mardi 4 juin 2013

NDLR/Les titres ringards de jeune Afrique sur les Touareg..pas d'evolution depuis 50 ans..ah l instrument de la frança-fric!!

Mali : alliances touarègues et sables mouvants
MNLA(352) - touareg(193) - Alghabass Ag Intalla(8) - Intalla Ag Attaher(5)


04/06/2013 à 09h:15 Par Rémi Carayol


Alghabass Ag Intalla, le fils et successeur désigné du patriarche des Ifoghas. © Ahmed Ouoba/AFP

Ruptures, ralliements, revendications... Dans le nord du pays, les positions des nombreux groupes touaregs n'en finissent pas de changer. Et de freiner les espoirs de paix.

Dans le Mali septentrional, il en va des alliances politiques comme des dunes de sable : le paysage peut changer d'un jour à l'autre. Alors que l'élection présidentielle annoncée pour le 28 juillet approche et que l'on ne sait toujours pas si l'on pourra voter à Kidal - la ville du Grand Nord toujours occupée par les hommes en armes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), ce qui constitue, pour nombre de Maliens, un scandale -, on assiste à une recomposition aussi spectaculaire qu'indécise des forces en présence.

Une partie des Ifoghas, tribu qui fut à l'origine de toutes les insurrections touarègues depuis l'indépendance mais a été reléguée ces dernières semaines au second plan de la rébellion, tente de reprendre la main à travers l'une de ses illustres familles : les Intalla. « C'est une constante dans l'histoire des rébellions, explique un fin connaisseur du monde touareg. Dès que les combats sont en voie d'extinction, chacun essaie de se placer pour participer aux discussions. »

Le 19 mai, Intalla Ag Attaher, le patriarche octogénaire, a fait savoir qu'il démissionnait du MNLA pour prendre la présidence du Haut Conseil de l'Azawad (HCA), une structure mise sur pied il y a quelques semaines par l'un de ses fils, Mohamed Ag Intalla. Le même jour, un autre de ses fils, Alghabass Ag Intalla, annonçait à son tour son ralliement au HCA et, par là même, la dissolution de son groupe armé, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Un coup dur pour le mouvement qui a déclenché la rébellion en janvier 2012, comme en témoigne le démenti énergique mais vain de l'un de ses représentants installé à Ouagadougou, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh : « C'est de l'intox. Intalla n'a pas démissionné. »

Malgré son grand âge et ses problèmes de santé, Intalla Ag Attaher reste une référence. Depuis qu'il a hérité de son père (Attaher Ag Illi), en 1962, le titre d'aménokal de Kidal, il est à la fois le chef suprême des Ifoghas (et, à ce titre, l'autorité morale de Kidal) et le patriarche de toutes les tribus vivant dans l'Adrar des Ifoghas.

Destiné

À la naissance du MNLA, en octobre 2011, il ne manquait aucun Intalla. Aujourd'hui, il n'en reste plus un seul. Le fils aîné de l'aménokal, Mohamed, député à l'Assemblée nationale, a également quitté le mouvement armé le 19 mai. C'est lui qui, il y a quelques semaines, a créé le HCA, dont il est aujourd'hui le secrétaire général. « Pour intégrer le HCA, explique-t-il à Jeune Afrique, il faut n'appartenir à aucun autre groupe. D'où la démission de mon père et la mienne. » D'où, aussi, la dissolution du MIA décidée par son frère, Alghabass. Le parcours de ce dernier illustre la mouvance des alliances dans la région.

Destiné à succéder à son père à la tête des Ifoghas (ainsi en a décidé « le vieux »), Alghabass, qui, comme son frère, est député de l'Assemblée nationale, a d'abord participé à la création du MNLA. Lorsque Iyad Ag Ghaly, vexé de n'avoir pu prendre la tête du MNLA, a, quelques semaines plus tard, créé son propre groupe armé, Ansar Eddine, il a décidé de le suivre. « Alghabass n'est pas un islamiste, mais il a estimé qu'Iyad était le meilleur choix », explique un familier du clan. Mauvaise pioche : en janvier, après l'échec de son offensive sur le Sud, Iyad, qui s'était allié aux groupes jihadistes, est définitivement devenu infréquentable.

Alghabass a alors créé le MIA. Depuis, il a régulièrement tenté de se rabibocher avec les dirigeants du MNLA et de renouer avec les Français. Aux premiers, il a proposé de fusionner et de changer de nom, sans succès. « Le MNLA estime qu'il a la légitimité et surtout la reconnaissance internationale. Pour eux, il est hors de question de changer de nom. La seule chose qu'ils nous proposent, c'est de les rejoindre », expliquait en mars un cadre du MIA. Aux seconds, il a réclamé d'être considéré comme un interlocuteur pour la paix, toujours sans succès. « Les Français ne veulent pas discuter avec un groupe issu d'Ansar Eddine », explique un diplomate ouest-africain. D'où son nouveau pari : le HCA.

