mercredi 6 janvier 2010

Nucléaire : Le CRIIRAD dénonce les mensonges d'AREVA sur le «nucléaire propre»


Nucléaire : Le CRIIRAD dénonce les mensonges d'AREVA sur le «nucléaire propre»

Les débats sur l'impact environnemental et sanitaire de l'industrie nucléaire fait rage en France, où le géant AREVA surfe sur la politique nucléaire réaffirmée par le président français, Nicolas Sarkozy. Après les déclarations tapageuses de la présidente du groupe, Anne Lauvergeon, sur la prétendue «propreté» de l'énergie nucléaire, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et chef du laboratoire de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) dénonce dans une interview accordée au site Enviro2b, les mensonges de l’industrie nucléaire qui minore ses émissions de CO2 et ses déchets radioactifs, évalués notamment à 7,5 millions de tonnes au Gabon.

Que répondez-vous à Anne Lauvergeon, présidente d'AREVA, lorsqu'elle affirme que l’énergie nucléaire est «propre» ? «Anne Lauvergeon dit que le nucléaire ne fait pas de CO2. C’est une affirmation totalement erronée. C’est pourtant une information reprise régulièrement dans la presse notamment… Cela fait partie des informations fausses que l’industrie nucléaire véhicule depuis maintenant très longtemps. Avec deux grands mensonges : faire croire aux gens que l’énergie nucléaire ne fait pas de CO2 et qu’elle ne fait que très peu de déchets radioactifs, et qu’on sait parfaitement les gérer.

Lorsque l’industrie nucléaire affirme que cette énergie ne fait pas de CO2, c’est faux parce qu’à chacune des étapes de la production et de l’utilisation de l’énergie nucléaire, il y a des rejets de CO2.

Quelle est la nature de ces émissions de CO2 et dans quel volume ? L’extraction par exemple de l’uranium par des filiales d’AREVA au Niger nécessite de l’énergie. Les pelles, les camions et les machines utilisés pour l’extraction fonctionnent au fioul et grâce à une centrale thermique au charbon extrêmement polluante.

Lorsqu’on évoque l’énergie nucléaire, il faut l’analyser du début, sur la mine d’uranium à la fin, c’est-à-dire le retraitement, pour ce qui concerne la France. Ce qui est frappant, c’est qu’à chaque étape, il y a des rejets de CO2.

Tout l’uranium brûlé dans les centrales françaises passe par la Comurhex de Malvesi, près de Narbonne, qui purifie l’uranium naturel pour en faire de l’UF4. Cette usine a rejeté en 2007, selon les propres chiffres d’AREVA, 384 500 tonnes d’équivalent CO2 et d’oxydes nitriques, ce n’est pas rien.

Est-ce que les rejets de l’industrie nucléaire sont chiffrés et transparents ?
Posez la question à AREVA. Il existe de nombreuses études qui démontrent qu’à force d’aller chercher un minerai de plus en plus pauvre en uranium, il faut de plus en plus d’énergie pour accéder à ce minerai. Le bilan énergétique et le bilan carbone de cette filière nucléaire est, et sera à l’avenir de plus en plus dégradé.

Il serait très intéressant qu’AREVA publie un bilan carbone de l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. Il faut savoir que même l’usine de retraitement de La Hague, est une des industries qui rejettent le plus de gaz à effet de serre de la région nord-Cotentin, 80 000 tonnes de CO2 en 2007.

Qu’en est-il des centrales nucléaires elles-mêmes ? Pour fabriquer une centrale nucléaire, il faut énormément de béton, ce qui produit évidemment des gaz à effet de serre. Une centrale nucléaire réchauffe directement l’environnement, puisque le rendement d’une centrale est d’environ 30%. Les 2/3 de l’énergie qui sort du combustible sont perdus localement sous forme d’échauffement de l’eau et de l’air.

Par ailleurs, il y a une question qui n’est jamais traitée, sans que je sache pourquoi, c’est la question de la vapeur d’eau, qui est un gaz à effet de serre. Si on veut être scientifiquement juste, lorsqu’on parle du nucléaire, il faut que la filière nucléaire sorte un bilan carbone honnête et scientifique sur toutes ces étapes.

