dimanche 1 avril 2012


Les rebelles touaregs contrôlent le nord du Mali

Le Figaro.fr
Mots clés : 
Par Tanguy BerthemetPublié  Réagir
Des putchistes maliens, dimanche, dans la banlieue de Bamako.
Des putchistes maliens, dimanche, dans la banlieue de Bamako. Crédits photo : LUC GNAGO/REUTERS

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et des groupes liés à al-Qaida coupent le pays en deux.

La rébellion touareg au Mali enchaîne les victoires. En trois jours, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) s'est rendu maître de toutes les grandes villes du nord du pays. Cette avancée fulgurante met les putschistes au pouvoir à Bamako depuis deux semaines dans une position intenable, les poussant à des concessions pour tenter d'éviter un désastre plus grand encore.
Le MNLA pousse son avantage. Après Kidal, les rebelles sont entrés samedi dans Gao. Dimanche leurs troupes cernaient Tombouctou, la capitale du nord du Mali désertée par l'armée régulière, dont la chute était inéluctable. «Les soldats ont fui samedi devant les rebelles. Il n'y avait plus que quelques milices arabes pour défendre la ville mais elles se sont ralliées dimanche après quelques combats. Tombouctou est une ville ouverte», a affirmé dimanche un habitant de la ville. Les habitants de la cité, furieux, se ruaient dimanche à l'aube dans les rues pour piller les magasins et la caserne grande ouverte. «Les bâtiments du camp sont en flamme et c'est l'anarchie dans la ville», souligne un autre habitant. Les rebelles auraient commencé à effectuer des patrouilles dans la ville en fin de matinée. «J'ai vu une vingtaine de pick-up où flottait le drapeau du MNLA prendre le contrôle de l'est de la ville», explique-t-il. Les Touaregs seraient appuyés par Ansar Dine, une milice salafiste dirigée par Iyad ag Ghaly et par les hommes d'Unicité Djihad en Afrique de l'Ouest, une milice liée à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).
Ces deux groupes avaient été aussi signalés lors de la prise de Gao. Dimanche, cette grosse ville commerçante était entièrement aux mains du MNLA. Comme à Tombouctou, des pillages étaient signalés. «Les populations volent des bâtiments publics mais c'est tout. Nous sommes chez nous», affirmait au téléphone, Sidi ag Weto un responsable de la rébellion. Cet officier indiquait que le MNLA envisageait maintenant de poursuivre leur offensive éclair. Il ne devrait pas rencontrer beaucoup de résistance. Selon une source fiable, les militaires se sont repliés de toutes les villes au sud de Gao et de Tombouctou pour se grouper en désordre à Mopti. Mal armés, démotivés, les militaires maliens ne semblent plus à même de la moindre manœuvre. La défection samedi soir de Alhadji ag Gamou, qui a annoncé avoir rejoint le MNLA avec 500 de ses hommes, n'est que le signe le plus évident de cette déliquescence. Ce colonel-major d'origine touareg, ancien chef d'état-major du président renversé Amadou Toumani Touré, avait la charge du front de Kidal.

Menaces de blocus

Le MNLA, revendique l'indépendance de l'Azawad, une vaste zone qui englobe notamment tout le nord du Mali. Il a presque atteint ses objectifs militaires et place sous pression Bamako.
Face à ces revers le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), la junte cherche à rompre son isolement en faisant quelques concessions. Dimanche, le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef d'État autoproclamé a ainsi annoncé, «compte tenu de la situation de crise» le rétablissement immédiat de la Constitution et des institutions du pays, suspendues depuis le coup d'État. Ce retour à l'ordre constitutionnel était exigé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'organisme régional, comme un préalable à toute négociation avec le Mali. Rien ne dit cependant que ce premier pas sera jugé suffisant pour lever les menaces de blocus diplomatique et financier brandies par la Cédéao et plus encore pour apporter l'aide militaire réclamée à plusieurs reprises ces derniers jours par le CNRDRE. Car, dans les faits, le capitaine Sanogo est resté très flou. Il n'a pas évoqué son départ du pouvoir préférant ordonner l'établissement d'une «convention nationale». Cette convention serait chargée de mettre en place une transition et d'organiser des élections. Dimanche après midi, la Cédéao n'avait pas réagi à ces propositions.




