Argent
La société d'ingénierie-construction Dessau a obtenu en sous-traitance un contrat de 38,8M$ dans le secteur ferroviaire en Algérie. La ville d'Alger La firme montréalaise réalisera les études d'avant-projet sommaire et détaillé pour la réalisation d'une nouvelle ligne à double voie électrifiée d'une longueur de 170 km entre les villes de Bordj Bou Arreridj et Thenia dans le nord-est de l'Algérie.
L'équipe de projet de Dessau aura notamment à définir et concevoir un tracé visant à diminuer les temps de parcours entre Alger et Constantine.
En outre, Dessau aura le mandat de concevoir les ponts, viaducs, les ouvrages de drainage, les rétablissements des routes et voies ferrées, les installations de signalisation et de télécommunications, les infrastructures et équipements pour l'électrification de la voie et de définir les caractéristiques des tunnels et de leurs équipements.
Ce contrat s'inscrit dans le cadre d'un projet total de 2,3G$ mis de l'avant par l'Agence Nationale d'Études et de Suivi de la Réalisation des Investissements Ferroviaires d'Algérie. Il a été accordé à Dessau par le groupe sino-turc CCECC-OZGUN qui a remporté le mandat.
Une cinquantaine d'ingénieurs canadiens et algériens seront mis à profit pour ce projet dirigé par des Chinois, en collaboration avec des Turcs, au Maghreb.
TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
mardi 2 février 2010
Informatique: Connecter les universités africaines
Informatique: Connecter les universités africaines
Actualités - Science
Afrique en ligne
Internet Informatique - L'Union africaine (UA) souhaite dès 2010 connecter certaines universités africaines à la bande passante afin de favoriser la recherche scientifique sur le continent, a appris mardi la PANA, en marge du 14ème Sommet de l'organisation panafricaine qui se tient à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.
Selon M. Ahmad Hamdy, du Département des ressources humaines de l'UA, la connexion des universités africaines s'inscrit dans un vaste programme de soutien à la recherche scientifique qui bénéficie d'un financement de l'Union européenne (UE) estimée à près de 15 millions d'euros.
"Les problèmes d'accès aux ressources scientifiques disponibles grâce aux Technologies de l'information et de la communication (TIC) handicapent les travaux de recherche de nos universités, même les plus performantes; nous allons les aider à les surmonter grâce à la bande passante", a-t-il.
L'UA a par ailleurs annoncé la création prochaine d'une université panafricaine afin de conforter la recherche scientifique et l'enseignement supérieur en Afrique.
L'organisation panafricaine s'est également dotée d'un prix d'excellence scientifique comprenant un chèque de 100 000 dollars US, un certificat et une médaille d'or. Le prix a été attribué cette année à deux chercheurs sud- africains.
Actualités - Science
Afrique en ligne
Internet Informatique - L'Union africaine (UA) souhaite dès 2010 connecter certaines universités africaines à la bande passante afin de favoriser la recherche scientifique sur le continent, a appris mardi la PANA, en marge du 14ème Sommet de l'organisation panafricaine qui se tient à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.
Selon M. Ahmad Hamdy, du Département des ressources humaines de l'UA, la connexion des universités africaines s'inscrit dans un vaste programme de soutien à la recherche scientifique qui bénéficie d'un financement de l'Union européenne (UE) estimée à près de 15 millions d'euros.
"Les problèmes d'accès aux ressources scientifiques disponibles grâce aux Technologies de l'information et de la communication (TIC) handicapent les travaux de recherche de nos universités, même les plus performantes; nous allons les aider à les surmonter grâce à la bande passante", a-t-il.
L'UA a par ailleurs annoncé la création prochaine d'une université panafricaine afin de conforter la recherche scientifique et l'enseignement supérieur en Afrique.
L'organisation panafricaine s'est également dotée d'un prix d'excellence scientifique comprenant un chèque de 100 000 dollars US, un certificat et une médaille d'or. Le prix a été attribué cette année à deux chercheurs sud- africains.
Economie: Un plan de développement de 130 milliards de dollars en Libye
Economie: Un plan de développement de 130 milliards de dollars en Libye
Actualités - Economie Economie Libye - La valeur totale des contrats relatifs aux projets à exécuter dans le cadre du programme national libyen de développement a atteint 137,7 milliards de dinars libyens, environ 130 milliards de dollars américains, portant sur 2283 contrats concernant 1948 projets, annoncent des sources proches du comité populaire général libyen.
Les mêmes sources, citées par la version électronique du journal libyen Oyia, révèlent que 39,433 milliards de dinars ont été dépensés jusqu'en fin 2009 englobant des projets qui ont été réalisés et d'autres en cours d'exécution.
Le coût de l'ensemble des projets en cours d'exécution a été estimé à 98,287 milliards de dinars, alors que 73,955 milliards de dollars seront consentis pour les trois prochaines années dont la majorité sera parachevée en 2012.
Plusieurs projets, notamment ceux portant sur l'électricité, les chemins de fer et les services, seront parachevés après 2012 pour une valeur estimée à 24,332 milliards de dinars.
