TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
mercredi 31 mars 2010
Libye-Suisse/La crise diplomatique n'est pas terminée
Libye-Suisse
La crise diplomatique n'est pas terminée
28/03/2010 à 17h:26 Par AFP
Le ministre des Affaires étrangères libyen exige un "arbitrage international".
© Reuters Berne et Tripoli sont toujours à couteaux tirés, alors que la Libye a réglé son contentieux avec l'Union Européenne. Le différend qui l'oppose aux autorités helvétiques est "un autre sujet"', affirme le ministre libyen des Affaires étrangères.
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a affirmé dimanche 28 mars que la crise avec la Suisse n'était pas terminée, au lendemain du règlement du contentieux sur les visas entre la Libye et l'Union européenne. La crise avec la Suisse "est un autre sujet", a indiqué M. Moussa, interrogé en marge du sommet arabe à Syrte, en Libye, pour savoir si les levées réciproques samedi des restrictions sur les visas par Tripoli et l'UE ouvraient la voie à un règlement de la crise avec Berne.
Le ministre a indiqué par ailleurs que son pays exigeait toujours un "arbitrage international" pour régler son différend avec la Suisse. "Nous allons accepter les résultats (de cet arbitrage) quels qu'ils soient, négatifs ou positifs", a-t-il affirmé. M. Moussa a indiqué par ailleurs que les négociations avec Berne "ne se sont pas arrêtées" et qu'il pourrait y avoir "des réunions proches sous les auspices de l'Allemagne et de l'Espagne".
Justice et politique
La crise avec Berne est née de l'arrestation musclée à Genève en juillet 2008 d'un des fils du colonel Mouammar Kaddafi, Hannibal, sur plainte de deux domestiques pour mauvais traitements. En guise de rétorsion, les autorités libyennes avaient, entre autres, détenu deux hommes d'affaires helvétiques dont l'un, Max Göldi, purge depuis le 23 février une peine de quatre mois pour "séjour illégal" en Libye.
Interrogé au sujet d'une possible grâce de M. Göldi sur décision du colonel Mouammar Kaddafi, le ministre libyen a indiqué qu'il n'y avait "pas de décision politique en justice". "Si le Conseil supérieur des instances judicaires (Cour suprême) est convaincu, il peut prendre une décision (de grâce), sinon personne ne peut l'obliger à le faire", a-t-il précisé. L'avocat de Max Göldi avait présenté une demande de grâce ainsi qu'un recours auprès de la Cour suprême. Me Salah Zahaf avait alors expliqué que la grâce pourrait être accordé sur décision politique.
Ping-pong diplomatique
La Confédération helvétique, membre de l'espace Schengen, avait décidé en 2009 de restreindre, pour l'élite libyenne, l'attribution de visas permettant d'accéder aux pays de l'espace Schengen, impliquant ainsi l'UE dans ce contentieux.
Tripoli avait répliqué en février en annonçant des restrictions de visas à l'encontre des ressortissants des pays de l'espace Schengen, provoquant la colère de plusieurs capitales européennes et finalement une médiation de Bruxelles.
Après l'annonce réciproque samedi de la levée réciproque des restrictions à l'octroi de visas, Tripoli s'est empressé alors de qualifier l'annonce de l'UE de victoire sur Berne. "La Suisse a été vaincue par cette mesure commune européenne", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué sur son site internet.
mardi 30 mars 2010
Niamey la nommination de Mohamed Ag ANAKO à un poste au sein du gouvernement de transition du CSRD à Niamey
Nous venons d'apprendre des sources à Niamey la nommination de Mohamed Ag ANAKO à un poste au sein du gouvernement de transition du CSRD à Niamey.
Cet homme connu et respecté par l'ensembles des nigeriens aujourd'hui ,est passé de l'enseignement ,à la resistance Touareg dans les années 1990 dont il devient l'un des chefs charismatique,il fut nommé Haut commissaire à la restauration de la paix sous la cinquième republique .
Cette nommination si elle se confirme , sera un signal clair adressé à l'ensemble des nigeriens ,et des rebels du nord Niger à majorité Touaregs .
Fin diplomate ,Mohamed Ag ANAKO ,est connu pour sa gestion et sa connaissance des dossiers de tous les foyers de tensions au Niger et dans toute la sous region .
ABRAY-BONE Tinariwen live at Palace of Fine Arts Theatre, San Francisco - Part I
Tinariwen live at Palace of Fine Arts Theatre - San Francisco, California USA - Sunday, Feb 21, 2010
Le prince de Monaco au son de la musique Touaregue de Moussa Ag GANTA BILALAN d'Agadez
http://fr.euronews.net/nocomment/2010/03/29/le-bal-de-la-rose-a-monaco/
Chrétiens en terre d'Islam : l'impossible cohabitation ?
Une église copte en Egypte.
Chrétiens en terre d'Islam : l'impossible cohabitation ?
30/03/2010 à 09h:50 Par Elise Colette
jeune Afrique
© AFP Flambées de violence au Nigeria, expulsions au Maroc, fusillades en Égypte, exode en Irak... Les conflits interreligieux et les persécutions contre les minorités chrétiennes se multiplient dans les pays musulmans. Enquête sur un phénomène planétaire inquiétant.
Allah. Le mot a été écrit par des chrétiens pour parler de leur dieu. De surcroît, son utilisation par des non-musulmans a été validée par la Haute Cour de Malaisie. Blasphème ! Au début de cette année, le débat a déclenché l’ire des islamistes et un déchaînement de violences contre les églises. Le gouvernement – soutenu par les nationalistes musulmans – n’a mis aucun zèle à éteindre la querelle, laissant la panique gagner le pays. Heureusement pour une nation traditionnellement multiculturelle – et fière de l’être –, la Malaisie n’a eu aucun mort à déplorer après les échauffourées. Et le calme est revenu à Kuala Lumpur. Ce n’est pas le cas en Égypte, où les heurts entre coptes et musulmans reprennent régulièrement. Ni au Pakistan, en Indonésie ou en Somalie. Encore moins en Irak, où les persécutions contre des chrétiens depuis le début de la guerre en 2003 ont mis sur les routes plusieurs centaines de milliers de personnes. Et fait presque 2 000 morts.
Si l’on ajoutait à cette litanie la confrontation violente en cours à Jos, dans l’État de Plateau, au Nigeria, il serait simple de conclure à l’affrontement planétaire entre musulmans et chrétiens. Les autorités catholiques n’hésitent d’ailleurs pas à tirer la sonnette d’alarme pour dénoncer les discriminations dont sont victimes leurs ouailles, partout où elles sont minoritaires et en particulier en terre d’Islam. Une crainte compréhensible, puisque, numériquement, les musulmans l’emportent déjà sur les catholiques et dépasseront bientôt le nombre de chrétiens dans le monde, malgré les efforts déployés par les évangéliques pour convertir à tour de bras.
Certains conflits entre communautés religieuses sont dûs d’ailleurs au télescopage de ces prosélytismes. Parfois leur élimination ou leur oppression est orchestrée directement par les pouvoirs en place (Arabie saoudite, Somalie). Mais la pression accrue que ressentent les chrétiens là où les musulmans sont majoritaires s’explique bien souvent autrement. Pauvreté, partage inégal des richesses, guerre, États peu ou pas du tout démocratiques, laxisme des autorités visant à ne pas donner de grain à moudre aux islamistes locaux : les causes des persécutions des chrétiens sont bien plus politiques ou économiques que théologiques. Raison de plus pour ne pas les tolérer et pour rappeler que, dans certaines contrées, la minorité chrétienne vit très bien (notamment en Afrique subsaharienne, comme au Burkina, au Sénégal, en Tanzanie ou au Mali).
Tour d’horizon d’une planète tremblant sous les secousses religieuses.
Chrétiens en terre d'Islam : l'impossible cohabitation ?
30/03/2010 à 09h:50 Par Elise Colette
jeune Afrique
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Allah. Le mot a été écrit par des chrétiens pour parler de leur dieu. De surcroît, son utilisation par des non-musulmans a été validée par la Haute Cour de Malaisie. Blasphème ! Au début de cette année, le débat a déclenché l’ire des islamistes et un déchaînement de violences contre les églises. Le gouvernement – soutenu par les nationalistes musulmans – n’a mis aucun zèle à éteindre la querelle, laissant la panique gagner le pays. Heureusement pour une nation traditionnellement multiculturelle – et fière de l’être –, la Malaisie n’a eu aucun mort à déplorer après les échauffourées. Et le calme est revenu à Kuala Lumpur. Ce n’est pas le cas en Égypte, où les heurts entre coptes et musulmans reprennent régulièrement. Ni au Pakistan, en Indonésie ou en Somalie. Encore moins en Irak, où les persécutions contre des chrétiens depuis le début de la guerre en 2003 ont mis sur les routes plusieurs centaines de milliers de personnes. Et fait presque 2 000 morts.
Si l’on ajoutait à cette litanie la confrontation violente en cours à Jos, dans l’État de Plateau, au Nigeria, il serait simple de conclure à l’affrontement planétaire entre musulmans et chrétiens. Les autorités catholiques n’hésitent d’ailleurs pas à tirer la sonnette d’alarme pour dénoncer les discriminations dont sont victimes leurs ouailles, partout où elles sont minoritaires et en particulier en terre d’Islam. Une crainte compréhensible, puisque, numériquement, les musulmans l’emportent déjà sur les catholiques et dépasseront bientôt le nombre de chrétiens dans le monde, malgré les efforts déployés par les évangéliques pour convertir à tour de bras.
Certains conflits entre communautés religieuses sont dûs d’ailleurs au télescopage de ces prosélytismes. Parfois leur élimination ou leur oppression est orchestrée directement par les pouvoirs en place (Arabie saoudite, Somalie). Mais la pression accrue que ressentent les chrétiens là où les musulmans sont majoritaires s’explique bien souvent autrement. Pauvreté, partage inégal des richesses, guerre, États peu ou pas du tout démocratiques, laxisme des autorités visant à ne pas donner de grain à moudre aux islamistes locaux : les causes des persécutions des chrétiens sont bien plus politiques ou économiques que théologiques. Raison de plus pour ne pas les tolérer et pour rappeler que, dans certaines contrées, la minorité chrétienne vit très bien (notamment en Afrique subsaharienne, comme au Burkina, au Sénégal, en Tanzanie ou au Mali).
Tour d’horizon d’une planète tremblant sous les secousses religieuses.
Kaddafi préconise la balkanisation du Nigeria
Kaddafi préconise la balkanisation du Nigeria
29/03/2010 à 11h:10 Par La rédaction web de Jeune Afrique
Mouammar Kaddafi le 28 mars 2010 à Syrte.
© AFP Le numéro un libyen propose une division du pays en plusieurs Etats, après avoir suggeré une partition Nord-Sud la semaine dernière.
La dernière "kaddafiade" n'est pas pour restaurer un climat apaisé entre la Libye et le Nigeria. Dans une déclaration publiée par l'agence Jana, le lundi 29 mars, Mouammar Kaddafi approfondit sa théorie sur la situation politique nigériane. Le Guide libyen recommande de morceller le Nigeria en plusieurs Etats indépendants, sur le modèle de l'ex-Yougoslavie. Après avoir, dans un premier temps, proposé de scinder ce pays en deux Etats distincts pour mettre fin aux massacres religieux, il va donc désormais beaucoup plus loin.
"Effectivement, le problème du Nigeria ne peut pas être résolu en divisant (ce pays) en deux Etats, chrétien et musulman", a indiqué Kaddafi, avant-dernier président en exercice de l'Union africaine (UA). Ce pays compte d' "autres peuples qui réclament leur indépendance sans considération religieuse", a-t-il rétorqué aux autorités nigérianes, qui s'étaient indignées de sa précédente sortie en rappelant son personnel diplomatique. Le 16 mars dernier, il avait recommandé un modèle de partition calqué sur celui ayant donné naissance en 1947 au Pakistan, qui s'était détaché de l'Inde en faisant des centaines de milliers de victimes.
Le gouvernement nigérian lui avait alors reproché d'"ignorer la réalité du Nigeria". Kaddafi a vraisemblablement retenu la leçon. Progrès notable: pour lui, désormais, le Nigeria n'est pas composé seulement de deux communautés, musulmanes et chrétiennes, mais aussi de plusieurs ethnies. A ce propos, il cite notamment "le peuple du Yoruba à l'est et au sud qui réclame l'indépendance, le peuple Ibo à l'ouest et au sud", ainsi que les Ijaws. "Le modèle qui conviendrait le mieux au Nigeria, qui est composé de plusieurs peuples, est celui de la Fédération yougoslave" [qui a éclaté en six pays, en plus du Kosovo dont l'indépendance n'est pas unanimement reconnue, NDLR], a déclaré Kaddafi.
