lundi 18 janvier 2010

Guinée Conakry: Vers l’organisation d’élections libres



© apanews.net
Blaise Compaoré entre Sekouba Konaté en tenue (le président par intérim) et Dadis Camara (le président déchu)


Guinée Conakry: Vers l’organisation d’élections libres
Par Luidor Nono - 18/01/2010
Après des jours d’intenses tractations, le Capitaine Dadis Camara accepte de rester en exil au Burkina Faso



C’est la conclusion à laquelle sont parvenues les parties en présence impliquées dans la crise guinéenne, dont le paroxysme avait été la tentative d’assassinat de Dadis Camara. Le chef de la junte blessé par balle à la tête avait été évacué vers le Maroc où il avait reçu des soins adéquats. Ces derniers temps son retour sur la scène internationale avait réveillé les démons de l’instabilité politique à Conakry. Le médiateur Blaise Compaoré du Burkina Faso avait alors repris les rênes des négociations entre les différentes forces en présence à Ouagadougou.

Dadis Camara a été débarqué à Ouagadougou pour y poursuivre sa convalescence. Pendant ce temps le Président intérimaire Sekouba Konaté y a été dépêché. Autour d’une table, ils ont discuté. La communauté internationale souhaitait ardemment le maintien en exil au Burkina de Dadis Camara. Ce qui a été obtenu. Par ailleurs le Président par intérim a été chargé d’organiser dans les six mois à venir des élections libres. Elles auraient dû se tenir en ce mois de janvier 2010 si le pays avait été stable.

Vers un retour à la paix ?
Dans six mois donc, les Guinéens devraient être convoqués pour élire un nouveau président. Le Chef de la junte déchu affirme dans une allocution avoir signé cette sortie de crise en pleine confiance tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition. Son maintien en exil fait ainsi échec à une partie de ses lieutenants qui souhaitaient son retour en terre guinéenne. Acteur de premier plan de la transition, le Président Konaté continue son mandat. Il doit désormais procéder la plus rapidement possible à la nomination d’un Premier ministre de la transition. En effet, l’accord de Ouagadougou prévoit la création d'un conseil national de transition et la mise en place d'un gouvernement d'union dirigé par un Premier ministre, président du Conseil des ministres, issu des Forces vives (opposition, syndicats et société civile) et l'organisation d'élections «dans six mois».

Les Force vives qui ne se sont pas toujours entendus sur un nom commun, redoutaient depuis quelques jours la proximité de Dadis Camara. La tension était montée d’un cran dans les rues de Conakry lorsqu’un collectif de militaire avait réclamé à la télévision guinéenne le retour du Capitaine déchu.

Le terrorisme à la Une de la presse mauritanienne


L'actualité
Le terrorisme à la Une de la presse mauritanienne
Date : 17/01/2010 à 13:27:55

Nouakchott (PANA via Mauritanie-web)- La presse parue à Nouakchott cette semaine a consacré le plus gros de ses titres au terrorisme islamiste qui frappe ce pays et toute la sous région sahélo-saharienne, avec, récemment, des rapts d'occidentaux en Mauritanie et au Mali, suivis d'une mini tournée dans la sous région du ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini.

Le quotidien « Biladi » du mercredi 13 janvier annonce à la « une imminente ouverture de dialogue entre pouvoir et islamistes ». Ainsi, rapporte le même organe « le président Mohamed Ould Abdel Aziz aurait décidé d'explorer une autre voie que celle de la répression » dans le traitement du dossier des extrémistes islamistes et prévoit « un dialogue avec les détenus salafistes » présumés, membres de la nébuleuse Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) à laquelle sont attribués les derniers rapts.

Le même organe semble remettre en question l'idée de la présence, au Nord Mali, des 3 espagnols victimes de rapt le 29 novembre dernier, s'interrogeant : «Et si les otages espagnols se trouvaient encore en Mauritanie », à la faveur de « certaines sources algériennes qui continuent d'évoquer l'hypothèse que les otages espagnols soient présents en territoire mauritanien ».

Pour sa part, le quotidien « Rénovateur » du mercredi 13 janvier pose la question de savoir « s'il faut négocier avec les salafistes » et remarque au passage que « le pouvoir n'exclut pas le dialogue», expliquant toutefois que, « face à la menace dangereuse du terrorisme » qui frappe la Mauritanie depuis prés de 5 ans, le président de la République « prend conscience que toutes les guerres dans le monde (menées par les grandes puissances occidentales) n'ont pu stopper le phénomène ».

