lundi 26 mars 2012



LE FRONT DE GAUCHE NE DOIT PAS SOUTENIR CES HOMMES
Le Mali est en danger de dislocation, après le coup d'Etat conduit par un groupe de militaires sans perspective et perpétré un mois seulement avant le départ légal du président Amadou Toumani Touré et son remplacement à la tête de l'Etat par la voix des urnes. Plusieurs de ces hommes étaient sous le coup de sanctions suite à leur implication dans un "bizutage" qui a fait cinq morts à l'Ecole militaire inter armes (EMIA), ce qui donne une couleur très personnelle à leur équipée. Dans un communiqué consacré à la situation malienne, le PCF invite à soutenir l'action du parti Sadi, qualifié de "force progressiste", seul allié politique des putschistes. Oumar Mariko, son leader, deux fois candidat malheureux aux élections présidentielles (0,88 % en 2002, 2,72 % en 2007) vient d'ailleurs de proposer à la junte ses services pour le poste de Premier ministre et des rumeurs malheureusement crédibles font état du rôle joué par le Sadi dans la désignation des personnes à interpeller. Par quel mystère le PCF a-t-il ainsi pu se faire si grossièrement manipuler, c'est une question à laquelle il lui faudra bien répondre un jour. En attendant, il urgent que le Front de Gauche affirme, comme tous les démocrates, une condamnation sans ambiguïté de cette aventure qui peut à tout moment dégénérer dans le sang, faute de quoi, il en serait comptable.
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Mahamed Ag Najiim. Chef d’état-major militaire du MNLA

«Notre préoccupation est de libérer notre territoire»

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le 26.03.12 | 10h00 Réagissez

Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) continue sa percée en prenant les villes situées sur l’axe Kidal-Gao, après le contrôle de Annefis. Mahamed Ag Najjim, chef d’état-major militaire de l’organisation, dément, dans cet entretien qu’il nous a accordé, la prise de Kidal par Ançar Eddine, en affirmant qu’elle est «sous son emprise».

- Des informations contradictoires circulent sur le sort de la ville de Kidal tantôt prise par le groupe islamiste Ançar Eddine dirigé par Aya Ag Ghaly, tantôt tombée entre les mains des combattants du MNLA puis récupérée par les militaires aidés par des milices. Qu’en est-il au juste ?
A l’heure où je vous parle, nos combattants sont déjà à Kidal où il n’y a ni les militants d’Ançar Eddine ni les militaires. Toutes ces informations sont la pure invention de Bamako dans le seul but de cacher son échec sur le terrain. Les militaires sont en train d’abandonner leurs positions, évitant ainsi le face-à-face avec les combattants du Mouvement. Nous en avons capturés plusieurs dizaines, alors que beaucoup d’autres ont préféré rejoindre les rangs de notre mouvement.

- Pourtant Aya Ag Ghaly avait annoncé, il y a deux jours, la prise de Kidal par son organisation, en promettant d’y instaurer la charia…
La presse diffuse des informations que nous ne possédons pas sur le terrain. Nous sommes à Kidal et nous n’avons rien vu de cela. Toutes les villes libérées telles que Aguelhok, Tessalit, Annefis et Tinzaouatine sont contrôlées par le MNLA.

- Comment expliquer que le MNLA, dont les revendications sont liées essentiellement à l’indépendance d’un territoire, se retrouve sur le même terrain avec une organisation qui lutte pour instaurer la charia ?
Il y a une importante précision à apporter. Tout le monde sait que notre région ne connaît pas de problème religieux. L’islam est dans nos racines, personne ne peut dire le contraire. Notre combat est mené pour libérer la terre et non pas pour l’islamiser. La question relative aux intentions d’Ançar Eddine est à poser à Ayad Ag Ghaly, son dirigeant. Pour l’instant, notre unique souci est la libération rapide de notre territoire de ses occupants, qu’ils soient de l’armée malienne ou des phalanges d’Al Qaîda. Je répète que notre principale préoccupation est de libérer notre territoire et non pas l’islamiser…

