dimanche 5 juillet 2015

Interpol : quels sont les principaux suspects recherchés par les États africains ?

C'est sur la base d'un mandat d'arrêt européen qu'Emmanuel Karenzi Karake, patron des services secrets rwandais, a été arrêté fin juin à Londres. Au-delà de la polémique sur ce dossier particulier, les États africains - y compris le Rwanda - bénéficient eux aussi des services internationaux de coopération policière, notamment du plus connu d'entre eux : Interpol. Le point en carte et infographies.
Ils ne sont pas tous membres de la Cour pénale internationale (CPI), mais ils ont tous dit « oui » à Interpol. Entre 1923, date de la création de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), et 2011, les 54 États africains ont adhéré à cette institution dont le siège se trouve à Lyon, dans le sud-est de la France.
Interpol n’émet pas de mandats d’arrêt et ne procède pas lui-même aux interpellations. C’est avant tout un organisme de coopération entre les services de polices du monde entier grâce à l’échange de notices d’information. Tout pays membre peut demander la diffusion d’une notice rouge (et éventuellement sa publication sous une forme abrégée sur le site internet), en clair un « avis international de recherche d’une personne s’appuyant sur un mandat d’arrêt national en cours de validité ».
Chronologie des adhésions des États africains à Interpol
L’Égypte, premier État africain à avoir adhéré à Interpol, est l’un des pays qui recherchent le plus de criminels présumés par l’intermédiaire des fameuses notices de l’OIPC.
De la simple fraude aux assassinats, en passant par l’emploi de chèques sans provision, les vols avec violence ou les pires crimes contre l’humanité, les profils des personnes recherchées sont très variés. Au total, 678 criminels présumés sont sous le coup d’une notice rouge émise par un État africain, dont 160 par l’Égypte et le Rwanda, Kigali recherchant essentiellement des génocidaires présumés.
Les gros poissons
Depuis 2012, Washington a placé Abubakar Shekau, chef de Boko Haram, et deux autres dirigeants du groupe jihadiste nigérian sur sa liste noire antiterroriste. Des mandats d’arrêts internationaux pèsent sans doute sur ces « fous de Dieu », mais ces derniers ne font pas encore l’objet de notices rouges publiques émises par le Nigeria ou un autre pays. Si celles-ci existent, elles restent donc confidentielles.
C’est le même cas de figure pour Joseph Kony, commandant de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), groupe armé actif dans le nord de la RDC et en Centrafrique, et qui a quelques fois mené des attaques en Ouganda. Là encore, aucun des trois États concernés n’a rendu public sur le site d’Interpol une quelconque demande d’entraide pour l’arrestation du chef de la LRA. Seule la CPI a publiquement saisi l’OIPC pour le cas Kony.
En revanche, Jamil Mukulu était quant à lui bien présent sur le site d’Interpol dans une notice rouge émise par Kampala. Arrêté début mai par les services tanzaniens de sécurité, le seigneur de guerre ougandais menait essentiellement des actions sur le territoire congolais voisin avec son groupe armé, les Forces démocratiques alliées (ADF). Il est en effet cité dans différents rapports onusiens et soupçonné par les autorités congolaises d’être l’auteur de la série de massacres de civils qui endeuille depuis octobre la région de Beni, dans le nord-est de la RDC.
Quant à Mokhtar Belmokhtar, récemment visé par une frappe américaine en Libye et dont on ignore toujours le sort exact, il est bien visé sur Interpol par la justice algérienne. À la demande de cette dernière, l’organisme a transmis à ses 190 membres une notice sur le chef jihadiste le plus recherché du Sahel.
http://www.jeuneafrique.com/243371/societe/interpol-quels-sont-les-principaux-suspects-recherches-par-les-etats-africains/

L’ancien diplomate Laurent Bigot : « La France se moque de l’Afrique »

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 Laurent BigotLaurent Bigot
Ancien sous-directeur chargé de l’Afrique de l’Ouest au Quai d’Orsay (juillet 2008-mars 2013), ce diplomate de carrière a été remercié, dit-on, en raison de son franc-parler. Laurent Bigot a depuis fondé Gaskiya, une société de conseil. Pour Rue89, il revient sur l’actuelle tournée africaine de François Hollande.
Rue89 : Que pensez-vous de la visite du président français au Cameroun ?
Laurent Bigot : Le Cameroun se trouve depuis de nombreuses années sous la férule d’un seul homme. Ce n’est pas un pays démocratique. Les règlements de comptes politiques se font par le biais d’affaires judiciaires. Le message de la France est attendu, sans donner de leçons mais en rappelant que sur le long terme, un pays ne peut évoluer positivement que s’il fonctionne sur des règles d’alternance politique et d’Etat de droit.
Faut-il voir une intervention de la Françafrique dans la nomination de Lionel Zinsou au poste de Premier ministre au Bénin ?
Que le projet de nomination de Lionel Zinsou à ce poste ait été soutenu par Paris, c’est incontestable, car il a ses entrées institutionnelles en France.

