samedi 23 janvier 2010

La Libye relance les discussions pour l'achat de Rafale et d'autres armements

La Libye relance les discussions pour l'achat de Rafale et d'autres armements
[ 22/01/10 ]
Les Echos.fr

Deux ans après la visite controversée du colonel Kadhafi à Paris, la Libye va-t-elle enfin concrétiser son intérêt pour plusieurs armements français, dont le Rafale de Dassault ? C'est ce qu'on espère dans les milieux industriels, alors qu'une délégation militaire de haut rang est actuellement en France. Après avoir été reçue à l'Elysée, cette délégation conduite par le responsable des achats militaires a demandé aux sociétés concernées d'actualiser leurs offres, signe - selon l'une d'entre elles -d'une relance du dossier. « Ca avance vite même si ce n'est pas particuièrement lié à la visite de la délégation », ajoute une autre.

Quand il avait rencontré Nicolas Sarkozy fin 2007, le guide de la révolution libyenne avait décidé d'ouvrir des négociations exclu sives de six mois portant sur l'acquisition de 14 exemplaires de l'avion de combat de Dassault, de 8 hélicoptères de combat Tigre et de différents types de blindés. Mais, depuis, rien n'a été signé, et les critiques n'ont pas manqué d'accuser le président français d'avoir crié victoire trop vite. De source proche de l'Etat, on préfère ne pas s'emballer. « Nous avons toujours maintenu des contacts, et nous avons discuté de plusieurs sujets, dont le Rafale, avec la délégation. Mais tous les obstacles ne sont pas encore levés pour une annonce », relativise-t-on.

ALAIN RUELLO, Les Echos

EDF et Areva ont deux semaines pour s'entendre sur l'uranium

NDLR: Et le Niger dans tout ça ,et les terres Touaregs de l'Aïr????

Publié le 20/01/2010 à 19:37 Reuters


La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le président d'EDF Henri Proglio à la sortie de l'Hôtel Matignon. EDF et Areva, dont les dirigeants ont été reçus mercredi par François Fillon, ont prévu de régler d'ici à deux semaines le différend qui les oppose sur le traitement de l'uranium utilisé dans les centrales nucléaires de l'électricien. /Photo prise le 20 janvier 2010/REUTERS/Benoît Tessier

EDF et Areva, dont les dirigeants ont été reçus mercredi par François Fillon, ont prévu de régler d'ici à deux semaines le différend qui les oppose sur le traitement de l'uranium utilisé dans les centrales nucléaires de l'électricien.

Areva a en outre annoncé la reprise du transport des combustibles usés issus des centrales nucléaires d'EDF vers son site de La Hague (Manche), suspendus début janvier faute d'un accord entre les deux groupes pour 2010.

"Les deux entreprises sont également convenues de préciser d'ici deux semaines les conditions d'application de l'accord-cadre du 19 décembre 2008 fixant les principes de coopération de long terme pour les opérations de traitement-recyclage et la fabrication du combustible retraité", a précisé Matignon dans un communiqué.

Dans l'entourage du Premier ministre, on avait auparavant indiqué que François Fillon ferait savoir au président d'EDF Henri Proglio et à la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, que leurs deux groupes devaient être des partenaires et non des concurrents.

Selon le communiqué de Matignon, le chef du gouvernement a "rappelé le rôle de l'Etat dans la filière nucléaire".

La réunion des numéros un d'EDF et d'Areva, d'une trentaine de minutes, a eu lieu dans un contexte tendu entre les deux groupes après l'échec de la vente de centrales nucléaires à Abou Dhabi, renforcé par leur différend sur le traitement de l'uranium.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, assistaient eux aussi à la rencontre. Aucun des participants à la réunion n'a souhaité répondre aux questions de la presse.

"CONDITIONS ÉCONOMIQUES ÉQUILIBRÉES"

Le sort de l'usine d'enrichissement d'uranium Eurodif d'Areva au Tricastin (Drôme) est également une source de désaccord entre l'électricien public et le groupe nucléaire.

Ce dernier pensait en effet pouvoir compter sur les commandes d'EDF pour 2011 et 2012, les deux dernières années d'activité du site avant l'entrée en service du site Georges-Besse II, mais l'électricien public s'est tourné vers le russe Tenex et l'européen Urenco et 500 emplois sont menacés chez Eurodif, selon Areva.

"Concernant l'enrichissement du combustible, les deux entreprises définiront d'ici deux semaines les conditions dans lesquelles EDF poursuivra son approvisionnement auprès du site du Tricastin à Pierrelatte (Drôme) dans des conditions économiques équilibrées pour les deux entreprises", selon le communiqué publié par Matignon mercredi.

