mardi 5 novembre 2013

Un "gouvernement" autonome proclamé pour la Cyrénaïque

Un "gouvernement" autonome proclamé pour la Cyrénaïque

BENGHAZI/TRIPOLI, Libye (Reuters) - Un mouvement autonomiste a proclamé dimanche un "gouvernement" pour la province, riche en pétrole, de la Cyrénaïque, dans l'est de la Libye, un geste purement symbolique en forme de défi pour le gouvernement central de Tripoli décrié pour sa faiblesse.
Cette initiative a été annoncée à l'occasion d'une réunion à Ajdabiya, non loin du terminal pétrolier de Brega, sur le littoral méditerranéen.
Une chaîne de télévision favorable à un système fédéral a montré des images d'une vingtaine de "ministres" en train de prêter serment sur une estrade pavoisée aux couleurs de la Cyrénaïque. Ce "gouvernement autonome" a pris le nom de "Barqa", qui signifie Cyrénaïque.
Ces "ministres" ont été rejoints par un chef de milice tribal, Ibrahim Jathran, ancien commandant de la Force de protection des infrastructures pétrolières libyennes (PPF). Ce dernier avait fait défection durant l'été et a pris le contrôle avec ses hommes des ports plus importants de Ras Lanouf et d'Es Sider.
Cet ancien combattant de l'insurrection menée avec le concours de l'Otan en 2011 pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi a pris place à la tribune aux côtés du "Premier ministre" autoproclamé de Cyrénaïque, Abd-Rabbo al Barassi, un ancien chef de l'armée de l'air qui a fait défection.
Les autorités libyennes, hostiles au principe de l'autonomie régionale, n'ont, pour le moment, fait aucun commentaire à Tripoli.
Depuis la chute du Guide, le gouvernement central libyen peine à asseoir son autorité sur l'ensemble d'un pays qui regorge d'armes et où de nombreuses milices, tribus et factions régionales refusent obstinément de déposer les armes.
Ayman Warfalli et Ghaith Shennib; Jean-Loup Fiévet pour le service français.

LE ROTAB DÉNONCE LE CLIMAT DES NÉGOCIATIONS ENTRE AREVA ET L’ETAT DU NIGER (COMMUNIQUÉ)

LE ROTAB DÉNONCE LE CLIMAT DES NÉGOCIATIONS ENTRE AREVA ET L’ETAT DU NIGER (COMMUNIQUÉ)


Depuis quelques semaines, le Niger et la firme AREVA ont entamé des négociations en vue du renouvellement des conventions minières de la Société des Mines de l’Aïr (SOMAIR) et de la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK), toutes les deux, filiales d’AREVA. Ces négociations se déroulent à un tournant décisif de l’histoire de notre pays. 


Elles revêtent un intérêt capital pour le Niger, avec la dénonciation officielle du déséquilibre de ces contrats par le Gouvernement et les acteurs de la société civile ; l’objectif ultime étant de rééquilibrer l’exploitation uranifère au bénéficie du Niger et de son peuple, comme le stipule l’article 148 de la Constitution du 25 novembre 2010. 

En effet, en plus de quarante (40) ans d’exploitation de l’uranium par AREVA, continuité de la COGEMA (Compagnie Générale des Matières Nucléaires), il est unanimement admis que cette activité n’a véritablement profité qu’à l’exploitant, l’Etat nigérien ne se contentant que des royalties insignifiantes tandis que les populations riveraines des sites miniers croulent sous le poids de la pauvreté, tout en subissant les effets néfastes de la radiation. 

A titre illustratif, selon le Rapport ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives) de Décembre 2012 portant sur les revenus miniers de 2010, les produits miniers dont principalement l’uranium représentent 70,8% des exportations du Niger et correspondent à seulement 7,8% du Produit Intérieur Brut (PIB). 
A la lumière de ces chiffres, il est évident que l’uranium contribue de manière dérisoire à la création des richesses au Niger, loin derrière le secteur primaire (agriculture, élevage, forêt et pêche) qui représente 45,2% du PIB en 2010, selon les chiffres de l’institut National de la Statistique (INS). 