S’agissant des déchets, vous êtes également en désaccord avec les affirmations de la patronne d’AREVA ?
Selon Anne Lauvergeon, le nucléaire ne produit que de toutes petites quantités de déchets. Il faut quand même rappeler que la mine d’uranium représente une première étape particulièrement polluante dans la production nucléaire. Cette extraction produit des quantités énormes de déchets radioactifs.

On dénombre en France plus de 50 millions de tonnes de boues radioactives, résidus de l’extraction de l’uranium. On estime qu’il y en aurait plus de 35 millions de tonnes au Niger et 7,5 millions au Gabon. On ne peut pas appeler ça des petites quantités de déchets.

Comment se situe la CRIIRAD par rapport à des organisations militantes comme Sortir du nucléaire?

L’objectif de la CRIIRAD, c’est que l’opinion publique ait accès à l’information la plus fiable possible sur la radioactivité en général. La CRIIRAD est une commission de recherche qui se base sur des données scientifiques, sans se positionner pour ou contre le nucléaire.

Notre rôle est d’apporter une expertise sur l’impact de la radioactivité, et de fournir aux citoyens comme aux décideurs politiques une information la pus honnête possible. Tout est parti du mensonge de Tchernobyl, au lendemain duquel un groupe de citoyens a estimé nécessaire de disposer de moyens de mesures et d’expertises indépendants.

Comprenez-vous la politique nucléaire française réaffirmée récemment par Nicolas Sarkozy ?

Il ne faut pas laisser croire que l’énergie nucléaire est propre. Après, que les gens décident en toute connaissance de cause, en considérant les avantages et les inconvénients de chaque source d’énergie, qui ont toutes leurs aspects négatifs, c’est leur responsabilité.

Les politiques disposent-ils d’une information transparente dans ce domaine ?
On voit bien l’étonnement de certains politiques comme Jean-Louis Borloo après la diffusion d’une émission d’Elise Lucet sur la France contaminée, dans Pièces à conviction. Pourtant, l’impact des anciennes mines d’uranium en France, révélé sur France 3, est un problème que nous dénonçons depuis 16 ans».

Publié le 23-12-2009 Source : enviro2b Auteur : gaboneco


Environnement : Sherpa reçoit 80 000 euros d'AREVA


© D.R. Le PDG d'AREVA, Anne Lauvergeon, et le fondateur de Sherpa, maître William Bourdon

Environnement : Sherpa reçoit 80 000 euros d'AREVA
http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=16434
La polémique est lancée dans le milieu associatif depuis que Sherpa, le réseau de juristes fervent justicier des impunités de la mondialisation, a reçu 80 000 euros du géant français AREVA, contre qui il a engagé plusieurs procédures judiciaires pour dénoncer la situation environnementale et sanitaire sur ses sites de production au Niger et au Gabon. Si ces sommes ont été versées dans le cadre de la conduite des études de terrain sur les sites d'extraction d'uranium de la multinationale en Afrique, cet apport financier met sérieusement en doute la crédibilité l'ONG dans cette affaire.

Le doute plane désormais sur la capacité du réseau de juristes Sherpa a défendre les intérêts des populations locales dans l'affaire des répercussions sanitaires et environnementales de l'exploitation de l'uranium par AREVA au Niger et au Gabon.

L'ONG internationale, réputée pour ses virulents combats contre les multinationales et la défense des intérêts des populations lésées par la mondialisation, a récemment perçu la somme globale de 80 000 euros d'AREVA. La somme aurait été versée en deux fois sur le compte de l'ONG, en juin et novembre derniers.

La crédibilité du réseau de juriste emmené depuis 2001 par maître William Bourdon, ancien dirigeant de la Fédération internationale des droits de l'Homme, est donc sérieusement mise en péril par cette polémique, alors que depuis 2002, Sherpa et la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) multiplient les enquêtes au Niger et au Gabon pour dénoncer la situation sanitaire et environnementale autour des mines d'uranium du leader du nucléaire français.

Ces sommes auraient été perçues dans le cadre d'un accord conclu entre Sherpa et AREVA sur la mise en place d'une procédure d'indemnisation et d'observatoires de santé locaux. Pour mener à bien ce projet, Sherpa aurait demandé à AREVA de participer aux études sur le terrain, globalement évaluées 280 000 euros.