Le nouveau P-DG d'EDF avait par ailleurs récemment fait part dans la presse de sa volonté de réorganiser la filière nucléaire française, s'attirant une mise au point du gouvernement lui demandant de se concentrer sur son entreprise.

La patronne d'Areva a de son côté mis en cause EDF dans le récent échec du consortium français candidat à un appel d'offres pour des centrales nucléaires aux Emirats arabes unis en laissant entendre que l'électricien public français, alors dirigé par Pierre Gadonneix, s'était joint trop tardivement au groupement tricolore.

François Roussely, un ancien P-DG d'EDF, a en outre été chargé par le gouvernement de lui faire des recommandations sur la réorganisation de la filière nucléaire française.

Benjamin Mallet, Sophie Louet, Yann Le Guernigou édité par Dominique Rodriguez et Jean-Michel Bélot

Côte d’Ivoire-Algérie : Les Fennecs diminués mais confiants


Côte d’Ivoire-Algérie : Les Fennecs diminués mais confiants
samedi 23 janvier 2010


La sélection algérienne rallie l’enclave du Cabinda, ce matin. Avant d’aller défier les Eléphants de Côte d’Ivoire sur «leurs installations», le sélectionneur Rabah Saadane et ses hommes n’ont pas résigné à l’effort. Depuis leur qualification pour les quarts de finale, les coéquipiers d’Antar Yahiya, qui effectue son retour dans l’équipe, restent confiants. «Nous avons travaillé dans de bonnes conditions ici à Luanda. C’est avec beaucoup d’espoir que nous partons affronter la Côte d’Ivoire», lance Nadir Belhadj, le défenseur de Portsmouth. Le coéquipier d’Aruna Dindané compte sur une équipe compacte, solidaire pour venir à bout de la Côte d’Ivoire. «Nous avons pour nous la solidarité. Tout le monde joue ensemble pour l’équipe. Nous allons miser sur notre collectif pour sortir de ce match qui ne sera pas du tout facile pour nous», ajoute-il. Du côté du sélectionneur, le mot d’ordre est clair : jouer sans complexe devant une sélection constellée de vedettes. «Si nous avons réussi devant le Mali qui est constitué de grandes vedettes, je crois que nous pouvons réussir la même chose face à la Côte d’Ivoire. C’est à nous de croire en notre force collective», fait remarquer Rabah Saadane. Toutefois, la sélection des Renards du Désert devra compter sur l’absence de certains éléments clés. Des absences que déplore Rabah Saadane.

Chaouchi, Saïfi et Meghni absents
Pour affronter la Côte d’Ivoire, l’Algérie pourrait être handicapée au niveau de tous les compartiments de son jeu. Dans les buts, le numéro 1 au poste manquera, sans nul doute, à l’appel. Chaouchi, depuis la qualification, n’est pas au mieux de sa forme. Il souffre d’une douleur au genou. Un mal qui, à priori, le disqualifie du quart de finale contre la Côte d’Ivoire puisqu’il ne sait pas entraîner depuis trois jours. «Le genou me fait vraiment souffrir. Je pense que je vais arrêter pendant un mois après cette compétition et prendre le temps de me soigner dans la perspective de la Coupe du monde», semble se résigner Chaouchi. Toutefois, il sera remplacé par Zemmamouche. Appelé en dernier ressort, ce dernier espère valablement remplacer son coéquipier pour offrir la victoire à l’Algérie. Outre le portier, les Fennecs devront se passer des services de Meghni au milieu de terrain. Milieu offensif très technique, il traîne encore une béquille prise contre l’Angola lors du dernier match du groupe A (0-0). C’est également le cas de Rafik Saïfi. L’attaquant le plus expérimenté de la sélection algérienne ne sera pas de la partie au stade de Cabinda, si on se fie au staff médical dont les conclusions sur la santé de l’ex-lorientais relayées par le sélectionneur national. «Pour le moment, je ne suis pas en mesure de vous dire si Saïfi sera de la partie. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il est forfait», déplore-t-il. Mais ces absences ne sauront affecter la sélection algérienne. Une équipe très confiante qui a peaufiné la stratégie de la prise de la Côte d’Ivoire au stade Coqueiros. «Nous sommes des soldats que l’Algérie a envoyés en mission et nous devons la réussir malgré des défections aussi importantes», conclut Yebda.

Une équipe complète, dont doit se méfier la Côte d’Ivoire, qui n’a de force que ses individualités. Face à une sélection algérienne qui joue en équipe, la tâche ne sera pas du tout aisée. Alors prudence ! Car la CAN ne doit pas s’arrêter à ce stade de la compétition pour les Eléphants de Côte d’Ivoire, supers favoris, aux yeux des observateurs.

