samedi 25 février 2012





Samedi 25 février 2012
 
 
A LA UNE INTERNATIONAL
 

Hama Ag Sid Ahmed : «Nous voulons des négociations directes avec Bamako sur l’avenir de l’Azawad»

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le 25.02.12 | 01h00 1 réaction
zoom | © D. R.

Hama Ag Sid Ahmed est porte-parole du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA)

-A quoi répond la création du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA)?  
La création du MNLA répond à la volonté de la majorité des communautés qui vivent dans le Nord malien, une population qui est exclue des grandes décisions politiques de l’Etat malien et qui a été marginalisée des grandes actions de développement depuis l’indépendance à ce jour, de prendre son destin en main et de recouvrer ses droits légitimes. Dans le nord du Mali, la majorité des enfants ne vont pas à l’école. Pis encore, ils vivent dans des conditions indignes. La population, constituée en majorité d’éleveurs, n’a pas accès à l’eau. Les pouvoirs successifs à Bamako n’ont cessé, ces cinquante dernières années, de stigmatiser les populations du Nord et de les spolier de leurs droits les plus élémentaires. Les Touareg sont les exclus du Mali. Les portes nous sont fermées dans les administrations. Dans les forces armées maliennes, par exemple, les Touareg et les Arabes ne peuvent pas accéder à de hautes fonctions ou à des responsabilités sensibles.
-Comment jugez-vous la gouvernance au niveau local ?
Des élus locaux des régions du Nord peuvent vous dire que la décentralisation issue du Pacte national d’avril 1992 n’est pas accompagnée des ressources prévues par les codes des collectivités. Chaque ministère ne souhaite pas et ne veut pas qu’il y ait les transferts de ressources prévues en direction des collectivités locales et territoriales. Le Mali a mis en place une démocratie participative locale de façade. Nous sommes toujours dans le même Etat où tout se décide à Bamako après le départ «précipité» du général Moussa Traoré en mars 1991. Voilà certaines des raisons qui nous ont convaincus de créer le MNLA. Cette politique d’exclusion et de stigmatisation systématique des populations du Nord a créé des fractures au sein de la société malienne et nourri les ressentiments. Elle a provoqué de profonds et graves clivages entre les communautés.
Le pouvoir a instrumentalisé la question touareg pour monter le Sud contre le Nord et se donner le beau rôle pour rester aux commandes. Conséquence : à Bamako, à Sikasso et à Koulikoro, une partie de la population réagit aux événements en saccageant les biens et en lynchant des citoyens appartenant aux «communautés blanches». On constate qu’on est encore loin d’une intégration réelle. Le phénomène s’est accentué depuis janvier et février 2012. Tout cela parce que les citoyens du Sud ignorent la réalité de nos régions. Les médias n’en parlent que lorsqu’il y a des activités militaires, des combats. Ils le font, et c’est malheureux, en se contentant de reprendre la version du gouvernement et de l’armée. En faisant cela, ils alimentent un racisme extrême entre communautés blanche et noire.
-A partir de quand le MNLA a-t-il commencé à se structurer ?
Il y a eu une grande campagne de sensibilisation avant l’insurrection de janvier 2012 dans les campements nomades des régions de Kidal, Gao et Tombouctou par la nouvelle élite qui s’est constituée en novembre 2010 à Tombouctou (Touareg, Arabes et Sonrai). Cette campagne a concerné également les villes et les villages. Les responsables de cette coordination ont commencé à rencontrer sur le terrain, dès le début de l’année 2010, feu Ibrahim Ag Bahanga et d’autres cadres du Mouvement qui existe sur le terrain et aussi à l’étranger pour mûrir la réflexion et surtout mettre en place une nouvelle organisation politique capable de prendre en charge les souhaits profonds des citoyens de l’Azawad.
Ensemble, nous avons dit qu’il est grand temps de mettre sur «la table» les vrais échecs politiques de Bamako et de parler, entre autres, de la difficile cohabitation que vivent ces populations depuis les années 1960 à ce jour. Il est impératif aujourd’hui de trouver la solution à ce problème qui n’a que trop duré. C’est en octobre 2011 que tous ceux qui étaient animés de cette volonté se sont retrouvés au nord-est de Kidal pour la mise en place effective d’une nouvelle organisation politique et militaire, un mouvement qui pourrait lutter pour la dignité des populations de l’Azawad. C’est le 15 octobre 2011 qu’est né le MNLA. Ce mouvement s’est fixé, comme je l’ai dit plus haut, des objectifs, un statut et des règles de fonctionnement.
