mardi 29 janvier 2013

Une base de drones américaine au Niger : militarisation accrue du Sahel


DÉSERT29/01/2013 à 16h38

Une base de drones américaine au Niger : militarisation accrue du Sahel

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Soldats à Mangaize, au Niger, à la frontière malienne, le 8 juin 2012 (TOM PILSTON/THE TIMES/SIPA)
Les Etats-Unis préparent l’installation d’une base de drones de surveillance au Niger, non loin du théâtre des opérations militaires au Mali, afin de mieux contrôler les activités des groupes jihadistes au Sahel.
C’est le New York Times qui l’annonçait lundi, en précisant que la station américaine de surveillance comptera à terme quelque 300 militaires américains et les inévitables contracteurs civils qui les accompagnent.
Les Etats-Unis et le Niger ont signé lundi un accord militaire qui, selon le Guardian, permet aux forces américaines d’opérer légalement sur le territoire nigérien.
Cette base de surveillance par drones n’est que le dernier signe d’une militarisation croissante de la zone sahélienne, devenue l’une des zones d’affrontement entre la nébuleuse Al-Qaeda et les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux.

Un drone Predator amércain sur un aéroport du Pakistan (Eric Gay/AP/SIPA)
Cette montée en puissance américaine, qui n’attend plus, selon le New York Times, que le feu vert du Pentagone, fait suite à plusieurs tentatives infructueuses des Etats-Unis d’intervenir de manière pertinente sur le continent africain, sans renouveler l’échec traumatisant de la Somalie en 1992-93 : un débarquement en fanfare et un départ désastreux après le lynchage des GI.

Echec américain au Mali

Au Mali, en particulier, épicentre du conflit actuel dans lequel l’armée française a plongé seule voici deux semaines, les Américains restent sur un revers cuisant.
Ils ont dépensé beaucoup d’argent – 500 millions de dollars, quasiment la même somme que le coût de l’opération militaire interafricaine en cours – et d’efforts pour former l’armée malienne, pour voir une partie des soldats d’élite qu’ils avaient entraînés déserter avec armes et bagages pour rejoindre la rébellion. Pire, l’officier qu’ils avaient formé a conduit un coup d’Etat contre un président démocratiquement élu.

Le général Carter Ham lors de son intervention le 24 janvier (Africom)
La semaine dernière, dans un discours à l’université américaine de Howard, le général Carter Ham, chef du commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique, Africom, a reconnu que cette formation avait failli :
« Je pense que nous avons exclusivement mis l’accent sur les aspects techniques et tactiques, et que nous n’avons pas consacré le temps nécessaire aux valeurs et à l’éthique militaire. Lorsque vous portez l’uniforme de votre pays, vous prenez l’engagement de défendre la nation, et d’obéir à l’autorité civile qui a été instaurée. »
Concernant le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo contre le régime du président Amadou Toumani Touré (ATT), le général américain a commenté :
« Est-ce que nous avons négligé les signes annonciateurs, et aurions-nous pu mener notre formation différemment pour aboutir à un résultat différent ? Sans doute un peu des deux. »

Surveillance du désert

Depuis le début de l’intervention française, l’aide américaine à l’opération Serval, fournie avec modération et moyennant de sévères explications, s’est notamment manifestée sous la forme de drones de surveillance dont la France manque cruellement à ce stade.
La base du Niger aura pour but de développer cette activité, uniquement destinée à la surveillance de l’immensité désertique à l’aide de drones non armés – pas comme ceux qui sont employés dans la zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan, et qui ont mené plusieurs attaques ciblées dont certaines ont touché des populations civiles.
Les Etats-Unis déploient depuis des années leurs efforts pour surveiller les agissements des émules d’Al-Qaïda dans la zone sahélienne. Ils ont en particulier développé une coopération militaire avec l’Algérie, et disposeraient d’une base d’écoute secrète, de « grandes oreilles » dans le sud de l’Algérie de la National Security Agency (NSA), une agence de renseignement américaine.
En 2008, la chaîne ABC avait filmé ces images étonnantes de soldats d’élite algériens et américains s’entraînant ensemble dans le sud algérien, avec les drapeaux des deux pays flottant côte à côte. Dans le reportage, le journaliste se demande si ce n’est pas un gaspillage d’argent, car « certains disent qu’il n’y a pas de réelle menace dans ce désert »...
REPORTAGE D’ABC NEWS EN ALGÉRIE
Désormais, à cette présence dans le sud algérien, les Etats-Unis vont ajouter un dispositif de surveillance de l’autre côté du désert, au Niger.
Cette montée en puissance de la militarisation du Sahel par les Etats-Unis se fait indépendamment de l’intrusion française « à l’ancienne », avec troupes au sol et appui aérien, dans l’urgence de la poussée jihadiste vers le sud il y a deux semaines. Et il n’est pas certain que la décision française ait été appréciée au Pentagone.
Partagés entre l’approbation du coup d’arrêt français à l’avancée jihadiste, que seule l’armée française était en capacité de faire en si peu de temps, et leur propre stratégie de surveillance et de renforcement des Etats de la région, les Américains n’ont guère d’autre choix que de s’impliquer un peu plus dans cette terra incognita relative d’Afrique sahélienne transformée en champs de bataille.
MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
http://www.rue89.com/2013/01/29/une-base-de-drones-americaine-au-niger-militarisation-accrue-du-sahel-239110

