jeudi 30 avril 2009

Molsheim:mutzig/AU DOME:AMAR SUNDY


Article paru dans l'édition du
Jeudi 30 Avril 2009

Molsheim
MUTZIG / AU DOME
Amar Sundy
Issu d'une longue lignée de Touaregs, Amar Sundy est né dans le désert algérien. Très jeune, avec sa famille, il rejoint la France. Il a beaucoup sillonné l'Europe avec Albert Collins et Albert King, après avoir passé six ans sur les routes américaines aux côtés de James Cotton, Otis Rush, Screaming Jay Hawkins et une bonne partie de la scène locale de Chicago. Ce voyageur auteur-compositeur interprète ses morceaux en français, anglais et tamasheq (la langue des Touaregs). ...

Le monde touareg en imageS



LE PECQ
Le monde touareg en imageS

Photographie. La bibliothèque des Deux-Rives accueille jusqu’au 18 mai une exposition photo consacrée aux Touaregs. Jean- Pierre Godineau, artiste peintre du Pecq et grand voyageur, montre une vingtaine de clichés qu’il a rapportés d’un séjour dans le nord-est du Mali.
Aujourd’hui, à la bibliothèque des Deux-Rives, 2, avenue des Vignes-Benettes au Pecq, et du mardi au samedi aux heures d’ouverture de la bibliothèque.

Entrée libre. Renseignements au 01.39.58.16.92.

Stratégie pour Sortir du Nucléaire



Stratégie pour Sortir du Nucléaire
Passerelle ECO
(mis en ligne le jeudi 23 avril 2009)

Issu des réflexions et débats de l’Assemblée Générale du réseau Sortir du Nucléaire des 31 janvier et 1er février 2009, voici le texte d’orientation stratégique proposé par le Conseil d’Administration

Etat des lieux, bilan et orientation du Réseau "Sortir du nucléaire" - 2009
LE NUCLÉAIRE ENTRE RENAISSANCE ET FIN D’EMPIRE

Après des années de vaches maigres, le nucléaire est revenu à la une des médias et annonce des contrats mirobolants toutes les semaines. La « renaissance nucléaire » est à la mode et on assiste à une situation en apparence très comparable à ce qui s’est passé au début des années 70 en Europe (plus tôt aux Etats-Unis, plus tard en Asie). Où sont les différences entre la « 2e génération » des années 70 et la « 3e génération » des années 2000 ?

Cette « renaissance » s’est trouvé très vite confrontée à une crise financière et énergétique sans précédent : l’argent, devenu rare, et les variations incontrôlables du prix du baril de pétrole rendent pour le moins hasardeux les investissements considérables requis par le nucléaire.

Le capitalisme et notamment le lobby nucléaire se donnaient les moyens de réinvestir le terrain de l’environnement (cf Grenelle), la réalité financière les a rattrapé !

Parce qu’une politique de sortie du nucléaire ne vise pas seulement à trouver des alternatives techniques dans le seul domaine énergétique (utilisation rationnelle, énergies renouvelables,…), mais aussi sociétales : décentralisation du pouvoir, aménagement du territoire, modification des rapports sociaux remettant en cause le capitalisme d’état et le capitalisme privé (libéral), la séparation technocratique entre dirigeants et exécutants,… le Réseau Sortir du nucléaire a su marquer sa différence et s’imposer comme un acteur crédible.

Face aux enjeux et aux glissements de discours tant du côté du lobby que de l’Etat ou d’associations, le Réseau Sortir du nucléaire doit à la fois homogénéiser le fondement de son action, exprimer sa cohérence et dégager des priorités dans ses actions.
Le changement climatique

C’est sans conteste le point le plus nouveau : le changement climatique n’était il y a 30 ans qu’une théorie confidentielle et il n’a pesé ni pour les partisans du nucléaire, ni pour les opposants. Inutile de nier l’importance du sujet.

On peut le prendre dans tous les sens (conséquences pour la santé, l’alimentation, la géostratégie, catastrophes naturelles, etc.), le changement climatique est bien le problème incontournable du XXIe siècle.

Le nucléaire a bien sûr su en tirer parti. Il se plaît dans ces situations de crise et de salut public. Il retrouve les lettres de noblesse qu’il avait perdues avec la fin de la guerre froide.

Le changement climatique, d’abord mis en avant par les écologistes, a fini par être reconnu par les Etats et les industriels.

Le Protocole de Kyoto a donné un prix au carbone, ce qui est en partie une bonne nouvelle. Mais d’un autre côté, il a mis en branle des mécanismes économiques spéculatifs internationaux bien difficiles à cerner.

Le nucléaire ne veut pas passer à côté de la manne. Au niveau européen comme au niveau mondial il lorgne vers les subventions directes et indirectes qu’il peut retirer de sa soi-disant propreté. Des centaines de milliards d’euros sont en jeu : si le nucléaire était reconnu comme « énergie propre » par ces dispositifs internationaux, il marquerait des points décisifs.

C’est pour le Réseau Sortir du nucléaire un enjeu essentiel, qui ne peut pas être analysé ou gagné au seul niveau national. La campagne « Ni nucléaire, ni effet de serre » lancée en juin 2008 a rencontré un succès considérable à la fois pour sa pertinence et par sa capacité à toucher un public très large de façon « non sectaire ».

Face à la catastrophe à venir et avec en perspective Copenhague 2009 (renégociation du protocole de Kyoto), il faut amplifier cette campagne au niveau européen voire international !
Le nucléaire et le pic pétrolier

Lors du lancement d’un programme nucléaire massif par Messmer dans les années 70, la question de l’épuisement des ressources de pétrole était un peu secondaire. Ce qui comptait avant tout c’était la question stratégique du contrôle des ressources d’or noir par les pays de l’OPEP.

La situation est maintenant très différente : après deux guerres du Golfe, une escarmouche géorgienne et bien d’autres conflits, ce n’est plus tellement le problème de l’OPEP, mais celui de la disparition annoncée des hydrocarbures.

Bien sûr, le nucléaire ne peut prétendre remplacer le pétrole. Pour autant que cela soit techniquement faisable, et on peut en douter tant en termes financiers que de disponibilité de matières premières acier, cuivre,… il n’est pas possible à court et moyen terme de construire suffisamment rapidement les centrales qui seraient nécessaires et de modifier totalement la consommation énergétique (avec des voitures électriques par exemple) pour avoir un effet déterminant sur le climat.

A plus long terme, les ressources d’uranium sont limitées, les surgénérateurs ont calé au démarrage, de nombreux pays en développement (par exemple en Afrique) sont de toute façon hors jeu, la multiplication des centrales et des déchets peut difficilement se faire sans casse…

Reste que certaines des critiques qui s’adressent au nucléaire concernent aussi les renouvelables.

A quelle vitesse et quel prix peut-on les développer ?

Pour des pays très urbanisés, l’autonomie énergétique est un défi, qui pourrait transformer le paysage urbain. Les éoliennes, le solaire photovoltaïque fournissent une électricité qu’il faut utiliser différemment,… Il en résulte certaines situations paradoxales où des partisans du nucléaire se déclarent aussi partisans du solaire !

Le nucléaire va-t-il obligatoirement devenir l’option la moins chère avec l’augmentation tendancielle des prix du pétrole ? Pas tout à fait sûr, et la récente chute des prix laisse plutôt à penser à une longue période d’instabilité.

Les énergies renouvelables, à la base de l’argumentation des antinucléaires, ont laissé la place à d’énormes puissances industrielles qui brassent des sommes parfois supérieures au nucléaire. L’effet de série, la croissance de la demande jouent à plein en faveur des renouvelables.

Le nucléaire défend sa compétitivité en évoquant des séries d’une dizaine de réacteurs, des chiffres qui restent une perspective lointaine, même pour Areva. La « volatilité des marchés » rend parfois difficiles les énormes investissements nécessaires pour le nucléaire. Les financiers n’aiment pas beaucoup ces projets qui traînent en longueur, ne respecte pas ses budgets (Olkiluoto, Flamanville,…)…

A moins bien sûr que les gouvernements ne mettent la main à la poche et justifient ce recours auprès des contribuables en période de récession…

Les prix de l’uranium, qui avaient baissé en partie à cause de l’utilisation des stocks d’uranium enrichi de la guerre froide, sont en train de remonter, et leur poids n’est plus négligeable dans le prix du kWh.

Au vu des risques et des contestations en métropole, l’exploitation minière s’est déplacée vers des peuples indigènes dont la soumission politique n’est pas garantie (Touaregs, Aborigènes, Inuits, Kazakhs,…).

Le coût d’un réacteur dépend beaucoup des prix de matières premières sophistiquées ou non (aciers, bétons, cuivre…) qui sont en augmentation constante, et dont l’exploitation est aussi incertaine au plan politique.

L’efficacité énergétique restera encore longtemps l’option la moins chère. Mais comment inciter à la sobriété énergétique sans oublier la légitime demande de développement énergétique des pays dits « émergents » ?

Comment inventer la décroissance énergétique globale ?

Il s’agit là pour le réseau Sortir du nucléaire d’un deuxième enjeu essentiel avec la recherche de nouvelles solidarités au niveau mondial. Penser global, agir local et développer en priorité la sobriété énergétique.

L’énergie est un « marché » mondial dont on oublie trop facilement les sources primaires fossiles, solaire,… et nucléaire. La question des mines d’uranium semble un levier puissant tant aux plans humanitaire, sanitaire que de développement énergétique des pays du Sud.

Le nucléaire aux temps de la mondialisation

Les collaborations ou les conflits internationaux n’ont rien de nouveau pour l’industrie nucléaire : Guerre froide et espionnage industriel, conflits d’intérêts entre CEA et EDF en 1974 (et un vainqueur, Westinghouse), forte participation de l’Iran au capital d’Eurodif (plus de 10%)…

Et pourtant les temps ont changé avec un système capitaliste privé ou d’Etat omniprésent. Pour le nucléaire, un secteur largement soumis à une logique d’Etat, le changement est sensible. Des coopérations nucléaires, publiques ou privées, se sont multipliées entre entreprises autrefois concurrentes. La raréfaction des marchés a d’ailleurs favorisé ces regroupements.

