jeudi 21 janvier 2010

MPDNP : "Jusqu'à ce jour, le dialogue véritable n'a pas encore commencé au Niger ", a précisé Nouhou Arzika


Conférence de presse du président du Mouvement populaire pour la défense de la nation et du peuple (MPDNP) : "Jusqu'à ce jour, le dialogue véritable n'a pas encore commencé au Niger ", a précisé Nouhou Arzika
Écrit par Siradji Sanda(Le Sahel du Mercredi, 20 Janvier 2010)
Mercredi, 20 Janvier 2010 14:22

Le président du Mouvement populaire pour la défense de la nation et du peuple (MPDNP) a animé, lundi dernier, une conférence de presse à son siège sis au Rond point sixième à Niamey. Il s'est agi pour M. Nouhou Arzika Mahamadou de dégager la position de son mouvement relativement à la situation politique actuelle et de permettre aux citoyens de comprendre ce qui se passe actuellement dans notre pays.

M. Nouhou Arzika s'est d'abord appesanti sur le cheminement qui a conduit à la 6ème République avant de revenir sur la situation du dialogue inter-nigériens.

Au cours de cette conférence de presse, M. Nouhou Arzika a d'abord indiqué que ''les événements qui s'observent actuellement au Niger sont la conséquence du comportement de certains de nos compatriotes qui pensent que la décision prise par le peuple nigérien le 4 août 2009 est une erreur''. ''Ceux-ci estiment aussi que tout ce qui a été fait ou qui a suivi cela doit être purement et simplement reconsidéré'', a-t-il ajouté.
Mais le président du Mouvement populaire pour la défense de la nation et du peuple se demande alors quelle genre de démocratie veut-on que le Niger soit. ''S'il est vrai que dans une démocratie, c'est le peuple qui décide par lui-même et pour lui-même, nous ne pouvons pas comprendre ce qui se passe actuellement au Niger'', affirme-t-il.

C'est pourquoi a ajouté M. Nouhou Arzika, ''ceux qui croient que la 6ème République et sa Constitution doivent être enterrées, sont entrain de rêver''. Et le président du MPDNP d'avertir ces compatriotes et une catégorie de la communauté internationale que, ''le choix du peuple souverain du Niger et la démocratie citoyenne sont bien en marche''. Le MPDNP veillera selon son président à défendre cet état de fait. ''Nous n'accepterons, pour quelque raison que ce soit, et au nom d'un certain nombre d'intérêts mesquins et des considérations inavouables qu'on méprise la décision de notre peuple, refuse à notre peuple de jouir de ce que tous les peuples du monde ont le droit de jouir en vertu de la démocratie'' prévient-il.

''La charte africaine des droits de l'homme et des peuples a reconnu aux peuples africains le droit à l'autodétermination, à choisir librement leur voie. C'est ce que nous sommes entrain de faire au Niger'', a-t-il ajouté. M. Nouhou Arzika a déploré la lecture faite sur une de leurs recommandations lorsqu'ils demandaient aux citoyens de faire des sacrifices afin de réaffirmer la souveraineté et l'indépendance de notre pays et de soutenir notre choix. " Cela ne signifie nullement que ce qui est entrain de se faire ne va plus se faire et que ce sont des problèmes qui vont s'abattre sur le Niger parce que nous avons osé être nous-mêmes", a-t-il expliqué.

Le président du MPDNP a précisé : ''Nous voulons juste voir notre pays suivre le chemin de l'honneur, de la dignité ; le chemin qui doit nous apprendre à compter d'abord sur nous-mêmes et à établir des relations de dignité et de coopération réciproque avec le reste du monde''. Le président du mouvement populaire pour la défense de la nation et du peuple refuse l'idée cultivée chez certains compatriotes pour qui, ''le Niger doit continuer à tendre la main et accepter ainsi le diktat de ceux qui nous jettent des miettes et qui, à cause de ces miettes, pensent qu'ils ont le droit d'attenter à notre souveraineté et à s'ingérer dans les affaires internes de notre pays''. ''Notre conscience patriotique et notre responsabilité citoyenne nous commandent de refuser cet état de fait, cette forme de déshonneur dans lequel on veut maintenir notre peuple'', a-t-il soutenu.

M. Nouhou Arzika a déploré l'incompréhension de la communauté internationale vis-à-vis du processus de la refondation. Selon lui, certains arguments développés sur la situation politique au Niger ne sont qu'un paravent pour divertir la communauté internationale et notre peuple. Car le changement de Constitution opéré au Niger par la volonté du peuple a suivi selon Nouhou Arzika le cheminement juridique prévu par la Constitution du 9 août 2009.

''On ne peut pas dire que le Niger est une République indépendante, souveraine et démocratique et admettre que des voies s'élèvent pour dire que notre peuple a eu tort d'utiliser les mécanismes démocratiques et réguliers qu'il s'est donné'', déclare Nouhou Arzika. Parlant des sanctions de la CEDEAO à l'encontre du Niger, M Nouhou Arzika a estimé qu'il y a eu manipulation des consciences. ''La CEDEAO n'a pas respecté ses propres textes. Ni le traité de la CEDEAO, ni le protocole additionnel, n'ont été respectés'', a-t-il indiqué.