D'où l'obligation de « tâter le terrain de la négociation avec les cellules dormantes».

Parlant de la position des autorités religieuses, le «Rénovateur » ajoute qu'elles sont pour "le pardon, si les salafistes renoncent au fanatisme et à la violence ».

Le quotidien « l'Authentique » du jeudi 14 janvier publie les témoignages d'anciennes victimes de rapts sous la manchette «Comment Al Qaida traite ses otages », s'inspirant d'un article paru dans le quotidien espagnol « El Pais».

Le premier tableau brossé sur la vie de ces «prisonniers d'un genre bien particulier, fait ressortir un environnement fait de « chaleur et fraîcheur, scorpions et serpents, parfois de manque cruel de nourriture", non sans mettre un nom sur certains visages d'otages, tels Gabriel Barko (d'origine suisse), Alicia et Albert Roki (espagnols), Edwin Dear (anglais), etc
Chronologie du Nigeria (1960-2010)
L EXPRESS.fr
Par Catherine Gouëset, publié le 15/01/2010 à 10:00 - mis à jour le 15/01/2010


1960 : ancienne colonie britannique, le Nigeria accède à l'indépendance.
1966 : un coup d'Etat impose au pouvoir le général Ironsi, un Ibo ; son assassinat quelques mois plus tard déclenche des émeutes interethniques.
1967-1970 : guerre du Biafra déclenchée par la sécession des Ibo de l'est du pays. La guerre fait plus d'un million de morts.
1973-1985 : succession de coups d'Etats militaires.
1985 : dictature du général Ibrahim Babangida.
1993 : annulation par l'armée de l'élection présidentielle remportée en juin par Moshood Abiola. En novembre, le général Sani Abacha prend le pouvoir et interdit l'opposition.
1994 : Moshood Abiola est arrêté.
1995 : l'écrivain Ken Saro-Wiwa qui milite contre l'exploitation pétrolière dans le Delta du Niger destructrice de l'habitat de la population Ogoni, est exécuté, avec huit autres responsables ogoni au terme d'un procès inique. Le Nigeria est exclu du Commonwealth.
1998 : Moshood Abiola meurt en prison.
1999 : retour à la démocratie ; Olusegun Obasanjo est élu président.
Octobre 2000 : l'adoption de la charia, la loi islamique, dans plusieurs états du nord, entraîne des émeutes entre chrétiens et musulmans qui font plusieurs centaines de victimes.
Septembre 2001 : des affrontements intercommunautaires dans le centre du pays font plusieurs centaines de morts.
Janvier 2002 : l'explosion d'un dépôt de munitions à Lagos, la capitale, fait plus de 600 morts et des milliers de disparus.
Novembre 2002 : des affrontements entre chrétiens et musulmans font près de 220 morts à Kaduna (nord)
Avril 2003 : Olusegun Obasanjo est réélu avec 61% des suffrages. L'opposition et les observateurs mettent en doute la régularité du scrutin. Son parti remporte les législatives.
Mai 2004 : l'attaque, par des miliciens chrétiens d'un village d'agriculteurs musulmans situé à l'ouest de la capitale Abuja entraîne des affrontements qui causent la mort de 630 personnes.
Septembre-octobre 2004 : un mouvement rebelle du Delta du Niger menace l'Etat d'une guerre totale.
Juin 2006 : accord entre le Nigeria et le Cameroun et sur la souveraineté de la péninsule de Bakassi. En octobre 2002, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye avait attribué au Cameroun la souveraineté sur cette péninsule riche en pétrole.
Octobre 2006 : les installations du groupe anglo-néerlandais Shell dont le Delta du Niger font l'objet d'attaques et de prises d'otages par les mouvements rebelles.
Avril 2007 : Umaru Yar'Adua, candidat du parti au pouvoir (Parti démocratique du Peuple, PDP) remporte l'élection présidentielle. les élections présidentielle et législatives ont lieu dans un climat de violence (au moins 200 morts).