-Quelles sont les principales revendications du MNLA ?
Maintenant pour revenir aux revendications, il y a lieu de retenir que ce n’est qu’après avoir fait le point sur les expériences précédentes et l’analyse de l’environnement international que les participants à la grande assemblée générale, en octobre 2011 à Zakak (nord-est de Kidal) ont réclamé et fait savoir que l’objectif principal est une indépendance effective de l’Azawad, d’abord par des voies politiques et, si nécessaire, par tout autre moyen utile.
-Pourquoi avoir opté directement pour une rébellion armée sans avoir tenté, au préalable, d’explorer des voies politiques et pacifiques pour faire aboutir ces revendications ?
Le Mouvement a été contraint à l’action armée par le refus répété du Mali de respecter les engagements internationaux signés et d’ouvrir des vraies négociations directes. En envoyant directement à notre rencontre, en décembre et début janvier, près d’un millier de militaires, des blindés et des avions de guerre et de surveillance, le pouvoir de Bamako a déclaré sans aucun doute la guerre aux citoyens de ces régions. Depuis la reprise des hostilités, soucieux de protéger les vies humaines, le Mouvement a plusieurs fois renouvelé sa disponibilité à négocier directement avec Bamako sous les auspices d’une médiation internationale. Sans aucun doute, le pouvoir en place à Bamako porte l’entière responsabilité des combats en cours.
-Estimez-vous que ces objectifs sont réalisables sachant que de plus en plus de voix s’élèvent pour s’opposer à une partition du Mali et à la création d’un Etat touareg au Sahel ?
Nous ne pensons pas à un Etat spécifiquement touareg. Je pense que rien n’est tabou aujourd’hui quand on observe ce qui se passe un peu partout, en Afrique et ailleurs. Si la majorité des populations de l’Azawad le réclame haut et fort (les Touareg, les Arabes, les Sonrai et une partie de la communauté Peulh), je ne vois pas en quoi l’existence d’un Etat poserait problème. Les expériences espagnole, suisse et canadienne – des Etats qui sont de grandes puissances et de grandes démocraties – sont, à ce propos, à méditer et constituent des réponses à tous ceux qui veulent nous diaboliser ou remettre en cause nos revendications. Au-delà, le MNLA reste ouvert aux négociations et à l’écoute à des propositions sérieuses qui tiennent compte des souhaits des citoyens de l’Azawad. Une chose est sûre : le statu quo actuel ne peut plus durer.
-Récemment, l’Algérie a proposé sa médiation pour parvenir à une solution politique durable à la crise que vit le nord du Mali. Une délégation de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement vient d’ailleurs de participer, à Alger, à une réunion qui a regroupé un représentant de l’Etat malien et des facilitateurs algériens. Est-t-il possible de voir le MNLA se joindre, un jour, à ces discussions ?
Je pense que la rencontre d’Alger du 2 février est plutôt une concertation qui a permis de mieux comprendre ce qui se passe sur le terrain et de mettre le pouvoir de Bamako devant ses responsabilités. Nous avons été d’accord pour que l’Alliance soit cosignataire de l’Accord d’Alger de juillet 2006. Cependant, cet accord a été rejeté et rendu caduc par le pouvoir malien depuis plusieurs années. Il a rendu aussi caduque l’existence de l’Alliance du 23 mai 2006. Il est bien de rappeler aussi que l’Alliance démocratique du 23 mai 2006 concernait seulement la région de Kidal. Aujourd’hui, il s’agit d’un mouvement qui regroupe la majorité des communautés de l’Azawad et des grosses forces militaires (Kidal, Gao, Tomboctou). Sur le terrain, depuis octobre 2011 à ce jour, il y a un seul mouvement : le MNLA.
Qu’il y ait des personnes de la région qui tentent d’apporter leur expérience, de mieux expliquer le contexte à certains Etats et aux responsables du Mouvement, je dirai que ce sont des contributions utiles. Il n’est pas surprenant que l’Algérie soit associée et sollicitée aussi par d’autres bonnes volontés internationales pour la stabilité de la région en faveur des populations de l’Azawad. Il y a lieu de rappeler encore qu’un grand nombre de déplacés et de réfugiés vit sur son sol depuis le début des événements. Pour dire qu’elle a un rôle-clé dans cette région. Bien entendu que le MNLA avait renouvelé sa volonté d’aller à des négociations directes avec Bamako. Par ailleurs, le MNLA est disposé à explorer toutes les pistes avec toutes les bonnes volontés qui pourraient nous amener vers une paix véritable. Nous recherchons une solution durable aux problèmes de sécurité en luttant pour assurer un développement et une stabilité dans la région.