S'exprimant par rapport au dialogue, M. Nouhou Arzika a indiqué que ''jusqu'à ce moment, on n'a pas commencé le dialogue au Niger''. Il a fait la genèse des différentes étapes ainsi que des reports observés depuis le début le 21 décembre 2009. ''Le dialogue pour nous, c'est avoir les gens de la CFDR et ceux du MPRR face-à-face pour que les débats puissent se faire sur l'ensemble des sujets à controverses et pour qu'on puisse passer en revue les arguments de chaque partie.

Ce qui permettra au médiateur de tirer des conclusions et établir un rapport qu'il va soumettre à la conférence des Chefs d'Etat'' a précisé le président du mouvement populaire. Mais jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'échanges. Il y a eu échange de correspondance et de documents. Et c'est sur la base de ces documents que le médiateur de la CEDEAO a fait des suggestions.

LISTE NOIRE DES PAYS À HAUT RISQUE SÉCURITAIRE/Ce que Paris et Washington reprochent à Alger


LISTE NOIRE DES PAYS À HAUT RISQUE SÉCURITAIRE
Ce que Paris et Washington reprochent à Alger
21 Janvier 2010 -
L'Expression Edition Online


Les Français et les Américains se sont basés sur des données communes pour établir leur liste.

L’Algérie est-elle l’Afghanistan ou le Yémen? Sa situation sécuritaire est-elle alarmante au point de lui valoir une place parmi les pays à haut risque sécuritaire? Cette décision, tombée comme une sentence lourde, suscite la curiosité des citoyens qui, pourtant, retrouvent le goût de vivre loin des images horribles de sang et des bombes. Pourquoi ce classement et maintenant? Les raisons sont multiples. Selon une source diplomatique étrangère, ce classement a été établi sur la base de plusieurs éléments recueillis sur terrain. Il s’agit d’abord, du renforcement des mesures sécuritaires à travers le pays, en particulier, au niveau de la capitale. «La situation est calme à Alger preuve, il n’y a pas d’attentat, mais le nombre des barrages de sécurité implantés est synonyme de menace terroriste», analyse notre interlocuteur. Deuxième élément, ensuite, il s’agit du dispositif sécuritaire imposé aux chancelleries étrangères. Le personnel diplomatique est soumis à un contrôle sécuritaire très strict. Tout déplacement en dehors d’Alger, soit au-delà de 50 kilomètres, est conditionné par une escorte des éléments de la Gendarmerie nationale. Alors que le gouvernement vise, à travers cette mesure à garantir la sécurité des ressortissants étrangers, notamment le corps accrédité, cela se retourne malheureusement contre lui. Ces mesures sont mal perçues par les représentants diplomatiques. Ces derniers éprouvent beaucoup de difficultés à se déplacer à l’intérieur du pays.
«Pour aller à Tipaza ou dans une autre wilaya limitrophe, il faut introduire une demande auprès du ministère des Affaires étrangères», confie notre source. Ces procédures qui prennent du temps compliquent la tâche des chancelleries étrangères. Devant ce dispositif sécuritaire, le personnel diplomatique se retrouve coincé. «Au Maroc on peut circuler librement sans être aperçus», cite notre source en rappelant toutefois que le Maroc n’est pas non plus épargné par la menace terroriste. Autre élément à l’origine de ce classement, le manque d’informations fournies par les autorités algériennes sur la situation sécuritaire.
Selon la même source, l’Algérie ne répond pas aux questionnaires des pays étrangers concernant la lutte antiterroriste. Pour eux, l’Algérie est leader en matière de lutte contre le terrorisme, mais sa méthode et ses résultats ne sont pas bien communiqués. Ce sont là les facteurs communs sur lesquels se sont basés français et Américains dans leur dernier classement. D’autres raisons particulières propres à chaque pays ont nourri cette thèse. Pour Washington, le projet Africom est censé être l’une des principales raisons. La Maison-Blanche n’a pas encore avalé la pilule du refus d’Alger d’accueillir les bases militaires pour l’Africom. Un point noir qui grippe les rapports entre les deux pays malgré le renforcement du partenariat. Du côté de la France, les dossiers qui fâchent sont nombreux. L’affaire des moines de Tibhirine n’est pas écartée. La France et les Etats-Unis sont allés sur un terrain très sensible. Ainsi, l’Algérie - les 35 millions d’Algériens - se voit renvoyée à la tragédie nationale et, ô paradoxe! après avoir été une référence en matière de lutte antiterroriste pour des grandes puissances, en particulier, les Etats-Unis et la France.
Le gouvernement algérien a vivement dénoncé la décision portant sur le classement de l’Algérie dans la liste noire des pays à risque, les fouilles corporelles indignes ciblant les Algériens au niveau des aéroports. Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a interpellé les représentants des deux pays à Alger. De plus, il a même fait part de son mécontentement au plus niveau. M.Medelci s’est entretenu, mardi dernier, avec la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Rodham Clinton à propos de cette dernière mesure navrante envers les Algériens.
Le ministre a même adressé une lettre à son homologue français, Bernard Kouchner. «J’ai clairement souligné que ce dispositif constitue une atteinte à la dignité du citoyen algérien», a précisé le ministre, lors de son passage mer-credi dernier sur les ondes de la Radio nationale.
Interpellés par Alger, Paris et Washington ont tenté d’édulcorer leur version en disant que l’Algérie n’est pas visée. Un argument qui ne tient pas du tout la route. Pour les Algériens, le gouvernement doit passer au principe de la réciprocité en soumettant les ressortissants français et américains à une fouille très rigide au niveau de l’aéroport.

Nadia BENAKLI

SAINTES-TOMBOUCTOU.