Il est également déplorable que, depuis l’ouverture des négociations pour le renouvellement des conventions minières de la SOMAIR et de la COMINAK, les discussions se déroulent dans l’opacité et le secret absolus, en violation de l’article 150 de la loi fondamentale. Aussi curieux que cela puisse paraître, la seule information qui a filtré est la décision d’AREVA de suspendre sa production au niveau de la SOMAIR, à partir de fin octobre 2013. 

Comme pour afficher son mépris vis-à-vis du Niger, AREVA n’a pas officiellement notifié cette décision au Gouvernement nigérien en premier lieu ; cette firme ayant préféré d’abord informer ses employés, ses fournisseurs et même ses sous- traitants de l’arrêt imminent de la production, comme si le Niger qui, conformément à l’article 149 de la Constitution de la 7ème République, « exerce sa pleine et entière souveraineté sur les ressources naturelles et du sous-sol », n’a pas son mot à dire. Pourtant, le Niger, en tant qu’actionnaire de la SOMAÏR ne devrait pas subir ce comportement méprisant. 

Le Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire s’insurge contre cette attitude inélégante de AREVA qui s’apparente à du chantage, un comportement qui ne devrait pas exister dans le cadre d’un partenariat sincère, d’autant plus que cette firme a marqué son adhésion au processus de l’ITIE qui préconise l’intégrité et la transparence. 

Toutefois, une telle attitude ne surprend guère le ROTAB au regard du comportement des compagnies multinationales vis-à-vis des pays en développement ; AREVA en l’espèce se croit toujours en territoire conquis au Niger. En réalité, cette posture s’explique dans une large mesure par la complaisance des autorités politiques à son l’égard, avec notamment la non application des dispositions du Code minier sanctionnant le retard dans le démarrage de la mine d’Imouraren. 

Pour rappel, cette mine devrait être mise en exploitation à partir de 2012. AREVA a réussi le tour de force de reporter l’échéance en 2016, en gelant de fait un gisement pourtant convoité par d’autres partenaires. La complaisance et le laxisme des autorités nigériennes confortent AREVA dans un sentiment hégémonique, au point de se sentir « roi » au Niger. 

Au regard de tout ce qui précède, le ROTAB : 
 1. Dénonce l’opacité qui entoure les négociations en cours, en violation de l’article 150 de la Constitution du 25 novembre 2010 ; 

 2. Condamne et regrette la non consultation des organisations de la société civile qui n’ont eu de cesse de dénoncer les accords léonins qui ont toujours lié le Niger à AREVA ; 

 3. Dénonce la stratégie de chantage, orchestrée et mise en œuvre par AREVA ; 

 4. Demande au Gouvernement de faire respecter les dispositions du Code Minier dans toutes ses dimensions et ce, au niveau de toutes les conventions dont celles de Imouraren, par la remise sur le marché international de ce permis ; 

 5. Rappelle au Gouvernement que le Niger, pays disposant du « Statut conforme à l’ITIE », devrait adhérer aux principes de consultation et transparence contractuelles qui forment les nouveaux standards de ce processus. 

 6. Réaffirme que « les ressources naturelles et du sous-sol sont la propriété du peuple nigérien » et que « l’État exerce sa souveraineté sur les ressources naturelles et du sous- sol » en vertu des articles 148 et 149 de la Constitution du 25 novembre 2010.//FIN 

Mardi 5 Novembre 2013
Ouestaf News

Trois des ravisseurs des journalistes de RFI étaient connus des services de renseignement français

Trois des ravisseurs des journalistes de RFI étaient connus des services de renseignement français

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Ghislaine Dupont, 51 ans, et Claude Verlon, 58 ans, envoyés spéciaux de RFI au Mali, ont été tués près de Kidal samedi 2 novembre. | AFP/-Ghislaine Dupont, 51 ans, et Claude Verlon, 58 ans, envoyés spéciaux de RFI au Mali, ont été tués près de Kidal samedi 2 novembre. | AFP/-

Trois jours après l'enlèvement et l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, les deux envoyés spéciaux de Radio France internationale (RFI) à Kidal, dans le nord du Mali, les services de renseignement français, soutenus par la force "Serval", en liaison avec des enquêteurs envoyés sur place par le parquet anti-terroriste de Paris, ont progressé dans leur enquête.