Dans le même temps, le business international tente de reprendre la main sur les questions écologiques. Depuis le « Millenium Ecosystem Assesment » de 2000 jusqu’au Grenelle de 2007, en passant par la « stratégie en faveur du développement durable » de l’UE (Göteborg 2001 – CE du 8/03/2007), l’idée générale recouvre à la fois que les écosystèmes dégradés pourraient nuire à la liberté d’entreprendre, et que le développement durable constitue une source de croissance et de profits.

La transition est particulièrement rude dans le secteur énergétique où l’on passe très rapidement d’une logique (théorique) de service public, à un démantèlement des monopoles, une libération des tarifs,... (Privatisation de GDF ficelée, celle d’EDF sur les rails). Les règles économiques sont plus floues, les jeux de saute-frontière pour les exportations et importations d’électricités sont facilités.

Ce marché élargi doit toutefois donner des gages de bonne foi, s’efforcer de respecter les règles du marché pour réunir les capitaux nécessaires (voir par exemple les débats sur le financement de l’EPR et le rôle de la Coface), et jouer le jeu du développement durable. Il n’y a pas bien sûr de concurrence réelle mais des tractations donnant-donnant, au niveau des Etats comme des multinationales, qui permettent d’écarter les trublions (producteurs de renouvelables par exemple). Les antinucléaires, plus habitués à s’opposer à des Etats, doivent apprendre à connaître les logiques industrielles, bancaires,... et donc inventer de nouvelles pistes pour ralentir des projets.

Le réseau Sortir du nucléaire doit renforcer sa coopération avec les OING, et notamment celles qui agissent depuis nombre d’années sur ce terrain économique et financier.

Il doit également rappeler sa revendication d’un accès équitable et raisonné à l’énergie électrique, et notamment celle d’un véritable service public de l’électricité sans nucléaire, service public auquel EDF ne peut plus prétendre après ses engagements et rachats financiers planétaires.

Le Réseau Sortir du nucléaire doit soutenir l’émergence d’un nouveau service public qui associe consommateurs, producteurs (notamment coopératifs) et distributeurs.
La permanence du risque nucléaire

Ce qui demeure, c’est le risque nucléaire, civil ou militaire, même si le redire peut paraître étonnant au premier abord. La menace n’est plus l’Union soviétique, mais la Russie a maintenant les clés du compteur de gaz de l’Europe, et les risques de prolifération sont nombreux dans un monde confronté à plusieurs crises combinées (écologique, climatique, démographique…).

La planète vit à l’heure du terrorisme du 11 Septembre, risque auquel le nucléaire est confronté plus que toute autre industrie : symbole de puissance, les centrales sont une cible évidente et fragile (cf document confidentiel défense et communication d’Areva sur les chutes d’avion), la filière du combustible est complexe, mal gérée avec des « pertes » de matières et techniquement accessible à de petites structures (clandestines ?).

Pour le nucléaire civil la situation est tout aussi complexe. Il y a bien sûr le vieillissement des installations dans la plupart des pays, l’augmentation de la dispersion des matières nucléaires dans un grand nombre de sites,...

Il y a aussi l’entrée du nucléaire sur les marchés financiers.

Un réacteur de type EPR est censé répondre à des critères favorables à la sécurité. Pour des raisons de rentabilité, il faut tout de même utiliser un taux de combustion très supérieur. Il faut surtout réaliser une maintenance accélérée pour réduire les arrêts de tranche : on fait appel essentiellement à des sous-traitants, à des intérimaires, les salaires et perspectives de carrière des cadres sont moins intéressants,…

La catastrophe nucléaire doit rester au coeur de l’argumentation du réseau Sortir du nucléaire.

Il ne faut oublier ni Hiroshima-Nagasaki, ni Tchernobyl et marquer leurs anniversaires en multipliant les initiatives locales dans les villes, les quartiers, les villages, de façon aussi proche que possible des citoyens...

Il faut continuer à dénoncer les risques liés aux déchets nucléaires, aux installations (réacteurs, mines, retraitement, transports,…) et prendre l’offensive pour obtenir l’arrêt immédiat des réacteurs obsolètes.

LA FRANÇATOME

Dans le cas de la France, on ne peut se limiter à l’analyse internationale. Le nucléaire a quasiment un statut de religion d’Etat dans notre pays. Dans un des Etats les plus centralisés du monde, les « Grands Corps », et notamment dans le domaine de l’énergie, les Corps des Mines et des Ponts, surveillent étroitement le monde politique.

Areva, entreprise privée dont l’Etat français est actionnaire directement ou indirectement à près de 92%, est maintenant clairement le champion mondial du nucléaire. Anne Lauvergeon continue d’être l’une des femmes les plus influentes du monde,...

La France sert de référence au reste du monde dans la promotion du nucléaire, notamment aux Etats-Unis, en Angleterre, mais aussi dans les ex pays de l’Est ou dans des pays émergents.

Le lobby militaro-industriel du nucléaire attaque sur tous les fronts :
- en relançant la construction de réacteurs nucléaires avec lʼEPR ;
- en relançant le modèle français du cycle nucléaire : retraitement-extraction du plutonium à la Hague, usine MELOX à Marcoule, ROKKASHO MURA au Japon, construction dʼune usine sur la Savannah River aux USA pour y faire du MOX avec du plutonium militaire (essayé à Cadarache), équipement en Mox des EPR vendus.
- en facilitant les fausses solutions de la fin du cycle pour justifier la politique de relance :

* Banalisation des mines ;
* Enfouissement des déchets, recherche de nouveaux sites, démantèlement sans débat public.
- en engageant le nucléaire sur le long terme :
* Lancement de lʼhypothétique ITER ;
* Mise en attente de la Quatrième génération ;
- en modernisant la force de frappe française et en facilitant la prolifération de lʼarme nucléaire dans le Monde.

Le Réseau Sortir du nucléaire se doit d’être réactif et de résister sur tous les fronts. Il doit mobiliser, soutenir et amplifier les luttes contre l’EPR, les THT, les centres de stockage de déchets nucléaires (Bure, FAVL).
Un lobby pro-nucléaire omniprésent, l’anti doit l’être aussi !

Face au lobby, à ses campagnes tous azimuts et à sa politique de communication évolutive, force est de constater que nos actions et notre discours sont majoritairement dirigés vers les militants convaincus, voire vers le Réseau lui-même.

Ce n’est pas qu’il faille se détourner de ce qui a fait la force du réseau et qui continue à faire son unité. Mais face à un lobby de plus en plus multiforme, il est probablement temps d’ouvrir notre communication vers toutes les composantes de la société, mais aussi d’adapter notre discours à ces composantes : de devenir un "lobby antinucléaire".

Il est nécessaire de démonter le lobby, de dénoncer le système nucléaire, les dérives sociétales ou sociales qu’il implique d’ores et déjà, il est tout aussi nécessaire de se placer sur le plan économique, moral, éducatif, culturel pour montrer que la sortie du nucléaire est une proposition porteuse d’avenir et pas seulement une question de survie de l’humanité.

Il nous faut apprendre à décliner notre message en fonction des publics auxquels nous voulons qu’il s’adresse, et ne plus se limiter uniquement à se placer en réaction à un discours qui n’est pas le nôtre. Ce n’est pas à nous d’être sur la défensive.

Le réseau Sortir du nucléaire a une responsabilité particulière à produire des documents d’information tous azimuts et ciblés vers des publics culturels, religieux, économiques, jeunes, vieux, ruraux, salariés, entreprises,… sans exclusive. Il doit surtout se donner les moyens de la diffusion la plus large de ces documents : bibliothèques, lieux de ventes, librairies, stands des groupes locaux,…
Une classe politique « aux ordres »

La classe politique reste très homogène, très pro-nucléaire comme on peut le constater à l’Assemblée nationale. La campagne présidentielle 2007 a montré le peu de connaissance du dossier dans les deux camps.

Reste que les positions et les frontières des partis sont aujourd’hui un peu flottantes et paradoxalement les anti-nucléaires peuvent trouver des interlocuteurs dans différents milieux au gré de phases de réorganisation (campagne européenne ouverte des Verts, structuration du nouveau parti anticapitaliste, Bayrou non-aligné, PS en crise identitaire et émergence d’un courant écolo,…).

Sarkozy adopte également une position de VRP du nucléaire tellement ostensible qu’il en arrive à indisposer certains de ses collègues européens et même l’ASN qui n’en peut plus de couvrir des « incidents »…

On peut aussi le soupçonner d’indulgence envers ses amis (Bouygues) mais c’était déjà un peu le cas avec Giscard, et la question de l’arrosage des élus par l’industrie nucléaire reste ouverte.

Le Réseau Sortir du nucléaire ne doit pas négliger une action constante d’information, de sensibilisation des parlementaires.

Il doit solliciter à chaque fois que nécessaire leur positionnement sur les questions énergétiques, nucléaires,…
Côté syndicats et associations…

Côté syndicats, la CFDT ne dépare plus tellement dans le consensus général, et les possibilités de contacts sont limitées.

De plus en plus de syndicalistes CGT, FO,… s’inquiètent du recours aux intérimaires, de manquements à la sécurité des centrales, de promotions (ou de licenciements) d’acteurs compétents pour des raisons économiques,…

Le réseau Sortir du nucléaire doit développer de nouveaux liens avec les syndicalistes du secteur de l’énergie, et notamment les salariés des centrales nucléaires.

Il doit continuer à s’appuyer sur l’expertise des syndicats minoritaires (SUD,…) et s’associer à des actions communes dans les domaines de l’énergie, des transports, du commerce, de l’éducation,…

Côté associations l’analyse de la situation est délicate.

L’affaire du Grenelle résume bien les contradictions actuelles.
- D’un côté les associations écolos ont investi le champ politique, grignoté des places, obtenu une remarquable visibilité,...
- De l’autre, est apparue une tendance écolo « décomplexée et réaliste » pour laquelle le nucléaire pourrait être un mal nécessaire (Hulot).

Un an après, la baudruche du Grenelle s’est dégonflée et ne fait plus illusion avec des reculs successifs sur les OGM, les transports routiers, les aides au développement des sources d’énergies renouvelables,…

Le nucléaire a été écarté du Grenelle de l’environnement par l’Elysée. Le Réseau a jugé ce diktat inacceptable et n’a donc pas participé au Grenelle, contrairement aux associations généralistes (Greenpeace, Amis de la Terre, FNE, WWF, etc). Il est temps de dépasser ce désaccord, d’autant que la déroute du processus du Grenelle est désormais reconnue par toutes les associations.