Jeudi 21 Janvier 2010

SAINTES-TOMBOUCTOU.
Un chèque remis à Mousa

Lors du salon du livre de Thénac, le bureau du comité de jumelage Saintes-Tombouctou, présidé par Annick Gandais, a remis à Moussa Ag Assarid, l'homme bleu du désert, un don de 200 euros, pour la participation de son association Ennor à la Semaine de la solidarité internationale de Saintes, en novembre, et pour soutenir son action de scolarisation des enfants touaregs. PHOTO DR

D'ocre, d'indigo et de détresse


20-01-2010
Tamanrasset
Le Temps d'Algerie

D'ocre, d'indigo et de détresseIl y a mieux pour entamer un séjour que cette grosse frustration de n'avoir rien vu de l'immensité désertique que l'avion vous fait traverser avant de parvenir au bout du voyage, que n'atténueront ni les promesses de découvertes du lendemain ni la perspective immédiate d'un sommeil réparateur.

On s'en passerait volontiers, si la nuit était moins têtue. Arriver à Tam est déjà un lamentable ratage que le sadisme des vols de nuit, systématiques sur cette destination, vous feront sentir comme un avertissement : tout ne tourne pas rond sur cette terre que se partagent inégalement la magie des silences et l'impossibilité des reliefs.

Et c'est le ciel qui se chargera de vous en donner un avant-goût. A commencer par vous rappeler l'inutilité des hublots. Puis cette vague impression de débarquer n'importe où, là où les aéroports vous accueillent dans la demi-somnolence des pays de l'ennui-roi. Bien sûr, Tam sait se ressaisir dans les éveils tranquilles et dans les premières chaleurs accueillantes de ses hommes.

Après la frustration, la surprise. Les petits matins froids ne sont pas au rendez-vous de ces derniers jours de décembre faisant place nette à un léger vent chaud, incongruité saisonnière qui remet une couche dans l'incertitude d'un séjour manifestement prometteur en paradoxes.

Le premier et sans doute le plus déroutant est dans cette image d'une ville qui ne s'appartient pas. Seul le rouge ocré des bâtisses, fruit visible mais approximatif d'un effort d'homogénéité urbaine, semble rappeler que vous êtes aux portes de l'Afrique dans ce qui a été jadis une halte confortable des grandes transhumances.

Les visages, les échoppes et tout le reste accentuent la désillusion du visiteur partie en quête d'autre chose.
Quelque chose de pas vraiment réjouissant vous prend alors à la gorge. Et si Tam n'avait à offrir que les misères du grand Sud enveloppées dans les pires turpitudes du Nord ?

La question n'est pas farfelue, même si quelque chose de rassurant vient très vite tempérer le pessimisme des premiers et sommaires regards : désormais rien n'est envisagé ici sans le souci majeur de sauvegarder l'authenticité des lieux, rien n'est entrepris en dehors de la vocation de la région, ses spécificités, ses couleurs et ses tons, sans lesquels aucun projet n'est possible.

Les tons et les couleurs ne se discutent pas
Les opérateurs comme la tutelle savaient déjà qu'on ne peut pas faire venir des touristes de Berlin, d'Oslo ou de Bruxelles pour leur proposer des entrecôtes. Pour vous rassurer encore un peu plus, ils vous diront que si les touristes sont invisibles à Tam, c'est parce que pour eux, Tam n'est qu'un aéroport d'où ils transiteront vers les grands espaces du Hoggar ou de l'erg oriental.

Et quand il leur arrive de passer les nuits de l'arrivée et du départ à Tamanrasset, ils préfèrent les auberges, les camps de toiles ou les maisons locales, plus «humains» que la froideur gabegique des imperturbables hôtels d'Etat.

Si le renouveau est possible, il n'est pourtant pas encore là pour le tourisme, unique mais largement suffisante source potentielle de développement. Mohamed, gérant d'une agence qui a pignon sur rue, sait de quoi il parle : «Si le tourisme ne devient pas une option stratégique d'Etat, il ne faut rien espérer de vraiment florissant.

Nous avons investi, amélioré la qualité de nos services, modernisé nos méthodes de travail, mais nous avons un grand retard qui ne peut être comblé que par la promotion, le marketing et le lobbying d'Etat.»

Pour l'heure, la zone d'extension touristique créée à l'ouest de la ville ne donne pas l'image d'un espace promis à la prospérité : de vagues projets sans réel cahier des charges et déjà les vieux démons de lotissements détournés de leur vocation quand ils n'attendent pas le fait accompli qui permettrait leur rétrocession. Mohamed comme les autres opérateurs en viennent même à oublier les petits soucis d'apparence anodine qui ralentissent la destination grand Sud parce qu'un effort a été fait sur un plan «plus global».

La couverture aérienne, les routes, un peu de souplesse dans la procédure d'investissement et quelques éclats de promotion. ça ne fait pas vraiment une option stratégique, mais ça entretient l'espoir. Dire que le tourisme ne fait pas encore vivre Tam est d'une telle évidence que le constat devient saugrenu.

Pour preuve, des pans entiers de la ville ne vivent pas, ils vivotent ou survivent, selon leur niveau de misère. Une humanité de laissés-pour-compte ou de déclassés sociaux traîne sa détresse sur les grandes artères de la ville ou dans les recoins plus discrets des «mauvais quartiers» qui essaiment oued Tamanrasset, confluent indigne de ses douleurs.