2008
Juin : le président Yar'Adua annonce que le groupe pétrolier Shell quittera le pays Ogoni, dans la région du delta du Niger, d'ici à la fin de l'année.
Août 2008 : le Nigeria remet la péninsule de Bakassi au Cameroun, conformément à l'accord conclu en juin 2006.
Septembre : une opération militaire contre le Mouvement pour l'émancipation du Delta du Niger (Mend) provoque un regain de violence dans la région.
Novembre : des violences interconfessionnelles engendrées par la contestation d'une élection locale font au moins 200 morts dans la ville de Jos, dans le centre du pays.

2009
Mai : l'armée et la police lancent une vaste offensive contre les groupes rebelles du delta. Le Mend déclare une guerre totale.
Ouverture du procès contre Shell, dans le cadre de la mort par pendaison en 1995 de l'activiste Ken Saro-Wiwa devant la cour fédérale américaine de New York.
Juin : publication d'un rapport d'Amnesty International selon lequel la pollution du delta du Niger a privé des dizaines de millions de personnes de leur droit le plus élémentaire à la nourriture, l'eau et la santé.
Juillet : la libération d'un des chefs du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger, Henry Okah est suivie d'une trêve.
L'attaque d'un poste de police dans l'Etat de Bauchi, au nord du pays, par des islamistes, appelés Boko Haram en langue haoussa, provoque des affrontements avec les forces de l'ordre, qui s'étendent aux Etats voisins. Plus de 600 personnes sont tuées en cinq jours de combats.
Août : le gouvernement propose une amnistie aux insurgés du Delta du Niger qui déposeraient les armes.
Novembre : le chef de l'Etat Umaru Yar'Adua quitte le pays pour être hospitalisé d'urgence en Arabie saoudite. Son absence prolongée inquiète le pays.

2010
Janvier : la Haute Cour fédérale ordonne au vice-président Goodluck Jonathan d'exercer les pouvoirs du president Umaru Yar'Adua, hospitalisé depuis le 23 novembre en Arabie saoudite, jusqu'à son retour.

Human Rights Watch s'inquiète du sort des demandeurs d'asile érythréens en Libye


Human Rights Watch s'inquiète du sort des demandeurs d'asile érythréens en Libye
(AFP) – Il y a 1 jour

NEW YORK — La Libye a laissé des membres de l'ambassade d'Erythrée rencontrer en prison des demandeurs d'asile érythréens, a affirmé Human Rights Watch (HRW) qui craint que le personnel diplomatique ne les force à retourner dans leur pays où ils risquent la torture.

"Les autorités libyennes ont donné à des responsables érythréens l'accès à des migrants érythréens, dont de nombreux demandeurs d'asile détenus en Libye", indique vendredi dans un communiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York.

"Les Erythréens qui cherchent l'asile par peur de persécution chez eux bénéficient du droit à la confidentialité pendant l'étude de leur cas", estime Bill Frelick, directeur de la politique des réfugiés à HRW.

"En invitant des responsables érythréens à les rencontrer, et peut-être à les intimider, en détention, la Libye viole gravement leurs droits d'asile", ajoute-t-il.

Le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) a recommandé aux gouvernements accueillant des demandeurs d'asile érythréens de s'abstenir de les rapatrier par la force parce qu'ils risquent d'être arrêtés et torturés dans leur pays.

Selon HRW, "ces deux dernières semaines, des responsables de l'ambassade d'Erythrée se sont rendus dans plusieurs centres de détention pour migrants (...) Ils ont pris en photos des détenus, et des responsables érythréens et libyens les ont contraints à remplir des formulaires".

Les détenus pensent que ces formulaires vont servir à leur déportation, selon HRW.

L'organisation rapporte en outre que des Erythréens du centre de détention de Sorman (Libye) ont affirmé début janvier que ceux qui refusaient de se faire prendre en photo avaient été battus par des gardiens libyens.

Mi-janvier, d'autres Erythréens détenus dans les centres de Misratah et Garabule ont indiqué que des membres des forces de sécurité les avaient battus lorsqu'ils avaient refusé de remplir les formulaires, et les avaient menacés de les priver de nourriture, toujours selon HRW.

En avril 2009, le ministre libyen de la Justice Mustapha Mohamad Abdeljalil avait affirmé à HRW que son pays ne déporterait pas les Erythréens ni les Somaliens.