"Propos irresponsables"
Sa précédente déclaration avait provoqué une mini-crise diplomatique, le Nigeria ayant rappelé son ambassadeur à Tripoli. "Les propos sensibles et souvent irresponsables du colonel Kaddafi, ses attitudes théâtrales et sa grandiloquence chaque fois qu'il en a l'occasion sont trop nombreuses pour être énumérées", avait indiqué le ministère nigérian des Affaires étrangères. Le président du Sénat nigérian David Mark l'avait qualifié de "fou".
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec environ 150 millions d'habitants, a vécu début mars des violences communautaires meurtrières dans l'Etat du Plateau (centre). Le pays est divisé pratiquement entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste. L'Etat du Plateau, avec sa capitale Jos, constitue la ligne de démarcation entre le nord et le sud. (avec AFP)
lire aussi
Pourquoi tant de haine ?
2010-01-26 18:00:17
Kaddafi suscite la colère d'Abuja
2010-03-19 10:26:10
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Mouammar Kaddafi le 28 mars 2010 à Syrte.
© AFP Le numéro un libyen propose une division du pays en plusieurs Etats, après avoir suggeré une partition Nord-Sud la semaine dernière.
La dernière "kaddafiade" n'est pas pour restaurer un climat apaisé entre la Libye et le Nigeria. Dans une déclaration publiée par l'agence Jana, le lundi 29 mars, Mouammar Kaddafi approfondit sa théorie sur la situation politique nigériane. Le Guide libyen recommande de morceller le Nigeria en plusieurs Etats indépendants, sur le modèle de l'ex-Yougoslavie. Après avoir, dans un premier temps, proposé de scinder ce pays en deux Etats distincts pour mettre fin aux massacres religieux, il va donc désormais beaucoup plus loin.
"Effectivement, le problème du Nigeria ne peut pas être résolu en divisant (ce pays) en deux Etats, chrétien et musulman", a indiqué Kaddafi, avant-dernier président en exercice de l'Union africaine (UA). Ce pays compte d' "autres peuples qui réclament leur indépendance sans considération religieuse", a-t-il rétorqué aux autorités nigérianes, qui s'étaient indignées de sa précédente sortie en rappelant son personnel diplomatique. Le 16 mars dernier, il avait recommandé un modèle de partition calqué sur celui ayant donné naissance en 1947 au Pakistan, qui s'était détaché de l'Inde en faisant des centaines de milliers de victimes.
Le gouvernement nigérian lui avait alors reproché d'"ignorer la réalité du Nigeria". Kaddafi a vraisemblablement retenu la leçon. Progrès notable: pour lui, désormais, le Nigeria n'est pas composé seulement de deux communautés, musulmanes et chrétiennes, mais aussi de plusieurs ethnies. A ce propos, il cite notamment "le peuple du Yoruba à l'est et au sud qui réclame l'indépendance, le peuple Ibo à l'ouest et au sud", ainsi que les Ijaws. "Le modèle qui conviendrait le mieux au Nigeria, qui est composé de plusieurs peuples, est celui de la Fédération yougoslave" [qui a éclaté en six pays, en plus du Kosovo dont l'indépendance n'est pas unanimement reconnue, NDLR], a déclaré Kaddafi.
"Propos irresponsables"
Sa précédente déclaration avait provoqué une mini-crise diplomatique, le Nigeria ayant rappelé son ambassadeur à Tripoli. "Les propos sensibles et souvent irresponsables du colonel Kaddafi, ses attitudes théâtrales et sa grandiloquence chaque fois qu'il en a l'occasion sont trop nombreuses pour être énumérées", avait indiqué le ministère nigérian des Affaires étrangères. Le président du Sénat nigérian David Mark l'avait qualifié de "fou".
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec environ 150 millions d'habitants, a vécu début mars des violences communautaires meurtrières dans l'Etat du Plateau (centre). Le pays est divisé pratiquement entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste. L'Etat du Plateau, avec sa capitale Jos, constitue la ligne de démarcation entre le nord et le sud. (avec AFP)
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Moi, Pierre Camatte, otage d'Al-Qaïda pendant 89 jours
Moi, Pierre Camatte, otage d'Al-Qaïda pendant 89 jours
30/03/2010 à 09h:10 Par Marianne Meunier, envoyée spéciale à Gérardmer
jeune Afrique
Pierre Camatte au Grand Hôtel de Gérardmer, le 15 mars.
© PAscal BAstien/Fedephoto pour J.A Enfin libre, l'ex-otage français Pierre Camatte raconte sa captivité entre les mains d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il a été enlevé au Mali, et a été relâché après la libération par Bamako de quatre islamistes réclamés par les ravisseurs.
Pierre Camatte extirpe de sa poche un bout de tissu effiloché. Il comporte 89 petits nœuds bien serrés. Un pour chaque jour de captivité. Ce calendrier de fortune et un visage boucané par le soleil sont les seules traces tangibles que l’ex-otage français des séides de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, l’un des émirs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ait rapportées de sa prison à ciel ouvert, entre les dunes du Sahara.
Enlevé le 26 novembre à Ménaka, dans le nord-est du Mali, le jeune retraité – il a fêté ses 62 ans le 12 mars – a été relâché le 23 février. Depuis, il a retrouvé sa mère et sa compagne, Francine. Il a rasé sa « barbouze toute blanche » et opté pour un look de baroudeur chic, épaisse montre argentée, pantalon de cuir, veste crème, manteau et chemise noirs. Au téléphone, le ton était bourru, les phrases courtes. Dans un salon moquetté du Grand Hôtel de Gérardmer, la ville des Vosges (est de la France) dont il est originaire, l’ancien prof de sport se révèle affable. Dehors, les sapins sont enneigés comme sur les cartes postales. Il fait froid. Camatte s’assied au coin du feu. Le garçon lui propose une coupe de champagne, qu’il accepte volontiers.
« Comme à Monument Valley »
Pendant les trois mois passés « arraché du monde », ce bon vivant a bu une eau glauque, tirée des puits du désert, puis stockée dans des fûts ayant contenu de l’essence. Midi et soir, un menu presque toujours identique : pain cuit dans le sable, riz ou pâtes. Seule variété : la forme des pâtes, parfois macaronis, parfois spaghettis. Le tout est servi dans une gamelle. Le matin, les ravisseurs lui donnent du lait. Et puis c’est tout. Avec l’eau qu’il boit, Camatte doit aussi se laver, « trois ou quatre fois en trois mois ». Il ne changera jamais de vêtements : un pantalon, une djellaba couleur sable, un chèche noir, des godillots. L’uniforme de ses ravisseurs, qui le lui imposent dès le départ.
La tenue est plus discrète que le pyjama bariolé que portait l’otage lors de son enlèvement. Ce soir-là, Camatte dort sur un matelas dans la cour de l’hôtel Minika (« Où sommes-nous ? » en tamashek), dont un ami malien lui avait proposé la gérance quelques mois plus tôt. Il est environ 2 heures du matin quand cinq hommes lui sautent dessus et lui demandent, en anglais, son nom. Premiers coups. Chacun d’eux porte un kalachnikov en bandoulière. Le Français se débat en vain. Il est menotté et traîné jusqu’à un pick-up garé à quinze minutes de marche. Ses agresseurs le jettent dans le coffre débâché, lui ligotent les jambes, qu’ils attachent à ses bras. Le véhicule démarre. Garé à côté, un autre, identique, suit.
C’est le début de l’errance dans le no man’s land d’Aqmi. Camatte est-il resté au Mali ? A-t-il été détenu en Algérie ? Avec des dunes et des pitons rocheux pour seuls repères, il ne saura jamais où il est. Ses ravisseurs ne répondront pas à ses questions. Il sait juste qu’il a changé « trois ou quatre fois de camp ». Le premier voyage a duré deux jours et demi. À une dizaine de jours d’intervalle, il y a eu ensuite deux petits déplacements de 500 kilomètres, « peut-être ». Puis un long trajet de trois jours. Toujours dans le désert. « Il y avait des cordons de dunes infinis, des rochers rouges, noirs, énormes, comme à Monument Valley [aux États-Unis, NDLR]. Des paysages extraordinaires, j’aurais aimé les voir en compagnie de quelqu’un que j’apprécie. »
Pour ne pas être repérés, les preneurs d’otage bâchent leurs véhicules et établissent leur camp au creux des dunes ; des sentinelles se relaient à leur sommet. « Camp » : le mot est trop fort pour ces installations rudimentaires. Aucune construction, pas même une tente. Camatte et ses ravisseurs dorment à la belle étoile. Lui, menottes aux poignets (uniquement la nuit), à l’écart, à une quarantaine de mètres de ces derniers, sur une couverture qui, la journée, lui sert de pare-soleil (la température pouvant grimper jusqu’à 45 °C). Eux sont regroupés près de leurs véhicules. Au départ, deux pick-up composent le « camp ». Mais il y a souvent de la visite, uniquement des hommes. « Parfois, il y avait sept pick-up. Nous avons parfois été trente », se souvient Camatte. Les cinq hommes qui l’ont enlevé étant restés avec lui du début à la fin, il pense qu’il n’a pas été revendu.
Rencontre avec Abou Zeid
Derrière les chèches, il distingue des visages jeunes. Selon lui, ses geôliers ont, pour la plupart, entre 20 et 25 ans. Exception : le chef, Abdelhamid Abou Zeid. Petit, rachitique, l’émir à la barbichette doit avoir la cinquantaine. Il n’est pas en permanence avec le Français, mais lui rend visite à trois reprises. La première fois, deux jours après son enlèvement. Abou Zeid pose à Camatte des questions « qui vont droit au but », en arabe. Un interprète traduit en anglais. Ton nom ? Ta profession ? Ta formation (université ? quel niveau ? licence ?) ? Des enfants ? L’interprète menace : « On va vérifier si tu mens. » La deuxième rencontre intervient une semaine plus tard, pour des photos, où les ravisseurs, en armes, posent autour de leur proie. Dernière discussion quelques heures avant la libération. Abou Zeid annonce alors à l’otage que l’État malien a répondu favorablement à leur ultimatum : quatre prisonniers djihadistes seront élargis. Camatte est donc libre. Ce n’est que par la suite qu’il entendra le nom d’Abou Zeid et apprendra que l’émir avait fait exécuter, en juin 2009, l’otage britannique Edwin Dyer.
Il a néanmoins su tout de suite à qui il avait affaire. Dès l’arrivée dans le désert, il interroge ses ravisseurs, qui l’orientent en lâchant quelques mots – « moudjahidine », « Al-Qaïda », « Ben Laden » – accompagnés d’un geste imitant un avion, et des tours qui s’effondrent… Certains se montreront violents, le molestant lors du rituel ligotage du soir, mimant de la main un couteau sur sa gorge. Avec le cuisinier – c’est toujours le même –, la relation est différente. Camatte ose l’interroger. Il apprend ainsi, avant l’annonce d’Abou Zeid, la libération des quatre prisonniers djihadistes. Avec d’autres, il y aura quelques discussions sur l’islam. Camatte essaie d’expliquer l’existence de valeurs universelles, au-delà des religions. Mais « ça finissait toujours par la même chose : “La seule vraie religion est l’islam.” »
Toujours le kalachnikov en bandoulière, les ravisseurs s’occupent parfois en tirant sur des boîtes de conserve. Car outre des réserves de nourriture, chaque pick-up dispose d’un armement identique : lance-roquettes, mitrailleuse lourde, grenades, pistolets. Autre passe-temps : les psalmodies du Coran et, parfois, des vidéos, dont l’otage, privé de ses lunettes, n’a que le son. Des prêches, apparemment. Camatte apprendra que ses ravisseurs disposaient d’une connexion internet. Ils écoutent souvent des lecteurs MP3 et, parfois, la radio en arabe. Le matériel électrique est rechargé avec les batteries des pick-up.
« La peur au ventre en permanence », l’otage, lui, passe le temps avec « deux ou trois trucs pour ne pas craquer » : faire discrètement des pompes et des abdominaux tous les soirs, « se nourrir d’idées positives, revoir des scènes plaisantes de sa vie », y croire. Il a quatre côtes cassées, cinq kilos en moins et n’arrive toujours pas à dormir. Et le syndrome de Stockholm l’a épargné.