Parmi ces quartiers, Sersouf, ensemble de verrues impénétrables du nord de la ville dont la plus sinistre est Sersouf Ferraille. C'est ici que sont venus s'installer les premiers migrants du Nord ou des pays africains voisins.

Comme ils ne sont pas venus chercher le Pérou, ils se sont fait des logis de fortune, des amoncellements de bric et de broc. Très rapidement, ils se sont trouvé une vocation conforme à leur dénuement : la récupération. Il n'y a pas grand-chose à récupérer dans l'excroissance de cette ville qui n'a jamais connu l'abondance pour se permettre les rebuts de luxe propres aux contrées de grande prospérité, mais ils se sont fait une raison. Une raison dont la superbe s'est effilochée au fur et à mesure que grandissait le quartier.

Les verrues impénétrables de Sersouf Ferraille
L'espace est maintenant investi par d'autres misères, d'un autre temps. Touareg poussés à la sédentarisation forcée, Maliens et Nigériens contraints au moindre mal, maigres bourses ameutées par un toit au prix dérisoire, mais aussi une faune de trafiquants venus faire leur beurre à l'ombre discrète des miséreux.

Détachées de l'immensité des habitations sans forme, fleurissent quelques constructions dont on se demande ce qu'elles font là. Ce ne sont pas des modèles d'architecture et de bon goût, mais la précarité et la laideur des environs en font des perles rares.

Leurs propriétaires son venus d'ailleurs chercher un terrain ou un permis de construire moins problématique, à moins qu'ils ne soient d'anciens pauvres du quartier qui ont prospéré par la petite et grande combine.

A Sersouf Ferraille, les services de sécurité découvrent régulièrement les cavernes d'Ali Baba des trafiquants en tous genres, les dernières en date sont deux grandes cuves de carburant destiné à la contrebande. Leurs vestiges sont encore visibles au milieu des gravats de constructions fraîchement rasées pour défaut de permis ou de propriété légale.

Mais ici, tout le monde vous «rassurera», la mine malicieusement résignée : à Sersouf Ferraille, les contrebandiers et les constructeurs illicites se relayent, quand ce ne sont pas les mêmes qui recommencent. On ne sait pas s'ils ont la bénédiction des majestueuses Tahabort et Hadrien bien visibles au loin, mais on semble convaincu qu'ils ont encore de beaux jours à tirer. La résignation encore.

Ibrahim traîne à ses heures creuses – et des heures creuses, il en a – dans les arcades cache-misères de Tahagart, un autre quartier «chaud» de l'autre côté de l'oued. Les arcades, «inutiles et coûteuses» vous diront les plus amers, ont été érigées au début des années 90 sans qu'on sache vraiment pourquoi. Tahagart introduit Tam dans ce qu'elle pense avoir de meilleur à offrir à la première vue du visiteur.

Mais une fois dépassés l'université et l'institut de formation professionnelle s'étale l'innommable, que cachent mal les murs d'enceinte et les deux «temples du savoir» collés à ses flancs. Ibrahim est d'origine malienne et habite le pire du quartier : Tahagart Echoumara (Tahagart des chômeurs).

Ici, il y a une forte proportion d'habitants d'origine malienne et nigérienne. Ici, on a même appris à parler de «génération» de migrants, et Ibrahim en est l'illustration. Il est né dans le quartier il y a vingt-huit ans, et le comble pour lui est de ne pas avoir de papiers. «Mon père n'a pas jugé utile d'en faire alors que ma mère est algérienne...»

Ibrahim n'a pas été à l'école et il a appris très jeune à se «débrouiller». Il s'estime heureux cependant de se faire employer comme homme à tout faire dans quelques maisons et commerces de la ville. «Quand on vous fait confiance, et ce n'est jamais évident pour un sans papiers habitant Tahagart Echoumara, vous êtes déjà sauvé.»

La prostitution, évoquée systématiquement sans être vraiment visible dans ces quartiers, est pourtant une réalité. Entre un thé et un thé, Omar enfonce le clou après quelque hésitation : «La prostitution n'est pas pratiquée dans les proportions qu'on raconte. Mais détrompez-vous, c'est faute de clients pas de disponibilités ! Les temps sont durs pour tout le monde, et la peur des maladies a fait le reste.»

Plus philosophe, quelqu'un d'autre nous dira que le commerce des charmes est «fonction de l'environnement immédiat. Il se développe selon le niveau de tolérance du voisinage». C'est à Djebila, petite élévation de Gatâa El Oued, l'ultime quartier des bas-fonds de Tam, que semble culminer ce niveau de tolérance.

Mais ici on vous apprend partout à renoncer aux certitudes. Et vous ne mettez jamais longtemps pour le faire. Parce qu'à Gatâa El Oued, vous verrez surtout une succession de vieux entrepôts d'entreprises publiques en faillite, le nouveau marché de bétail, le marché de fourre-tout, la centrale Sonelgaz et les logements sociaux de l'OPGI, à la présence presque paradoxale dans le décor, plutôt que des femmes proposant des plaisirs facturés.

«Le niveau zéro de la construction dans une ville qui a consommé trop vite ses environs urbains», remarquera un cadre de l'urbanisme local. Dans Sersouf Ferraille, Tahagart, Gatâa El Oued comme dans la prison proche de Tihigouine, plus loin, quand vous serez revenu «à l'air libre», l'emplacement de l'Assihar ou Soug Safsaf vous rappelleront qu'il y a deux Tam à ne pas confondre.

