jeudi 7 janvier 2010

Areva finance ses "juges"


L’Express.fr - 05/01/2010
Areva finance ses "juges"
L’ONG Sherpa a reçu 80 000 euros du groupe nucléaire
mercredi 6 janvier 2010
Sherpa, une ONG internationale qui chasse les impunités nées de la mondialisation et collectionne les procès à l’encontre des multinationales, a reçu 80 000 euros d’Areva.

Pour le milieu associatif, la pilule est dure à avaler. Sherpa, le réseau international de juristes qui chasse les impunités nées de la mondialisation et collectionne les procès à l’encontre des multinationales, a reçu 80 000 euros d’Areva, en deux virements (juin et novembre 2009). Un lien d’argent qui jette le trouble sur le combat de cette ONG créée en 2001, à l’initiative de Me William Bourdon, ancien dirigeant de la Fédération internationale des droits de l’homme.

Leurs relations avaient pourtant mal commencé. Depuis 2002, Sherpa et la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), une ONG basée à Valence, multiplient les enquêtes au Niger et au Gabon pour dénoncer la situation sanitaire et environnementale autour des mines d’uranium du leader du nucléaire français. En 2007, Sherpa menace de poursuivre le groupe pour "mise en danger d’autrui, homicides involontaires et faute inexcusable". Areva engage alors des négociations avec Sherpa, rejoint par Médecins du monde, mais lâché par la Criirad, sceptique sur la démarche. En juin dernier, ils signent un accord sur la mise en place d’une procédure d’indemnisation et d’un suivi sanitaire local des salariés. C’est dans ce cadre que Sherpa demande à Areva de... participer aux coûts des études de terrain (280 000 euros).

Sans recettes et financièrement sur la corde raide, Sherpa, qui s’est séparé de six de ses sept salariés, a pris le risque de brouiller le message. Joseph Breham, avocat et membre du conseil d’administration de l’ONG, assume : "C’était ça ou couler."

Bamako/Accusé d’être à la solde d’Al Quaïda : NORDINE Baby passe 9 jours à la BIJ


La Situation politique et sécuritaire au Mali
Accusé d’être à la solde d’Al Quaïda : NORDINE Baby passe 9 jours à la BIJ
Nouvel Horizon, 06/01/2010

Chauffeur de taxi, Nordine Baby, de l’ethnie tamacheq a été la cible d’un amalgame d’interpellation de la part des porteurs d’uniformes au motif qu’il aurait entretenu des relations avec des éléments d’Al Qaïda installés à Bamako. Nordine, Choqué par les faits s’est rendu dans notre rédaction le lundi 04 janvier dernier pour relater les faits.



De notre entretien avec le supposé complice des éléments terroristes, il ressort que M. Baby est installé à Badalabougou en Commune V du District de Bamako et précisément auprès des anciens locaux du 4ème Arrondissement de la police, où il vit avec sa famille.



En effet, il a quitté le Nord du Mali pour rejoindre la capitale Bamako dans les années 1990 pour échapper à la persécution du groupe Ganda-Koï. A son arrivée, il se lança dans le métier d’apprenti-chauffeur. C’est ainsi qu’il décrocha son permis de conduire en 2003.



Après l’acquisition de ce sésame, il conduisait dans un premier temps les véhicules des particuliers. De cette phase, il s’est lancé dans le transport en commun via les taxis.



Dans cette foulée, le lundi 21 décembre quand il transportait deux clients du Grand marché à Banankabougou-Séma, il fut appréhendé au niveau du feu tricolore dernière le ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies par les éléments de la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ). Et immédiatement conduit dans les locaux de la BIJ.



Au niveau cette brigade, on lui a reproché de transporter chaque soir entre 20 et 21 heures deux arabes de Kalanbancoro au Centre ville pour qu’ils puissent retirer des billets d’Euro dans une banque de la place. M. Baby répondra aux agents de sécurité qu’il n’y a aucune relation entre lui et les arabes dont il est question et il ajoute qu’il ignore d’existence d’éléments affiliés à alqaïda qui résident au Mali.



A la suite du démenti du chauffeur de taxi, son domicile fut perquisitionné ou des “kitabs” (livres coraniques) et des cassettes appartenant à une vieille dame où M. Baby se trouve en location ont été enlevés et mis sous scellé. Puis, M. Baby a été présenté au procureur de la République du tribunal de la Commune III du District de Bamako. A la suite des interrogatoires, Nordine a été finalement relâche par faute de preuves. Tout de même, il fut privé de sa liberté pendant 9 jours passés en détentions.



En conclusion de l’entretien qu’il nous a accordé, Nordine Baby se dit surpris par le comportement des agents de sécurité et même de la justice car, selon lui l’interpellation a été faite en raison de la couleur de sa peau blanche. Et il se demande si un touareg n’est pas un citoyen ordinaire dans la capitale.



