lundi 5 janvier 2009

Montbéliard Valentigney Voyage chez les Touaregs



Le 05/01/09 à 06:56 - Pierre Pelletier

Amoumoune Mohamed, dit Dodo, invité du président Gérard Zaurin. Photo Pierre Pelletier

Créée depuis avril 2008, l’association locale Imidiwen a fait découvrir la vie des nomades du désert

« Au cours d’une exposition-vente de bijoux et d’artisanat touareg ainsi que des aquarelles du peintre touareg Al Moustapha Tambo, venu de la région d’Agadez au Niger, le public très nombreux a pu découvrir pendant deux jours au siège de l’association, 1 rue Rouget de L’Isle à Valentigney, la vie de ces nomades plus connus sous le nom de Touareg ou hommes bleus » explique le président Gérard Zaurin.

Défendre leur culture

Gérard Zaurin, très gentil personnage, facile à reconnaître par sa tenue vestimentaire qu’il porte tous les jours, le boubou et la sèche, font de lui un véritable défenseur des coutumes d’un peuple qui vit difficilement dans le désert d’Afrique du Nord, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, l’Algérie et la Lybie et qui se trouve constamment face à des différents gouvernements qui tentent depuis des décennies de le sédentariser, en le privant d’une grande part de sa culture. « L’idée de créer cette association autour d’un projet amené à défendre ce peuple a eu du mal à aboutir, mais elle est née ; nous avons donc dû nous orienter vers des axes différents » explique Dodo.

Un peuple riche de coutumes

L’association Imidiwen a donc choisi parmi ces trois axes de s’orienter vers l’aide au développement touristique en organisant des voyages solidaires vers le Niger et l’Algérie dans un premier temps afin de faire découvrir le voyage autrement, découvrir la beauté des objets du quotidien, développer des liens de solidarité entre les peuples, se rencontrer, échanger, valoriser les savoir-faire ancestraux, développer un commerce plus équitable de l’artisanat africain.
Dans un second axe, l’association désire apporter son soutien au développement économique. « Dans ce peuple, ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir des bêtes perdent leur dignité, il nous faut donc aider les pauvres, cette population est très attachante » conclut le président.

Pierre Pelletier

[Presse] GQ publie un reportage sur la rébellion touareg




05/01/09 par : Jocelyn Chavy

Une fois n'est pas coutume, c'est du côté de la presse masculine que l'on vous invite. Rares sont les journalistes à parler de cette guerre oubliée, celle des Touaregs au Niger et dans le Nord-Mali, et encore plus rares sont - malheuresement - les magazines à publier leurs reportages. C'est pourtant à lire dans GQ de ce mois de janvier, l'immersion du photojournaliste suisse Philippe Dudouit dans la "zone grise" du Sahara, où se débattent les rebelles touaregs du MNJ pour faire valoir leurs droits.
Le récit d'un conflit à ne pas oublier.

GQ Janvier 2009, en kiosques.
Quelques photos du reportage sont visibles également sur le site du photojournaliste : phild.ch

Communiqué de presse d’Areva : "AREVA va exploiter le gisement minier d’Imouraren"


Service de Presse Areva-05-01-09

Paris, le 5 janvier 2009

Niger : AREVA va exploiter le gisement minier d’Imouraren

Le gouvernement du Niger et Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d’AREVA, ont signé aujourd’hui à Niamey la convention minière attribuant à AREVA le permis d’exploitation du gisement minier d’Imouraren.

Cette étape couronne trois ans de travaux de recherche et de développement du gisement et intervient à l’issue d’un processus approfondi de validation des aspects industriels, sociaux et environnementaux du projet proposé au Niger.

A l’occasion d’un entretien avec son Excellence Mamadou Tandja, le président de la République du Niger, Anne Lauvergeon a exprimé la fierté du groupe AREVA de renforcer ainsi son partenariat historique avec le Niger qui a commencé il y a un demi-siècle.

L’accord prévoit une répartition capitalistique de 66,65 % pour AREVA et de 33,35 % pour l’Etat du Niger dans la société créée en vue de l’exploitation du gisement.

Avec une production à terme estimée à 5 000 tonnes par an pendant plus de 35 ans, un investissement initial de plus de 1,2 milliard d’euros (800 milliards de francs CFA) et la création de près de 1 400 emplois directs, l’exploitation du gisement d’Imouraren est le plus grand projet industriel jamais envisagé au Niger. Imouraren est la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique et la deuxième du monde. Le démarrage de sa production à l’horizon 2012 permettra au Niger de doubler sa production actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs d’uranium.

Outre l’apport financier généré par l’exploitation minière, AREVA poursuivra et renforcera la politique qu’il mène en faveur du développement socio-économique du Niger. Déployées au sein de structures impliquant toutes les parties prenantes des projets, ces actions concernent les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation, des transports et de l’accès à l’eau et à l’énergie des populations locales. Elles représentent pour les cinq prochaines années un engagement financier évalué à 6 millions d’euros par an.