-Que pensez-vous de la position de l’Algérie concernant la crise du nord du Mali ?
Je pense que l’Algérie a été souvent accusée à tort, par Bamako et d’autres pays, d’avoir soutenu des rébellions du Nord malien. Ce soutien n’existe pas. Les militants de l’Azawad ont toujours compté sur leurs propres moyens. Par ailleurs, Bamako soutient et appuie la promotion des terroristes sur son territoire depuis plusieurs années. Ces groupes terroristes acheminent des armes depuis le territoire malien et les font entrer discrètement en territoire algérien pour nuire au quotidien des Algériens. Ces mêmes groupes détiennent des citoyens occidentaux depuis plusieurs mois sur le territoire malien. Qu’a fait Bamako pour mettre fin à cette situation ? En bien rien. Pourtant, le pouvoir malien a été aidé dans la lutte contre le terrorisme. Il a reçu beaucoup d’armes. Des moyens de communication, des fonds de fonctionnement, des équipements ont été offerts par les pays Occidentaux et l’Algérie à l’armée malienne. Des formations ont été dispensées aux troupes. En contrepartie, quel a été l’apport du Mali dans cette lutte ? Encore rien. La position algérienne, aussi bien que celle de la communauté internationale, est claire : son but est de faire taire le bruit des armes.
-Cela fait maintenant plus d’un mois que le MNLA a déclenché les hostilités contre l’armée malienne. Quelle est actuellement la situation sur le terrain au plan militaire ?
La situation militaire est à l’avantage du MNLA. Depuis le 17 janvier 2012 à ce jour, plusieurs opérations ont été menées au nord du Mali et au sud du fleuve. Les villes de Ménaka et d’Anderboukane sont prises et occupées par des combattants armés du MNLA et des citoyens azawad. Dans cette même région, la garnison de la ville de Gao a été attaquée, sans dégâts de part et d’autre, la semaine dernière. Des combattants du MNLA surveillent les entrées et les sorties de cette ville. La ville de Léré, au sud de Tombouctou, a été reprise depuis quelques jours par le MNLA. Des affrontements violents ont lieu dans la localité de Niafounké entre des brigades MNLA et les forces maliennes. Il y a eu des dégâts importants. Des combats se poursuivent toujours dans cette localité.
Dans la région de Kidal, la ville d’Aguelhok est prise depuis janvier et la caserne de Tessalit est toujours cernée depuis le 18 janvier par des brigades MNLA. La localité de Tinzaouaten Mali, après trois jours de combats violents, est sous le contrôle du MNLA depuis quelques semaines. Les combattants du MNLA ont mis la main sur un équipement militaire important constitué, entre autres, de 10 chars de l’armée malienne. Toujours à Tessalit, les soldats maliens sont restés sans approvisionnement depuis plus d’un mois. Le dernier renfort dirigé par le colonel-major Alhaji avait tenté, avec l’appui des hélicoptères, de les approvisionner la semaine dernière. Ce dernier et ses troupes ont subi des grosses pertes et ont été poursuivis par des combattants du MNLA jusqu’à l’entrée de la région de Gao. Gao se trouve à 400 km de Tessalit. Les brigades du MNLA attendent que les militaires maliens se rendent sans effusion de sang. Il s’agit, là aussi, d’une caserne qui va tomber dans les heures qui viennent. Si ces derniers ne se rendent pas, l’assaut sera donné. La ville de Kidal est aussi dans la même situation. Actuellement, près de 31 prisonniers de l’armée malienne sont retenus par le MNLA depuis le début des opérations. Ils sont bien traités. Incontestablement, le MNLA a remporté des succès militaires très importants dans la conquête du territoire.
-Comment est la situation humanitaire des populations touareg en ce moment ?
Ces succès militaires ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : la situation humanitaire qui est désastreuse. Plusieurs milliers de familles dans certaines régions du sud du pays se sont fait piller et chasser de chez elles pour le simple fait d’être différentes. La vie de ces familles a été brisée. Par peur de représailles, elles ont tout laissé derrière elles pour aller se réfugier dans d’autres pays. Les Nations unies parlent déjà de plus de 126 000 déplacés et réfugiés. Ce combat qui est mené aujourd’hui sur le terrain, comme à l’étranger, doit se construire. L’objectif du MNLA est de faire en sorte que de telles tragédies ne puissent plus se reproduire.
Zine Cherfaoui