D'autre part, les projets s'inscrivant dans le programme de développement englobent aussi les projets d'habitat pour lesquels 78,20 milliards de dinars ont été relatifs à 1.430 projets, tandis que le reste des engagements financiers a atteint 64,43 milliards de dinars en plus des projets d'électrification que ce soit pour la production, le transport ou le contrôle, ainsi que ceux de la distribution pour une valeur de 15,9 milliards de dinars.
Le coût total des projets de chemin de fer sont de 9,711 milliards de dinars, tandis que les projets des communication concernant la construction d'aéroports, de ports, de routes et de ponts, la valeur des projets a atteint 13,948 milliards de dinars.
Le Conseil national libyen de la planification a adopté, au cours de sa réunion en fin 2009, le budget triennal 2010, 2011 et 2012 pour une valeur de 85 milliards de dinars libyens pour les projets de développement répartis en raison de 29,34 milliards dinars pour 2010, 27,7 milliards pour 2011 et 29,9 milliards pour 2012.
Tripoli - Pana 02/02/2010
Actualités - Economie Economie Libye - La valeur totale des contrats relatifs aux projets à exécuter dans le cadre du programme national libyen de développement a atteint 137,7 milliards de dinars libyens, environ 130 milliards de dollars américains, portant sur 2283 contrats concernant 1948 projets, annoncent des sources proches du comité populaire général libyen.
Les mêmes sources, citées par la version électronique du journal libyen Oyia, révèlent que 39,433 milliards de dinars ont été dépensés jusqu'en fin 2009 englobant des projets qui ont été réalisés et d'autres en cours d'exécution.
Le coût de l'ensemble des projets en cours d'exécution a été estimé à 98,287 milliards de dinars, alors que 73,955 milliards de dollars seront consentis pour les trois prochaines années dont la majorité sera parachevée en 2012.
Plusieurs projets, notamment ceux portant sur l'électricité, les chemins de fer et les services, seront parachevés après 2012 pour une valeur estimée à 24,332 milliards de dinars.
D'autre part, les projets s'inscrivant dans le programme de développement englobent aussi les projets d'habitat pour lesquels 78,20 milliards de dinars ont été relatifs à 1.430 projets, tandis que le reste des engagements financiers a atteint 64,43 milliards de dinars en plus des projets d'électrification que ce soit pour la production, le transport ou le contrôle, ainsi que ceux de la distribution pour une valeur de 15,9 milliards de dinars.
Le coût total des projets de chemin de fer sont de 9,711 milliards de dinars, tandis que les projets des communication concernant la construction d'aéroports, de ports, de routes et de ponts, la valeur des projets a atteint 13,948 milliards de dinars.
Le Conseil national libyen de la planification a adopté, au cours de sa réunion en fin 2009, le budget triennal 2010, 2011 et 2012 pour une valeur de 85 milliards de dinars libyens pour les projets de développement répartis en raison de 29,34 milliards dinars pour 2010, 27,7 milliards pour 2011 et 29,9 milliards pour 2012.
Tripoli - Pana 02/02/2010
Le fils de Mouammar Kadhafi se heurte aux conservateurs libyens

Le fils de Mouammar Kadhafi se heurte aux conservateurs libyens
Par Reuters, publié le 01/02/2010 à 16:44
RABAT - Saïf al Islam, fils du colonel Mouammar Kadhafi, connu pour ses opinions réformatrices et son ouverture en direction de l'Occident, doit faire face à une opposition des conservateurs libyens qui cherchent à retarder son accession à la tête du gouvernement.
Au mois d'octobre, al Islam avait été désigné coordinateur général des "directions populaires", une instance regroupant depuis les années 1980 les personnalités politiques, économiques et tribales les plus influentes du pays.
Cette nomination aurait dû faire d'al Islam le deuxième personnage le plus important de l'Etat en lui confiant "toutes les prérogatives pour bâtir la Libye du futur".
Mais Saïf al Islam, qui a joué un rôle clé dans le réchauffement des relations entre Tripoli et l'Occident, n'a toujours pas pris ses fonctions et la question n'a pas été soulevée le mois dernier devant le Congrès général du peuple (CGP), principal organe consultatif du pays.
En décembre, deux journaux du groupe de presse Al Ghad dont al Islam avait soutenu la création ont été contraints de suspendre la publication de leur version papier.
Les journaux avaient publié des articles sur des affaires de corruption présumée. Al Ghad avait expliqué avoir été l'objet de pressions très fortes de la part de l'imprimeur, une entreprise d'Etat, et de dirigeants libyens qui lui reprochaient un article sur un remaniement ministériel à venir.
Un haut responsable libyen, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat dans le journal Asharq al Awsat, a expliqué qu'al Islam n'était pas près d'assumer un rôle au sein du gouvernement et qu'il s'en tenait à sa décision, prise en 2008, de se retirer de la vie publique.
Des observateurs font valoir que Saïf al Islam se contente peut-être d'attendre son heure.
"Nous croyons que le Guide (Kadhafi) continue de souhaiter que Saïf al Islam devienne le coordinateur des directions populaires et qu'il prenne en charge la gestion des affaires nationales au quotidien", estime Charles Gurdon, expert des questions libyennes au sein du cabinet de conseil Menas Associates.