Le Réseau proposera des initiatives communes (co-signatures de campagnes, expressions communes dans les médias, unité d’action,…) au plus grand nombre possible de partenaires.
S’appuyer sur des compétences citoyennes

Il reste bien peu de physiciens critiques ou experts antinucléaires patentés (Roland Desbordes, Monique Sené, Bella et Roger Belbéoch, Yves Marignac, Mycle Schneider, Benjamin Dessus...) et le Réseau ne travaille qu’occasionnellement avec eux. Pourtant la lecture des différents blogs sur l’énergie, la décroissance,... montre qu’il y a un potentiel important de gens, souvent jeunes, de formation technique poussée, qui pourraient donner occasionnellement un coup de main au Réseau pour un travail de recherche général (questions internationales, économiques, juridiques) ou locales (renforcement de la présence dans certaines CLI,...).

Le Réseau Sortir du nucléaire doit continuer à associer ces compétences dans ses publications.

L’organisation de séminaires associant ces compétences est une piste qui doit être approfondie (Université d’été ?).
Quelle stratégie pour le Réseau Sortir du nucléaire ?

On ne peut envisager une stratégie sans évoquer la situation globale, la crise du système financier et capitaliste dont les conséquences sociales peuvent être dures.

Les alternatives ne sont pas évidentes pour les peuples et en France, tout particulièrement face à une Droite productiviste, bonapartiste et pro-nucléaire :
- La Gauche classique, divisée et sans véritable projet manque de crédibilité aujourd’hui.
- Les syndicats divisés ne pèsent pas ( 8% de syndiqués, 20% de votants aux élections prudhommales)
- Les associations environnementales se sont laissé diviser par le pouvoir autour du Grenelle.
- Les principaux mouvements sociaux sont limités dans le temps et les objectifs et le plus souvent sans succès.
- Quelques actions minoritaires illégales et même quelques sabotages apparaissent.

La situation à venir s’apparente non à celle de Mai 68 en France, mais davantage à celle du « Mai rampant » italien de 1969-1970 avec des syndicats très bureaucratisés, des grèves « thromboses », non contrôlées par les syndicats, des sabotages sur les chaînes de production dans les usines.

Cette crainte est sûrement dans les têtes pensantes qui entourent Sarkozy, aux tendances profondes centralistes, autoritaires et policières. Par anticipation, on a pu constater que le Pouvoir se laisse déjà emporter par des méthodes ultra-répressives contre les mouvements sociaux ouvriers et associatifs.

C’est dans un tel contexte particulièrement difficile qu’il va nous falloir lutter pour la sortie du nucléaire et la démocratie.
Motion d’Orientation 2009.

La tâche est immense, nos moyens limités et le lobby à l’offensive. Ce contexte impose la plus grande unité des organisations antinucléaires et impose de dégager des priorités d’actions.

Des priorités à dégager

- Amplifier les mobilisations en France :

La France est au coeur du développement et du risque nucléaire (vieillissement des réacteurs, déchets, transports, proliférations des installations civiles et militaires).

Les citoyens, la planète attendent des français une lutte de l’intérieur sans concessions.

Trois régions sont particulièrement concernées :
- Cotentin/Mayenne (EPR/THT/retraitement),
- Sud-est/Vallée du Rhône (Enrichissement, EPR2, ITER,…),
- Est (HAVL - Bure, FAVL, TFA – Aube, transports,... et les réacteurs en survie Fessenheim, Bugey 1, Cattenom 1,…).

Ces luttes exigent un soutien sans faille de la fédération Réseau Sortir du nucléaire.

- Mobilisation locale, régionale voire nationale des militants pour accompagner les actions des collectifs (information, communication, déplacements,…).

- Recherche d’information et communication médiatique en lien avec les collectifs locaux.

- Financement d’actions en justice afin de bloquer, annuler les projets.
Soutien humain, juridique et financier aux opposants (sous réserve de nos propres règles de non violence).

Ces luttes ne sont pas exclusives et le réseau répondra présent dans la mesure de ses moyens à toutes les initiatives antinucléaires.

En 2009, et parce que la centrale nucléaire de Fessenheim symbolise la menace du nucléaire sur le vivant par sa conception, son obsolescence, le rassemblement « Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire » des octobre 2009 décidé lors de l’AG de 2008 doit être un point fort de notre action nationale et des « 3 frontières ».

2009 verra aussi les premiers tirs en mer (Finistère) du missile M51 à partir des sous-marins nucléaires SNLE.

Le réseau Sortir du nucléaire se doit de réactiver les mouvements, organisations, citoyens pacifistes (Mouvement de la Paix, Stop-Essais/Abolition 2000, ACDN,…) afin d’informer, mobiliser et s’interposer à ces essais.

Investir le champ international :

- Coopérer avec les OING (Organisation Internationale Non Gouvernementale : Greenpeace, Friends Of the Earth,…) notamment au niveau européen (ENEF, Commission et Parlement Européen, Conseil de l’Europe,…) et transméditerranéen.

- Initier et amplifier des actions antinucléaires citoyennes de dimension européenne et internationale (Chernobyl Day, Copenhague 2009, Arrêt des mines d’uranium,…).

- Favoriser la convergence et la coordination d’un mouvement antinucléaire européen.

- Réfléchir à une campagne mondiale en 2010 contre l’exploitation des mines d’uranium en y associant toutes les associations environnementalistes, humanitaires (et notamment de l’enfance), tiersmondistes, altermondialistes,…

Ouvrir la problématique nucléaire aux secteurs économiques, culturels, religieux et philosophiques,… et aux nouvelles générations

- Prise de contacts et rendez-vous avec les instances économiques (Conseil Economique, Social et Environnemental), organisations patronales (MDEF, FTPE,…). Sollicitations et publications d’articles dans les revues économiques (Les Echos, Alter Eco, L’Expansion, La Tribune, Capital,…).

- Prise de contacts, rendez-vous avec les instances religieuses, les organisations philosophiques, et publication d’articles dans les revues d’opinion correspondantes.

- Tenue de tables de presse dans les événements culturels (concerts, festivals littéraires,…), articles, émissions littéraires, musicales,…

- Edition et diffusion gratuite dans un format ad oc de brochures d’information à destination des CDI (Centres d’Information et de Documentation – Education nationale), des enseignants d’école, de collège, de lycée. Réédition actualisée de la BT2 « le nucléaire ». Mise en place d’un réseau de correspondants « établissements scolaires ».

Agir du local aux instances nationales et internationales :

Le Réseau Sortir du nucléaire, mouvement citoyen, a développé des pratiques d’actions locales à dimension nationale et internationale (Chernobyl Day, pétitions européennes, actions de vigilance, cyber-actions,…). Il entend développer ces actions citoyennes locales (actions « ni nucléaire, ni effet de serre » fin 2009), et conjointement des actions médiatiques et actions de masse.

Niger/Areva-Imouraren/Pose de la première pierre du "grand cimetière Touareg"


Mercredi 29 avril 2009
/Niger/Areva-Imouraren/Pose de la première pierre du "grand cimetière Touareg"
Nord-Niger, pays Touareg :


Le 4 mai 2009, La France et AREVA vont participer à Imouraren à la dernière estocade à l'encontre du Peuple Touareg.
Les Touareg doivent disparaitre sur l'autel de l'Uranium d'AREVA et de Paris.
Anne LAUVERGEON et tous ses amis vont ainsi participer et procéder au sacrifice final d'un Peuple qui ne demandait qu'à vivre en paix sur ses terres.
Aprés le scandale d'ARLIT, va suivre le scandale encore plus grandiose de Imouraren.
Tandja et tous ses complices seront un jour jugés par l'Histoire.

JMP/occitan touareg

Nord Mali : Des combattants “Mujahedeen” libérés en échange des diplomates


B. Daou- Le Républicain
jeudi 30 avril 2009

Parmi les quatre combatants “mujahedeen” de la branche Al Qaïda du Maghreb échangés contre deux diplomates canadiens et deux européennes, figurait un présumé terroriste algérien ayant combattu en Afghanistan, selon Canwest News, une source canadienne.

Deux des trois autres présumés terroristes étaient des Mauritaniens. Le dernier serait un Jordanien ou Syrien, selon des sources maghrébines proches du dossier, rapporte Canwest News.

Les diplomates, l’ancien Ambassadeur du Canada à l’ONU, Robert Fowler et le représentant au département des Affaires étrangères, Louis Guay sont arrivés au Canada le mardi après plusieurs jours de contrôles médicaux. Detenus par Al Qaïda islamique du Maghreb 5AQIM), ils avaient été libérés au Mali le 22 avril, après quatre mois de captivité.

Le member algérien d’Al Qaïda qui a été libéré, Oussama Alboumerdassi, a autrefois combattu avec les Etats-Unis, soutenu la résistance mujahedeen à la présence soviétique en Afghanistan, jusqu’en 1992, selon un observateur des questions se rapportant à AQIM et ayant des liens étroits avec personnes impliquées dans les efforts pour la libéreration des otages canadiens.

Cette information est soutenue par un rapport publié mardi dans « Ennahar », un journal quotidien édité dans la capitale algérienne, un organe qui se considère comme étant indépendant du gouvernement.

Des sources régionales de sécurité ont fourni les nationalités des trois autres, selon le spécialiste des questions d’al Qaïda, pendant que le journal algérien « Ennahar » souligne que tous les quatre étaient emprisonnés au Mali depuis février 2008.

Au cœur des négociations pour la libération des otages, il y avait Saif al-Islam Muammar al-Gaddafi, le fils du Guide libyen, Muammar Gaddafi, et une relation de Président du Burkina Faso, Blaise Compaore. Il s’agit d’un homme d’affaires mauritanien, Abdallah Chaffei, rapporte le journal. Raison pour laquelle le Prime Ministre Stephen Harper a spécialement remercié le Mali et le Burkina Faso au cours de la conference de presse mercredi dernier quand il annonçait la liberation des Canadiens.

