un réseau routier de 3913 km, dont 659,5 km bitumées, 108 km de routes en terres sommaires et enfin 3145 km de  pistes  sommaires qu’il faut réhabiliter ou refaire systématiquement, sans compter les nouvelles voies de communications  dans l’Aïr et le Ténéré.
Le manque d’entretien routier étant préjudiciable à l’efficacité du secteur des transports et de l’ensemble de l’économie, le Président de la République attache du prix à  la réinstauration du système  d’entretien courant  sur toutes les routes et la réalisation des ouvrages à hauts profils. Certes construire des routes c’est cher, mais ne pas en construire revient encore plus cher. Des actions sont menées présentement sur l’axe Arlit–Agadez où 41 km sont déjà en voie de réhabilitation par l’Entreprise Moussa Wazir.
Sur le réseau bitumé, la Direction régionale de l’Equipement a réalisé des travaux de traitement de surface  sur 135 kilomètres de la route Agadez-Aderbissanat dégradés  à certains endroits selon le Directeur régional de l’Equipement, M. Chaibou Adamou, qui annonce par ailleurs que ses services ont sécurisé à temps cette année la digue de Tiguirwit. Par manque d’entretien, l’ouvrage a de tout temps cédé en période hivernal causant de désagréments sans précédent aux usagers de la route , contraints de contourner par Zinder pour rejoindre Agadez. Suite à cette action , le gouverneur de la région d’Agadez, le Colonel Major Garba Maikido  s’est rendu sur place pour encourager les techniciens de l’équipement et leur conseiller de faire en sorte que la digue permette d’accumuler 11 millions de m3 d’eau , pour les superficies cultivables de la localité de Tiguirwit riches en terres agricoles et propices à l’élevage .
Il était prévu, un moment l’empoissonnement de la mare de ce village riches en potentialités .La coopération libyenne y a même réalisé un aménagement agricole qui faute de volonté  politique n’a pas répondu à l’attente du donateur et à  fortiori des populations résidentes. En ce qui concerne les routes en terre sommaire : la Direction régionale de l’Equipement vient d’aménager les 108 km de la route Agadez-Assaouas-In’gall  devenue à présent praticable, 80km de la route Agadez-Bilma, Agadez-Dabaga. Cet aménagement  concerne le rétablissement de ces tronçons, pour ramener le trafic y compris les signalisations, la formation des comités d’entretien  au niveau des communes rurales. Les travaux HIMO (Haute Intensité de Main d’Œuvre) ont été bénéfiques pour les populations locales.
Le budget n’étant pas suffisant, ‘’ nous avons essayé de prioriser les tâches afin de rendre les routes rurales linéaires autrement les rendre accessibles du point de départ à  destination sans difficultés, indique M. Chaibou Adamou. ‘’Parce  que ces routes n’existant plus, il fallait selon M. Adamou, d’abord les faire renaître  et passer  l’année prochaine  à la continuité pour les autres villes, les autres communes. Par exemple pour Agadez –Dabaga on doit continuer jusqu’à Tabelot. Déjà l’axe principal étant  traité, les pistes secondaires qui se rapprochent  viendront dans le budget à venir .Voilà en résumé tout sur le réseau  dont nous avons en charge d’entretenir. Des panneaux de signalisation (360 unités) ont été fabriqués pour l’aménagement des routes et communes. Dans notre démarche  de conseillers techniques, des maires, nous avons assisté la Mairie de la Commune d’Agadez  à l’entretien de la voirie ‘’.
D’ailleurs dans le cadre des travaux au niveau de la commune d’Agadez, poursuit M.Chaibou Adamou , la DGCNPC (un organe du ministère des finances chargé du contrôle et de la passation des marchés) a donné un avis favorable pour passer le marché de la réalisation des travaux sur le kori Telwa dont les nigériens ont souvenance de ce qui s’est passé l’hivernage dernier quand l’ancien ouvrage a été emporté par la force du kori Telwa . L’ouvrage de qualité  dont les travaux vont démarrer incessamment, sera réalisé par E.M .B.T.P, une Entreprise d’Agadez.
Dans le cadre de l’entretien et de quelques interventions  d’urgence  il conviendrait selon le Directeur Régional de l’Equipement de parler des grands travaux. ‘’ A Agadez,  précise M. Chaibou Adamou, tous les grands travaux annoncés en  2011-2012, avaient une date de démarrage de 2013.Et Dieu merci nous sommes sur le dossier qu’on vient de finir pour les routes en terre. Nous venons  de finir l’étude technique  pour les dossiers  avec  des Bureaux d’Etudes, financement 10ème FED .C’est très important‘’.’’ La route menant de Tchirozérine à Tafadek soit 15km c’est finalisé. Ceci entre dans le cadre de la réhabilitation de la source thermale de Tafadek, une ressource vitale et qui rapporte économiquement à Tchirozérine ‘’. ‘’Dans le cadre du 10ème FED, nous venons de finir  l’étude technique de l’axe Tabelot –Tourayat qui fait  50 km», a indiqué M. Chaibou Adamou.
Toujours dans le cadre  des grands travaux  qui vont démarrer cette année, «nous avons  les 105 km de l’axe Agadez-Abalama dont l’étude  technique programmée dans le 10ème FED est également finie. ‘’Pour la remise en état de l’axe Tahoua-Agadez–Arlit, le ministère de l’équipement a déjà bouclé toutes les étapes. Le dossier étant suffisamment avancé, on attend de passer à l’exécution : lancé l’avis d’appel d’offre. Nous attendons incessamment la suite ‘’.
Le directeur régional de l’Equipement a par ailleurs lancé un appel aux intervenants extérieurs : ’’ce sont nos collaborateurs, nous sommes leurs conseillers techniques, dira-t-il. ‘’Nous encourageons  bien les bailleurs de Fonds  à  intervenir  au niveau de notre réseau routier, mais notre assistance technique est très importante afin de pérenniser les investissements .Nous sommes là, pour les conseiller, pour aider  les maires et les bailleurs de Fonds à faire le bon choix d’une route ou d’un ouvrage routier, le respect des attributions de la Direction régionale de l’équipement.
Zonage du réseau routier de la région d’Agadez.
Pour les routes bitumées,  il y a les axes Agadez- Arlit, plus la bretelle Tchirozerine ;  Agadez -Tahoua plus la bretelle  RTA –In’ Gall, et enfin Agadez - frontière Zinder en passant par Aderbissanat. Ce qui fait les 659,5 km de routes bitumées.
En ce qui concerne les routes sommaires, qui font 3145 km, ces pistes  sont décomposées comme suit : c’est ce qu’on appelle les pistes de l’Aïr pour un total de 3145 km de routes rurales. Il y a les routes Agadez –Tiguidan-Tessoum 115 km ; Tiguidan’Tessoum-frontière algérienne 290 km ; la route rurale Agadez-Bilma 660 km ; In’wageur-Ingall 80 km ; embranchement RTA au PK 162,5-In’wageur 46km ;  In’gall-Tiguidan Tessoum 80km ; Arlit –Assamaka  pas encore réhabilitée  170 km. Agadez-Elmecki 135 km ; Tchirozérine –Tafadek 15 km ; embranchement RTA –Marandet 22km ; embranchement RTA-Ekowel 12 km ; Elmecki –Timia 91 km ; Bilma –Toummo 547 km ; Assamaka –frontière algérienne 18km ; Arbre du Ténéré –Dirkou 380 km.
Abdoulaye Harouna
(ANP-ONEP/Agadez)
30 janvier 2013
publié le 30 janvier 2013
Source : Sahel