Mossa Ag Taher, chargé des médias au MNLA

«Nous attendons la stricte neutralité de l’Algérie»

Entretien réalisé par 
Ali Boukhlef
 
La Tribune : Votre mouvement, le MNLA, a déclenché une guerre contre l’armée malienne depuis le 17 janvier. Quelle est la situation actuelle sur le terrain ? Quelles sont vos principales revendications ?
MOSSA AG TAHER : Le MNLA a engagé une guerre non seulement contre l’armée malienne mais aussi contre l’ensemble du système de domination, de marginalisation et d’oppression institué par le Mali contre le peuple de l’Azawad depuis plus de 50 ans.La situation actuelle montre, aux yeux du monde, la supériorité militaire du MNLA et la confirmation de son caractère révolutionnaire. Notre objectif ne se résume pas à des victoires militaires mais à une libération de notre territoire de l’armée d’occupation et de l’administration corrompue et pourrie du Mali.Nos principales revendications sont d’abord, la libération de l’Azawad, l’auto-détermination et la reconnaissance d’un Etat, la République de l’Azawad.
 
Des discussions ont commencé la semaine dernière à Alger. Quelle est votre position par rapport à cela ?
Nous ne nous reconnaissons dans aucune négociation menée à Alger ou ailleurs ! Le MNLA n’a envoyé aucun de ses membres à Alger, ni au niveau du bureau politique ni au sein de l’état-major militaire. Le MNLA est en guerre, et nous sommes dans cette logique.
 La condition pour toute discussion entre nous et Bamako reste le retrait immédiat et sans condition de l’armée malienne de l’ensemble des régions de l’Azawad ! Nous savons que des émissaires maliens (Touareg) et des membres de l’Alliance du 23 mai se sont rendus à Alger. Mais ils n’ont pas été mandatés par le MNLA. Donc, ces discussions sont informelles et ne nous engagent en rien.
 
Qu’attendez-vous de l’Algérie ?
Nous attendons d’abord la stricte neutralité sur le terrain, l’hospitalité pour les réfugiés Touareg chassés par l’Etat voyou de Bamako, et le respect du droit international concernant les blessés de guerre. Nous pensons que l’Algérie est un pays qui connaît la question de l’Azawad, pour avoir participé à tous les accords passés et qui n’ont jamais été respectés, et aussi pour sa position géostratégique dans la région.
A. B.

NOUVELLES D'AFRIQUE: Les combattants du MNLA disent avoir « vaincu l’armée malienne »
Posté le 25 February 2012 à 13:42:06 CET par redaction

Les combattants du MNLA disent avoir « vaincu l’armée malienne »
Un chef des opérations du MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad), rébellion touarègue dans le nord Mali, a affirmé, dans une déclaration exclusive à Sahara média, que leurs combattants ont réussi à entrer dans la zone militaire de Koma, distante de 17 kilomètres seulement de la ville de Diablé, après de rudes combats avec l’armée malienne.

La source touarègue indique que ces unités de l’armée malienne conduite par le colonel Tekné, ont été prises étau par la rébellion et vaincues après avoir subies beaucoup de pertes, selon ses propos.


saharamedias.ne

Manifestation en Belgique pour dénoncer les crimes du Mali dans l'Azawad

Monument BruxellesAprès le succès de la manifestation de Paris (France) en faveur des populations de l'Azawad, la section du MNLA en Belgique organise le 26 Février 2012 une autre manifestation pour dénoncer les crimes du Mali dans l'Azawad depuis un demi-siècle. La manifestation aura pour objectif de condamner les actions du Mali qui a fait de l'Azawad un terrain de terrorisme et la plaque tournante des trafics illicites. Elle sera également l'occasion de tirer une sonnette d'alarme sur la crise humanitaire actuelle qui touche l'Azawad.