- Quelle réponse donneriez-vous au nouveau maître de Bamako, le capitaine Sanogo, président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) après qu’il se soit déclaré prêt à négocier la question du Nord-Mali ?
Pour nous, le coup d’Etat n’est pas encore terminé. La situation reste très confuse. La junte ne contrôle rien sur le terrain. Bamako est livrée aux pillages et vols à main armée, aux règlements de comptes, aux affrontements armés entre loyalistes au président déchu et putschistes, aux perquisitions, arrestations, exactions et même exécutions. Le Comité ne maîtrise pas le terrain et rien n’indique que ces événements ne risquent pas de dégénérer. Les nouveaux maîtres de Bamako ne sont ni représentatifs ni légitimes pour pouvoir négocier une crise aussi importante que celle du Nord. Pour cela, nous ne pouvons donner aucune réponse. Pour nous, la situation n’a pas changé. Notre combat continue pour récupérer notre territoire.          
 
Salima Tlemçani

Mali un état narco-terroriste?


awoussouk

Le terrorisme se définit comme « toute action qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s'en abstenir ». Partant de là, nous dénonçons l'amalgame entretenu par l’Etat Malien entre la notion de terrorisme et celle de mouvements de libération . Cet Etat pas moins éteint de la perversion narcissique, s’applique bec et ongles à enchevêtrer les cartes et maintenir la vérité à l’ombre . Pendant que les textes de loi internationaux consacrent une nette différence entre les phénomènes de terrorisme et le combat des peuples pour leur autodétermination , Pour se défendre ,le Mali fait recours à des pratiques de communication comme les mensonges, les manipulations, afin de se sortir d’une situation critique ou même avoir la grâce des hommes, les circonvenir à marcher dans le sens qui lui convient. Le MNLA qui s’est caractérisé par son adoption du principe de l’égalité faite entre les belligérants, aussi bien en droits qu’en devoirs et qui applique le même comportement que toute armée est tenue de respecter envers les civils de la partie ennemi ; reste et demeure ,n’en déplaisent à ses détracteurs , un mouvement de libération parmi tant d’autres . C’est semer la confusion que de vouloir complimenter quelqu’un pour sa sincérité et admirer un autre dont l’hypocrisie ne fait aucun doute ;si l’on veut parler le terrorisme conformément à sa définition nous aurions par extrapolation penser systématiquement au Mali

MALI - 
Article publié le : lundi 26 mars 2012 - Dernière modification le : lundi 26 mars 2012

Mali : la ville de Kidal menacée par les rebelles du MNLA

© RFI

Par RFI
Alors que les mutins ont des difficultés à s'affirmer à Bamako, que les critiques se multiplient à leur encontre, la situation au nord du Mali est complexe et le MNLA semble profiter de cette confusion. Le Mouvement national de libération de l'Azawad encerclerait la ville de Kidal.

Après leurs succès militaires des dernières semaines, les forces du MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad, ont entamé dès jeudi, jour du putsch à Bamako, une nouvelle progression.
Hier, des affrontements ont eu lieu entre le mouvement et un convoi de l'armée malienne appuyé par le groupe songhaï Ganda Izo sur les pistes entre les villes d'Ansongo et de Ménaka. Des combats qui auraient fait plusieurs morts et de nombreux blessés.
Se déclarant maître de Tessalit, les rebelles affirment désormais encercler la ville de Kidal. La situation y est « très tendue », explique un habitant.
« Kidal est bouclé pour empêcher toute remontée de renforts militaires », affirme un membre du MNLA présent dans la ville, qui ajoute que l'objectif est « de faire partir l'armée régulière de Kidal sans utiliser la force».
L’armée régulière semble se déliter. Selon une source sur place, le colonel Malick Ag Acherif aurait déserté dimanche matin avec 30 de ses hommes et rejoint le MNLA.
La situation reste néanmoins confuse car le MNLA n'est pas seul sur zone, le groupe islamiste Ansar Dine serait également positionné non loin de la ville. Un cadre du MNLA, qui réaffirme qu'il n'y a pas de liens entre les deux entités, reconnaît que cette situation est ambigüe. Mais il ajoute que l'objectif du Mouvement est la libération complète de l'Azawad et pas uniquement de prendre Kidal.