OG

HUIT CAS DE GRIPPE A H1N1 AU MALI : Le Sutsas alerte les autorités sénégalaises

NDLR:Faudrait bien écoulé les provisions de la France de vaccins AH1N1 quelque part!!
HUIT CAS DE GRIPPE A H1N1 AU MALI : Le Sutsas alerte les autorités sénégalaises
Quotidien Le Soleil

Les membres de la convergence Sutsas/Sas étaient en conférence de presse, ce vendredi à Dakar, pour faire le point sur les accords avec le gouvernement, mais aussi sur la grippe AH1N1, dont huit cas sont apparus au Mali, un pays frontalier du Sénégal. Ils ont également annoncé une collecte de médicaments et de vêtements au profit des sinistrés de Haïti.

Le ministère de la Santé du Mali a identifié huit cas de grippe A H1N1 et l’a notifié à l’Oms. L’information a été donnée par la convergence Sutsas/Sas qui a invité le gouvernement du Sénégal à renforcer les mesures de prévention au niveau des frontières.

« C’est le moment de mettre en alerte les populations, de former et de recycler tous les techniciens qui doivent faire face à cette pandémie », a suggéré le Secrétaire général du Sas, Saliou Faye Daff, qui a fait savoir que les travailleurs de la Santé et de l’Action sociale sont décidés à faire face à la maladie avec ou sans moyens.

Selon le Secrétaire général-adjoint du Sutsas : « si une pandémie de ce genre apparaît dans un pays comme le nôtre, ce sont 40% du personnel de la Santé qui seront contaminés directement. Donc, les autorités sanitaires doivent prendre des mesures les protégeant ». L’autre point examiné par les syndicalistes porte sur la matérialisation des récents accords pour lesquels une commission technique est à pied d’œuvre. Les syndicalistes ont annoncé, au cours de cette rencontre avec la presse, avoir remis aux 179 agents de l’ex-Cto, leurs numéros de matricule dans la Fonction publique leur permettant de percevoir leurs salaires à la fin de ce mois. Quant aux agents de l’ex-Pdis, le quota de 858 a été confirmé pour cette année dans la Fonction publique comme convenu, ont-ils fait savoir. L’érection de certains centres de Santé en hôpitaux de Type1 et la dette des hôpitaux ont aussi été évoquées. Pour la dette des hôpitaux, Mballo Dia Thiam a indiqué qu’un engagement a été pris pour son paiement, mais les critères d’allocution de subvention et des fonds de dotation n’ont pas été revus.

La Convergence Sutsas/Sas envisage de lancer une campagne de collecte de médicaments et de vêtements au profit des sinistrés de Haïti. Selon les syndicalistes, un million de Haïtiens ont besoin de services sociaux de base, car toutes les structures sanitaires ont été détruites par le séisme.


Eugène KALY et Maké DANGNOKHO

vendredi 22 janvier 2010

AUX AMIS DU NIGER,AUX AMOUREUX DU DESERT


Vendredi 22 janvier 2010

Agadez/NIGER


Une situation d’insécurité qui a duré plus deux ans vous a privé de notre pays, de vos amis et de votre désert. Aujourd’hui, la paix est de retour, la page définitivement tournée et l’ambition de chacun de nous est de retrouver une vie normale, une activité normale.
Comme on a coutume de le dire :
Il y a un temps pour tout sous le soleil :
Un temps pour démolir, un temps pour bâtir
Un temps pour déchirer, un temps pour coudre
Un temps pour haïr, un temps pour aimer.
C’est précisément notre cas aujourd’hui où le temps est à la reconstruction et à la consolidation de la paix.
La semaine passée, Maurice FREUND PDG du point Afrique s’adressait à ses lecteurs dans un courrier émouvant (voir site point Afrique), un engagement personnel qui force notre admiration et notre gratitude.
Le 31 Janvier prochain, un 737 en provenance de l’Europe se posera à Agadez avec à son bord quelques amis pressés de retrouver notre pays, pressés de retrouver Agadez et tout ce qu’elle a d’accueillant et de magique.
Même si les séquelles des terribles inondations de septembre 2009 restent très perceptibles, elles n’entament en rien l’hospitalité légendaire que vous avez toujours connue chez nous.
En septembre dernier, la population d’Agadez a décidé en toute responsabilité de relancer la 7ème édition du festival de l’Aïr. Une démarche hautement courageuse dont le but est de mettre un trait sur la période cauchemardesque du conflit. Par ce geste, elles entendent redonner goût à la vie et montrer à la face du monde que notre pays est bien fréquentable.
Aucun moyen, aucune énergie ne seront ménagés pour la réussite de cet événement à l’occasion duquel nous souhaitons votre présence.
Le phénomène d’insécurité est un cercle vicieux, un serpent qui se mort la queue. Le développement du tourisme participe significativement à la création du travail et à la lutte contre l’oisiveté, premier responsable du banditisme et autres trafics mafieux. Le résultat d’une démarche contraire est donc bien évident.
C’est pourquoi, en nous adressant au monde associatif qui nous a toujours soutenu, aux tours opérateurs et à tous ceux qui ont voyagé chez nous, nous soulignons que leur présence chez nous est un acte militant, un témoignage tangible de solidarité à notre égard.