Selon des éléments obtenus par Le Monde, trois des quatre personnes ayant participé à la prise d'otage ont été identifiées. Elles ne figurent pas parmi celles arrêtées depuis dimanche. Selon une source locale à Kidal, confirmée par une source gouvernementale française, la mise au jour des profils de ces trois membres du groupe de preneurs d'otage a notamment été rendue possible grâce à un document découvert dans le véhicule trouvé à proximité des cadavres des deux journalistes.
Cette pièce a permis d'identifier un premier individu déjà fiché, en 2010, comme un membre d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), et de remonter sur deux autres membres du commando. Il est vite apparu que ces trois personnes étaient connues des services de renseignement français en opération au nord du Mali.
 CONNUS DU RENSEIGNEMENT FRANÇAIS
En effet, trois des quatre ravisseurs, qui appartiennent à un même clan familial, ont été interrogés, à partir du mois de mai, et à plusieurs reprises, au cours des derniers mois, par les services de renseignement, avant d'êtrerelâchés. Ils s'étaient présentés d'eux-mêmes aux forces armées françaises après avoir fui les zones de combats.
De nombreux combattants ont ainsi été interrogés par des officiers de renseignement afin de collecter des informations utiles à la lutte contre la mouvance djihadiste dans la région et à la recherche des otages français détenus au Sahel.
Après vérification de leur parcours et leur éventuelle implication dans les combats contre la force Serval, ces trois personnes ont ensuite été laissées libres et sont restées à Kidal.
Elles ont fait partie des nombreux rebelles touareg ayant fait route commune avec les troupes d'AQMI qui ont, après le succès de l'opération militaire française Serval, opté, officiellement, pour la voie de la réconciliation inter-touareg au sein du Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA).
 L'EXPÉRIENCE DE LA DGSE DANS LA RÉGION
Ce mouvement, créé au printemps 2013, a permis de réintégrer un certain nombre de Touareg partis combattre, notamment, avec Ansar Eddine, l'un des alliés d'AQMI. Le HCUA dispose d'un camp, à Kidal, dans lequel vivaient les trois suspects de l'enlèvement des deux journalistes de RFI.
Leurs comptes-rendus de leurs auditions et leurs photos, conservées après leur interrogatoire par les militaires français, ont été retrouvées, depuis, dans les fichiers des services de renseignement français au Mali.
La connaissance exacte du profil de ces personnes auditionnées n'est pas une tâche aisée même si les services secrets français, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), disposent d'une longue expérience dans la région et peuvent s'appuyer sur l'aide de certains groupes touareg comme le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).
Les sans-grade comme les commandants des bataillons djihadistes combattus par la France et ses alliés depuis le 11 janvier, savent, en effet, dissimuler la réalité de leur rôle dans les rangs des katibas (brigade).
DES COMMANDOS DJIHADISTES
Selon certains éléments de l'enquête, les trois ravisseurs identifiés auraient combattu au sein de la katiba d'Abdelkrim al-Targui, l'un des chefs d'AQMI. Le nom du chef des ravisseurs était, par ailleurs, déjà apparu dans les recherches sur l'enlèvement, le 24 novembre 2011, à Hombori dans le nord du Mali, de Philippe Verdon, retrouvé mort le 6 juillet, et de son collègue Serge Lazarevic, toujours détenu.
Des parents des trois suspects identifiés sont actuellement détenus à Bamako, ce qui a fait émerger un motif éventuel de cette action menée contre les journalistes. L'enlèvement des deux confrères pourrait ainsi avoir été décidé, notamment, parce que la négociation ayant permis la libération des quatre derniers otages d'Arlit n'a pas inclus la remise en liberté de ces personnes emprisonnées à Bamako.
Cette explication n'est, en l'état de la connaissance des enquêteurs, qu'une hypothèse. Des informations, fournies au Monde, par un cadre du MNLA, indiquent que des commandos djihadistes ont, par ailleurs, été constitués après une réunion, à la frontière algérienne entre des membres de la katiba d'Abdelkrim al-Targui et celle créée par Abou Zeid, tué au printemps lors d'opérations militaires menées par les armées françaises et tchadiennes dans le nord-est du Mali.
TRAQUER LES COLLABORATEURS DES FRANÇAIS
Ces commandos auraient pour mission de traquer tous ceux qui collaborent avec les Français dans la région. Selon Iknane Ag Attaher, un cadre du MNLA, trois membres de son mouvement ont été assassinés la semaine dernière dans la région car ils étaient accusés d'informer la France sur les groupes proches d'AQMI.
"Depuis l'arrivée de la Minusma, la force de l'ONU, et le retour des autorités maliennes à Kidal, le MNLA n'a plus de responsabilité liée à la sécurité de la ville et des postes de contrôle ont été enlevés."
Les fidèles de la mouvance djihadiste avaient néanmoins commis des attentats même à l'époque où le MNLA était seul en charge du contrôle de la ville. Les ravisseurs des deux journalistes français ont, pour leur part, emprunté une sortie de Kidal située à 250 mètres d'un poste de la Minusma, et à 500 mètres du camp militaire où stationnent les forces françaises.
Sollicités, les porte-parole de la DGSE et du chef d'état-major des armées ont indiqué ne disposer d'aucun élément confirmant les informations livrées par Le Monde.
Jacques Follorou
Journaliste au Monde
SourceLe Monde