Un accord duquel s'était retiré le CRIIRAD qui doutait de sa crédibilité. L'ONG continue d'ailleurs jusqu'à aujourd'hui à dénoncer l'atténuation médiatique orchestrée par AREVA sur les répercussions sanitaires et environnementales de ses mines d'uranium au Niger et au Gabon.

Alors qu'il y a moins de trois ans, Sherpa accusait encore AREVA de mettre «en danger autrui», d'«homicides involontaires» et de «faute inexcusable», le versement de ces fonds vient remettre en doute sa capacité à défendre les intérêts des populations locales face aux moyens déployés par AREVA pour atténuer ce coup à son image.

Pour couronner le tout, le bilan financier de Sherpa ne joue pas en sa faveur. Financièrement sur la corde raide après avoir été débouté de leurs plaintes pour «Biens mal acquis» contre des chefs d'Etats africains, Sherpa a déjà du licencier sept de ses salariés. L'avocat et membre du conseil d'administration de l'ONG, Joseph Breham, avoue même que «c'était ça ou couler».

Publié le 05-01-2010 Source : l'express Auteur : gaboneco

Le Botswana demande à Tandja de partir


mardi 5 janvier 2010
Le Botswana demande à Tandja de partir
Le Botswana invite le président nigérien à démissionner
APA-Gaborone (Botswana) Le gouvernement du Botswana a exprimé mardi sa vive préoccupation au sujet de la dégradation du processus démocratique au Niger où le président Mamadou Tandja a prolongé de manière antidémocratique son mandat à travers un référendum anticonstitutionnel en août 2009.

Dans un communiqué de presse rendu public par le ministère des Affaires étrangères dans la capitale, Gaborone, le Botswana a également déclaré qu’il soutient pleinement l’appel lancé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) invitant le président Mamadou Tandja à démissionner et laisser le processus démocratique suivre correctement son cours.

Cet Etat de l’Afrique australe qui a critiqué dans le passé le leadership politique du président Robert Mugabe, soutient que l’action du président compromet non seulement les avancées sociale, économique, politique durement acquises par le Niger, mais aussi celles du continent.

Selon le Botswana, les actions du président Tandja constituent un revers pour la démocratie basée sur la transition régulière et pacifique du pouvoir politique et l’adhésion fidèle à l’ordre constitutionnel.

“Nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de condamner de telles actions et soutenir ouvertement le peuple du Niger. Le gouvernement du Botswana soutient le droit légitime du peuple nigérien à choisir démocratiquement son propre gouvernement », indique le communiqué de presse.
Publié par MAINA à l'adresse 5.1.10

"Le trafic d’armes et de drogues compense le déficit des donateurs »


El Khabar - 03/01/10
"Le trafic d’armes et de drogues compense le déficit des donateurs »
Interview exclusif à El Khabar, M.DAGUZAN
dimanche 3 janvier 2010

Quelle lecture faites vous des événements qui se sont produits au sahel et précisément ceux liés aux rapts de ressortissants occidentaux et de leurs conséquences ?

Trois éléments sont à prendre en compte : d’abord créer une situation d’insécurité pour tous les Occidentaux dans la zone sahélienne contribuant à renforcer l’image de l’AQMI à l’extérieur et dans les pays concernés ; ensuite se financer en espérant obtenir d’avantageuses rançons de la part des pays des ressortissants enlevés ; enfin, influer sur les ressources touristiques des pays du Maghreb et du Sahel en tuant le tourisme dans cette zone et donc avoir un moyen de pression sur les gouvernements.

Est-ce qu’il y a, selon vous, un lien entre les salafistes et les contrebandiers locaux qui travailleraient pour le compte d’alqaida dans le rapt des étrangers ? La collusion entre les terroristes et les trafiquants d’armes et de drogue s’expliquerait-elle par quelque chose de particulier ?

Depuis une quinzaine d’années, la mondialisation a aboli les barrières entre terrorisme et crime organisé. Des criminels peuvent utiliser le terrorisme (comme les cartels de la drogue en Amérique latine) pour dissuader les Etats de les combattre. Les terroristes recherchent également tous les moyens de financement possibles. Le crime est l’un d’entre-eux. Le trafic d’arme et le trafic de drogue rapportent beaucoup et permettent de compenser le déficit de donateurs - mode de financement devenu de plus en plus difficile en raison de la mise en place du contrôle des flux financiers illicites aux niveaux national et international.