Pour notre part, nous leur garantissons que rien ne sera laissé au hasard pour la réussite de leur séjour.

Issouf Ag MAHA

MALI - L'islam radical n'est pas en odeur de sainteté


Dans Courrier International du 21 janvier 2010
article paru dans
THE WASHINGTON POST (article du 21 décembre 2009)

Les actes terroristes revendiqués par une branche locale d'Al-Qaïda se multiplient dans la région Mais les thèses islamistes ne séduisent guère la population locale, attachée à la tolérance.

Meurtre d'un enseignant américain et attentat suicide en Mauritanie, enlèvement de deux diplomates canadiens au Niger, assassinat d'un touriste britannique et d'un colonel malien au Mali. Depuis un an environ, le désert semble proposer une version violente de l'islam dans les régions modérées de l'Afrique de l'Ouest. Ces actes, revendiqués par le groupe extrémiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), seraient commis en majorité par des Algériens en Mauritanie. Mais leur base arrière se situerait au Mali, un pays qui demeure résolument modéré et où la plupart des habitants rejettent l'extrémisme, qu'ils jugent étranger et trop violent. Le pays fait aussi figure de test depuis que le gouvernement a accepte des dizaines de millions de dollars d'aide américaine pour parer à une menace croissante de radicalisation dans les régions d'Afrique à majorité musulmane.

"L'extrémisme ne prend pas très bien auprès de la population locale", déclare un membre du ministère des Affaires étrangères américain. "Mais le problème a pris de l'ampleur au cours des trois dernières années, en particulier en 2009 ... Il faut se pencher là-dessus." Pour l'heure, le désert qui s'étend entre l'Afrique arabe et l'Afrique noire a moins servi de porte à l'expansion vers le sud de l'islam radical que de rempart contre celle-ci. Certains analystes considèrent qu'on exagère le danger. Le Mali est un pays laïc où l'on sert de l'alcool, où le jeu est répandu. Les portraits du président Obama y sont omniprésents et le sentiment antiaméricain peu fréquent. Les femmes voilées sont rares. "Nous ne voulons pas d'une république islamique", affirme Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique, une fédération d'organisations religieuses implantée à Bamako. "Nous ne voulons pas la charia, ni couper les mains des gens."

L’ORGANISATION SE FINANCE EN ENLEVANT DES OCCIDENTAUX

L’islam majoritaire au Mali est issu du soufisme, qui est assez conservateur sur le plan social mais plutôt tolérant. Mais selon plusieurs diplomates occidentaux, les imams étrangers voient leurs rangs se gonfler, et le gouvernement malien n'a pas vraiment d’emprise sur ce qu’on prêche dans les mosquées. Par ailleurs, l’armée est faible et ne peut pas grand-chose contre les islamistes qui franchissent aisément les frontières invisibles du désert. Les fréquentes sessions d’entraînement dirigées par l’armée américaine pour renforcer l’armée malienne ne sont pas «très efficaces», confie un diplomate en poste à Bamako.

AQMI, qui est née d'un mouvement nationaliste algérien, a tissé des ramifications dans la région sous la pression de l'armée algérienne. Elle s'est autoproclamée branche d'Al-Qaïda en 2007. Mais, d'après les analystes et les diplomates occidentaux, les liens qu'elle entretient avec le mouvement sont essentiellement rhétoriques. Elle n'a pas vraiment la capacité de frapper hors de la région, ni de déstabiliser les gouvernements locaux, même si un coup d'Etat en Mauritanie, en août 2008, et une élection truquée au Niger [après dix ans de pouvoir, le président Mamadou Tandja a obtenu une prolongation controversée de son mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel, le 4 août 2009] ont accentué l'instabilité de la région.