Marie Julien Duperray
Pauline Briand
T : 01 34 96 12 15
F : 01 34 96 16 54
press@areva.com

Une cérémonie d’accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu ce lundi à Kidal, comme prévu .


AFP-05-01-09
Une cérémonie d’accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu ce lundi à Kidal, comme prévu dans l’accord d’Alger

lundi 5 janvier 2009

BAMAKO, 4 jan 2009 - Une cérémonie d’accueil de plusieurs centaines de rebelles touareg favorables au processus de paix aura lieu lundi à Kidal (nord-est du Mali), comme prévu dans l’accord d’Alger, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

"Plusieurs centaines de rebelles touareg, membres de l’alliance pour la démocratie et le changement (ADC), rentrent à Kidal pour participer au processus de paix", a déclaré dimanche à l’AFP, le ministère malien de l’administration territoriale. "Initialement, le début des cérémonies était prévu pour aujourd’hui (dimanche). Mais à cause de réglages de dernière minutes et de raisons logistiques, la cérémonie est reportée à lundi", a précisé la même source. L’ambassadeur d’Algérie au Mali, médiateur en chef dans la crise au nord, et le ministre malien de l’administration territoriale, le général Kafougouna Koné, participeront à la cérémonie d’accueil. Le groupe rebelle dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, contre lequel l’armée malienne a affirmé vendredi avoir lancé une brève "offensive" dans le nord du pays, ne participe pas au processus de paix.

Une réunion du comité de suivi de l’accord d’Alger s’est achevée dans la nuit de samedi à dimanche, pour fixer les modalités de retour des rebelles. Le comité de suivi de l’accord d’Alger est composé de représentants du gouvernement malien, d’ex-rebelles touareg et du médiateur algérien. Ce dernier a sollicité dimanche, l’arbitrage du président malien, sur des détails concernant les conditions de retour des rebelles.

L’Alliance pour la démocratie et le changement (ADC) est l’appellation sous laquelle s’étaient présentés les rebelles touareg du Mali après l’attaque le 23 mai 2006 d’un camp militaire à Kidal. En juillet 2006, ils avaient signé un accord de paix à Alger avec le gouvernement malien. L’année suivante, Ibrahim Ag Bahanga, lui aussi signataire de ces accords, avait fait dissidence avant d’être suivi par d’autres groupes rebelles, entraînant un enlisement du processus de paix.

AFP

Dégradation de la situation au nord Mali : Vers une guerre civile intercommunautaire ?


Le Républicain-05-01-09
lundi 5 janvier 2009

Les attentats perpétrés à Gao, le 1er Janvier 2009 constituent un signe évident d’une détérioration de la situation au nord de notre pays. Ils arrivent dans un contexte général qui était déjà compliqué. Que fait l’Etat pour conjurer la menace d’une guerre civile entre les communautés ?

Plusieurs raisons expliquent qu’on n’est pas loin de l’embrasement général, si des mesures adéquates ne sont pas prises.

D’abord depuis l’attaque de Nampala, le 20 décembre 2008, c’est une véritable psychose qui s’est installée dans toute la bande sahélienne. Ensuite de l’autre côté, le Colonel El Hadj Gamou est lancé à l’assaut d’un groupe armé rebelle dans la zone de Tessalit et Aguel Hoc.

Pendant ce temps Bahanga continue ses revendications et poursuit ses activités militaires. Aussi, à l’expectative des populations de Fafa et Ansongo qui n’ont pas digéré l’arrestation et la détention des membres du Gandaïso et du Lieutenant Amadou Diallo, viennent s’ajouter les rumeurs de reprise des activités du Ganda Koy (mouvement armé des sédentaires dans les années 90) et celles sur l’existence de milice Imrad. “Last but not least”, l’entrée en scène des milices arabes pour combattre les rebelles touareg. Comme on le voit, tous les ingrédients pour une guerre civile intercommunautaire sont réunis aujourd’hui au nord. Où est l’Etat pour conjurer cette menace ?

Les attentats de Gao ont visé des personnalités, certes proches du président de la République, mais qui appartiennent tous à la communauté Imrad.

L’influence de ces personnalités sur la gestion du nord et la marche de l’Etat dans le nord sont décriées. Appartient à cette communauté, le Colonel El Hadj Gamou dont l’intervention avait suscité des récriminations. En octobre 2008, une personnalité du nord a tenu au Républicain les propos suivants : « ceux qui veulent transposer la situation de Kidal à Ansongo, Fafa et Gao doivent savoir que nous ne l’accepterons jamais.La colonisation est finie. Nous voulons vivre paisiblement et non comme des personnes asservies. Je vous parle d’un lobby dont la direction est constituée du gouverneur de Gao, Amadou Baba Touré, du commandant de zone, El Hadj Gamou, du conseiller national Azaz, du directeur de l’ADN, Mohamed Ag Mahmoud dit Aklinine et du maire de Tin-Hamma et président de la chambre d’agriculture, Mahamoud Ag Hattabo. Ce lobby, piloté depuis Bamako par Assarid Ag Imbarcawane, veut mettre sous sa coupe les populations de la région. » (Républicain n° 2713 du mercredi 08 Octobre 2008).