AFRIQUE : C’EST LA FAUTE DE LA FRANCE ET DE L’OCCIDENT…DE L’URGENCE DE GUERIR NOS MALADES DE L’ANTICOLONIALISME PRIMAIRE ET DEMENTIEL


  • AFRIQUE : C’EST LA FAUTE DE LA FRANCE ET DE L’OCCIDENT…DE L’URGENCE DE GUERIR NOS MALADES DE L’ANTICOLONIALISME PRIMAIRE ET DEMENTIEL

    Un certain vent de folie souffle sur notre continent : une pathologie de la pensée automatique qui rejette sur l’Occident la responsabilité de tout ce qui se produit en Afrique.
    Héritage pervers de la colonisation ? A l’évidence, la prise en charge psychiatrique de ces personnes est devenue désormais obligatoire.

    Un dictateur africain s’accroche-t-il à ses privilèges et à son statut divin, on nous dit que cette « corvée» lui est imposée par l’Occident à qui il doit demander la permission avant de démissionner. Au risque d’être rattrapé et abattu …

    Pour conserver leurs privilèges, ce dictateur et sa bande tirent-ils sur la population qu’on trouve aussitôt le coupable : « Mais c’est la France et l’Occident qui commandent les massacres ».

    Un homme accroché au pouvoir sacrifie et méprise-t-il sa propre santé? « Mais c’est pour servir l’Occident ». Abdoulaye Wade veut mourir au pouvoir : « Pourquoi la France maintient-elle ce vieillard au pouvoir? ». Une fois parti, « Mais pourquoi la France lui a ordonné de partir ? »

    Mamadou Tandja refuse-t-il de dégager ? « C’est la France…». Aussitôt renversé par une armée patriotique, «C’est la France… » Paul Biya voudrait-il partir ? « OUI, MAIS LA FRANCE DIT NON ». Le vieux est donc condamné à mourir au pouvoir, malgré lui.