Ag Majim, un chef militaire venu de Libye

«Demain, nous serons les maîtres de l'Azawad, si Dieu le veut.» Mohammed ag Majim, chef d'état-major du MNLA, joint par téléphone près de Tombouctou ne doute plus de sa victoire. «Nous sommes à Tombouctou et nous irons plus  au sud» précise-t-il. Selon lui, ces hommes ne rencontreraient plus aucune résistance de l'armée malienne. «Nous avons beaucoup d'armes». Ces succès, les Touaregs du MNLA les doivent beaucoup à cet homme. Ancien colonel de l'armée libyenne, il est revenu au Mali en juillet dernier peu avant de la chute du Guide emportant avec lui ses hommes et son matériel. Cet afflux d'armes et de soldats entraînés a radicalement changé le rapport de force dans le nord du Mali en faveur  de la rébellion.
LIRE AUSSI:
» Les putschistes tentent d'amadouer les pays voisins
» Islamistes et Touaregs profitent de la confusion

Le Mali est menacé de partition
Dimanche 1er avril, les rebelles ont pris, après Gao samedi, le contrôle de Tombouctou.
Le capitaine Sanogo (au centre) a annoncé le rétablissement de la Constitution, alors que la rébe...
ISSOUF SANOGO / AFP

Le capitaine Sanogo (au centre) a annoncé le rétablissement de la Constitution, alors que la rébellion touarègue gagne du terrain.

La population de Bamako est démunie face à l’avancée de ces combattants, venus pour partie de Libye.
Les militaires qui s’étaient emparés du pouvoir le 22 mars semblent dépassés
Avec cet article
À Tombouctou, dimanche 1er avril en milieu de journée, les Touaregs sont entrés dans la « perle du désert », une ville de 30 000 habitants. Tous les représentants de l’État malien avaient depuis longtemps abandonné la ville.« Nous sommes livrés à nous-même. La police, l’armée et son colonel, les banques, le gouverneur de la région sont partis vers la capitale Bamako » , affirmait Saïd, un habitant de Tombouctou joint au téléphone par La Croix .
Dans le camp militaire, les « jeunes Arabes », natifs de la région de Tombouctou, avaient « pris ce qu’ils ont pu pour défendre la ville et la population. Des militaires arabes de l’armée malienne les ont rejoints » , raconte Ali, un fonctionnaire réfugié à Bamako,  dont la famille est toujours à Tombouctou. Face à ces jeunes Arabes : leurs alliés d’hier, les Touaregs. « L’attaque de la ville est menée par les Touaregs, alliés à des Nigérians de l’organisation terroriste Boko Haram et à des Tchadiens. »  

« QUE VEULENT LES REBELLES TOUAREGS ?  »

Après Gao, la capitale du Nord samedi, c’est donc Tombouctou, dimanche, qui a vu les rebelles du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), entrer dans la ville. À Tombouctou, Saïd s’interrogeait : « Nous ne savons pas où nous sommes maintenant : au Mali ? En Azawad, la région que les Touaregs veulent libérer ? Ils veulent planter ici leur drapeau. Comme à Gao. Mais, pour faire quoi, après ? » .
À 1 000 kilomètres plus au sud, Bamako prévoyait ce scénario depuis des mois. Un ancien ministre témoigne, sous couvert d’anonymat. « La situation s’est beaucoup dégradée depuis la chute de Kadhafi en Libye. L’Otan, la France et la Grande-Bretagne savaient bien qu’il y avait des Maliens dans l’armée de Kadhafi. Après sa mort, l’arsenal militaire libyen s’est réparti dans le Sahel. Les Maliens sont repartis chez eux, avec leurs lance-roquettes et leurs chars. »  
Face à ce danger potentiel, pas grand-chose ne semble avoir été fait. « Le président Touré s’est contenté d’envoyer au front des jeunes recrues sans armes, sans alimentation, tandis que les militaires expérimentés et leurs enfants restaient à Bamako » , explique un religieux de la capitale. « Cela a créé un ras-le-bol généralisé qui s’est exprimé par le putsch du Capitaine Sanogo. Le coup d’État était inscrit dans le ciel depuis des mois. »  