Mesdames et Messieurs,
Je vous confirme que la manifestation devant l'ambassade du Mali aura bien lieu le 26 février 2012 de 14h00 jusqu'à 16h00 à Bruxelles, Belgique.
L'adresse est: Avenue Molière n°487, 1050, IXELLES, Bruxelles
Soyez nombreux à cette date-là pour:
- Dénoncer l'injustice que subit le peuple de l'Azawad;
- Dénoncer le génocide exercé par le régime malien en complicité avec d'autres régimes, dont celui du Sénégal;
- Dénoncer la campagne de désinformation et de diffamation exercée par le régime du Mali contre le peuple de l'Azawad;
- Informer l'opinion nationale et internationale de la réalité de la révolution du peuple de l'Azawad déclenchée depuis 1963 et qui continue encore aujourd'hui.
Et vu l'urgence de la situation humanitaire des réfugiés et des citoyens de l'Azawad, et la campagne de désinformation acharnée menée par le régime du Mali à l'égard du peuple de l'Azawad, on vous demande d'être nombreux le 26 février!

Vive l'Etat d'Azawad!


Ibrahim Ag Wanasnate
Représentant en Belgique du MNLA
Membre Fondateur et Vice-Président délégué pour les Touaregs
de l'Assemblée Mondiale Amazighe

TILYADHENE 'N TOUMAST DAGH AZAMAN

Bureau de l'association AZAMAN/TADHILTE :aide aux réfugiés de l'Azawad
Populations Touarègues déplacés ayant fuis les Pogromes de Kati et Bamako.02/2012
Sali s'occupe de la cuisine pour tous les réfugiés.02/2012
premier Bébé  fillette Touarègue née dans l'exil .02/2012




Attaque du MNLA à Goumakoura pour signifier que tout le territoire Malien sera touchable

