dimanche 21 septembre 2014

Chefs suprêmes Touareg (Imenokalan) par Mouelhi Chaker



Chefs suprêmes Touareg (Imenokalan) par Mouelhi Chaker
Après 1650-avant 1700 : Salah
Entre 1700 et 1730 : Muhammad al-Kheir ag Salah
Entre 1730 et 1750 : Sidi ag Muhammad al-Kheir
Après 1750-avant 1790 : Younes ag Sidi
1790-1830 : Guemama ag Sidi
1830-1877 : El-Hadj Ahmed ag Elhadj Elbekri
1877-1900 : Ahitarel ag Mohamed Biska
1900-1905 : Attici ag Amellal et Mohamed ag Ourzig
1905-1920 : Moussa ag Amastan
1920-1941 : Akhamouk ag Ihemma
1941-1950 : Meslagh ag Amaias
1950-1975 : Bey ag Akhamouk, (frère du précédent)
1975-2005 : Hadj Moussa ag Akhamouk
2006- : Edaber Ahmed ag Mohammed
18 octobre 2013, 19:58 · Modifié · Je n’aime plus · 1
Mouelhi Chaker Imenokalan : Liste des chefs touaregs de l'Adrar des Ifoghas
Mohammed Almokhtar dit Aïtta
Abdu Salam
Idda
Didda
Elkhassan
Malik
Sid Ormar ag Malik
Deffa
Vers 1880 : Khammadin
Vers 1880-1908 : Illi
1908-1912 : Safikhun (petit-fils du précédent)
1912-1913 : Mohammed wan Ferzu
1913-1914 : Attaher ag Illi
1914-1915 : Elfakri ag Illi (frère ainé du précédent)
1915-1962 : Attaher ag Illi (fils d'Illi)
1962- : Intalla ag Attaher (fils du précédent)
18 octobre 2013, 19:59 · Modifié · J’aime
Mouelhi Chaker Imenokalan : Liste des chefs touaregs de l'Azawagh
1655- ? : Khadakhada
? -1700 ca. : Mohamed ag Abuyakhya dit Wa Ismudan
1700-1750 : Attafrij
1750- ? : Karoza ag Attafrij
? -1804 : Muda ag Karoza
1804-1807 : Khattutu ag Muda
1807-1816 : Aljilani ag Ibrahim
1816-1819 : Algharab ag Khattutu dit Aghabba
1819-1840 : Budal ag Katami dit Balla
1840-1875 : Moussa ag Budal dit Balla
1875-1903 ou 19051 : Mohamed ag El Kumati ou agGhabdessalam
1905-1908 : Ismaghil ag Lasu
1908-1917 : El Khorer ag Arraqqabi
Mohamed ag El Khorer
À la suite de la révolte de 1917, La France a supprimé le titre d'ame
dimanche, 21 septembre 2014 20:35

La France poursuit sa réorganisation dans la bande sahélo-saharienne : Son installation s'organise dans le nord du Niger

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Armee France NigerLa France va prochainement s'installer dans le nord du Niger, pour être présente sur une ligne allant de Tessalit au Mali à Faya Largeau au Tchad, en passant par les plateaux de l'extrême nord du Niger, au plus près de la Libye.


Les deux hélicoptères Caracal de l’armée de l’air se posent à Ndjamena. Des militaires lourdement armés sortent de l’appareil. Ils viennent de boucler dix jours de mission de reconnaissance dans le nord du Niger. Objectif : trouver des terrains d’aviation utilisables, des zones de poser pour les hélicoptères, de l’eau potable, pour construire un réseau de points d’appui.

La localité de Madama a notamment été évaluée. « Le nord du Niger est une zone d’intérêts parce que c’est une zone de flux. Et en totale coopération avec les forces armées nigériennes, nous souhaitons nous y installer de manière temporaire », explique le général Jean-Pierre Palasset, commandant de la force Barkhane.

Le but est d’entraver ces flux de ravitaillement qui alimentent aujourd’hui encore les mouvements jihadistes dans la région du Tigharghar, dans le nord du Mali, voire peut-être un jour remonter jusqu’à la source, en Libye. « Actuellement, la Libye n’est pas dans ma zone d’action. Mais la Libye, et particulièrement le sud de la Libye, est une zone d’intérêts puisqu’on sait très bien que c’est un lieu de stationnement, d’entraînement, et que c’est de là que vient l’armement. Les mines qui nous frappent viennent de cette zone-là », rapporte encore le général Palasset.
Fin octobre, l’armée française devrait avoir achevé sa réorganisation dans ce qu’elle appelle le « fuseau est de la bande Sahel-Sahara ». Une zone qui englobe une grande partie du Niger et du Tchad.