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Pierre Camatte au Grand Hôtel de Gérardmer, le 15 mars.
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Pierre Camatte extirpe de sa poche un bout de tissu effiloché. Il comporte 89 petits nœuds bien serrés. Un pour chaque jour de captivité. Ce calendrier de fortune et un visage boucané par le soleil sont les seules traces tangibles que l’ex-otage français des séides de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, l’un des émirs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ait rapportées de sa prison à ciel ouvert, entre les dunes du Sahara.
Enlevé le 26 novembre à Ménaka, dans le nord-est du Mali, le jeune retraité – il a fêté ses 62 ans le 12 mars – a été relâché le 23 février. Depuis, il a retrouvé sa mère et sa compagne, Francine. Il a rasé sa « barbouze toute blanche » et opté pour un look de baroudeur chic, épaisse montre argentée, pantalon de cuir, veste crème, manteau et chemise noirs. Au téléphone, le ton était bourru, les phrases courtes. Dans un salon moquetté du Grand Hôtel de Gérardmer, la ville des Vosges (est de la France) dont il est originaire, l’ancien prof de sport se révèle affable. Dehors, les sapins sont enneigés comme sur les cartes postales. Il fait froid. Camatte s’assied au coin du feu. Le garçon lui propose une coupe de champagne, qu’il accepte volontiers.
« Comme à Monument Valley »
Pendant les trois mois passés « arraché du monde », ce bon vivant a bu une eau glauque, tirée des puits du désert, puis stockée dans des fûts ayant contenu de l’essence. Midi et soir, un menu presque toujours identique : pain cuit dans le sable, riz ou pâtes. Seule variété : la forme des pâtes, parfois macaronis, parfois spaghettis. Le tout est servi dans une gamelle. Le matin, les ravisseurs lui donnent du lait. Et puis c’est tout. Avec l’eau qu’il boit, Camatte doit aussi se laver, « trois ou quatre fois en trois mois ». Il ne changera jamais de vêtements : un pantalon, une djellaba couleur sable, un chèche noir, des godillots. L’uniforme de ses ravisseurs, qui le lui imposent dès le départ.
La tenue est plus discrète que le pyjama bariolé que portait l’otage lors de son enlèvement. Ce soir-là, Camatte dort sur un matelas dans la cour de l’hôtel Minika (« Où sommes-nous ? » en tamashek), dont un ami malien lui avait proposé la gérance quelques mois plus tôt. Il est environ 2 heures du matin quand cinq hommes lui sautent dessus et lui demandent, en anglais, son nom. Premiers coups. Chacun d’eux porte un kalachnikov en bandoulière. Le Français se débat en vain. Il est menotté et traîné jusqu’à un pick-up garé à quinze minutes de marche. Ses agresseurs le jettent dans le coffre débâché, lui ligotent les jambes, qu’ils attachent à ses bras. Le véhicule démarre. Garé à côté, un autre, identique, suit.
C’est le début de l’errance dans le no man’s land d’Aqmi. Camatte est-il resté au Mali ? A-t-il été détenu en Algérie ? Avec des dunes et des pitons rocheux pour seuls repères, il ne saura jamais où il est. Ses ravisseurs ne répondront pas à ses questions. Il sait juste qu’il a changé « trois ou quatre fois de camp ». Le premier voyage a duré deux jours et demi. À une dizaine de jours d’intervalle, il y a eu ensuite deux petits déplacements de 500 kilomètres, « peut-être ». Puis un long trajet de trois jours. Toujours dans le désert. « Il y avait des cordons de dunes infinis, des rochers rouges, noirs, énormes, comme à Monument Valley [aux États-Unis, NDLR]. Des paysages extraordinaires, j’aurais aimé les voir en compagnie de quelqu’un que j’apprécie. »
Pour ne pas être repérés, les preneurs d’otage bâchent leurs véhicules et établissent leur camp au creux des dunes ; des sentinelles se relaient à leur sommet. « Camp » : le mot est trop fort pour ces installations rudimentaires. Aucune construction, pas même une tente. Camatte et ses ravisseurs dorment à la belle étoile. Lui, menottes aux poignets (uniquement la nuit), à l’écart, à une quarantaine de mètres de ces derniers, sur une couverture qui, la journée, lui sert de pare-soleil (la température pouvant grimper jusqu’à 45 °C). Eux sont regroupés près de leurs véhicules. Au départ, deux pick-up composent le « camp ». Mais il y a souvent de la visite, uniquement des hommes. « Parfois, il y avait sept pick-up. Nous avons parfois été trente », se souvient Camatte. Les cinq hommes qui l’ont enlevé étant restés avec lui du début à la fin, il pense qu’il n’a pas été revendu.
Rencontre avec Abou Zeid
Derrière les chèches, il distingue des visages jeunes. Selon lui, ses geôliers ont, pour la plupart, entre 20 et 25 ans. Exception : le chef, Abdelhamid Abou Zeid. Petit, rachitique, l’émir à la barbichette doit avoir la cinquantaine. Il n’est pas en permanence avec le Français, mais lui rend visite à trois reprises. La première fois, deux jours après son enlèvement. Abou Zeid pose à Camatte des questions « qui vont droit au but », en arabe. Un interprète traduit en anglais. Ton nom ? Ta profession ? Ta formation (université ? quel niveau ? licence ?) ? Des enfants ? L’interprète menace : « On va vérifier si tu mens. » La deuxième rencontre intervient une semaine plus tard, pour des photos, où les ravisseurs, en armes, posent autour de leur proie. Dernière discussion quelques heures avant la libération. Abou Zeid annonce alors à l’otage que l’État malien a répondu favorablement à leur ultimatum : quatre prisonniers djihadistes seront élargis. Camatte est donc libre. Ce n’est que par la suite qu’il entendra le nom d’Abou Zeid et apprendra que l’émir avait fait exécuter, en juin 2009, l’otage britannique Edwin Dyer.
Il a néanmoins su tout de suite à qui il avait affaire. Dès l’arrivée dans le désert, il interroge ses ravisseurs, qui l’orientent en lâchant quelques mots – « moudjahidine », « Al-Qaïda », « Ben Laden » – accompagnés d’un geste imitant un avion, et des tours qui s’effondrent… Certains se montreront violents, le molestant lors du rituel ligotage du soir, mimant de la main un couteau sur sa gorge. Avec le cuisinier – c’est toujours le même –, la relation est différente. Camatte ose l’interroger. Il apprend ainsi, avant l’annonce d’Abou Zeid, la libération des quatre prisonniers djihadistes. Avec d’autres, il y aura quelques discussions sur l’islam. Camatte essaie d’expliquer l’existence de valeurs universelles, au-delà des religions. Mais « ça finissait toujours par la même chose : “La seule vraie religion est l’islam.” »
Toujours le kalachnikov en bandoulière, les ravisseurs s’occupent parfois en tirant sur des boîtes de conserve. Car outre des réserves de nourriture, chaque pick-up dispose d’un armement identique : lance-roquettes, mitrailleuse lourde, grenades, pistolets. Autre passe-temps : les psalmodies du Coran et, parfois, des vidéos, dont l’otage, privé de ses lunettes, n’a que le son. Des prêches, apparemment. Camatte apprendra que ses ravisseurs disposaient d’une connexion internet. Ils écoutent souvent des lecteurs MP3 et, parfois, la radio en arabe. Le matériel électrique est rechargé avec les batteries des pick-up.
« La peur au ventre en permanence », l’otage, lui, passe le temps avec « deux ou trois trucs pour ne pas craquer » : faire discrètement des pompes et des abdominaux tous les soirs, « se nourrir d’idées positives, revoir des scènes plaisantes de sa vie », y croire. Il a quatre côtes cassées, cinq kilos en moins et n’arrive toujours pas à dormir. Et le syndrome de Stockholm l’a épargné.
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Union sacrée contre Al-Qaïda
2010-03-29 12:35:39
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2010-03-30 10:54:21
Le Niger s’achemine vers la dépénalisation du délit commis par voie de presse
Afriqueavenir.org / DS/od/APA 29-03-10
Le Niger s’achemine vers la dépénalisation du délit commis par voie de presse
mardi 30 mars 2010
Des professionnels de l’information du Niger et leurs confrères africains se pencheront sur l’élaboration d’un avant projet de loi sur la dépénalisation du délit de presse au cours des états généraux de la presse qui s’ouvrent lundi au Palais des congrès de Niamey, a appris APA de source officielle.
Divers sujets seront débattus au cours de ces assises dont des communications sur les nouvelles technologies de la communication, la convention collective des professionnels des médias, a expliqué Aminatou Takoubakoye, la ministre nigérienne de la Communication et de la Culture.
Les états généraux de la presse, qui s’achèvent mercredi, permettront également d’explorer les possibilités en vue de l’adoption d’un avant texte portant suppression des peines privatives de libertés en cas de délits commis par voie de presse, a-t-elle indiqué.
Parmi les invités africains à ce forum, figurent notamment l’Ivoirien Alfred Dan Moussa et le Sénégalais Madiambal Diagne, respectivement président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) et directeur du groupe Avenir Communication.
La presse nigérienne, dont la composante privée est née à la faveur de la démocratisation au début des années 1990, fait face à plusieurs problèmes liés souvent à la précarité des entreprises de presse et au déficit de professionnalisme constaté chez nombre de ses animateurs.
De même, souligne-t-on, plusieurs journalistes ont été emprisonnés au cours de ces dernières années comme en 2009 lorsque huit éditeurs de la presse indépendante ont été auditionnés à la police, après avoir dénoncé un cas présumé de corruption impliquant des proches de l’ex-Président Mamadou Tandja.
Les assisses de Niamey accordent une place importante aux discussions sur ces « nombreux problèmes afin d’en trouver les solutions », a souligné Abdoulaye Mamoudou, président du comité national d’organisation de ces états généraux de la presse qui se tiennent 18 ans après le premier forum national sur la communication.
Le paysage médiatique nigérien est constitué d’une cinquantaine de titres, six chaînes de télévision dont quatre privées, une trentaine de radios commerciales et une centaine de radios communautaires.
DS/od/APA
2010-03-29
Le Niger s’achemine vers la dépénalisation du délit commis par voie de presse
mardi 30 mars 2010
Des professionnels de l’information du Niger et leurs confrères africains se pencheront sur l’élaboration d’un avant projet de loi sur la dépénalisation du délit de presse au cours des états généraux de la presse qui s’ouvrent lundi au Palais des congrès de Niamey, a appris APA de source officielle.
Divers sujets seront débattus au cours de ces assises dont des communications sur les nouvelles technologies de la communication, la convention collective des professionnels des médias, a expliqué Aminatou Takoubakoye, la ministre nigérienne de la Communication et de la Culture.
Les états généraux de la presse, qui s’achèvent mercredi, permettront également d’explorer les possibilités en vue de l’adoption d’un avant texte portant suppression des peines privatives de libertés en cas de délits commis par voie de presse, a-t-elle indiqué.
Parmi les invités africains à ce forum, figurent notamment l’Ivoirien Alfred Dan Moussa et le Sénégalais Madiambal Diagne, respectivement président de l’Union internationale de la presse francophone (UPF) et directeur du groupe Avenir Communication.
La presse nigérienne, dont la composante privée est née à la faveur de la démocratisation au début des années 1990, fait face à plusieurs problèmes liés souvent à la précarité des entreprises de presse et au déficit de professionnalisme constaté chez nombre de ses animateurs.
De même, souligne-t-on, plusieurs journalistes ont été emprisonnés au cours de ces dernières années comme en 2009 lorsque huit éditeurs de la presse indépendante ont été auditionnés à la police, après avoir dénoncé un cas présumé de corruption impliquant des proches de l’ex-Président Mamadou Tandja.
Les assisses de Niamey accordent une place importante aux discussions sur ces « nombreux problèmes afin d’en trouver les solutions », a souligné Abdoulaye Mamoudou, président du comité national d’organisation de ces états généraux de la presse qui se tiennent 18 ans après le premier forum national sur la communication.
Le paysage médiatique nigérien est constitué d’une cinquantaine de titres, six chaînes de télévision dont quatre privées, une trentaine de radios commerciales et une centaine de radios communautaires.
DS/od/APA
2010-03-29
lundi 29 mars 2010
Censure sur le Net a Issikta /Touaregs ?