Kidal : morts par imprudence

lundi 4 novembre 2013

Kidal : morts par imprudence

Parlons clair : le drame humain qui ne peut laisser insensible ne doit pas faire oublier que Ghislaine Dupont et Claude Verlon sont morts en raison de leur imprudence. Comme Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier qui, en Afghanistan, n’avaient pas tenu compte des mises en garde de l’armée française (infosdefense.com), ils furent pareillement prévenus des risques. Ils avaient demandé à la force Serval de les conduire à Kidal et ils avaient essuyé un refus doublement justifié :

1) Parce que les groupes touareg s’y combattaient et que la situation y était totalement anarchique.

2) Parce qu’il n’y avait qu’un effectif français insuffisant pour y garantir la sécurité. En raison de la saignée que subit l’armée française depuis plusieurs années, il avait en effet fallu dégarnir la zone pour pouvoir mener plus au sud l’opération Hydre. Or, la « pacification » du Mali exige d’occuper le terrain, ce que, faute de moyens en hommes et en matériel, nos troupes ont de plus en plus de  mal à faire.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon ne sont cependant pas partis pour Kidal de leur propre initiative. Ils  furent envoyés dans le nord du Mali par la direction de RFI. Comme le Code du travail fixe les obligations du chef d’entreprise à l’égard de ses collaborateurs, ils furent donc nécessairement informés des risques ; d’autant plus que le ministère des Affaires étrangères lui-même avait mis en garde contre un tel voyage.

Au-delà de la tragédie humaine, l’assassinat des deux malheureux journalistes est le révélateur de l’échec malien où la parfaite réussite militaire de l’Opération Serval fut gâchée par le pouvoir politique français. Paris permit en effet à  Bamako de « réoccuper » le nord Mali d’où son armée avait été chassée, sans exiger auparavant la mise en oeuvre d’une politique fédérale seule susceptible de pacifier le pays. Grands perdants du retour à la situation antérieure, tôt ou tard, en masse ou en petits groupes, seuls ou alliés à Aqmi, les Touareg reprendront donc les hostilités.