Failles

Officiellement, le Haut Conseil est là pour rassembler et faire la paix. « Notre objectif, à court terme, est de réconcilier tous les Azawadiens : les Touaregs, les Arabes, les Peuls, les Songhaïs, indique Mohamed Ag Intalla. À plus long terme, nous voulons trouver une solution - l'autonomie ou une fédération - avec le gouvernement malien et la communauté internationale. » La volonté des Intalla de fédérer « l'ensemble des communautés du Nord » est cependant loin de faire l'unanimité. « Ce n'est rien d'autre qu'un moyen, pour les gens d'Ansar Eddine et du MIA, de se refaire une virginité », peste un représentant des Imghads, une tribu touarègue en rupture avec les Ifoghas. Et de poursuivre : « Les Ifoghas sont le problème du Nord. Ils ne comprennent pas la démocratie. Pour eux, il est impensable qu'un autre groupe que le leur gouverne. »


Les Azawadiens ont déjà fait leur choix : celui du MNLA.

Au MNLA, où l'on trouve plusieurs groupes touaregs mais où les Ifoghas sont en minorité, il n'est pas besoin de creuser en profondeur pour entendre le même son de cloche. Dans un communiqué publié le 21 mai, Moussa Ag Attaher, un porte-parole, rappelle que « le Haut Conseil de l'Azawad est une initiative mise en place par certains notables de la région de Kidal et ne représente de ce fait qu'une structure locale. Le MNLA [...] est un mouvement national dépassant le cadre local de Kidal ». Certes, le groupe armé a donné son accord de principe pour intégrer le HCA, mais il ne veut voir dans cette nouvelle entité qu'une simple « commission chargée de faciliter l'union des Azawadiens ». Il est pour lui hors de question de s'y fondre. Encore moins de le laisser participer aux négociations avec l'État malien. « Les Azawadiens ont déjà fait leur choix : celui du MNLA, vitupère Ag Assaleh. Le MIA et le MAA [Mouvement arabe de l'Azawad] sont des groupes de blanchiment de terroristes ! »

La virulence de la réaction du MNLA illustre ses failles. Selon un spécialiste de la région, le groupe est traversé par deux tendances a priori irréconciliables : « D'un côté, il y a les Libyens, ceux qui ne connaissent pas le Mali, ont grandi en Libye et ne sont venus avec les armes qu'en 2011, après la chute de Kaddafi. Ce sont les plus radicaux. Ils sont déconnectés de la réalité. Ils ne veulent pas intégrer le HCA et feront la guerre jusqu'au bout. De l'autre, il y a les Touaregs du Mali, qui sont plus respectueux des traditions et n'iront pas à l'encontre de l'aménokal. Ceux-là sont prêts à faire la paix et à rallier le HCA. »

Les premiers sont dirigés par le chef d'état-major du MNLA, Mohamed Ag Najiim, un Idnan qui a intégré l'armée de Kaddafi dans les années 1980 (il a notamment combattu au Tchad). C'est lui le vrai patron du mouvement. Les seconds suivent Bilal Ag Acherif, qui a étudié en Libye mais est resté proche « des gens du bled », et qui appartient à la communauté des Ifoghas. Malgré son titre de président du mouvement, il n'est pas le dernier décideur. Tous deux sont basés à Kidal.



Hommes en armes du MNLA dans les rues de Gao, juin 2012.

© DR

Le départ des Intalla pourrait être une conséquence de la « rupture entre ces deux groupes » dont parlent plusieurs familiers du Nord-Mali. Selon une source diplomatique, d'autres personnalités ont démissionné ces derniers jours, parmi lesquelles des officiers de l'armée malienne qui avaient déserté en 2012. « On va vers l'isolement du MNLA », parie un médiateur, qui rappelle que la France ne le soutient plus avec la même vigueur que par le passé (lire ci-dessous). La position du groupe armé est d'autant plus intenable qu'il est en conflit avec d'autres mouvements du Nord. « Ils sont presque en guerre avec les Arabes. Et les Imghads, qui sont restés fidèles au Mali et au colonel Gamou, n'attendent que le feu vert de Bamako pour en découdre avec eux », explique un Touareg basé dans un pays voisin.

Nouvelles menaces

Mi-mai, de violents affrontements ont opposé des combattants du MNLA à des hommes du MAA dans la région d'Anefis. Le MNLA, qui sait ce que les Occidentaux veulent entendre, affirme qu'il s'agissait d'une « attaque terroriste ». Une source sécuritaire régionale précise que le MAA, groupe armé qui a vu le jour en avril 2012 et aurait opéré un rapprochement avec le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), constitue « une nouvelle menace terroriste ». Il fait pourtant partie des interlocuteurs à prendre en compte.