L'organisation se finance essentiellement en enlevant des Occidentaux pour obtenir des rançons. Certains analystes la considèrent donc plus comme une bande de malfaiteurs que comme un bataillon de djihadistes. L'organisation est toutefois devenue récemment plus audacieuse et plus idéologique. Le touriste britannique enlevé a été exécuté en mai, parce que l'organisation n'avait pu obtenir la libération d'un religieux jordanien emprisonné en Grande-Bretagne. Apres avoir longtemps évité les villes maliennes -dans le cadre, selon les autorités occidentales, d'un accord tacite de non-agression passé avec le gouvernement malien-, AQMI a assassiné un officier à Tombouctou et tué plus d'une vingtaine de soldats et de paramilitaires envoyés pour venger sa mort. Fin novembre, l'organisation a aussi enlevé un Français à Ménaka, dans le nord du pays [le 10 janvier, elle a menacé de tuer Pierre Camatte si quatre de ses prisonniers n'étaient pas libérés avant la fin du mois]. Selon les autorités américaines, AQMI enrôle de plus en plus de ses combattants en Mauritanie, un pays à majorité arabe et plus répressif. Mais rien ne prouve qu'elle recrute plus activement au Mali ou chez ses plus proches voisins.

AU MALI, IL Y A UNE GRANDE DIVERSITE D'ISLAMS Tombouctou, une petite ville où les pasteurs nomades se mêlent aux commerçants et aux Touaregs, est un ancien centre de théologie musulmane. Parler de "guerre religieuse" ici vous vaut des regards perplexes. Certains responsables craignent cependant que la pauvreté et la modernisation ne finissent par constituer un cocktail imprévisible, et que l'argent des extrémistes, sinon leur idéologie, puisse avoir une influence. "Les jeunes n'ont plus envie d'élever du bétail", confie Assarid Ag Imbarcaoune, vice-président de l'Assemblée nationale du Mali, qui est originaire du désert du Nord. "Ils veulent de belles maisons, l'air conditionné et de grosses voitures !" "Il suffit de se promener n'importe où au Mali pour voir qu'il y a une grande diversité d'islams", explique Mike McGovern, professeur assistant à l'université de Yale et ancien directeur du bureau Afrique de l'Ouest de l'International Crisis Group. "C'est quelque chose qui est en évolution constante. On ne peut pas dire que l'islam d'Afrique de l'Ouest soit comme ceci ou comme cela. Ce n'est pas vrai !"

A Bamako, cette diversité de l'islam est manifeste. Cette ville brulée par le soleil grouille d'activité et, avec sa population essentiellement noire, elle semble à des années-lumière du désert du Nord. La densité même de sa population risque toutefois, selon les experts, de rendre sa jeunesse plus vulnérable au radicalisme, comme cela s'est produit en Mauritanie. Ici, tout le monde se croise. On peut voir des hommes allant prier à la mosquée passer devant des marchands qui vendent des crânes et des griffes d'animaux, articles censés posséder des propriétés médicinales ou surnaturelles et que les chefs musulmans considèrent comme anti-islamiques. Il y a aussi toutes ces motos chinoises qui encombrent les rues et qui sont conduites par des femmes aux tenues variées, allant du petit débardeur à la robe traditionnelle aux couleurs vives. "J' ai du respect pour ma religion, mais j'agis comme je veux", explique Fily N'Faly Bagayoko, 17 ans, motarde, qui ne porte pas le voile. Cet été, les chefs musulmans ont pourtant réuni 50.000 personnes pour manifester contre un projet de réforme du Code de la famille qui aurait, entre autres, supprimé l'obligation pour la femme d'obéir à son mari. Cette démonstration de force, qui souligne le conservatisme de l'islam malien, a secoué les militants pour la démocratie.
Dans une madrasa, une école coranique, située de l'autre côté de la ville, les adolescentes et les enseignantes portent la burqa, une tenue rare à Bamako. Mohammed Touré, 39 ans, imam de l'école, accuse la pression occidentale de pousser le gouvernement malien à tenter d'étouffer l'islam. Il ajoute cependant ne pas souhaiter que le Mali devienne comme l'Arabie Saoudite, pays où il a fait ses études et qui finance son établissement. "Les gens peuvent respirer ici, souligne-t-il. En Arabie Saoudite, les gens en fait sont en prison." Mahmadou Haidara, un autre imam, est du même avis. Il secoue la tête à l'idée que l'islam radical puisse prendre pied ici. "La vraie religion ne dira jamais à quelqu'un de brûler quoi que ce soit ou de tuer les autres, assure-t-il. Nous condamnons les extrémistes. Et nous les craignons."
Karin Brulliard

Plus de 250 collaborateurs d’IP Globalnet (IPG) sont prêts à soutenir l’action «Help Haïti/S.O.S. Haïti»


Haïti Lavi 12-12 – Plus de 250 collaborateurs
d’IP Globalnet (IPG) sont prêts à soutenir
l’action «Help Haïti/S.O.S. Haïti»

Le Consortium belge pour les situations d’urgence a choisi IP Globalnet comme partenaire pour répondre à tous les appels téléphoniques dans le cadre de l’opération «Haïti Lavi 12-12».