Toumast Presse

L’écrivain Moussa Ag Assarid et des combattants du MNLA, Février 2012. Crédit : Moussa Ag Assarid
L’écrivain Moussa Ag Assarid et des combattants du MNLA, Février 2012. Crédit : Moussa Ag Assarid
Le MNLA a mis ces menaces en exécution en attaquant le camp de Goumakoura dans la région de Ségou en plein cœur du Mali. Ce camp de plusieurs milliers d'hommes a pour responsabilité la protection de la région de Ségou et le ravitaillement des forces Maliennes dans l'Azawad. Après cette attaque meurtrière, le Mali se retrouve récepteur d'un message clair du MNLA: "n'attaquez pas les populations civiles de l'Azawad, ou nous attaquerons vos positions militaires sur l'ensemble du territoire Malien".
Le bombardement contre un campement habité par une tribu aussi lettré que pacifique des Kal-Assouk il y a deux jours n'est pas le premier crime du genre commis par les mercenaires Ukrainiens employé par l'Armée de l'Air du Mali. Une semaine plutôt, les mêmes mercenaires Ukrainiens sans coordonnés de la location des cibles militaires bombardaient sans distinction la ville d'Anefis et ses environs. Des civiles, leurs campements, et leur moyens de subsistances seront victimes de ces bombardements aveugles.
Les nombreux cas comme ceux-ci entraineront un communiqué de Mossa Ag Attaher, Chargé de Communication du MNLA, repris par notre agence le Jeudi 16 Février qui disait en des termes très clair que :
"Dans les soixante-douze heures prochaines, si l'armée malienne n'arrête pas le bombardement contre les cibles civiles, le MNLA se réservera le droit de frapper au cœur du sud du Mali notamment à Ségou et Koulikoro et toutes les dispositions militaires sont d'ores et déjà prises."
Etant donné que le Mali n'a pas mis fin à ces bombardement aveugles, le MNLA a mis ces menaces en exécutions en attaquant les positions militaires du Mali à Youwarou, Hombiri, et Tenenkou au centre du pays entre l'Azawad et le Mali. Notons que dans ces attaques les seules victimes du MNLA sont des militaires. Le Chef de village de Hombiri, le Hombori-koï Moussa Balobo Maïga perdra la vie après cette attaque suite à un règlement de comptes avec des Peulhs. De nombreux journaux Maliens confirmeront que les 4 assassins du notable de 80 ans seront arrêtés quelques heures plus tard par le Garde National.
Notant après le bombardement du campement des Kal Assouk que ces trois attaques n'ont visiblement pas été suffisantes pour faire comprendre son message au Mali, l'Etat-Major militaire du MNLA, sur instruction du Bureau Politique, a commencé à préparer dès lors des attaques sur l'ensemble du territoire Malien. C'est ainsi que tôt ce matin, des violents combats se sont produits entre deux brigades du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA) et une garnison de l'armée Malienne à Goumakoura, dans la région de Ségou.
Pour ceux qui ne le savent pas, Goumakoura abrite l'un des plus importants camps militaire du pays. Ce camp lourdement armé et occupé par plusieurs milliers de soldats Maliens avait pour objectif primaire de protéger la région de Ségou, deuxième plus grande du pays. Depuis la folle course aux armements lancée par le Mali il y a plusieurs mois, ce camp est devenu un dispositif clé dans la chaine ravitaillement du Mali vers l'Azawad.
Les combats d'une violence extrême ont commencés dès 6h du matin GMT, et se sont poursuivis jusqu'à 1h de l'après-midi. Sept heures de combats dans lesquels le Mali aura ses plus grandes pertes militaires au cours d'une attaque depuis le début des affrontements le 17 Janvier 2012. Au cours de cette attaque une centaine de militaires perdront la vie, et plusieurs centaines de soldats Maliens seront blessés, nombreux le seront gravement. Du côté du MNLA, deux combattants perdront la vie, et trois autres seront blessés. Afin de permettre aux familles des victimes de faire le deuil, nous n'annoncerons pas ici leur nom. Les proches des victimes seront contactées par des émissaires du MNLA. Que la terre soit légère aux victimes des deux camps. Amine.
Coté matériel, cette attaque sera également terrible pour le Mali. Au moins 6 BRDMs (véhicules blindés) seront détruits. La majorité des magasins de stocks d'armements et des munitions seront également détruits. Un stock entier de kérosène continue de bruler dans le camp 6 heures de temps après les combats. Les révolutionnaires du MNLA se retireront de la ville juste après l'attaque pour rejoindre leur base dans l'Azawad.
Le retrait du MNLA est une indication de son désir de ne pas occuper une ville lointaine de l'Azawad. L'objectif semble plutôt être la destruction de l'une des plus grande base militaire du Mali, et surtout de rendre non-opérationnel un dispositif important de sa chaine de ravitaillement. Au vu du bilan, tout porte à croire que le MNLA a réussi cette mission.
Plus que l'accomplissement de ces objectifs, cette attaque lance un message on ne peut plus clair au Mali. Ce message ne pourrait être autre que «Arrêtez de bombarder nos populations civiles, sinon vos positions militaires sur toute l'étendue de votre territoire seront la cible de nos attaques». Avec l'attaque de ce camp militaire situé à quelques centaines de kilomètres seulement de la capitale Bamako, le Mali n'aura d'autre choix que de prêter une oreille attentive aux communiqués du MNLA. Notons que malgré les bombardements aveugles de l'aviation Malienne contre des civils Azawadiens, le MNLA quant à lui n'a porté atteinte à aucun civil au cours de ces attaques.

Par Ikhlou Ag Azzezen

vendredi 24 février 2012





Flash /info
Suite aux aveugles bombardements aériens de l’armée du Mal(i) sur des campements abritant des paisibles citoyens la colère a pris le dessus sur tout le territoire de l’Azawad, cela c'est traduit à  l'Etat Major du MNLA  fière de ses hommes à ordonner à la brigade Tilemsi 1 de libérer la ville de Goumakoura localité entre Napala et Leré dans la région de Mopti, ce qui fut fait sans bain de sang, mais ceci ne fut pas le cas pour un renfort militaire en direction de la ville, ce dernier composé de plusieurs voitures a été maté et on enregistre le bilan qui suit:
-deux blindés BRDM détruits
-un important armement saisis
-plusieurs 4 /4 détruits
-plusieurs soldats fait prisonniers
-des soldats morts
Du coté du MNLA on enregistre un blessé, la ville a été libérée et le drapeau de l’Azawad y flotte en ce moment.

Mossa AG Atter. Chargé de la communication au bureau politique du MNLA

Les Accords d’Alger n’ont jamais été respectés et ne servent que les intérêts de l’Etat malien

EL Watan/Algerie
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le 24.02.12 | 01h00 2 réactions

Depuis le 17 janvier, exit les Accords d’Alger. Les combats ont repris au Nord-Mali entre rebelles touareg et militaires maliens. El Watan Week-end a donné la parole aux deux camps.