IMAGE DE RÉFORMATEUR
Les analystes notent qu'al Islam doit s'assurer d'un soutien de l'opinion publique s'il veut réussir à mettre la vieille garde sur la touche et imposer son autorité à des personnalités influentes comme le ministre des Affaires étrangères, Musa Kusa, et l'ancien chef du renseignement, Abdullah Senusi.
Ses partisans affirment qu'Islam entrera au gouvernement lorsqu'auront été instaurées une certaine dose de liberté politique dans le pays et un peu plus de transparence dans les institutions.
Depuis plusieurs années, Islam cultive une image de réformateur décidé à s'attaquer au pouvoir des apparatchiks dans un pays qui est sorti de plusieurs années d'isolement diplomatique et qui a commencé à coopérer avec l'Occident sur des questions de sécurité et d'immigration.
Des entreprises comme BP ou Exxon Mobil investissent des milliards de dollars pour exploiter les ressources pétrolières libyennes.
Mais cette ouverture et la fin des sanctions ne se sont pas traduites par une ouverture politique, les conservateurs restant déterminés à dresser des obstacles sur la route qui pourrait mener Islam à succéder à son père.
"La plupart des projets (d'Islam) ont échoué parce que... les oligarques cherchent à saper tous les projets de développement voulus par Saïf et dont les Libyens ont besoin", écrit l'analyste politique, Tahani Darb, sur le site réformateur Jeel-Libya.
Les partisans d'une réforme institutionnelle font toutefois valoir qu'Islam a plus de chance de prendre la tête du gouvernement que ses frères, comme Mutassim Kadhafi, conseiller à la sécurité nationale, dont les apparitions publiques sont très rares.
Mobilisation française pour sauver Pierre Camatte
Mobilisation française pour sauver Pierre Camatte
01/02/2010
De proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy se pressent à Bamako pour négocier la libération du Français enlevé en novembre 2009 dans le nord du Mali. L'organisation responsable de son rapt a décidé de repousser à une date indéterminée son exécution, prévue initialement le 31 janvier.
Les ravisseurs du Français Pierre Camatte, kidnappé le 26 novembre 2009 dans le nord du Mali, ont repoussé leur ultimatum, qui arrivait à expiration dans la nuit d'avant-hier. Selon un négociateur malien, le groupe, affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), a prolongé son ultimatum pour une durée indéterminée.
La même source, qui se pare du titre d'intermédiaire, a affirmé avoir mis au courant le gouvernement du Mali, qui transmettra à son tour le message des ravisseurs aux émissaires français. Cela donne une idée des tractations tous azimuts enclenchées discrètement depuis le début avec les groupes armés.
"L'ultimatum a été repoussé par Al-Qaida. J'ai donné l'information au gouvernement malien, qui a communiqué avec la France ", a précisé cette source, qui est au cœur des tractations et s'exprime sous le couvert de l'anonymat. Mieux encore, le porte-parole des ravisseurs presse les négociateurs français de répondre aux exigences du groupe d'AQMI. "Il faut qu'on fasse vite pour trouver une solution", a ajouté ce responsable.
"Les gens d'AQMI demandent en tout cas la libération très rapide de quatre de leurs hommes qui sont prisonniers au Mali. Ils ne demandent rien d'autre", a ajouté la même source. Selon une autre source proche du dossier, Paris a dépêché à Bamako plusieurs émissaires, dont des proches collaborateurs du président français, Nicolas Sarkozy, pour obtenir la libération de l'otage, le premier otage français détenu par AQMI.
Toutefois, vu la discrétion totale qui entoure les négociations, on ignore si une demande de rançon secrète a été annexée à l'exigence rendue publique. Une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français avait également évoqué une rançon, rapidement démentie par le négociateur malien.
"Les gens qui avaient parlé de rançon sont des escrocs qui se disaient intermédiaires mais voulaient seulement empocher l'argent", s'est empressé d'annoncer le négociateur. Ce dernier a même affirmé un peu plus tôt qu'"il avait l'espoir que la vie de l'otage français soit épargnée".
Les menaces d'AQMI sont prises au sérieux, d'autant plus qu'un otage britannique, Edwen Dyer, a été exécuté au début de juin dernier. Les ravisseurs avaient d'abord donné aux autorités britanniques un ultimatum de vingt jours pour libérer le Jordanien Abou Qatada, emprisonné en Grande-Bretagne. Ce délai avait été prolongé de quinze jours, puis l'otage avait été exécuté à la suite du refus de Londres de céder au chantage.
Par ailleurs, le rapt de Pierre Camatte a été suivi de l'enlèvement en Mauritanie de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre dernier, et de deux Italiens, le 18 décembre, dont une femme originaire du Burkina Faso. Cette nébuleuse avait menacé, le 10 janvier, d'exécuter le Français Pierre Camatte si quatre de ses combattants (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabé) détenus au Mali n'étaient pas libérés d'ici au 30 janvier.