Le rôle du Gouverneur est pour le moment inconnu. Des gens l’accusent d’être une personnalité Imrad. Celui qui est chargé de conduire la guerre contre la rébellion est certes un officier touareg, mais différent de la communauté des Bahanga.

Par ailleurs, on apprend qu’un Colonel d’origine arabe, Abdrahmane Ould Medhou, ancien Officier du Front Islamique arabe de l’Azaouad (FIAA) a pris la tête d’une colonne chargée de réduire les rebelles touareg. B. Daou

dimanche 4 janvier 2009

Pratique de bouclier humain et de la terre brûlée


dimanche 4 janvier 2009

Le début de cette année 2009 coïncide avec l’amplification des exactions sur les populations civiles du Nord de notre pays : les Forces Armées "Nigériennes" (FAN) innovent et multiplient les pratiques de destruction dans la zone de conflit.

En ces premiers jours de la nouvelle année 2009, les populations des vallées de TIDENE, TAMAZLAKH, JIKKAT, etc., ont été l’objet des nombreux enlèvements et séquestrations.
Parmi les victimes on dénombre des vieillards (hommes et femmes) et des enfants dont certains furent abandonnés après tortures et humiliations.

D’autres, les moins chanceux, sont par contre gardés par les unités motorisées des FAN qui continuent de sillonner lesdites vallées.
Ces personnes sont utilisées comme bouclier humain contre toute réaction du MNJ.
Entre autres personnes aux mains de ces unités, il y a :
- Moussa ag Mohamed Mokhtar, enseignant, arrêté à Tezirzaït, dans la vallée de Tidène,
- Midi ag Ighlass, religieux, arrêté dans la vallée de Tidène,
- Moun-ner ag Kadi, éleveur, arrêté dans la vallée de Tidène,
- Bouya ag Bal-la, un malade mentale, arrêté dans la vallée de Tidène,
- Bal-la, père du même Bouya ag Bal-la, arrêté le lendemain de l’arrestation de son fils. Lui aussi a été arrêté dans la vallée de Tidène,
- Mouhamad Ag Iyana, forgeron de sa localité, arrêté en même temps que Bala, le père de Bouya ag Bal-la.

Ces otages des FAN courent le plus grave danger en ce moment d’où la nécessité d’une prompte réaction de l’opinion internationale pour sauver leur vie pendant qu’il en est encore temps.

Consécutivement à ces prises en otage, des nombreuses familles ont fui leurs campements de peur d’être elles aussi objet d’enlèvement par les militaires : Elles errent sous le froid et les vents. Leur bétail sans aucune garde et dont une partie est abattue par les militaires s’est dispersé dans la nature.

Parallèlement à ces drames, des hélicoptères MI-35 de l’armée "Nigériennes" ont mené des attaques contre le lieu saint de AGALANGHA et ses environs causant ainsi des incendies qui ont provoqué des dégâts incalculables pour les populations civiles habitant dans la zone.

Le Mouvement.

Rétrospectives de l'année 2008/Sarkozy, Kadhafi, l’uranium et le Niger



International

Sarkozy, Kadhafi, l’uranium et le Niger
Depuis quelques mois, le Niger, un des plus pauvres pays du monde - qui est pourtant le troisième producteur mondial d’uranium - est aux prises avec une rébellion régionaliste touarègue. Le gouvernement de Mamadou Tandja accuse Kadhafi et la firme française Areva d’instrumentaliser les insurgés. Plongée dans une crise bien plus stratégique qu’il n’y paraît à première vue.
Quand on évoque le Niger, vaste pays désertique situé à la lisière entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique du Nord, quelques clichés s’entrechoquent dans les esprits étrangers. Selon l’endroit où l’on se trouve et nos centres d’intérêts, l’on pense instinctivement à certaines étapes du Paris-Dakar, au cheptel qui fournit lait et viande à de nombreux Ouest-Africains, aux images de gamins décharnés victimes de la famine certaines années, aux Touaregs, « hommes bleus » mystérieux vivant dans les sables, qui ont fasciné les explorateurs et inspirent aujourd’hui poètes et rédacteurs de guides touristiques.
Ils sont peu nombreux, ceux qui évoquent d’emblée l’uranium, matière première incontournable de l’industrie nucléaire, dont le Niger est pourtant le troisième producteur au monde. Ils sont tout encore moins nombreux à penser « pétrole » quand ils pensent « Niger ». Pourtant, selon des sources bien informées, des documents cartographiques de compagnies pétrolières occidentales mentionnent, depuis de nombreuses décennies, de très gros gisements de pétrole dans un Niger septentrional dont l’enclavement a sans doute constitué, par le passé, un handicap difficile à surmonter.

