lundi 1 février 2010

Niger: des colliers émetteurs sur les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest


Niger: des colliers émetteurs sur les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest
(AFP) – Il y a 2 jours

NIAMEY — Les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest, présentes dans le sud-ouest du Niger, seront bientôt équipées de colliers émetteurs satellitaires afin d'assurer leur survie, a appris l'AFP auprès de l'Association pour la sauvegarde des girafes du Niger (ASGN).

Dans un premier temps, huit girafes seront équipées d'émetteurs lors d'une opération prévue du 8 au 12 février, a précisé Jean-Patrick Suraud, le responsable scientifique de l'ASGN.

Pour leur mettre le collier, il faudra anesthésier les animaux lors d'interventions menées par une équipe internationale de vétérinaires, a-t-il poursuivi.

Ces colliers dernier cri de la technologie satellitaire pourront émettre pendant deux ans et permettront de localiser les animaux heure par heure.

Le budget global de l'opération n'est pas précisé, mais un collier et le téléchargement de données coûtera jusqu'à 30.000 euros, a indiqué M. Suraud.

Parmi les partenaires de l'opération figurent le Fonds français pour l'environnement mondiale (FFEM), la Giraffe conservation foundation (GCF) et la Fondation internationale pour la gestion de la faune (Fondation IGF).

"Les girafes migrent de plus en plus loin à la recherche de nouveaux habitats (...) ceci n'est pas sans impact sur leur survie", explique Jean-Patrick Suraud.

Jusqu'à présent, le suivi des troupeaux se fait par simple observation oculaire.

Pour ce scientifique, équiper les girafes d'émetteurs constitue "une révolution" pour mieux comprendre les nouvelles zones de migration et les rythmes de leurs activités diurnes et nocturnes.

Fuyant braconniers et prédateurs, ces girafes ont trouvé un havre de paix dans la brousse de Kouré à une heure de route de Niamey.

En 2006, une étude a prouvé que ces troupeaux étaient les derniers représentants de la girafe peralta.

Pour inciter les populations à protéger davantage ces girafes, l'ASGN, soutenu par des partenaires, dont le zoo de Doué La Fontaine (France), finance des projets communautaires.

Résultats: leur nombre est passé à environ 170 aujourd'hui contre cinquante en 1996.

Copyright © 2010 AFP.

International: L'UE envoi des missionaries en Mauritanie pour lutter contre Alqaida

International: L'UE envoi des missionaries en Mauritanie pour lutter contre Alqaida
L'UE envoi des missionaries en Mauritanie pour litter contre Alqaida
Des experts de l'Union européenne viennent d'achever une mission à Nouakchott pour voir comment soutenir le gouvernement mauritanien dans sa lutte contre le terrorisme. L’Union européenne a annoncé lundi 25 janvier la reprise totale de la coopération avec la Mauritanie, suspendue après le coup d’Etat de 2008. Une aide qui représente 210 millions d’euros pour les programmes en cours, plus 156 millions qui restent à allouer, tout ceci dans le domaine du développement.
Pendant dix jours, les cinq experts de la mission composée d’un ancien juge antiterroriste français et de quatre professionnels de la sécurité et du renseignement ont rencontré les autorités et les forces de sécurité du pays. Le but : élaborer les projets les plus pertinents pour appuyer la Mauritanie dans sa lutte contre le terrorisme.Selon une source diplomatique qui s’est félicité des efforts déjà entrepris par le gouvernement, ces projets porteraient sur plusieurs domaines.

Note: Copyright © Points Chauds

Hommage a Wole Soyinka:Prix Nobel de littérature nigérian


27/11/2007 10:23:39 | Jeune Afrique | Par : Propos recueillis par Tirthankar Chanda, avec Éli
Wole Soyinka
Dirigeants africains, droits de l'homme, racisme, démocratie bafouée... Le Prix Nobel de littérature nigérian est un homme en colère. Entretien exclusif.

La barbe et la coiffure hirsute sont blanches depuis longtemps maintenant. Mais l'homme qui les porte avec le même soin depuis des décennies ne s'est pas assagi pour autant. Icône littéraire, référence morale et impénitent opposant politique, Wole Soyinka, 73 ans, continue de se battre sur les fronts de l'imaginaire et de la démocratie.
Dramaturge, poète, romancier, essayiste et critique, le Nigérian le plus connu en dehors de son pays (avec Fela Anikulapo Kuti) a été le premier Africain récompensé pour son œuvre littéraire par le jury de l'académie Nobel en 1986. Né en 1934 au sein de la communauté yorouba, Soyinka, qui a fait ses études à Ibadan (Nigeria), puis à Leeds (Royaume-Uni), a commencé sa carrière d'écrivain dès les années 1950. Il a une quarantaine de titres à son actif, dont les plus connus sont ses pièces de théâtre (notamment Le Lion et la Perle, La Mort et l'Écuyer du roi, Les Bacchantes d'Euripide) où se mêlent la tradition européenne et l'influence des rituels populaires. Ses essais (réunis en deux volumes non traduits en français, Myth, Literature and the African World et Art, Dialogue and Outrage) nourrissent la réflexion africaine sur l'art et la littérature. À la fois avant-gardiste et traditionnelle, engagée et lyrique, l'œuvre de Soyinka « façonne le drame de l'existence dans une large perspective culturelle et avec des connotations poétiques », notait le communiqué officiel de l'Académie suédoise en 1986.
Mais Soyinka n'est pas seulement un homme de lettres. C'est aussi un dissident politique qui s'est élevé courageusement contre les dictatures ou les coups d'État militaires dont son pays était coutumier de l'indépendance jusqu'au début des années 2000. Son long combat pour la démocratie lui a valu la prison, l'exil et la condamnation à mort par contumace. Ses coups de gueule énergiques ont également fait de lui la conscience morale du Nigeria. Et de l'Afrique tout entière.
Malgré l'énergie qu'il met encore à dénoncer les injustices, Soyinka aurait-il vieilli ? Le nouveau volume de ses mémoires, qui vient de paraître en traduction française sous le titre Il te faut partir à l'aube*, témoigne de sa difficulté à concilier les impératifs de la figure publique qu'il est devenu avec son désir de solitude et de paix. « Moi qui suis un fanatique de la tranquillité des cabinets de travail », soupire-t-il. Les 650 pages remplies d'anecdotes ont été saluées par la critique comme « une épopée de l'esprit humain et une somme de l'histoire du Nigeria ». Mais le récit des turbulences d'une vie presque trop pleine laisse transparaître la petite musique qui s'élève du fond du cœur d'un Ulysse qui n'aspire qu'à la paix du foyer (le livre est dédié à son épouse Adefolake) et au silence de la sépulture déjà choisie (« le coin de cactus de ma maison d'Abeokuta », dans le sud-ouest de son pays natal).
Wole Soyinka partage aujourd'hui sa vie entre le Nigeria et les États-Unis, où il occupe le poste de professeur principal à l'institut Black Mountain (université du Nevada) et de professeur associé à l'institut Dubois (université Harvard). De passage à Aix-en-Provence, il a accepté de mêler, encore une fois, ses réflexions sur la littérature et les préoccupations sur l'avenir de son pays et de son continent.