"La Libye devrait adopter une loi (sur le droit) d'asile pour protéger les réfugiés", indique HRW. "Elle devrait signer et ratifier la Convention (de Genève) sur les réfugiés de 1951".

Avec ses 1.770 km de frontières maritimes, la Libye qui partage plus de 4.000 km de frontières avec ses six voisins africains, est un pays de destination et de transit d'immigrés originaires notamment de l'est et du sud de l'Afrique, vers Malte ou Lampedusa (Italie).

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AFP - Il y a 1 jour

GDF-Suez: contrat gazier avec l'Algérie

GDF-Suez: contrat gazier avec l'Algérie
lefigaro.fr
18/01/2010

Un consortium formé des groupes énergétiques italien Enel, espagnol Repsol et franco-belge GDF-Suez a signé dimanche un contrat avec l'agence publique algérienne Alnaft et la compagnie d'Etat Sonatrach pour l'exploration et l'exploitation d'un gisement de gaz. Le consortium, qui va opérer dans le sud-est de l'Algérie, est contrôlé à 52,5% par Repsol, 27,5% par Enel et 20% par GDF-Suez, a indiqué Enel lundi dans un communiqué annonçant le contrat.

"Ce contrat marque l'entrée d'Enel dans le secteur de l'exploration et de la production (de gaz) en Algérie avec l'objectif de consolider le partenariat stratégique avec ce pays", a souligné le groupe. Enel est en effet "l'un des plus importants clients finaux (pour l'Algérie) avec une part de 15% sur les exportations (de gaz) sous contrat et est un partenaire de premier plan de Sonatrach dans les gazoducs Galsi et, à travers Endesa, Medgaz pour les liaisons de l'Algérie avec l'Italie et l'Espagne".

Le gisement appelé "South East Illizi" avait été adjugé au terme d'un appel d'offres le 27 juillet 2009. Le contrat a été signé en présence du ministre de l'Energie algérien, Chakib Khelil.

Dangereux le Mali?


Dangereux le Mali?
publié le 18/01/2010 à 07:00
Selon le président malien, les touristes ne sont pas en danger dans son pays.
L EXPRESS.fr

Défiant les avertissements du Quai d'Orsay, une centaine de ressortissants français se sont rendus à Tombouctou, au début de janvier, pour le lancement de la quinzaine touristique et culturelle de la Cité des 333 saints. Parmi eux, le député de Seine-Saint-Denis et maire honoraire de Montreuil, Jean-Pierre Brard. Après l'enlèvement d'un Français, Pierre Camate, le 25 novembre dernier, Paris avait demandé à ses ressortissants présents dans le nord et l'est du Mali de regagner sans délai la capitale. "Le Nord-Mali n'est pas plus dangereux que certaines banlieues des villes européennes", a rétorqué le président malien, Amadou Toumani Touré.

En Tunisie, Franco Frattini prône un front Europe-Maghreb face à la menace d'Al Qaïda


Afrique
En Tunisie, Franco Frattini prône un front Europe-Maghreb face à la menace d'Al Qaïda
AP | 16.01.2010 | 22:10
Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a plaidé samedi soir à Tunis pour une coopération régionale entre l'Europe et l'Afrique du Nord pour contrer la menace d'Al-Qaïda dans la région.

"Le désert du Sahara ne peut pas être suffisamment contrôlé. Aussi, une coopération contre le terrorisme entre les pays de l'Afrique du Nord et de l'Union européenne est-elle indispensable et incontournable", a-t-il déclaré lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien avec son homologue tunisien Kamel Morjane.

Le chef de la diplomatie italienne achevait à Tunis une tournée africaine qui l'a conduit en Mauritanie, au Mali, en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda et en Egypte.

Son objectif était de tenter d'obtenir la libération de six otages européens dont deux Italiens, trois Espagnols et un Français kidnappés en novembre et décembre dernier et qui seraient détenus au nord du Mali par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

"Je ne voudrais pas voir un jour s'établir un réseau consolidé d'Al-Qaïda du Yémen, à la Somalie et jusqu'à la Mauritanie. Ce serait la faillite des efforts que déploie la communauté internationale" pour combattre ce fléau, a-t-il prévenu.