C’est justement dans ce nord du Niger à la richesse minéralière indiscutable qu’une rébellion dénommée Mouvement des nigériens pour la justice (MNJ) s’est déclenchée en février 2007. Le MNJ, comme les autres mouvements rebelles qui se sont signalés au Niger depuis le début des années 1990, affirme défendre la cause des nomades touaregs, qui seraient persécutés par les gouvernements « sudistes » successifs. Il faut préciser que le Niger est généralement considéré en Afrique comme une démocratie en voie de consolidation, où les scrutins électoraux se déroulent relativement bien, et où la liberté de la presse est globalement respectée - même si, à juste titre, des voix au sein de la société civile et de l’opposition contestent des choix de gouvernance et la corruption des élites.

Qui se cache derrière le MNJ ? En tout cas, depuis plusieurs mois, les relations diplomatiques, entre d’une part le Niger et d’autre part la France et la Libye, sont mises à mal. Niamey accuse, à mots plus ou moins voilés, la firme française de nucléaire Areva et le guide de la révolution libyenne, Muammar Kadhafi, d’appuyer le MNJ.

Pourquoi Niamey accuse Areva et Kadhafi

Le réquisitoire de Niamey se fonde sur un certain nombre de chefs d’accusation. Areva aurait financé le MNJ par un certain nombre de moyens. Ainsi, des documents bancaires, publiés par le journal La Hache nouvelle prouveraient que la multinationale française a viré sur le compte d’un commandant de peloton des forces nigériennes dans le Nord - qui allait rejoindre le MNJ quelques semaines plus tard - une somme de 57 330 702 FCFA (environ 80 000 euros). Par ailleurs, les autorités nigériennes accusent des agents d’Areva d’avoir fait preuve de complicité dans le « vol », par les rebelles, de véhicules tout-terrain et d’argent, lors d’une attaque sur le site minier d’Imouraren - toujours dans le nord du pays. De plus, le MNJ demande le départ de « sa » zone de toutes les compagnies d’exploration à l’exception... d’Areva. Le gouvernement nigérien a déjà expulsé deux responsables de la compagnie française. Gérard Denamur, responsable chargé de la sécurité à Imouraren, et Dominique Pin, directeur général d’Areva Niger. Pour la petite histoire, Dominique Pin, qui a quitté la diplomatie française début 2007, était le n° 2 de l’ambassade de France en Côte-d’Ivoire lors du déclenchement de la rébellion dans ce pays. C’est chez lui que résidait l’opposant Alassane Ouattara - accusé d’être l’inspirateur de cette rébellion par le camp présidentiel - durant les premières semaines de la crise...

Au Niger comme en Côte-d’Ivoire, la couverture de la crise par Radio France internationale irrite les dirigeants, qui ont interrompu sa diffusion en FM dans le pays.

La presse progouvernementale nigérienne ne porte pas de gants pour accuser Muammar Kadhafi. C’est que la Libye revendique depuis quelques mois 30 000 km2 de territoire nigérien (des km2 très riches en pétrole et en uranium). De plus, le leader libyen s’est fait proclamer en avril 2007 « leader des sultans touaregs ». Le tambour du grand sultan, symbole de pouvoir absolu chez les touaregs, lui a été remis. Quand en plus Ibrahim Bahanga, un chef rebelle touareg du Mali un peu trop bavard, évoque des liens étroits entre les insurgés des deux pays, qui date d’entraînements militaires en Libye - vieux, il est vrai, de vingt ans -, la coupe semble pleine.

Vue de Niamey, la nouvelle idylle entre Nicolas Sarkozy et Muammar Kadhafi apparaît forcément troublante. Ainsi du rapprochement stratégique entre Paris et Tripoli dans le domaine du nucléaire : la France va vendre à la Libye des technologies qui lui permettront d’acquérir un réacteur nucléaire à « usage civil ». Nicolas Sarkozy a évoqué « la recherche avec les Libyens pour savoir s’il y a des ressources en uranium en Libye ». « On en a trouvé au Niger. Le contexte géologique est le même. Areva a besoin d’uranium », a-t-il ajouté, estimant les stocks d’uranium libyens actuels à plus de 1 600 tonnes. S’il ne trouve pas assez d’uranium en Libye pour faire tourner les futures centrales de Kadhafi, le tandem franco-libyen ne serait-il pas tenté d’aller se servir dans un Niger plus ou moins annexé par son riche voisin ?

C’est que la polémique entre Areva et le Niger n’est pas circonstanciée. Elle est aussi vieille que l’Etat nigérien lui-même. Elle est centrée autour d’une question : quel doit être le mode de partage des revenus tirés du yellowcake extrait de ce pays sahélien ?

Le pacte colonial au cœur de la crise franco-nigérienne

Nicolas Sarkozy avait affirmé au cours de sa campagne électorale que la France n’avait pas économiquement besoin de l’Afrique. La question nigérienne met pourtant en lumière les énormes intérêts stratégiques de Paris dans son pré carré.