* Il te faut partir à l'aube, Actes Sud, septembre 2007, 650 pages, 28 euros.


« L'Afrique souffre de la mauvaise farce démocratique »

Jeune Afrique : Vous avez dit que l'écriture était pour vous une vocation. Quand vous êtes-vous rendu compte que vous en feriez votre vie ?
Wole Soyinka : Je suis venu à l'écriture à un très jeune âge, sans réellement savoir ce qu'écrire voulait dire. Mes premières nouvelles furent publiées dans un magazine de l'école. J'ai le souvenir d'avoir envoyé au début des années 1950 des poèmes à des concours littéraires pour écrivains en herbe. Et puis, une pièce de théâtre que j'avais fait parvenir à la radio a été diffusée sur les ondes de la Nigerian Broadcasting Corporation. Je venais tout juste de quitter l'école. Quelle ne fut ma fierté !

Dans le nouveau volume de vos mémoires, Il te faut partir à l'aube, vous revenez sur votre lutte pour la démocratie et la justice au Nigeria ces trente dernières années. C'est un livre où il est beaucoup question de mort, d'échecs et de désespoir…
C'est vrai, mais j'y décris aussi les moments de joie et de bonheur que j'ai connus tout au long de ma vie. Il te faut partir à l'aube est un livre très différent du précédent tome de mes mémoires (Ibadan, les années pagaille), dont la structure était plus serrée. À mesure que vous avancez dans la vie, le rythme s'accélère. Votre vie est plus riche en péripéties, certaines tristes, d'autres moins. J'ai réorganisé le récit plusieurs fois pour en atténuer le côté mélancolique. J'ai toujours été sensible à l'absurdité de l'existence. C'est ce qui m'a d'ailleurs permis de préserver ma santé mentale face aux événements terrifiants et traumatisants que j'ai été amené à vivre.

Pourquoi vous attardez-vous autant sur la politique dans votre livre ?
La décision de l'écrire coïncide avec la période de ma vie où j'étais menacé physiquement en raison de mes activités politiques. Je militais alors contre la dictature du général Sani Abacha, sans doute le régime le plus exécrable que le Nigeria ait jamais connu. Le gouvernement avait fait coller aux quatre coins du pays des affiches avec ma photo et cette légende : « Wanted. Dead or Alive » (« Recherché, mort ou vif »). Mes proches avaient été arrêtés, ainsi que des inconnus qui avaient la malchance de me ressembler. J'ai été jugé par contumace, pour haute trahison. À l'époque, j'étais professeur invité à l'Emory University aux États-Unis, mais j'ai dû renoncer à habiter sur le campus, à Atlanta, car le gouvernement nigérian y avait ouvert un consulat dans le seul but de pouvoir suivre à la trace les dissidents qui, comme moi, avaient trouvé refuge en Amérique. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à écrire ce volume de mémoires. Mais quand le régime d'Abacha est tombé [en juin 1998, NDLR], j'ai jugé que cela ne servait plus à rien. Si le livre existe aujourd'hui, c'est grâce à la persévérance de mon éditeur. Il s'était engagé financièrement sur le projet. Aussi ai-je dû me remettre à l'écriture… [rires].

Vous décrivez dans vos mémoires la descente aux enfers de votre pays. Pensez-vous que la situation politique y va de mal en pis ?
Les huit années qui se sont écoulées depuis la chute d'Abacha ont été particulièrement décevantes. Contrairement à ce qu'affirment les hommes politiques, il n'y a pas eu la moindre avancée démocratique. Olusegun Obasanjo a pris la société civile en otage. Lui qui a souffert dans sa chair pendant la dictature, lui qui a été en prison et qui aurait sans doute été exécuté sans la mobilisation des démocrates comme moi-même, lui qui a connu les privations et les persécutions… On s'attendait à ce qu'il fasse tout pour implanter la démocratie en terre nigériane. Mais il s'est révélé un dictateur particulièrement machiavélique. Il y a presque eu plus d'assassinats politiques sous son régime que sous celui d'Abacha. Les brutalités de la police, les abus de pouvoir, la corruption et les tentatives de subversion de la Constitution ont été des leçons douloureuses pour les Nigérians.