Alakhbar | Mali: "il faut plus qu'une solution militaire", selon Washington

Alakhbar | Mali: "il faut plus qu'une solution militaire", selon Washington

Communiqué de Mouvement Arabe de l’Azawad (M.A.A) Nous condamnons fermement : Les exécutions et arrestations arbitraires perpétrées par l’armée malienne contre les civils innocents arabes et touaregs lors de son offensif vers l’Azawad .



  • Communiqué de Mouvement Arabe de l’Azawad (M.A.A)

    Nous condamnons fermement :
    Les exécutions et arrestations arbitraires perpétrées par l’armée malienne contre les civils innocents arabes et touaregs lors de son offensif vers l’Azawad .
    Les pillages orchestrés à de centaines des maisons et des marchés tout entier, appartenant aux arabes et touaregs à Gao, Tombouctou et Rharous sous assistance de l’armée malienne.
    Le vol et incendie délibérément perpétré à des milliers des manuscrits au centre Ahmed Baba de Tombouctou.
    A cet effet nous appelons la France qui est censé être pays de droit d’assumer sa responsabilité et de stopper tout de suite ces actes de vandalisme et de vengeance qui pourront être la cause d’une guerre civile.
    Enfin le Mouvement Arabe de l’Azawad déplore le silence de la communauté internationale et les ONG spécialisés en la matière.
    Le Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA)
    Le 29 janv. 2013

Tombouctou, créée par les Touaregs vers les années 900


Tombouctou, créée par les Touaregs vers les années 900, a été militairement conquise et occupée au cours du XIVe siècle par l'empire du Mali (Kankan Moussa). Elle a été reprise par les Touaregs vers 1425, puis par l'empereur songhaï Sonni Ali Ber en 1458. Elle ne devint "malienne" qu'en septembre 1962, une fois que la Fédération du Soudan, créée en 1960 en fusionnant le Sénégal et le Mali, ait éclaté pour cause de sécession du Mali. Dans les 1100 ans de sa longue histoire, Tombouctou n'a donc appartenu au "sud" que 2 fois, 150 ans au Moyen-âge et 50 ans à l'époque moderne.

Alain Brégy

Des drones US au Sahel: le Niger a dit "Yes Sir"


Des drones US au Sahel: le Niger a dit "Yes Sir"

Il y avait déjà de drôles d'avions; bientôt ce sera des drones. Le Niger a accepté que les Etats-Unis déploient sur son territoire des drones destinés à surveiller les groupes islamistes armés dans le nord du Mali, et plus largement dans le Sahara.
L'information provient d'une source proche du gouvernement nigérien. Hier matin, leNew York Times annonçait qu'une "poignée de Predator non armés" (mais armables!!!) allait être déployée dans la zone sahélienne. Une info relayée par le Washington Postqui accompagnait, ce matin, son article de la carte ci-dessous:
drones.jpg
Les drones seront postés dans le nord du Niger, dans la région désertique d'Agadez, à la frontière avec le Mali, l'Algérie et la Libye.
Le commandement de l'armée américaine pour l'Afrique (Africom), qui coordonne les activités militaires américaines sur le continent, n'a pas souhaité faire de commentaire. Pour info: son patron, Carter Ham, était au Niger il y a quelques semaines.
Qui dit drones, dit effectifs au sol et logistique, même si les UAV américains sont pilotés de Floride. Va-t-on assister à la création de la première base (hors Djibouti) de l'AFRICOM sur le continent?
http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/01/29/des-drones-us-au-sahel-le-niger-a-dit-yes-sir.html