B. Daou

Niger : Pose de la première pierre du projet Imouraren


M. Zamanka-Le Canard Dechainé - 27-04-09
Niger : Pose de la première pierre du projet Imouraren
jeudi 30 avril 2009
Les « grands chantiers » du Président de la République


C’est en principe le 4 mai prochain qu’aura lieu la pose officielle de la première pierre du gigantesque projet d’exploitation du gisement uranifère du site d’Imouraren, localité située dans le département d’Arlit, ville minière, à quelques 200 km au nord- ouest d’Agadez et à plus de 1200 km de la capitale Niamey. Selon notre source basée à Arlit, les préparatifs sont fin prêts pour donner à cette cérémonie un cachet particulier comme cela a été réussi à Zinder lors de la pose de la première pierre de l’usine de raffinage du pétrole du bloc d’Agadem.

C’est le Président de la République, en personne, à la tête d’une importante délégation dont l’ambassadeur de la France au Niger qui officiera ladite cérémonie.

Du côté de la France, on nous indique que Anne Lauvergeon fera le déplacement avec des officiels français non encore identifiés. L’exploitation du gisement d’Imouraren engloutira un investissement de quelques 600 milliards de nos francs pour une production annuelle de l’ordre de 5.000 tonnes d’uranium. La clé de répartition des dividendes de l’uranium est désormais connue de tous : environ 34% pour le Niger contre 66% pour AREVA et ses autres partenaires.

Le lancement de ce projet intervient quelques semaines seulement après la pose de la première pierre du plus grand abattoir de l’Afrique de l’Ouest à Niamey et à quelques autres semaines avant la cérémonie de démarrage du chantier de la Cimenterie de Kaou (région de Tahoua). Ce dernier chantier bouclera la série des grands investissements initiés par le Président Tandja pour satisfaire sa promesse électorale de servir cinq (5) ans durant le peuple si celui-ci lui accordait cinq (5) minutes en 2004 et qui vaut, aujourd’hui, aux Nigériens d’avoir à faire face au rêve fou de ceux qui veulent le tazartché.

Faut-il alors penser que le tazartché est en marche ? S’il n’ y avait pas eu ces réalisations, Tandja aura-t-il tenu sa promesse faite au peuple ? A posteriori, le tazartché serait-il la seule et unique façon de marquer la gratitude du peuple à l’endroit du Président de la République qui a, par vision, implanté dans chaque région du Niger une réalisation durable pourvoyeuse d’emplois et des richesses pour les générations actuelles et futures ?

A notre humble avis, le Président mérite mieux que le recul de la démocratie, son oeuvre doit transcender le temps comme celle de Diori Hamani et l’auréoler de gloire pour l’éternité. La voie détournée ne le grandira pas. Tout au plus, elle permettra à des gens de satisfaire leur égoïsme sous son ombre et l’oubliera au premier naufrage pour célébrer le roi du moment. L’histoire de Hama Amadou est là pour nous donner malheureusement raison.

M. Zamanka.

Association Targuinca : Bulletin d’information n°9 - Avril 2009


Association Targuinca : Bulletin d’information n°9 - Avril 2009

L’espoir de paix au Niger se confirme. Le 23 avril, le premier ministre nigérien, Seini Oumarou, a appelé les factions rebelles à déposer les armes. Il a souligné : "qu’on observait une tendance à l’accalmie avec le renoncement à la lutte armée par de nombreux éléments dissidents du M.N.J". Début avril, le ministre de l’Intérieur a affirmé de son côté que les rebelles, divisés en trois mouvements distincts, avaient accepté de participer à des négociations conduites en Lybie par Mouammar Kadhafi. Selon des images diffusées par la télévision nigérienne, lors des consultations à Tripoli, Aghali ag Alambo, président du M.N.J., a affirmé de son côté l’engagement de son mouvement et des autres groupes pour une paix durable au Niger.

Il est donc permis d’espérer que les négociations aboutissent. Cependant, il y à fort à parier que les rebelles ne se contenteront pas d’une amnistie qui les ramènerait à leur point de départ ; il faudra aussi et surtout que le gouvernement nigérien prenne en compte les revendications des différents mouvements.

Pourtant, comment imaginer qu’une paix durable s’installe au Niger tant que des milliers de personnes, essentiellement des jeunes, n’ont accès ni à l’éducation ni au travail ? Tous ces jeunes analphabètes, sans formation professionnelle et coupés des savoir-faire traditionnels, constituent une véritable pépinière pour des rébellions futures. Si le Niger veut vivre en paix, il lui faudra faire de l’éducation la priorité des priorités. Ce devrait être également un objectif à privilégier pour les différentes O.N.G., nigériennes ou étrangères.

Le 27 mars 2009, le président Nicolas Sarkozy a rendu une visite de quelques heures au président Tandja et tenu une courte conférence de presse au cours de laquelle il a affirmé son soutien au gouvernement nigérien : « Le Niger est une démocratie vivante dans laquelle il existe de nombreux canaux pour faire valoir son point de vue ou ses revendications sans avoir besoin de poser des mines », a-t-il déclaré aux journalistes nigériens de Libération-Niger, Alternative, Le Républicain et La Roue de l’Histoire.

Le 31 mars, Idi Abdou, militant des Droits de l’Homme dans l’O.N.G. nigérienne Alternative espace citoyens, et, le 1er avril, Habibou Garba, directeur général de la radio et télévision Dounia, ont été placés en garde à vue à Niamey pour « diffamation et propagation de fausses nouvelles ». Selon Ali Idrissa, directeur adjoint du groupe Dounia, leur garde à vue fait suite à la visite de Nicolas Sarkozy, visite qu’Idi Abdou avait qualifiée, lors d’un débat sur la télévision Dounia, « d’escale technique et de pillage des ressources du Niger », l’exploitation de l’uranium ayant été au cœur des discussions du président français avec les autorités nigériennes. Les deux hommes interpellés devaient comparaître devant un juge.

Le 4 mai, le gisement uranifère d’Imouraren (5000 tonnes d’uranium par an pendant 35 ans, pour un investissement d’1,2 milliard d’euros) sera officiellement lancé, en présence d’Anne Lauvergeon, directrice d’AREVA, et des autorités nigériennes.

Dans cette zone du nord du Niger où AREVA exploite l’uranium depuis 40 ans et s’apprête à ouvrir le gisement d’Imouraren, d’autres nouvelles compagnies se sont aussi implantées, à la faveur de la politique de diversification des partenaires engagée par le gouvernement nigérien. Parmi ceux-ci figurent les Chinois qui interviennent à Azelik. L’uranium étant très dangereux pour la santé du fait de ses effets radioactifs, les autorités communales d’Agadez ont décidé de se renforcer pour mieux gérer les problèmes environnementaux et sanitaires qui découleront inévitablement de l’exploitation des nouveaux gisements. Ces problèmes se posent déjà avec acuité à Arlit et Akokan.

C’est pour poursuivre cet objectif que des membres de l’Association des municipalités du nord-Niger ont sollicité le concours de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité (CRIIRAD) pour une formation sur les problèmes liés à l’extraction de l’uranium. La formation, qui s’est déroulée les 6 et 7 avril derniers à Agadez, a été conjointement assurée par Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, et l’O.N.G. Aghir’Iman d’Almoustapha Alhacen, basée à Arlit. Elle a regroupé des maires, des secrétaires généraux et des acteurs de la société civile de la région. Pour Bruno Chareyron, la contamination radioactive dénoncée régulièrement par les acteurs de la société civile basée dans la région n’est pas une vue de l’esprit ; elle est d’une grande ampleur, avec des concentrations en uranium qui dépassent dans certains puits, dont l’eau est consommée par les populations ou les travailleurs des mines, 10 fois les normes de l’OMS. A Akokan, les tas de stériles engendrent sur la piste un niveau de radioactivité 100 fois supérieur à la normale. Autour des mines, l’air est également pollué par les poussières radioactives et le gaz (le radon) qui sort en permanence des bouches d’aération des galeries souterraines de la COMINAK. « Cette contamination de l’eau, de l’air, des sols, peut et va très probablement induire sur le long terme des effets sanitaires en terme de cancers, de malformations génétiques, mais aussi des problèmes sur le système cardiovasculaire, le cerveau, sur l’ensemble de l’être humain. » explique Bruno Chareyron. Il préconise de prendre dès maintenant des mesures simples de protection : enlever les ferrailles et les plastiques contaminés qui sont chez les habitants, enlever les stériles radioactifs des rues, fermer les puits les plus contaminés, etc…

Actuellement, les habitants du nord du Niger, zone de transit pour les migrants subsahariens qui se rendent en Afrique du nord et au-delà, sont aux prises avec un autre problème de santé. Les travailleurs de la santé ont fait état d’une augmentation du nombre de migrants admis à l’hôpital public régional pour des cas de méningite. Cette année, en Afrique subsaharienne, l’épidémie de méningite s’est propagée plus tôt et plus rapidement que l’an dernier, selon l’OMS. Au Niger, près de 10 000 personnes avaient contracté la maladie au 12 avril et près de 400 y avaient succombé, contre 91 décès sur 1338 cas d’infection, à la même période, l’année dernière. Un tiers des cas de méningite ont été signalés dans le département de Zinder (sud), limitrophe du Nigeria. Au nord d’Agadez, moins densément peuplé, moins de 150 cas et 12 décès ont été répertoriés. Abari Ezeï, des autorités sanitaires régionales d’Agadez, a indiqué que près de 140 000 personnes avaient été vaccinées. Mais, selon les estimations de Médecins sans frontières, ce sont 2 millions de personnes qui auraient besoin de l’être au Niger.

mercredi 29 avril 2009

Le PAM réinstalle 20.000 personnes dans le Nord du Niger

Pana - Niamey - 28/04/2009
Le PAM réinstalle 20.000 personnes dans le Nord du Niger

mercredi 29 avril 2009

Niger - le Programme alimentaire mondial (PAM) a décidé de soutenir la réinstallation dans leurs villages d’origine de 20.000 personnes dans la région d’Agadez (Nord-Niger) avec 600 tonnes de vivres pour une assistance alimentaire de deux mois, indique le bulletin d’information de cette institution.