MALI - 
Article publié le : dimanche 25 mars 2012 - Dernière modification le : dimanche 25 mars 2012

Tensions et incertitude au Mali

Des soldats maliens et les forces de sécurité protègent le bâtiment de la télévision et radio d’Etat après l’annonce du putsch militaire, le 22 mars 2012, à Bamako.
Des soldats maliens et les forces de sécurité protègent le bâtiment de la télévision et radio d’Etat après l’annonce du putsch militaire, le 22 mars 2012, à Bamako.
Reuters/Malin Palm

Par RFI
Au Mali, la situation est toujours incertaine. Quatre jours après le putsch militaire, il n’y a aucune nouvelle encore du président évincé, Amadou Toumani Touré. La quinzaine de membres de son régime aux mains de la junte menace de se livrer à une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Beaucoup d’interrogations aussi alors que les putschistes sont toujours, semble-t-il, très isolés. Deux collectifs viennent d’être créés. L'un, le MP22 soutient la junte, l'autre, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République, la condamne.

Le Front pour la défense de la République et de la démocratie, c’est une alliance regroupant 38 partis politiques maliens : 147 députés sur les 147 que compte l’Assemblée nationale, une flopée d’associations, de la société civile également. Tous se sont réunis ce dimanche à la bourse du travail de Bamako. Il y avait beaucoup de monde et le ton était de dire : on rentre en résistance contre la junte. On a entendu le capitaine Amadou Sanogo, chef des militaires putschistes qui ont mené le coup d'Etat, « dégage ! » et l’heure est donc à la contestation.
Le plan immédiat du Front pour la défense de la République et de la démocratie devrait être de rencontrer très rapidement le chef de la junte, de lui transmettre un message qui exige son départ et un calendrier de sortie de crise politique au Mali.
Le MP22, mouvement de soutien à la junte
Et même si la bataille est militaire, elle se déplace désormais sur le terrain politique. Il faut retenir un autre nom : MP22 , ce mouvement populaire du 22 mars. C’est le mouvement de soutien à la junte créé ce dimanche à Bamako par le docteur Oumar Mariko.
Oumar Mariko est un opposant au président Amadou Toumani Touré, leader du Sadi (Solidarité africaine pour le développement et l'indépendance), il a trois députés sur les 147 que compte l'Assemblée nationale. Il est le seul dirigeant politique à soutenir les putschistes. Quand RFI lui a demandé s’il accepterait, par exemple, demain, de diriger un gouvernement de transition de la junte ou être Premier ministre d’un gouvernement de transition de la junte, il a répondu : « Je l’accepterais sans état d’âme ».
Paris demande le « retour à l'ordre constitutionnel »
La France a fait savoir ce dimanche qu'elle avait exhorté Amadou Sanogo, chef des putschistes « au retour à l'ordre constitutionnel ». Le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt était l'invité de l'émission Internationale sur RFI. Il a affirmé que depuis le début des événements Paris a essayé « d'entrer en contact avec le président malien » sans succès jusqu'à présent.
Henri de Raincourt, ministre français de la Coopération
La France demande trois choses: le retour à l'ordre constitutionnel, le maintien du calendrier électoral dans le cadre constitutionnel et le respect de l'intégrité territoriale du Mali...
 
25/03/2012 par Bruno Daroux
TAGS: AMADOU TOUMANI TOURÉ - MALI


Communiqué N°12-25/03/2012-MNLA-Destruction d'un convoi malien

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad informe que ce dimanche 25 Mars 2012, un convoi de milices de l’armée malienne en direction de la ville de Labezanga (frontière-Nigérienne) et en provenance de la ville de Gao, fut intercepté par les combattants de l’armée révolutionnaire du MNLA.
Le Bilan est le suivant :
  • 16 Soldats maliens tués, dont le chef de la milice Ganda Iso-Amadou Diallo;
  • 02 Véhicules  plein de munitions récupérées;
  • 01 Prisonnier malien.
Le Mouvement National de Libération de l’Azawad tiens à démentir les articles de presse mondiale qui font état de présence de mouvement  islamistes et terroristes aux côtés de ses combattants.  Le Mouvement National de libération Nationale de l’Azawad informe qu’il cerne toutes les trois (03) capitales régionales de l’Azawad et l’offensive continuera pour déloger l’arme malienne et son administration de toutes les villes  restante.
Bakaye Ag Hamed Ahmed
Chargé de Communication, Informations et relais avec les Médias