Dans votre livre, vous évoquez l'égoïsme, la gabegie et l'absence de scrupules des futurs hommes politiques nigérians que vous rencontriez à Londres à la fin des années 1950. N'était-ce pas, déjà, des signes avant-coureurs des déceptions à venir ?
Le Nigeria était mal parti. Nous pâtissons aujourd'hui des conséquences de la mauvaise farce démocratique qu'on nous joue depuis l'indépendance et dont les premières scènes ont été écrites par les Britanniques. J'impute bien évidemment la responsabilité des dysfonctionnements dont souffre notre société depuis cinquante ans aux élites nigérianes. Mais force est de reconnaître que les colonisateurs ont pris une part active dans le dévoiement de notre démocratie. De hauts fonctionnaires britanniques à la retraite viennent de révéler comment l'administration coloniale avait truqué les résultats du recensement pour s'assurer que le pouvoir aille aux catégories les plus réactionnaires de la société nigériane. L'armée, par exemple.

Comment expliquez-vous que, depuis l'indépendance, les Nigérians n'aient pas réussi à poser les bases d'une véritable démocratie ?
Nous n'avons pas su saisir les multiples opportunités qui se sont présentées. Dernière en date : l'élection présidentielle de 2007. Obasanjo l'a gâchée. Une opportunité similaire s'était déjà présentée en 1993, lorsque les citoyens sont allés voter comme un seul homme, déterminés à mettre fin au régime militaire. Ils en avaient assez des dirigeants corrompus jusqu'à l'os. Ils se sont autodisciplinés, arrêtant eux-mêmes les perturbateurs avant de les remettre entre les mains de la police. La communauté internationale a reconnu que ces élections étaient les plus libres et les plus démocratiques jamais tenues sur le sol nigérian. Mais elles ont été annulées par le régime. Il a suffi d'un seul individu - le général Ibrahim Badamasi Babangida - pour réduire à néant les aspirations de millions de Nigérians. Ces derniers n'oublieront jamais sa lourde responsabilité dans l'échec de leur pays à accéder à la démocratie.

Que pensez-vous de Umaru Yar'Adua, élu chef de l'État nigérian en avril 2007 ?
C'est un honnête homme plein de bonnes intentions. Mais il n'a pas été choisi par les Nigérians. Son élection était une farce. Umaru Yar'Adua a été mis à la tête du pays par Obasanjo, qui a détourné le processus électoral. Il a placé ses hommes liges aux positions stratégiques. Le président du Sénat est un ancien militaire proche d'Obasanjo, tout comme le président du PDP [People's Democratic Party, au pouvoir, NDLR].

Pourquoi vous exprimez-vous rarement sur l'utilisation de la manne pétrolière ?
J'aurais préféré que le Nigeria ne possède pas une goutte de pétrole, car ce dernier est une malédiction. Si nous avions développé l'agriculture ou les petites et moyennes entreprises, notre pays ne se reposerait pas sur la rente d'une seule et unique ressource. Les revenus tirés de l'exploitation des hydrocarbures représentent les deux tiers de la richesse nationale. Mais, paradoxalement, la principale région productrice n'en profite pas. J'ai vu la misère et la pauvreté des populations de l'État du Delta. Elles vivent dans le dénuement total, alors que leurs dirigeants s'enrichissent auprès des multinationales. Il ne faut donc pas s'étonner que les jeunes en appellent à l'insurrection armée. On risque d'assister à des drames si rien n'est fait pour corriger les déséquilibres scandaleux qui dominent la région.

Le Nigeria a-t-il le moindre espoir de sortir prochainement de ce que vous nommez vous-même la « pagaille » ?
Je ne suis pas prophète. Je constate seulement que cinquante ans après l'indépendance, le pays demeure gouverné par des intérêts personnels. Le rêve de le voir devenir une nation moderne et soudée s'éloigne chaque jour un peu plus. Ses ressources continuent d'être pillées par les puissances étrangères avec le consentement d'une élite locale corrompue. Les blessures de la colonisation, ravivées par les dictatures militaires et les trahisons d'autocrates sans scrupule - comme Obasanjo -, ne se cicatriseront pas de sitôt. À nos maux traditionnels est venu récemment s'ajouter l'extrémisme religieux. Le Nigeria est un cocktail explosif.

Comme le Zimbabwe, qui connaît une situation peu reluisante. Qui en est responsable ? Robert Mugabe ou les les anciens colonisateurs auxquels il veut faire porter le chapeau ?
Robert Mugabe a probablement raison quand il dit que les Britanniques n'ont pas honoré les engagements pris lors des accords de Lancaster House en 1979. Mais cela justifie-t-il qu'il opprime son propre peuple ? Cela l'autorise-t-il à brutaliser ses opposants politiques ? Il a fait raser des bidonvilles entiers car leurs habitants soutenaient l'opposition… Mugabe est un autocrate obsédé par le pouvoir. Il considère qu'en raison du rôle éminent qu'il a joué dans la libération ?de son pays il est investi par Dieu pour gouverner le Zimbab­we. Mais cet homme a plus de 80 ans ! ?Le meilleur service qu'il puisse aujourd'hui rendre à ses compatriotes, c'est de quitter la présidence. Ses litanies sur le ?non-respect des accords de Lancaster House et la nécessité de la réforme agraire sont autant de prétextes pour s'accrocher au pouvoir.

Comment expliquez-vous que l'opinion publique africaine, ainsi que nombre de dirigeants du continent, lui voue encore une certaine admiration ?
Les chefs d'État aiment bien se rendre des petits services. Et puis le pouvoir absolu aveugle absolument ! Heureusement, la politique de Mugabe ne fait pas l'unanimité sur le continent.