Selon le PAM, bon nombre de ces personnes se sont déplacées vers les centres de divers départements d’Agadez (Iférouane, Gougaram, Danet, Dabaga et Tchirozérine) - dont certains depuis 2007 - pour fuir l’insécurité qui a sévi dans la région. Leurs biens matériels et exploitations agricoles ont été laissés à l’abandon depuis leur départ.

Aujourd’hui, la sécurité aidant, certains d’entre eux ont déjà amorcé le retour dans leurs villages d’origine. "La réintégration dans le système économique reste un défi : le matériel délaissé depuis plus d’un an doit être remis en état et les exploitations agricoles sont à relancer", souligne le PAM

Selon les informations recueillies par le Comité régional de prévention et gestion des crises alimentaires (CRPGCA) d’Agadez, les difficultés de ravitaillement, la baisse du pouvoir d’achat, la fermeture des centres de Santé et écoles sont autant de questions nécessitant une réponse pour une réinstallation durable de ces personnes.

Dans un premier temps, les personnes, qui se réinstallent, auront besoin de nourriture dans l’immédiat afin de mieux concentrer les ressources qui leurs seront données (et éviter ainsi la vente des articles non-alimentaires) au redémarrage de leurs exploitations agricoles.

Niamey - 28/04/2009

Pana

Conférence "Peuples autochtones"-ENS Lyon-05-05-09

Conférence "Peuples autochtones"-ENS Lyon-05-05-09
mercredi 29 avril 2009
Conférence "Peuples autochtones" le mardi 05 mai 2009 - à 18h30 - E.N.S. Lyon

Julian Burger, responsable du programme des peuples autochtones et des minorités, au Haut Commissariat des Droits de l’Homme aux Nations Unies.

Stéphane Jacob, directeur de la galerie « Arts d’Australie Stéphane Jacob » à Paris.

- Conférence "Peuples autochtones"

Indigène, peuple premier, autochtone, minorité, ethnie, tribu sont autant de qualificatifs entrés dans le langage courant mais que nous n’utilisons pas toujours à bon escient.

A la fin du 15 ème siècle, au début de l’expansion européenne dans les Amériques, la majorité des peuples vivaient sur leurs territoires d’origine. Certes, des migrations à grande échelle s’étaient déjà produites et des civilisations avaient disparu, mais c’est le colonialisme moderne qui est responsable du déplacement forcé d’habitants autochtones. Les peuples autochtones ont un sentiment très fort de leur identité en tant que peuples uniques avec leurs territoires, leurs langues et leurs cultures. Ils demandent le droit de définir eux-mêmes le sens du mot « autochtone » et d’être reconnus comme tels.

La clé de la survie des peuples autochtones est l’autodétermination, la liberté des peuples à contrôler leurs propres existences. Ils revendiquent un territoire ancestral, détenu collectivement par leur communauté. Ils veulent être traités comme des « peuples » et non comme de simples statistiques de population. Ils tiennent également à gérer leurs propres affaires et leur développement.

- Stéphane Jacob

Directeur de la Galerie « Arts d’Australie Stéphane Jacob » à Paris. C’est en 1995 que Stéphane Jacob, diplômé de l’Ecole du Louvre et ancien chargé de la communication du Musée National des Monuments Français à Paris, part vivre une année en Australie. Il y découvre la richesse artistique de ce continent contrasté. De retour en France, Stéphane Jacob décide de partager sa passion pour cet art en pleine émergence et aux multiples facettes. A cette fin, il crée la galerie « Arts d’Australie Stéphane Jacob » , le 1er octobre 1996.

Stéphane Jacob apportera son regard artistique sur la collection d’art aborigène du Musée des Confluences qu’il a contribué à construire en étroite relation avec les équipes scientifiques du Musée. Fort de son expérience de terrain et de son expertise, il évoquera, en s’appuyant sur les oeuvres de cette collection, le mode de vie des aborigènes et leur mythologie pluri-millénaire, la naissance et le développement de l’art aborigène contemporain, le contexte dans lequel ces oeuvres ont été créées et pour certaines commandées spécifiquement pour le Musée. Expression de la permanence d’un monde en constante mutation, l’art aborigène se vit non seulement dans son énergie plastique mais aussi dans sa dimension politique et son aspect profondément identitaire.

Julian Burger est responsable du programme des peuples autochtones et des minorités, au Haut Commissariat des Droits de l’Homme aux Nations Unies, à Genève. Il oeuvre pour les droits des peuples autochtones depuis plus de 25 ans. Il a participé au développement international, permettant aux peuples autochtones de bénéficier d’une meilleure visibilité ; et a organisé entre les gouvernements et les représentants des peuples autochtones les négociations qui ont mené à l’adoption de la Déclaration des Droits des peuples autochtones en septembre 2007 par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Il est l’auteur de nombreux livres et articles sur les peuples autochtones et les Droits de l’Homme.

[En écho à la 2ème édition de Paroles d’Autochtones]url :www.museedesconfluences.fr

Laurent Renard

Nouveaux recrutements dans l’armée : Formalité pour intégrer de jeunes rebelles ?

Fatoumata Haïdara-
L’indicateur Renouveau, 29/04/2009

Annoncé pour le mois de juin prochain, le recrutement dans l’armée dont le dépôt de dossier a déjà commencé, donne lieu à de nombreuses tractations. Depuis deux semaines les candidats à ce recrutement se mobilisent créant une affluence particulière dans les mairies, les centre secondaires d’état-civil, dans les commissariats de police et les tribunaux qui octroient des documents requis. Mais l’espoir suscité chez les jeunes par l’ouverture de ce recrutement est en passe de se transformer en cauchemar pour beaucoup tant le nombre de postes à pouvoir est limité.

Le prochain recrutement dans l’armée ne comblera plus les attentes des postulants, c’est du moins ce qui se dit en aparté. A en croire nos sources, les régions nord du pays et Bamako et les autres capitales régionales n’auront pas la même part du « gâteau ». Une note serait récemment sortie tombée comme un couperet sur la tête des candidats des régions sud du pays dans ce sens. On apprend que les régions nord du pays vont se tailler la part du lion. Sur 365 agents à recruter dans la garde nationale, il était prévu de recruter dont 35 éléments par région. A la dernière minute ce chiffre aurait été revu à la baisse au profit des régions nord du pays, précisément de Kidal.

Selon des informations concordantes, cette région à elle seule doit fournir 250 des 365 élèves/gardes nationaux. Quant aux autres régions réunies, dit-on, elles devront se contenter de 115 éléments, soit un peu plus d’une dizaine de postes par région. Les autres recrues dans ce corps seront recherchées dans le district de Bamako.

S’agissant des autres corps, on apprend que la même décision récemment sortie ferait la part belle aux candidats de la région de Kidal au détriment des autres régions.

La gendarmerie devra recruter 320 éléments dont 32 postes pour le personnel féminin. L’armée nationale, quant à elle, prévoie 760 nouvelles recrues dont 76 candidatures féminines pour l’armée de terre. L’armée de l’air a exprimé un besoin de 150 éléments dont 15 personnels féminins. Le service de transmission de l’armée a besoin de recruter 30 éléments dont trois de sexe féminin. Le service de la musique de l’armée en veut 60 dont 6 filles. Le bataillon des sports mise sur 60 éléments dont 6 personnels féminins. Celui de la santé table sur 60 dont 6 filles.

Au regard de ce que certains candidats appellent la « discrimination négative » contre les candidats de la partie sud du pays, on peut affirmer que l’espoir suscité par l’ouverture de ce recrutement se transforme déjà en cauchemar pour beaucoup de candidats qui se disent prêts à se retirer de la course, car, avancent-ils, leurs chances sont d’ores et déjà réduites. Ils estiment que le recrutement servira de formalité, « car sur les 10 postes ouverts, ce sont les candidats recommandés ou les candidats sous couvert d’officiers qui seront privilégiés ».

Nec plus ultra de la « discrimination » : on apprend que les jeunes recrues venant des régions nord du pays ne suivraient pas la même formation que leurs futurs frères d’armes d’autres horizons. Ils auraient la latitude de participer ou pas aux épreuves physiques du centre d’instruction (CI).

Fatoumata Haïdara

Communiqué de presse du MNJ

http://m-n-j.blogspot.com/2009/04/communique-de-presse-du-mnj.html
Communiqué de presse du MNJ
mercredi 29 avril 2009


Suite à la libération, après 04 mois de détention, de Mr Robert Fowler, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU dans le cadre du conflit qui oppose le gouvernement du Niger à la rébellion du MNJ, le Mouvement des Nigériens pour la Justice tient à manifester son entière satisfaction face à ce dénouement heureux.

Le MNJ souhaite à Mr Fowler ainsi qu’à ses compagnons, un bon retour auprès de leurs familles respectives et tient par ailleurs à féliciter les présidents du Mali et du Burkina Faso pour leurs efforts auprès des responsables de l’acte ignoble que constitue cet enlèvement ; efforts qui viennent ainsi de se couronner de succès.

Le MNJ réaffirme sa volonté à œuvrer pour une solution négociée du conflit qui l’oppose au gouvernement nigérien et espère que la Libye, l’ONU et les pays amis du Niger s’investissent davantage pour que notre pays retrouve la Paix Durable et Définitive.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l’adresse 28.4.09

Genève,20-24 avril 09, actions du Congrès Mondial Amazigh

http://www.congres-mondial-amazigh.org/-/index.php
Genève,20-24 avril 09, actions du Congrès Mondial Amazigh

mercredi 29 avril 2009


Depuis leur arrivée à Genève samedi 18 avril, les membres de la délégation amazighe ont d’abord participé dès le lendemain aux conférences des ONG organisées avant l’ouverture officielle de la Conférence officielle de l’ONU sur le racisme et les discriminations.

Au Palais des Nations à partir du 20 avril, les délégués Amazighs se sont partagés les tâches afin de pouvoir être présents aussi bien dans la plénière que dans la plupart des conférences et débats organisés en marge de la conférence officielle.

Lors des débats, ils ont été nombreux à prendre la parole et au moment des pauses et des repas ou en fin de séances, les représentants Amazighs ont multiplié les contacts avec les ONG, les Groupes de travail d’experts de l’ONU, les Rapporteurs Spéciaux ainsi que les délégations officielles.