Les responsables de ce naufrage sont ces idéologues qui gouvernent la France et qui, prisonniers de leur religion universaliste, refusent de voir qu’il est impossible de faire vivre dans un même Etat artificiel les agriculteurs noirs sédentaires du sud et les nomades berbères ou arabes du nord. D’autant plus que le contentieux les opposant s’inscrit dans la nuit des temps et que la variante africaine de la démocratie qu’ils proposent comme seule solution n’est qu’une ethno-mathématique donnant automatiquement le pouvoir aux plus nombreux,  en l’occurrence les sudistes…

Bernard Lugan
04/11/2013

Le député UMP Alain Marsaud: il y a "au moins 2 Mali" une partition est "inévitable".

Le député UMP Alain Marsaud: il y a "au moins 2 Mali" une partition est "inévitable".

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Le député UMP Alain Marsaud: il y a "au moins 2 Mali" une partition est "inévitable".
Le député UMP Alain Marsaud considère qu'il n'y a pas "un Mali, mais au moins deux" et qu'une partition de ce pays est "inévitable".

Dans un communiqué, l'élu de la 10e circonscription des Français établis hors de France, comprenant une large partie de l'Afrique, écrit aujourd'hui: "L'opération Serval est sans doute une réussite, et maintenant quoi faire ? Nous escomptions le retrait de nos troupes, à la suite d'un scrutin présidentiel présenté comme un succès démocratique. Il n'y avait plus qu'à attendre et espérer que le Mali découvre la démocratie, voire la paix. Or, on est loin de tout ça".

"Les groupes et ethnies du nord, d'origines arabe, berbère et autres, contrôlés par les Touareg, n'ont aucune envie de vivre un destin commun avec le sud de Bamako, et les menées séparatistes, indépendantistes et autres ne pourront être contenues qu'artificiellement", prédit cet ancien juge antiterroriste.

"Il n'existe pas un Mali, mais au minimum deux. Nous avons, avec Serval, protégé le premier, celui du sud, au détriment du second, celui du nord. Nous sommes tous solidaires de cette erreur mais il convient d'en prendre conscience et de la réparer", poursuit l'élu d'opposition."La paix dans cette région essentielle de l'Afrique passe par une partition, forcément douloureuse mais il n'est pas d'autres solutions y compris pour nous, Français, engagés militairement sur zone", selon Marsaud.
Le Figaro

Source: Le Figaro

lundi 4 novembre 2013

El Watan/Algerie:Assassinat des deux journalistes français des témoins avancent la thèse d’une «bavure militaire»

El Watan/Algerie:Assassinat des deux journalistes français

des témoins avancent la thèse d’une «bavure militaire»

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le 04.11.13 | 10h00

Des témoins oculaires locaux affirment que les deux journalistes avaient été embarqués par trois hommes armés, enturbannés, à bord d’un 4x4 beige sans immatriculation.