Outre les pays nord-africains limitrophes du Sahara, "le problème" concerne en premier lieu les Européens "parce que c'est nous qui sommes menacés", a-t-il tenu à préciser. AP

Des femmes marchent contre le mépris de la monarchie alaouite


Des femmes marchent contre le mépris de la monarchie alaouite
Les femmes des villages de la région de Tadla-Azilal dans le Grand Atlas expriment leur colère.
Tamazagha.fr

Depuis déjà des mois, ces femmes ne désarment pas. Elles n’arrêtent pas de manifester et de crier leur ras-le-bol malgré la menace de la répression des autorités marocaines. Alors que le monde amazigh fête le nouvel an - le 12 janvier -, ces femmes ont choisi d’organiser, le même jour, une marche vers Tizi n Isli pour protester contre leurs conditions de vie très difficiles. Elles réclamaient le désenclavement de leurs villages - coupés du monde à cause de la neige - des produits alimentaires, des ambulances et des chasse-neiges. En gros, des conditions d’une vie digne.

La plupart des villages situés dans la région de Tadla-Azilal, dont Tingarf, Boutferda et Tihouna sont coupés du reste du monde depuis des mois. Face à l’indifférence des autorités, les femmes ont choisi de marcher. Elles continuent de le faire depuis mars 2009. Les hommes, quant à eux, résignés, ils ont baissé les bras depuis des années.

Les habitants de ces régions montagneuses vivent dans l’indifférence totale. Cette triste situation nous rappelle celle qui prévalait et qui prévaut toujours à Anefgou et Tounfiyt dans le Moyen Atlas où plusieurs dizaines de bébés avaient trouvé la mort suite à la vague de froid en 2007.

La Rédaction.
http://www.tamazgha.fr/Des-femmes-marchent-contre-le-mepris-de-la-monarchie-alaouite,2546.html

dimanche 17 janvier 2010

Il publie un manuel d'apprentissage de langue berbère touarègue


Soumis par stéphane le sam, 16/01/2010
Entretien réalisé par : Amastan S
Journal:
DDK
Edition: Kabyle.com
16/01/2010

Yacine Zidane est enseignant, licencié en langue et civilisation amazighes et jeune chercheur dans le domaine des touaregs, Son premier travail dans ce domaine, il l’a fait dans le cadre de son mémoire de fin d’études et a été une grande réussite puisque les enseignants du même département l’attestent. En effet, il en est sorti major de promotion. Il avait étudié les variations entre les parlers touaregs du Mali, Niger et d’Algérie. Il revient cette fois avec un travail original qui sort de l’ordinaire ; Il s’agit du manuel d’apprentissage du targui de 270 pages. Nous avons pris contact avec l’auteur qui a bien voulu se confier à La Dépêche de Kabylie

La Dépêche de Kabylie : Présentez-vous à nos lecteurs.
Yacine Zidane : Je suis enseignant PEM de tamazight et ma conscience m’oblige à lui donner davantage pour faire valoir et promouvoir ma langue. Ma première formation avait pour objectif l’obtention d’un T.S. en informatique alors (après l’obtention du bac), je me suis inscrit dans le département de langue et culture amazighes à l’université de Bgayet, dont je suis titulaire d’un diplôme de licence et ce depuis juin 2009.

Pourquoi le domaine touareg ?
Le monde targui a toujours fasciné les linguistes et anthropologues berbérisant. La rupture (dans l’orale) de l’intercompréhension entre les frères Kabyles et Touaregs m’a toujours embarrassé, et puis il y a ce “monstre” du module de touareg (en licence de tamazight) qui m’a poussé à proposer une méthode d’apprentissage de ce module d’une façon très simple et plus efficace. Les étudiants souffrent aujourd’hui du manque d’outils didactiques. Le domaine berbère même s’il a été investi dans les différents domaines (linguistique, littérature anthropologie…), les supports didactiques pour l’apprentissage de cette langue sont d’une rareté étonnante. Donc, c’est un défi d’une part et un service pour les études berbères d’autre part.