Durant leurs interventions, les membres de la délégation amazighe (Maroc, Libye, Kabylie et de la diaspora notamment de France et de Hollande), ont rappelé aux Etats leurs engagements dans la mise en œoeuvre effective des dispositions de la Déclaration et du Programme d’Action de Durban, et ont également soulevé notamment les questions relatives aux droits des peuples autochtones, aux violences, à la répression et au racisme institutionnel pratiqués par les Etats d’Afrique du Nord à l’encontre des Amazighs.

Profitant de cette vitrine internationale, les membres de la délégation amazighe ont fourni un travail d’information à destination des différents organes de l’ONU et des acteurs internationaux dans le but de les sensibiliser à la problématique amazighe telle qu’elle se pose dans les différents pays de Tamazgha.

L’ensemble des ces activités ont pu donner une grande visibilité à la question amazighe au Palais des Nations à Genève. Le drapeau amazigh ainsi que les robes Kabyles portées par les femmes membres de la délégation du CMA ont particulièrement attiré l’attention et suscité l’intérêt des présents à Genève. On entendait souvent la question : "You are Amazigh" ? et la réponse : " Yes, I am !".

Conférence mondiale contre le racisme et les discriminations

Genève, 20 – 24 avril 2009

Intervention du Président du CMA en séance plénière

Mme La Présidente,

Mmes, Mrs les délégués


Les Amazighs constituent le peuple premier d`Afrique du Nord. On les appelle communément les "Berbères". La Conférence de Durban en 2001 à laquelle nous avions pris part, était un événement historique qui a suscité en nous un immense espoir, car nous croyions à un réel engagement des Etats, des organisations internationales et de la société civile, pour une véritable lutte contre le racisme et toutes les formes de discriminations.

Huit années plus tard nous sommes au regret de constater que pour le peuple Amazigh les choses ne sont pas allées dans le sens attendu : nous avons continué à subir la répression, les interdits et l’exclusion du fait même que nous sommes des Amazighs.

Ici à Genève, nous avons écouté les gouvernements qui administrent nos pays en Afrique du Nord (notamment le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye) dire une fois de plus, qu’il n’y a pas de racisme chez eux et même donner des leçons de bonne conduite en matière de tolérance et de respect des droits de l’homme.

Malheureusement, nous sommes là pour témoigner qu’aujourd’hui il y a des détenus au Maroc seulement parce qu’ils ont revendiqué le droit à leur langue et à leur culture amazighes, que notre collègue Chakib El-Kheyari est emprisonné arbitrairement depuis le 18 février dernier et Abdelaziz El-Wazani est menacé subit le harcèlement judiciaire depuis 2 ans, qu’en Algérie les gendarmes ont tué 126 Kabyles en 2001 lors de manifestations pacifiques et que les militants pour l’autonomie de la Kabylie subissent un harcèlement policier permanent, qu’au Niger et au Mali les Touaregs sont pourchassés, que la Tunisie a presque achevé sa tâche d’éradication de l’existence des Amazighs dans ce pays, qu’en Libye, les domiciles de militants pour les droits des Amazighs ont été attaqués dans la ville de Yefren en décembre 2008 par des extrémistes arabistes en présence et avec l’aide de la police et de l’armée.

En définitive, au delà de la Déclaration qui vient d’être adoptée ici à Genève, ce que nous attendons, ce sont surtout les actes concrets, en commençant par l’arrêt immédiat des violences et de l`oppression dont souffre le peuple Amazigh. Seules des avancées réelles et dûment constatées, dans le respect de nos droits pourraient nous rendre l’espoir et la confiance.

En tant qu’ONG, nous croyons beaucoup au droit international et à l’ONU pour nous aider à faire reconnaître et respecter nos droits. Mais nous pensons que l’ONU ne doit pas rester le club exclusif des Etats. L’ONU doit s’ouvrir à tous les peuples et Nations du monde afin que toute l’humanité soit démocratiquement représentée au sein de cette organisation mondiale. Il est donc impératif que l’organisation des Nations Unies accepte comme membres les peuples sans Etat et les peuples marginalisés, comme c’est le cas du peuple amazigh. Nous demandons donc solennellement à ce que le peuple Amazigh soit accepté comme membre des Nations Unies afin que cette instance puisse être notre maison à tous.

Je vous remercie de votre attention.

Palais des Nations, Genève, 24 avril 2009

Belkacem Lounes

Président du CMA


NB : Lors de l’intervention orale du Président du CMA et juste après qu’il ait évoqué le cas de la Libye, le représentant du gouvernement libyen a immédiatement réclamé une motion d’ordre, pour protester contre les propos de Belkacem Lounes. Celui-ci a ensuite poursuivi son intervention en répondant qu’il était de son devoir de dénoncer le racisme et les violations des droits humains et de réclamer qu’ils cessent. Il a ajouté : " le jour où les Etats respecteraient les droits et les libertés, je serai le premier à les féliciter ". Cet incident a eu pour effet de susciter davantage l’intérêt de l’auditoire à l’intervention du Président du CMA.



1 Message

Genève,20-24 avril 09, actions du Congrès Mondial Amazigh 29 avril 11:37, par Ettey aghali

j espere ke les problème des amazighan est rèel . C est parceke ns ns disposons pas d un pays digne de ns kon va ns traiter ainssi.je parle au nom des touaregs ki sons maltirise et chasser des terre d leur encetre pour servir les intere international et particulierememt celuis d areva

mardi 28 avril 2009

Paix au Niger : La désillusion au rendez vous?

Le rétour de certains combatants de la résistance au Niger dans le cadre de l'appel du président de la république et des éfforts de certains notables du nord s'avere dangereux et plein d'embûches.
Les ex rebels repondant à ces sirènes se retrouvent ainsi monnayés pour leur retour au bercail par certaines personnalités aux motifs douteux .
La suite aujourd'hui est q'ils se retrouvent sans aucune garantie,ni d'amnestie,ni de rejoindre leurs postes encore moins d'être libres pour certains...
Des arrestations,des brimades restent leurs lots quotidiens malgré les garanties du président de la république ,du haut commissaire à la restauration de la paix et du ministre de l'interieur reçemment faiseur de paix à Tripoli.
Le retour de certains élements des FNIS et surtout des Unités Sahariennes en est l'illustration parfaite.
Il leur est réproché pour certains d'après le commandemant de ne pas avoir ramené leurs armes avec lesquelles ils ont désertés.
A Niamey CEUX QUI ONT NEGOCIER LEUR RETOUR TENTENT DE SE RENDRE A TRIPOLI POUR "FAIRE AvANCER LA PAIX" tout en sémant deja les germes d'une future rebellion.
AVIS AUX AMATEURS!!

IBANAKAL

Le GSPC attaque des militaires maliens


Terrorisme au Sahel
Le GSPC attaque des militaires maliens

L’attaque aurait fait 5 morts parmi les militaires, mais des sources maliennes démentent ce bilan. Selon elles, les militaires ont arrêté 5 terroristes et récupéré un important lot d’armes.


Le GSPC donne la preuve qu’il est bel et bien implanté au Mali. Quelques heures après les déclarations du président malien à El Watan, le GSPC a frappé fort au nord du Mali.

Selon des sources sécuritaires locales, un groupe composé d’une quinzaine de terroristes a attaqué dimanche dernier, vers 11h30, une patrouille de militaires chargée d’assurer la sécurité du scrutin communal – qui s’est ouvert le même jour – à l’extrême nord de Tessalit, dans la région de Kidal, située à quelques centaines de kilomètres de la frontière sud-ouest avec l’Algérie. Selon nos sources, les assaillants armés de kalachnikovs et dotés de moyens de communication satellitaire étaient à bord de trois véhicules tout-terrain et attendaient le passage de la patrouille, dont ils avaient surveillé les mouvements. L’accrochage aurait duré plus d’une heure avant que les renforts, qui n’étaient pas loin, n’arrivent sur les lieux. Nos interlocuteurs avancent un bilan de 5 morts ainsi que des blessés parmi les militaires, mais des sources officielles maliennes, que nous avons jointes hier, affirment « n’avoir subi aucune perte.

L’opération a été réussie ». Selon elles, les forces maliennes « ont encerclé le groupe de terroristes et fait prisonniers quatre d’entre eux » alors qu’« un important lot d’armes et de munitions, des véhicules et des équipements divers de communication ont été saisis ». Nos sources, faut-il le souligner, ne parlent plus de salafistes, mais de « terroristes que l’armée malienne a neutralisés ». Peut-on croire que les autorités maliennes se soient rendu compte de la nuance ? On n’en sait rien. En outre, aucune information sur l’identité des quatre terroristes arrêtés n’a été donnée, sous prétexte que « l’enquête à ce sujet est en cours ». Cependant, des sources au fait de cette affaire sont formelles. Il s’agirait d’un groupe composé de terroristes algériens guidés par des Maliens. « Ils voulaient lancer un message aux autorités maliennes : ils peuvent frapper à n’importe quel moment, où et quand ils le veulent. Le choix de l’attaque au moment où se déroulent les élections communales, c’est-à-dire où la région est envahie de militaires, prouve l’assurance avec laquelle le GSPC a pour habitude d’activer au nord du Mali », explique nos interlocuteurs. En fait, quelles que soient les conditions dans lesquelles cette opération a eu lieu, cela démontre au moins que le GSPC semble avoir rompu le « deal » qu’il a passé avec les officiels maliens. Celui de ne jamais commettre d’attentats sur le sol qui lui sert de gîte. C’est également une réponse au président Amadou Toumani Touré, qui déclarait dans l’entretien qu’il nous a accordé à Bamako, que le GSPC « n’a jamais commis d’actes terroristes sur le territoire malien ».