En 2004, l'Union africaine [UA] a lancé au Darfour sa première opération de maintien de la paix. Les Africains peuvent-ils résoudre les problèmes de leur continent entre eux ?
L'Union africaine n'est pas en mesure de résoudre tous les maux du continent. Après tout, des soldats africains sont déployés dans d'autres régions du monde pour des opérations de maintien de la paix. Alors pourquoi ne pouvons-nous pas accepter que des forces composées de soldats issus d'autres régions du globe viennent nous aider à faire régner la paix ? Les communautés menacées par les conflits se sentiraient probablement davantage en sécurité si elles étaient protégées par des troupes non africaines, plus neutres et qui ne présentent aucun risque d'être parties prenantes au conflit.
Sur la question particulière du Darfour, je suis d'ailleurs satisfait que l'UA ne tienne plus les propos puérils consistant à qualifier d'« affaire de famille » les crimes commis contre les tribus non arabes au Soudan. Quand je suis agressé, que ma mère et ma sœur sont violées, que mes puits d'eau sont empoisonnés et mon bétail abattu, que dois-je faire ? J'appelle au secours ! Même si mes agresseurs sont mes cousins. Nous devons surmonter nos inhibitions et appeler les choses par leur nom, afin de mettre fin à l'oppression d'où qu'elle vienne. Oui, des crimes contre l'humanité ont été commis au Darfour. Je suis persuadé que seul le déploiement rapide d'une force onusienne peut mettre fin à l'arrogance intolérable du gouvernement soudanais.

Que pensez-vous de l'amendement dit ADN, autorisant les consulats français à proposer les tests génétiques pour le regroupement familial ?
On assiste partout en Occident à une « lepénisation des esprits » [du nom du chef de l'extrême-droite française, Jean-Marie Le Pen, NDLR] qui se reflète dans les discours officiels et scientifiques. Le généticien américain James Watson a déclaré récemment détenir la preuve scientifique que les Blancs étaient intellectuellement supérieurs aux Noirs. La quasi-obligation faite aux étrangers désireux de venir s'installer en France de se soumettre à des tests génétiques qu'on n'impose pas aux Français s'inscrit dans une logique de racialisation des comportements. Les autorités des pays d'origine devraient dénoncer de telles pratiques et imposer les mêmes obligations aux ressortissants français souhaitant se rendre chez eux…

La Chine devient un partenaire majeur du continent ­africain. Est-ce une bonne chose ?
Les partenariats économiques entre États se font et se défont en fonction des intérêts mutuels. Pendant la guerre froide, les pays africains étaient obligés de commercer avec l'un ou l'autre des deux blocs. Même si le choix était purement théorique, il a eu des conséquences souvent destructrices. Les termes de l'échange étaient en général défavorables. L'histoire des tétines russes est, à ce propos, édifiante. Après avoir dit « non » à de Gaulle, la Guinée a négocié in extremis des accords commerciaux avec l'URSS afin d'écouler ses ressources minérales. En échange de son aluminium, la Guinée a été obligée d'acheter aux Soviétiques des tétines pour enfants. Un bateau entier est arrivé à Conakry. Ces tétines sont encore en train de moisir dans un entrepôt, car elles n'ont jamais trouvé preneurs ! La question n'est donc pas de savoir si la Chine sera un partenaire loyal de l'Afrique. Il faut plutôt se demander s'il est dans notre intérêt de commercer avec elle. Il revient aux nations africaines, indépendantes et souveraines, de décider si les échanges avec la Chine sont avantageux pour elles. Cette décision doit être prise en tenant compte non seulement des conditions commerciales, mais également des intérêts politiques à court et à long terme du pays en question, et de l'Afrique en général. La diplomatie chinoise au Darfour, par exemple, est très dangereuse.

Alpha Oumar Konaré va quitter en janvier prochain la présidence de la Commission de l'UA. Comment jugez-vous son action depuis 2003 ?
L'UA est une organisation utile, mais il lui faudra encore du temps pour acquérir une autorité comparable à celle de l'Union européenne. Elle devrait prioritairement œuvrer pour une intégration régionale autour de quelques valeurs fondamentales telles que la démocratie, l'élimination de la pauvreté et la lutte contre la corruption. Les dirigeants africains ont gaspillé l'enthousiasme et l'euphorie nés des indépendances. Le prochain président de la Commission de l'UA devra faire preuve d'imagination et proposer des initiatives fortes afin de nous redonner confiance en l'avenir.

Quel est le rôle de l'écrivain face aux problèmes que connaît le continent ?
L'une des principales missions de la littérature est de dévoiler les injustices. L'écrivain prend sa plume pour décrire l'horreur et exprimer sa révolte. L'indignation est une forme de catharsis. Les écrivains ont également le devoir d'imaginer l'avenir. Notre situation me fait parfois penser aux bannettes de rangement qui ornent les bureaux des fonctionnaires. Une première pour les dossiers reçus, une deuxième pour les dossiers traités et une troisième pour les dossiers à conserver pour mémoire. La littérature ressemble à cette troisième bannette car elle est dépositaire des idées à traiter plus tard. Il faut parfois plusieurs années pour que ces idées mûrissent et parviennent dans toutes les couches de la société.

Vous citez dans Il te faut partir à l'aube un proverbe yorouba qui dit que « lorsqu'on est proche du statut des anciens, on perd le goût des batailles ». Votre vie prouve le contraire. Mais vos batailles n'auraient-elles pas plus de chances d'aboutir si vous étiez vous-même parlementaire, ministre ou, pourquoi pas, président du Nigeria ?
Je suis un écrivain. Pas un homme politique. J'ai décrit dans mes livres l'ivresse du pouvoir, mais ce dernier ne m'a jamais personnellement attiré. Après la mort de Sani Abacha ou à l'occasion du dernier scrutin, on m'a poussé à me présenter à l'élection présidentielle. Après avoir mûrement réfléchi, je me suis rendu compte que je n'avais pas la fibre politique. Je ne m'imagine pas du tout faire campagne, embrasser des bébés, serrer des mains. La politique est, en outre, une occupation à plein temps. On ne peut pas en faire en dilettante. Mes amis évoquaient l'exemple de Vaclav Havel, qui est passé du théâtre à la politique en Tchécoslovaquie. Mais je me rappelle très bien à quel point Havel était agacé quand on lui demandait s'il trouvait encore le temps d'écrire entre deux réunions ministérielles. Le président tchèque répondait alors sèchement : « J'essaye de construire une société nouvelle et vous me demandez si j'ai encore le temps d'écrire ! » Je ne comprends que trop bien les causes de cette frustration. Voilà pourquoi j'ai décidé de ne jamais briguer de mandats politiques. Une bonne fois pour toutes.