Les Touaregs dans l'imaginaire français du Second Empire

Les Touaregs dans l'imaginaire français du Second Empire

Tinariwen - Aman Iman/l'Esprit Touareg

La cause touarègue/ Antoine Nouis-Réforme


La cause touarègue

Antoine Nouis-Réforme
Quelques réflexions sur l’intervention militaire au Mali.
▶ Une guerre ne se juge pas à partir des raisons qui l’ont déclenchée mais de la paix qui en résulte. Bien sûr qu’il fallait empêcher des radicaux islamistes de prendre le pouvoir au Mali mais une fois leur avance stoppée il est urgent de trouver une solution diplomatique.
▶ Au seizième siècle, Erasme écrivait déjà : « La guerre est une chose si pernicieuse dans sa nature même que, même sous la conduite du plus juste des princes et avec les motifs les plus justes, elle engendre généralement plus de maux que de bienfaits. » La guerre, c’est la mort, la violence, l’injustice ; elle nourrit les extrémismes, appelle la vengeance et cultive la haine de l’ennemi. Dans son essence, la guerre est antinomique avec la concorde et la modération qui sont les sources de la paix.
▶ Dans une guerre, ce sont aux plus forts qu’il revient de tendre la main à leurs adversaires pour bâtir la paix. Le Mali se doit d’entendre la cause des Touaregs. C’est un peuple qui a une identité et qui est une victime de l’Histoire car il a été privé de pays au moment où les frontières de l’Afrique ont été dessinées par les puissances coloniales.
▶ Les Touaregs ont souvent été des minorités méprisées, marginalisées. Ils ont été islamisés et certains sont devenus islamistes mais ils ne sont pas tous des djihadistes. Comme on ne peut tous les massacrer – ce qui serait une faute morale et politique –, il faut bien trouver une solution autre que celle de la violence. Il n’y a pas d’avenir pacifique à long terme dans la région sans une solution politique qui reconnaisse les droits de chacun.
▶ La France est intervenue militairement à l’appel du gouvernement malien et avec l’approbation des pays de la région. Elle se doit maintenant d’utiliser l’autorité qui est la sienne pour exiger de ces mêmes pays qu’ils laissent une vraie place à la minorité touarègue. Sinon l’intervention armée n’aura été qu’un mal ajouté à tous les maux qui ruinent cette région. Seule la paix à venir sera juge de la guerre actuelle.
▶ Même si les situations sont différentes, n’oublions pas les leçons de l’Afghanistan…
http://www.reforme.net/journal/01242013-3497/evenement/editorial/cause-touaregue

Il ya 120 ans exactement la bande du Niger (l'Azawad)


Il ya 120 ans exactement la bande du Niger (l'Azawad)