Depuis ce matin certaines images qui illustrent nos articles sont censurées ,par qui? pourquoi?
Nous recherchons les causes et vous tiendrons informés de la suite !!
Merci à tous nos lecteurs pour vos remarques et vos aides .
Amitiés
Webmaster Issikta
Nous recherchons les causes et vous tiendrons informés de la suite !!
Merci à tous nos lecteurs pour vos remarques et vos aides .
Amitiés
Webmaster Issikta
Areva encore et cette fois ci en France même :Nucléaire : le scandale des déchets enfouis sous nos pieds
Rue 89
Nucléaire : le scandale des déchets enfouis sous nos pieds
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 27/03/2010 | 22H50
Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée
envoyé par figra. - L'info internationale vidéo.
Le scandale des mines d'uranium en France
envoyé par rue89. - L'info video en direct.
(Du Touquet) L'ingénieur promène son compteur Geiger sur le parking du stade de Gueugnon. La machine pousse son cri strident, qui va crescendo : les tribunes et le parking sont situés sur des déchets radioactifs de l'ancienne usine de la Cogema. La moitié des régions françaises abritent ainsi 300 millions de tonnes de résidus nucléaires.
Lauréat du prix spécial du jury au Figra, le film « Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée » est de ceux qui font peur. Peur quand les journalistes qui l'ont réalisé, Emmanuel Amara et Romain Icard, marchent avec des citoyens engagés contre ce scandale qui leur disent ne pas vouloir rester trop longtemps dans un pré ou un bois par crainte d'être contaminés.
Peur encore quand on voit que les supporters de Gueugnon, et une bonne partie des habitants de cette ville bourguignonne, ont pu être irradiés en assistant à des matchs de foot ou en faisant leur footing, puisqu'un parcours de santé avait aussi été créé sur les 30 000 tonnes de déchets nucléaires enfouis… (Voir la vidéo)
Au total, l'usine de la Cogema (aujourd'hui Areva) de Gueugnon a planqué ainsi 220 000 tonnes de déchets avant sa fermeture, en 1980. A deux pas du centre-ville. Des dizaines de cas similaires existent en France, où 210 sites ont été exploités. La plupart du temps, ces résidus sont des « stériles » (déchets radioactifs, mais modérément).
Mais dans le film d'Amara et Icard, un ingénieur de la Criirad, le seul laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité, découvre du yellowcake (concentré d'uranium) sur le parking d'un club de ski de fond…
Les journalistes nous emmènent aussi à Saint-Pierre (Cantal), village entièrement construit sur un site d'enfouissement. Et dans un coin de la Loire où la Cogema vendait à vil prix du remblai aux habitants, ravis de l'aubaine. Aujourd'hui, ils déchantent : on s'aperçoit que même des maisons sont radioactives.
A Limoges, une partie des habitants boivent de l'eau contaminée. C'est la grande ville française la plus touchée, puisque le Limousin concentrait le plus grand nombre de mines.
L'enquête édifiante d'Amara et Icard pose beaucoup de questions. Elle a suscité quelques réponses au moment de sa diffusion dans l'émission de France 3 « Pièces à conviction », en février 2009 : tentative de censure de la part d'Areva, procès de la ville de Limoges, et engagement solennel du ministre Borloo (non respecté). (Voir la vidéo)
Tant que les ingénieurs de la Criirad et les citoyens engagés n'auront pas fini leur travail de fourmi, on aura du mal à connaître la réalité de la contamination en France : tel qu'il est actuellement organisé, le contrôle de la radioactivité n'est pas indépendant d'Areva. Notamment parce que les ingénieurs qui l'effectuent sont presque tous issus du corps des Mines, comme les dirigeants du groupe nucléaire.
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Bientôt de la radioactivité dans nos objets de consommation ?
► « Déchets, le cauchemar du nucléaire » jusqu'en Sibérie
► Palmarès du Figra, monté en puissance cette année
Nucléaire : le scandale des déchets enfouis sous nos pieds
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 27/03/2010 | 22H50
Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée
envoyé par figra. - L'info internationale vidéo.
Le scandale des mines d'uranium en France
envoyé par rue89. - L'info video en direct.
(Du Touquet) L'ingénieur promène son compteur Geiger sur le parking du stade de Gueugnon. La machine pousse son cri strident, qui va crescendo : les tribunes et le parking sont situés sur des déchets radioactifs de l'ancienne usine de la Cogema. La moitié des régions françaises abritent ainsi 300 millions de tonnes de résidus nucléaires.
Lauréat du prix spécial du jury au Figra, le film « Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée » est de ceux qui font peur. Peur quand les journalistes qui l'ont réalisé, Emmanuel Amara et Romain Icard, marchent avec des citoyens engagés contre ce scandale qui leur disent ne pas vouloir rester trop longtemps dans un pré ou un bois par crainte d'être contaminés.
Peur encore quand on voit que les supporters de Gueugnon, et une bonne partie des habitants de cette ville bourguignonne, ont pu être irradiés en assistant à des matchs de foot ou en faisant leur footing, puisqu'un parcours de santé avait aussi été créé sur les 30 000 tonnes de déchets nucléaires enfouis… (Voir la vidéo)
Au total, l'usine de la Cogema (aujourd'hui Areva) de Gueugnon a planqué ainsi 220 000 tonnes de déchets avant sa fermeture, en 1980. A deux pas du centre-ville. Des dizaines de cas similaires existent en France, où 210 sites ont été exploités. La plupart du temps, ces résidus sont des « stériles » (déchets radioactifs, mais modérément).
Mais dans le film d'Amara et Icard, un ingénieur de la Criirad, le seul laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité, découvre du yellowcake (concentré d'uranium) sur le parking d'un club de ski de fond…
Les journalistes nous emmènent aussi à Saint-Pierre (Cantal), village entièrement construit sur un site d'enfouissement. Et dans un coin de la Loire où la Cogema vendait à vil prix du remblai aux habitants, ravis de l'aubaine. Aujourd'hui, ils déchantent : on s'aperçoit que même des maisons sont radioactives.
A Limoges, une partie des habitants boivent de l'eau contaminée. C'est la grande ville française la plus touchée, puisque le Limousin concentrait le plus grand nombre de mines.
L'enquête édifiante d'Amara et Icard pose beaucoup de questions. Elle a suscité quelques réponses au moment de sa diffusion dans l'émission de France 3 « Pièces à conviction », en février 2009 : tentative de censure de la part d'Areva, procès de la ville de Limoges, et engagement solennel du ministre Borloo (non respecté). (Voir la vidéo)
Tant que les ingénieurs de la Criirad et les citoyens engagés n'auront pas fini leur travail de fourmi, on aura du mal à connaître la réalité de la contamination en France : tel qu'il est actuellement organisé, le contrôle de la radioactivité n'est pas indépendant d'Areva. Notamment parce que les ingénieurs qui l'effectuent sont presque tous issus du corps des Mines, comme les dirigeants du groupe nucléaire.
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Niamey/Les dignitaires de l’ancien régime nigérien dans le collimateur du pouvoir

Les dignitaires de l’ancien régime nigérien dans le collimateur du pouvoir
Par RFI
Niamey, la capitale du Niger a été, hier 28 mars, le théâtre d'une vague d'arrestations. D’anciens ministres de l’ex-président de la République Mamadou Tandja, mais aussi des directeurs généraux d'entreprises ont été interpellés. Parmi eux, Ibrahim Foukori, directeur général de la Nigelec (société d’électricité), Amadou Dioffo de la Nigérienne des hydrocarbures, Lamine Zen, ancien ministre des Finances, ou encore Lampo Garba, ex-ministre de la Justice. On ne connait pas encore le nombre total d’interpellations, mais on parle d'une dizaine de personnes détenues dans les locaux de l'école de police de Niamey. Ils sont soupçonnés par les nouvelles autorités d'actes de subversion contre le régime en place. Les interpellations pourraient bien se poursuivre aujourd’hui.
La première vague d’interpellations concerne une dizaine de personnalités toutes proches de l’ancien président Mamadou Tandja. Il s’agit entre autres des anciens ministres des Finances, Ali Mahamane Lamine Zène, et de la Justice, Garba Lompo.
Du côté des sociétés d’Etat et d’économie mixte, on peut citer le puissant directeur général de la Société générale d’électricité (Nigelec), Ibrahim Foukori, et Seyni Salou de la Société des patrimoines des eaux du Niger (SPEN).
Selon Ousmane Cissé, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, qui contrôle ces interpellations, « toutes ces personnalités se livreraient à des activités subversives ». La police a décidé de passer à la vitesse supérieure après plusieurs rapports concordants. Ousmane Cissé qui confirme également que les interpellations vont se poursuivre, a toutefois précisé que « s’il s’avère qu’il n’y a rien à leur reprocher, ils seront libérés ».
Depuis quelques jours en tout cas, les renseignements généraux de la police sont à pied d’œuvre. « Toutes opinions de nature à perturber la tranquillité de l’ordre public seront, à compter de ce jour, punies », affirme le ministre de l’Intérieur qui ne mâche pas ses mots : « toutes ces personnalités, a-t-il martelé, traînent des casseroles ».
En tout cas, ces interpellations ont surpris plus d’un Nigérien et nombreux sont ceux qui se demandent si ce n’est pas le début de l’assainissement tant réclamé par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD).
Greenpeace accuse Areva de négliger la santé des Nigériens

atlasinfo.fr / AFP 28-03-10
Greenpeace accuse Areva de négliger la santé des Nigériens
lundi 29 mars 2010
L’organisation internationale de défense de l’environnement Greenpeace a accusé le groupe français Areva de mettre en danger la santé des riverains des mines d’uranium qu’il exploite dans le nord du Niger, dans un rapport publié lundi.
Greenpeace exige qu’une étude indépendante établisse le niveau de radiation dans deux cités minières, Arlit et Akokan (nord-ouest du Niger), et demande leur décontamination. Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, est le premier employeur privé au Niger, pays sahélien très pauvre, où l’entreprise exploite des gisements d’uraniumun.
"Les habitants d’Arlit et d’Akokan vivent entourés d’air empoisonné, de terres contaminées et d’eau polluée. Chaque jour qui passe, les Nigériens sont exposés aux radiations, à la pauvreté et aux maladies", assure Greenpeace.
L’organisation a mené une enquête à Arlit et à Akokan en novembre 2009 en collaboration avec la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD, France) et le Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgetaire (ROTAB, Niger).
Dans un rapport de trente pages, non exhaustif selon l’ONG, Greenpeace a mis en évidence des concentrations anormales d’uranium dans le sol, et de radon, un gaz naturel radoactif, dans l’air, ou encore la présence sur les marchés de matériels radioactifs recyclés, provenant des mines. Les prélèvements ont été effectués aux abords des mines comme dans les deux localités, où vivent environ 80.000 personnes. Ainsi, par exemple, "dans quatre échantillons sur cinq d’eau recueillis par Greenpeace dans la région d’Arlit, la concentration d’uranium était supérieure à la limite recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour l’eau potable", écrit l’organisation écologiste.
Areva a assuré en janvier qu’il organiserait "d’ici fin 2010" une inspection générale des sites qu’il expolite au Niger pour démontrer l’absence d’exposition radioactive de la population.
Dimanche 28 Mars 2010 AFP
dimanche 28 mars 2010
L’espace touareg - 2003

L’espace touareg - 2003
dimanche 28 mars 2010
Carte thématique de l’espace touareg et de ses tribus les plus importantes,
et des grandes zones naturelles de localisation :
zone désertique et semi-désertique
zone sahélienne semi-aride
zone de savane
Synthèse d’ouvrages et de cartes , avril 2003
J.Dupuis
temoust
L’espace touareg dans l’espace africain - 2008
LA LEGENDE TRACY CHAPMAN speciales dédicaces à Emma et a tous les infirmiers du Niger
talking about a revolution (tracy chapman)
Tracy Chapman - fast car Video
Tracy Chapman crossroad
Tracy Chapman - fast car Video
Tracy Chapman crossroad
Anne-Marie Salomon, la nouvelle Soeur Emmanuelle

Grand format
La Vie
Anne-Marie Salomon, la nouvelle Soeur Emmanuelle
Armelle Breton - publié le 25/03/2010
C’est un incroyable hôpital installé dans le désert touareg, au Mali. À sa tête, une femme française atypique, Anne-Marie Salomon. Depuis 22 ans, cette religieuse et médecin partage le quotidien des nomades, avec un credo : préserver leur dignité, en les aidant à se développer, via notamment la santé et l’éducation.