Wole Soyinka: naissance d'un rebelle
31/12/2009 11:40:02

Etran Finatawa Los Angeles Part III



Nous venons d'apprendre le decès d'un des membres du groupe nigerien de musique Touareg-Peulh Itran -Finatawa au Mali.Nous presentons par la même occasion nos sincères condoléances a toute sa famille ,ses amis ,son groupe et ses innombrables Fans.
Merci de nous confirmer le nom de l'artiste D C D.

Zapatero invité au sommet africain d'Addis Abeba



L'Union Africaine, allié stratégique de l'Union Européenne
(front.polisario@gmail.com) - Lundi 1 Février 2010
Zapatero invité au sommet africain d'Addis Abeba


Le président Rodríguez Zapatero, qui détient la présidence tournante européenne ce semestre de 2010, assistera au sommet africain d'Adis Abeba le 31 janvier prochain. L'Union Africaine (UA) célèbre sa quatrième réunion de Chefs d'État à la capitale l'Ethiopienne laquelle seront abordés les conflits dans le continent, la mondialisation et les nouvelles technologies et les relations de l'organisme panafricain avec l'Union Européenne et le G-8. Pedro Canales, 27/01/2010 L'UA réunit tous les pays du continent excepté le Maroc qui s'est retiré de l'organisation pour protester contre la présence de la République Arabe Sahraouie Democratique. Mohamed Abdelaziz, Secrétaire général du Front Polisario, détient l'une des viceprésidences de l'Union panafricaene, et par conséquent, il sera l'un des interlocuteurs du Président Zapatero. Alger et Rabat observent avec attention la réunion de l'Éthiopie et la participation dans la même de Zapatero, ainsi que du Sous-secrétaire d'État nord-américain Johnnie Carson. Entre les "conflits internes" que l'UA abordera se trouve celui du Sahara Occidental, en plus du Soudan et la Guinée. L'Union panafricaine discutera des nouvelles technologies, en particulier de l'introduction dans le continent des technologies spatiales. Au mois de novembre, une réunion préalable a eu lieu en Afrique du Sud et en décembre à Alger, pour coordonner les plans de développement spatial dans le continent. L'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Algérie ont décidé de créer une coordination de satellites spatiaux destinée à la lutte contre la désertification, la gestion de l'eau et de l'étude géologique. Alger veut installer de plus un câble de fibre optique entre les capitales algérienne et nigériane qui passera parallèlement avec le gazoduc transaharien NIGAL. Avec un total de plus de 4 mille kilomètres, ce gazoduc a un budget de plus de 120 milliards de dollars et transportera vers l'Europe via l'Algérie entre 20 mille et 30 milliards de mètres cube de gaz naturel. Mais le sujet le plus délicat sera sans aucune doute celui de la gestion des conflits internes en Afrique. Bien que l'objectif des pays membres de l'UA soit de s'occuper de ceux-ci "avec ses propres moyens", le ministre algérien des relations avec le Maghreb et l'Afrique, Abdelkader Messahel, reconnaît que l'Afrique "ne dispose pas des moyens suffisants" pour résoudre des conflits comme celui du Soudan, où des élections sont prévues en 2010 et un référendum au Darfur en 2011, ou celui de la Guinée où le processus de solution du conflit "est en cours". Le conflit du Sahara Occidental est aussi considéré comme "interne" par l'Union Africaine, avec la différence que dans ce cas seul un des protagonistes, le Front Polisario, est membre de l'organisation panafricaine, alors que le Maroc ne l'est pas. L'Union Africaine attend un engagement plus important de l'Union Européenne pour résoudre ce conflit vieux de 35 ans. La déclaration de l'ambassadeur espagnol à Alger, Gabriel Busquets en affirmant que "l'Espagne soutient les efforts de Nations Unies pour trouver une solution juste, définitive et mutuellement acceptable qui garantit le droit d'autodétermination du peuple sahraoui", a freiné la susceptibilité créée dans l'Union Africaine, le Polisario et l'Algérie en particulier, par l'ambiguïté de la position espagnole, mantenue malgré la déclaration du ministre Miguel Ángel Moratinos affirmant que l'Espagne "n'a pas reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental" faite pendant la crise provoquée par l'expulsion de l'activiste sahaouie Aminetou Haidar d'El Aaiun et son postérieure admission au territoire. Deux sujets clefs que le sommet abordera, en présence du Président espagnol, seront l'immigration illégale et la lutte contre le terrorisme. Pour les deux, un interlocuteur privilégié est l'Algérie, puisque la Plate-forme et le Plan d'Action pour faire face au problème migratoire a été créée dans sa captale . En outre, c'est à Alger où siège le Centre Africain de Recherches et d'Études sur le Terrorisme (CAERT, son sigle en français). Le sommet d'Adis Abeba évaluera aussi le chemin parcouru dans le partenariat entre l'UA et le G-8. La participation du Président Zapatero au sommet africain permettra peut-être renforcer le protagonisme de l'Espagne dans le continent, chaque jour plus soumis aux luttes d'influence entre les grandes puissances traditionnels, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, et les plus récente, la Chine, la Russie, l'Iran et quelques monarchies du Golfe.

Source : EL IMPARCIAL, 28 janvier 2010 Traduction : Diaspora Saharaui

dimanche 31 janvier 2010

L’ancien chef rebelle Touareg IYad Ag Aghali peut-il sauver l’otage ?