Adhésion au MNLA de Balkissa Walet Mohamed Ali, fille de Mohamed Ali Ag Attaher

Balkissa Walet Mohamed AliAprès plus d'un demi-siècle de lutte pour l'indépendance de l'Azawad, son père déclarait "nous, les Touaregs, ne sommes prêts à rien d'autre qu'à la lutte, au combat jusqu'au jour de notre victoire". Sa fille déclare aujourd'hui qu'"aucune vie ni aucun avenir n'est plus possible avec le Mali, soit on retrouve notre pays qui nous a été arracher depuis la colonisation française, ou soit on luttera jusqu'à la mort pour l'avoir". Oui, son père est feu Mohamed Ali Ag Attaher, elle est Balkissa Walet Mohamed Ali et elle a entériné son adhésion au MNLA il y a près de deux semaines suite à un échange fort en émotion et en franchise avec Mossa Ag Attaher, Chargé de Communication du MNLA.

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, sentant tous les dangers pour le peuple Tamasheq (Touareg) et pour l'Azawad en général que constituait l'accession à l'indépendance des anciennes colonies Françaises d'Afrique, feu Mohamed Ali Ag Attaher, l'un des plus grands leaders de notre histoire, décida dès 1920 d'accélérer la scolarisation des enfants Tamasheq (Touareg). Malgré l'opposition à la fois des familles Tamasheq (Touareg) et surtout du colonisateur Français, l'ancien Chef de la tribu des Kal Ansar avait la conviction inébranlable selon laquelle il voyait la scolarisation moderne comme seule stratégie de résistance à l'instar de Kaocene Ag Guedda mais l'apposé de la quasi-totalité des résistants Tamasheq à la pénétration et à la colonisation Française.
Il a entrepris une tournée à travers le monde à la recherche de soutiens politiques pour son projet indépendantiste en parcourant des pays aussi diverses que le Sénégal, la Cote d'Ivoire, le Niger, le Nigeria, l'Italie, l'Egypte, l'Arabie Saoudite, le Maroc, et la Libye. C'est en Libye, plus précisément à Al Beyda le 1er Juillet 1959 que naitra sa première fille la Princesse Balkissa Walet Mohamed Ali, titre qui lui sera donné par le roi Idriss 1er, un de ses proches amis.
Au cours de son échange avec Mossa Ag Attaher, Chargé de Communication du MNLA, avec des larmes, elle se rappellera qu'elle a failli être orpheline à l'âge de 3 ans lorsque le gouvernement Malien avait décidé d'exécuter son père considérer comme le leader de la rébellion de 1963. Cette exécution fut annuler grâce au concours du Président Egyptien d'alors Gamal Abdel Nasser qui avait menacé directement Modibo Keïta de mettre un terme à l'aide militaire Egyptienne que recevait le Mali. Faute de l'exécuter, Mohamed Ali Ag Attaher passera plus de 13 ans en prisons. En d'autres termes, à 3 ans, le statut de "Princesse" que lui avait conférer le Roi Idriss 1er et par ricochet la Libye a été transformer en statut de prisonnière par les autorités Maliennes de l'époque.
Mais il faut dire que son courage et sa clairvoyance lui ont permises de surmonter ces évènements difficiles et de s'impliquer avec encore plus de passion dans la gestation courante de la société Tamasheq. Après un voyage entrepris en 2006 au Mali et en Libye, elle décide de créer dans ces deux pays l'Association pour la Paix et le de Développement, organisation qui milite pour la reconnaissance des droits de la femme et de l'enfant Touareg. Tout comme son père, elle continuera le combat qu'elle s'était fixée malgré les nombreux bâtons dans les roues qui lui ont été mis notamment par le régime Kadhafi en Libye. Après tout, elle-même, «mon père, et le combat qu'il a toujours mené ont fait de moi une femme combattante».
Son militantisme l'a aussi conduit à vouloir continuer le combat de son père pour le bonheur des peuples de l'Azawad, mais cette fois-ci avec une autre arme: la politique républicaine au Mali. C'est ceci qui l'a conduit à s'engager notamment aux cotés de Soumaïla Cissé, candidat URD (Union pour la République et la Démocratie) à la présidentielle du Mali. En Soumaïla Cissé, elle voyait un leader qui avait un projet de société pour le Mali. C'est dans le cadre de sa campagne qu'elle s'est rendue au Mali en fin Janvier 2012. Mais les évènements qu'elle a vécu à Kati peu de temps après lui ont fait comprendre que rien n'a changé au Mali. Elle dira: "de retour chez moi au Mali mon désarroi fut total et j'ai découvert que ma plaie, celle de l'arrestation de mon père, ne s'est jamais cicatriser. J'ai voulu tourner la page en voulant participer à la vie politique de mon pays en m'engageant au près du candidat à la présidence Malienne Soumaïla Cissé, un Homme qui a des convictions politiques et des idées. Le système est toujours le même"