C’est également un démenti flagrant adressé au chef suprême du Mali, qui ne cesse d’affirmer que le GSPC ne se trouve pas sur son sol, mais sur toute la bande sahélo-saharienne. L’attaque d’hier, même si elle est avortée, montre encore une fois que la région est véritablement sur un volcan. Elle intervient au moment où les négociations avec le groupe de Abou Zeid, émir du GSPC pour la région sahélo-saharienne, se poursuivent pour aboutir à la libération de deux touristes, un Britannique et un Suisse, détenus en otages depuis plus de quatre mois. Mokhtar Belmokhtar, un chef de la même zone, mais en disgrâce avec l’émir national Droukdel, a, après de longues tractations, décidé de libérer les deux diplomates onusiens de nationalité canadienne, qu’il détenait depuis le début de l’année en cours. Les ex-otages avaient été enlevés au Niger par un groupe de contrebandiers qui les a remis au GSPC. Quatre jours après la libération de quatre otages (deux par Belmokhtar et deux autres, des femmes âgées, par Abou Zeid), Abou Zeid menace d’exécuter les deux otages restants (britannique et suisse), si ses revendications ne sont pas acceptées. Officiellement, il s’agit de la libération de salafistes mauritaniens arrêtés au Mali, et Abou Koutada en détention à Londres, mais officieusement, ils auraient exigé une rançon dont le montant n’aurait pas été déterminé. Rappelant étrangement l’épisode de l’enlèvement des touristes autrichiens, libérés après 9 mois de détention, contre le paiement d’une somme que certains estiment à 10 millions d’euros. L’on se rappelle qu’au début de ce rapt, les auteurs avaient exigé la libération de certains terroristes avant de réclamer une rançon.


Par Salima Tlemçani

lundi 27 avril 2009

Déclarez votre amour bio avec la bague éthique “Artkem”


24 avril 2009
bague touareg en argent Artkem

Pour clore cette semaine dédiée à l’amour bio nous ne pouvions passer à côté du cadeau rêvé par toutes les femmes : la bague ! Aussi, Greenzer vous fait découvrir la bague touareg en argent “Artkem” disponible chez Amnesty International.

Les bijoux éthiques “Artkem” sont riches de la culture occidentale et de la tradition artisanale du Sahel. Ils sont nés d’une rencontre entre des artisans joailliers touaregs de Niamey et de deux joailliers français. Cela vous garantit donc un savoir-faire à la fois local et de qualité. Offrir un bijou “Artkem”, c’est faire un achat éco-responsable qui respecte les hommes et les cultures locales. Ces bijoux vous garantissent donc un achat équitable et solidaire.

Les bijoux “Artkem” sont fabriqués directement au Niger. La construction du premier atelier de production date de l’été 2007. Il est le premier centre de production aux normes européennes en Afrique de l’Ouest d’où une exécution moins pénible des tâches et une réelle qualité de finition. Un joaillier français enseigne aux artisans locaux une méthode de travail précise dans le respect du savoir-faire local.

Fabriquée au Niger, cette bague touareg s’inspire des courbes des dunes d’Afrique et des motifs tissés sur les tapis traditionnels. La bague touareg “Artkem” permettra donc à votre amour bio de rêver et de s’évader rien qu’en regardant son doigt ! Ce simple jonc en argent ciselé et intemporel est incrusté d’ébène. Une bague écolo et originale pour une femme originale ! En plus la bague éthique “Artkem” est réglable et s’adapte donc à toutes les mains : la plus sûre façon de ne pas se tromper.

Si vous voulez offrir une bague intemporelle et originale afin de déclarer votre amour à l’unique femme écolo qui fait battre votre cœur, alors n’hésitez plus et craquez pour la bague en argent “Artkem”. En outre, cette bague éthique sera parfaite pour une demande en mariage écolo !

La bague touareg “Artkem” est disponible chez notre marchand Amnesty International au prix de 23€.
Diffusez le message Greenzer

La Société des Mines d’Azelik (Somina) interpellée


26-04-09
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L’ONG Aghir In’Man basée à Agadez a publié le 19 avril dernier un communiqué pour s’inquiéter du comportement de la Société des Mines d’Azelik (Somina) qui cherche à exploiter le gisement d’uranium dans la commune d’Ingall. Pilotée par les Chinois, la société travaille apparemment dans la plus grande opacité, à en croire le communiqué. Elle refuse d’ouvrir ses portes aux acteurs sociaux locaux. «Depuis le démarrage des travaux de cette mine, nous avons tenté en tant qu’organisation de la société civile de protection de l’environnement d’interpeller les dirigeants de la Somina pour une transparence dans le cadre de la protection de l’environnement et de la surveillance radiologique mais en vain», dénonce l’ONG, dans son communiqué, rappelant les conditions difficilement acceptables dans lesquelles se sont déroulés l’audience publique et l’atelier de validation de l’étude d’impact environnemental de la mine.

La tentative de bâclage de l’atelier d’évaluation de l’étude d’impact environnemental du projet de construction de la raffinerie de pétrole convoqué à Zinder a conforté Aghir In’Man dans sa conviction que les compagnies chinoises ont «le même mode opératoire» partout où elles interviennent. Pour l’ONG, «ce piétinement des lois nigériennes en la matière ne peut déboucher que sur le désordre et l’anarchie, toute chose que tout promoteur minier doit éviter afin de bâtir une industrie qui s’intègre convenablement dans les territoires où elle s’implante». Devant «les inquiétudes, les ratés et les imperfections graves» dans le cadre de l’exploitation de nos ressources, Aghir In’Man a cru devoir lancer un appel à tous les nouveaux partenaires miniers, «notamment les chinois, pour qu’ils se ressaisissent afin de ne pas décevoir l’espoir de tout un peuple. Que tous les partenaires miniers gardent en mémoire l’amertume et le désarroi du peuple nigérien face au demi-siècle d’exploitation de l’uranium par Areva au Niger», a-telle interpellé.

Avant de réitérer son souhait et celui des autres organisations de protection de l’environnement, «de visiter toutes les mines afin de constater de manières transparentes les mesures qui sont prises pour protéger les populations riveraines, les travailleurs de la radioactivité, l’environnement et les questions de développement durable».

Republicain Niger

Hama Amadou finalement évacué sur la France

Libération-Niger
26 avril 2009-

Comme il l’avait exigé des autorités nigériennes, Hama Amadou a non seulement obtenu la liberté provisoire jeudi dernier après 10 mois d’incarcération, mais il a pu rejoindre son hôpital parisien, dès le lendemain de sa libération. Le gouvernement nigérien voulait l’évacué au Maroc, mais le célèbre prisonnier politique a dit niet ; il préfère la France dans l’hôpital de Neuilly où il a l’habitude de se faire soigner. Aussi l’ancien premier ministre refusait toute évacuation tant qu’il n’est pas libre de ses mouvements.
Finalement il a obtenu la liberté provisoire, le 23 avril dernier et depuis hier samedi 25 avril il a été admis dans son hôpital préféré en terre française.
Rappelons que Hama Amdou a été renversé de son poste de premier ministre du Niger par sa propre majorité en mai 2007. Il avait dit juste après sa chute que sa majorité était sans âme. L’année suivante, précisément en juin 2008, il est accusé de détournement de fonds destinés à la presse et jeté à la prison de haute sécurité de Koutoukalé.
Avec du recul, pour bon nombre de nigériens Hama Amadou est tout simplement un prisonnier politique. Il avait juste avant son arrestation affirmé que le président Tanja Mamadou n’avait pas l’intention de quitter le pouvoir à la fin de son second et dernier mandat en décembre 2009.

Niger : Hama Plus sauvé par la maladie


Niger : Hama Plus sauvé par la maladie
par JA08, le 27 Avril 2009 à 13:45

Dix mois après avoir séjourné dans la haute prison de sécurité de Koutoukalé, l’ex-Premier ministre nigérien a recouvré la liberté le 23 avril 2009 « pour raison de santé », a dit avec insistance la Haute Cour de justice présidée par Moumouni Djermakoye Adamou. Rappel des faits pour ceux qui n’en auraient pas eu connaissance :


u commencement, Hama Amadou a été accusé d’avoir dissipé 100 millions de francs qui devaient servir d’appui à la presse privée. Même après avoir brandi les preuves que cet argent a bien été utilisé, et n’est donc pas allé dans sa poche, l’intéressé a été inculpé et emprisonné. Mais finalement la justice ne retiendra que 39 millions qu’il doit à l’Etat.

Reclus à Koutoukalé dont, ironie du sort, lui-même avait ordonné la construction, l’illustre prisonnier souffrait depuis quelque temps d’hypotension et d’hypoglycémie qui nécessitent des soins urgents. De sa geôle, les autorités ont voulu d’abord l’envoyer au Maroc pour recevoir les soins. Refus catégorique de l’ancien directeur de cabinet du président Seyni Kountché qui préfère l’hôpital américain de Neuilly en France où il a l’habitude de faire son check-up.

Le feuilleton politico-judiciaire qui vient de connaître une issue provisoire appelle quelques lectures concernant la vie nationale de ce pays. D’abord quoi qu’on dise, même la démocratie nigérienne est une réalité. Des députés de la majorité, notamment du Mouvement national pour la société de développement (MNSD-Nassara), qui votent des motions de défiance contre le Premier ministre, refusent de suivre le chef de l’Etat dans sa volonté de s’accorder un troisième mandat, une Assemblée où le débat intramajoritaire fait penser à ceux entre opposition et mouvance présidentielle... on n’est pas dans un pays européen mais bien au Niger.

C’est pourquoi, quand Hama Amadou a commencé à avoir ses ennuis judiciaires, d’aucuns ont certes loué le fait que cela prouve que nul n’est au-dessus de la loi dans ce pays. Mais la célérité de l’enrôlement du dossier ainsi que la suite qui en a découlé laissaient échapper un parfum de règlement de comptes politiques. Hama Plus n’est pas n’importe qui : véritable animal politique, il est électoralement assis au Niger et ce n’est pas l’actuel chef de l’Etat qui dira le contraire, puisqu’il doit son fauteuil en partie à Hama Plus. Mais, c’est connu, et Machiavel l’avait théorisé, « si tu es fait que quelqu’un soit roi... ». L’ancien chef du gouvernement a-t-il des remords pour avoir favorisé l’accession au pouvoir de celui qui fut aide de camp de Kountché ?

Depuis ce 24 avril 2009, Hama Amadou doit remercier non seulement la Haute Cour de justice mais aussi et surtout la maladie, car « l’attitude bienveillante de la justice » à son égard s’explique par le fait qu’il est souffrant. Du reste, si Mes Yawo Agboyibor, Issif Baddhio et d’autres avocats ont bâti leur plaidoirie sur le fait que leur client n’a rien à se reprocher, ils n’ont pu influer sur les attendus du jugement qu’en tablant sur sa santé, défaillante. Voilà donc celui qui fait figure d’adversaire de Tandja sauvé par la maladie.