Photo: shimronletters.blogspot
L’Indépendant, 30/01/2010
Mali
Enlevé le 26 novembre, Pierre Camatte risque d’être exécuté demain dimanche par Al Qaïda au Maghreb islamique

dimanche 31 janvier 2010

Le Français Pierre Camatte, président de l’association Gérardmer-Tidarmene, qui a été enlevé le 26 novembre 2009, à Ménaka, par le groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) pourrait être exécuté demain dimanche si les doléances des ravisseurs, ne sont pas satisfaites. En effet, les éléments de AQMI avaient lancé le 10 janvier un ultimatum de 20 jours pour le versement d’une rançon et la libération de leurs camarades détenus par les autorités maliennes et mauritaniennes.

C’est demain, dimanche 31 janvier qu’expire en principe l’ultimatum lancé par le groupe AQMI par rapport à Pierre Camatte.

Ainsi, depuis le début de cette semaine, l’affaire qui était passé au second rang pour raison de la CAN 2010, fait désormais la Une de la presse française. Chacun compte sur le bout des doigts les derniers jours de ce demain de tous les dangers.

Malgré l’engagement donné par la présidence malienne de tout mettre en œuvre pour obtenir la libération de l’otage, les uns et les autres sont dans l’expectative si l’on sait que l’aile qui détient l’otage est la plus dure de Al Qaïda et qui avait exécuté un otage britannique.

Selon un porte-parole de la présidence du Mali, contacté hier, l’Etat « met tout en œuvre pour retrouver M. Camatte ».

« Sauf paiement d’une rançon dont le montant n’a pas été divulgué, Al-Qaïda au Maghreb islamique menace toujours d’exécuter Pierre Camatte, l’habitant d’Anould enlevé le 26 novembre dernier dans son hôtel de Menaka. A quelques heures de l’expiration de l’ultimatum lancé à la France il y a vingt jours, fixé au 31 janvier, les négociations se poursuivent en coulisses.

En toute discrétion. Au Quai d’Orsay, c’est un « no comment » invariable qui est opposé à toute question par l’un des porte-parole, Christophe Le Rigoleur. A-t-on des preuves de vie du président de l’association Gérardmer-Tidarmene, 61 ans, enlevé par trois hommes armés, dans le nord du Mali ? Motus. Quid des discussions en cours qui seraient menées par au moins « trois intermédiaires » ? Pas de réponse. C’est la nouvelle stratégie des Affaires étrangères en pareil cas : la discrétion éviterait que la « valeur » de l’otage ne s’envole.

Les seules informations recoupées et récentes font état de la présence au cœur des négociations du Consul du Mali en Arabie Saoudite, Yad Ag Ghali, ancien rebelle touareg et connaisseur de cette « zone grise », frontière entre le Mali et l’Algérie » pouvait –on lire hier sur le site www.mauritanie-web.com. Autant dire que les autorités maliennes et françaises ont opté pour une négociation en douce sans tambour ni trompette et ont fait appel à l’expérience de Yad Ag Ghali, un ancien chef rebelle actuellement diplomate. Celui-ci, ainsi que les autres parties prenantes aux négociations, pourront t-il sauver la tête de l’otage français ? Les jours suivants nous édifieront davantage.

En tout cas, sa libération sera bien appréciée tant par Paris que par Bamako, si l’on se rappelle qu’à la suite de son enlèvement, les autorités françaises avaient appelé leurs ressortissants à ne pas se rendre au nord Mali, à un moment où la saison touristique venait de démarrer. Provoquant, du coup, la colère des ressortissants de cette partie de notre pays.

Faut-il souligner que les groupes d’AQMI issus de l’ex-GSPC algérien, retiennent aussi l’Italien Sergio Cicala et son épouse Philomène Kabouree, ainsi que trois volontaires humanitaires espagnols : Roque Pascual, Albert Vilalta et Alicia Gamez.

Selon toujours le site mauritanien, AQMI exige une rançon de sept millions de dollars (4,8 M€) et la libération de quatre de leurs compagnons emprisonnés en Mauritanie en échange des trois Espagnols comme prix à payer pour la libération de Pierre Camatte.

Youssouf CAMARA

NIGERIA : le MEND rompt la trêve unilatérale


NIGERIA : le MEND rompt la trêve unilatérale
BBC Afrique.com

une des sociétés pétrolières opérant dans le delta du Niger
Le MEND a surpris en annonçant la rupture unilatérale du cessez-le-feu qui était censé permettre au gouvernement d'ouvrir un dialogue sincère avec les mouvements armés qui se battent dans le delta du Niger pour une meilleure répartition des revenus pétroliers comme le président Yar'dua s'y était engagé.
Le MEND qui a mis en doute de la bonne foi, et a menacé d'attaquer les compagnies étrangères qui opèrent sur place et leur demande de cesser leurs activités.

Le communiqué affirme que les sociétés pétrolières en porteront la responsabilité si leurs employés étaient blessés.

On peut craindre en effet une nouvelle vague d'enlèvements d'expatriés.

Les attentats contre les installations pétrolières ont causé des millions de dollars de pertes de revenus à l'Etat.

Elles ne travaillent qu'aux deux-tiers de leurs capacités soit un manque à gagner d'un milliard de dollars par mois. .

L'annonce du MEND intervient dans un contexte politique tendu en raison de l'absence prolongée du président Umaru Yar'adua, hospitalisé en Arabie Saoudite depuis plus de deux mois, pour des problèmes cardiaques.

Des voix s'élèvent dans le pays pour exiger sa mise à l'écart, mais la Haute cour fédérale a estimé vendredi que rien n'obligeait le président à passer la main.

Les négociations amorcées par Umaru Yar'adua lui même avec les rebelles du delta du Niger sont aujourd'hui au point mort.

Le programme d'insertion des militants qui ont déposé les armes a du mal à se mettre en place.

Le MEND soupçonne le gouvernement fédéral de profiter de la maladie d'Umaru Yaradu'a pour ne pas honorer ses engagements.

Toutefois pour l'heure, le calme règne dans le delta du Niger où les principales compagnies pétrolières travaillent normalement, portant la production nationale de brut à plus de deux millions de barils par jour.