Zaventem, le 20 janvier 2010 – Le Consortium belge pour les situations d’urgence, organisateur de l’opération commune de solidarité «Haïti Lavi 12-12», lance un numéro gratuit (0800-11163) pour les personnes, organisations et entreprises qui mettent en place des actions au profit des victimes d’Haïti. IP Globalnet, un centre de contacts belge spécialisé dans les services téléphoniques à la clientèle, se charge de l’organisation, de la coordination et du traitement des appels téléphoniques.
«Aider les clients est notre spécialité, cela fait partie de la mission de notre entreprise», explique Hubert Laterre, CEO d’IPG. «Il nous est par conséquent apparu évident de nous joindre à cette initiative et de mettre nos connaissances et notre expérience à la disposition de “Haïti Lavi 12-12”. L’enthousiasme avec lequel nos collaborateurs s’engagent bénévolement pour faire de cette action un grand succès me fait vraiment chaud au cœur.»

Le jeudi 21 janvier, les chaînes de télévision Eén - VTM et RTL TVI - RTBF organisent, respectivement pour le Nord et le Sud du pays, un programme spécial au profit des victimes du séisme en Haïti. Plus de 250 collaborateurs d’IPG répondront à tous les appels téléphoniques entrants (questions et dons).

Le vendredi 22 janvier, de 8 à 20 heures, IPG réceptionnera les coups de téléphone (dons et/ou questions) faisant suite à l’action radio «Radio 12-12», en collaboration avec l’association professionnelle Contactcentres.be et d’autres centres de contacts. Le secteur des centres de contacts mobilise à cet effet plus de 500 agents.

À propos d’IPG
IPG est un centre de contacts 100 % belge. IPG poursuit un double objectif: d’une part, faciliter avec un maximum d’efficacité le dialogue entre les entreprises et leurs clients et relations et, d’autre part, innover.
IPG possède des filiales à Zaventem, Louvain et Hasselt. Le Groupe Belgacom, Telenet, Voo, Nespresso, Kone et Infrax font notamment partie des clients d’IPG.

À l’attention des rédactions
Pour une interview à ce sujet avec Dirk Frans, d’IP Globalnet: 0478 301 132, dfrans@ipglobalnet.com

1.300 km au fil du fleuve Niger !


1.300 km au fil du fleuve Niger !
Il ne reste plus qu'une centaine de kilomètres à parcourir pour Christophe Le Bel, premier à descendre le fleuve Niger en canoë.

«J'ai perdu du temps à contourner un troupeau d'hippopotames. Les dunes sont de plus en plus grandes ». Dans un premier temps, ces phrases de Christophe Le Bel peuvent surprendre. On éprouve effectivement du mal à comprendre pourquoi cet habitué de la Vienne nous parle d'hippopotames et de dunes !
1.300 km à la pelle

Rassurez-vous, ce licencié du Club nautique de Limoges (CNL) ne perd pas la boussole. Bien au contraire ! Il effectue même une énorme performance, seul à bord de son skif de mer avec pour guide... le fleuve Niger. Depuis son départ le 26 décembre de Koulikoro (Mali), le rameur limougeaud a parcouru près de 1.200 km sur les 1.300 qu'il s'est fixés. Autant dire que l'aboutissement de son rêve approche : à savoir, relier Gao en 31 jours, soit 43 km\jour en moyenne, à la force des bras et surtout d'un moral d'acier.

Le plaisir de souffrir...

« Il s'est très bien préparé en faisant de nombreuses randonnées, explique Christian Brégeon, le secrétaire du CNL. En plus, il est solide mentalement. C'est un passionné d'aviron et d'Afrique. Tout le monde au club suit son aventure. Christophe confirme bien les valeurs saines de l'aviron. Il n'y a pas que la compétition. Mais c'est vrai, on peut parler du plaisir de souffrir. Vivement qu'il rentre pour raconter tout cela ».

Et pourtant, le début de l'histoire ne fut pas un long fleuve tranquille. Tout d'abord, en guise de mise en bouche, cet informaticien a transporté au Mali son bateau (*) sur le toit de sa voiture. Soit environ 6.000 km. Mais, l'affaire était prévue. Ce qui l'était moins c'est l'importance du vent (avec en prime du sable qui "attaque" le visage) et des vagues. « Si je ne rame pas, je recule, explique l'aventurier » qui pourtant avance dans le sens du courant... Du coup, « Christophe s'est rapidement abîmé les mains, confirme Martin Forst. Et cela, dès la 2e étape ».