L’Algérie a réussi à faire adopter une résolution au conseil de sécurité criminalisant l’acte de paiement de rançons aux terroristes ravisseurs. Les gouvernements occidentaux sont particulièrement visés parce qu’ils ont, par le passé, donné de l’argent pour libérer leurs otages. Cette résolution peut elle être dissuasive et/ou persuasive ?

C’est une question très difficile. On comprend qu’il faut éviter de payer. Mais il y a aussi la question des familles et de l’opinion publique (qui ne supporte pas de voir des otages retenus des années ou assassinés et filmés en direct). Les Etats et les entreprises ne communiquent que peu sur ce sujet sauf quelques pays qui admettent de payer. La France, d’une part ne communique jamais sur ce sujet et surtout cherche à éliminer les preneurs d’otages et récupérer la rançon si celle-ci a été versée (ex : l’intervention en Somalie après l’affaire du Ponant). Etablir une situation à priori comme le propose l’Algérie (appliquée aussi par d’autres pays) peut certes couper l’herbe sous le pied aux terroristes ; mais elle ne facilite pas les négociations potentielles qui peuvent s’engager et permettre de gagner du temps pour préparer une intervention armée. Le flou et l’incertitude semblent être des armes utiles dans ce domaine.

Pensez vous qu’on assiste ? une mutation de groupes terroristes organisé, ce que les américains appellent le "loup solitaire ; c’est-à-dire un courant de pensées d’individus extrémistes liés idéologiquement à Ben Laden et qui ont des comptes ? régler avec "les croisés" et les juifs ?

Depuis toujours, des individus ont des comptes à régler dans la société dans laquelle ils vivent ou résident. Le terrorisme a suivi des voies idéologiques différentes suivant les époques. Après le terrorisme politique puis pro palestiniens et proche oriental des années 1970-1980, on assiste à une autre développement avec des individus ou des groupes qui s’appuient sur une vision tronquée et déformée de l’islam dont ils se servent à des fins politiques ou sectaires (souvent les deux). Ils utilisent les images de situations où des Musulmans sont en situation de souffrance (Bosnie, Tchétchénie, Irak, Palestine, etc...) pour proposer le DJIHAD global. L’Algérie, plus que tout autre pays a souffert de cette dérive sectaire et apocalyptique et continue d’en payer le prix avec Al Qaida au Maghreb islamique. Le problème, d’une part de la mondialisation et de la "toile" Internet et, d’autre part, de l’affaiblissement de la structure initiale d’Al Qaida depuis 2001, est que des individus ou des cellules familiales ou amicales s’autoproclament membres d’Al Qaida et se lancent dans la voie du terrorisme en s’appuyant sur les serveurs radicaux du web qui proposent à la fois formation idéologique et, le cas échéant, technique.

Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris, dernier ouvrage : terrorisme(s), abrégé d’une violence qui dure, CNRS éditions. Paris 2006.

03-01-2010

mardi 5 janvier 2010

MALI-les Touareg se réunissent à Alger


Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 18:24 MALI-les Touareg se réunissent à Alger
Alliance démocratique pour le changement au nord du Mali :
Une trentaine de cadres se réuniront à Alger à partir de mardi

Plus d’une trentaine de cadres de l’Alliance démocratique pour le changement du nord du Mali se réuniront à Alger, du 5 au 10 janvier, apprend-on de source proche du mouvement. Une rencontre qui devra aboutir à l’adoption d’un calendrier pour la tenue d’un congrès réunissant tous les représentants touareg du nord du Mali, dans un avenir très proche.

Initialement prévue à Tamanrasset, avant la fin de l’année 2009, la conférence des cadres de l’Alliance démocratique pour le changement au nord du Mali, se tiendra à Alger du 5 au 10 janvier. Au moins une trentaine de cadres de ce mouvement prendront part à cette manifestation « pour mettre à plat les divergences internes afin de mieux consolider l’unité et l’intégrité nationales », a déclaré à El Watan, Hama Ag Sid Ahmed, porte-parole de l’Alliance. Selon ce dernier, « la conférence est devenue une nécessité pour exprimer la volonté de tous à dégager une solution juste et durable dans le but résoudre les différents problèmes récurrents qui affectent la région de Kidal ».
Durant les cinq jours, probablement plus, il est question également de faire le bilan de la situation au nord et faire le point sur les dispositions de l’accord d’Alger, signé au mois de juillet 2006, entre le gouvernement malien et l’Alliance sous l’égide de l’Algérie, dans le but de mettre fin à la rébellion touareg à Kidal. « Nous allons débattre tous les points de cet accord actuellement en panne, pour aboutir à une solution pacifique négociée, juste et définitive. Le débat portera aussi sur la situation au nord du pays, notamment le volet sécuritaire, avec l’implantation des groupes de l’Aqmi (Al Qaîda au Maghreb islamique) », a expliqué le porte-parole de l’Alliance.