François Hollande, le 2 juillet 2015 à Cotonou, Bénin (ALAIN JOCARD/AFP)

Pour le reste, je n’y crois pas. La Françafrique se moque complètement du Bénin. Ce n’est pas à la France de diriger le Bénin, mais aux Béninois de le faire. Nous n’avons pas de mandat sur le Bénin, ni sur l’Afrique.
Lionel Zinsou n’est-il pas perçu comme un Français au Bénin ?
Il l’est, et il n’a pas d’ancrage politique au Bénin. En même temps, le poste de Premier ministre n’existe pas dans la Constitution du Bénin. Cet attelage est donc surprenant, mais Lionel Zinsou est un homme de talent et je lui souhaite de réussir.
Je souhaite surtout aux Béninois d’avoir un scrutin libre et transparent et de pouvoir choisir en toute sérénité leur Président, quel qu’il soit.
Que pensez-vous de la signature d’un accord de paix dans le nord du Mali ?
Enième signature ! Ce qu’il faut pour le Mali, c’est arrêter de se raconter des histoires. Il faut faire des choses simples, restaurer voire instaurer des fonctions régaliennes dans le nord du pays. C’est ce que les populations demandent : que l’Etat de droit soit instauré dans le nord du pays, avec l’accès à la santé, l’éducation et la sécurité.
Il faut aussi prendre à bras le corps le problème principal du Mali, qui reste le trafic de drogue. La vraie gangrène dans toute la sous-région n’est pas le terrorisme, mais la drogue. Elle génère des flux financiers incroyables qui financent la politique en Afrique de l’Ouest, en contaminant toute l’administration, les services de défense et de sécurité.
Que pensez-vous du projet de grande conférence internationale contre la piraterie maritime au Togo, que veut organiser le président Faure Gnassingbé en novembre ?
La piraterie est institutionnelle au Togo. On sait que le système pille le pays et que le régime est affairiste. Là aussi, il faut arrêter de se raconter des histoires. C’est comme si l’on organisait une conférence contre le trafic de drogue, avec pour principal invité Pablo Escobar.
Pourquoi la France semble-t-elle négliger le Togo, où un coup de force électoral s’est encore produit fin avril ?
La France se moque de l’Afrique en général. Elle n’a plus de vision ni d’ambition, si ce n’est faire des coups de communication.
Comme Richard Attias par exemple ?
Non, il s’agit plus de coups de fric que de coups de communication dans son cas.
Que pensez-vous du discours récurrent sur l’Afrique, qui consiste à dire qu’il faut des hommes forts comme Paul Kagamé (Rwanda) pour mener les pays à la baguette ?
Ce qu’on n’est pas prêt à accepter pour soi-même, il ne faut pas l’imposer aux autres. En France, si nous avions un homme fort, nous serions les premiers à descendre dans la rue. Ce n’est pas parce que les peuples dont nous parlons sont africains qu’ils ont le droit à des régimes au rabais. Le système de Paul Kagamé est assis sur un génocide. Des opposants se font exécuter à l’étranger… Ne faites pas la promotion de ce que vous ne voulez pas pour vous-mêmes ! C’est très condescendant et franchement, je ne supporte pas d’entendre ça.
Sabine Cessou
journaliste
SourceRue89

Atrocités commises a Kidal en Mai 2014 : Ambery Ag Rhissa accuse publiquement Moussa Mara d’être l’unique responsable