Une aide précieuse
Ce compagnon de club avait prévu de venir l'encourager. Bien lui en a pris. « Je l'ai soutenu moralement et sur l'eau, le temps qu'il voit un médecin dans un village », explique Martin Forst. Il aurait fallu qu'il arrête de ramer cinq jours. Mais il voulait continuer... » Courage, l'arrivée est proche.

(*) Il s'agit d'un canoë de 6 m pesant 40 kg, ouvert à l'une des deux extrémités pour que l'eau s'évacue.

Gilles Deville

gilles.deville@centrefrance.com

THENAC/Un bon et grand bol d'air


Vendredi 15 Janvier 2010

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THÉNAC. Une soixantaine d'auteurs est attendue ce week-end aux chais pour le troisième salon du livre. Récits et littérature de voyage constituent une nouvelle fois le fil conducteur du rendez-vous

Un bon et grand bol d'air


Pierre Schmitt, membre de la société des explorateurs français, est l'un des deux invités d'honneur. (photo dr)
Pour la troisième année consécutive, la médiathèque de la commune située à quelques kilomètres au sud de Saintes organise un salon artistique et littéraire. En conservant le trait commun aux deux premières éditions qui confère sa singularité à cette manifestation sous titrée « Quand l'écriture prend le large » : la découverte de la littérature de voyage à travers différents supports.

Toutes les formes d'écriture

« C'est un thème puissant, envoûtant et inépuisable », explique Françoise Souan, l'énergique chargée de mission bénévole pour l'animation d'une médiathèque qui, clin d'oeil, fête son dixième anniversaire cette année.

Ce week-end, une soixantaine d'auteurs sont attendus dans le magnifique cadre des chais de Thénac. Et si inévitablement, la médiathèque a appris la défection de dernière minute de quelques auteurs invités (Sylvain Augier et Christian Clot seront absents pour raison de santé tandis qu'Olivier Weber est retenu en Asie par ses fonctions d'ambassadeur), le salon offrira un panel varié et fourni d'invités.

Toutes les formes d'écriture (ou presque) seront représentées : littérature jeunesse (Johann Jeliot, Benoît Judde) ; romans (Jean-Paul Léger, Hervé Bellec) ; BD (Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx, Bruno Loth, Pat Masioni) ; récits de grands voyageurs (l'historien et journaliste Eric Fayet, le conteur Moussa Ag Assarid, le maître de recherche au CNRS François Feer) ; auteurs régionaux (les compères Didier Catineau et Dominique Droin) ; auteurs de carnets de voyages (Anne Bronner, Xavier Jallais, Antonia Neyrins) et, enfin, artistes tels Benoît Hapiot et Patrick Le Thuault.

Deux invités d'honneur

Les organisateurs ont décidé de mettre en avant deux invités d'honneur au parcours exceptionnel : d'abord Pierre Schmitt, membre de la Société des explorateurs français. « Un homme fasciné par le désert du Sahara et, au coeur de celui-ci, le désert du Ténéré, qu'il traverse seul à pied », admire Françoise Souan.

Une expérience marquante à plus d'un titre car il est « depuis sans cesse en action pour protéger, aider et défendre les populations Touaregs menacées », poursuit la cheville ouvrière de la manifestation. Seconde figure de proue, Marc Vella. « Un homme au parcours hors du commun » s'enthousiasme Françoise Souan. Ce pianiste de haute volée a trouvé en effet un moyen original de partager son art : il parcourt depuis trente ans le monde (Inde, Sahara) avec son piano à queue, offrant des concerts aux populations croisées sur son chemin.

Les Charentais pourront assister à son récital (gratuit) à 17 heures, samedi.

2 000 visiteurs attendus

En dehors des dédicaces, des conférences, des expositions et des projections de films rythmeront les deux journées (1). Après avoir accueilli plus de 1 500 personnes l'année dernière, les organisateurs espèrent parvenir au cap symbolique des 2 000 visiteurs.

Un objectif d'autant plus facilité que le salon sera ouvert en continu le midi (restauration sur place).

Autre nouveauté : des actions en direction du jeune public avec la venue aujourd'hui de plusieurs auteurs dans des établissements scolaires saintais et à la maison d'arrêt, où Jean-Pierre Brèthes rencontrera les détenus.

(1) La liste des invités et le programme des animations sont visibles sur le site internet de Thénac : www.thenac.fr Entrée libre. Ouverture en continu le samedi aux chais de Thénac, de 9 h 30 à 19 heures et le dimanche de 9 h 30 à 18 heures. Restauration sur place.

Auteur : david briand
d.briand@sudouest.com

Mali : l’armée fête ses 49 ans sous la menace d’Al-Qaïda

jeudi 21 janvier 2010
Mali : l’armée fête ses 49 ans sous la menace d’Al-Qaïda

Les forces armées et de sécurité du Mali ont célébré mercredi leur 49e bougie, au moment où le pays doit faire face à de graves menaces (terrorisme, trafic d’armes et de drogues, enlèvements de touristes) dans son septentrion.