Dans ces conditions, il semble difficile pour le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, comme pour Tiébilé Dramé, le représentant du président malien Dioncounda Traoré, d'entamer des négociations. Tout le monde, à Paris comme à Bamako et à Kidal, semble cependant s'accorder sur un point : il n'y aura de discussions sérieuses qu'après les élections. En attendant, ni le MNLA ni le HCA ne veulent voir l'armée malienne pénétrer à Kidal. « Les élections devront être sécurisées par la France et les Nations unies », exige Mohamed Ag Intalla. Ouagadougou négocie un accord allant dans ce sens.


Y a-t-il encore une "french connection" ?

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA) a-t-il toujours ses entrées au Quai d'Orsay ? La dernière délégation de la rébellion touarègue, conduite par son chef, Bilal Ag Achérif, a été reçue le 22 novembre 2012 à Paris par Jean Félix-Paganon, le représentant spécial de la France pour le Sahel, remplacé depuis par Véronique Roger-Lacan. Et leur principal interlocuteur au ministère français des Affaires étrangères, Laurent Bigot, qui était chargé de l'Afrique occidentale au Quai d'Orsay, a été démis de ses fonctions en mars. Dans l'une de ses dernières notes, il préconisait que le MNLA devienne une formation politique pour enclencher le dialogue avec les autorités maliennes. Lors de son passage à Bamako en février, François Hollande a lancé un appel au désarmement des groupes armés, dont le MNLA. Appel réitéré récemment par les militaires français. Mais le 2 mai, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est inquiété d'un vide sécuritaire dans l'Extrême-Nord et a rappelé l'importance du processus de réconciliation au Mali, notamment celle du dialogue entre le pouvoir et le MNLA. Sur le terrain, à Kidal, les officiers français ont des contacts réguliers avec Mohamed Ag Najim, chef d'état-major du MNLA. Ses troupes sont déployées dans la région, où la France tient l'aéroport, et Paris semble utiliser la connaissance du terrain qu'ont ses hommes pour y traquer les jihadistes. Le MNLA trouve aussi, parmi les parlementaires français, des oreilles attentives à ses revendications autonomistes, comme Élisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui s'est prononcée en février pour la mise en place d'un plan d'autonomie dans le nord du Mali. François Alfonsi, eurodéputé de Corse, a aussi reçu des membres du MNLA fin avril à Paris. Sur le plan médiatique, le porte-parole du mouvement, Moussa Ag Assarid, fait jouer son carnet d'adresses d'ancien pigiste à Radio France Internationale et à France Culture pour accéder aux rédactions parisiennes. Il en fait notamment profiter tous les responsables du MNLA, dont Nina Wallet Intalou, inlassable militante de la cause indépendantiste du mouvement. Pascal Airault.



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Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes"

Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes"










Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes"