Ne croyez-vous pas que ce manuel va rapprocher davantage les touaregs des kabyles ?Je pense qu’il y deux grands intérêts que peut proposer cet ouvrage : ceci d’une part, un “intérêt socio-anthropologique” qui, de par son apprentissage permet de rapprocher et de réconcilier les berbérophones comme vous le dites, d’autre part, c’est dans le cadre de l’aménagement linguistique du berbère. Ce livre nous propose deux approches : la description et la comparaison (des syntagmes). Longtemps confiné dans l’oralité, le berbère aujourd’hui, doit aussi être accompagné de travaux et de projets d’écriture, mais pour cela, il faut réunir le maximum possible de travaux de toutes les disciplines pour que le processus de standardisation et d’aménagement soient assis sur des bases solides.

Pensez-vous qu’il y aura possibilité d’intercompréhension entre les berbérophones à travers le monde ?
Cette question ne relève pas seulement des travaux scientifiques mais aussi de la volonté politique, pour cela, les Etats de Tamazgha doivent changer leurs politiques linguistiques. L’arabe classique aujourd’hui permet l’intercompréhension entre les arabophones et berbérophones scolarisés, c’est une preuve que s’il y en a cette volonté d’aménagement et de scolarisation des différentes variantes berbères, on aurait des résultats meilleurs.

Avez-vous d’autres projets d’écriture en targuie ?
J’ai au moins cinq ouvrages en chantier, un recueil de contes en touareg et kabyle illustré avec Khouya Mohamed ; étudiant touareg, un lexique kabyle, targui, chaoui, m’zabi et rifain, deux ouvrages littéraires (recueil de nouvelles, contes merveilleux du monde) et une mise à jour du livre de Méthode de langue kabyle de Bensdira ; avec retranscription en notation usuelle. Ces travaux vont voir le jour avant 2011.

Pour conclure ?
Je remercie tous ceux qui, de loin ou de près, participent pour que vive la langue berbère (sous toutes ces formes) mes remerciements vont surtout aux étudiants en langue et culture amazighes qui s’impliquent dans ce combat scientifique et pour tous les enseignants de tamazight (primaire, moyen, secondaire et universitaire). Un autre message aux étudiants de tamazight, je leur demanderai qu’ils cultivent leurs talents, agissez scientifiquement puisque c’est la seule force en mesure de changer les représentations négatives à l’égard de notre chère langue, mais surtout d’exploitez vos talents, je suis certain que vous en avez.

Entretien réalisé par : Amastan S

Journal:
DDK
Edition:
16/01/2010

Claude Ribbe nous parle d'Haïti


Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 15:15 Claude Ribbe nous parle d'Haïti
"Le coup d'Etat de 2004 a fait 50 000 morts. Autant que le tremblement de terre de 2010."
Pourquoi Aristide ne rentrerait-il pas chez lui ?
Par Claude Ribbe, samedi 16 janvier 2010