C'est alors qu'en marge de la Conférence Internationale Amazigh de Rabat organisé par le Conseil Mondial Amazigh (CMA) le 10 Mars, Balkissa Walet Mohamed Ali a rencontré son Excellence Hama Ag Mahmoud, ancien ministre Malien qui a rejoint le MNLA. Au bout de cet échange, elle lui fera part de son désir de savoir plus sur le MNLA avant de peut-être rejoindre le mouvement révolutionnaire. En toute franchise, son Excellence Hama Ag Mahmoud lui dira «la seule personne qui peut répondre à toutes questions sans langues de boit et comprendre toutes tes inquiétudes avant de rejoindre le MNLA s'appelle Mossa Ag Attaher, Chargé de Communication du dit mouvement.» La nature faisant bien les choses, Mossa Ag Attaher se trouvait au même moment à Rabat en tant que représentant du MNLA à la Conférence Internationale organisée par le CMA.
Rendez-vous fut alors pris entre les deux Azawadiens pour couvrir toutes les questions autours de l'Azawad aussi bien celles ayant trait à la vision et philosophie du mouvement que celles qui fâchent. Au terme d'un entretien rempli d'émotion ayant duré plus de 4 heures de temps, Balkissa Walet Mohamed Ali avouait non sans regrets qu'"au Maroc, personne ne m'a jamais dit que je ne suis pas chez moi, alors qu'au Mali dans mon propre pays, toutes les preuves m'ont été donnée pour me signifier que je ne suis pas chez moi". Il faut dire qu'elle se trouvait à Kati les 1er et 2 Février 2012 lors des casses dans cette ville-garnison et à Bamako la capitale.
Durant ces mêmes casses illustrant toute la haine et la xénophobie de certains Maliens envers les populations Tamasheq (Touareg), la maison, la pharmacie, et la clinique du Dr. Elmehdy Ag Hamahady seront complètement saccager et mis à feux faisant disparaitre de par la même occasion plus d'un milliard de FCFA d'investissement. La maison de son oncle dans laquelle Balkissa Walet Mohamed Ali se trouvait sera elle aussi pillée et pour fuir la vindicte populaire, elle prendra refuge pendant 5 jours dans le camp militaire dans lequel son père et elle avait jadis été emprisonné. «Les casses de Bamako et de Kati des 1er et 2 Février m'ont rappelé les 13 ans de prison que j'ai passé avec mon père de 1963 à 1976. Pour fuir la vindicte populaire, je me suis retrouver du 1er Février au 5 Février 2012 dans le même camp où m'ont père a été emprisonner, ce qui m'a ramener 40 ans en arrière».
Malgré son désir pourtant si chère de tout faire pour s'impliquer dans la vie politique malienne pour continuer l'œuvre de son père dans un cadre purement républicain, Balkissa Walet Mohamed Ali ne pouvait que donner raison au combat des dizaines de milliers de personnes comme son père Mohamed Ali Attaher pour qui l'indépendance d'une république démocratique et laïque de l'Azawad est la seule car selon lui, "un seul avenir, la résistance".
Ces moments terribles qu'a vécu Balkissa Walet Mohamed Ali à Kati et son adhésion aux idéaux du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad nous rappelle tous que la lutte pour l'indépendance de l'Azawad continue depuis la pénétration du colonisateur Français avec la mission Flatters le 27 Mars 1880, en passant par les révolutions de Fihroune Ag Alenessate(1916), de Kaocene Ag Gueda (1917-1920) jusqu'au soulèvement du 23 Mai 2006 en passant par les rebellions de 1963, et 1990. En effet, depuis le jour où la liberté des Azawadiens fut bafouée d'abord par le colonisateur Français puis Malien, la résistance contre ces forces oppressives ne s'est jamais arrêtée. Elle a toujours continué variant d'intensité (plus ou moins violente) et de moyens d'actions (armés ou pacifique). C'est l'ensemble de ces luttes entamées depuis plus de 130 ans qui ont conduit au regroupement de l'ensemble des forces vives de l'Azawad pour donner naissance au Mouvement National pour la Libération de l'Azawad, héritier de tant de sacrifices des peuples Azawadiens.
Cette adhésion bénéficiaire au MNLA étant donné l'immense expérience de Balkissa Walet Mohamed Ali dans le domaine du Droit Public et surtout ô combien importante sur le plan symbolique et historique est là pour nous rappeler que le combat pour un Azawad libre et indépendant dans toute sa dimension laïque et culturelle est un combat qui nous dépasse tous et qui ne peut être pris en otage par un quelconque groupe aux intentions inavouées voulant bafoués le presqu'un siècle et demi fait de tant de sacrifices. A nos lecteurs Azawadiens, nous demandons d'utiliser cette adhésion comme le moment propice de se remémorer les luttes passées pour mieux aborder la révolution actuelle. Tout comme Mohamed Ali Ag Attaher, nous disons, "nageons, nageons jusqu'à atteindre notre jour et si nous périssons dans l'océan de la libération de notre nation, alors notre résistance sera une leçon pour les mondes qui adviendront."