hamma-ag-mahmoud
Hamma Ag Mahmoud, leader le plus expérimenté de l’Azawad


C'est en 1893 que les troupes coloniales françaises pénétraient à Tombouctou, composées essentiellement de tirailleurs Sénégalais, entendez des soldats africains menés par des officiers français.
Ironie du sort, en cette année 2013, anniversaire de la première bataille coloniale française, pour l'occupation de la Boucle du Niger, le même scénario se répète. L'armée française appuyée par des militaires africains, clones des tirailleurs Sénégalais, sur les traces des colonnes Bonnier et Joffre, a entamé à nouveau la reconquête de l'Azawad.
Rien n'a été épargné dans la ressemblance des deux évènements, jusqu'aux atrocités commises sur les populations civiles. La colonne Joffre en particulier n'a rien épargné sur son itinéraire, populations civiles, bétails, mêmes les taillis d'épineux ont été minutieusement brulés.
Dans le pur style des conquêtes coloniales, l'armée franco-africaine se singularise aujourd'hui, à Bamako, Ségou, Kona, Sevaré, Seribala, Niono, Diabali, Dioura et bientôt jusqu'à Gao, Kidal et Tombouctou, par des massacres de populations civiles déjà affublées du nom de code "Peaux Rouges",à l'image des amérindiens, ce qui préfigure le sort réservé.
Les avions de chasse en action contre les terroristes nous dit on, n'épargnent guère les civils terrorisés par le fracas des bombes, de nuit comme de jour.
Des milliers de personnes sont déjà sur les routes de l'exile, femmes, enfants, vieillards, affamés, et tous démunis.
Cette guerre, comme la première (elle a durée près de 30 ans), pourrait être longue, si la France en tête de la croisade, et responsable devant l'Histoire, n'est pas résolue à la réparation.
La guerre contre le terrorisme, si tant en est le vrai mobile, pourrait et devrait se faire avec plus de discernement.
Depuis plus de 12 ans l'AQMI opère dans l'Azawad au su et vu de tous.
Le Gouvernement du Mali traitait avec lui au grand jour.
Les partenaires du Mali ont largement déboursé des fonds pour la lutte contre le terrorisme, sans résultat, le Président A.T.T et la classe politique malienne n'ayant jamais été sanctionnée, à l'image du Président Noriega du Panama?
Pourquoi?
Le Mali, depuis avril 2012, n'a cessé d'alerter l'opinion publique internationale, sur la nécessité de contrer le terrorisme dans l'Azawad, en vain.
Pourquoi la communauté internationale à fait preuve d'autant de passivité?
Aujourd'hui, à lumière des récents événements, les agendas des différents acteurs apparaissent au grand jour.
Le Mali, la CEDEAO qui ne se sont jamais préoccupés du terrorisme et pour cause, en font aujourd'hui le bon prétexte dans leur croisade contre le MNLA.
L'Algérie qui ne tolère guère l'exploitation des ressources de l'Azawad, n'a trouvé de mieux que d'y favoriser toutes les criminalités.
Le MNLA qui a affiché ses intentions de lutter contre le terrorisme et le crime organisé dans l'Azawad, a vite été neutralisé.
Tout le monde aujourd'hui sait pertinemment d'où vient cette onde de choc.
La France qui clame haut et fort son aide désintéressée au Mali, dévoile aujourd'hui un autre agenda, la liquidation du MNLA, au prétexte de rétablir l'intégrité territoriale du Mali, ce qui va largement au-delà des résolutions du Conseil Sécurité, qui fait du règlement politique du conflit, un préalable à la guerre contre le terrorisme.
Par conséquent l'intervention militaire anticipée devrait s'en tenir au containement des terroristes sur la ligne de démarcation entre l'Azawad et le Mali, en attendant le règlement politique du conflit et la préparation militaire de l'opération.
Les pogromes auxquels se livre joyeusement l'armée malienne, sous couverture française, ne font nullement réfléchir les politiques en France, les nombreuses victimes civiles des bombardements de l'aviation française, les interminables cortèges des populations vers les pays voisins, non plus.
Les assassinats des civils "blancs", les viols, les razzias organisées par l'armée malienne et leurs supplétifs, avec la complicité des militaires français, rappellent étrangement les événements survenus au Rwanda, dans un passé récent.
A l'image des Tutsi, les Touaregs menacent-ils les intérêts Français ?
Le programme de formation de l'armée malienne, financé par l'Union Européen ne vient-il pas trop tard ?
Au Mali les événements des années 60 et 90 le montrent bien, l'armée n'a exécuté que des ordres des politiques, les mêmes qui sont toujours là.
Les donneurs d'ordre, comme les auteurs de crimes de guerre et de génocide sont aujourd'hui dans les hautes sphères de l'Etat malien et de son armée.
La France et la communauté internationale le savent très bien, eux qui s'apprêtent à leur livrer l'Azawad pieds et mains liés.
La France, comme en 1893, 1916, 1960, réécrit outrageusement l'histoire de l'Azawad.

Hamma Ag Mahmoud
Ancien Ministre


Nord-Mali : le MNLA interdit l'armée malienne de s'approcher de Kidal


Nord-Mali : le MNLA interdit l'armée malienne de s'approcher de Kidal

« Les Français sont les bienvenus, mais pas avec l’armée malienne » affirme Attaye Ag Mohamed, membre du Conseil Révolutionnaire du MNLA.
Soldats maliens.
TAILLE DU TEXTE 
L’intervention armée s’est accélérée ces dernières heures avec notamment l’arrivée des troupes françaises et maliennes aux portes de Tombouctou.

Pendant ce temps les combattants du MNLA se font de nouveau entendre sur le terrain.
Ils affirment avoir désormais le contrôle des villes de Kidal et Tessalit située dans le nord du Mali. Selon un de leurs porte-paroles, les troupes françaises seraient bien au courant de leurs mouvements.