Hama Ag Sid Ahmed a affirmé par ailleurs que cette conférence pourrait être prolongée, si les débats l’imposent du fait de la complexité de la crise. « Nous comptons nous préparer pour un congrès de réunification et pourquoi pas aller vers un nouveau parti politique. » Tout le monde est conscient de la difficulté que traverse la région de Kidal et de l’urgence d’une solution pour faire revenir la paix et la stabilité. Lors du forum qui s’est tenu à Kidal à la fin du mois d’octobre 2009, les notables touareg des régions de Kidal, Tombouctou et Gao, la population locale a voulu sceller l’unité et réitérer son attachement au dialogue. Une lettre de soutien à ce forum a été transmise par Ag Bahanga, le fondateur du mouvement. Elle a été lue par ses plus proches collaborateurs.

Un groupe de contact a été désigné pour faciliter les voies du dialogue avec l’Etat malien dans le but de créer un climat d’apaisement nécessaire à la reprise des pourparlers et à l’instauration de la paix. Une délégation du mouvement est venue à Alger solliciter l’implication des autorités dans les efforts de réactivation de l’accord d’Alger. « Nous n’avons jamais abandonné nos engagements. C’est la partie gouvernementale qui n’a pas respecté ses engagements. Nous avons interpellé tous les partenaires du Mali, dont l’Algérie en tant que facilitateur, pour faire pression sur Bamako afin que l’accord d’Alger soit mis en œuvre », a relevé le porte-parole de l’Alliance démocratique.

sur Elwatan

Protéger les pays pauvres contre les fonds vautours


Afrique en Ligne - 04/01/10
lundi 4 janvier 2010
Dans son rapport autorisant la ratification de l’accord de création de la facilité africaine de soutien juridique adopté par la Bad et signé par le Mali, la commission des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’intégration, au cours de la séance plénière du 12 novembre 2009 avait mentionné : ‘’ les pauvres, ça rapporte ! Cet axiome paradoxal recouvre pourtant une réalité cynique de la finance internationale.

Reprenant la pratique des sociétés d’investissement américaines spécialisées dans le rachat d’entreprises endettées pour les dépecer avant de les revendre, les fonds d’investissement se sont orientés à partir des années 90 sur le rachat des dettes des pays pauvres, très pauvres, les pays fragiles et ceux en situation de post conflit. Ce sont des fonds vautours. ‘’ Le rapport a ajouté que l’Afrique est depuis quelques années la proie préférée des fonds vautours. Ces fonds d’investissement privés, a-t-il signalé, extorquent en toute légalité des ressources financières vitales pour le développement des pays.

Le rachat se fait à bas prix, jusqu’à 80% de décote sur le montant initial, auprès de créanciers (très souvent des banques commerciales) qui souhaitent se délester d’une dette jugée irrécouvrable. Dans un second temps, a soutenu le rapport, le fonds vautour porte plainte contre l’Etat débiteur devant une ou plusieurs cours de justice afin d’obtenir le remboursement de la dette initiale, augmentée d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice. Cette pratique aurait rapporté plusieurs milliards de dollars à une quarantaine de fonds vautours, majoritairement anglo saxons.

Face à ce constat, a expliqué la commission, plusieurs voix se sont élevées pour trouver une parade définitive contre les fonds vautours. Il fallait, a-t-il mentionné, attaquer le droit par le droit à travers les facilités juridiques. La commission a indiqué que la création d’une facilité africaine de soutien juridique a été la seule réponse face à ce fléau. Le rapport a fait savoir que la facilité se concentrera essentiellement sur les litiges avec les fonds vautours et les transactions commerciales complexes dans des domaines ciblés.