Nouvelles révélations sur la mort des deux journalistes français de Radio France Internationale (RFI), Ghislaine Dupont et Claude Verlon, samedi à Kidal, dans le nord du Mali. Joints par téléphone, des témoins oculaires font état des circonstances dans lesquelles les deux journalistes ont été tués en revenant sur des détails assez surprenants. «Ils ont tenté d’avoir des entretiens avec de nombreux notables, notamment l’amenokal de Kidal, mais en vain. Ils ont pris attache avec Ambéry Ag Rissa, un notable de la tribu des Imgad, qui habite en plein centre-ville. Lorsqu’ils sont sortis de chez lui, leur voiture était garée juste derrière celle d’Ambéry.
Les deux assaillants, dont le visage était couvert d’un chèche, ne voulaient pas entrer à l’intérieur de la maison d’Ambéry. Ils attendaient que les journalistes en sortent pour les embarquer à bord d’un 4x4 de couleur beige, sans plaque d’immatriculation, conduit par un troisième homme qui avait mis le moteur en marche. Un autre véhicule similaire, avec à son bord deux hommes enturbannés surveillaient de loin la scène. A peine sont-ils montés dans le 4x4 (qu’ils avaient loué auprès du maire de Tessalit), que deux hommes, le visage masqué d’un turban, leur ont intimé l’ordre de ressortir. Mon fils était à quelques mètres seulement. L’unité de l’armée française n’était pas loin. Elle a été informée au moment où les ravisseurs embarquaient les deux journalistes…», révèle notre source. Et de préciser : «L’action était très rapide. Il était 13h35, lorsque les deux véhicules avaient pris la direction de l’est de Kidal, en empruntant la route de Tin Inssako.»
Sous le couvert de l’anonymat, de peur de représailles, notre interlocuteur précise que cette route mène au Niger, «lieu où se rencontrent souvent contrebandiers et terroristes». La même source affirme avoir obtenu des informations «fiables» qui permettent de reconstituer les circonstances de la mort des deux journalistes. «En fait, le véhicule qui transportait les deux journalistes s’est arrêté à 27 km de la ville, alors que celui qui assurait l’escorte a continué sa route. Nous ne savons pas pourquoi. Est-ce qu’il est parti récupérer du carburant ? Est-ce qu’il attendait ceux qui devaient prendre les otages ? Rien n’est sûr. Ce qui est certain, c’est qu’une trentaine de minutes plus tard, un hélicoptère de l’armée française a survolé l’endroit. Les ravisseurs et les otages étaient déjà sortis du véhicule. C’est alors que l’hélicoptère a tiré plusieurs salves en leur direction, tuant sur le coup les trois ravisseurs ainsi que les deux otages», raconte notre source. Selon elle, personne ne peut être sûr de l’identité des auteurs, mais certains évoquent une «commande» qu’auraient pu exécuter des groupes armés, des contrebandiers surtout, au profit des terroristes.
«Ici tout le monde sait que les Français représentent une lourde monnaie qu’il est facile d’échanger contre d’importantes sommes d’argent. Il est probable que les journalistes aient été enlevés par des contrebandiers. Ces derniers devaient les revendre par la suite à un groupe terroriste qui, lui, négocierait leur libération contre une rançon», souligne notre interlocuteur.  En tout état de cause, ce témoignage permet de comprendre les informations fournies hier par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Tout d’abord, il met un terme aux rumeurs selon lesquelles les deux journalistes ont été égorgés par leurs ravisseurs en disant : «Ils ont été tués par balles par les groupes terroristes que nous combattons», précisant : «Ils ont été assassinés froidement. L’un a reçu deux balles, l’autre trois balles.»
Lors d’une réunion de crise consacrée à cette affaire et présidée par le chef de l’Etat, François Hollande, Laurent Fabius a souligné : «Les assassins, ce sont ceux que nous combattons, c’est-à-dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections (…) Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été kidnappés par un petit commando et emmenés hors de Kidal. Leurs corps ont été retrouvés à 12 km (...) à quelques mètres de la voiture fermée à clé, il n’y avait aucun impact de balle sur la voiture.»
Des détails importants qui rejoignent le témoignage de notre source. Ce qui rappelle étrangement la bavure de l’armée française, au cours de l’été 2011, lorsqu’une unité militaire avait pourchassé les ravisseurs de deux otages français et mitraillé leurs véhicules, tuant tous les occupants (y compris les otages). Peut-on mettre cette affaire dans la case «pertes et profits» de la guerre contre le terrorisme au nord du Mali ? Pour nombre de spécialistes des questions sécuritaires, cela va de soi. «Il n’est pas question pour l’Etat français, qui venait de dépenser plus de 20 millions d’euros pour la libération des quatre otages détenus par des terroristes depuis plus de trois ans, de reprendre à zéro une autre négociation et de payer une nouvelle rançon, d’autant que ces derniers jours, le gouvernement est au centre de lourdes critiques», explique une source sécuritaire au fait de la situation au Sahel.
Pour notre interlocuteur, «en s’installant militairement dans la région, la France a ouvert la boîte de Pandore. Le terrorisme sera de plus en plus fort et les populations locales de plus en plus exclues et sous-développées faute de sécurité et de stabilité. Les unités militaires présentes sur le terrain, qu’elles soient françaises, africaines ou maliennes, ne pourront rien faire, si ce n’est multiplier les bavures dont les victimes se compteront surtout parmi les civils».
Salima Tlemçani