Un touareg n’a-t-il pas le droit de conduire un taxi à Bamako ?

Mamoutou DIALLO
Nouvel Horizon, est seul responsable du contenu de cet article


mercredi 6 janvier 2010

FFR/ A l’autel de la Paix



A l'aube de ce nouvel an, le FFR se félicite de la remise quasi-totale des armes par tous les fronts, et du retour imminent des ex-combattants.

Une étape du processus de Paix vient de finir, une autre est en passe d'être entamée, car comme le disait le Président du FFR à Sirthe en avril dernier, « il est plus difficile de faire la Paix que de faire la guerre ».

Cette évolution du processus fait suite aux efforts de Paix consentis par le Président de la République son Excellence Mamadou Tandja, à travers la personne du Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur Mr Albadé Abouba. Ce dernier mérite une reconnaissance particulière, car en plus de n'avoir ménagé aucun effort pour le dialogue et le retour de ses frères, il a investi sa propre personne pour que les deux parties ne perdent espoir dans ce long chemin semé d'embuches qu'est celui de la Paix. Il en est de même du Comité National de Paix présidé par le Gouverneur d'Agadez Mr Abba Malam Bocar.

L'expérience des membres de ce Comité, et les conditions de travail si elle sont garanties par le médiateur et le Gouvernement, notamment à travers une officialisation et un élargissement du Comité aux représentants des fronts, pourra certainement garantir un retour durable de la Paix dans notre Pays, et une lutte concertée contre le banditisme résiduel, et le terrorisme frontalier qui menace la Paix retrouvée.

Désormais, il est du ressort des ex-fronts, de recenser leurs ex-combattants, et les domaines de réinsertion de ces derniers, afin que le gouvernement puisse avoir de la matière pour une aide à la Décision.

L'Avenir et l'après Paix sont du ressort de l'autorité politique nationale, car le désir de Paix qui s'est traduit par le dépôt des armes et les différentes mesures gouvernementales d'apaisement méritent une attention particulière et un programme national de réinsertion dont les ex-combattants bénéficieront pour la construction d'un Niger dynamique et uni.

Tout notre Espoir réside dans la stabilité, souhaitant que la 6ème République soit celle du Consensus, du Mérite et du Travail, et celle de Femmes et d'Hommes qui porteront haut et fort l'écho de l'appel à la Paix.

Nous rendons un vibrant hommage au Médiateur sans l'aide duquel nous n'en serons pas là. Le Guide de la révolution Libyenne, son Excellence Mouamar Al Gaddafi, a prouvé qu'il est de ceux qui veulent construire un Continent Uni, où la Coopération Sud-Sud n'est plus un mirage. Il a été le seul qui a aidé le Niger pour sortir du gouffre de ce conflit fratricide, tandis que tous les autres voisins de notre Pays nous regardaient dans l'indifférence la plus totale.

Nous rappelons par la même occasion, que le processus de Paix ne fait que commencer, ce sera un long sentier dont la traversée nécessite l'appui du Guide d'Al Fatah, et donc les moyens promis doivent être mis à disposition afin de concrétiser les projets de développement qui occuperont utilement notre Jeunesse.

La Paix doit être une construction Nationale, et c'est pour cela que nous en appelons aux leaders de l'opposition, afin de revoir leur indifférence quant au processus de Paix actuel.

Rien ne se fera sans cette Paix, et donc le dialogue politique qui s'installe doit prendre ce facteur en compte, et pousser les différents acteurs de l'opposition, à Participer à l'œuvre de construction Nationale du Président Tandja.

Enfin, nous lançons un appel solennel pour l'organisation du Forum National « Paix et Réconciliation », une initiative du Chef de l'état, qui pourra être le lieu de réunification du tissu national, et l'appel au Forum économique afin que nos partenaires économiques puissent appuyer cet effort de Paix.

Le Front

Le MNJ, principale faction rebelle touarègue du Niger, restitue son arsenal de guerre


APA - 06/01/2010
Le MNJ, principale faction rebelle touarègue du Niger, restitue son arsenal de guerre
mercredi 6 janvier 2010

APA-Niamey (Niger) La principale faction de la rébellion touarègue au Niger, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), a remis officiellement ses armes au cours d’une cérémonie près de la cité minière d’Arlit (1300 km au nord du Niger), en présence du ministre de l’Intérieur et du chef d’Etat major particulier du Président Mamadou Tandja, selon des images diffusées mercredi par Télé Sahel, la télévision nationale.

Cette remise d’armes fait suite à la reddition du mouvement rebelle qui a symboliquement déposé les armes en octobre dernier, au cours d’une première cérémonie organisée à Sebbha, en terre libyenne, en présence de Mouammar Kadhafi, le médiateur dans le conflit nigérien.