Dans ce cadre, a-t-il ajouté, parmi les activités choisies figurent l’identification d’une expertise juridique, la mise à disposition d’une expertise autre que les services de recours en justice actuels, la création et la mise à jour d’un listing de cabinets juridiques et d’experts disponibles pour représenter les pays membres dans les litiges et la négociation de transactions commerciales complexes, sur la base de tarifs préalablement négociés, le renforcement des cadres juridiques, le développement de base de données et la mise à disposition des Etats de ressources financières en vue de les soutenir dans le procès.

La commission affirme que la facilité a le statut juridique d’institution internationale dont l’organisation et le fonctionnement sont régis dans l’Accord de création. Ce nouveau dispositif est destiné aux pays africains membres de la Bad qui en feraient la demande.

Baba Dembélé

Le Républicain du 04 Janvier 2010

Le médiateur de la CEDEAO propose un gouvernement de transition au Niger


APA - 04/01/10
Le médiateur de la CEDEAO propose un gouvernement de transition au Niger
lundi 4 janvier 2010


Le médiateur désigné de la CEDEAO pour la crise politique au Niger, l’ancien Chef d’Etat nigérian Abubakar Abdul Salami, a déroulé sa feuille de route, qui propose notamment le Président Mamadou Tandja comme chef de la transition à la tête d’un gouvernement d’ouverture, a appris APA lundi de sources proches du médiateur à Niamey.

Une source ayant requis l’anonymat a confié à APA que cette proposition sera examinée à partir de jeudi à Niamey, avec la reprise des pourparlers inter nigériens, interrompus, en raison de l’absence du médiateur Abdul Salami, rentré au Nigeria pour diriger les obsèques de l’épouse de l’ancien Président Ibrahim Babanguida, décédée fin décembre dernier.

Les deux parties, pouvoir et opposition, sont en possession de cette feuille de route, précise-t-on de sources proches de la médiation. La durée de cette transition, qui n’a pas été précisée, fera l’objet de débats à la reprise du dialogue le 7 janvier prochain.

L’opposition nigérienne, indique-t-on, proposerait également la création d’un organe législatif dénommé Conseil national de transition et une Commission des textes fondamentaux, qui aura pour tâche la rédaction d’une nouvelle Constitution, d’un code électoral ainsi que d’un nouveau statut de l’opposition.

Selon toujours l’opposition, les personnalités ayant dirigé la transition ne seront pas candidats aux élections qui seront organisées.

Pour le moment, pouvoir et opposition, se refusent de commenter la proposition du médiateur de la CEDEAO, qui espère ainsi rallier les forces politiques et les syndicats en vue de dénouer cette crise née de la décision du Président Tandja de se maintenir au pouvoir, alors que son second quinquennat devait expirer théoriquement en décembre dernier.

La tension politique au Niger a provoqué sa suspension en octobre dernier des instances de la CEDEAO, qui a également constater la « fin légale » du mandat du Président Tandja, lequel l’avait vivement critiquée.

Le 23 décembre dernier, Washington qui s’oppose au maintien au pouvoir du dirigeant nigérien, a officiellement suspendu son aide financière au profit de Niamey, imposant une interdiction de séjour aux USA aux hautes personnalités du pays.

L’UE, premier partenaire au développement du Niger, a aussi coupé son aide non humanitaire et invité Niamey à ouvrir un dialogue tendant à restaurer la démocratie.

DS/of/APA 04-01-2010

Spain negotiates with Abu Zeid a ransom of Five million Euros


Ennahar - 01 January, 2010
Spain negotiates with Abu Zeid a ransom of Five million Euros
Saturday 2 January 2010


Al-Qaeda in Islamic Maghreb (AQIM) claimed seven million dollars and the release of several of its members detained in Mauritania against the release of the three Spanish aid workers held hostage in Mali, said yesterday the newspaper El Mundo.

The Spanish Ministry of Foreign Affairs declined to comment on this information.

"AQIM seeks seven million dollars (4.8 million Euros, editor’s note) ransom for the three Spanish aid worker kidnapped on November 29" in Mauritania while delivering humanitarian aid in West Africa on board a convoy, wrote the Spanish newspaper, without citing sources.

El Mundo says the kidnappers of three Spaniards (Roque Pascual, 50, Albert Vilalta, 35, and Alicia Gamez, 35 years) also require "the release of a specified number of" AQIM activists held in Mauritania.