-Aujourd’hui, que demande le Mouvement de la libération de l’Azawad?
D’abord, le MNLA n’est pas une rébellion, ni un groupe armé. C’est un mouvement révolutionnaire qui œuvre pour la libération des régions nord du Mali, que nous appelons Azawad. Le mouvement revendique le droit d’autogestion, le droit politique et le droit aux populations autochtones vivant sur ce territoire de décider pour elles-mêmes et par elles-mêmes. Aujourd’hui, suite à toutes les frustrations et toutes les déceptions nées des relations malsaines avec le Mali depuis des années, il est impératif de devenir indépendants et de s’octroyer le droit de s’autogérer. Je précise que les Touareg des Etats voisins ne sont pas concernés et que nous ne revendiquons aucun centimètre d’un autre pays.
-Le MNLA dispose de sa propre organisation militaire…
Le MNLA, de par son côté révolutionnaire, a deux organes essentiels : le bureau politique et l’état-major militaire. Le premier décide des combats actuels et oriente la lutte, discute avec les différents partenaires et établit les règles. Le second exécute les actions sur le terrain et la lutte de libération. La composante militaire au sein du MNLA se justifie par le fait que nous avons usé de tous les moyens pacifiques. Nous avons tendu la main à l’Etat malien, nous avons également demandé la reconnaissance du MNLA afin de poursuivre le dialogue et trouver des solutions plausibles à ce problème politique. L’Etat malien, lui, a répondu par la voix des armes, et a mobilisé son arsenal militaire composé de blindés et de ses hommes pour envahir l’Azawad.
-Le MNLA est-il devenu radical ?
Le mouvement n’est pas du tout radical, mais les luttes évoluent en fonction de l’évolution du monde et des situations. Le concept même de l’Azawad a évolué depuis les années 1990, les revendications du peuple également. C’est pourquoi, notre stratégie a plus ou moins changé. L’émergence d’une génération instruite a contribué à porter la parole du mouvement. Nous avons également renforcé notre défense en nous armant mieux pour faire face à un armement malien moderne. Il faut savoir que le Mali a longtemps préparé cette guerre, pendant que ses partenaires et les puissances internationales lui fournissaient des armes pour combattre. Mais le Mali n’a jamais utilisé ses armes pour la lutte contre le terrorisme : il les a emmagasinées dans les casernes militaires au nord, pour préparer la guerre contre les populations de l’Azawad.
-Les Accords d’Alger sont-ils dépassés ?
Le MNLA ne reconnaît aucun accord. La revendication est claire et aucun de ces accords ne prend en considération la libération de l’Azawad. De ce fait, nous ne prendrons pas part à ces accords caducs qui ne servent que les intérêts de l’Etat malien. De toute façon, ils n’ont jamais été respectés et, dans ces circonstances, ils ne représentent que l’ombre d’eux-mêmes.

-L’Algérie a joué un rôle important dans ce conflit…
Nous partageons une histoire commune avec l’Algérie. De 1963 à aujourd’hui, le peuple de l’Azawad s’est toujours retrouvé en exil suite aux politiques ségrégationnistes et marginalistes de l’Etat malien. Votre pays a depuis toujours accueilli ces populations. Personne n’ignore que l’Algérie est une puissance qui doit assumer son rôle dans cette région, et nous pensons qu’elle peut faire beaucoup dans la résolution de ce conflit qui n’a que trop duré. Nous espérons que l’Algérie use de toute son influence pour faire entendre raison au Mali à travers une discussion politique franche.
-L’amalgame est souvent fait entre MNLA et AQMI, non ?
Si cette confusion existe, c’est parce qu’elle a été encouragée par le Mali et les médias occidentaux, qui ne sont pas forcément au courant de la réalité du terrain. Ceci étant, il est impensable de nous comparer à AQMI. Le MNLA ne partage aucune logique ni politique avec cette organisation terroriste. La vérité ? Tant que le Mali occupe notre territoire, AQMI fait de même.
-Pensez-vous qu’AQMI est un instrument d’Etat ?
AQMI a été expressément installée par le Mali pour entretenir l’amalgame et la confusion. Avant les attaques du 17 janvier, des camps d’AQMI se trouvaient à moins de deux kilomètres des régions nord. Des militaires au sein de l’armée malienne ont reçu des ordres de ne pas déranger AQMI. Il y a quelques jours, le MNLA, à travers son état-major, a intercepté des trafiquants de drogue. On ne peut pas accepter que notre territoire soit utilisé pour les sales besognes. Le Mali a encouragé la présence d’AQMI, car des personnalités haut placées sont impliquées dans le trafic de drogue et les prises d’otages. Il y a complicité, sinon comment un avion chargé de drogue pourrait-il atterrir près de la tour de contrôle de Gao sans être intercepté ?