« Nous parachevons ainsi le désarmement intégral (…) et nous invitons les uns et les autres à s’inscrire dans une dynamique de paix qui pourra faire développer le nord du Niger » a dit Albadé Abouba, le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Albadé Abouba a promis l’engagement du gouvernement nigérien à accompagner les efforts en vue d’un retour définitif de la paix dans la partie septentrional du pays, en proie à une insécurité quasi résiduelle.

De son côté, le Président du MNJ, Aghali Ag Alambo, a fait part de sa « disposition » à travailler pour le retour total de la paix dans le nord du Niger, secoué ces deux dernières années par une rébellion, éclatée en trois fronts, lesquels ont tous déposé les armes.

Arrivé dans la cité minière d’Arlit en compagnie d’une soixantaine de véhicules 4X4 à bord desquels se trouvaient des éléments de son mouvement, il a restitué un important arsenal de guerre constitué d’armes lourdes, de mines antichar et diverses munitions.

Crée en 2007, le MNJ revendique quelque 3000 combattants qui renoncent ainsi à la lutte armée, en acceptant l’offre libyenne d’aider à leur réinsertion sociale et économique, dans le cadre d’un programme de désarmement intervenu après leur reddition consacrée par une amnistie accordée aux ex combattants par le Président Mamadou Tandja.

Le Front patriotique nigérien (FPN) et le Front des forces pour le redressement (FFR) de la figure historique de la première rébellion touarègue des années 1990, Rhissa Ag Boula, ont également accepté l’offre du médiateur libyen de remettre les armes.

La région d’Agadez où opèrent plusieurs compagnies étrangères est riche en uranium. Depuis février 2007, cette région fait face à une rébellion armée conduite par des groupes touaregs qui revendiquent davantage de meilleures conditions pour les populations du nord du Niger.

Les affrontements entre l’armée et les éléments de la rébellion touarègue exacerbés par de nombreux cas d’explosion de mines attribués aux insurgés, ont fait à ce jour officieusement plus de 80 soldats et environ 200 rebelles tués ainsi que plusieurs morts et blessés parmi les civils.

Ces richesses minières, exploitées depuis 40 ans dans le nord du Niger ont habituellement servi de détonateur à la rébellion touarègue au début des années 1990 ainsi que le soulèvement en février 2007 de l’insurrection menée par le MNJ.

Niamey a officiellement entamé des rencontres avec les factions rebelles en avril dernier lorsque le ministre de l’Intérieur, Albadé Abouba, qui conduisait une forte délégation en Libye avait affirmé que les rebelles touaregs, constitués en trois factions, ont accepté de rendre les armes et de participer à des négociations de paix.

DS/od/APA 06-01-2010

Nucléaire : Le CRIIRAD dénonce les mensonges d'AREVA sur le «nucléaire propre»


Nucléaire : Le CRIIRAD dénonce les mensonges d'AREVA sur le «nucléaire propre»

Les débats sur l'impact environnemental et sanitaire de l'industrie nucléaire fait rage en France, où le géant AREVA surfe sur la politique nucléaire réaffirmée par le président français, Nicolas Sarkozy. Après les déclarations tapageuses de la présidente du groupe, Anne Lauvergeon, sur la prétendue «propreté» de l'énergie nucléaire, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et chef du laboratoire de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) dénonce dans une interview accordée au site Enviro2b, les mensonges de l’industrie nucléaire qui minore ses émissions de CO2 et ses déchets radioactifs, évalués notamment à 7,5 millions de tonnes au Gabon.

Que répondez-vous à Anne Lauvergeon, présidente d'AREVA, lorsqu'elle affirme que l’énergie nucléaire est «propre» ? «Anne Lauvergeon dit que le nucléaire ne fait pas de CO2. C’est une affirmation totalement erronée. C’est pourtant une information reprise régulièrement dans la presse notamment… Cela fait partie des informations fausses que l’industrie nucléaire véhicule depuis maintenant très longtemps. Avec deux grands mensonges : faire croire aux gens que l’énergie nucléaire ne fait pas de CO2 et qu’elle ne fait que très peu de déchets radioactifs, et qu’on sait parfaitement les gérer.

Lorsque l’industrie nucléaire affirme que cette énergie ne fait pas de CO2, c’est faux parce qu’à chacune des étapes de la production et de l’utilisation de l’énergie nucléaire, il y a des rejets de CO2.

Quelle est la nature de ces émissions de CO2 et dans quel volume ? L’extraction par exemple de l’uranium par des filiales d’AREVA au Niger nécessite de l’énergie. Les pelles, les camions et les machines utilisés pour l’extraction fonctionnent au fioul et grâce à une centrale thermique au charbon extrêmement polluante.

Lorsqu’on évoque l’énergie nucléaire, il faut l’analyser du début, sur la mine d’uranium à la fin, c’est-à-dire le retraitement, pour ce qui concerne la France. Ce qui est frappant, c’est qu’à chaque étape, il y a des rejets de CO2.