Dans une allocultion, le président malien Amadou Toumani Touré a souligné que ces menaces dans la bande sahélo-saharienne "ne sont pas nées au Mali" et "ne visent pas principalement les Maliens".

"En ce qui nous concerne, aucun sacrifice ne sera ménagé pour enrayer ces menaces au niveau national. Le Mali répondra présent dans ce combat, mais, il est nécessaire aussi que tout le monde balaie devant sa porte pour que la bande sahélo-saharienne soit réellement sécurisée", a-t-il ajouté.

Il faisait allusion non seulement aux pays voisins qui tardent à le suivre dans son initiative d’une conférence internationale sur la sécurité dans cette région, mais aussi aux pays occidentaux pour qu’ils soutiennent davantage les forces armées et de sécurité maliennes dans leur croisade contre Al-Qaïda et les narcotrafiquants.

Le Mali fait face depuis novembre dernier à une série de rapts de ressortissants occidentaux sur son territoire ou chez ses voisins, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique.

A la veille de la célébration de cet anniversaire, le chef de l’ Etat malien a annoncé la mobilisation de 5 milliards de F Cfa dans le cadre du programme de réalisation des infrastructures, la réhabilitation des casernes et la rénovation des infirmeries de garnison ainsi qu’un vaste programme d’équipement et de construction de commissariats de police, de postes de sécurité et de circulation routière, de casernes pour la garde nationale et les unités méharistes, de brigades de gendarmerie.

La célébration du 49ème anniversaire des forces armées et de sécurité du Mali a été marquée par un imposant défilé militaire et civil dans la ville garnison de Kati, dans la banlieue de Bamako.

(Xinhua

Retour à Alger pour deux détenus de Guantanamo

Retour à Alger pour deux détenus de Guantanamo
LEMONDE.FR avec Reuters | 22.01.10 | 06h59 • Mis à jour le 22.01.10 | 07h16

Deux détenus algériens de la prison américaine de Guantanamo ont été renvoyés dans leur pays, a annoncé, jeudi 21 janvier, le ministère de la justice américain. Le transfert de Hassan Zemiri et Adil Hadi al-Jazairi Bin Hamlili signifie qu'il reste 196 détenus dans la prison militaire, située à Cuba, que le président américain, Barack Obama, avait promis de fermer.

Le secrétaire à la justice, Eric Holder, a laissé entendre le mois dernier que le camp de Guantanamo pourrait fermer ses portes cet été après l'acquisition par le gouvernement d'un centre de détention dans l'Illinois pour accueillir les détenus. Peu après son investiture, il y a un an, Barack Obama avait promis que Guantanamo, ouvert par l'administration de George Bush en 2002 après les attentats du 11 septembre, serait fermé à la date du 22 janvier 2010 avant de reconnaître que ce calendrier ne pourrait pas être respecté.

Le Washinghton Post, qui cite des sources anonymes, rapporte dans son édition de vendredi qu'un groupe de travail du ministère de la justice a conclu qu'une cinquantaine de détenus de Guantanamo devaient être détenus indéfiniment, sans être jugés. C'est la première fois que l'administration Obama donne une indication du nombre de détenus qu'elle estime trop dangereux pour être relâchés.

Création d'une première force mixte Tchad-Soudan en février

Création d'une première force mixte Tchad-Soudan en février
LEMONDE.FR avec AFP | 15.01.10 | 21h34 • Mis à jour le 15.01.10 | 21h34
Le Tchad et le Soudan ont établi vendredi 15 janvier à N'Djamena un calendrier sur la création de leur première force mixte, prévoyant notamment "l'occupation des postes et la sécurisation" de leur frontière au 20 février, selon un document officiel.

Le calendrier a été arrêté par les deux parties dans le cadre d'un protocole d'accord "portant sur les mesures concrètes de normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan", selon les termes d'un communiqué conjoint. "L'occupation des postes et la sécurisation de la frontière des deux pays" devraient être effectives "du 15 au 20 février 2010", pendant que se tiendra une "réunion de la commission mixte militaire et de sécurité", selon le texte.

Côté tchadien, un poste d'observation est prévu à Abéché (est). Pour le Soudan, il sera installé à El-Geneina, dans la région du Darfour (ouest). Le Tchad et le Soudan "se sont donné un délai de deux mois pour prendre chacun les mesures qu'il faut pour mettre un terme à toute présence, tout soutien et de toute action des groupes armés à l'un ou l'autre pays", a précisé un diplomate ayant requis l'anonymat.