Pour rappel, quatre touristes français avaient été assassinés dans le sud de la Mauritanie en décembre 2008. Et, début août 2009, un jeune kamikaze mauritanien s'était fait exploser près de l'ambassade de France à Nouakchott. Deux gendarmes français avaient été blessés.
Courrier International
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PS: Ceux qui ont vendu Pierre Camatte à l'AQMI et qui jouent le rôle de négociateurs doivent savoir que l'histoire les rattrapera tôt ou tard
01/02/2010
De proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy se pressent à Bamako pour négocier la libération du Français enlevé en novembre 2009 dans le nord du Mali. L'organisation responsable de son rapt a décidé de repousser à une date indéterminée son exécution, prévue initialement le 31 janvier.
Les ravisseurs du Français Pierre Camatte, kidnappé le 26 novembre 2009 dans le nord du Mali, ont repoussé leur ultimatum, qui arrivait à expiration dans la nuit d'avant-hier. Selon un négociateur malien, le groupe, affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), a prolongé son ultimatum pour une durée indéterminée.
La même source, qui se pare du titre d'intermédiaire, a affirmé avoir mis au courant le gouvernement du Mali, qui transmettra à son tour le message des ravisseurs aux émissaires français. Cela donne une idée des tractations tous azimuts enclenchées discrètement depuis le début avec les groupes armés.
"L'ultimatum a été repoussé par Al-Qaida. J'ai donné l'information au gouvernement malien, qui a communiqué avec la France ", a précisé cette source, qui est au cœur des tractations et s'exprime sous le couvert de l'anonymat. Mieux encore, le porte-parole des ravisseurs presse les négociateurs français de répondre aux exigences du groupe d'AQMI. "Il faut qu'on fasse vite pour trouver une solution", a ajouté ce responsable.
"Les gens d'AQMI demandent en tout cas la libération très rapide de quatre de leurs hommes qui sont prisonniers au Mali. Ils ne demandent rien d'autre", a ajouté la même source. Selon une autre source proche du dossier, Paris a dépêché à Bamako plusieurs émissaires, dont des proches collaborateurs du président français, Nicolas Sarkozy, pour obtenir la libération de l'otage, le premier otage français détenu par AQMI.
Toutefois, vu la discrétion totale qui entoure les négociations, on ignore si une demande de rançon secrète a été annexée à l'exigence rendue publique. Une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français avait également évoqué une rançon, rapidement démentie par le négociateur malien.
"Les gens qui avaient parlé de rançon sont des escrocs qui se disaient intermédiaires mais voulaient seulement empocher l'argent", s'est empressé d'annoncer le négociateur. Ce dernier a même affirmé un peu plus tôt qu'"il avait l'espoir que la vie de l'otage français soit épargnée".
Les menaces d'AQMI sont prises au sérieux, d'autant plus qu'un otage britannique, Edwen Dyer, a été exécuté au début de juin dernier. Les ravisseurs avaient d'abord donné aux autorités britanniques un ultimatum de vingt jours pour libérer le Jordanien Abou Qatada, emprisonné en Grande-Bretagne. Ce délai avait été prolongé de quinze jours, puis l'otage avait été exécuté à la suite du refus de Londres de céder au chantage.
Par ailleurs, le rapt de Pierre Camatte a été suivi de l'enlèvement en Mauritanie de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre dernier, et de deux Italiens, le 18 décembre, dont une femme originaire du Burkina Faso. Cette nébuleuse avait menacé, le 10 janvier, d'exécuter le Français Pierre Camatte si quatre de ses combattants (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabé) détenus au Mali n'étaient pas libérés d'ici au 30 janvier.
Pour rappel, quatre touristes français avaient été assassinés dans le sud de la Mauritanie en décembre 2008. Et, début août 2009, un jeune kamikaze mauritanien s'était fait exploser près de l'ambassade de France à Nouakchott. Deux gendarmes français avaient été blessés.
Courrier International
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PS: Ceux qui ont vendu Pierre Camatte à l'AQMI et qui jouent le rôle de négociateurs doivent savoir que l'histoire les rattrapera tôt ou tard
Les relations se tendent entre l’Algérie et le Mali
ATT n'est pas venu au sommet de l'UA et selon RFI (02 02 2010), "Les relations se tendent entre l’Algérie et le Mali." (par les envoyés spéciaux à Addis Abeba de RFI, Christophe Boisbouvier et Jean-Karim Fall).
Les relations se tendent entre l’Algérie et le Mali
Selon les Algériens, le Mali ferait preuve de faiblesse à l’égard des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi). Ils expliquent que dans la lutte contre les islamistes le Niger serait, lui, beaucoup plus coopératif. D’ailleurs, soulignent-t-ils, si les combattants d’al-Qaïda n’ont pas élu domicile dans le désert nigérien, ce n’est pas par hasard.
Alger critique également les médiations engagées par le Mali pour la libération d’otages occidentaux qui se terminent par le versement de rançons. « Les Maliens participent indirectement au financement d’al-Qaïda », affirme un diplomate algérien. Côté malien, on balaye d’un revers de main ces critiques. « C’est un mauvais procès », déclare indigné un diplomate malien. « Personne ne contrôle ces islamistes, y compris l’Algérie avec les moyens militaires dont elle dispose », explique-t-on côté malien.