Devant resté aphone ou plutôt dans une posture ou ne doivent poindre ni « provocation ni arrogance » et « être disponible à tout moment pour répondre devant la Haute Cour de la question de fond », Hama Amadou est véritablement à un tournant capital de sa carrière politique.

Crédité également de moyens financiers conséquents, l’homme est un potentiel remplaçant de Tandja si les élections se déroulent à la loyale. Et pour beaucoup, sauf accident et malgré l’épée de la justice qui pend sur sa tête, il va briguer l’unique poste qu’on l’accuse de lorgner et qui lui aura valu toutes ces avanies politiques et judiciaires, mais pour lequel il a toutes les chances. A moins que Tandja n’use de tous les moyens pour s’accorder la rallonge de 3 ans dont il a besoin pour terminer ses grands chantiers.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana/ L’Observateur

Après les allégations du président Touré/Quand le Mali protège le GSPC


Actualité (Lundi 27 Avril 2009)
Après les allégations du président Touré
Quand le Mali protège le GSPC
Par :Mounir Boudjema
Quotidien "Liberté" Algérie.

L’Algérie a toujours cru que le Mali, comme incarné par Amadaou Toumani Touré (ATT), est un pays sur lequel elle pouvait compter dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Mais au regard des récentes déclarations du président malien, on est en droit de s’interroger sur la santé mentale du régime de Bamako.

Le festival de contre-vérités émises par le président malien dans les colonnes d’un confrère interpelle les connaisseurs de la région du Sahel. Le Mali, longtemps considéré comme une préoccupation sécuritaire majeure dans la région du Sahel, possède tous les moyens pour ne plus être le pays à la traîne dans la lutte antiterroriste, mais au regard des affirmations hasardeuses du président malien, Bamako semble pratiquer l’amnésie volontaire.
D’abord, le président omet de dire que le Mali est préoccupant actuellement à plus d’un titre. Le sanctuaire qu’il offre et l’impunité qu’il accorde aux deux groupes terroristes de la branche sahélienne du GSPC sont une réalité intangible. Le laxisme, sinon la complicité, à l’égard des réseaux de trafic de drogue a pris une telle ampleur que non seulement le cannabis marocain transite par le Mali, mais tous les réseaux de la cocaïne et plus récemment, ceux de l’héroïne. Le troisième grief qui peut être fait au Mali d’ATT est cette incapacité chronique à mettre fin à la dissidence touarègue et à respecter les engagements pris lors de l’accord d’Alger du 4 juillet 2006.

Le nord du Mali aussi grand que la Belgique

Mais examinons de plus près l’argumentaire du président malien. D’abord sur le point des accords d’Alger. ATT déclare que la totalité des armes des rebelles touaregs n’a pas été déposée. Ce qui est une des rares vérités émises par le président malien. Mais ce qu’il n’explique pas, c’est comment les armes en bon état rendues par les Touaregs aux militaires maliens dans le cadre des accords de paix se retrouvent entre les mains de certains terroristes abattus récemment au Sahara ! Les numéros de série faisant foi.
Le président malien nie le fait que le GSPC utilise toute la largeur de la bande sahélienne au nord du Mali pour se déplacer ou prendre racine. La présence du GSPC est signalée dans plusieurs localités maliennes telles que Tombouctou, Araouane, Taoudenni, Tessalit, Al-Khallil, Hassi Ichourad, Hassi Essala ou le mont Tadac. Toute cette région est infestée de terroristes d’Al-Qaïda Maghreb et les témoignages des otages européens enlevés en 2003, en 2008 ou en 2009, précisent que ces régions ont servi de lieu de détention ou aux transactions pour leur libération. La bande désertique citée
par le président malien est réelle, mais celle-ci se trouve en plein territoire malien, aussi grand que la Belgique, où la présence de l’État malien est fantomatique et dont les terroristes ont fait le principal sanctuaire.

Bamako, le mauvais élève du Sahel

Assez subtilement, le président malien souligne que les prises d’otages des Européens ont eu lieu en Algérie ou en Tunisie, accusant à demi-mot ces États. Il omet juste de préciser que les quatre touristes européens kidnappés le 22 janvier dernier l’ont été en territoire malien, à 10 kilomètres de la localité frontalière nigérienne de Chigoden.
Le président malien se défausse également sur ses voisins sahéliens accusant les autres États sahélo-sahéliens de “passivité”. Ce qui est un comble. Car comment peut-on accuser le Niger qui, malgré des moyens militaires rudimentaires et une famine endémique, n’a pas hésité à attaquer à plusieurs reprises les bases et les convois du GSPC en 1998, en 2004 et en 2005 ? Des attaques qui ont coûté la vie à des soldats nigériens. Comment peut-on stigmatiser le Tchad qui, en mars 2004, a attaqué la base d’Abderezzak El-Para et neutralisé 15 terroristes

Même les mouvements rebelles tchadiens, tels que le MDJT, ont contribué à lutter contre le terrorisme au Sahel en livrant le même El-Para à la Libye, puis à l’Algérie pour y être jugé. Peut-il réellement accuser la Mauritanie qui, malgré l’instabilité politique, a arrêté 7 terroristes du GSPC Sahel du groupe de Mokhtar Belmokhtar, après l’attaque de la caserne d’El-M’riti en juin 2005. Nouakchott a même engagé une vaste opération militaire qui a permis de déloger les terroristes de leurs refuges à Hassi Echourad, au nord du Mali, au grand désarroi de Bamako qui n’a pas su ou voulu le faire.
Même les mouvements touaregs, dénigrés par ATT, comme celui de “l’alliance du 23 mai pour le changement” ont participé à l’effort de guerre contre le terrorisme dans le Sahel en neutralisant le groupe d’Ahmed Zerfaoui, listé par l’ONU.

10 tonnes d’amonitrate viennent du Sahel

La conclusion qui s’impose d’elle-même est que Bamako est le cancre de la région en matière de lutte antiterroriste. Le Mali est tellement obsédé par régler son compte au mouvement touareg qu’il donne sa protection aux groupes terroristes et ferme les yeux sur les réseaux de trafic de drogue qui enrichissent les seigneurs de guerre de la région.
Le pacte tacite entre Bamako et le GSPC semble clair. Selon un repenti, les Salafistes ont même créé une cellule pour se renseigner sur les mouvements des rebelles touaregs et fournissent des tuyaux aux services secrets maliens. Ces derniers semblent, à l’instar d’autres gouvernements qui préfèrent négocier avec le terrorisme au lieu de le combattre, persuader le GSPC de ne pas attaquer des cibles au Mali ou de pénétrer de manière voyante dans les centres urbains.

On est en droit de s’interroger aussi sur le renflouement des effectifs terroristes puisque les salafistes interpellés dans les grands centres urbains ne sont pas emprisonnés, mais renvoyés dans la zone du GSPC au nord du mali comme ce fut le cas avec trois Mauritaniens du groupe Belmokhtar.
Quant à l’argent des rançons, il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire pour Bamako. Comme celle qui concerne les deux millions d’euros, saisis dans la ville de Mopti, chez le frère de l’otage autrichien et dont on ne connaît pas le destinataire. Ou encore tous les achats d’explosifs et d’armement effectués par Al-Qaïda Maghreb dans le Sahel et expédiés vers le nord algérien comme dans l’affaire des 10 tonnes d’amonitrate réceptionnées par Droukdel et qui servent à tuer des Algériens dans les attentats kamikazes.
Cette liste non exhaustive des oublis du président malien qui considère les groupes terroristes comme étant d’essence “nationaliste” !
Elle laisse incrédule les observateurs de la scène sahélienne. Quand on a un passif aussi lourd à l’égard du terrorisme international, on se demande pourquoi la communauté internationale s’acharne sur le Soudanais Omar El-Bachir cloué au pilori du TPI pour moins que ça.

Mounir B.

Touareg

bonne réponse pour les délires verbales du bidasse att,qui éssaie de salir les Touaregs encore une fois de plus.Heureusement que des médias hônnetes existent pour remettre les pendules à l'heure!!

Mali : quatre islamistes algériens arrêtés après un accrochage


Jeune Afrique - 26/04/09
Mali



Quatre islamistes algériens ont été arrêtés dimanche dans le nord du Mali à la suite d’un accrochage avec une patrouille de l’armée, a-t-on appris de source militaire.

"Nos troupes chargées de sécuriser les élections (municipales de dimanche) sont tombées nez-à-nez avec un groupe d’islamistes algériens armés. Il y a eu échanges de coups de feu. Quatre +bandits armés+ ont été arrêtés", a déclaré à l’AFP un responsable de l’armée malienne contacté dans le nord du Mali.

Selon lui, l’accrochage s’est déroulé "dans le très grand nord-Mali", région désertique frontalière de l’Algérie.

"Nous avons aussi saisis sur eux des armes, des munitions et des véhicules", a ajouté la même source.

Interrogé par l’AFP, le gouvernorat de la région de Kidal, où l’accrochage s’est déroulé, a affirmé que les "les opérations de votes s’étaient déroulées normalement dans le secteur où les salafistes ont été traqués".

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a par ailleurs menacé de tuer un otage britannique qu’il détient dans le nord du Mali si Londres ne libère pas dans vingt jours l’islamiste radical Abou Qatada, rapporte dimanche le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE).

La menace de tuer l’otage britannique est contenue dans un communiqué publié ce dimanche, précise le SITE.

En février, l’Aqmi avait revendiqué l’enlèvement de deux diplomates canadiens ainsi que celui de quatre touristes européens, kidnappés en janvier.

Deux des touristes, un Britannique et un Suisse, restent aux mains des ravisseurs, après la libération de quatre premiers captifs le 22 avril.

Le Mali est "en train de tout faire" pour que les otages européens toujours détenus par des "salafistes" dans le nord du pays "soient libérés sains et saufs", a affirmé le président malien Amadou Toumani Touré dans un entretien publié samedi par le quotidien algérien El Watan.

Les deux otages européens toujours détenus au Mali sont entre les mains d’un groupe dirigé par l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, a affirmé vendredi à l’AFP une source proche d’un diplomate engagé dans les négociations.

Abdelhamid Abou Zeid est habituellement désigné par l’ONU sous le nom de Abid Hammadou et serait âgé de 43 ans.