LES PUTSCHISTES SONT EUX-MÊMES DÉPASSÉS

Le 22 mars dernier, des soldats dirigés par le capitaine Amadou Sanogo avaient renversé le régime du président Touré, après plusieurs heures d’affrontements avec les loyalistes à Bamako, l’accusant d’incompétence dans la lutte contre la rébellion touarègue et les groupes islamistes. Isolés sur la scène internationale, mis en demeure de rétablir l’ordre constitutionnel par la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), les militaires semblent aujourd’hui dépassés.
Devant le danger que représentent les rebelles du Nord, les Maliens ont le sentiment d’être bien seuls. Les ultimatums lancés des capitales étrangères contre les putschistes sont mal reçus. « La majorité de la population soutient le Capitaine Sanogo. Nous demandons à ce qu’on l’écoute, plutôt que de le condamner. Il a d’ailleurs dit qu’il était prêt à rendre le pouvoir à des civils. L’attitude française condamnant le putsch est même perçue, par certains, comme un appui aux rebelles du nord » , constate le religieux.
Alors que le capitaine Sanongo a annoncé dimanche qu’il voulait rétablir la Constitution, le calme régnait dans la capitale malienne. « Depuis quelques jours, la vie a repris normalement. Les écoles fonctionnent. Mais, il est vrai que les avions vers l’étranger sont pleins. Il semblerait que des expatriés français aient fait rentrer chez eux leurs familles, par précaution » , explique une représentante de la communauté française au Mali, qui compte quelques milliers de personnes.

LES PAYS VOISINS SONT AFFAIBLIS

Dimanche, au Mali, on attendait la décision de la réunion de la Cedeao, qui a menacé le pays d’un embargo, avant de mettre en alerte samedi une force d’intervention. Ali ne se faisait guère d’illusions : « les pays voisins ont leurs propres problèmes. Le Nigeria et la Côte d’Ivoire doivent régler des tensions internes persistantes. Le Burkina Faso a montré l’an dernier des fragilités. Le Niger redoute d’être confronté au même problème que le Mali. »  
Les habitants de Bamako redoutent fortement la décision d’un embargo économique. « Nous sommes un pays enclavé. Nous dépendons de nos échanges avec l’étranger pour tout. Pas seulement pour le carburant » , constate ainsi l’ancien ministre.
Pierre COCHEZ

Les mensonges Amadou Haya Sanogo lors de la prise de Gao par le MNLA

Adhesion officielle au MNLA du Colonel-Major AlHaji Ag Gamou

Les combattants de l'Azawad viennent de prendre le controle totale du territoire de l'Azawad , il reste aux intellectuels de commencer leur lutte pour la reconnaissance de l'Azawad !


Les combattants de l'Azawad viennent de prendre le controle totale du territoire de l'Azawad , il reste aux intellectuels de commencer leur lutte pour la reconnaissance de l'Azawad !!


Sidi Mossa Ag Souleymane a commenté sa propre publication.

  • Le MNLA porte à la connaissance de l'opinion nationale de l'Azawad et de l'opinion internationale que les objectifs et la détermination qui animent notre combat demeurent très clairement l'indépendance de l'Azawad.

    Les amalgames diffusés par la presse malienne et repris tels quels par la presse internationale sont l'œuvre d'une vaste entreprise de désinformation et de manipulation de l'opinion publique, orchestré par le MALI et ses alliés, dans le but de salir notre noble combat qui est celui de la libération du territoire de l'Azawad.

    La république pour laquelle nous nous battons au prix de sacrifices ultimes est basée sur les principes de la démocratie et de la laïcité. Il ne saurait y avoir de confusion possible entre notre combat et celui des criminels qui visent à instaurer un régime théocratique en totale contradiction avec nos fondements culturels et civilisationnels.

    Dans le but de lever tout équivoque quant aux tentatives d'amalgames orchestrées par le pouvoir de Bamako et ses acolytes, nous dénonçons les manigances et les montages grossiers qui visent à brouiller les objectifs démocratiques, laïcs et révolutionnaires de notre combat libérateur.

    Ansar Adine est un groupe islamiste malien qui a certes enrôlé des jeunes azawadiens et ouest africains dans un combat idéologique que nous ne saurions tolérer sur notre territoire.

    Le peuple de l'Azawad reste uni, solidaire et plus que jamais déterminé à aller jusqu'au bout des objectifs qu'il s'est assigné.

    Le MNLA appelle le peuple de l'Azawad à la vigilance quant aux manipulations prévisibles, qui ne seront certainement pas les dernières, dans le but de nous décourager et de nous faire renoncer à ce qui nous reste de plus cher, la reconquête de notre dignité à travers l'indépendance de l'éternel Azawad.

    Vive l'Azawad libre, laïque et démocratique.