À Ndjamena, le centre névralgique de la force Barkhane
Il est sorti de terre sur l’emplacement de l’ancienne place d’armes de la base française. Entouré de grillages et de barbelés, le poste de commandement de la force Barkhane est le centre névralgique du dispositif français au Sahel et dans le Sahara.
« C’est le centre qui permet d’avoir la situation de toutes nos unités terrestres. Ça permet de fusionner l’ensemble des informations, de savoir précisément en permanence où sont nos troupes. On a un chat plutôt tourné vers la composante aérienne, un autre avec tous les éléments qui se trouvent dans les PC de nos composantes, aussi bien à Gao qu’à Ndjamena, et on a aussi la recopie en temps réel des images que les drones peuvent prendre n’importe où sur le terrain de la BSS (bande sahélo-saharienne, ndlr) », détaille le colonel Renaud, chef de la conduite des opérations.

Ce jour-là, dans la bande sahélo-saharienne, près de 400 militaires français sont en opération. Sur un écran apparaît une image en noir et blanc. C’est la vidéo tournée par un drone qui survole un convoi de ravitaillement dans l’extrême nord du Mali, près de la frontière algérienne, à 2 000 kilomètres de là. Puis un ordinateur crache ses infos : une mine aurait explosé près d’Aguelhok.

Deux Rafale quittent alors la base de Ndjamena. Les avions reviendront à peine une heure plus tard sans avoir largué leurs bombes. Sous son hangar, un troisième Rafale est prêt pour une mission de reconnaissance vers un lieu tenu secret.
 21 septembre 2014
Source :  http://www.rfi.fr/afrique

Et si le fédéralisme demeure la solution à la crise politico-militaire que traverse le Mali ?