Deux Tam à ne pas confondre
La température est anormalement élevée en cette soirée de fin d'année, mais vous êtes déjà au centre de Tam, un microclimat dans une ville qui n'est pourtant pas si grande.

Tam n'est pas assez grande pour qu'un festival de chant amazigh passe inaperçu et pourtant elle n'en était pas très loin. En ces journées de printemps en hiver, il aurait fallu visiblement un peu plus pour enflammer la ville. Une succession de spectacles et de conférences ont certes tiré les gens de la torpeur au quotidien, mais l'esplanade de la maison de la culture, comme sa petite salle, n'a pas vraiment enthousiasmé grand monde.

La manifestation s'essouffle à sa deuxième édition, et il aura fallu tout le talent, toute la générosité physique de Karim Abranis en ouverture et de Rabah Asma en clôture pour donner de l'élan à une foule qui n'a pas pourtant les moyens de tourner le dos au plaisir.

C'est dans cette bâtisse qu'on n'a pas très envie d'imaginer «en temps normal», tellement elle ne donne pas l'impression de respirer la vie et la culture, que nous avons rencontré Nora.

Si l'envie vous prend de dire l'évidence la plus plate, la voilà : ça se sent à mille lieues qu'elle «vient d'ailleurs», mais elle se meut avec une telle décontraction, s'adresse aux gens avec un tel naturel qu'on sait déjà qu'elle a définitivement dompté l'espace autour d'elle.

Pas besoin non plus de fouiner pour savoir qu'entre Nora et Tam, tout a commencé par un coup de foudre. «Je suis venue, j'ai craqué et je suis restée», clame-t-elle comme pour expédier avec le moins d'emphase possible une question qu'on a dû lui poser trop souvent. Tout n'était pourtant pas évident quand elle a débarqué ici il y a une quinzaine d'années. Et parvenir à ce boulot d'animatrice à la maison de la culture n'est déjà pas si mal.

C'est que Nora a connu la précarité des vacataires à la DAS et la détresse des travailleurs laissés sur le carreau par la faillite d'ERIAD, une entreprise publique de pâtes alimentaires. De Belfort en France où Nora vivait avec ses parents à Tamanrasset, en passant par Chelghoum Laïd, le patelin d'origine qu'elle n'a jamais adopté, elle a fait du chemin et deux enfants pour lesquels elle se fait bien des soucis aujourd'hui.

C'est à Tam qu'elle a rencontré et épousé un technicien de la radio, aujourd'hui sur une «entreprise» inédite dont elle parle avec des yeux pétillants de fierté : un studio d'enregistrement ambulant avec lequel il parcourt la région pour enregistrer des troupes du terroir local.
Une fois déduits les frais et la part des artistes, il ne reste pas grand-chose de la vente des CD qu'il produit lui-même, mais «il n'y a pas que l'argent dans la vie».

A Tam comme dans ses profondeurs naturelles, il reste un pan d'humanité qui sait encore avoir des passions. L'argent, il faut bien que Nora, à la suite de tous les habitants de Tam qui ne roulent pas sur l'or, en parle.

Du prix des fruits et légumes surréaliste tout au long de l'année, des sommes que la wilaya verse aux marchands à chaque convoi de marchandises ramené du Nord dont on ne voit jamais la répercussion sur les coûts à l'étal, de l'eau minérale quasiment inévitable, même pour les petits salaires, et des sacs-poubelles systématiquement éventrés par une armée d'enfants qui crèvent la dalle.

Et comme s'il était dit qu'on allait terminer sur une note de gaieté incongrue avec Nora, elle s'empare machinalement de son mobile pour répondre à l'appel d'une amie : «On se fait un poisson demain ?»

Du poisson à Tam ? «Du congelé, mais il faut bien se faire plaisir de temps en temps. Avec ce qu'on a sous la main.» Encore heureux qu'il soit bien conservé.

Les intoxications sont fréquentes ici, surtout aux produits laitiers. Au moment de quitter Nora, il n'était pas encore l'heure où les poubelles se déposent et se font inspecter, mais à Tam, c'est toujours le moment de voir un enfant se coller comme la glu à quelqu'un pour une pièce. Ces gamins-là n'attendent pas les deux piscines olympiques en projet, ils n'en ont même pas entendu parler.

Ils ne fréquentent déjà pas les quelques manèges saturés du centre de loisirs militaire, et souvent ils n'ont jamais été à l'école ou l'ont quittée trop vite. Ils n'ont entendu parler de rien parce que personne ne leur parle.

Tam n'attend pas que des piscines. Elle a bien sa part de l'embellie financière du pays dont le projet majeur est l'eau qui va venir d'In Salah, un projet aux allures de défi.

Tam tient déjà sa première victoire sur la mort promise à la ville par les oiseaux de mauvais augure. Alors elle scrute d'un œil humide d'espoir la grande route du Nord, tout en gardant l'autre sur les étoiles qui ne refusent rien aux érections du Hoggar. Il fait anormalement chaud à Tam en ces derniers jours de l'année, et d'autres enfants font de merveilleuses figures de trampoline sur un assemblage de pneus.

A Tam, vous ne serez décidément jamais au bout de vos surprises. Dans l'avion du retour, la frustration des hublots inutiles dans la nuit est toujours là. Mais entre-temps, vous aurez, piètre consolation, appris qu'il y a pire que de ne pas voir l'immensité désertique qui vous ramènera chez vous.