Par Intahmadine Ag Atoubelle

INFO FLASH 2 du dimanche 25 mars 2012 : le commandant de gendarmerie Maïloud Ag Habbada vient de rejoindre le MNLA.
Cet après midi du dimanche 25 mars 2012 à Kidal, le commandant de gendarmerie Maïloud Ag Habbada et plusieurs autres frères ont déserté l'armée malienne avec leurs armes pour rejoindre les combattants du MNLA autour de la ville.
VIVE L'AZAWAD MULTIETHNIQUE LIBRE JUSTE ET DIGNE
Mossa Ag Assarid

dimanche 25 mars 2012


  • Publications actualisées
  • INFO FLASH : Bourem est libre!
    La localité de Bourem à 95 Km de Gao en direction de Tombouctou est libre depuis le vendredi 23 mars 2012. Les militaires maliens qui l'occupaient ont pris la fuite avant l'arrivée de l'armée multiéthnique de libération de l'Azawad. Ils ont rejoint Gao le chef lieu région. Il n'y aura pas de combat entre les deux, tant mieux. Bourem est l'un des villes les plus cosmopolite de l'Azawad qui s'est toujours battu pour les rapprochements des liens sociaux entre toutes les communautés autochtones de la région.
    VIVE L'AZAWAD LIBRE JUSTE ET DIGNE

  • Publications actualisées
  • Aratane N'Tahounte Ag:
    je suis a kidal et le MNLA nous encerclent de tout les cotées hier et aujourd'hui mais ils sont en communications avec Elhaji ag Amou pour trouver une solution au problème mais selon mes informations sur la renions kil ont fait hier avec le MNLA ils se sont compris mais ce n est pas officiel juska presents. Toutes l armée malienne ki se trouve a kidal a etés desarmées par les tamacheq(IMEGHADE) et ils les ont enfermées dans un des deux camps militaire de kidal. VIVE L AZAWAD