Tout remonte au 24 avril 1961, un an après les indépendances de nombreux pays francophones d’Afrique subsaharienne. A Paris, quatre hommes signent un accord de défense. Il s’agit de Michel Debré (qui représente la République française), de Félix Houphouët-Boigny (président de la Côte-d’Ivoire), de Hubert Maga (président du Bénin, alors appelé Dahomey) et de Hamani Diori (président de la République du Niger). En annexe de cet accord, quelques phrases d’une importance capitale.

« Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après :
Article 1 : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent :
- Première catégorie : les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
- Deuxième catégorie : l’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.
Cette liste pourra être modifiée d’un commun accord, compte tenu des circonstances.
Article 2 : La République française informe régulièrement la République de Côte-d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger de la politique qu’elle est appelée à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial.
Article 3 : La République de Côte-d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger informent la République française de la politique qu’elles sont appelées à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques et des mesures qu’elles se proposent de prendre pour l’exécution de cette politique.
Article 4 : La République française est tenue informée des programmes et projets concernant l’exportation hors du territoire de la République de Côte-d’Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l’article premier.
En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte-d’Ivoire, la République du Dahomey et de la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle. »

Selon ce texte, avant de décider de quoi que ce soit dès qu’il s’agit d’exploitation du pétrole, du gaz, de l’uranium et d’autres matières premières stratégiques, ces trois pays africains doivent informer l’ancien colonisateur, à qui ils réservent par priorité les ressources de leur sous-sol.

Ce contrat d’exclusivité relative a souvent été considéré comme la contrepartie du soutien militaire français aux régimes politiques installés après l’indépendance. Pourtant, l’accord de défense ne donne aucune obligation explicite à la France en cas d’agression intérieure ou extérieure des Etats africains co-contractants. Ainsi, l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny a bénéficié, durant son long règne, de la protection des troupes françaises tandis que le Nigérien Hamani Diori a été renversé par un putsch en 1974. A la base, une famine dans le pays qui attise les mécontentements, et une « crise de l’uranium ». Face aux besoins de son pays, Hamani Diori demande une contrepartie plus élevée à la France... qui se braque. « En 1969, la France propose d’enlever l’uranium uniquement à prix fixe, au titre d’une aide au développement. Une compensation d’un milliard de F CFA (20 millions de FF) est attribuée au Niger. Le président Hamani Diori se rendant compte tardivement de la duperie, demande une association entre les deux (2) pays. Le CEA et la COGEMA sont en désaccord. La Société des mines de l’Aïr (SOMAIR) est constituée. Le CEA dit avoir sous-estimé les investissements et demande une participation de 5 000 actions au Niger qui refuse. Le Niger se rapproche de la France pour trouver un équivalent en pétrole pour fixer un prix plus juste : une (1) tonne d’uranium correspondrait à dix (10) mille tonnes de pétrole. Une demande de valorisation de l’indemnisation est refusée. La France fomente un coup d’Etat en 1974 qui renverse le président », raconte Serge Guero dans le Bulletin du réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB) du Niger. Un récit qui rejoint celui fait par l’Américain Samuel Decalo dans un ouvrage de stratégie publié en mars 1978 et intitulé Coups and Army Rule in Africa : Studies in Military Style.

Ce « péché originel » de la relation franco-nigérienne renforce forcément les suspicions. Quand la démocratisation arrive en 1990, le Niger, pays le plus pauvre de la planète, ne renégocie pas ses accords avec l’industrie nucléaire française. Mais la société civile est de plus en plus offensive. En 2001, elle accuse la Cogema de négliger les préoccupations écologiques et de nuire à la santé des mineurs et à l’environnement. Des accusations dont la pertinence a été confirmée par des enquêtes de la Commission française de recherche et d’information Iindépendantes sur la radioactivité et d’associations de la société civile en France.

Mondialisation oblige, le Niger vient de libéraliser le marché de l’uranium. Le pays s’est ouvert à des firmes chinoises, au groupe australien Rio Tinto et à certains intérêts sud-africains. Le gouvernement nigérien s’est rapidement plaint de l’attitude peu coopérative d’Areva, qui refuserait de lui remettre la carte minière du pays. Areva, qui gère ses mines et ses usines sur place à travers deux filiales, la Somaïr - où le groupe français est majoritaire à plus de 63 % -, et la Cominak - où il détient 34 % du capital, et cohabite avec l’Etat nigérien et des intérêts japonais et espagnols - estime de son côté avoir montré son sérieux, en promettant des investissements de plus de 700 milliards de F CFA (plus d’un milliard d’euros). Les couteaux s’aiguisent, dans un contexte où les cours de l’uranium ont été multipliés par dix depuis 2003 et où le Niger fournit à Areva la moitié de sa production d’uranium.