Bamako estime ne pas avoir de leçon à recevoir en matière de coopération antiterroriste. Des agents de renseignement algérien auraient été invités à Bamako pour interroger des islamistes incarcérés au Mali.
En outre, les militaires algériens n’auraient jamais exercés le droit de poursuite dont ils jouissent après un accord avec le Mali.
Enfin, c’est pour des raisons humanitaires et à la demande des pays dont les otages sont ressortissants, que le Mali joue les médiateurs, souligne-t-on côté malien.
Les relations se tendent entre l’Algérie et le Mali
Selon les Algériens, le Mali ferait preuve de faiblesse à l’égard des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi). Ils expliquent que dans la lutte contre les islamistes le Niger serait, lui, beaucoup plus coopératif. D’ailleurs, soulignent-t-ils, si les combattants d’al-Qaïda n’ont pas élu domicile dans le désert nigérien, ce n’est pas par hasard.
Alger critique également les médiations engagées par le Mali pour la libération d’otages occidentaux qui se terminent par le versement de rançons. « Les Maliens participent indirectement au financement d’al-Qaïda », affirme un diplomate algérien. Côté malien, on balaye d’un revers de main ces critiques. « C’est un mauvais procès », déclare indigné un diplomate malien. « Personne ne contrôle ces islamistes, y compris l’Algérie avec les moyens militaires dont elle dispose », explique-t-on côté malien.
Bamako estime ne pas avoir de leçon à recevoir en matière de coopération antiterroriste. Des agents de renseignement algérien auraient été invités à Bamako pour interroger des islamistes incarcérés au Mali.
En outre, les militaires algériens n’auraient jamais exercés le droit de poursuite dont ils jouissent après un accord avec le Mali.
Enfin, c’est pour des raisons humanitaires et à la demande des pays dont les otages sont ressortissants, que le Mali joue les médiateurs, souligne-t-on côté malien.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est arrivé à Bamako

Jeune Afrique 01/02/2010
Otage français au Mali:
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est arrivé à Bamako Les rencontres entre les autorités françaises et maliennes se multiplient pour trouver une issue favorable à l'enlèvement par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) de l'otage français Pierre Camatte. Après plusieurs proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy - et notamment son chef d'Etat-major -, c'est au tour du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de se rendre à Bamako pour y être reçu par le président malien Amadou Toumani Touré.
Le chef de l’Etat-major particulier du président de la République française a déjà effectué une visite non-officielle à Bamako il y a environ une semaine, selon une source malienne.
Accompagné de collaborateurs proches de Nicolas Sarkozy, il a été reçu par Amadou Toumani Touré au palais de Koulouba et se serait entretenu avec lui de la situation de l’otage français Pierre Camatte, détenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) depuis plus de deux mois.
Ce 1er février vers 21 heures (de Paris), le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est arrivé à son tour dans la capitale malienne - après que sa visite y a déjà été annoncée la semaine dernière avant d'être annulée. Il doit rencontrer le président malien pour tenter de trouver avec lui les meilleurs moyens de parvenir à la libération de Pierre Camatte.
Menaces d'exécution Celui-ci, un retraité de 61 ans, avait été kidnappé par des inconnus dans la nuit du 26 novembre dans un hôtel de Ménaka, au nord-est du Mali. Les raisons de son enlèvement ne sont pas établies, mais il pourrait s’agir d’une vengeance personnelle. Pierre Camatte aurait ensuite été « revendu » à AQMI. Président d’une association entre la ville de Gérardmer (dans les Vosges, à l’est de la France où il est domicilié) et Tidarmene, une localité du nord du Mali, il partageait son temps entre la France et le Mali, où il s'occupait en particulier de la culture d’une plante thérapeutique contre le paludisme.
AQMI - qui détient en tout six Européens en otage - avait menacé le 10 janvier dernier d'exécuter Pierre Camatte si quatre de ses membres (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabè), détenus au Mali, n'étaient pas libérés avant le 30 janvier. Le 31, après la visite des proches collaborateurs du président français à Bamako, l’ultimatum avait finalement été repoussé à une date indéterminée.
Mais le groupe qui détient Pierre Camatte ne bluffe pas. En juin 2009, il avait exécuté Edwin Dyer, un touriste britannique, suite au refus de Londres de céder à son chantage. Le but d'AQMI est d'attirer dans le Sahel un front de puissances occidentales qui puisse légitimer sa présence et son combat. D'où la délicatesse de négociations qui se veulent les plus discrètes possibles pour ne pas faire de publicité intempestive aux islamistes.
Wade propose une table ronde régionale pour contrer Al-Qaïda dans le Sahel

AFP - 01/02/2010
Wade propose une table ronde régionale pour contrer Al-Qaïda dans le Sahel
ADDIS ABEBA, 1 fév 2010 (AFP) - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a
proposé lundi l'organisation d'une "table ronde régionale" pour trouver les moyens de lutter contre la montée en puissance du groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans les pays sahéliens.