Tout l’uranium brûlé dans les centrales françaises passe par la Comurhex de Malvesi, près de Narbonne, qui purifie l’uranium naturel pour en faire de l’UF4. Cette usine a rejeté en 2007, selon les propres chiffres d’AREVA, 384 500 tonnes d’équivalent CO2 et d’oxydes nitriques, ce n’est pas rien.

Est-ce que les rejets de l’industrie nucléaire sont chiffrés et transparents ?
Posez la question à AREVA. Il existe de nombreuses études qui démontrent qu’à force d’aller chercher un minerai de plus en plus pauvre en uranium, il faut de plus en plus d’énergie pour accéder à ce minerai. Le bilan énergétique et le bilan carbone de cette filière nucléaire est, et sera à l’avenir de plus en plus dégradé.

Il serait très intéressant qu’AREVA publie un bilan carbone de l’ensemble du cycle du combustible nucléaire. Il faut savoir que même l’usine de retraitement de La Hague, est une des industries qui rejettent le plus de gaz à effet de serre de la région nord-Cotentin, 80 000 tonnes de CO2 en 2007.

Qu’en est-il des centrales nucléaires elles-mêmes ? Pour fabriquer une centrale nucléaire, il faut énormément de béton, ce qui produit évidemment des gaz à effet de serre. Une centrale nucléaire réchauffe directement l’environnement, puisque le rendement d’une centrale est d’environ 30%. Les 2/3 de l’énergie qui sort du combustible sont perdus localement sous forme d’échauffement de l’eau et de l’air.

Par ailleurs, il y a une question qui n’est jamais traitée, sans que je sache pourquoi, c’est la question de la vapeur d’eau, qui est un gaz à effet de serre. Si on veut être scientifiquement juste, lorsqu’on parle du nucléaire, il faut que la filière nucléaire sorte un bilan carbone honnête et scientifique sur toutes ces étapes.

S’agissant des déchets, vous êtes également en désaccord avec les affirmations de la patronne d’AREVA ?
Selon Anne Lauvergeon, le nucléaire ne produit que de toutes petites quantités de déchets. Il faut quand même rappeler que la mine d’uranium représente une première étape particulièrement polluante dans la production nucléaire. Cette extraction produit des quantités énormes de déchets radioactifs.

On dénombre en France plus de 50 millions de tonnes de boues radioactives, résidus de l’extraction de l’uranium. On estime qu’il y en aurait plus de 35 millions de tonnes au Niger et 7,5 millions au Gabon. On ne peut pas appeler ça des petites quantités de déchets.

Comment se situe la CRIIRAD par rapport à des organisations militantes comme Sortir du nucléaire?

L’objectif de la CRIIRAD, c’est que l’opinion publique ait accès à l’information la plus fiable possible sur la radioactivité en général. La CRIIRAD est une commission de recherche qui se base sur des données scientifiques, sans se positionner pour ou contre le nucléaire.

Notre rôle est d’apporter une expertise sur l’impact de la radioactivité, et de fournir aux citoyens comme aux décideurs politiques une information la pus honnête possible. Tout est parti du mensonge de Tchernobyl, au lendemain duquel un groupe de citoyens a estimé nécessaire de disposer de moyens de mesures et d’expertises indépendants.

Comprenez-vous la politique nucléaire française réaffirmée récemment par Nicolas Sarkozy ?

Il ne faut pas laisser croire que l’énergie nucléaire est propre. Après, que les gens décident en toute connaissance de cause, en considérant les avantages et les inconvénients de chaque source d’énergie, qui ont toutes leurs aspects négatifs, c’est leur responsabilité.

Les politiques disposent-ils d’une information transparente dans ce domaine ?
On voit bien l’étonnement de certains politiques comme Jean-Louis Borloo après la diffusion d’une émission d’Elise Lucet sur la France contaminée, dans Pièces à conviction. Pourtant, l’impact des anciennes mines d’uranium en France, révélé sur France 3, est un problème que nous dénonçons depuis 16 ans».

Publié le 23-12-2009 Source : enviro2b Auteur : gaboneco


Environnement : Sherpa reçoit 80 000 euros d'AREVA


© D.R. Le PDG d'AREVA, Anne Lauvergeon, et le fondateur de Sherpa, maître William Bourdon

Environnement : Sherpa reçoit 80 000 euros d'AREVA
http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=16434
La polémique est lancée dans le milieu associatif depuis que Sherpa, le réseau de juristes fervent justicier des impunités de la mondialisation, a reçu 80 000 euros du géant français AREVA, contre qui il a engagé plusieurs procédures judiciaires pour dénoncer la situation environnementale et sanitaire sur ses sites de production au Niger et au Gabon. Si ces sommes ont été versées dans le cadre de la conduite des études de terrain sur les sites d'extraction d'uranium de la multinationale en Afrique, cet apport financier met sérieusement en doute la crédibilité l'ONG dans cette affaire.