Aliou Hamadoun Yonfo, MAP, MA
La majorité des Etats-nation confrontés à des demandes formulées par les minorités nationales qu’elles soient ethniques, linguistiques ou culturelles ont choisi le fédéralisme pour éviter des souffrances inutiles à leurs populations, une sale guerre aux conséquences désastreuses. De même, plusieurs projets de nation building appuyés par la communauté internationale dans des situations post-crise reposent sur ce concept.
Le fédéralisme permet de tenir compte de nos différences pour négocier des espaces plus grands de liberté et d’action pour le bien de nos populations. Il est propice à la sauvegarde des droits fondamentaux de toutes les minorités à travers le Mali.
Le choix du fédéralisme est une tendance qui suit l’évolution du monde, car plus la mondialisation s’accentue, plus les communautés sentiront le besoin d’affirmer leur singularité, d’afficher leurs différences pour répondre aux aspirations de leurs membres. Il est indéniable que certains y verront une source de fragmentation, de division du Mali. Mais, pour peu qu’ils aient du bon sens, ils sauront qu’à travers celui-ci, nous pouvons tous appartenir à une même nation riche de sa diversité et basée sur une solidarité agissante, la recherche du compromis et du consensus, l’interdépendance et la coopération entre toutes les communautés culturelles.
C’est pourquoi, la solution de la crise actuelle que traverse le Mali devrait  s’inscrire dans une logique de refondation nationale en vue de libérer toutes les énergies créatrices des régions. Il faut ramener le pouvoir décisionnel là ou il jouira de la légitimité et de la confiance des citoyens parce que responsable devant eux.
La consécration du pluralisme politico-institutionnel et juridique ne provoquera nullement la fragmentation ou la déconfiture de l’Etat, car elle tiendra compte des nos valeurs culturelles positives, de nos réalités, de nos expériences universalistes et des exigences d’un Etat moderne. C’est un défi pour nos juristes d’inventer une gouvernance de l’Etat qui soit source d’une véritable libération des communautés. Cela requiert a priori un examen de notre conscience collective, une lecture saine de l’histoire loin de toute vision monolithique nourrie par une utopie nationaliste.
La refondation, dont il s’agit, vise un approfondissement de la démocratie, une reconnaissance du pluralisme de nos sociétés, une décentralisation politique (plus profonde) dans une république fédérale. Une nouvelle forme de l’Etat qui nous permettra de renouer avec notre histoire, nos territoires et nos cultures longtemps bafouées par des tentatives d’uniformisation et d’homogénéisation entreprises depuis plus de cinquante ans.
En effet, un constat s’impose de nos jours: l’Etat-nation a échoué presque partout dans la quête d’un développement harmonieux, d’une justice sociale, d’une équité à l’égard de tous ses membres et d’une solidarité agissante envers ses maillons les plus fragiles en vue d’une plus grande inclusion sociale, d’une intégration de toutes ses composantes.  A défaut d’être un facteur de paix de stabilité et de progrès pour tous, l’Etat-nation a failli particulièrement en Afrique subsaharienne pour devenir une source de désordre, de violence et d’anarchie ambiante.
Incapable d’assurer la sécurité des personnes et des biens et de surveiller ses frontières; il s’avère une préoccupation constante pour la communauté internationale. L’Etat-nation, par sa malgouvernance, a ruiné les équilibres qui sous-tendent l’interdépendance, la solidarité et la cohésion des communautés nationales. Pourtant dans la ferveur des indépendances, la plupart des pays africains ont adopté des constitutions-programme dans lesquelles, ils consacrent le caractère unitaire de l’Etat pour renforcer l’unité et la cohésion nationale.
En revanche, cette démarche de construction d’une identité nationale a été entreprise au mépris des réalités historiques, ethniques et régionales.
Les dirigeants d’alors avaient opté pour le parti-Etat qui est censé devenir ainsi le creuset de la nation.
Il s’agit d’ériger des remparts contre toutes les velléités sécessionnistes ou indépendantistes de certains groupes membres de la communauté politique nationale.  En l’occurrence, ils ont mis sur pied des appareils répressifs à travers un Etat monopolisant la violence de façon illégitime tout en  demeurant une entité exogène par rapport aux réalités sociologiques des populations.
Les élites émergentes avaient hâte de s’accaparer du pouvoir vacant au lieu de trouver des formes d’organisation politique qui traduisent la diversité et le pluralisme  de nos sociétés sur le plan politique, économique, social et culturel. Pour refléter cette triste réalité, les dirigeants du Mali indépendant avaient rédigé une Constitution qui consacre que <> et stipule que nous formons  << Un peuple, un but, une foi>>. De même toutes sortes de symboles ont été conçus pour faire écho à notre passé glorieux : l’empire du Mali. Cela au point de confondre le Mandé à l’Etat-nation du Mali.
Cette vision dogmatique, uniformisante et hégémoniste de l’histoire se sont beaucoup accentuée au fil des décennies. Elle s’est traduite par une entreprise implicite d’homogénéisation culturelle pour asseoir une identité nationale avec des héros mythiques, des légendes comme le Kouroukanfouga dans lesquelles chacun  devait se reconnaitre.
L’idéologie socialiste et la propagande nationaliste servaient de carcan destiné à gommer toute la riche diversité culturelle et politique de notre pays. Elles voulaient effacer voire anéantir la mémoire collective des différentes communautés et les repères partagés qui donnent un sens à nos vies. Les rébellions successives ont démontré la fragilité de l’Etat et l’échec de son projet intégrateur de toutes les composantes. La poursuite d’une politique d’assimilation et de marginalisation systématique des régions du Nord ont provoqué une fracture psychologique entre les Touareg et les dirigeants au lendemain de l’indépendance.
La gestion calamiteuse de la rébellion de 1963 avait laissé des cicatrices profondes et entrainé à jamais une crise de confiance entre la minorité touarègue et l’Etat malien.