    Un assoiffé de pouvoir, Dadis Camara, massacre et viole dans un stade de Conakry ses pauvres compatriotes. Des « témoins » assurent avoir vu la France tirer sur la foule… Un autre pouvoiriste, Laurent Gbagbo, est battu dans les urnes. Des barjos affirment: « Ce n’est pas le peuple ivoirien qui a choisi Ouattara. C’est la France et l’ONU ».

    Ce mauvais perdant massacre pendant 5 mois les contestataires de son hold up électoral. Démenti formel: « Gbagbo n’a tué personne : les médias français et occidentaux mentent pour salir un panafricaniste ».

    Des « panafricanistes » fascisants proclamant leur supériorité (Ivoiriens à 100% contre Ivoiriens à 15% ou 10%) : ils causent beaucoup de tort à l’Afrique, la détruisent et bannissent toute trace d’humanité chez leurs frères pour « combattre » l’Occident… »

    Ainsi, en soutenant le viol de nos sœurs, la très « nationaliste » Simone Gbagbo tente de « lutter » et de faire du mal à la France.

    Ils brûlent leur pays pour prouver leur haine de l’Occident.

    Et que dire de ces farouches «nationalistes»basés en Occident ? Ils « combattent » l’Occident en lui demandant sa protection, l’asile, la naturalisation ou encore des postes (Francophonie, Ministère de l’Immigration, etc.).

    Au Mali, un obscur capitaine, Sanogo, fait un incompréhensible et nuisible coup d’Etat contre la démocratie. « C’est un putsch de la France ». Et des groupes armés islamistes occupent le Nord : « L’Occident a conclu un pacte secret avec ces groupes pour favoriser son complot de recolonisation de l’Afrique afin de s’enfuir avec nos richesses »…

    Mohamed Morsi démarre sa carrière de pharaon : « Ce sont eux qui sont derrière tout ça…»
    Des travailleurs réclament le paiement des arriérés de salaire : « ils sont manipulés par l’Occident pour déstabiliser le pays ». Des pensionnés réclamant le paiement d’allocations seront tabassés et accusés d’être des espions de l’Occident.

    Des populations revendiquent le respect des droits de l’homme et des libertés etc. « C’est l’Occident qui envoie les gens dans la rue ». En 2008, éclatent les émeutes de la faim : «Ils ont réussi à manipuler les émeutiers qui ont pris conscience de leur faim… »

    Des dirigeants qui refusent la création d’une Cour Africaine de Justice indépendante et crédible pour juger leurs crimes et échapper ainsi à la CPI et consorts. « C’est l’Occident qui fait blocage ».

    Des hôpitaux manquent de nivaquine et des malades transportés à dos d’homme pendant que des fonctionnaires pillent le trésor public. « C’est parce que l’Occident ne nous aime pas».
    Des pays sous développés avec plus de milliardaires fonctionnaires que d’hommes d’affaires ? « La faute de l’Occident ». Dans mon pays, même pas 5 km d’autoroute après 50 ans d’indépendance ? « L’Occident n’en veut pas ».

    Un copain trompe-t-il sa femme ? « C’est à cause de la France ». Il pleut sur la tête d’un parent ? « C’est la faute de la France ». La voiture du voisin tombe en panne : « C’est la faute de la France ». Un conducteur imprudent ne met pas sa ceinture de sécurité : « C’est la faute de la France ». Un accident est vite arrivé. « La France voulait un accident »…
    Un conflit oppose deux villages sur une portion de terre ? « C’est l’Occident qui organise la bagarre ».

    Des leaders d’opposition, donneurs de leçon, s’éternisent à la tête de leur parti. C’est très probablement encore la faute de la France.

    Des « oppositions » égocentriques, stupides et sans crédibilité. Est-ce aussi alors à cause de l’Occident ? Est-ce toujours le colon qui divise les « opposants » ?
    Des ex pays colonisés se développent ou se démocratisent sous nos yeux. « Ils sont vraiment chanceux avec l’Occident… ». La loi électorale est contestée ? « La France nous a donné un très mauvais code électoral… »

    Sarkozy battu à l’élection ? « C’est à cause de ses positions contre Gbagbo et Kadhafi ». Et Obama alors ? Réélu pour avoir été pro Gbagbo et Kadhafi ?

    Certes, le monde occidental est critiquable et ne pourra jamais se glorifier de ses richesses, l'Histoire du Capitalisme n'étant que l'Histoire du Vol, des Pillages et des Massacres. Mais, aussi longtemps que l’Afrique sera incapable de poser un regard lucide et franc sur elle-même, au lieu de voir la néo-colonisation partout, son classement ne s’en trouvera que justifié : ce sont les Africains eux-mêmes, à travers leurs turpitudes, qui construisent les conditions et les prétextes favorables aux prédateurs du monde…
    © Correspondance de : ITONDE DIBOUA, (ZANGALEWA, BELGIQUE)