Le doute plane désormais sur la capacité du réseau de juristes Sherpa a défendre les intérêts des populations locales dans l'affaire des répercussions sanitaires et environnementales de l'exploitation de l'uranium par AREVA au Niger et au Gabon.

L'ONG internationale, réputée pour ses virulents combats contre les multinationales et la défense des intérêts des populations lésées par la mondialisation, a récemment perçu la somme globale de 80 000 euros d'AREVA. La somme aurait été versée en deux fois sur le compte de l'ONG, en juin et novembre derniers.

La crédibilité du réseau de juriste emmené depuis 2001 par maître William Bourdon, ancien dirigeant de la Fédération internationale des droits de l'Homme, est donc sérieusement mise en péril par cette polémique, alors que depuis 2002, Sherpa et la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) multiplient les enquêtes au Niger et au Gabon pour dénoncer la situation sanitaire et environnementale autour des mines d'uranium du leader du nucléaire français.

Ces sommes auraient été perçues dans le cadre d'un accord conclu entre Sherpa et AREVA sur la mise en place d'une procédure d'indemnisation et d'observatoires de santé locaux. Pour mener à bien ce projet, Sherpa aurait demandé à AREVA de participer aux études sur le terrain, globalement évaluées 280 000 euros.

Un accord duquel s'était retiré le CRIIRAD qui doutait de sa crédibilité. L'ONG continue d'ailleurs jusqu'à aujourd'hui à dénoncer l'atténuation médiatique orchestrée par AREVA sur les répercussions sanitaires et environnementales de ses mines d'uranium au Niger et au Gabon.

Alors qu'il y a moins de trois ans, Sherpa accusait encore AREVA de mettre «en danger autrui», d'«homicides involontaires» et de «faute inexcusable», le versement de ces fonds vient remettre en doute sa capacité à défendre les intérêts des populations locales face aux moyens déployés par AREVA pour atténuer ce coup à son image.

Pour couronner le tout, le bilan financier de Sherpa ne joue pas en sa faveur. Financièrement sur la corde raide après avoir été débouté de leurs plaintes pour «Biens mal acquis» contre des chefs d'Etats africains, Sherpa a déjà du licencier sept de ses salariés. L'avocat et membre du conseil d'administration de l'ONG, Joseph Breham, avoue même que «c'était ça ou couler».

Publié le 05-01-2010 Source : l'express Auteur : gaboneco

Le Botswana demande à Tandja de partir


mardi 5 janvier 2010
Le Botswana demande à Tandja de partir
Le Botswana invite le président nigérien à démissionner
APA-Gaborone (Botswana) Le gouvernement du Botswana a exprimé mardi sa vive préoccupation au sujet de la dégradation du processus démocratique au Niger où le président Mamadou Tandja a prolongé de manière antidémocratique son mandat à travers un référendum anticonstitutionnel en août 2009.

Dans un communiqué de presse rendu public par le ministère des Affaires étrangères dans la capitale, Gaborone, le Botswana a également déclaré qu’il soutient pleinement l’appel lancé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) invitant le président Mamadou Tandja à démissionner et laisser le processus démocratique suivre correctement son cours.

Cet Etat de l’Afrique australe qui a critiqué dans le passé le leadership politique du président Robert Mugabe, soutient que l’action du président compromet non seulement les avancées sociale, économique, politique durement acquises par le Niger, mais aussi celles du continent.

Selon le Botswana, les actions du président Tandja constituent un revers pour la démocratie basée sur la transition régulière et pacifique du pouvoir politique et l’adhésion fidèle à l’ordre constitutionnel.

“Nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de condamner de telles actions et soutenir ouvertement le peuple du Niger. Le gouvernement du Botswana soutient le droit légitime du peuple nigérien à choisir démocratiquement son propre gouvernement », indique le communiqué de presse.
Publié par MAINA à l'adresse 5.1.10

"Le trafic d’armes et de drogues compense le déficit des donateurs »


El Khabar - 03/01/10
"Le trafic d’armes et de drogues compense le déficit des donateurs »
Interview exclusif à El Khabar, M.DAGUZAN
dimanche 3 janvier 2010

Quelle lecture faites vous des événements qui se sont produits au sahel et précisément ceux liés aux rapts de ressortissants occidentaux et de leurs conséquences ?

Trois éléments sont à prendre en compte : d’abord créer une situation d’insécurité pour tous les Occidentaux dans la zone sahélienne contribuant à renforcer l’image de l’AQMI à l’extérieur et dans les pays concernés ; ensuite se financer en espérant obtenir d’avantageuses rançons de la part des pays des ressortissants enlevés ; enfin, influer sur les ressources touristiques des pays du Maghreb et du Sahel en tuant le tourisme dans cette zone et donc avoir un moyen de pression sur les gouvernements.