Jean-Bertrand Aristide vient d'exprimer son intention de rentrer chez lui après 6 ans d'exil forcé en Afrique du sud sous la protection de la Caricom et de l'OUA. Des "journalistes", qui me semblent confondre information et propagande raciste, ont immédiatement ressorti les calomnies préparées en 2004 dans les officines de MM. Bush et de Villepin. Sous leur plume, l'enlèvement d'un président démocratiquement élu par les forces spéciales devient une "démission". La déstabilisation et le coup d'Etat organisé par 40 mercenaires pour 2 millions de dollars (dont deux seulement ont été versés par les pingres commanditaires, ce qui a sauvé la vie du président) deviennent une "victoire de l'opposition". M. Eric Bosc, "diplomate" français spécialisé dans les basses-oeuvres, qui vient d'être expulsé de son poste au Togo pour ingérence dans les affaires du pays et qui servait précédemment à Port au Prince dans le rôle peu glorieux de manipulateur de la presse française, pourrait certainement apporter un témoignage intéressant sur le rôle de Paris dans cette sale affaire. Véronique Albanel, née de Villepin, actuellement dame patronnesse à Sciences Po, pourrait également nous éclairer sur la partie qu'elle a jouée, envoyée qu'elle était chez les "nègres" par son frère telle une nouvelle Pauline Bonaparte. Le plus répugnant était certainement Régis Debray, aujourd'hui apôtre de la fraternité et conférencier, pour vendre sa prose nulle et ampoulée, dans les obédiences maçonniques, naguère petit mercenaire chiraquien chargé de rallier au coup d'Etat les "intellectuels" haïtiens qui allaient accepter de cracher sur leur pays pour quelques misérables contrats d'édition, quelques visas, quelques postes dans l'université française, quelques déjeuners dans l'hôtel particulier de Mme Véronique Rossillon, rue Las Cases à Paris, où se croisait, sous la houlette de l'ambassadeur de France à Port-au-Prince, M. Thierry Burkard, terrorisé par les prétendus "sortilèges vaudous" et les "messes noires", la fine fleur de ces apprentis-comploteurs. Aux côtés de ces gens de peu, on trouvait un Marcel Dorigny, un Jacky Dahomay, "nègre de service" censé représenter la Guadeloupe. Le coup d'Etat a été préparé par M. de Villepin chez Edouard Glissant, en Martinique, lors de la Noël 2003. Glissant, récompensé ensuite par une sinécure, était chargé de mettre en contact les békés de la Martinique dont l'épouse de M. de Villepin faisait partie, avec Aimé Césaire. On redoutait les réactions de ce dernier, mais, du fait de son grand âge, il ne comprit rien à ce qui se passait et donna au coup d'Etat une apparence de bénédiction. Pouah ! Pour les analyses, on se reportera au livre majeur de Peter Hallward : Damming the Flood (Versobooks) et à celui de Randall Robinson, "An Unbroken Agony"qui sera bientôt traduit en français. J'ai assisté aux péripéties de ce coup d'Etat qui n 'avait pour autre but que d'éviter la célébration du bicentenaire d'Haïti et d'écarter un homme qui voulait sincèrement sortir son pays de la misère et de la dépendance internationale. Le coup d'Etat de 2004 a fait 50 000 morts. Autant que le tremblement de terre de 2010. M. Aristide, calomnié par ceux qui ont peur de son retour, ne fait à ma connaissance l'objet d'aucune condamnation ni d'aucune procédure. Les lettres de cachet, qui permettaient, sous l'ancien régime en France, de condamner et d'exiler sans jugement ont été abolies en 1789. Jean-Bertrand Aristide, comme tout citoyen haïtien, a le droit de rentrer chez lui si bon lui semble. S'il a besoin d'une autorisation, il a celle de 9 millions d'Haïtiens. S'il veut apporter son aide à la reconstruction de son pays en arrivant à Port-au-Prince avec un avion chargé de vivres et de médicaments, quoi de choquant ? Et s'il veut continuer à participer à la vie politique de son pays, cela ne peut déranger que ceux qui craignent sa popularité. Je ne pense pas qu'un pays puisse se reconstruire en écartant le parti dominant, en manipulant les élections et en tirant à l'arme automatique, comment on le fait depuis six ans, sur les partisans d'un homme politique. Ces partisans, ce sont les plus pauvres et il est peu probable que les misérables 500 millions de dollars promis, mais non versés, par la "communauté internationale", alors qu'il faudrait au moins 10 milliards pour relever le pays, fassent diminuer leur nombre.



Lire "aussi" l'article :

Le devoir particulier de la France envers Haïti

Mission d'urologie à Maradi


samedi 16 janvier 2010
Mission d'urologie à Maradi
Toute mission médico-chirurgicale sur site est une aventure.
Le Blog des rencontres Africaines

Cette année cela a été le summum :

- une première programmation pour novembre 2009, mise en stand by dans l’attente de l’autorisation de l’ouverture des lignes aériennes sur Agadez.

- puis hourra ! Point Afrique décide d’ouvrir ses lignes sur Agadez, immédiatement nous programmons la mission pour le 17 Janvier.



- Suite aux événements au Nord Niger le Ministère des Affaires Etrangères somme Point Afrique d’annuler ses trekkings dans l’Aïr, donc d’annuler les vols sur Agadez.

Malgré le fait d’avoir envoyé des acomptes. Point Afrique annule nos réservations !



Nous ne nous laissons pas abattre et, à l’instigation de nos amis Mamane et Koudoussou, nous décidons de programmer pour la deuxième quinzaine de mars une mission « légère » (uniquement mission urologique) à Maradi, ville qui se situe à 500 km au Sud d’Agadez et à 600 km à l’Est de Niamey, région non touchée par la rébellion.

Comme il est dit dans ces régions « Inch Allah » ! (traduction : A la Gloire de Dieu) et pour les pragmatiques nous verrons bien !