Le soir tombe sur l’hôpital de Kaïgourou, à Gossi, en pays touareg. Après les tensions de la journée, une discrète rumeur parcourt désormais le camp. Un transistor crachote ses nouvelles, les coqs poussent leur dernier chant… Quelques braseros vacillent, près des tentes où l’on s’apprête pour la nuit. Dans la pénombre, une charrette s’immobilise. Avec précaution, deux hommes et une femme en descendent une silhouette frêle dont on ne distingue que le visage, émergé d’un enchevêtrement de tissus colorés. Ils la couchent sur une natte, à même le sol, à l’entrée du bâtiment. En silence. Aucune panique, aucun débordement. D’où viennent-ils, combien de kilomètres ont-ils parcouru ? On l’ignore et quelle importance…
L’urgence ici se cale sur le pas des nomades, dans un temps et un espace aussi étirés que la brousse environnante. À la lueur de sa torche, qu’elle tient coincée dans le creux de son épaule, le Dr Salomon – ici, on ne parle que de Anne-Marie – se penche sur la patiente dont la vie semble déjà presque retirée, tant son corps est raide. En tamasheq, la langue des tribus de cette région du nord du Mali, ses proches expliquent que, depuis deux jours, elle ne peut plus manger ni parler. "Tétanos", présume la sœur, qui a repéré une plaie sur le pied de la malade. Autour d’elle, l’équipe des soignants, avec, en tête, Zado, son fidèle adjoint, regarde, écoute, enregistre le traitement à mettre en œuvre.
Fin d’une journée ordinaire à Kaïgourou, cet hôpital vraiment pas comme les autres. Pour s’en rendre compte, il faut attendre le lendemain, dans la lumière éblouissante du matin. Pas un lit à l’horizon, pas de carrelages immaculés, ni d’appareils sophistiqués. À Kaïgourou, on vient avec paquetage, famille et bêtes. Et le temps de se soigner, on vit comme au désert. Imaginez donc trois modestes bâtiments en banco – briques de terre séchée – et, autour, un campement
de tentes hétéroclites mêlant peaux de bêtes, bâches en plastique ou tentures…
Des femmes pilent le mil, d’autres déambulent avec des jarres d’eau sur leur tête, pendant qu’au loin un dromadaire chaloupe, ignorant superbement l’interdiction de pénétrer dans l’enclos de l’hôpital. Sous un arbre, deux malades sont allongés, une perfusion piquée dans le bras. Plus loin, un lépreux, le pied déjà à moitié disparu, discute avec son enfant. À l’écart, un jeune homme lit, son pansement tout propre laissant entrapercevoir des chairs encore à vif. « Il est là depuis deux ans et demi déjà, explique Anne-Marie. Un accident lui a broyé la jambe et le muscle de son mollet est descendu à la cheville. Il faut attendre que les greffes de peau prennent, ensuite, on lui remontera le muscle. » Il trompe le temps avec les livres que la sœur lui apporte. Rêvant de pouvoir un jour devenir traducteur. Et puis, toujours allongée sur sa natte, la malade de la veille. Elle remue légèrement la tête et a même pu boire. Elle vit !
« Ils sont bien ici mes malades », s’exclame la sœur. À un Occidental nanti, habitué à une médecine de haute technicité, les moyens peuvent sembler dérisoires, et les méthodes, déroutantes. Mais, bien vite, on comprend qu’il faut laisser ses codes au vestiaire et que, dans cette zone déshéritée du Gourma – entre Sahara et Sahel –, tenaillée par la faim, et où l’espérance de vie se limite à 45 ans, Kaïgourou est une sorte de miracle. Un îlot d’humanité et de dignité dans un océan de dénuement. Avec, à sa tête, une femme hors du commun : Anne-Marie Salomon, 75 ans et une vitalité à faire pâlir nombre de trentenaires. Sur le pont de 6 heures du matin à… impossible de donner une limite, un accouchement – et il y en a 300 par an – peut la tenir debout une bonne partie de la nuit. Il faut la voir au volant de son pick-up bringuebalant sillonner les rues de Gossi, escortée par des ribambelles d’enfants scandant : « Anne-Marie Biscuit, Anne-Marie Biscuit » (surnom hérité du temps où elle distribuait de la nourriture aux réfugiés affamés). Elle houspille, elle rigole, elle commande, elle épuise même parfois. Mais on lui pardonne car, comme le confie Zado, « rien de ce qu’elle fait n’est pour elle ».
Impossible de ne pas se laisser aller à la comparaison avec une autre dame de cœur, sœur Emmanuelle : même faconde, même facétie, même volonté – pensez qu’elle a entamé ses études de médecine à 45 ans – et même énergie phénoménale… Quand on l’interroge sur la source à laquelle elle puise autant de force, cette femme de foi répond invariablement : « Dieu ! » Consentant du bout des lèvres à étayer son propos : « Dieu a besoin d’interprètes pour transmettre son message d’amour. Il a besoin de bras, de jambes… de têtes aussi. Je suis une de ses interprètes. »
Son histoire de cœur avec les habitants du Gourma remonte à 1985. À l’époque, externe en médecine (voir son portrait dans La Vie n° 3336, du 6 août 2009), cette sœur de la Retraite, originaire de Bretagne, atterrit en stage au centre de soin public de Gossi. Une ville perdue dans les sables, à plus de 1 000 km de Bamako. Elle y découvre les réfugiés de la sécheresse, attirés par la « mare » – entendez un lac – qui borde la ville. « Ils avaient perdu leurs troupeaux. Ne sachant pas vivre dans les agglomérations, ils se sentaient très humiliés, parqués par les autorités de l’autre côté de la mare, et attendant leur nourriture des seules distributions d’urgence. Je leur ai promis que je reviendrai, sans autre but que de
les aider à trouver des solutions pour lutter contre la misère dans laquelle ils s’enlisaient. » La sœur n’étant pas
du genre à parler en l’air, elle tient promesse et, en 1988, sa thèse en poche, elle s’installe à Gossi.
Zado se souvient de leurs débuts ensemble : « Kaïgourou n’était qu’une dune de sable. On consultait sous les arbres, plantés par les missionnaires de l’Église norvégienne. Ils avaient imaginé convertir les nomades à l’agriculture, sourit-il, avec, dans les yeux, l’ironie d’un Touareg qui sait bien l’improbabilité d’un tel dessein. Les nomades sont des pasteurs, pas des cultivateurs ». Visiblement, Anne-Marie Salomon a retenu la leçon. « J’ai compris que, dans ce pays, Dieu ne me demandait pas d’agir par moi-même, mais d’être là, auprès de mes frères, pour les aider à réaliser eux-mêmes ce que seuls ils ne pouvaient entreprendre. » Et, de fait, depuis 22 ans, elle est toujours là, à accompagner de très nombreux projets de développement touchant à la santé et à l’éducation : puits, dispensaires de brousse, formations de jeunes soignants, écoles… Une nouvelle maternité ainsi qu’un petit bloc opératoire sont actuellement en chantier.
Aujourd’hui, les ONG d’Anne-Marie sont devenues le premier employeur de Gossi, salariant 21 personnes : techniciens de santé, aides-soignants, laborantin, secrétaire, matrones, chauffeur, gardiens. Une petite entreprise qui lui dévore son temps, après l’hôpital : l’urgence de récolter soutiens matériels ou financiers est une quête quotidienne. Outre son stéthoscope, la sœur ne se sépare donc jamais de son portable, instrument vital pour être au contact des donateurs – effectifs ou potentiels – en France. Les autres revenus proviennent des patients, qui doivent payer une partie des soins – toujours le respect de la dignité des personnes : 200 francs CFA la consultation (0,30 €), 5 000 francs CFA (7,60 €) pour une hospitalisation de deux mois. Les piqûres sont payantes, mais les vitamines, gratuites, comme les 6 kg de mil distribués une fois par mois aux hospitalisés ou le lait en poudre donné chaque quinzaine aux femmes enceintes et jeunes mamans. Il est midi et la file des consultations s’est singulièrement allongée.
Aujourd’hui, c’est le jour des tuberculeux. Huit nouveaux cas déjà depuis le début du mois. Visages émaciés, regards absents… « Les gens du désert ne laissent rien paraître », explique Anne-Marie. Un homme s’avance. Il a 55 ans, pèse 37,5 kg. « Tu as la mauvaise toux, lui dit la sœur, tu craches des microbes. Tu dois manger et boire tout seul. Ta maladie, il faut la soigner pendant un an, et rester ici deux mois. Sinon, on ne commence pas le traitement. » Zado traduit. L’homme est d’accord pour rester. Il est même déjà installé avec sa famille. Suit une jeune femme, si fatiguée qu’elle ne peut plus porter son bébé. C’est son mari qui le tient dans ses bras. Elle aussi a la mauvaise toux, mais rester deux mois… Dilemme pour le mari. On appelle à la rescousse Radijatou, la femme de Zado qui le connaît un peu. « Si tu veux garder ta femme, il faut la ramener », tente-t-elle de le convaincre. « Tant qu’elle n’est pas installée ici, elle n’aura pas de traitement. » L’homme et son épouse repartent ensemble, sans que celle-ci ait dit un mot. Qui sait s’ils reviendront ? Laisser sa femme ou son troupeau – qui fait vivre toute la famille – au Sahel, on mesure autrement le prix d’une vie. Dans la salle d’à côté, Aboubakrim a pris le relais de Zado et vaccine les bébés. Pleurs vite consolés par un bonbon, rires et palabres des mères, l’ambiance est plus légère.
Imaginé au départ pour les nomades, Kaïgourou est aussi devenu, au fil des ans, l’hôpital des habitants de Gossi. Et la sœur, le seul médecin à 150 km à la ronde. Toute la journée, un ballet de pirogues fait la navette d’une rive à l’autre de la mare pour amener les patients à la consultation. Fièvres dues au paludisme, carences alimentaires, grossesses, diabète et, depuis quelque temps, sida sont les motifs de visite les plus fréquents. Certaines femmes ignorent leur âge, les grandes famines de 1973 ou de 1984 servent alors de repères : « Tes enfants, ils étaient nés à la grande famine ? », questionne la sœur. Les filles hésitent sur la date de leurs dernières règles : « C’était combien de jours avant le carême ? » Plus étonnant : « Les fourmis, elles viennent sur ton pipi ? », c’est pour dépister un diabète, nous éclaire Anne-Marie. Et quand elle suspecte un sida : « Tu es allé à Abidjan ? » Une ville où de plus en plus d’hommes échouent pour trouver du travail et contractent le virus. À Kaïgourou, on leur distribue antirétroviraux et préservatifs. Sur ce dernier point, la sœur préfère soutenir une politique réaliste de prévention que discourir sur la fidélité ou l’abstinence, dans un pays où la polygamie reste la norme. Car, en plus de 20 ans de Gossi, Anne-Marie Salomon a appris les codes et les coutumes des différentes ethnies qui se côtoient ici, elle connaît leur fonctionnement et leurs relations. Lucide sur tout, dupe de rien, elle avance en acceptant les personnes telles qu’elles sont, « Inch’Allah ».
Le muezzin a lancé son dernier appel à la prière depuis bien longtemps déjà quand Anne-Marie est de retour chez elle. Son antre, c’est une cour plantée de trois acacias et meublée de tout le nécessaire. C’est là qu’elle dort, mange, travaille, reçoit ou renvoie – sans ménagement – les importuns. Au grand air, sous le soleil ou sous les étoiles, comme ses chers nomades. Il n’y a que deux moments où elle pénètre dans sa maison en dur, quand elle s’arrête pour prier, tôt le matin et tard le soir. Alors seulement, elle semble se retirer du monde.
Une rencontre à La VieAnne-Marie Salomon ouvre le premier cycle des Éloges de La Vie, sur le thème de la fragilité. Nous vous invitons à venir écouter sa conférence le jeudi 8 avril, à 19 h, au nouveau siège de notre journal. Cliquez ici pour plus de renseignements.
Un livre J’ai choisi d’être médecin chez les Touaregs, un témoignage pour entrer dans l’intimité de cette femme de cœur, de foi et d’action. (Anne-Marie Salomon avec Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol, Plon, 18 €).
Une émissionSur France 2, retrouvez Anne-Marie Salomon à la fin du journal, le samedi 27 mars, à 13h15.