Reportage : Slimane Laouari


Gazoduc transsaharien : un enjeu de pouvoir


20/01/2010 AFRICA ENERGY INTELLIGENCE - Edition française N°620
AFRIQUE DE L'OUEST
Gazoduc transsaharien : un enjeu de pouvoir
Le projet de gazoduc transsaharien pour approvisionner l'Union européenne (UE) en gaz nigérian et algérien (30 milliards de mètres cubes par an) connaît de nombreux retards depuis le début des discussions en 2001. Le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) est non seulement miné par des rivalités entre les pays membres du consortium, mais aussi entre la Russie et l'UE qui veulent sécuriser et contrôler de nouvelles ressources. suite sur AFRICA ENERGY INTELLIGENCE

Le Burkina Faso offre le modèle du bilinguisme pour la qualité des apprentissages


AFRIQUE-EDUCATION

Le Burkina Faso offre le modèle du bilinguisme pour la qualité des apprentissages +++Envoyée spéciale : Adama Diouf Ly+++

20/01/2010 18:45 GMT

Ouagadougou, 2O jan (APS) – L’expérience ‘’porteuse’’ du Burkina Faso en matière d’intégration des langues et des cultures locales dans le système éducatif a été présenté par le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation aux autres ministres et délégations africaines présentes mercredi à l’ouverture de la conférence africaine sur la thématique dans la grande salle de Joly Hotel situé dans la cité ‘’Ouaga 2000’’.


A partir de nombreuses réflexions et recherches menées par rapport à l’ensemble des défis en matière éducative dont celui de l’expansion quantitative de l’offre éducative, le défi de l’amélioration de la qualité de l’éducation, le Burkina Faso a trouvé la solution qui consiste à recourir aux langues nationales avec la loi d’orientation de l’éducation adoptée en juin 2007 a assuré Odile Bonkoungou.

L’éducation bilingue au Burkina Faso est une expérience réussie parce que l’utilisation de la langue pour les apprentissages facilite le travail aussi bien pour les enfants que pour les enseignants, a t – elle souligné avec aujourd’hui toutes les écoles bilingues qui ont un cursus scolaire de 5ans contre 6 ans pour l’école classique.

Il est démontré également que lorsqu’on utilise la langue maîtrisée par l’enfant, il acquiert les apprentissages plus vite, les résultats sur le terrain sont probants avec le calcul dans le système classique où l’enfant s’arrête au nombre 20 en CP pour les écoles classiques, alors que pour les écoles bilingues ils peuvent compter jusqu’à 1000 et faire des opérations.

‘’La langue est un élément constitutif de la culture au même titre que la religion et l’art, et ensemble ils véhiculent des valeurs’’, a-t-elle souligné.

Ainsi, elle estime que l’expérience du Burkina Faso conforte cette vision et permet d’apporter un ‘’témoignage vivant sur cette question de langue’’, relevant qu’environ 24 formules utilisant les langues nationales dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle ont été identifiées.

Certaines de ces formules et pratiques aident à promouvoir l’acquisition du français, seconde langue, à partir des acquis de la langue maternelle des élèves ou des apprenants.

Par ailleurs, a-t-elle ajouté devant ses pairs venus du Congo, du Malawi, de la Zabie et de la Côte d’Ivoire que le programme de l’école bilingue, combine ‘’harmonieusement des activités pratiques de production et des activités culturelles’’.

En d’autres termes a t – elle dit, cette éducation valorise la culture nationale par la promotion dans valeurs, respecte l’équité entre les genres et permet d’intégrer l’école dans son milieu.

‘’L’excellence des résultats obtenus aux différentes évaluations de manière successive ainsi que l’engouement des populations pour cette formule ont amené le Burkina Faso a dopté un plan de généralisation successive et maîtrisée’’, a-t-elle dit.

Elle a rappelé que l’Afrique subsaharienne a elle seule compte plus de 2000 langues, soit prés d’un tiers des langues du monde, mais force est de constater que ces langues africaines de manière générale gravitent autour de langues étrangères et n’ont pas l’opportunité d’assumer pleinement une fonction valorisante.

Mieux, a regretté le ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, ces langues ‘’végètent en marge des systèmes nationaux au risque de s’appauvrir graduellement et de disparaître tôt ou tard’’.

Cette situation est d’autant plus évidente qu’elle émerge s’une ‘’politique prosélytisme culturel menée depuis les indépendances par les puissances coloniales entraînant de ce fait la marginalisation et l’étiolement des langues africaines’’.

Toutefois, elle a reconnu que l’adoption d’une politique linguistique explicite dans la plupart des Etats africains n’est pas aisée et se bute le plus souvent à de multiples obstacles dont les plus récurrents sont la diversité linguistique, le scepticisme.

Cela surtout par rapport à la capacité des langues africaines à assurer une fonction d’enseignement et de vulgarisation par écrit et les risques d’isolement pris à l’utilisation limitée de ces langues universelles.

Mais pour le ministre qui donne en exemple son pays, ‘’au stade actuel, il semble plus pertinente de dépasser les simples constats pour regarder l’avenir et poursuivre résolument notre engagement collectif à désentraver les langues africaines’’.

l’expérimentation de l’éducation a vu le jour au Burkina Faso en 1994 avec l’ouverture de deux écoles bilingues, l’une dans le village de Nomgana et l’autre à Goué dans le département de Loumbila situé à une vingtaine de kilométres de Ouagadougou et dans la langue ’’moore’’.