Hasna El-Becharia, le blues du désert


Hasna El-Becharia, le blues du désert
LE MONDE | 30.01.10 | 14h27 • Mis à jour le 30.01.10


Assise en tailleur sur une estrade du Café de la danse, à Paris, une femme joue du guembri. L'image est rare. Le luth aux notes sombres des Gnaouas, descendants d'esclaves noirs du Maroc, dont la musique de transe a conquis des musiciens occidentaux, reste quasiment l'apanage des hommes.

Le guembri, qui est la clé pour accéder aux esprits, est utilisé par le maâlem (le maître-musicien) au cours de rituels de possession et de guérison. Mais l'instrument s'arrange aussi de contextes moins spirituels, notamment depuis que les Gnaouas sont devenus les stars d'un festival qui porte leur nom à Essaouira, ville portuaire de la côte Atlantique du Maroc.


Née en 1950, à Béchar (ex-Colomb-Béchar), cité coloniale du Sahara algérien très proche de la frontière marocaine, Hasna El-Becharia est la fille d'un maâlem originaire du Maroc. Le 28 janvier, elle présentait Smaa Smaa, son nouvel album, à un public partagé entre amateurs de musiques du monde et membres de la communauté maghrébine, retenus chez eux ce soir-là par le match de foot Algérie-Egypte (demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations).

Hasna El-Becharia chante d'une voix grave, un blues âpre, minimaliste et envoûtant. Elle loue le Prophète, dit sa foi et célèbre l'amour. Rejointe par ses musiciens et sa choriste, la chanteuse Souad Asla - qui s'apprête elle-même à publier son propre album -, elle troque provisoirement son luth contre une guitare électrique. L'instrument a fait sa réputation et lui valut un surnom, "la Rockeuse du désert", lors de sa première apparition publique à Paris, en 1999, au festival Femmes d'Algérie, cinq nuits d'un destin, au Cabaret sauvage, où avait été également découverte sa compatriote Souad Massi.

Hasna El-Becharia a du tempérament. Pendant les années noires, en Algérie, elle sortait le soir, malgré le couvre-feu, et recueillait chez elle des femmes répudiées par leur mari. La dame s'est mise à la guitare électrique vers 20 ans. Elle en avait marre qu'on ne l'entende pas lorsqu'elle jouait du luth oriental (oud) dans les mariages. Elle lui préfère désormais le guembri qui met magnifiquement en valeur sa singularité vocale, tout en gardant un soupçon de rock'n'roll dans l'attitude. Des arrangements conçus par le Capverdien Teofilo Chantre apportent une touche originale à l'album, mais disparaissent en scène. Nulle trace de clarinette ni de violon. L'énergie et les rythmes de transe qu'elle porte en elle suffisent à Hasna El-Becharia, femme libre au regard tendre.

Libye: Les médias appartiennent au peuple libyen

Afrique en ligne
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Saturday Jan 30th.Libye

Afrique du Nord - Libye .Presse Médias - Le guide Mouammar Kadhafi a réitéré la nécessité de la possession par le peuple libyen de tous les médias du pays et précisé que le peuple, qui dispose du pouvoir, des richesses et des armes, doit obligatoirement posséder les médias, dans un discours devant le Congrès général du peuple libyens (CGP-la plus haute instance législative du pays), jeudi soir à Syrte, centre de Libye.

Il a assuré que dans la société occidentale, ce sont les capitalistes qui détiennent ces médias au détriment du reste des populations qui souffrent du manque d'abri, de moyens de soins, d'accès au médias ou aux armes et autres.

Le guide Kadhafi a souligné dans ce sens, la nécessité de l'institution d'un comité qui regroupe toutes les franges de la société libyenne pour diriger les médias, que ce soit la presse écrite et audiovisuelle.

En ce qui concerne les syndicats et les institutions de la Société civile, il a indiqué que toute la société libyenne est une Société civile et précisé que la société occidentale comporte un gouvernement, des institutions gouvernementales et autres non- gouvernementales, ce qui n'existe pas dans la société jamahirienne (des masses).

Il a demandé aux membres du CGP d'approfondir ces questions, vu que la société libyenne est une société des masses et n'a pas besoin de telles appellations occidentales et qui signifient qu'il existe un gouvernement officiel et une autre partie civile.

Le guide Mouammar Kadhafi s'est étonné de l'existence de syndicats en Libye, appelant à la nécessité de laisser tous les citoyens libres, étant donné que l'idée de syndicats est étrangère et donné, à titre d'exemple, le syndicat des médecins ou des avocats. Il a indiqué que ces professions n'ont pas besoin de quelqu'un qui les défend, car ils sont libres au sein de la société libyenne.

Il a ajouté que ce sont les faibles qui ont besoin de syndicats et associations pour les protéger à l'instar des orphelins ou des femmes sans défense, car ils ont besoin de protection et, de ce fait, il est nécessaire de former des associations ou des syndicats pour plaider les causes et poser les problèmes de ces couches dans la société.

Le guide Mouammar Kadhafi a soulevé la question des personnes à faibles revenus et précisé que le peuple libyen possède une seule richesse qui est le pétrole, se demandant pourquoi de telles appellations et indiqué que le nombre de ceux qui disposent de richesses en dehors de celles tirées des ressources pétrolières est très limité et ce sont ceux qui ont contourné ou volé les biens du peuple libyen.

Le leader Kadhafi a appelé, dans son discours, à soutenir les franges à faibles revenus et affirmé qu'il est impossible de trouver dans la société jamahirienne, qui possède les richesses, quelqu'un qui a un faible revenu.

Il a également évoqué l'emploi et affirmé que la Libye est un pays qui importe la main-d'?uvre de l'étranger et par conséquent, il est anormal qu'on y rencontre un Libyen à la recherche de travail et souligné qu'il n'accepte pas de telles situations, car la priorité dans l'emploi doit être réservée aux Libyens.