Afp | 04 Juin 2013 13h22
"Cette terreur que nous entendons ailleurs est donc arrivée chez nous!", soupire Moussa, chauffeur de taxi. Après des attentats suicide dans le nord du pays et une évasion meurtrière à la prison de Niamey, les Nigériens sont plongés dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes".
Depuis ces événements, la paisible capitale baignée par le fleuve Niger est presque en état de siège. Le renforcement des mesures de sécurité est particulièrement criant autour des sites sensibles comme le palais présidentiel et l'aéroport.
Devant les ambassades, les barrages se sont aussi multipliés, tenus par des militaires et des gendarmes. "Ils sont particulièrement sur les nerfs, il vaut mieux obtempérer", explique à l'AFP Massaoudou Amadou, un riverain de l'ambassade des Etats-Unis.
Les attentats suicide du 23 mai dans le Nord, contre l'armée à Agadez et sur un site d'uranium du groupe nucléaire français Areva à Arlit, avaient fait monter la tension: une vingtaine de personnes avaient été tuées, essentiellement des militaires. Mais l'évasion survenue samedi à la prison de Niamey a exaspéré les craintes. Selon le gouvernement, une vingtaine de détenus se sont évadés, dont plusieurs "terroristes".
"Nous avons très peur, nous ne dormons plus la nuit depuis quelques jours", confie Amina sur le pas de sa porte, entourée de ses deux enfants. Cette mère de famille vit à proximité de la prison, aux abords de laquelle les forces de l'ordre ont nettement musclé leur présence.
Par peur d'attentats, le ministère de l'Intérieur a annulé "Baby fiesta", une fête pour enfants qui devait marquer le week-end dernier la fin de l'année scolaire. Des matches de football ont aussi été annulés.
A un arrêt de bus, Fati Soumana, une lycéenne, se résout à cette nouvelle vie et à ses contraintes: "nous devons tous collaborer pour combattre le terrorisme. Je veux bien perdre une partie de ma liberté pour que ma sécurité soit assurée".
Pour Idi Hassane, enseignant à l'université de Niamey, "plus que la nourriture et l'eau, la question de la sécurité devient prioritaire au Niger", pays sahélien qui est l'un des plus pauvres du monde, frappé par des crises alimentaires chroniques.
Entre "vigilance" et "psychose"
Confrontées depuis plusieurs années aux menées jihadistes, notamment les rapts d'Occidentaux, les autorités nigériennes appellent plus que jamais la population à ouvrir l'oeil.
"Il faut une union sacrée contre le terrorisme, nous demandons à la population d'être vigilante à tout instant", a lancé le maire de la capitale, Oumarou Dogari, sur la télévision publique. "Nos habitudes vont changer", a-t-il averti à propos des contrôles imposés par les services de sécurité.
Le président de l'Assemblée nationale, Hama Amadou, s'est montré plus martial. Pour lui, les attentats perpétrés dans le Nord sont une "déclaration de guerre" contre le Niger. "Il ne s'agit pas pour autant de créer dans notre pays une atmosphère de psychose sécuritaire, mais il s'agit d'organiser un climat d'insécurité réelle pour l'ennemi et ses complices", a-t-il avancé.
Les deux attaques suicide, les premières de l'histoire nigérienne, ont été revendiquées par des groupes islamistes armés. Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar a menacé de frapper de nouveau le Niger et les autres pays engagés militairement au Mali, où une intervention franco-africaine a permis depuis janvier de reprendre le Nord aux islamistes liés à Al-Qaïda qui contrôlaient la zone depuis 2012.
Cependant, certains au Niger ne cachent pas leur inquiétude quant aux dérives qui pourraient être commises au nom de la lutte contre les "terroristes". Dimanche, un lycéen a été tué par les forces de sécurité, qui ont tiré sur son véhicule après avoir jugé ses déplacements suspects.
"Il ne faut pas que l'on verse dans la délation et la paranoïa", prévient Ali Hassane, fonctionnaire à la retraite. "Tous ces appels à dénoncer des suspects vont davantage exacerber la panique au sein des populations", s'alarme le sociologue Sani Janjouna.
Vigile à Agadez, la grande ville du Nord désertique, Ahmed Moussa met en garde: "des dénonciations fantaisistes peuvent un jour déboucher sur des tensions entre des communautés, notamment contre les Touareg et les Arabes", comme cela se voit au Mali, où ces deux communautés sont parfois stigmatisées du fait que nombre de jihadistes en sont issus. "Il faut faire très attention".

Galerie - Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes"

Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes"
Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes" Le Niger dans les affres de la "guerre" contre les "terroristes"

Mali: un kamikaze se fait exploser dans la maison d'un chef du MNLA à Kidal




BAMAKO - Un attentat suicide a visé mardi la maison d'un chef militaire de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui occupe Kidal, dans le nord du Mali, a appris l'AFP auprès de témoins et de l'armée malienne.

Ca s'est passé dans une maison, a déclaré un habitant de Kidal, le porte-parole de l'armée malienne, Souleymane Maïga, précisant qu'il s'agissait de celle d'un colonel du MNLA qui se prénomme Malick.

Le kamikaze attendait quelqu'un dans la maison du colonel quand il a été surpris par des jeunes et a déclenché sa charge. Lui-même est mort et il y a un blessé, a ajouté M. Maïga.

Il a ajouté que l'armée malienne pensait que ce chef militaire du MNLA pouvait être un informateur de l'armée française présente à Kidal.

Située à 1.500 km au nord-est de Bamako, Kidal abrite des bases des armées française et tchadienne qui en assurent la sécurité, la ville étant gérée par le MNLA qui s'oppose à la présence de l'armée malienne dans cette zone.

Le 12 avril, quatre soldats tchadiens avaient été tués dans un attentat suicide commis au grand marché de Kidal, dans le centre-ville.

Avant cela, la ville avait déjà été le théâtre de deux attentats suicides, les 21 et 26 février. Le premier avait visé des militaires français, tuant le kamikaze au volant de sa voiture piégée, le second avait pris pour cible un point de contrôle tenu par le MNLA dont sept membres avaient été tués, selon ce mouvement.

Le nouvel attentat suicide de mardi intervient après l'expulsion de Kidal ce week-end de dizaines membres des communautés noires de la ville par le MNLA.

Le gouvernement malien a dénoncé une épuration raciale contre les populations noires à Kidal, et réaffirmé que la présence de l'armée malienne dans cette ville n'était pas négociable et interviendrait le plus vite possible avant le premier tour de la présidentielle prévu le 28 juillet.

Le MNLA a démenti toute chasse aux Noirs, assurant rechercher des éléments infiltrés envoyés par les autorités maliennes. Selon le MNLA, plusieurs dizaines de personnes, dont un officier malien, ont été arrêtées par ses hommes à Kidal.

Des discussions ont actuellement lieu à Ouagadougou entre les groupes touareg et les autorités du Burkina Faso, pays médiateur dans la crise malienne, sur l'organisation de la présidentielle fin juillet sur toute l'étendue du territoire malien, en particulier à Kidal.