    Pour le bureau politique

    Mahmoud Ag Aghaly

Le mali KO!!

ALERTE - Mali: émissaires auprès des rebelles touareg pour un cessez-le-feu

KATI (Mali) - La junte militaire au pouvoir à Bamako a dépêché des émissaires auprès des groupes rebelles touareg qui ont pris les principales villes du Nord du Mali pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu, a annoncé dimanche son chef, le capitaine Amadou Haya Sanogo, dans un entretien à l'AFP.

Nous avons hérité (...) d'une situation pourrie, on essaie de faire au mieux. Et sur le terrain, on a déjà envoyé des émissaires essayer d'obtenir un cessez-le-feu, afin que ceux qui sont chargés du rétablissement de l'ordre ou bien les négociations puissent travailler, a déclaré le capitaine Sanogo.

(©AFP / 01 avril 2012 19h19)

Non à l'Envoi de forces Africaines par la CEDEAO


Envoi de forces Africaines par la CEDEAO

Le MNLA appelle la CEDEAO a renoncer à sa décision d'engager des forces africaines dans le conflit qui l'oppose à l'Etat malien et privilégier la voie politique pour trouver une solution politique à ce conflit.

Nous rappelons que la CEDEAO doit répondre aux aspirations des peuples dont sont issues les chefs d'états et non à la volonté égoïstes de certains chefs d'état africains plus soucieux de rester au pouvoir que de répondre aux aspirations légitimes des populations africaines.

Toute action militaire de la part de CEDEAO est vouée à l'échec et ne fera que plonger la région dans un désastre politique et humanitaire sans précédent.

Le MNLA saisi l'occasion pour informer l'opinion Nationale de l'Azawad et la communauté internationale qu'à ce jour Samedi 31 Mars 2012 les Villes de Kidal, Gao et Tombouctou sont sous son contrôle.

Pour le MNLA

Mossa Ag Attaher

Chargé de communication

Déclaration de Mohamed Ag Najiim

L’intervention des 2000 hommes armés et équipés que la Cédéao a mis en alerte hier ne semble pas inquiéter les dirigeants militaires du MNLA. Dans une déclaration à El Watan, chef d’état-major militaire de l’organisation, Mahamed Ag Najiim, a affirmé : «Nous attendons de pied ferme la venue de ces hommes. Nous sommes en train de concrétiser l’objectif tracé et rien ne nous fera reculer.»

A propos du refus de la Cédéao de toute idée de partition du Mali, M. Ag Najiim s’interroge : «Où était la Cédéao lorsque nous suppliions les Etats à intervenir pour sortir notre région du sous-développement, de la misère, des maladies et de l’exclusion ? Où était la Cédéao lorsque Bamako refusait de mettre à exécution les engagements contenus dans les accords de paix qui ont mis fin aux anciennes rébellions ? Où était la Cédéao lorsque les populations du pays étaient sommées à l’exode ? La Cédéao n’a jamais réagi. Si aujourd’hui, elle décide de mettre en alerte une force de 2000 hommes armés et équipés, elle le fait sur une base purement raciste. Les pays qui vont l’aider se trompent en choisissant de se mettre à contre-courant de la destinée d’un peuple.» M. Ag Najiim va plus loin dans son analyse en rappelant que la région de l’Afrique de l’Ouest a connu des crises extrêmement graves et «jamais la Cédéao n’a brandi la menace d’intervention militaire».

A propos d’une éventuelle négociation sur la question du Nord, notamment après l’appel lancé dans ce sens par le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte militaire,
M. Ag Najiim répond : «Le capitaine Sanogo doit se sortir du pétrin dans lequel il se trouve avant de parler de négociation sur la question du Nord. Nous ne discuterons ni avec ceux qui dirigent actuellement le Mali ni avec ceux qui vont leur succéder. Notre revendication est claire : nous voulons l’indépendance de notre territoire et advienne que pourra. Nous avons fait plus de la moitié du chemin en abandonnant familles et foyers, en laissant sur la route les plus chers d’entre nous, il n’est pas question de faire marche arrière.»
 ·  · Il y a 21 minutes · 

Vive l'azawad des AG, des AIT, des Ould, des Ben, des yatarra, des maiga, des touré, des Cissé, des kel, des koy, des oulad....qui veulent bien le faire exister et moderniser car le retard est immense et le combat, le vrai ne fait que commencer. Que Dieu fasse que les armes s'y taisent à plus jamais et que les berges fleuries du Niger chatouillent les dunes fières du désert. Que le sel de Taoudeni apporte comme à l'antan bonnes nouvelles et fraternité. Que l'adrar des ifoghas soit le paradis humain de l’accueil et de la prospérité! Amine.
 · 