Fin de la crise des visas entre l’UE et la Libye

http://www.letemps.ch-28-03-10
Fin de la crise des visas entre l’UE et la Libye
dimanche 28 mars 2010
La présidence espagnole de l’Union européenne a annoncé samedi que l’UE et la Libye avaient levé les restrictions sur l’octroi de visas, et « regrette et déplore » la crise, a -t-on appris en marge du sommet de la Ligue arabe en Libye, alors que le DFAE répète qu’il a correctement appliqué les accords de Schengen. Tripoli estime avoir remporté une « victoire » sur la Suisse ; le sort de Max Göldi n’a officiellement pas été évoqué
L’Espagne, qui assure la présidence de l’UE, a annoncé la levée des restrictions de visas Schengen pour des personnalités libyennes, dont le dirigeant Mouammar Kadhafi, dans un communiqué distribué par les Affaires étrangères libyennes à Syrte, en Libye, en marge du sommet de la Ligue arabe.
« Les noms des citoyens libyens inscrits précédemment sur (la liste noire) de l’espace Schengen ont été définitivement supprimés », a annoncé l’UE dans un communiqué. Peu après, un haut responsable libyen a annoncé que son pays levait l’interdiction d’octroi de visas aux Européens de l’espace Schengen.
Après cette annonce, la Libye a estimé samedi soir que la Suisse avait été « vaincue par cette mesure commune européenne », selon un communiqué du ministère libyen des Affaires étrangères.
Le Conseil fédéral avait annoncé cette semaine la levée de sa « liste noire » privant de visas Schengen entre 150 et 188 personnalités libyennes. L’UE attendait que Tripoli biffe en retour les interdictions d’entrée sur son territoire qui frappent les citoyens européens en rétorsion à cette liste. Publicité
Göldi : « aucun signe »
Dans un communiqué samedi après-midi, Madrid « déplore et regrette les problèmes et les ennuis engendrés par cette mesure (la liste noire suisse) et espère que cet incident ne se répètera plus dans le futur ».
Elle souligne, par ailleurs, « son désir de préserver les bonnes relations entre la Grande Jamahiriya (libyenne) et l’UE, espérant parvenir bientôt à la conclusion d’un accord cadre de partenariat », objet depuis 2007 de négociations entre les deux parties.
Quant à l’otage suisse Max Göldi, il n’en a pas été question. Salah Zahaf, l’avocat de l’homme d’affaires, a indiqué qu’il n’y avait « aucun signe laissant présager de nouveaux développements » concernant la situation de son client. Il ne prévoit « rien de nouveau au moins au cours de cette semaine ».
Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Moratinos poursuivra dimanche à Syrte sa mission de médiation, a encore indiqué le ministère espagnol.
samedi 27 mars 2010
Haymanot Girma ,speciale dédicace aux tontons de Ny à Hassaan de Maradi,à Soul d'Az,et à tous ceux d'Az et ceux autour du fleuve Niger
camdens
January 17, 2007
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March 16, 2007
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January 07, 2008
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Essaouira 3 - Allah Ya Ghani - Maalem Majid Bekkas
PureHeartVideo
April 30, 2007
Essaouira Festival 2001 Friday
April 30, 2007
Essaouira Festival 2001 Friday
Tamanrasset :Echappées belles /Telerama.fr

Cette semaine, Sophie voyage dans le Sud algérien. Elle est accueillie à Tamanrasset par sa guide Khadjia, puis découvre un marché africain et rencontre un artisan en argent dans sa maison touareg. Elle passe la soirée en compagnie d'un groupe touareg avant de découvrir, le lendemain, la communauté religieuse de Tamanrasset. Puis Sophie et sa guide prennent la route à bord d'un 4X4 et partent dans le désert. Enfin, Sophie arrive au village d'Efak. Elle y fait la connaissance de femmes touaregs et de Khawlen, la plus ancienne musicienne de l'Imazad. Au sommaire :
- Tamanrasset, la ville rouge des hommes bleus
- Les peintres du désert
- L’appel spirituel du plateau de l'Assekrem
- Le parc national de l'Ahaggar
- Touaregs d'aujourd'hui : entre modernité et tradition
- Carnet de route : «La Route des parfums»
AREVA dément tout changement dans ses projets au Niger

UEMOA - AREVA dément tout changement dans ses projets au Niger
Publié le 27 mars 2010 à 11h00
(PANA)
Le géant français de l’énergie nucléaire AREVA a démenti dans un communiqué publié vendredi et reçu par la PANA tout changement dans son programme d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren, au Niger.
Selon le communiqué, le programme de mise en exploitation approuvé par le Conseil d’administration de la société du 2 décembre 2009 s’engage sur un planning général de travaux s’étalant de 2010 à 2013, année de production des premières tonnes d’uranium.
Les travaux, commencés à ce jour, comprennent la construction de la route d’accès au site, d’un aéroport et des ateliers, tous nécessaires pour le démarrage du creusement de la carrière qui débutera en janvier 2011, indique le communiqué.
Les travaux principaux de construction de l’usine de traitement du minerai débuteront en mi-2011 pour permettre un début de production deux ans plus tard, précise le communiqué.
Avec la mise en production du gisement d’uranium d’Imouraren, AREVA contribuera à l’accession du Niger au rang des premiers pays producteurs d’uranium au monde et à favoriser ainsi son développement économique par les retombées économiques de l’exploitation et ses effets induits, ajoute le communiqué.
La mise en exploitation du gisement d’Imouraren a été officiellement lancée le 4 mai 2009.
Elle a déjà franchie plusieurs étapes : attribution du permis de recherche sur le périmètre le 7 février 2006 ; attribution du permis d’exploitation le 20 janvier 2009, constitution de la société Imouraren le 25 février 2009.
On rappelle que la question minière reste depuis quelques mois au c ?ur du débat politique au Niger.
En décembre dernier, l’opposition nigérienne regroupée au sein de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR) avait violemment dénoncé « la gestion mafieuse » des permis miniers.
Premier sommet arabe chez Kadhafi placé sous le signe de Jérusalem

Premier sommet arabe chez Kadhafi placé sous le signe de Jérusalem
27.03.2010, 09h28
AFP
Un sommet de la Ligue arabe, le premier à se tenir chez le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, s'ouvre samedi à Syrte sous le signe de la défense de Jérusalem-Est face à Israël.
Le sommet, qui doit s'ouvrir en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, doit adopter une position commune demandant le gel des nouveaux projets de colonisation israélienne dans le secteur oriental de la ville sainte.
Au moins douze chefs d'Etats et dirigeants arabes participent à la réunion, dont le Palestinien Mahmoud Abbas, Abdallah II de Jordanie, l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, les présidents algérien et mauritanien, Abdelaziz Bouteflika et Mohamed Ould Abdelaziz, le yéménite Ali Abdullah Saleh ainsi que le Soudanais Omar el-Béchir et le Syrien Bachar al-Assad.
Les chefs de gouvernements italien, Silvio Berlusconi, et turc, Recep Tayyip Erdogan, ont également été invités.
Les pays arabes ont affirmé vendredi qu'Israël devait revenir sur sa décision de construire 1.600 logements à Jérusalem-Est avant tout lancement de négociations indirectes avec les Palestiniens proposées par les Etats-Unis.
"La position arabe est très claire: les négociations (avec Israël) dépendent du gel de la colonisation et en particulier de l'annulation de la décision israélienne de construire 1.600 logements à Jérusalem-Est", a déclaré le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, à l'issue d'une réunion ministérielle.
M. Ban, qui a assisté brièvement à la réunion, a en revanche demandé aux Arabes d'appuyer les négociations indirectes israélo-palestiniennes, selon un diplomate arabe. Il devrait réitérer sa demande à l'ouverture du sommet.
"Je vais les exhorter à soutenir les négociations de proximité. Il est crucial que les pays arabes aident à créer une atmosphère favorable dans laquelle les discussions pourront réussir", avait-il déclaré au Conseil de sécurité à la veille de son départ pour Syrte.
Jeudi, les ministres arabes se sont mis d'accord sur un plan d'aide de 500 millions de dollars aux Palestiniens de Jérusalem, qui doit être formellement accepté lors du sommet.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a encore assuré vendredi que la politique d'Israël concernant Jérusalem demeurerait inchangée, au lendemain de son retour d'une visite tendue à Washington qui n'a pas permis de régler la crise avec l'administration de Barack Obama.
Israël avait donné le 9 mars son feu vert à un projet de construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est annexée. Cette annonce, en pleine visite de vice-président américain Joe Biden, avait provoqué un tollé chez les Palestiniens et au sein de la communauté internationale.
Adepte des coups d'éclats lors des sommets arabes auxquels il a pris part, le colonel Kadhafi va également tenter de s'octroyer plus de pouvoirs durant son mandat à la présidence de la Ligue arabe.
Tripoli a expliqué vouloir "un rôle actif de la présidence du sommet entre deux réunions, lui permettant de diriger le travail au sein du secrétariat général de la Ligue arabe".
Samedi matin, des groupes folkloriques libyens commençaient déjà à mettre l'ambiance avant l'arrivée des participants dans la gigantesque salle de conférences où se tient le sommet.
Syrte (500 km à l'est de la capitale) est la ville natale du colonel Kadhafi où il tient à organiser les plus grands évènements malgré une capacité hôtelière très limitée.
Les dirigeants arabes ont été placés dans des résidences privées, tandis que le Premier ministre turc a été hébergé dans un luxueux yacht mouillant dans le port de cette petite ville méditerranéenne, à proximité d'un paquebot italien où sont logés les journalistes.
AFP
Imaran (toearegs, Algerije),Masha 'El Falesteen (Palestina)

Imaran (toearegs, Algerije),Masha 'El Falesteen (Palestina)
Zaterdag 27 maart 2010, 20.00, Molière, Naamsepoortgalerij, Bolwerksquare 3, 1050 Brussel (Elsene)
Deze concertavond presenteert de unieke ontmoeting tussen twee groepen die in eigen land een minderheidscultuur vormen.
De tamasheq (toearegs) van Imaran komen uit Djanet, een oeroude oase in de regio Tassili N’Ajjer. De leden van Imaran behoren tot de Kel Touat-stam en kwamen via lange omzwervingen in Djanet terecht. Hoewel de oud in principe geen traditioneel toeareg-instrument is, kreeg ze al snel een vooraanstaande plaats bij de tamasheq van Djanet, getuige ondermeer het werk van Baly Othmani. Masha’el Falesteen is een traditionele dansgroep uit Nablus die gespecialiseerd is in de Dabkah, de traditionele folkdans uit de Levant en de nationale dans van Libanon, Palestina, Syrië en Jordanië.
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les promesses non tenues de l'amnisitie des rebelles

Des combattants armés du sud pétrolifère viennent rendre les armes, le 3 octobre 2009.27/03/2010 à 11h:30 Par AFP
Nigeria
© AFP En l'absence du président nigérian Umaru Yar'Adua, qui avait personnellement porté ce projet, le programme d'amnistie des groupes rebelles du sud pétrolier peine à se concrétiser. Mais si la stabilité politique ne revient pas rapidement, les anciens combattants pourraient reprendre les armes en signe de protestation.
Des combattants armés du sud pétrolifère du Nigeria s'impatientent devant le manque de percées dans le programme d'amnistie proposé par les autorités et celui-ci pourrait dérailler, prévient l'un de leurs ex-commandants. Le président Umaru Yar'Adua a offert une amnistie en 2009 aux combattants du delta du Niger (sud) qui s'en prennent depuis des années à l'industrie pétrolière, à condition qu'il déposent leurs armes. En octobre 2009, environ 20 000 d'entre eux, selon les chiffres officiels ont répondu à l'appel, se voyant promettre en contre-partie formations, emplois et indemnités. Cinq mois plus tard, ces promesses tardent à se concrétiser, déplorent de nombreux bénéficiaires du programme.
"Ils ont promis beaucoup de choses (...) des emplois, de meilleures conditions de vie", explique à l'AFP Gospel Tamouno, aussi appelé JP, ex-commandant d'une unité du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), principal groupe armé opérant dans cette région-clé depuis 2006. "Personne n'est satisfait (...) mais les jeunes continuent d'attendre et d'espérer", déclare ce trentenaire vêtu d'un costume sombre, lors d'un entretien dans un hôtel de Warri, l'une des principales villes du delta.