Le guide Kadhafi a également évoqué l'usage abusif des terres agricoles et mis en garde contre cette catastrophe, notamment lorsque le pétrole sera épuisé, tout comme c'est le cas pour les pâturages en raison de l'expansion du phénomène d'urbanisation.

La Libye se dirige vers la catastrophe si elle ne met pas un terme à ce phénomène et préserve ses terres agricoles, a-t-il affirmé, signalant que les terrains en Libye appartiennent à tous les Libyens.

Le leader libyen a rappelé aussi ses appels et son incitation aux Libyens à investir en Afrique et précisé que la Chine a pris une avance dans ce domaine. L'Amérique a pris possession de l'Afrique avec des flottes et qu'il s'agit-là d'un acte terroriste.

Il a également soulevé le phénomène de l'émigration et a encouragé les Libyens à s'installer en Europe notamment en Italie, vu qu'il s'agit d'un pays ami après qu'une nouvelle page a été ouverte dans les relations entre les deux pays.

Syrte - Pana 30/01/2010

La Libye s'arme



Photo: AFP/Viktor Drachev
Des chars russes durant un exercice militaire conjoint avec la République du Bélarus, le 28 septembre 2009.

Mise à jour le samedi 30 janvier 2010 à 11 h 57


Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, cité par les agences Ria Novosti et Interfax, a déclaré samedi que la Libye avait signé un contrat de près de deux milliards de dollars avec la Russie pour de l'équipement militaire et des armes.

« Nous avons signé hier un contrat d'une valeur de 1,3 milliard d'euros. Et il ne s'agit pas seulement de petites armes », a déclaré M. Poutine, samedi.

Ce dernier n'a pas précisé quel type d'armes et d'équipements militaires Tripoli s'était procuré, mais une source diplomatique russe a indiqué à l'agence Interfax, mardi dernier, que la Libye voulait acquérir 20 avions de combat, au moins deux systèmes de défense antiaérienne S-300, quelques dizaines de chars T-90C et d'autres armements.

Moscou et Tripoli ont toujours de bonnes relations durant la guerre froide. Entre 1981 et 1985, l'Union soviétique a fourni à Tripoli 350 avions de combat, notamment 130 MIG-23, 70 MIG-21, six bombardiers Su-24 et six bombardiers supersoniques.

Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse et Reuters

Crise libyenne: Berlin au secours de la Suisse


photo/Wolf-Ruthart Born a été nommé secrétaire d'Etat fin 2009. [TSR]

Crise libyenne: Berlin au secours de la Suisse
29.01.2010 19:09


L'implication de l'Allemagne dans le conflit qui oppose la Suisse à la Libye semble se confirmer: Berlin aurait désigné un diplomate expérimenté, Wolf-Ruthart Born, en tant que "monsieur bons-offices" pour tenter de dénouer la crise.
L'homme providentiel qui pourrait venir au secours de la Suisse s'appelle Wolf-Ruthart Born, un diplomate allemand expérimenté nommé Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères en novembre dernier, selon nos informations.

Successivement ambassadeur à Mexico, Ankara puis Madrid, ce docteur en droit a quitté cette dernière capitale pour empoigner des dossiers délicats à l'image de celui des otages suisses en Libye. Il aurait aujourd'hui pour mission de faciliter les contacts entre Berne et Tripoli.

Prémisse de ce ballet diplomatique, en novembre, lors d'une visite à Berne, le ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle a assuré Micheline Calmy-Rey de sa solidarité dans la crise libyenne. Et le 28 décembre dernier, Wolf Born a participé à une réunion à Berlin réunissant les négociateurs suisses et libyens. Une prochaine rencontre entre les trois parties devrait se tenir début février à Tripoli.

tsr/ps

Mauritanie/otages espagnols: arrestation de quatre suspects en une semaine


Mauritanie/otages espagnols: arrestation de quatre suspects en une semaine
AFP
30.01.10 | 15h15

Quatre hommes soupçonnés d'avoir participé à l'enlèvement par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de trois volontaires humanitaires espagnols le 29 novembre en Mauritanie ont été arrêtés dans ce pays en une semaine, a-t-on appris samedi de source sécuritaire mauritanienne.

La dernière arrestation, vendredi, concerne Bou Ould Eweimar, 41 ans, un gardien de pylônes d'un opérateur de téléphonie mobile de Mauritanie sur la route entre Nouakchott et Nouadhibou (nord), selon cette source. C'est sur cet axe très fréquenté que les trois Espagnols ont été kidnappés.



Il est notamment soupçonné d'avoir "fourni la logistique aux preneurs d'otages", a souligné cette source sans autre précision. Il pourrait s'agir de la fourniture de carburant, selon les observateurs.

Il a été arrêté par la gendarmerie à 125 km au sud du grand port de Nouadhibou et transporté vers la capitale où il est interrogé. Les otages ont été enlevés près du lieu où travaillait le gardien.

Selon cette même source sécuritaire, "trois autres personnes ont été arrêtées en début de semaine par les services de sécurité", notamment à Bir Mogrein, une localité situé à l'extrême nord du pays, près du Sahara occidental (Maroc)

Si le suspect arrêté vendredi est Mauritanien, les trois autres "seraient étrangers", a précisé cette source. Ils sont toujours interrogés à Nouakchott.

L'audition des trois suspects a permis l'interpellation, vendredi, du quatrième homme, selon cette source sécuritaire.

Le 21 janvier, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, avait indiqué que les trois Espagnols, détenus dans le nord désertique du Mali, allaient "bien".

"Selon les dernières informations reçues, ils vont bien", avait déclaré le ministre à une télévision, tout en insistant une fois de plus sur la "discrétion maximale" requise autour des tractations pour leur libération.

Le quotidien El Mundo a de son côté affirmé que le gouvernement espagnol avait pu voir une vidéo prouvant qu'ils étaient en vie.

La branche maghrébine d'Al-Qaïda détient également un couple d'Italiens, enlevé en Mauritanie, et un ressortissant français kidnappé au Mali.