One of the Spaniards, Albert Vilalta, shot in leg during his abduction, "is well cared for" and his sate is "evolving positively," said on Wednesday the director of the NGO Barcelona Accio Solidaria Francesc Osan.

According to El Mundo, the Spanish government was informed of the kidnappers’ demands and the President of Mali, Amadou Toumani Touré, is "a fundamental role in the negotiations."

The President of Mali have sent in northern Mali, where the hostages were held in a desert region bordering Algeria, its consul in Saudi Arabia, Iyad Ag Gali, a former Tuareg rebel.

This would be in contact with a tribal leader from northern Mali to negotiate the release of three hostages in Spain, but also those of the French hostage, Peter Camatte, captured on November 26, and Italian Sergio Cicala and his wife Philomena Kabouree captured on December 18 by AQIM.

Based on information cross-checked a few days ago by AFP, at least three intermediaries try to secure the release of European hostages.

Ennaharonline/ M. O.

Niger rights group appeals for international aid to fight terrorisme


Afrique en Ligne - 01/01/10
Niger rights group appeals for international aid to fight terrorism
Saturday 2 January 2010

Niger’s group for human rights and democracy on Thursday appealed to the West African country’s partners, particularly France and the US, to help it fight terrorism.

The appeal comes three days after an attack against six Saudi tourists and their Malian guide in the west of the country, near the Malian border, left four dead and two wounded.

The injured, including Saudi Prince Zaid Al-Sheikh, were taken to Niamey national hospital.

In a statement issued in Niamey, the human rights group urged foreigners who use dangerous areas in Niger to inform the authorities about their movements for security to be provided to them.

The group ’strongly’ condemned the attack and asked ’the Niger government to take specific measures to tighten the security for the people and goods’, urging it to make all arrangements to identify and arrest the murderers of the tourists and their accomplices.

Niger’s security forces arrested three suspects at the border station located in the village of Yassane, and handed them over to the national gendarmerie for investigations.

Niamey - Pana 01/01/2010

Le conseil des MAE de l’UMA et la sécurité au Sahara à la Une en Libye


Afrique en Ligne - 03/01/10

Le conseil des MAE de l’UMA et la sécurité au Sahara à la Une en Libye
dimanche 3 janvier 2010

Les journaux libyens ont largement commenté cette semaine plusieurs dossiers régionaux et internationaux dont la 29ème session du conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et le trafic des stupéfiants dans la bande saharienne.

La presse libyenne s’est également intéressée aux travaux de la conférence sur le rôle de la presse agricole dans la réalisation de la sécurité alimentaire en plus des effets des changements climatiques sur la planète.

Dans ce cadre, Al-Chams souligne que la 29ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie) a permis de convenir du lancement en 2010 de la Banque maghrébine d’investissement et du commerce extérieur qui aura sont siège en Tunisie.

Le journal estime que cette décision est un grand pas sur la voie de la consolidation du processus de l’UMA eu égard aux répercussions positives qu’elle aura sur les pays membres.

Sous le titre "Est-ce que la situation en Afghanistan se répétera dans la bande saharienne ?", le journal Oyia évoque l’intervention du directeur du Bureau des Nations unies chargé de la lutte contre la drogue, Antonio Maria Costa, qui a mis l’accent sur les itinéraires suivis par les trafiquants de drogue qui agissent en Europe à travers l’Afrique, notamment par le Tchad, le Niger et le Mali.

Oyia indique que se sont les organes de renseignement occidentaux, notamment la CIA et le Mossad israélien, qui commandent ces réseaux de trafic qui utilisent actuellement des moyens plus solides et plus rapides vu qu’ils ont évolué en passant des chameaux à celui des avions à réacteurs et utilisent ces réseaux pour acheter les consciences et renverser les régimes qui refusent de graviter dans l’orbite des Etats-Unis d’Amérique.

Le même journal souligne que ces organes occidentaux oeuvrent à trouver un lien entre trafic de drogue et les groupes terroristes baptisés par les occidentaux les groupes extrémistes islamiques pour trouver un prétexte d’intervenir militairement dans la région.