Vers un conflit ouvert « à l’ivoirienne » ?
Comment Paris et Niamey vont-ils gérer ce conflit larvé ? Des manifestations patriotiques dénonçant à la fois « l’impérialisme français » et « l’impérialisme libyen » se sont déroulées dans plusieurs villes du pays. Le président français, que l’on a connu plus offensif - voire agressif - temporise. Ainsi, à l’annonce de l’expulsion de Dominique Pin, Nicolas Sarkozy, qui se trouvait à Libreville, au Gabon, a annoncé qu’il prendrait une "initiative" dans "les jours qui viennent" pour régler le contentieux entre l’Etat nigérien et Areva.

« Nous essayons de démêler les fils, de voir ce qu’il s’est exactement passé (...) Ce n’est pas la première crise que connaît le Niger. Je fais toute confiance aux autorités démocratiques du Niger pour surmonter cette crise (...) Je ne voudrais rien dire qui complique une situation qui l’est déjà suffisamment, le Niger étant un pays important pour nous, puisque ce sont les principaux producteurs d’uranium militaire, d’où la présence d’Areva sur place », a dit Nicolas Sarkozy.

La presse nigérienne fait état, ces derniers jours, de tractations au sommet. Il est question d’une rencontre ce lundi 6 août entre Aïchatou Mindanaou, chef de la diplomatie nigérienne, et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères. Il est encore possible d’éviter le type de guerre de nerfs qui a opposé Paris et Abidjan durant l’ère Chirac.

Des leçons pour l’Histoire

Les événements de ces dernières semaines au Niger constituent en tout cas un bon matériau de réflexion à la fois pour les dirigeants français et pour le leadership africain. En France, la perception de l’Afrique est très négative. On la voit par le prisme migratoire ou à travers la lucarne humanitaire. Pourtant, l’Afrique est stratégique et elle a les moyens aujourd’hui de faire monter les enchères. Si le président nigérien décide de rompre avec la France, cela aura des conséquences énormes pour le nucléaire français. Pendant toute la période post-indépendances, l’Afrique (grâce à son uranium et à son pétrole) a permis à Paris de garantir son indépendance énergétique et de faire des très grosses marges qui lui ont permis de se remettre des brûlures de la Seconde Guerre mondiale. Elle estime aujourd’hui avoir peu reçu en retour. Au lieu de faire de l’ethnologie facile, comme Nicolas Sarkozy à Dakar, il faut donc remettre à plat les anciens schémas de la « Coopération » en se disant de toute façon que, dans un climat concurrentiel, les Africains échangeront de plus en plus leurs fabuleuses richesses naturelles contre des technologies à forte valeur ajoutée, et non contre un soutien bien relatif à des dirigeants souvent discrédités. L’Inde, par exemple, l’a bien compris et ne fait qu’avancer sur le continent.

Par ailleurs, les dirigeants africains doivent bien se convaincre que les rébellions sont à décourager, tout simplement parce qu’elles sont une arme que les nations riches instrumentalisent pour mieux affaiblir les Etats pauvres, et diminuer leur marge de manœuvre dans les négociations économiques. L’on se souvient que la diplomatie nigérienne s’était montrée bien empressée à l’idée d’imposer au président ivoirien Laurent Gbagbo des négociations avec ses rebelles à lui. Y a-t-il des bonnes rébellions (chez les voisins) et de mauvaises rébellions (chez soi) ?

Plus que jamais, les dirigeants africains doivent se persuader que la démocratie et la gestion constitutionnelle des différends est une protection morale (toute petite soit-elle) contre les intérêts puissants qui ont intérêt à exacerber les contradictions du continent noir. Le Niger apparaît ainsi bien mieux prémuni contre des aventures ambiguës que le Soudan d’Omar El Béchir - quand bien même il est vrai que les pays occidentaux soutiennent, contre le droit international, les rebelles du Darfour.
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par Théophile Kouamouo

L’Europe a mal à son nucléaire


L’Europe a mal à son nucléaire
Après le feuilleton des fuites d’uranium de cet été, suivi par les malfaçons sur l’EPR finlandais, voici venu le tour de la Belgique et de l’Espagne.


Le 24 août dernier, un incendie s’est déclaré dans la centrale nucléaire Vandellos II en Catalogne, au nord-est de l’Espagne.
La centrale est maintenant à l’arrêt.
L’ANAV (Association nucléaire asco-vandellos) était déjà montrée du doigt, accusée de ne pas avoir correctement informé les autorités d’une fuite survenue en novembre 2007.
« L’incident » n’avait été rendu public que cinq mois après.
Le Conseil de sûreté nucléaire a déclaré :
« Il faut mettre un terme au manque de sécurité dans les centrales nucléaires espagnoles ».
Cet incident est le trentième depuis le début de l’année.
« Nous allons faire un inventaire complet et approfondi des incidents et des risques qui persistent. Nous serons intraitables », a conclu le CSN.
C’est maintenant au tour de la Belgique.
Elle vient d’essuyer un grave accident classé 3 sur une échelle qui en compte 7.
Cela s’est passé sur le site de l’institut des radioéléments (IRE) de Fleurus, près de Charleroi.
De nouveaux prélèvements ont révélé que la fuite d’iode radioactif qui s’est produite le week-end dernier est plus importante qu’initialement estimée.
Jean-Luc Borremans, bourgmestre de Fleurus a averti le 29 août la population par des annonces faites par haut-parleurs, recommandant de ne pas consommer fruits et légumes du jardin.
On se souvient que, cet été, c’est en France que l’uranium fuyait de tous les côtés au Tricastin.
Malgré les tentatives d’AREVA de tenter « d’éteindre le feu médiatique », les populations avoisinantes ne sont pas rassurées, et 140 dossiers de réclamation ont été déposés.
AREVA a donc mis la main à la poche, et a engagé 33 millions pour la rénovation du site.