Cette expérimentation a pris une tournure avec la phse d’extension géographique et linguistique pour couvrir huit langues nationales dont le ’’moore’’, le ’’fulfuldé’’, ’’le dioula’’ et le ’’haoussa’’, et 28 provinces sur les 45 que compte le pays. Cette extension est en phase de consolidation, voire de généralisation progresseive, selon les autorités.

En approfondissant la réflexion par la tenue d’une conférence sur la thématique de l’intégration des langues dans l’éducation, la communauté éducative de souscrit à cet idéal et ‘’confirme les avancées progressives sur la voie d’un multilinguisme plus convivial’’.

Organisée à l’initiative de l’Association pour le Dévelloppement de l’Education en partenariat avec l’Institut de l’Unesco pour l’apprentissage tout au long de la vie, la rencontre qui prend fin vendredi permettra d’approfondir davantage les expériences sur l’éducation bilingue afin de ‘’contribuer à la prise de décision informée et à l’amélioration de la compréhension des conditions de réussite des politiques et programmes’’.

Un guide de plaidoyer aux décideurs, fondé sur des preuves concrètes, sera aussi élaboré par les participants scindés en plusieurs groupes pour la finalisation du document au treme de la rencontre.



ADL/ADC

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Algérie: la justice ordonne la suspension de la grève à ArcelorMittal


Algérie: la justice ordonne la suspension de la grève à ArcelorMittal
(AFP) – Il y a 7 heures

ALGER — Le tribunal d'El Hadjar (est de l'Algérie) a ordonné mercredi la suspension d'une grève observée depuis plus d'une semaine par les 7.200 salariés du complexe sidérurgique d'ArcelorMittal situé près d'Annaba, a-t-on appris de source syndicale.

"Le tribunal a ordonné l'arrêt du mouvement de grève", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du syndicat d'entreprise Smaïn Kouadria.

Cette décision du tribunal est intervenue alors que, selon l'agence APS, le conseil d'administration d'ArcelorMittal a entériné mercredi un plan global d'investissement pour toutes les installations du complexe, paralysé depuis le 12 janvier par la grève, y compris la rénovation de sa cokerie.

La direction du complexe avait déposé dimanche une plainte en justice pour faire suspendre la grève et a introduit lundi auprès du tribunal d'El Hadjar une action visant "à faire reconnaître l'illégalité" de ce mouvement, dans cette filiale du géant indien de l'acier.

"Nous exprimons notre entière satisfaction après l'adoption par le conseil d'administration de ce plan", a ajouté M. Kouadria.

"Nous allons annoncer la reprise du travail pour demain matin (jeudi:ndlr) lors d'un rasemblement de tous les employés du complexe", a précisé le patron du syndicat.

Selon Amar Belkacemi, Pdg du groupe public Sider - actionnaire d'ArcelorMittal d'El Hadjar à hauteur de 30% -, le conseil d'administration réuni à Alger a décidé d'inclure dans le plan d'investissement 2010-2014 du complexe les travaux de réhabilitation de la cokerie, mise en veille depuis octobre 2009 en raison de sa vétusté.

La fermeture envisagée de cette unité avait déclenché une grève illimitée des 7.200 salariés du complexe d'ArcelorMittal.

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Algérie-Saâdane: "Le Mali peut se sentir frustré"


mercredi 20 janvier 2010 à 13:05
Algérie-Saâdane: "Le Mali peut se sentir frustré"

Lundi, l'Angola et l'Algérie se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2010, à la faveur d'un match nul et vierge au cours de la troisième journée de phase de poules. Les Maliens, qui ont joué le jeu jusqu'au bout en s'imposant face au Malawi (3-1), ont dénoncé un comportement anti-sportif des deux adversaires, qui se seraient "entendus" pour consolider ce résultat nul profitable. Interrogé par la BBC Sport, Rabah Saâdane, le sélectionneur algérien, est revenu sur cet épisode: "J'ai respecté les règles, mais il restait 20 minutes de jeu et le Mali menait 3-1. Nous avions fait le calcul. Alors j'ai dit à mes joueurs: 'Arrêtez maintenant. Conservez au minimum le match nul.' Le Mali peut se sentir frustré. Les règles ne sont pas normales."

Newsweb.

Tchad: le gouvernement ne veut plus de la MINURCAT


Tchad: le gouvernement ne veut plus de la MINURCAT
- 20. jan, 2010

Le Tchad ne veut plus que le mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique et Tchad (MINURCAT) soit renouvelé. La MINURCAT avait été mise en place il y a un an pour la protection des camps de réfugiés dans l’Est du pays. Elle devait être composée de plus 5000 casques bleus mais n’a que la moitié de cet effectif.

Apparemment, N’Djaména ne souhaite pas que l’opération soit reconduite. « L’appréciation que fait le gouvernement tchadien, c’est que la composante militaire de cette MINURCAT n’a jamais atteint son efficacité, elle n’a pas été déployée entièrement, et même la partie qui a été déployée n’a pas atteint son objectif », a expliqué Mahamat Hissène, porte-parole du gouvernement tchadien.

Par contre le Tchad apprécie le travail de la composante Police dans les camps de réfugiés et est prêt à discuter de son maintien avec l’ONU, a dit M. Hissène.