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Atrocités commises a Kidal en Mai 2014 : Ambery Ag Rhissa accuse publiquement Moussa Mara d’être l’unique responsable
«Mara est seul et unique responsable des massacres de Kidal. Malgré des avertissements de la Minusma et de l’opération Serval, il s’est entêté pour venir nous provoquer à Kidal et nous avons riposté pour lui dire qu’il n’est pas le bienvenu», voici les propos de Ambery Ag Rhissa, chef du MNLA à Kidal lors de la conférence internationale sur le rôle et la complémentarité des différents mécanismes dans le processus de la justice transitionnelle au Mali.
La Minusma a organisé, du 29 juin au 01 juillet 2015 au CICB, une  conférence internationale sur le rôle et la complémentarité des différents mécanismes dans le processus de la justice transitionnelle au Mali. Cette conférence visait à mener une réflexion, tout à la fois politique, conceptuelle et pratique, sur les enjeux de la justice transitionnelle, de la paix et de la réconciliation nationale au Mali. Elle avait pour objectif d’engager la discussion sur le rôle et la complémentarité des différents mécanismes tant judiciaires que non judiciaires, nationaux et internationaux, permettant la mise en œuvre effective de la justice transitionnelle au Mali.
Prenant la parole au nom de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Ambery Ag Rhissa a notifié aux membres de la cour pénale internationale, que l’unique responsable des atrocités commises à Kidal en mai 2014 lors de sa visite est sans nul doute l’ancien Premier ministre du Mali, Moussa Mara. Et s’il y a quelqu’un à poursuivre, c’est bien lui car selon le chef du MNLA à Kidal : «Mara s’est entêté en venant à Kidal le 17 mai contre la volonté de la communauté internationale, notamment la Minusma et l’opération Serval, mais aussi sans l’accord des mouvements rebelles. Il est donc venu en provocateur et nous avons riposté pour lui dire qu’il n’est pas le bienvenu». Notons que cette visite de Moussa Mara a provoqué un affrontement sanglant entre les rebelles affiliés aux  djihadistes et l’armée malienne. Des exécutions sommaires des civils et militaires ont été constatées.
Cette déclaration d’Ambery devant les membres de la CPI et la Minusma, avant le début des enquêtes, prouve une fois de plus la crainte dans le camp des mouvements armés pour les futures poursuites de la CPI contre les auteurs de crime de guerre dans le nord de notre pays. Comme cela ne suffisait pas, le chef du MNLA à Kidal a aussi signalé que «le massacre d’Aguel Hoc est un acte criminel dont les auteurs sont connus de tous, il s’agit d’Aqmi». 
Toutes ces déclarations précipitées des leaders des mouvements armés sont déjà comprises par les membres de la CPI, car en répondant aux questions, un membre de la juridiction internationale a signalé que l’heure n’est pas encore aux témoignages, mais plutôt aux informations sur les futures missions de la CPI. Signalons que plusieurs leaders des mouvements armés dont Ambery lui-même sont sous la menace d’une poursuite judiciaire pour violation des droits de l’homme et des crimes contre l’humanité.
En attendant le début des enquêtes pour une justice équitable, les membres de la coordination continuent à se blanchir un peu partout pour échapper une fois de plus à la justice internationale que le Mali a autorisée à mener des enquêtes sur les crimes commis dans le Nord. Ils doivent comprendre que les temps ont changé et désormais la communauté internationale est là pour apprécier les faits et punir les criminels.
Y. Doumbia
SourceLe Débat

Mauritanie: TPMN alerte d’un "enrôlement massif de Touaregs maliens" à l’état civil

ALAKHBAR (Nouakchott)-Le mouvement Touche Pas à Ma Nationalité a alerté d’un enrôlement massif de réfugiés touaregs maliens à l’état civil mauritanien au niveau des wilayas des Hodhs et de l’Assaba.

 « Le protocole de l’enrôlement est réduit à sa plus simple expression depuis 2012, c'est-à-dire ouvert à ceux qui ne disposent d’aucun papier d’état-civil pourvu qu’ils soient munis d’un simple jugement établi par un cadi, ouvrant ainsi la voie à l’enrôlement massif de réfugiés touaregs maliens», a expliqué le mouvement dans un communiqué reçu à Alakhbar.

TPMN a pendant ce temps déploré que « les Centre d’Accueil du Citoyen des grandes agglomérations et ceux de la vallée du fleuve (Sud) continuent à rejeter à tour de bras des citoyens noirs munis de tous les papiers requis. »

Le mouvement a également regretté que  « les réfugiés rapatriés du Sénégal et dont les deux tiers soient encore exclus de l’enrôlement constituent malgré les dénégations du pouvoir la plus parfaite illustration du caractère discriminatoire et raciste de l’opération en cours.

Mali: le groupe Ançar Dine revendique une série d’attentats

ALAKHBAR (Nouakchott)- Ançar Dine, l’un des groupes islamistes actifs dans le nord du Mali a revendiqué les derniers attentats contre des locaux administratifs, des casernes militaires et contre des soldats de la Munisma au Mali.

Il s’agit, selon un communiqué du groupe islamiste reçu à Alakhbar, d’attaques menées par les katibas « Macina » et « Khaled Ben Walid » "dans le cadre d’une guerre" que mène Ançar Dine "contre la force des croisés et leurs collaborateurs." Le communiqué est daté "Le 3 juillet 2015"

Cette guerre est "dirigée par des jeunes musulmans qui, par la bénédiction de Dieu, ont mené une série d’attaques contre l’armée malienne, cette année 2015."