M. Tamouno met cependant en garde : "Certains sont patients mais d'autres ne le sont peut-être pas. Les impatients sont ceux qui créent la révolution", explique-t-il, en référence au Joint Revolutionary Council (JRC), un mouvement qui a revendiqué plusieurs attaques d'oléoducs ces dernières semaines. Quelques heures seulement après cet entretien, des voitures piégées ont explosé aux abords d'une conférence à Warri consacrée à l'aministie, réunissant ex-combattants et officiels. L'attaque a été revendiquée par le Mend, qui a mis fin le 30 janvier à un cessez-le-feu de plusieurs mois.
Impasse
Le président nigérian, à la tête du 8e exportateur mondial de brut, s'était personnellement impliqué dans l'amnistie, rencontrant lui-même certains dirigeants de mouvements armés. Sa longue absence médicale est considérée comme la cause principale de l'impasse actuelle du processus de pacification. Evacué vers un hôpital en Arabie saoudite le 23 novembre, il n'est pas réapparu en public depuis, même après son retour au Nigeria, le 24 février. "J'étais surpris, je n'avais jamais vu un président nigérian avec de telles idées. Il a fait quelque chose de grand en offrant l'amnistie aux jeunes du delta du Niger", estime Gospel Tamouno. "Ca n'est pas facile de faire sortir les gens des criques", caractéristiques des terrains marécageux du delta, concède-t-il.
Les médias ont rapporté cette semaine que les activités de formation de 20 192 combattants repentis, dans trois centres de réinsertion, avaient été suspendues dans l'attente de la formation d'un gouvernement, après la dissolution du 17 mars. Peu avant cette mesure, le président par intérim Goodluck Joanathan avait mis de côté huit milliards de nairas (40 millions euros) pour le programme post-amnistie, selon un ministre. Les ex-combattants reçoivent mensuellement environ 400 dollars, mais mardi, des milliers d'entre eux ont manifesté, affirmant ne pas avoir été payés.
Selon Gospel Tamouno, si les militants ont déposé quelque 10 000 armes, il en reste environ 30 000 qui pourraient servir "si le gouvernement ne poursuit pas son projet initial". Une rencontre entre Goodluck Jonathan, originaire du delta, et des dirigeants de groupes armés serait prévue vendredi à Abuja, selon les médias.
vendredi 26 mars 2010
LEGEND ALI FARKA TOURE AND HIS SON VIEUX FARKA
worldcircuitltd
February 11, 2008
Live at Segou festival, Mali (With Bassekou Kouyate) Feb 2005
Ali Farka Touré 'Amandrai'
modiba
July 11, 2007
http://www.vieuxfarkatoure.com http://www.totimbuktu.com The son of the great Ali Farka paying tribute to the father with a cover of one of his father's most beloved songs, "Ai Du," which appeared...
February 11, 2008
Live at Segou festival, Mali (With Bassekou Kouyate) Feb 2005
Ali Farka Touré 'Amandrai'
modiba
July 11, 2007
http://www.vieuxfarkatoure.com http://www.totimbuktu.com The son of the great Ali Farka paying tribute to the father with a cover of one of his father's most beloved songs, "Ai Du," which appeared...
TOUAREG LEGEND IBRAHIM AG ALHABIB ALIAS ABRAY BONE ET OUSMANE AG MOSSA HIS SPIRITUAL SON OF TAMIKREST
IndependienteRecords
June 30, 2009
Lulla is taken from Tinariwen's new album "Imidiwan: Companions". The footage featured in the video are clips taken from the DVD short film that accompanies the new album.
GlitterhouseRec
December 2010
The song Tamiditin from Tamikrest's new album Adagh! Out on march, 1st! Released on Glitterhouse Records! www.glitterhouse.com TAMIKREST in tamasheq language means junction, connection, knot, coal...
June 30, 2009
Lulla is taken from Tinariwen's new album "Imidiwan: Companions". The footage featured in the video are clips taken from the DVD short film that accompanies the new album.
GlitterhouseRec
December 2010
The song Tamiditin from Tamikrest's new album Adagh! Out on march, 1st! Released on Glitterhouse Records! www.glitterhouse.com TAMIKREST in tamasheq language means junction, connection, knot, coal...
Best of NIGERIAN LEGEND FELA KUTI and HIS SON FEMI KUTI
oronbaba
May 12, 2007
rare early footage (shot by Ginger Baker) featuring Fela & Afrika 70 performing in the rainy southeastern town of Calabar, shortly after the the Nigerian civil war
Beng Beng Beng
May 12, 2007
rare early footage (shot by Ginger Baker) featuring Fela & Afrika 70 performing in the rainy southeastern town of Calabar, shortly after the the Nigerian civil war
Beng Beng Beng
A QUOI JOUE LE CSRD ?

A QUOI JOUE LE CSRD ?
Écrit par Ayouba Karimou (Opinions N° 103 DU 24 MARS 2010)
Vendredi, 26 Mars 2010 14:19
Plus d’un mois après sa prise de pouvoir, le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) continue à maintenir le suspense quant à la convocation du fameux Conseil Consultatif chargé de fixer ‘’une durée raisonnable’’ à la transition, ainsi que d’établir le calendrier électoral. On ne sait toujours pas ce qui bloque, mais tout laisse à croire que de petits calculs au sein d’une partie de la junte présideraient à cette lenteur. Peu à peu, à l’enthousiasme des premières heures qu’avait suscité l’avènement du CSRD chez l’écrasante majorité de nos concitoyens, succède à présent une sorte de scepticisme quant aux desseins véritables qui animeraient certains dirigeants de la junte qui apparaissent aujourd’hui comme les nouveaux maîtres de nos destins. En effet, le problème est que si le vieux meurt et que le neuf ne peut naître, cela signifie tout simplement que, quelque part, au niveau du CSRD, on assisterait, vraisemblablement, à une tentative de récupération qui ne dit pas son mot, perceptible entre le premier discours de Djibo Salou marqué par une profonde sincérité dans l’analyse des problèmes du pays du fait du tazarché et les autres discours prononcés, par exemple, à l’occasion de la rencontre avec la classe politique, où l’on avait cru sentir la doxologie tazarchiste du ‘’tous pourris’’ ! Depuis lors, les observateurs notent une certaine digression dans l’approche des questions politiques de la part du CSRD, comme si un ressac tazarchiste était venu balayer la profonde conviction qu’avaient tous les démocrates nigériens que si l’armée était intervenue sur la scène politique nationale le 18 février dernier, c’était uniquement par la faute d’un autocrate qui avait bénéficié de grandes complicités dont justement celle de la hiérarchie militaire !
Or, en parlant d’assainissement au sein de la classe politique, pour notre part, nous aurions voulu que cela commence là où tout avait débuté, c’est-àdire, situer d’abord les responsabilités qui ont été celles de tous ces grands officiers de l’armée nigérienne dont le silence ou la complaisance ont conforté Tandja Mamadou dans sa volonté de liquidation des institutions démocratiques. Oui, tout le monde sait au Niger que si Tandja s’était permis de faire ce qu’il avait fait, c’est que quelque part il avait été assuré du soutien, ou à tout le moins, de la complaisance des seules forces organisées qui auraient dû le dissuader de commencer cette entreprise. L’armée avait pourtant le devoir sacré de protéger la république et ses institutions, et seuls Djibo Salou et ses camarades avaient perçu cette nécessité un 18 février. En voila pour la hiérarchie militaire.
Quant aux civils, pêcheurs en eaux troubles de tous les temps, ils sont bien connus de tous, et ce sont les mêmes qui, aujourd’hui encore, rôdent autour du CSRD pour tenter de jeter l’opprobre et le discrédit en professant la vieille rengaine du ‘’tous coupables’’, philosophie anti-partis et antidémocratique ! Ce sont les mêmes qui ‘’conseillent’’ à la junte une longue transition afin de la noyauter à terme. Sinon, le Niger ne souffre point d’un problème majeur de textes qui puisse nécessiter une très longue transition, car, la Constitution de la Cinquième République avait largement démontré son efficacité pour assurer une stabilité politique et institutionnelle jamais égalée dans toute l’histoire de la jeune démocratie nigérienne. Tout au plus, cette Constitution pourraitelle faire l’objet de quelques réaménagements afin de clarifier certaines de ses dispositions pour ne plus laisser de doutes dans l’esprit des futurs dirigeants du pays.
Pour ce qui est de la nature du régime politique, présidentiel ou semi-présidentiel, cette Constitution le règle en son sein même ! Au regard de tout cela, à moins qu’il n’y ait des desseins cachés, la transition vers un régime démocratique définitif ne pourra requérir une longue période comme le souhaiteraient certains. Djibo Salou, bénéficiant d’une très large confiance populaire, est un officier qui cultive le sens de l’honneur et du patriotisme. Son seul acte du 18 février 2010 en est le témoignage vivant. Cet acte historique a fait éviter à notre pays de graves périls sur son devenir. Officier patriote, il devra prendre de la hauteur par rapport à toutes ces luttes de positionnement, car il sait que les Nigériens et l’extérieur le jugeront sur sa capacité à mettre en place une bonne transition pour remettre les Nigériens sur les rails de la démocratie.
Pour montrer sa bonne foi à la Communauté Internationale, il peut déjà fixer le calendrier électoral définitif de la période transitoire et ainsi prendre part au prochain Sommet de France - Afrique à Nice, ce qui équivaudra à une reconnaissance de facto. Djibo Salou a toutes les cartes du poker en mains pour écrire l’histoire en lettres dorées ou bien, il l’écrira en pointillé, hélas alors pour le Niger ! Optimistes, nous espérons que Djibo Salou ne videra pas son acte du 18 février de toute sa portée historique sur l’autel des calculs réducteurs de certains. A bon entendeur salut !
Processus de paix: Guéguerre entre les ex-fronts armés

Processus de paix: Guéguerre entre les ex-fronts armés
Écrit par .I. Djibrilla (L’ACTUALITE DU 23 MARS 2010)
Vendredi, 26 Mars 2010 12:25
La semaine dernière, dans l’intervalle de 48 heures, deux cadres d’actions des ex-fronts qui ont animé la rébellion armée dans la région d’Agadez ont vu le jour à Niamey. Le premier cadre rendu public a la dénomination de CERA, qui signifie ‘’Comité des ex-combattants de la résistance armée’’. Il compte plusieurs fronts dont le Mouvement nigérien pour la justice (MNJ) et est dirigé par un bureau exécutif. Cette structure qui entend apparemment fonctionner comme une organisation associative s’est donnée comme principale mission d’oeuvrer pour l’instauration et la consolidation d’une paix durable au Niger. Toutefois, ses animateurs n’ont pas dit comment concrètement ils comptent s’y prendre pour remplir leur mission. Deux jours plus tard, soit le diman- che 21 mars, un autre cadre similaire verra le jour, à l’hôtel Ténéré de Niamey, sous la dénomination de ACER : ‘’Alliance pour la consolidation de la paix’’. Regroupant trois ex-mouvements, l’ACER a été créée par entre autres chefs de fronts Rhissa Ag Boula, Aoutchiki Mohamed Kriska, Seydou Maïga Kaocen… et poursuit aussi comme objectif la consolidation du processus de paix et le suivi des engagements qui seront portés par les prochains accords. La bonne disposition des nouvelles autorités à donner un contenu concret au processus de paix est, à l’évidence, à l’origine de la création de ces deux structures. Mais pourquoi alors ne pas créer un seul cadre fédérateur de tous les ex-fronts pour éviter une perte de temps lors les négociations et une dispersion des énergies ? De nombreux observateurs ont certainement formulé cette interrogation quand on sait que les fronts se sont multipliés suite à des dissensions internes ? Lors de sa conférence de presse, l’ACER a ouvertement accusé certains dirigeants de mouvements de détournement des pécules de leurs combattants restés sur le terrain.
Est-ce l’explication à cette division au moment où les autorités sont véritablement disposées à engager des négociations franches avec eux en vue de trouver une solution durable à l’instabilité qui affecte la région d’Agadez ? Ce qui est sûr, c’est qu’il y a un problème de leadership dans cette affaire. Chacun veut être à la tête et c’est cela qui explique en partie la multiplication rapide des fronts. La position de chef confère des avantages et des privilèges. Comme rencontrer, par exemple, le guide de la révolution libyenne, Mouammar khadafi et rentrer dans ses bonnes grâces. Dans leur déclaration respective, chaque structure a tenu à féliciter le guide libyen pour son investissement personnel dans le cadre de la résolution du conflit. Il n’est nul besoin d’un dessin pour comprendre la nature de cet investissement.