"Ce terrorisme du désert est en train de prendre de nouvelles formes très inquiétantes. J'y suis très sensible puisque ça se passe au Mali et qu'il y a un cordon ombilical historique entre nos deux pays", a expliqué Me Wade dans un entretien accordé à l'AFP et RFI, en marge du 14e sommet de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba.
"Il faut organiser une table ronde avec les pays voisins, les pays de la région, pour régler cette question", a-t-il indiqué, soulignant que "les pays comme le Sénégal, ou le Mali ne peuvent rien faire tout seuls".
Abdoulaye Wade répondait à une question sur la branche maghrébine d'Al-Qaïda, qui menace d'exécuter un otage français enlevé fin novembre au Mali, mais a repoussé à une date indéterminée son ultimatum, qui expirait dans la nuit de samedi à dimanche.
Me Wade a rappelé les nombreux trafics d'armes dans la région sahélienne "en provenance du Tchad ou de Centrafrique, qu'on a laissé faire".
"Dans la mesure où il s'agit d'un problème international, il faut que les puissances occidentales interviennent aussi" dans la lutte contre Aqmi, a-t-il ajouté, avant de condamner "les kidnappings de Blancs que l'on vend".
L'otage français, Pierre Camatte, a été kidnappé par des inconnus en pleine nuit le 26 novembre dans un hôtel de Ménaka, dans le nord-est désertique du Mali, près du Niger.
La branche maghrébine d'Al-Qaïda a, plusieurs fois, pris pour cible la France et des ressortissants français ces dernières années dans la zone sahélienne.
Fin décembre 2007, quatre touristes français avaient été assassinés dans le sud de la Mauritanie. Et début août 2009, un jeune kamikaze mauritanien s'est fait exploser près de l'ambassade de France à Nouakchott.
Le rapt de M. Camatte a été suivi d'enlèvements en Mauritanie par des membres d'Aqmi de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre, et de deux Italiens le 18 décembre, dont une femme originaire du Burkina Faso.
eg/fal/amc
Copyright © 2010 AFP
Union africaine: Kadhafi tire sa révérence, fin d'une parenthèse jugée "nuisible"

AFP - 31 janvier 2010
Union africaine: Kadhafi tire sa révérence, fin d'une parenthèse jugée "nuisible"
De Emmanuel GOUJON (AFP)
ADDIS ABEBA — L'élection du président du Malawi à la tête de l'Union africaine (UA) dimanche permet à l'organisation de tourner la page d'une année chaotique où les prises de position dissonantes de son prédécesseur Mouammar Kadhafi ont brouillé l'image de l'institution.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des 53 membres de l'UA ont désigné dimanche, à l'ouverture du 14e sommet, le président Bingu wa Mutharika, contrecarrant les souhaits du numéro libyen d'assumer un deuxième mandat d'un an en violation du principe de présidence tournante.
Elu à la tête de l'organisation en février 2009, le Guide de la Jamahiriya libyenne avait donné le ton de sa présidence en demandant à ses pairs de l'appeler désormais "Roi des rois traditionnels d'Afrique", après avoir été "adoubé" par des chefs traditionnels en Libye.
Dimanche, il a tenté un passage en force lors de la cérémonie d'ouverture, en donnant la parole au représentant du "Forum des rois, sultans, chefs et princes traditionnels d'Afrique", organisation qu'il a créée de toutes pièces.
Bardé de colliers dorés, ce dernier a invité de manière tonitruante les chefs d'Etat à "suivre le Guide qui nous montre la voie".
En vain. C'est visiblement dépité que M. Kadhafi a repris sa place à la tribune après une petite demi-heure de huis clos, enlevant immédiatement l'écriteau indiquant son titre de président de l'UA.
Au sein de la Commission et des délégations, c'est le soulagement qui primait: "c'est une très bonne décision. En plus le Guide n'est pas parti, donc finalement l'Afrique reste unie", a commenté un haut responsable de l'UA.
"Kadhafi n'était même pas officiellement candidat. Ca s'est passé en douceur et finalement assez vite", a glissé un second.
La présidence du colonel Kadhafi a été très controversée et "très nuisible à l'image de l'UA, notamment sur la gestion des crises politiques comme à Madagascar et en Guinée," confiait cette semaine un proche de Jean Ping, le président de la Commission de l'UA.
A Madagascar, M. Kadhafi a apporté son soutien à Andry Rajoelina comme en Mauritanie à la junte militaire, alors même que les deux régimes étaient issus de changements anticonstitutionnels de pouvoir, condamnés par l'UA.
"Le fait que le président de l'UA se prononce régulièrement contre les élections et estime que le modèle libyen (de comités populaires) devrait être imposé dans toute l'Afrique représente un paradoxe pour une organisation qui prône l'Etat de droit et la démocratie", ajoutait ce haut responsable.
Avant l'élection de dimanche, un diplomate européen évoquant les deux lignes contradictoires défendues par M. Ping et le colonel Kadhafi, jugeait cette situation "dommageable à la crédibilité de l'UA".