Les milices d'Ould Meydou commettent de pillage dans la ville de Gao

Toumast Presse
colonel-major-aderahmane-ould-meydou
Ce jour historique de libération total de l'Azawad n'est malheureusement pas un jour de joie et de bonheur ultime pour certains individus. Entre hier soir Samedi et le petit-matin du Dimanche, les milices du Colonel-Major Abderahmane Ould Meydou ont commis des actes de pillage dans la ville de Gao. Le MNLA est en train d'interpeller certains auteurs.
Même dans les régimes Staliniens, une victoire, un vote, un sentiment partagé par la totalité de la population n'existe pas. L'Azawad n'est pas une exception à la règle. Ce fut confirmé à Gao, quartier général de l'armée Malienne et des milices du Colonel-Major Abderahmane Ould Meydou. Lui-même étant présent à Bamako pour des raisons politiques depuis le coup d'état du CNRDRE, ces milices se retrouvent depuis une dizaine de jours laissées à elle-même sans aucun commandement.
Après les combats qui ont précédés la libération de la ville, les combattants du MNLA ont pris quartier dans les deux camps militaires de la ville. La crainte d'une contre-attaque nocturne des milices d'Ould Meydou et des soldats Maliens qui se sont fondus dans la population civile ont conduit le MNLA à passer toute la nuit sans prendre le soin de sécuriser la ville pour son administration.
Cette action du MNLA qui ne l'a pas conduit à laisser à l'intérieur de la ville ces combattants a été le pain béni que souhaitaient les miliciens d'Ould Meydou. C'est ainsi qu'ils ont pillé des biens publics et privés durant toute la nuit à l'insu des troupes du MNLA. Un témoin civil contacté sur place dont nous tairons l'identité pour des raisons de sécurité affirme que sa boutique a été pillée durant le matin de bonheur. A notre question de savoir qui est l'auteur de ce crime, il est formel: les auteurs sont un groupe de miliciens d'Ould Meydou qu'il avait déjà croisé il y a 3 semaines lorsque des échauffourées ont eu lieu entre la population de Gao et les milices d'Ould Meydou.
Contactés par nos soins, un combattant du MNLA nous a confirmé l'erreur qu'ils ont commis en pensant que les miliciens d'Ould Meydou n'allaenit pas s'adonner à la bassesse qui consiste à piller des biens privés en pleine nuit. Aussi, il continu en affirmant que le MNLA a arrêté certains de ces miliciens et qu'il continue de rechercher leur complices afin qu'ils soient jugés rapidement par le conseil d'administration qui est en train d'être mis en place dans la ville.
Toumast Press lance un appel au MNLA pour qu'il ne laisse plus de telles situations se reproduire dans les villes sous son contrôle. Aucun civil aussi bien Azawadien que Malien n'a été tué par le MNLA depuis sa création. Aussi, aucun civil n'a été emprisonné par le MNLA depuis le 17 Janvier 2012. Nous demandons à cette organisation révolutionnaire de continuer à montrer toute sa différence du Mali et de son armée. Ceci commence par la sécuriser toutes les villes qui doivent être sous administration Azawadienne dès que le MNLA y met pieds.

Par Alghatek Ag Emasseye

Tombouctou vient d'etre libérer!!!
Toutes les 3 régions de l'Azawad sont libres. Aucun drapeau Malien ne flotte ni sur la région de Kidal (depuis Vendredi) ni sur la région de Gao (depuis hier Samedi), ni sur la région de Tombouctou.
Vive le MNLA, vive les combattants du MNLA, toutes nos pensees vont vers tous ceux qui sont tomber depuis 1880 lors du premier contact avec le colonisateur Français en passant par les martyrs du Colonisateur Malien. Merci a tout le monde.

  •  ·  ·  ·  · Il y a 4 minutes
  • INFO FLASH 2: TOMBOUCTOU COMPLETEMENT TOMBEE
    Tombouctou vient de tomber complètement entre les mains du MNLA.
    Cette information vient d'être confirmer par notre chef d'état major général de l'armée révolutionnaire du MNLA Mohamed Ag Najim.
    VIVE L'AZAWAD LIBRE, JUSTE ET DIGNE.