(©AFP / 04 juin 2013 15h07)

Touaregs. La révolte des hommes bleus. 1857-2013 Meriadec Raffray, Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, 2013, 99 p.

Touaregs. La révolte des hommes bleus. 1857-2013

Meriadec Raffray, Coll. « Stratégies et doctrines », Economica, 2013, 99 p.
Ecrit dans le cadre du Centre de Doctrine d’Emploi des Forces (CDEF), l’ouvrage de M. Raffray arrive à point nommé : finalement, que savons-nous de ces seigneurs du désert, commerçants traditionnellement amis de la France certes mais aussi, durant Serval, adversaires parce qu’intégrés au MNLA et à Ansar Dine ?
L’auteur nous fait donc parcourir l’histoire des relations entre la France (et surtout son armée) et une nation nomade, qui va considérer que les frontières établies après les indépendances africaines sont illégitimes. Vu le contexte, l’ouvrage est donc plus qu’utile parce : tôt ou tard, Paris comme Bamako ne pourront fermer les yeux sur la question, tout conflit doit un jour se terminer. Et si certains pourraient trouver qu’une histoire en bonne et due forme serait intéressante, le propos de l’auteur n’est pas là : il s’agit de donner les élémentaires permettant de comprendre la situation.
Passionnant, l’ouvrage se lit comme un roman et montre aussi qu’il faut se méfier du déterminisme des plateaux de télévision : et oui, ils ont aussi été malmenés par les djihadistes et ne demandent réellement qu’à en être débarrassés. C’est aussi, et au-delà, une question plus large, qui a trait à l’identité nomade à l’heure des frontières – laquelle n’est toujours pas résolue dans les théories dites « postmodernes » – et qui a plus de sens stratégique qu’on pourrait le croire a priori : en stratégie d’influence et en guerre de l’information, elle pourrait s’avérer déterminante… P.L.
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  3. L’obsession des frontières. Michel foucher.  Perrin, Paris, 2007, 248 p. http://www.amazon.fr/Lobsession-fronti%C3%A8res-Michel-Foucher/dp/226202667X Dans un...
  4. Histoire secrète des SAS. L’élite des forces spéciales britanniques Jean-Jacques Cécile Nouveau Monde Éditions, Paris, 2009, 295 p. Journaliste de...
  5. Apocalypse SDR : la défense britannique perd 42 000 hommes C’était aujourd’hui à 15h30 zoulou que le premier ministre britannique...

Le MNLA à l'avant garde de la lutte anti-terroriste au Sahel.


Voici pour vous quelques images des dégâts portées contre les terroristes du MUJAO lors des confrontations qui les ont opposé aux combattants du MNLA à Anefiss.
3 juin 2013 21:46
‏معركة إنخاليل المجيدة التي منية فيها الجهاد والتوحيد وانصارالشريعة بخسائر فادحة تحت ضربات الجيش الوطني الاظوادي وهذا المقطع تظهر فيه مركبات الارهابين وجثثهم محترقة بالكامل تحية للجيش الاظوادي ورئيس اركان الجيش الاظوادي العقيد محمد اغ ناجم ‏
Durée : 1:44
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Niger: qui est Cheïbane Ould Hama, le «terroriste» qui s'est évadé de la prison de Niamey ?

NIGER - 
Article publié le : mardi 04 juin 2013 à 05:13 - Dernière modification le : mardi 04 juin 2013 à 09:34


Des soldats montent la garde devant la prison de Niamey, le 1er juin 2013.
Des soldats montent la garde devant la prison de Niamey, le 1er juin 2013.
AFP PHOTO / STRINGER

Par RFI
Les obsèques des deux gardiens de la prison de Niamey tués samedi lors de l'évasion de 22 prisonniers ont eu lieu hier, lundi 3 juin. Parmi les évadés, le gouvernement nigérien a indiqué qu'il se trouvait un « dangereux terroriste », un Malien nommé Cheïbane Ould Hama. Il est activement recherché par tous les services de sécurité maliens et nigériens, mais il est aussi toujours dans le collimateur des Etats-Unis.