Est-ce qu’il y a, selon vous, un lien entre les salafistes et les contrebandiers locaux qui travailleraient pour le compte d’alqaida dans le rapt des étrangers ? La collusion entre les terroristes et les trafiquants d’armes et de drogue s’expliquerait-elle par quelque chose de particulier ?

Depuis une quinzaine d’années, la mondialisation a aboli les barrières entre terrorisme et crime organisé. Des criminels peuvent utiliser le terrorisme (comme les cartels de la drogue en Amérique latine) pour dissuader les Etats de les combattre. Les terroristes recherchent également tous les moyens de financement possibles. Le crime est l’un d’entre-eux. Le trafic d’arme et le trafic de drogue rapportent beaucoup et permettent de compenser le déficit de donateurs - mode de financement devenu de plus en plus difficile en raison de la mise en place du contrôle des flux financiers illicites aux niveaux national et international.

L’Algérie a réussi à faire adopter une résolution au conseil de sécurité criminalisant l’acte de paiement de rançons aux terroristes ravisseurs. Les gouvernements occidentaux sont particulièrement visés parce qu’ils ont, par le passé, donné de l’argent pour libérer leurs otages. Cette résolution peut elle être dissuasive et/ou persuasive ?

C’est une question très difficile. On comprend qu’il faut éviter de payer. Mais il y a aussi la question des familles et de l’opinion publique (qui ne supporte pas de voir des otages retenus des années ou assassinés et filmés en direct). Les Etats et les entreprises ne communiquent que peu sur ce sujet sauf quelques pays qui admettent de payer. La France, d’une part ne communique jamais sur ce sujet et surtout cherche à éliminer les preneurs d’otages et récupérer la rançon si celle-ci a été versée (ex : l’intervention en Somalie après l’affaire du Ponant). Etablir une situation à priori comme le propose l’Algérie (appliquée aussi par d’autres pays) peut certes couper l’herbe sous le pied aux terroristes ; mais elle ne facilite pas les négociations potentielles qui peuvent s’engager et permettre de gagner du temps pour préparer une intervention armée. Le flou et l’incertitude semblent être des armes utiles dans ce domaine.

Pensez vous qu’on assiste ? une mutation de groupes terroristes organisé, ce que les américains appellent le "loup solitaire ; c’est-à-dire un courant de pensées d’individus extrémistes liés idéologiquement à Ben Laden et qui ont des comptes ? régler avec "les croisés" et les juifs ?

Depuis toujours, des individus ont des comptes à régler dans la société dans laquelle ils vivent ou résident. Le terrorisme a suivi des voies idéologiques différentes suivant les époques. Après le terrorisme politique puis pro palestiniens et proche oriental des années 1970-1980, on assiste à une autre développement avec des individus ou des groupes qui s’appuient sur une vision tronquée et déformée de l’islam dont ils se servent à des fins politiques ou sectaires (souvent les deux). Ils utilisent les images de situations où des Musulmans sont en situation de souffrance (Bosnie, Tchétchénie, Irak, Palestine, etc...) pour proposer le DJIHAD global. L’Algérie, plus que tout autre pays a souffert de cette dérive sectaire et apocalyptique et continue d’en payer le prix avec Al Qaida au Maghreb islamique. Le problème, d’une part de la mondialisation et de la "toile" Internet et, d’autre part, de l’affaiblissement de la structure initiale d’Al Qaida depuis 2001, est que des individus ou des cellules familiales ou amicales s’autoproclament membres d’Al Qaida et se lancent dans la voie du terrorisme en s’appuyant sur les serveurs radicaux du web qui proposent à la fois formation idéologique et, le cas échéant, technique.

Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris, dernier ouvrage : terrorisme(s), abrégé d’une violence qui dure, CNRS éditions. Paris 2006.

03-01-2010

mardi 5 janvier 2010

MALI-les Touareg se réunissent à Alger


Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 18:24 MALI-les Touareg se réunissent à Alger
Alliance démocratique pour le changement au nord du Mali :
Une trentaine de cadres se réuniront à Alger à partir de mardi

Plus d’une trentaine de cadres de l’Alliance démocratique pour le changement du nord du Mali se réuniront à Alger, du 5 au 10 janvier, apprend-on de source proche du mouvement. Une rencontre qui devra aboutir à l’adoption d’un calendrier pour la tenue d’un congrès réunissant tous les représentants touareg du nord du Mali, dans un avenir très proche.