-Jusqu’où est prêt à aller le MNLA ?
Nous ne privilégions certainement pas la guerre. Nous sommes ouverts à toutes les propositions. Si demain l’Etat malien accepte de regarder les choses en face, accepte que le combat actuel est légitime, et admet que le besoin d’un choix politique différent est un droit, nous sommes prêts à arrêter cette guerre. Tant que le Mali s’obstine à nous combattre militairement, nous continuerons à nous défendre militairement aussi. Notre objectif est clair, nous voulons la libération de l’Azawad. Et pour cela, nous mènerons le combat sur tous les fronts.

Plus de 25 000 Maliens se sont réfugiés au Niger voisin pour fuir les combats, a annoncé hier le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), dans son bulletin humanitaire publié   à Niamey. Lundi, le Burkina Faso, autre voisin du Mali, avait annoncé officiellement abriter quelque 12 000 Maliens sur son territoire, déplorant «leurs conditions de vie précaires».  Selon la Croix-Rouge internationale, au moins 60 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du Mali à cause des combats dans le nord du pays.                                                              
Faten Hayed

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Mali : le gouvernement doit cesser de bombarder les civils

AMNESTY INTERNATIONAL
vendredi 24 février 2012
Le gouvernement malien doit cesser de bombarder la population civile dans le nord du pays, a dit Amnesty International aujourd’hui, après le mort d’une fillette de 4 ans atteinte par un obus.
Le gouvernement malien doit cesser de bombarder la population civile dans le nord du pays, a dit Amnesty International aujourd’hui, après le mort d’une fillette de 4 ans atteinte par un obus.
Fata Walette Ahmedou a été blessée hier après-midi lorsqu’un hélicoptère de l’armée a bombardé le campement de Kel Essouck près de Kidal, une ville située à quelque 1 600 km au nord-est de Bamako, la capitale. La fillette est morte de ses blessures ce matin.
Au moins douze autres personnes ont été blessées dans l’attaque, y compris Khawlata Walette Alladi qui a subi de graves blessures pelviennes et a été amputée d’une jambe. Une autre femme qui avait récemment accouché a été blessée à la tête.
« Ce sont les civils qui sont les victimes principales de ces bombardements aveugles. Au-delà des pertes humaines, ces bombardements ont décimé des dizaines de bovins, de chameaux et de chèvres qui constituent le moyen de subsistance des populations nomades touarègues », a dit Gaëtan Mootoo, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’Ouest.
« Ces bombardements violent le droit international humanitaire et le gouvernement doit y mettre fin immédiatement. »
La région de Kidal est bombardée par des hélicoptères de l’armée depuis le 11 février 2012.
Un témoin a dit à Amnesty International : « Après l’attaque, quinze cartouches avec hélices ont été retrouvées. »
Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un groupe d’opposition armé, a lancé une rébellion militaire le mois dernier dans le nord du pays.
Depuis lors, des dizaines de personnes ont été tuées et des milliers d’autres ont été déplacées suite aux affrontements qui opposent le MNLA et l’armée malienne. Beaucoup ont trouvé refuge dans les pays voisins, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.
Le 18 février 2012, le MNLA aurait tué Moussa Balobo Maïga, chef du village de Hombori, (environ 900 km nord-est de Bamako). Le MNLA a réfuté ces accusations et a accusé la gendarmerie malienne.
Amnesty International s’inquiète également des informations indiquant que, le 17 février 2012, deux Touaregs travaillant pour la Croix-Rouge ont été brièvement détenus et maltraités par l’armée à l’extérieur de la ville de Kidal.
« L’armée malienne et le MNLA doivent tout faire en leur pouvoir afin de protéger toute personne ne participant pas activement aux hostilités tels que cela est stipulé dans les Conventions de Genève », a dit Gaëtan Mootoo.
PRE01/101/2012 23 février 2012