Parmi les attaques revendiquées, le communiqué a cité celle de Nampala (1-5-2015) et d’autres commises dans la région de Ségou. 

Le groupe a revendiqué également les attaques de Niafaro et celles survenues dans la région de Mopti dont une série d’attentats contre Djini et d’autres localités du département de Bérou.

Il a reconnu être responsable de l’attaque de Nara dans la région de Koulikoro (27-6-2015) qui a permis, selon le communiqué, "d’étendre son contrôle total sur la ville." "L’attaque perpétrée par nos frères de la katiba "Macina" a fait sept martyrs. " 

Le groupe islamiste a de même revendiqué une série d’attaques "menée par la katiba « Khaleb ben Walid »" contre les villes et localités de Misili, Yansoula et de Fakola dans la région de Sikasso.

Il a encore reconnu être responsable d'attentats qui ont visé les forces de la Munisma dans la capitale malienne Bamako
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Et Ancar dine d’implorer Allah "pour une meilleure préparation d’autres attentats afin de libérer, dit-il, notre terre des mains des croisés et leurs collaborateurs et y instaurer la charia."
Niger: la souffrance des éleveurs qui attendent la pluie
 
Dans le nord du Niger, les éleveurs souffrent du manque de pâturages pour leurs bétails. Getty Images/ Aldo Pavan

    Au Niger, au nord particulièrement c’est la saison la plus difficile pour les éleveurs. Cette période qui précède la saison des pluies est marquée par la rareté des pâturages. Le Reportage Afrique de Raliou Hamed-Assaleh, qui est allé rencontrer ces éleveurs.

    Tchad: opération à N’Djamena contre Boko Haram, 11 morts dont 5 policiers

    Sur les lieux de l'attentat suicide à N'Djamena, le 15 juin 2015
    Sur les lieux de l’attentat suicide à N’Djamena, le 15 juin 2015|AFP
    Onze personnes ont été tuées lundi matin au cours d’une opération de la police tchadienne contre des membres présumés de Boko Haram à N’Djamena, où l’enquête se poursuit après le double attentat, attribué aux islamistes, qui a fait 38 morts le 15 juin dans la capitale.
    L’armée tchadienne, en première ligne dans l’opération militaire régionale contre les islamistes nigérians, toujours très actifs dans le nord-est de leur pays, a aussi mené dimanche une incursion frontalière depuis le Cameroun contre Boko Haram.
    « Cinq policiers, cinq éléments de Boko Haram et un informateur de la police » sont décédés et la police « a saisi plusieurs ceintures bourrées d’explosifs », au cours de l’opération menée à l’aube dans un quartier de la capitale, a expliqué le porte parole de la police nationale, Paul Manga.
    Avant même cette opération, le procureur de la République de N’Djamena, Alghassim Kassim, avait annoncé, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de N’Djamena, le démantèlement d’une « cellule active d’un réseau terroriste ».
    « Soixante personnes ont été interpellées », a-t-il affirmé, dont des ressortissants tchadiens, camerounais, nigérians et maliens.
    Selon le procureur, l’un des trois auteurs de l’attentat du 15 juin – tous tués pendant l’intervention des forces de sécurité -, a été clairement identifié et les deux autres sont en cours d’identification.
    « Les débris des kamikazes ont permis de déterminer que les terroristes ont porté des gilets explosifs spécialement constitués de tissu noir », a précisé M. Kassim.
    « Les fragments (d’engins explosifs) collectés sur les lieux de l’attentat sont identiques », a-t-il ajouté. Ils « ont été confiés au FBI pour analyse dans un laboratoire spécialisé ». Selon une source locale, des enquêteurs américains sont effectivement arrivés à N’Djamena.
    Le 15 juin, deux attentats-suicides simultanés contre le commissariat central et l’école de police de N’Djamena ont fait 38 morts – dont les trois kamikazes – et 101 blessés, selon un nouveau bilan communiqué par le parquet. Une vingtaine de personnes sont toujours hospitalisées, une dans un état grave.
    Ces attaques n’ont pas été revendiquées mais N’Djamena les attribue au groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui a menacé à plusieurs reprises d’attaquer le Tchad.
    - Huit islamistes tués au Nigeria -
    L’armée tchadienne est engagée en première ligne dans une opération militaire régionale depuis le début de l’année contre l’insurrection de Boko Haram, qui s’est étendue au-delà du nord-est du Nigeria vers les pays limitrophes: Tchad, Niger et Cameroun.
    Dimanche, l’armée tchadienne positionnée à Fotokol, dans l’extrême nord du Cameroun, a ainsi « intercepté des éléments de Boko Haram » venus se ravitailler dans la ville nigériane frontalière de Gamboru, selon une source militaire tchadienne.
    « Au cours de cette opération l’armée tchadienne a tué 8 éléments de Boko Haram, récupéré un véhicule avec des vivres, six motos et des grenades », a précisé cette source.
    Un habitant de Fotokol, Umar Babakalli, évoque une incursion conjointe des armées tchadienne et camerounaise à Gamboru.
    « Il y a eu de violents combats et nous pouvions entendre des tirs nourris à partir d’ici. Trois heures plus tard, les troupes sont rentrées à Fotokol sous les acclamations de la population », dit-il, affirmant que 10 combattants islamistes ont été arrêtés et amenés en territoire camerounais.
    Selon la source militaire tchadienne, l’aviation tchadienne a également bombardé dimanche les positions de Boko Haram sur des îles du lac Tchad abritant des membres du groupe islamiste. Les bombardements ont repris lundi matin.
    Le 18 juin, le Tchad avait déjà mené des frappes aériennes au Nigeria sur des positions des islamistes en représailles au double attentat meurtrier à N’Djamena.
    Les raids avaient détruit « six bases » des islamistes et « causé dans leurs rangs de nombreux dégâts humains et matériels », selon l’état-major tchadien.
    Les Tchadiens ont été confrontés à la violence durant des décennies, entre guerre civile (1979-1982), rébellions multiples et tentatives de coups d’État (la dernière date de 2008). Mais c’est la première fois que N’Djamena est frappée par un tel attentat.
    Contrôles et fouilles ont redoublé depuis 10 jours dans la capitale tchadienne, déjà placée sous haute surveillance depuis le début de l’offensive contre Boko Haram.
    Le gouvernement tchadien a en outre interdit sur tout le territoire le port de la burqa, ou tout vêtement cachant intégralement le visage, pour des raisons de sécurité. Boko Haram a perpétré de nombreux attentats-suicide au Nigeria depuis six ans, utilisant notamment des femmes kamikazes dissimulant des explosifs sous leur voile.
    AFP