Samedi après-midi, 15 heures. Trois prisonniers de la prison de Niamey sont sur le qui-vive. Armés de pistolets, les trois hommes, présentés comme membres de Boko Haram, profitent des allées et venues des détenus au parloir pour tirer à bout portant sur deux gardiens à l'entrée. Le parloir se situe à l'extérieur de l'édifice. Sur le seuil de la maison d'arrêt, on assiste alors à un échange de coups de feu avec des gardiens.
Dans la confusion, 22 détenus en profitent pour s'échapper. Plusieurs témoins affirment avoir vu un véhicule 4X4 repartir en trombe du secteur avec à son bord plusieurs évadés.
Les trois agresseurs sont neutralisés : il s'agit d'un Soudanais et de deux Nigériens. Un des agresseurs est blessé. Il décèdera plus tard de ses blessures.
Selon les informations de RFI, les deux Nigériens avaient participé en 2011 à un projet d'empoisonnement de militaires dans la caserne de Diffa à l'extrême est du Niger. Mais à Niamey, la piste Boko Haram n'est pas la seule à intéresser les enquêteurs.
Cheïbane, roi de la belle et auteur de crimes liés au terrorisme
Les recherches se tournent également vers la piste Cheïbane Ould Hama. On en sait désormais un peu plus sur le « dangereux terroriste » qui s'est fait la belle samedi avec 21 autres détenus.
La première fois que Cheïbane Ould Hama fait parler de lui, c'est pour l'assassinat fin décembre 2000 de William Bultemeier, l'attaché de défense américain au Niger. L'ancien sergent-chef sort vers 1 heure du matin d'un des restaurants les plus en vue de Niamey. Il est tué, son véhicule est volé.
Un crime crapuleux, dit-on à l'époque. Sauf que William Bultemeier coordonnait tout de même les opérations entre les services de renseignements nigériens et américains. Cheïbane Ould Hama agissait-il pour le compte de quelqu'un d'autre ?
En tout cas, ce « commerçant » originaire de la région de Gao est l'un des parrains du trafic d'armes et de drogue qui sévit de part et d'autre de la frontière entre le Niger et le Mali. Marié à la responsable des douanes de Ménaka, souligne une source malienne, il a déjà fait quelques séjours en prison dont il est toujours miraculeusement ressorti, comme à Bamako, en avril 2002, où il se serait déjà évadé lors d'une visite médicale.
Cheïbane Ould Hama est également soupçonné d'avoir mis ses talents au service des terroristes dans l'enlèvement de plusieurs étrangers. Il est notamment soupçonné par les Etats-Unis dans l'enlèvement de l'ambassadeur canadien Robert Fowler et de son assistant dans la région du Tillabéry.
Mais le pas de trop, c'est l'attaque du convoi d'un prince saoudien du côté nigérien de la frontière fin 2009. Quatre des accompagnateurs saoudiens sont tués. L'Arabie Saoudite fait pression et Cheïbane Ould Hama finit par être arrêté à Gao quelques mois plus tard et livré au Niger. Dans un premier temps, il est emprisonné sous haute sécurité à l'extérieur de Niamey. Mais depuis son procès et sa condamnation à 20 ans de prison en mars 2012 pour le meurtre des Saoudiens, il était un détenu parmi d'autres à la prison civile de Niamey.

Cheïbane Ould Hama a fait l'objet de deux câbles diplomatiques américains diffusés par WikiLeaks :
TAGS: ARABIE SAOUDITE - BOKO HARAM - ETATS-UNIS - MALI - NIGER - TERRORISME
FICHE PAYS :

lundi 3 juin 2013

PETITION POUR LE RETRAIT DES ETATS AFRICAINS DE LA CPI


http://africain-francais.org/petition-cpi

Photo/Calixthe Beyala

Créée officiellement le 1er juillet 2002 sous l’impulsion de l’ONU, après la ratification par suffisamment d’Etats du Statut de Rome adopté le 17 juillet 1998, la Cour Pénale Internationale (CPI) est une juridiction internationale permanente et universelle ayant pour objectif louable de réduire l’impunité des individus et non des Etats responsables de génocide, de crime contre l’humanité, de crime de guerre et de crime d’agression, et de promouvoir ainsi par la prévention, la dissuasion et la répression le respect universel des droits de l’homme, notamment par les dirigeants politiques.


Sur les 193 Etats membres de l’ONU, la CPI compte actuellement 122 Etats membres, c’est-à-dire 122 Etats ayant à la fois signé et ratifié le Statut de Rome, et répartis au CPI par groupes d’Etats. Le groupe de loin le plus important est celui des Etats d’Afrique, fort de 34 Etats membres sur les 54 constituant l’Union Africaine, suivi du groupe de 27 Etats d’Amérique Latine et des Caraïbes, du groupe de 25 Etats d’Europe Occidentale et autres Etats occidentaux, du groupe de 18 Etats d’Europe de l’Est, et enfin du groupe de 18 Etats d’Asie et du Pacifique.

Cependant, compte tenu des nobles objectifs affichés de la CPI, il est curieux que les Etats-Unis d’Amérique, qui se veulent le champion mondial de la défense des droits de l’homme aient refusé jusqu’à ce jour de ratifier le Statut de Rome qu’ils ont pourtant accepté de signer, tout comme l’ont fait la Russie et Israël qui n’ont pas la même prétention de démocratie et de donneur de leçons de droits de l’homme. Il n’est pas étonnant que la plupart des pays asiatiques, en particulier arabes, en commençant par la Chine et l’Inde, qui comme la Russie n’ont pas la même prétention évoquée, se soient abstenus jusqu’à ce jour de signer le Statut de Rome, en invoquant essentiellement la raison de la souveraineté de leurs Etats, et son corollaire la non ingérence étrangère politique, humanitaire et surtout occidentale dans leurs affaires intérieures.