Mais le message ne passe plus : les vignerons du coteau du Tricastin ont décidé de débaptiser leur vin.

Les nappes d’eau ont été polluées, et on apprend quelques semaines après la première fuite, que celle-ci n’est pas à l’origine de la pollution.
Il s’agirait d’une pollution bien plus ancienne.
La CRIIRAD, association formée d’experts indépendants, pointe du doigt un dépôt nucléaire et militaire qui est stocké sur ce site en toute illégalité depuis trente ans, recouvert d’un peu de terre, pour tenter de passer inaperçu.
Pour la CRIIRAD, il est probable que ce dépôt de 760 tonnes de déchets nucléaires soit responsable de la pollution, et AREVA s’est engagé à le déplacer.
Au Tricastin, l’immobilier bat de l’aile, et les riverains tentent tant bien que mal de vendre leur maison.
Mais les prix ont chuté, et les acheteurs ne sont pas au rendez-vous.
Récemment, la Finlande, qui a acheté un EPR (réacteur de la dernière génération) commence à douter.
Greenpeace a dénoncé des malfaçons.
AREVA tente de désamorcer la crise, mais la Finlande vient de décider de refaire expertiser les soudures.
De plus, la facture a explosé passant de 3 à 4,5 milliards, devant l’inévitable progression des prix du pétrole, annoncée depuis longtemps par des scientifiques
http://www.reopen911.info/11-septembre/oil-smoke-mirrors-vo-st-fr/

Le nucléaire que notre cher président tente de vendre en Chine, à Kadhafi, et ailleurs ne semble plus avoir si bonne presse.
Alors que des études ont démontré que la France pouvait se passer du nucléaire et du pétrole, sans pour autant se priver, pourquoi continuer à s’entêter à promouvoir une énergie dangereuse qui produit des déchets dont personne ne veut ?
Car comme disait un vieil ami africain :
« Le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits ».

source /Agoravox

Ghrib conduit une réunion entre les parties de la crise au Mali


H. Yes/ Rubrique Traduction El Khabar 04-01-2008
dimanche 4 janvier 2009

Il nous a affirmé, par téléphone, qu’il travaille à imposer le respect de l’accord d’Alger

M. Abdelkrim Ghrib, Ambassadeur de l’Algérie au Mali et médiateur dans la crise, a révélé qu’une rencontre entre le Gouvernement Malien et l’opposition armée sera organisée aujourd’hui afin de les pousser à revenir à l’accord de paix qui a été violé depuis sa naissance en Algérie, le 4 juillet 2006.

Contacté par téléphone, M. Ghrib a indiqué à El Khabar, de Bamako, qu’il organisera de nouveaux pourparlers entre les représentants du Gouvernement Malien, d’une part, et le commandement de l’Alliance pour le Changement dans le Nord du Mali, d’une autre. Ces derniers auront lieu, aujourd’hui, dans la région du Kidal au Nord du Mali. L’Ambassadeur a expliqué que le but de cette rencontre est de « réunir les parties en conflit au tour de la table des négociations, suite à la recrudescence de la violence dans la région. Elle vise, ensuite, à les pousser à revenir à l’accord de paix d’Alger et à continuer son application sur le terrain, ce qui est, explique M. Ghrib, la seule assurance de rétablir la sécurité au Mali. »

Le médiateur entre les deux parties de la crise a affirmé que le leader de l’ « Alliance », Ibrahim Agh Bahanga sera absent, sans justifier cela. Contacté également par téléphone, le porte-parole officiel de l’Alliance du Nord du Mali pour le Changement, M. Hama Ag Sid Ahmed a expliqué que le commandement de l’Alliance pour le Changement Nord Mali n’a pas reçu une invitation pour participer à cette réunion. Il a ajouté que cette réunion se tiendra, en réalité, entre le Pouvoir central et les autorités locales à Kidal.

04-01-2009 Par H. Yes/ Rubrique Traduction

Discours de Nouvel An du Président du MNJ


samedi 3 janvier 2009

CHERS COMBATANTS,
CHERS CONCITOYENS,

Aujourd’hui, 1er Janvier 2009 nous entamons notre troisième année de lutte pour l’appel à la justice sociale dans notre pays.