Nigeria: 27 personnes tuées par les islamistes de Boko Haram

Nigeria: 27 personnes tuées par les islamistes de Boko Haram

MAIDUGURI (© 2013 AFP) - Vingt-sept personnes ont été tuées et 300 maisons incendiées la semaine dernière par des membres du groupe islamiste Boko Haram qui ont attaqué la localité de Bama, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé lundi un responsable local.
Lundi 4 novembre 2013 | 17:47 UTC
"Quelque 70 hommes armés à bord d'environ 15 motos et pick up ont attaqué le village tard jeudi", a déclaré Baba Shehu, un responsable du gouvernement local. "Ils ont abattu 27 personnes et en ont blessé 12 (...) Environ 300 maisons ont été incendiées", a-t-il ajouté.
Il était difficile d'obtenir des précisions sur ces violences qui se sont déroulées dans l'Etat du Borno, fief historique du mouvement islamiste.
L'accès aux téléphones portables de la zone est coupé depuis mai, où le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré l'état d'urgence et lancé une vaste offensive militaire couvrant trois Etats du nord-est pour écraser quatre ans d'insurrection de Boko Haram.
M. Shehu, qui s'adressait aux journalistes à Maiduguri, capitale du Borno, a ajouté que les assaillants avaient détruit 40 boutiques, tué du bétail et volé quelque quatre millions de nairas ($25,000, 19,000 euros) à des habitants de Bama.
Boko Haram a été incriminé par des témoins et des survivants pour l'attaque samedi, également dans l'Etat du Borno, d'un cortège nuptial où plus de trente personnes ont été tuées.
Le groupe extrémiste revendique la création d'un Etat islamique dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, au contraire du sud, à majorité chrétienne. Il s'est scindé récemment en plusieurs factions.
Les attaques de Boko Haram et leur répression sanglante ont fait au moins 3.600 morts depuis 2009 selon l'ONG Human Rights Watch.

Libye : Décès d'un officier de sécurité et de sa famille dans un attentat à la bombe

Libye : Décès d'un officier de sécurité et de sa famille dans un attentat à la bombe

TRIPOLI (Xinhua) - Un officier de sécurité libyen et sa famille ont été tués lorsqu'un engin explosif placé sous leur véhicule a explosé dimanche après-midi à Benghazi, ont rapporté les autorités.
Lundi 4 novembre 2013 | 04:59 UTC
L'engin explosif improvisé a explosé alors que Sulaiman Ahmed Al-Fsaee et sa famille roulait en direction d'un marché local, a expliqué à Xinhua Col. Miloud Aldhua, un porte-parole des forces spéciales à Benghazi.
M. Al-Fsaee et son fils de 9 ans ont été tués sur le coup, tandis que sa femme et son autre enfant, âgé de 2 ans, sont décédés plus tard à l'hôpital, a ajouté M. Aldhua.
La situation de sécurité à Benghazi s'est récemment aggravée. Tous les jours des meurtres et enlèvements d'officiers de sécurité et de militants politiques y sont enregistrés