Compte tenu des nobles objectifs affichés de la CPI, le plus curieux, c’est que parmi la trentaine de personnes inculpées par la CPI depuis sa création jusqu’à ce jour, dont une petite dizaine sont actuellement détenus à la CPI, il n’y a que des Africains, alors qu’en plus des deux dernières guerres mondiales, les guerres récentes en Irak, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et en Libye confirment l’accusation portée contre l’Europe par Aimée Césaire dans son « Discours sur le colonialisme » et que nous pouvons actualiser en disant que « l’Occident est comptable devant la communauté humaine du plus grand tas de cadavres de l’histoire ».

C’est ce constat de curiosité, d’incompréhension et d’indignation qu’a déjà formulé le 29 juin 2012 Jean Ping, alors président de la Commission de l’Union Africaine, lors du 17è Sommet des chefs d’Etat de l’UA à Malabo, en Guinée Equatoriale en déclarant : « On a l’impression que la Cour Pénale Internationale ne vise que les Africains. Cela signifie-t-il que rien ne se passe par exemple au Pakistan, en Afghanistan, à Gaza, en Tchétchénie ? Ce n’est pas seulement en Afrique qu’il y a des problèmes. Alors pourquoi n’y a-t-il que des Africains qui sont jugés par cette Cour?».

C’est ce même constat qu’à l’unanimité les Chefs d’Etat et de gouvernement africains ont tenu à exprimer le 27 mai 2013 à l’issue du sommet du 50-ème anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, par la déclaration suivante de leur porte-parole, le Président en exercice de l’Union Africaine et Premier Ministre de l’Ethiopie, Hailemariam Desalegn : «Lors de la création de la CPI, l'objectif était d'éviter toutes sortes d'impunités, mais désormais le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale que nous n’acceptons pas. (…). Je pense donc que la CPI doit bien voir qu'elle ne devrait pas pourchasser (que) des Africains, (…). 99% des inculpés de la CPI sont Africains, cela montre donc que quelque chose est biaisé au sein du système de la CPI et nous contestons cela».

Quant à nous, nous estimons que cette situation présente de la CPI est d’autant plus inacceptable qu’en plus du mépris de la souveraineté des Etats africains à la faveur de l’ingérence politique et humanitaire occidentale dans les affaires intérieures africaines qu’ont déjà refusé les Etats asiatiques, il s’agit là d’une humiliation supplémentaire des Africains à la face du monde, qui réveille en eux le traumatisme de la déportation de leurs ancêtres dans les « camps d’extermination » de l’esclavage tant occidental qu’oriental par des « trafiquants d’être humains», dont des descendants s’érigent de nouveaux de nos jours en bourreaux des Africains.

Au nom de la dignité et du bien-être des Africains qu’ils ont la charge sacrée de cultiver et de défendre, nous demandons donc aux Chefs d’Etat et de gouvernement africains de tenir compte de la position des Etats-Unis d’Amérique, de la Russie, de la Chine, et de l’Inde pour retirer sans tarder leurs Etats de la CPI.

Au nom de l’exigence éthique authentiquement africaine et multimillénaire de la Maât, c’est-à-dire « le Bien, la Vérité, la Justice, l’Harmonie, etc. », pour atteindre le plus tôt possible en Afrique le noble objectif de la CPI concernant l’impunité des crimes de génocide, crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crimes d’agression tout en préservant la dignité des Africains aux yeux du monde, nous leur demandons également de concrétiser dans les meilleurs délais le projet de la « Cour Pénale Africaine » appuyée par la future « la Force de Réaction Rapide » dans l’attente de la future « Force Africaine en Attente », en complément de la « Cour de Justice Africaine » et de la « Cour Africaine des Droits Humains et des Peuples », qui constitueront ainsi les bases historiques des institutions juridiques des futurs « Etats-Unis d’Afrique ».

Nous vous en remercions.

Fait à Pantin, le 3 juin 2012

Kidal: Arrestation ce weekend d'officiers maliens infiltrés dans la ville


armee-court-desertLa gendarmerie du MNLA a mis aux arrêts ce weekend un groupe d'officiers, d'hommes de rangs et d'agent secrets maliens qui s'étaient infiltrés dans la ville de Kidal depuis une dizaine de jours en préparation d'une possible tentative de leur armée de remettre les pieds dans la ville.