Comme on le sait, la Libye a de tout temps été une base arrière pour les dissidences armées qui apparaissent dans la région d’Agadez. Certains soupçonnent même son guide d’alimenter financièrement ces mouvements. C’est pourquoi quand il s’implique activement pour faire régner la paix, les armes cessent de tonner dans les montagnes. Ceci étant dit, l’opinion a pris acte de la volonté des ex-fronts armés des deux camps d’oeuvrer pour la consolidation d’une paix définitive et durable. Cet engagement a, du reste, été pris en 2000, à l’occasion d’une cérémonie grandiose organisée à Agadez : la cérémonie ‘’Flamme de la paix’’ au cours de laquelle des armes ont été brûlés et les ex-fronts de l’époque avaient proclamé leur autodissolution. Tout le monde croyait que c’était sincère.
Mais contre toute attente, un nouveau conflit armé a resurgi en février 2007, animé par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Certains responsables de la première rébellion font partie de ce nouveau mouvement. Ce qui laisse dubitatif de nombreux Nigériens quand à la sincérité des engagements pris par les deux cadres que les ex-fronts viennent de créer, en prélude aux prochaines négociations
Les «Hommes Bleus» s'invitent à Washington

NDLR / TOUAREGS ET SAHRAOUIS OTAGES DU BRAS DE FER ALGERO-MAROCAIN?
El Bashir Mouhtaj : «Je suis fier de représenter ici à Washington mon pays le Maroc et les provinces du sud du Royaume». (Photo : MAP)
WMC
Les «Hommes Bleus» s'invitent à Washington
Publié le : 26.03.2010 | 13h05
e-Matin
Par : Abdallah Darkaoui
La place historique de «Dupont Circle» au nord-ouest de Washington s'est transformée, jeudi, en une grande scène musicale, avec à l'honneur les «Hommes Bleus» et le patrimoine culturel des provinces du sud du Royaume. En effet, cette place a, agréablement, surpris ses habitués avec une prestation musicale inédite du groupe de Guedra «Mnat Azaouan», venu spécialement de la région de Guelmim-Assa pour célébrer le 20e anniversaire du Washington Moroccan Club (WMC).
Arborant la tenue traditionnelle des Touaregs, le groupe composé de trois musiciens-poètes et d'une danseuse, ont offert aux spectateurs un moment inoubliable, en leur présentant des danses traditionnelles des provinces du Sud du Royaume, le tout agrémenté de poésie hassanie.
La guedra objet de curiosité à Dupont Circle
Parés de l'incontournable «Mlehfa» pour les hommes et du «Haik» noir pour les femmes, les danseurs ont effectué, tour à tour, la danse de la Guedra, transmettant à travers leurs mains et leur chorégraphie appliquée toute la beauté de la culture des provinces du sud du Royaume.
«Je suis fier de représenter ici à Washington mon pays le Maroc et les provinces du sud du Royaume», s'est réjoui El Bashir Mouhtaj, meneur de ce groupe, dont certains membres ne sont que les fondateurs d'«Al Bechara», premier groupe de Guedra à voir le jour au Maroc dans les années 50.
Il s'est également dit heureux de l'accueil chaleureux réservé à cette dance dans la capitale américaine, relevant que «le patrimoine musical sahraoui constitue l'un des affluents de la culture marocaine, voire le miroir des coutumes des habitants du Sahara marocain».
Etonnés par ce foisonnement culturel, envoûtés par la pétillance des danses sahraouies et charmés par la beauté des produits artisanaux fièrement mis en valeur lors de ce spectacle, les badauds devenus spectateurs se sont donnés à coeur joie en s'identifiant à ce peuple ancestral et en goûtant à l'exotisme de découvrir une tente sahraouie traditionnelle en plein coeur de Washington.
Pleins feux sur l'image d'un Maroc multicultural
Les costumes traditionnels, les produits artisanaux en bois, cuir et argent n'ont pas manqué d'émerveiller les spectateurs subjugués par cette image multiculturelle du Maroc venue tout droit du Sahara.
Ces derniers ont été nombreux à exprimer leur grand bonheur de découvrir la magie de la Guedra, à la fois danse et instrument de musique, faisant la fierté des habitants du Sahara marocain.
Cet événement est «une expérience spéciale et inédite», a souligné Eugène Fleet, un résident de Washington âgé de 30 ans, qui a découvert le Maroc pour la première fois à travers ce spectacle.
Un bonheur partagé par Cathelyn et John, deux touristes du Minnesota, qui affirment que la recréation, dans ses plus fins détails, d'une tente sahraouie, leur a donné envie de visiter le Maroc pour découvrir «les trésors cachés» du Royaume.
Les spectateurs se sont également réjouis de participer à cet événement, organisé par le WMC en partenariat avec l'Agence de promotion et de développement économique et social des provinces du sud du Royaume et l'Association des amis de Feu Fdaili pour le développement, l'entraide, la culture et le sport de la ville d'Assa.
«Nous avions déjà entendu parler de la cuisine marocaine mais ce spectacle nous a donné envie de voyager au Maroc pour découvrir ses traditions et ses coutumes», a confié Cathelyn à l'agence MAP.
Une atmosphère particulière s'est donc installée sur la place Dupont Circle, plus connue pour ses petites tables où les férus d'échecs peuvent se lancer des défis le temps d'une partie, ou encore pour ses bancs qui se transforment pendant les week-ends en scènes improvisées pour les musiciens de tous horizons.
Par MAP
Le dernier secret d'Ali Farka Touré
Avec Toumani Diabaté (à g.), en 2005
'Kala Djula' is the new digital only single from Ali Farka Toure & Toumani Diabate, taken from their forthcoming album 'Ali and Toumani'. The follow up to their GRAMMY winning album 'In the Heart o...
Ali Farka Toure & Toumani Diabate 'Kala Djula'
Le dernier secret d'Ali Farka Touré
26/03/2010 à 14h:28 Par Patrick Labesse
jeune Afrique
© Youri Lenquette Avant de mourir, en 2006, la star de la musique africaine avait enregistré un second album avec son complice Toumani Diabaté, virtuose de la kora.
En février 2006, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré recevaient un Grammy Award pour leur album commun, In the Heart of the Moon, enregistré l’année précédente. Un mois plus tard, Ali Farka Touré, le « guitar hero » malien, star internationale de la musique africaine, disparaissait, vaincu par un cancer. « Ce qui s’est passé entre nous pendant l’enregistrement et le succès immédiat de cet album m’ont poussé à suggérer à Nick Gold [patron de la maison de disques anglaise World Circuit, NDLR] de profiter de notre passage à Londres pour lui donner une suite », raconte Diabaté. Aussitôt dit, aussitôt fait. En trois après-midi de juin 2005, mais non sans mal. Ali Farka Touré, souffrant, a besoin de faire des pauses quand la douleur devient trop vive.
Dans son studio flambant neuf, à Bamako, où il espère enregistrer son prochain album, Toumani Diabaté, le prodigieux ciseleur de kora, parle, le regard brouillé par l’émotion, de son ancien compagnon de voyage musical, à qui il va rendre hommage lors d’une tournée*. « Ces concerts seront également dédiés à Orlando “Cachaito” López [le contrebassiste cubain de Buena Vista Social Club, décédé en février 2009], paix à son âme, qui a participé à l’enregistrement », précise le musicien, qui avait aussi entraîné Vieux Farka Touré (le fils d’Ali Farka) dans le projet, pour des ajouts de percussions et de chœurs dans certains titres.
Plus de la moitié de l’album s’articule autour de compositions ou d’arrangements sur des airs traditionnels d’Ali Farka Touré. L’un des titres, « Sina Mory », revêt une importance toute particulière. « Il est lié à la rencontre d’Ali avec la guitare. C’était en Guinée-Conakry, en 1956. En descendant du taxi-brousse, il voit un homme jouer de cet instrument. Il interprétait “Sina Mory”, dont les paroles sont tirées d’un conte mandingue. » L’homme en question n’est autre que le Guinéen Keita Fodeba, fondateur des Ballets africains, que Sékou Touré, après l’avoir nommé ministre, accusera de complot et fera fusiller en 1969. Cette rencontre impromptue et cette chanson seraient à l’origine de la vocation d’Ali Farka Touré pour la guitare. « Il ne l’avait encore jamais interprétée », affirme Toumani Diabaté. Quand Nick Gold lui demandait quelle était la première chanson qui l’avait inspiré, il disait toujours ne pas s’en souvenir. « Et là, il l’a jouée, comme s’il avait la prémonition que cet album serait le dernier. Comme pour fermer la boucle. »
* Toumani Diabaté en concert (septet acoustique), "Ali Farka Touré Variations"; le 18 mai à Paris (Casino de Paris, invité : M), le 21 mai à Rabat (Maroc-Festival Mawazine), puis à nouveau en France : le 22 mai à Saint-Etienne (Le Fil) et le 29 mai à Pessac (Festival Rencontres africaines).
'Kala Djula' is the new digital only single from Ali Farka Toure & Toumani Diabate, taken from their forthcoming album 'Ali and Toumani'. The follow up to their GRAMMY winning album 'In the Heart o...
Ali Farka Toure & Toumani Diabate 'Kala Djula'
Le dernier secret d'Ali Farka Touré
26/03/2010 à 14h:28 Par Patrick Labesse
jeune Afrique
© Youri Lenquette Avant de mourir, en 2006, la star de la musique africaine avait enregistré un second album avec son complice Toumani Diabaté, virtuose de la kora.
En février 2006, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré recevaient un Grammy Award pour leur album commun, In the Heart of the Moon, enregistré l’année précédente. Un mois plus tard, Ali Farka Touré, le « guitar hero » malien, star internationale de la musique africaine, disparaissait, vaincu par un cancer. « Ce qui s’est passé entre nous pendant l’enregistrement et le succès immédiat de cet album m’ont poussé à suggérer à Nick Gold [patron de la maison de disques anglaise World Circuit, NDLR] de profiter de notre passage à Londres pour lui donner une suite », raconte Diabaté. Aussitôt dit, aussitôt fait. En trois après-midi de juin 2005, mais non sans mal. Ali Farka Touré, souffrant, a besoin de faire des pauses quand la douleur devient trop vive.
Dans son studio flambant neuf, à Bamako, où il espère enregistrer son prochain album, Toumani Diabaté, le prodigieux ciseleur de kora, parle, le regard brouillé par l’émotion, de son ancien compagnon de voyage musical, à qui il va rendre hommage lors d’une tournée*. « Ces concerts seront également dédiés à Orlando “Cachaito” López [le contrebassiste cubain de Buena Vista Social Club, décédé en février 2009], paix à son âme, qui a participé à l’enregistrement », précise le musicien, qui avait aussi entraîné Vieux Farka Touré (le fils d’Ali Farka) dans le projet, pour des ajouts de percussions et de chœurs dans certains titres.
Plus de la moitié de l’album s’articule autour de compositions ou d’arrangements sur des airs traditionnels d’Ali Farka Touré. L’un des titres, « Sina Mory », revêt une importance toute particulière. « Il est lié à la rencontre d’Ali avec la guitare. C’était en Guinée-Conakry, en 1956. En descendant du taxi-brousse, il voit un homme jouer de cet instrument. Il interprétait “Sina Mory”, dont les paroles sont tirées d’un conte mandingue. » L’homme en question n’est autre que le Guinéen Keita Fodeba, fondateur des Ballets africains, que Sékou Touré, après l’avoir nommé ministre, accusera de complot et fera fusiller en 1969. Cette rencontre impromptue et cette chanson seraient à l’origine de la vocation d’Ali Farka Touré pour la guitare. « Il ne l’avait encore jamais interprétée », affirme Toumani Diabaté. Quand Nick Gold lui demandait quelle était la première chanson qui l’avait inspiré, il disait toujours ne pas s’en souvenir. « Et là, il l’a jouée, comme s’il avait la prémonition que cet album serait le dernier. Comme pour fermer la boucle. »
* Toumani Diabaté en concert (septet acoustique), "Ali Farka Touré Variations"; le 18 mai à Paris (Casino de Paris, invité : M), le 21 mai à Rabat (Maroc-Festival Mawazine), puis à nouveau en France : le 22 mai à Saint-Etienne (Le Fil) et le 29 mai à Pessac (Festival Rencontres africaines).
Hamma Amadou 2
dimpakorabban
Mars 2009
Cet Homme Fort qui fait la fierté de mon pays;je le soutiens de tout mon coeur.
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