De son côté, Al-Fajr Al-Jedid s’est intéressé aux travaux de la conférence scientifique sur le rôle de la presse agricole dans la réalisation de la sécurité alimentaire et l’activation de la complémentarité entre pays arabes et rapporté les recommandations de cette rencontre qui ont mis l’accent sur la nécessité d’activer le rôle de la presse agricole et environnementale spécialisée et de leur donner une place dans le système médiatique arabe et augmenter leurs tranches de temps.

Al-Fajr Al-Jedid ajoute que les participants à cette conférence ont souligné aussi l’importance d’accorder davantage d’intérêt aux cadres agissant dans le domaine de la presse spécialisée et de leur donner l’opportunité à travers le renforcement de leurs capacités aux niveaux académique et professionnel afin de leur permettre de jouer leur rôle.

De son côté, Al-Jamahiriya écrit, sous le titre "Tous voisins sur le balcon cosmique", que les changements climatiques et leurs effets négatifs qui menacent la terre ne concernent pas une direction ou un continent déterminé, mais menacent toute la planète.

Le même journal précise que tous les habitants de la planète font face au danger environnemental qui la guette et il n’y aura pas de différence entre occidental et oriental, entre pauvre ou riche et que pour cela "il est nécessaire de penser de façon rationnelle que nous sommes tous les habitants de cette maison cosmique unique".

Tripoli - Pana 03/01/2010

dimanche 3 janvier 2010

Une semaine de combats dans la région de Tahoua


Niger - Article publié le : dimanche 03 janvier 2010 - Dernière modification le : dimanche 03 janvier 2010
Une semaine de combats dans la région de Tahoua
Par RFI
Dix personnes, dont sept soldats de l'armée gouvernementale, ont été tuées lors d'accrochages dans la région de Tahoua à plusieurs centaines de km au nord-ouest de Niamey. Les assaillants, qui ont perdu deux hommes dans les combats, se sont enfuis vers le Mali.

Tout a commencé le 30 décembre 2009 dans le village de Telemcès. Une rumeur persistante se répand : il y aurait des hommes armés qui rôdent autour du village. La nouvelle se confirme et le chef du village alerte les militaires en poste à 80 km de là.

Les militaires arrivés la nuit se dirigent vers la zone où sont signalés les bandits. Une fusillade éclate : les soldats sont tombés dans un guet-apens.
01/01/2010 - Niger
Affrontements meurtriers dans le nord du Niger

C’est le début d’un affrontement qui a duré des longues heures et qui a fait 4 morts dont un civil qui accompagnait les militaires.

L’un des deux véhicules occupés par les assaillants a réussi à s’enfuir vers la frontière malienne proche. L’autre, endommagé suite aux violents combats, a été abandonné par ses occupants qui ont pris la fuite à pieds avec leurs armes en se cachant dans les arbres le long de la vallée.

Arrivée de renforts et nouveaux combats vendredi. Bilan, six morts : 4 soldats et deux bandits. Des bandits qui, suivant la description des villageois, ressemblent fort bien à des combattants islamistes : ils ont des longues barbes, et combattent aux cris d’Allahu Akbar.

Niger : sept militaires, deux assaillants et un civil tués à la frontière malienne


Le Monde - 02/01/10
samedi 2 janvier 2010

Sept militaires, leur guide civil et deux assaillants armés ont été été tués entre mercredi et vendredi dans la région nigérienne de Tahoua, frontalière du Mali, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires.

Un premier bilan avait fait état de la mort de trois militaires et de leur guide civil dans la nuit de mercredi à jeudi lors d’une attaque menée contre une petite localité frontalière du Mali.

Selon une source sécuritaire à Niamey qui a requis l’anonymat, des hommes lourdement armés avaient attaqué à bord de véhicules tout-terrain la localité de Tlemsess, dans la région de Tahoua, à plusieurs centaines de km au nord-ouest de Niamey.

Les agresseurs, dont les motifs ne sont pas connus, ont été poursuivis alors qu’ils prenaient la direction du Mali.

Mais selon une source sécuritaire de la ville de Tahoua, l’un de leurs véhicules est tombé en panne. De nouveaux affrontement ont alors fait 4 morts du côté des militaires tandis que deux des assaillants ont été tués. Une personne aurait été arrêtée, selon la même source.

Par ailleurs, dans le véhicule en panne, les militaires ont trouvé un passeport européen, a ajouté cette source sans donner plus de précisions.