Initialement prévue à Tamanrasset, avant la fin de l’année 2009, la conférence des cadres de l’Alliance démocratique pour le changement au nord du Mali, se tiendra à Alger du 5 au 10 janvier. Au moins une trentaine de cadres de ce mouvement prendront part à cette manifestation « pour mettre à plat les divergences internes afin de mieux consolider l’unité et l’intégrité nationales », a déclaré à El Watan, Hama Ag Sid Ahmed, porte-parole de l’Alliance. Selon ce dernier, « la conférence est devenue une nécessité pour exprimer la volonté de tous à dégager une solution juste et durable dans le but résoudre les différents problèmes récurrents qui affectent la région de Kidal ».
Durant les cinq jours, probablement plus, il est question également de faire le bilan de la situation au nord et faire le point sur les dispositions de l’accord d’Alger, signé au mois de juillet 2006, entre le gouvernement malien et l’Alliance sous l’égide de l’Algérie, dans le but de mettre fin à la rébellion touareg à Kidal. « Nous allons débattre tous les points de cet accord actuellement en panne, pour aboutir à une solution pacifique négociée, juste et définitive. Le débat portera aussi sur la situation au nord du pays, notamment le volet sécuritaire, avec l’implantation des groupes de l’Aqmi (Al Qaîda au Maghreb islamique) », a expliqué le porte-parole de l’Alliance.

Hama Ag Sid Ahmed a affirmé par ailleurs que cette conférence pourrait être prolongée, si les débats l’imposent du fait de la complexité de la crise. « Nous comptons nous préparer pour un congrès de réunification et pourquoi pas aller vers un nouveau parti politique. » Tout le monde est conscient de la difficulté que traverse la région de Kidal et de l’urgence d’une solution pour faire revenir la paix et la stabilité. Lors du forum qui s’est tenu à Kidal à la fin du mois d’octobre 2009, les notables touareg des régions de Kidal, Tombouctou et Gao, la population locale a voulu sceller l’unité et réitérer son attachement au dialogue. Une lettre de soutien à ce forum a été transmise par Ag Bahanga, le fondateur du mouvement. Elle a été lue par ses plus proches collaborateurs.

Un groupe de contact a été désigné pour faciliter les voies du dialogue avec l’Etat malien dans le but de créer un climat d’apaisement nécessaire à la reprise des pourparlers et à l’instauration de la paix. Une délégation du mouvement est venue à Alger solliciter l’implication des autorités dans les efforts de réactivation de l’accord d’Alger. « Nous n’avons jamais abandonné nos engagements. C’est la partie gouvernementale qui n’a pas respecté ses engagements. Nous avons interpellé tous les partenaires du Mali, dont l’Algérie en tant que facilitateur, pour faire pression sur Bamako afin que l’accord d’Alger soit mis en œuvre », a relevé le porte-parole de l’Alliance démocratique.

sur Elwatan

Protéger les pays pauvres contre les fonds vautours


Afrique en Ligne - 04/01/10
lundi 4 janvier 2010
Dans son rapport autorisant la ratification de l’accord de création de la facilité africaine de soutien juridique adopté par la Bad et signé par le Mali, la commission des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’intégration, au cours de la séance plénière du 12 novembre 2009 avait mentionné : ‘’ les pauvres, ça rapporte ! Cet axiome paradoxal recouvre pourtant une réalité cynique de la finance internationale.

Reprenant la pratique des sociétés d’investissement américaines spécialisées dans le rachat d’entreprises endettées pour les dépecer avant de les revendre, les fonds d’investissement se sont orientés à partir des années 90 sur le rachat des dettes des pays pauvres, très pauvres, les pays fragiles et ceux en situation de post conflit. Ce sont des fonds vautours. ‘’ Le rapport a ajouté que l’Afrique est depuis quelques années la proie préférée des fonds vautours. Ces fonds d’investissement privés, a-t-il signalé, extorquent en toute légalité des ressources financières vitales pour le développement des pays.

Le rachat se fait à bas prix, jusqu’à 80% de décote sur le montant initial, auprès de créanciers (très souvent des banques commerciales) qui souhaitent se délester d’une dette jugée irrécouvrable. Dans un second temps, a soutenu le rapport, le fonds vautour porte plainte contre l’Etat débiteur devant une ou plusieurs cours de justice afin d’obtenir le remboursement de la dette initiale, augmentée d’intérêts, de pénalités et de divers frais de justice. Cette pratique aurait rapporté plusieurs milliards de dollars à une quarantaine de fonds vautours, majoritairement anglo saxons.

Face à ce constat, a expliqué la commission, plusieurs voix se sont élevées pour trouver une parade définitive contre les fonds vautours. Il fallait, a-t-il mentionné, attaquer le droit par le droit à travers les facilités juridiques. La commission a indiqué que la création d’une facilité africaine de soutien juridique a été la seule réponse face à ce fléau. Le rapport a fait savoir que la facilité se concentrera essentiellement sur les litiges avec les fonds vautours et les transactions commerciales complexes dans des domaines ciblés.

Dans ce cadre, a-t-il ajouté, parmi les activités choisies figurent l’identification d’une expertise juridique, la mise à disposition d’une expertise autre que les services de recours en justice actuels, la création et la mise à jour d’un listing de cabinets juridiques et d’experts disponibles pour représenter les pays membres dans les litiges et la négociation de transactions commerciales complexes, sur la base de tarifs préalablement négociés, le renforcement des cadres juridiques, le développement de base de données et la mise à disposition des Etats de ressources financières en vue de les soutenir dans le procès.