Des poids-lourds du continent tels que l'Afrique du Sud, l'Ethiopie et l'Ouganda s'était opposés à l'idée d'un second mandat pour le dirigeant libyen tandis que plusieurs pays, notamment sahéliens et ouest-africain, soutenait son éventuelle candidature.
"La réunion s'est bien passée à part le Bénin qui était feu et flammes pour que Kadhafi reste président", a indiqué un participant sous couvert de l'anonymat.
Désabusé, Mouammar Kadhafi n'a pas mâché ses mots dimanche envers l'UA, dont il a été l'ardent promoteur en 2000 pour transformer l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) créée en 1963 après la vague d'indépendance des anciens pays colonisés.
Il a affirmé que le "président de l'UA n'a aucune prérogative", prêchant une nouvelle fois pour une plus grande intégration du continent et accusant ses pairs de "manquer de vision politique".
"Je n'ai besoin d'aucun titre, je resterai sur le front pour la lutte en faveur de l'UA", a-t-il annoncé.
Copyright © 2010 AFP.
lundi 1 février 2010
Probable visite officielle du Président Tandja en République Islamique d’Iran: Marchandages autour de l’uranium nigérien...

NDLR: La 6ème république de tanja ,au pied du mur??
Probable visite officielle du Président Tandja en République Islamique d’Iran: Marchandages autour de l’uranium nigérien...
Écrit par A.I. (Le Canard déchaîné N° 413 du 1er MARS 2010)
Lundi, 01 Février 2010 18:43
La 6ème république est déjà en panne, c’est le moins qu’on puisse dire. Tout porte à croire que le pays manque cruellement de ressources financières. Où est donc passé le budget 2010 ? Comment sera-t-il alimenté ? Pour l’heure, le gouvernement semble naviguer à vue. C’est le flou total, car en réalité le budget 2010, il n’en existe pas jusqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes. Il faut donc chercher le nerf de la guerre, entendez par là, les « caillis » comme dirait l’autre. Après donc une virée au Venezuela et à Cuba (virée qui apparemment n’a rien donné), les « refondateurs » se tournent vers d’autres horizons. Des rumeurs de plus en plus persistantes indiquent qu’un haut responsable de la 6ème République contestée se préparerait à se rendre en Iran. On parlait au début du Premier ministre Ali Badio Gamatié puis cette fois du Président Tandja en personne. Le Venezuela a du pétrole, l’Iran considéré comme l’axe du mal a besoin d’uranium, Cuba est à la recherche d’une nouvelle virginité politique. Quel est selon vous le point commun de ces trois pays ? Ils ne sont pas en odeur de sainteté avec les occidentaux et particulièrement avec les Etats-Unis d’Amérique. A ces trois pays, si vous ajoutez la Chine Populaire, la Libye, et certains pays du Maghreb, vous comprendrez aisément toute la nouvelle philosophie du régime Tandja. Puisque les pays européens sont devenus un peu trop regardants sur la Démocratie et la Bonne gouvernance, pourquoi ne pas se tourner vers ceux qui ne s’accommodent pas de ces « choses-là » ? Le Niger est donc en difficulté. Le pays va mal, très mal même. Les partenaires au développement ferment le robinet les uns après les autres, au fur et à mesure que les chances de réussite du Dialogue politique inter nigérien s’estompent.
Alors, il faut chercher ailleurs, beaucoup d’argent, les voies de la Refondation étant démesurées. Pourquoi l’Iran ? Et pourquoi pas l’Iran ? Evidemment, les supputations vont bon train. L’Iran a besoin d’uranium, le Niger en a à revendre. Mieux, le Niger est devenu le 2ème producteur mondial. Tout le monde le sait et les refondateurs en premiers puisque c’est ce qui explique leur fameux « tazarce ». Pourquoi se gêneraient-ils alors de demander de l’argent frais notamment une avance de dix ans sur l’uranium comme le soutient la rumeur publique?
[Bruits et Chuchotements] Niamey: Sarkozy s’inquiete

Écrit par Jeune Afrique N-2559
Lundi, 01 Février 2010 18:39
Nicolas Sarkozy, qui a prevu de render visite a Ali Bongo Ondimba, a Libreville, en marge de son voyage au Rwanda, fin Fevrier, a recu recemment un rapport faisant etat de la volonte du President Nigerien, Mamadou Tandja, que l’on sait diplomatiquement isolé, veut nouer des liens privilegiés avec l’Iran, la Chine et la Libye. Un voyage de Tandja a Teheran est a l’etude. Son eventuelle concretisation, au vu Des interets d’Areva dans l’uranium du Niger, preoccupe beaucoup Paris.
LE CHANTEUR NABIL BALI À LIBERTÉ : “Athmane Bali a laissé 266 textes non composés”

LE CHANTEUR NABIL BALI À LIBERTÉ
31 janvier 2010
“Athmane Bali a laissé 266 textes non composés”
Par : Sara Kharfi
Du haut de ses 25 ans, Nabil Bali est le nouveau prince de la musique targuie. Avec son groupe Tihidjal, il sillonne les routes avec son luth qu’il a hérité de son père et partage sa passion pour la musique avec tous les amoureux des rythmes entraînants et méditatifs de la musique du Sahara.