Des rebelles du MNLA se regroupant dans un endroit non identifié
​​Le Mouvement de Libération de l’Azawad compte étendre sa zone d’influence et interdit à l’armée malienne de ne pas s’approcher de Kidal ou de tout autre territoire qu’il occupe.

« Les forces françaises sont certainement au courant de tous les mouvements dans la région, » indique Attaye Ag Mohamed, membre du Conseil Révolutionnaire du MNLA.

« Donc les Français sont au courant, ils sont les bienvenues, mais pas avec l’armée malienne », lance-t-il.

Attaye Ag Mohamed du MNLA
http://www.lavoixdelamerique.com/content/nord-mali-le-mnla-interdit-larmee-malienne-de-sapprocher-de-kidal/1592283.html

Intervention de Mossa Ag Assarid Kabyle FM partie 1.wmv

Oui pour un congrès des nations unis sur le statut de l'Azawad.


Oui pour un congrès des nations unis sur le statut de l'Azawad.
Les touaregs sont  des nomades et berbères estimés à 3 millions d’individus. Ils sont les habitants historiques de la région sahélienne divisée par la colonisation entre l’Algérie , le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie et le Niger.
Ils sont un peuple assoiffé de liberté et d’espace, c’est pourquoi ils occupèrent le grand désert du Sahara et avancèrent jusqu’au sud du Niger et Mali, notamment dans la région de l’Ader et la boucle du fleuve Niger.
A la pénétration coloniale, les touaregs se sont durablement opposés à la conquête lancée par les colons au Mali ainsi qu’au Niger.
Aux indépendances, ils se retrouvèrent divisés entre 5 pays et encerclés par les frontières.
Ils se voient marginalisés dans les nouveaux Etats, ce qui les a conduits à se révolter contre les régimes mis en place des 1963 soit 3 ans après les indépendances au Mali.
Jusqu’à ce moment, les touaregs n’avaient jamais cessé de prendre les armes quand l’occasion s’y prête ce qui fait d’eux des perpétuels insurgés.
Leurs luttes avaient été soldées par plusieurs négociations autour de leurs revendications politiques, ainsi que par des violations d’accords faisant enclencher des nouveaux conflits.
Des indépendances, à la période actuelle, nous en dénombrons au Mali, six grandes révolutions y compris la révolte de Firhoun dans les années 1916.
En 2011 et juste à la fin de la guerre en Libye,  les touareg reprirent les armes au Mali, mais avec désormais un nouvel objectif, celui de l’autodétermination de l’Azawad qui est inclut d’ailleurs dans la chartes des Nations Unies parmi « les buts des Nations Unies », celui de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes » (article 1, alinéa 2).
Le mouvement national pour la libération de l’Azawad revendique l’autodétermination de l’Azawad.
L’Azawad correspond à la région historiquement habitée par les nomades touareg au nord du Mali. Elle s’étend sur les trois régions maliennes de Gao, Kidal et Tombouctou
Le MNLA souhaite une consultation populaire sur l’autodétermination de l’Azawad. Ce mouvement estime que le peuple touareg est opprimé par le pouvoir central malien et souhaite dès lors y mettre fin.
En cours de réalisation, cette insurrection des indépendantistes au Nord Mali, a connu la perturbation des groupes islamistes, que les autorités complices du Mali ont  laissé s’installer dans sa partie Nord pendant plusieurs décennies.
Début 2013, après plus d’un an de perte du contrôle politique et militaire de l’Azawad, l’armée malienne appuyée par l’armée française ainsi que les forces de la CEDEAO interviennent actuellement pour chasser les islamistes et libérer le Nord Mali.
Mais il serait plus raisonnable pour les Nations Unis de prendre au sérieux cette question, en analysant les causes du problème, en incitant des négociations sur la base des revendications du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) avec les différentes parties afin de trouver les meilleurs issues de gestion de l’insécurité dans la bande saharienne et veiller à l’épanouissement de la population du Nord.
Par la présente pétition, nous souhaitons motiver les Nations Unies afin qu’ils statuent sur le statut de l’Azawad et la question touarègue au Mali.
ALGHOUBAS Adouma    Contacter l'auteur de la pétition

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"Plus de paix dans notre monde:ni au Sahara ni ailleurs pourquoi?"Hamid Ekawel artiste compositeur Touareg.