La commission affirme que la facilité a le statut juridique d’institution internationale dont l’organisation et le fonctionnement sont régis dans l’Accord de création. Ce nouveau dispositif est destiné aux pays africains membres de la Bad qui en feraient la demande.

Baba Dembélé

Le Républicain du 04 Janvier 2010

Le médiateur de la CEDEAO propose un gouvernement de transition au Niger


APA - 04/01/10
Le médiateur de la CEDEAO propose un gouvernement de transition au Niger
lundi 4 janvier 2010


Le médiateur désigné de la CEDEAO pour la crise politique au Niger, l’ancien Chef d’Etat nigérian Abubakar Abdul Salami, a déroulé sa feuille de route, qui propose notamment le Président Mamadou Tandja comme chef de la transition à la tête d’un gouvernement d’ouverture, a appris APA lundi de sources proches du médiateur à Niamey.

Une source ayant requis l’anonymat a confié à APA que cette proposition sera examinée à partir de jeudi à Niamey, avec la reprise des pourparlers inter nigériens, interrompus, en raison de l’absence du médiateur Abdul Salami, rentré au Nigeria pour diriger les obsèques de l’épouse de l’ancien Président Ibrahim Babanguida, décédée fin décembre dernier.

Les deux parties, pouvoir et opposition, sont en possession de cette feuille de route, précise-t-on de sources proches de la médiation. La durée de cette transition, qui n’a pas été précisée, fera l’objet de débats à la reprise du dialogue le 7 janvier prochain.

L’opposition nigérienne, indique-t-on, proposerait également la création d’un organe législatif dénommé Conseil national de transition et une Commission des textes fondamentaux, qui aura pour tâche la rédaction d’une nouvelle Constitution, d’un code électoral ainsi que d’un nouveau statut de l’opposition.

Selon toujours l’opposition, les personnalités ayant dirigé la transition ne seront pas candidats aux élections qui seront organisées.

Pour le moment, pouvoir et opposition, se refusent de commenter la proposition du médiateur de la CEDEAO, qui espère ainsi rallier les forces politiques et les syndicats en vue de dénouer cette crise née de la décision du Président Tandja de se maintenir au pouvoir, alors que son second quinquennat devait expirer théoriquement en décembre dernier.

La tension politique au Niger a provoqué sa suspension en octobre dernier des instances de la CEDEAO, qui a également constater la « fin légale » du mandat du Président Tandja, lequel l’avait vivement critiquée.

Le 23 décembre dernier, Washington qui s’oppose au maintien au pouvoir du dirigeant nigérien, a officiellement suspendu son aide financière au profit de Niamey, imposant une interdiction de séjour aux USA aux hautes personnalités du pays.

L’UE, premier partenaire au développement du Niger, a aussi coupé son aide non humanitaire et invité Niamey à ouvrir un dialogue tendant à restaurer la démocratie.

DS/of/APA 04-01-2010

Spain negotiates with Abu Zeid a ransom of Five million Euros


Ennahar - 01 January, 2010
Spain negotiates with Abu Zeid a ransom of Five million Euros
Saturday 2 January 2010


Al-Qaeda in Islamic Maghreb (AQIM) claimed seven million dollars and the release of several of its members detained in Mauritania against the release of the three Spanish aid workers held hostage in Mali, said yesterday the newspaper El Mundo.

The Spanish Ministry of Foreign Affairs declined to comment on this information.

"AQIM seeks seven million dollars (4.8 million Euros, editor’s note) ransom for the three Spanish aid worker kidnapped on November 29" in Mauritania while delivering humanitarian aid in West Africa on board a convoy, wrote the Spanish newspaper, without citing sources.

El Mundo says the kidnappers of three Spaniards (Roque Pascual, 50, Albert Vilalta, 35, and Alicia Gamez, 35 years) also require "the release of a specified number of" AQIM activists held in Mauritania.

One of the Spaniards, Albert Vilalta, shot in leg during his abduction, "is well cared for" and his sate is "evolving positively," said on Wednesday the director of the NGO Barcelona Accio Solidaria Francesc Osan.

According to El Mundo, the Spanish government was informed of the kidnappers’ demands and the President of Mali, Amadou Toumani Touré, is "a fundamental role in the negotiations."

The President of Mali have sent in northern Mali, where the hostages were held in a desert region bordering Algeria, its consul in Saudi Arabia, Iyad Ag Gali, a former Tuareg rebel.

This would be in contact with a tribal leader from northern Mali to negotiate the release of three hostages in Spain, but also those of the French hostage, Peter Camatte, captured on November 26, and Italian Sergio Cicala and his wife Philomena Kabouree captured on December 18 by AQIM.

Based on information cross-checked a few days ago by AFP, at least three intermediaries try to secure the release of European hostages.

Ennaharonline/ M. O.