Publié par Rencontres Africaines à l'adresse 16:37
Libellés : Missions Médico-chirurgicales sur Site

Nous devons refuser le statut de narco-Etat


Le Républicain, 15/01/2010
Nous devons refuser le statut de narco-Etat

Ne nous voilons plus la face devant la situation créée : depuis l’incident du boeing du Tarkint et les derniers otages aux mains d’Aqmi, le pays est sous les feux de l’actualité. Nous ne pouvons zapper la réalité et il faut bien prendre le taureau par les cornes et faire face au procès silencieux fait à notre pays de couvrir des activités mafieuses, voire d’être en passe de devenir un narco-Etat.

Si un tel procès, si insidieux et subtil soit-il, des agences internationales astreintes à une certaine rigueur, comme le Bureau ouest africain de l’Agence Contre la Drogue et le crime organisé, ne peut pas nous indexer avec autant de précision sans avoir mené d’enquêtes sur le terrain. Si un tel procès insidieux n’existait pas, la presse internationale, dont le très respectable Jeune Afrique ne peut pas dire que l’équipage de l’avion est rentré chez lui par l’aéroport de Sénou, avec de faux papiers et la complicité des services de renseignement.

Si un tel procès n’existait pas, le même journal, citant un anonyme officier de renseignement, ne peut pas, même au conditionnel, incriminer des proches du président et nos services de renseignement. Prenons le taureau par les cornes plutôt que de faire la politique de l’autruche, car dans les salons feutrés et dans les coulisses, il n’y en a plus que pour le narcotrafic et ses conséquences redoutées sur l’image de notre pays. L’intox a pris le pas sur ce qu’auraient dû être notre communication et notre réaction officielles sur la question. Tout le monde suspecte tout le monde, les calomnies se succèdent, et bientôt être Malien, hors du pays, voudrait dire être de mèche avec Aqmi ou les barons latino américains de la coke.

Et à l’intérieur du Mali, notre sens inné de l’amalgame fera bientôt de tout nordiste un porteur de bombe et un milliardaire caché du narcotrafic. Mais plus sérieusement, il nous faut intégrer et agir sur la base du constat que cette activité, tout comme d’autres formes de trafic, impose la loi de la jungle là où nous avons besoin du seul magistère de l’Etat. Les événements survenus avant-hier à Batal à 15 kilomètres da Gao en sont une illustration parfaite : c’est une triste histoire de contrebande de cigarettes qui a coûté la vie à un homme et valu à un autre d’avoir ses deux mains percées chacune d’une balle, la signature du milieu, en somme.

Il ne faut pas écarter d’avoir, à cause des enjeux du narcotrafic, à une plus grande échelle, des affrontements intercommunautaires, voire intracommunautaires qui nous enlèveraient ce qui nous reste de capital social au Nord. Or nous ne pouvons pas avoir un Mali stable avec un Nord troublé. Il nous faudra non seulement agir, au plus vite, pour que l’Occident, en tout cas les Américains ne sont pas loin de le penser, ne nous accuse pas, avec toutes ses conséquences, d’être la principale mamelle saharienne d’Aqmi, puisque c’est maintenant public que la crainte officielle des USA est que l’argent du narcotrafic ne fasse de quelques petites phalanges de 200 hommes un groupe surpuissant avec des armements sophistiqués.

Il nous faudra surtout dire ce que nos services font comme efforts sur le front du narcotrafic comme de la lutte anti terroriste, sans trahir, et le souci est juste, la confidentialité dont dépend en général le succès de ce genre d’opérations. Un compromis, à cet égard, est possible, car si nous laissons aux autres l’initiative de la communication, il ne nous restera que l’obligation de la réaction. Or celle-ci est généralement, non seulement tardive, mais bien plus compliquée. Cette exhortation, entendons-nous, ne vise pas à servir les intérêts de l’occident.

Nous savons que la cocaïne, dans les quantités qui transitent ici, n’est pas consommée chez nous, qu’il rapporte gros et que quelque part, il est vu comme la revanche du Sud contre les exactions de l’Occident. Mais non seulement, nous n’en sommes pas propriétaires et donc ce n’est pas nous, au bout du compte, qui y gagnons. Mais en plus, la jonction entre cette activité et Aqmi est faite, à tort ou à raison, et ce n’est pas pour nous donner le prochain Nobel de la Paix.

Adam Thiam