Voice of America

Niger-Les syndicats contre le retour à une longue pause-déjeuner


Niger-Les syndicats contre le retour à une longue pause-déjeuner
mercredi 20 janvier 2010 17h23 NIAMEY, 20 janvier (Reuters) -

Le gouvernement nigérien a remis en vigueur mercredi dans l'administration publique la traditionnelle pause-déjeuner de deux heures et demie, abandonnée en 2007 au profit d'une journée de travail plus courte avec un arrêt d'une demi-heure seulement à la mi-journée.
Ils travailleront désormais de 07h30, heure locale, jusqu'à 18h30, contre l'horaire expérimental précédent de 07H30 à 16h30, soit une demi-heure de moins, une disposition qui suscite l'hostilité des syndicats qui y voient un moyen de rogner sur les salaires.

Selon eux, il s'agit de réduire les coûts à la suite de la diminution de l'aide internationale au pays sahélien pour protester contre la réforme constitutionnelle imposée en 2009 par le président Mamamadou Tandja pour prolonger et étendre son pouvoir.

"La raison cachée, c'est que le gouvernement sait qu'il éprouve de vrais problèmes pour payer les salaires en raison des difficultés financières entraînées par la crise politique. Il veut tailler dans le secteur public", a affirmé Sidibe Issoufou, chef de Confédération démocratique des travailleurs nigériens (CDTN).

Tandja, qui avait épinglé la semaine dernière une paresse et un absentéisme répandus dans la fonction publique, a tenté de rassurer mardi les fonctionnaires en affirmant que la réforme n'aurait pas d'impact sur leur salaires, "auxquels ils ont droit".

"Mais, en échange, l'Etat demande à être servi honnêtement", a-t-il souligné. Quelques jours plus tôt, il avait cependant prévenu que les travailleurs devraient faire des "sacrifices" pour l'Etat.

(Abdoulaye Massalatchi, version française Marc Delteil)

Mauritanie: résultats "encourageants" pour le dialogue avec les jihadistes détenus


20/01/2010 18:50
NOUAKCHOTT, 20 jan 2010 (AFP) - Mauritanie: résultats "encourageants" pour le dialogue avec les jihadistes détenus


Les contacts établis à la prison centrale de Nouakchott entre les présumés jihadistes détenus et des théologiens musulmans mandatés par le gouvernement mauritanien donnent des résultats "encourageants", a affirmé mercredi le président de la commission chargée de ce dialogue.

"Les résultats des premiers contacts dans le cadre du dialogue sont encourageants, très satisfaisants", a affirmé Mohamed Moctar Ould M'Balla, président et porte-parole de la commission qui conduit les débats depuis lundi dans la prison.

Soixante-sept hommes soupçonnés d'être impliqués dans des actes terroristes y sont détenus en instance de jugement, parmi lesquels les Mauritaniens poursuivis pour les assassinats de quatre touristes français en décembre 2007 à Aleg (sud) et d'un Américain en juin 2009 à Nouakchott.

La commission - comprenant un conseiller à la présidence, des fonctionnaires aux ministères des Affaires islamiques, de la Justice ou de l'Intérieur, ainsi que divers théologiens et imams de mosquée - a délégué cinq oulémas pour un dialogue spirituel avec les prisonniers. Ces échanges sont menés à travers des conférences-débats sur différents thèmes.

"J'en suis sûr, ces résultats seront favorables et profitables à tous", a affirmé M. Ould M'Balla, ajoutant que le dialogue se poursuivait avec les prisonniers.

La commission n'entend pas "incriminer qui que ce soit (parmi les prisonniers), ce sera le rôle de la justice", a assuré ce conseiller à la présidence. Il s'agit plutôt, selon lui, "de convaincre et d'apporter les éclaircissements spirituels et le message théologiques qui permettent à tous d'aller sur le bon chemin".

"Rares sont les pays qui ont pris cette voie associant le dialogue idéologique aux solutions sécuritaires. Notre pays l'adopte après mûres réflexions et je pense que cela est très positif et pourra faire école", a-t-il déclaré.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué ces dernières années une série d'actions meurtrières en Mauritanie. Aqmi retient actuellement en otages trois Espagnols et deux Italiens enlevés en Mauritanie en novembre et décembre

Libye : Premier festival culturel et touristique à Tripoli en avril 2010


Actu'CasafreeChroniques Actualité Afrique : Libye : Premier festival culturel et touristique à Tripoli en avril 2010
La capitale libyenne, Tripoli, aura son "premier festival culturel et touristique" à la mi-avril prochain, a annoncé le secrétaire de la section locale de l'Association libyenne pour le développement du tourisme, M. Charif Jouili.


Cette manifestation a pour objectif de promouvoir le patrimoine culturel libyen et particulièrement les sites de Tripoli et les réalisations accomplies dans la ville, a indiqué M. Charif dans des déclarations à la presse.

Il s'agit d'une contribution qui se veut effective et efficace à la promotion du tourisme, a-t-il ajouté.

Le programme du festival, organisé avec la participation des établissements hôteliers et touristiques de la ville, comprend notamment des concours culturels et des expositions d'arts plastiques, d'articles d'artisanat et de costumes traditionnels.

De vastes chantiers de reconstruction et de restructuration sont, depuis quelque temps, en cours dans la capitale libyenne.

Les autorités de la ville entendent ainsi procéder à la mise à niveau des quartiers anarchiques qui se sont installés dans le secteur urbain sous l'embargo international imposé à la Libye durant les années quatre-vingt-dix et à la réhabilitation de la médina pour la rétablir dans sa qualité de site culturel et touristique pour les visiteurs nationaux et étrangers.

MAP