Daniel Larribe, ex-otage au Mali, raconte son calvaire pour la première fois

Daniel larribe
Il est le premier à prendre la parole et ses mots sont apaisés. L'un des quatre ex-otages au Mali libérés le 29 octobre, Daniel Larribe, a choisi le journal de 20 heures de France 2 pour rompre le silence sur ses conditions de détention, ses peurs quotidiennes et la joie de son retour à une vie normale. 
Ingénieur géologue chez Areva, Daniel Larribe a déclaré à David Pujadas qu'il allait «bien» même si il avait «perdu l'habitude de porter des chaussures». Il a tenu à expliquer en préambule que sa «joie de revenir avait été affectée par l'assassinat des deux journalistes». Puis il est entré dans le détail de ses conditions de détention. L'ex-otage n'était pas attaché par ses ravisseurs et arrivait parfois à faire abstraction de sa privation de liberté : « J'ai réussi à m'isoler. J'ai résisté car j'aime le désert, cela m'a aidé. Je rejetais les idées négatives en faisant des descriptions de plantes».

Il n'exclut pas de retourner un jour en Afrique
Quant à ses conditions matérielles de vie, l'ex-otage a précisé qu'elles étaient «spartiates» dans des cabanes qu'ils construisaient eux-mêmes mais «qu'ils mangeaient correctement des pâtes, du riz parfois de la viande de chameau. Mais finalement c'était ce que mangeaient nos gêoliers». Et la peur au quotidien ? Petit rire gêné et réponse amusée : « J'ai eu peur pour ma vie à cause de l'aviation française lors de l'opération Serval. J'ai entendu les bombes tomber à 1,5 km. Nous avons été déplacés et quand nous sommes revenus la colline où était notre grotte avait été rasée».

Le refus des ex-otages de s'exprimer à Villacoublay (Yvelines) à la sortie de l'avion avait créé un début de malaise. Mais le quinquagénaire a tenu à rétablir la vérité. Ils n'ont pas souhaité prendre la parole car «nous étions tous fatigués et la joie de retrouver nos familles passait avant». Enfin, Daniel Larribe, dont la femme avait été retenue avec lui avant d'être libérée, n'a pas fermé la porte à un retour dans la région sahélienne : «Peut-être mais pas de sitôt» a-t-il toutefois tempéré.
Le Parisien

Journalistes tués au Mali : la piste Belmokhtar

Journalistes tués au Mali : la piste Belmokhtar

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Mokhtar BelmokhtarMokhtar Belmokhtar
Deux islamistes retiennent l’attention des militaires français et des services spécialisés. L’Algérien Mokhtar Belmokhtar, donné un temps pour  en début d’année lors de l’opération militaire française au Mali, figure au rang de principal suspect. Agé de 41 ans, l’Emir du Sahel a fait ses  au sein de différentes mouvances jihadistes — du GIA algérien à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) — avant de créer en 2012 sa propre entité islamique armée, baptisée les Signataires du sang.
Surnommé Mister Marlboro en raison du trafic de cigarettes qu’il organisait au milieu des années 1990, il est l’auteur d’attentats spectaculaires, dont le  de quatre Français en 2007 en Mauritanie, ainsi que la prise d’otages du site algérien d’In Amenas qui a fait 39 morts en janvier 2013. A son côté, le nom du Sultan Ould Bady revient avec insistance. De nationalité malienne, ce chef d’un petit groupe jihadiste (il fut un intime du chef radical d’Aqmi Abou Zeïd, tué en février dernier) a revendiqué l’assaut mené à Tessalit (Nord-Mali) le mois dernier contre l’armée tchadienne, qui fit trois morts et dix blessés. Il est accusé par les forces de police locales d’être à la tête de l’un des plus importants réseaux de drogue du continent.
Le Parisien
SourceLe Parisien

Mali : fusion du MNLA avec deux autres mouvements rebelles touareg et arabe du nord du Mali

Dernière info publiée le lundi 04 novembre 2013
Mali : fusion du MNLA avec deux autres mouvements rebelles touareg et arabe du nord du Mali
Après plusieurs jours de discussions à Ouagadougou, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ont annoncé, ce lundi 4 novembre, leur fusion dont l’objectif est de présenter un front uni dans les discussion de paix à venir avec les autorités de Bamako