Tout en ignorant absolument de la ville et la région de Kidal, le mot de 5 lettres est devenu aujourd'hui un cauchemar pour la grande majorité des maliens blessés et frustrés dans le plus profond de son âme depuis la fuite de son armée en 2012 contre les assauts des soldats du MNLA.
Cette population qui il y a quelques mois a failli tuer son président Dioncounda Traoré à coups de marteau continu d'étaler sa haine qui rapidement est allé au-delà du MNLA et s'exprime aujourd'hui de manière très dangereuse à l'encontre de la population Touareg en général et celle de Kidal en particulier. Pour assouvir sa haine, la population malienne a fait de l'entrée de son armée dans la ville de Kidal une condition sine qua non 

C'est fort conscient de cette donnée que l'armée malienne, dont la soif de vengeance est encore plus forte que celle des années 1963, avait fixé le 15 Mai comme date buttoir pour son entrée dans la ville de Kidal avec bien sûr l'aide de la France et du Tchad. Les armées françaises et tchadiennes qui ont pu mener à bien l'opération Serval grâce à la coopération des forces du MNLA ont rejetés la demande la demande malienne de retourner leurs armements contre ces mêmes forces du MNLA.
Face à cette désunissions, l'armée malienne à rappeler le narcotrafiquant Colonel-Major Alhaji Ag Gamou de Bamako pour qu'il accélère la reconstruction de sa milice tribale. Depuis une semaine, nos sources nous affirment sur place que le narcotrafiquant Ag Gamou aurait établie des contacts avec les narcoterroristes du MUJAO. Dans nos prochaines éditions, nous reviendrons en détails sur ses échanges.
La milice Delta du Colonel-Major Ag Gamou étant en phase avancée dans sa préparation, l'armée a commencé depuis une dizaine de jours à faire infiltrer dans la ville de Kidal. Dissimuler en commerçant, des officiers et hommes de rangs de l'armée malienne sont rentrés en petits groupes dans la ville. Après plusieurs d'enquêtes de la gendarmerie du MNLA à Kidal, celle-ci à procéder à l'arrestation de plusieurs soldats maliens et d'agents de la sécurité d'état, les services de renseignements maliens.
A Kidal, la gendarmerie nous apprend que les personnes arrêtées ont avoué avoir pour objectif de collecter des informations sur les positions militaires du MNLA et de lancer des combats à l'intérieur de la ville lorsque l'armée malienne s'en approchera.
Interrogé par la radio française RFI, Manga Dembélé, le porte-parole du gouvernement malien n'a pas nié l'action des soldats de son armée. Il s'est tout simplement insurgé sur l'utilisation du lexique espionnage.
Toujours enclin à désinformer et faire rependre leur stratégie mensongère, les autorités maliennes font depuis peu courir la rumeur selon laquelle ce sont les populations du sud du pays qui sont prises à partie dans une ville où se trouve pourtant une partie des soldats français et tchadiens.

Par Aljimite Ag Mouchallatte
Toumast presse

Les têtes de Belmokhtar et du leader de Boko Haram mises à prix par Washington


Les Etats-Unis offrent 5 et 7 millions de dollars pour toute information permettant de conduire à la capture.

Une image du jihadiste algérien Mokhtar Beklmokhtar rendue publique le 20 janvier 2013 par SITE intelligence group.
Une image du jihadiste algérien Mokhtar Beklmokhtar rendue publique le 20 janvier 2013 par SITE intelligence group. (SAHARA MEDIA / AFP)

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Cinq millions de dollars (3,8 millions d'euros) pour le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar. Sept millions de dollars (5,3 millions d'euros) pour Abubakar Shekau, leader de la mouvance islamiste nigériane Boko Haram. Washington cherche à mettre la main sur ces deux chefs islamistes africains et les Etats-Unis semblent prêts à mettre la main au portefeuille.
Une affichette de l'armée nigériane propose la somme de 250 000 euros pour la capture du leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, le 1er mai, à Maiduguri, ville du Nord Est du Nigeria.
Une affichette de l'armée nigériane propose la somme de 250 000 euros pour la capture du leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, le 1er mai, à Maiduguri, ville du Nord Est du Nigeria. (PIUS UTOMI EKPEI / AFP)
En tout, le programme "récompenses pour la justice" (qui existe depuis 1984 et permet de rémunérer des informateurs) offre 23 millions de dollars. D'autres responsables jihadistes qui ont occupé le Nord-Mali sont également visés par ce programme, comme le dirigeant algérien d'Aqmi Yahya Abou Al-Hammam (5 millions de dollars), ou encore Malik Abou Abdelkarim (3 millions) et Oumar Ould Hamahathe (3 millions).
Donné pour mort par le Tchad en avril, l'Algérien Belmokhtar, dit "le Borgne" ou "Marlboro", a monté son propre groupe fin 2012. Il a menacé, il y a dix jours, de lancer de nouvelles attaques au Niger après des attentats suicide fin mai. Son groupe avait mené une énorme prise d'otages en janvier dans un complexe gazier en Algérie.