    Alerte info: Le premier ministre burkinabè aurait démissionné

     Le lieutenant-colonel Isaac Zida|AFP
    Le lieutenant-colonel Isaac Zida|AFP
    L’histoire de la transition Burkinabé après l’éviction de Blaise Compaoré il y a à peine dix mois connaît un autre tournant avec la démission cet après-midi du Premier ministre Isaac Zida.
    Après la garde présidentielle qui ne voulait plus de lui à la tête du gouvernement, c’est autour des forces armées Burkinabé de donner le ton ce vendredi ou les responsables de l’armée avaient demandé la formation d’un gouvernement composé de civils devant conduit les affaires jusqu’à l’organisation des élections prochaines.
    De source très introduite au palais présidentiel du Faso, ce dimanche en début d’après-midi, le président Kafando a donné un avis favorable à la démission d’Isaac Zida au poste de premier ministre.
    Les observateurs de la vie politique au Burkina sont convaincus que la querelle de clocher entre le désormais ex-Premier ministre et ses camarades d’armes est la principale source à cette démission qui intervient à quelque trois mois de la présidentielle prévue en octobre prochain.
    Pour rappel la cohabitation n’a toujours pas été facile entre Isaac Zida et le RPS depuis sa prise de fonctions. Il avait publiquement réclamé en décembre dernier la dissolution pure et simple de la garde présidentielle, qui est accusée d’être impliqué dans des assassinats politiques comme celui de Norbert Zongo, journaliste d’investigation qui a été retrouvé calciné dans sa voiture à la fin des années 1990. Une brève crise politique s’en est suivie au mois de février après cette sortie publique de celui-ci.
    La nouvelle de la démission d’Isaac Zida ce dimanche relance ainsi le débat sur les prochaines élections au pays des hommes intègres où l’on se demande si les autorités de transition pourront toujours respecter l’échéance du 11 octobre prochaine date du premier tour de la présidentielle.
    En tout cas à l’annonce de cette démission d’Isaac Zida les spéculations sur son remplaçant ont déjà commencé dans l’arène politique Burkinabé qui se prépare à vivre une autre épreuve politique.
    http://oeildafrique.com/alerte-info-premier-ministre-burkinabe-aurait-demissionne/