Les autorités Nigériennes et leur armée ont utilisé tous les moyens de l'État pour minimiser notre combat.
Ce fut un échec sur le plan militaire et politique car le peuple Nigérien dans toute sa diversité a compris que le MNJ constitue à ce jour la seule force qui s’oppose à l’usurpation des acquis démocratiques arrachés de haute lutte et à l’instauration de l’impunité comme mode de gouvernance dans notre pays.

Chers combattants, nous entamons une année décisive avec des enjeux politiques importants pour notre pays et nous devons veiller à ce que notre lutte ne serve pas de prétexte pour violer la constitution et prendre en otage le Niger.

Le régime en place à Niamey a mis la région d’Agadez sous embargo et a donné carte blanche à son armée pour intimider, torturer, arrêter et tuer des paisibles citoyens du fait de leur appartenance ethnique et régionale.

Les déclarations incendiaires et les annonces des pseudos désertions dans nos rangs n’entameront en rien la détermination des combattants de la Justice.

Nous sommes parfaitement informés des offensives terrestre et aérienne qui se préparent pour affronter nos bases.
Et, les combattants sont prêts et les attendent de pied ferme.

Par ailleurs, je saisis cette occasion pour réitérer notre solidarité aux familles des deux diplomates canadiens et leur chauffeur nigérien disparus le 14 décembre dernier aux environs de Niamey, ainsi qu’à l’Organisation des Nations Unis dont ils sont les représentants au Niger.

Nous souhaitons de tout cœur qu’ils soient retrouvés sains et saufs et affirmons que notre mouvement met tout en œuvre pour aider à les retrouver.

Chers combattants,
Chers sympathisants,

La lutte pour la restauration de nos droits fondamentaux justifie les sacrifices que vous avez consentis.
La lutte armée constitue le seul moyen de combattre la dictature et la tyrannie.
Le MNJ est à l’heure actuelle un mouvement armé mais entend jouer un rôle sur l’échiquier politique au service de la nation car la lutte armée n’est pas notre finalité.

Je vous présente mes encouragements.

Que l’Année 2009 soit pour nous une année de victoire pour la consolidation de la démocratie dans notre pays.

Je vous remercie.

Aghali ALAMBO,
Président du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ)

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 3.1.09

samedi 3 janvier 2009

Fan / Les arrestations se poursuivent...


Une mission conjointe des FAN, FNIS, Police et Gendarmerie, avec l'appui d'hélicoptères, continue les exactions et les arrestations d'éleveurs dans la région d'Issolimi, Tamazlak et Tidène depuis deux jours. Un premier bilan fait état de deux personnes à moto abattues par les hélicoptères de l'armée. Nous publierons les noms des victimes après identification.
Les arrestations et humiliations ont continué toute la journée d'hier entre Tamazlak, Issolimi et Tazirzayt jusqu'à Gadambo où des tirs d'armes lourdes ont été entendues au crépuscule.
Une dizaine de personnes serait arrêtée sur la demande d'un berger de la milice Peulh (nous évoquions, il y a une semaine déjà, la milice arabe qui agissait de la sorte !!) qui s'est fait voler son troupeau de mouton, soit 110 têtes. Ce vol est l'oeuvre de bandits qui, selon plusieurs sources, sont à une centaine de kilomètres de ces vallées. Le troupeau a été retrouvé mais les arrestations et brimades continuent au bon vouloir de la milice épaulée par l'armée "nationale".
La mission devrait rejoindre Agadez dans les prochaines heures afin de définir les responsabilités de chacun.

Collectif Euro-Saharien pour la Paix.

vendredi 2 janvier 2009

Mali: Echec d'une grande offensive de l'armée malienne au Nord-Est



par JA08, le 2 Janvier 2009 à 23:12

Après les récentes percées des unités mobiles de l'ATNMC fin décembre dans le sud du Mali, les troupes maliennes, conduites par le chef de zone militaire des régions du Nord du Mali, ont tenté ce matin du 2 janvier, à 9h30 une offensive contre l'une des bases du Mouvement Touareg, près de Tigharghar, à Telakak, à l'est de Tessalit.


De violents combats ont opposé les troupes maliennes et quelques unités du mouvement.
Après un bilan provisoire de plus de 4 morts et plusieurs blessés parmi les militaires maliens, les troupes maliennes se sont repliées sur les villes de Tessalit et d'Aguelhoc, dans l'attente que d'autres renforts viennent les secourir en plus de ceux déjà arrivés dans l'après-midi.

Dans la même journée, près de Tinzaouaten-Mali, plusieurs morts et blessés parmi les militaires maliens ont été évacués de la zone de Tinzaouaten vers Kidal par des petits avions ultra-légers, à la suite d'incidents majeurs qui ont opposé les éléments de l'armée et des éléments de l'ATNMC dans la zone le 1er janvier.

D'autres offensives sont à craindre de part et d'autre dans les heures et jours qui viennent.

Nous condamnons avec force les tentatives d'assassinat perpétrées le 1er janvier sur des cadres touareg de la région de Gao.


Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Hama Ag Sid'Ahmed, porte parole, chargé des relations extérieures.