Liberté : Vous avez si vaillamment repris le flambeau et vous perpétuez l’œuvre de votre père en poursuivant votre petit bonhomme de chemin dans la musique avec votre groupe Tihidjal. Comment ça se passe donc avec cette nouvelle formation ?
Nabil Bali : Nous avons formé le groupe Tihidjal, composé de six personnes, notamment ma sœur Houda, ainsi que trois musiciens français, Didier Malia, Loïc Diedrish et Steve Sheahan, musicien et producteur. Ces trois musiciens se sont déjà produits avec mon père. Nous avons fait jusque-là cinq concerts : deux à Grenoble, deux autres à Lyon et un à Paris. Aussi, Tihidjal est-il à la base le nom de l’oued qui traverse Djanet et qui a emporté, en 2005, Athmane Bali.
Quel est le plus qu’apportent ces trois musiciens à la formation Tihidjal ?
Je compose moi-même les textes, mais je leur soumets ces compositions et ils intègrent des sons eux aussi. Leur apport est dans les arrangements. C’est de la fusion en fait, ainsi, on ne se sent pas dépaysé nous-mêmes, et il y va de même pour l’oreille occidentale habituée généralement à des sons plus classiques. Tout le monde s’y retrouve. En tout cas, on travaille sur les textes et on essaie de trouver de nouvelles compositions. Quasiment toutes les chansons qu’on sort sont à lui, ses textes à lui.
Vous avez sorti deux albums en l’espace de deux mois. Le premier Awalin (ma promesse) est sorti le 3 novembre, et le deuxième, Tamghartiw (ma mère), le 3 janvier dernier, chez Safar Productions en France. Pouvez-vous parler de ces deux albums et de leur particularité ?
Le premier album Awalin est comme un message que nous avons voulu faire passer par rapport à la promesse que nous avons donnée de porter le flambeau ; et il comporte dix-sept titres. On joue les titres d’Athmane Bali avec des arrangements plus modernes. Je suis moi-même auteur et compositeur, et dans le second album,Tamghartiw, composé de dix-sept chansons, il y a aussi mes propres compositions. Parmi les titres du dernier album, il y a entre autres Azefdoura (l’argent et l’or), Mena (la sécheresse) ou encore Nekareqa (je t’aime).
Vous êtes-vous déjà produit pour la promotion de l’album Awalin. De quels types d’organismes recevez-vous généralement des invitations, des centres culturels, des associations ?
Nous nous sommes produits récemment en Belgique et au Canada (ce dernier concert avec Ferda et Cheikh Sidi Bémol) et le public de différentes nationalités arabes, notamment du Liban et de l’Irak, a réellement apprécié. Sinon, je reçois généralement des invitations de festivals étrangers et la réaction du public est toujours extraordinaire. Les gens nous demandent des copies du concert puisque nous enregistrons chaque soirée ce que nous animons, ou alors ils nous demandent notre album.
La plupart des textes sont donc d’Athmane Bali, mais comment les travaillez-vous ?
Sur les titres de l’album Awalin, nous avons introduit des sons jazz, rock fusionné au targuis. On veut produire une chanson targuie différente par le biais de la fusion. Il y a des instruments comme le jambé ou la derbouka qu’on a également intégrés dans notre album, et je tiens à rappeler que ce sont des chansons d’Athmane Bali jamais composées. Car Athmane Bali a laissé 266 textes non composés.
Et vous, qu’est-ce qui vous inspire ?
Le Sahara. Mes textes parlent aussi de fraternité, de la société et d’amour. Je suis aussi un grand fan du Malien Ali Farka Touré, de la chanson française et, bien sûr, de mon père Athmane Bali.
Nous allons changer de registre. Parlons cinéma. Qu’en est-il du projet de documentaire sur la vie de votre père ?
C’est en cours, mais ce n’est pas encore fait. Mohamed Zaoui, le réalisateur, doit venir prochainement pour discuter avec la famille et récolter les informations et les documents concernant Athmane Bali. Nous avons décidé dans la famille de tout dire, de tout révéler sur la vie de mon père. Dans le passé, il y a eu des contacts pour faire un long métrage de fiction avec des Français, mais ils ont eu des difficultés pour les autorisations au niveau d’Alger.
Outre votre duo avec le jeune chanteur kabyle Allilou, vous préparez une chanson pour l’équipe nationale de football et vous préparez également une tournée de votre nouvel album…
Nous préparons un duo avec Lotfi Double Kanon avec la chanson Demaâ, d’Athmane Bali. Et nous préparons une chanson sur l’équipe nationale de football avec des artistes de la région de Djanet. Le texte est prêt et il est signé Choghli et Abdallah Mesbahi. Je vais la composer avec des rythmes targuis. Nous entamerons une tournée promotionnelle du nouvel album en mars prochain, notamment à l’Opéra de Lyon, à Paris, et éventuellement au Mexique. Je compte également travailler sur les textes de l’oncle de mon père, Athmani Athmane, qui était chanteur de l’imzad et qui a laissé des poésies et des textes exceptionnels.
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