En réponse à la méfiance grandissante des Touareg, le gouvernement de Modibo Kéita avait transformé le Nord en territoire-garnison, une prison à ciel ouvert avec un verrou sécuritaire afin de réduire toute velléité de révolte contre un Etat central répressif et coupé des réalités. Sous la deuxième république, le parti unique va poursuivre une politique de répression à travers une sédentarisation forcée des fractions nomades. Aussi dans l’ensemble des régions du Nord, le clientélisme et la corruption étaient encouragés par le gouvernement comme mode de participation des populations à la vie politique. Par ces pratiques, l’Etat  entendait s’assurer leur allégeance, sans mettre l’accent sur le développement des dites régions.
A travers les biennales artistiques et culturelles, les populations devaient faire les éloges du parti-Etat et de ses dirigeants pour manifester leur adhésion à l’idéologie du parti. Aussi, certains cadres du Nord étaient coptés pour servir de faire-valoir pour un régime qui souffre d’une carence de légitimité.
La troisième république confrontée à la résurgence de la rébellion touarègue avait entamé un dialogue qui a permis de mettre fin aux hostilités. Il s’en est suivi l’intégration de quelques Touareg dans les différents corps de l’Etat. Aussi, l’engagement a été pris de tout mettre en œuvre pour développer les régions du Nord. C’était sans compter avec la mauvaise foi et la cupidité. En effet, des réseaux mafieux au Sud comme au Nord ont vite fait de se livrer aux détournements des fonds débloqués par les bailleurs pour le bénéfice des populations, au marchandage de postes au sein de l’appareil d’Etat.  La décentralisation envisagée par le Pacte national a été généralisée à l’ensemble du pays de façon bâclée pour suivre des logiques contraires à l’approfondissement de la démocratie, la redistribution du pouvoir et des ressources au profit du Mali profond. L’élite n’a concédé qu’une coquille vide pour s’accaparer de la rente et la partager sur une base clientéliste.
Le multipartisme pour lequel les fils du Mali se sont sacrifiés en 1991 s’est transformé en un théâtre de boulevard. Il a accouché d’un Etat affairiste dirigé par une élite corrompue et divisé en factions pour le contrôle des ressources au détriment des populations les plus défavorisées du pays.
Le patrimonialisme, le favoritisme, la médiocrité et l’ignorance au carré caractérisent à merveille la gouvernance  de l’Etat dans le Mali démocratique. In fine, une crise de confiance s’est instaurée entre cette élite et les populations désabusée par rapport à la classe politique. Une culture de la violence a pris place à tous les niveaux.  La corruption politique a eu pour corolaire la délégitimation des institutions et l’effritement de l’Etat se traduisant par des rébellions et des coups d’Etat successifs.
Le Mali profond a beaucoup souffert de cinquante ans de marginalisation de ses populations rurales, de ses aires socioculturelles, de la répression des élites aux commandes à travers un Etat policier. La gestion affairiste de l’Etat par des kleptocrates a fragilisé le tissu social et ruiné les efforts de construction d’une conscience nationale. Le Mali a trop souffert du parti unique et d’une démocratie multipartiste folklorique basée sur le clientélisme, l’affairisme, l’achat des consciences et la prime à la médiocrité. Dans ce contexte, le Nord du Mali, longtemps considéré comme le Mali inutile, n’a connu que le détournement des fonds destinés à son développement, la répression de ses populations et leur marginalisation systématique avec la complicité de certains de ses cadres qui ont choisi de s’enfermer dans un nationalisme de bon aloi. Au fait, ils voulaient préserver leurs intérêts personnels liés sous les différents régimes.
En cinquante ans le Nord ne dispose pas d’infrastructures routières, sanitaires et socio-éducatives dignes de ce nom.  En cinquante ans d’indépendance, le Mali n’offre aucune perspective de développement ou de progrès aux populations du Nord, surtout aux jeunes en dehors de l’invasion, de la guerre, de l’occupation, de l’insécurité et de l’exil forcé vers le Sud ou en direction des pays limitrophes.
Bref, tout porte à croire que le Nord n’a point d’avenir dans le Mali tel qu’il est gouverné aujourd’hui. La nécessité s’impose donc de reformer l’Etat, de redistribuer le pouvoir politique pour permettre aux populations de prendre le contrôle des leviers de leur développement, de protéger leurs cultures et leurs identités.
Les Kel Tamasheq comme les Songhay, les Arabes les Peuls partagent ce sentiment d’injustice et d’abandon des régions du Nord avec la complicité des ressortissants des dites régions. Le Nord du Mali a besoin d’une autonomie véritable pour adopter ses propres institutions et réaliser des projets structurants pour l’avenir de ses populations et surtout de sa jeunesse. Dans cette mouvance, la refondation ne se résume pas à une décentralisation administrative mal maîtrisée qui n’a engendré que la multiplication des réseaux clientélistes et affairistes à travers le pays. Une décentralisation qui ne s’est pas accompagnée d’un transfert de compétences et de ressources au profit des collectivités ainsi créées.
Les Touareg bien qu’ils soient une minorité ont des droits comme tous les citoyens du Mali et ceux-ci méritent d’être reconnus, respectés et garantis par une Constitution fédérale. Ceux qui prônent leur extermination du fait qu’ils constituent une minorité dérangeante ignorent le sens de l’histoire.
Au lieu de plonger le pays dans une aventure guerrière, nous devons plutôt   chercher à retrouver le vivre-ensemble séculaire. Pour ce faire, nous devons avoir le courage politique de renouveler le pacte fondateur dans le cadre dune république fédérale et démocratique.
Aliou Hamadoun Yonfo, MAP, MA
Diplômé de l’ENAP du Québec
Journaliste et consultant en Communication,
Affaires Publiques et Gouvernance
Enseignant en économie internationale
Doctorant en sciences politiques
yonfo@hotmail.com

INVITÉ AFRIQUE

Arnaud Contreras: «Il y a une urgence de parler de cet autre Sahara »

RFI
Anthony Lattier
Arnaud Contreras: «Il y a une urgence de parler de cet autre Sahara »
 
Arnaud Contrerasarnaudcontreras.com

    « Sahara Rocks ! » C’est le nom du projet d'Arnaud Contreras. Le documentariste français se rend régulièrement dans le désert. Depuis une quinzaine d'années, il photographie, filme, enregistre ce qu’il voit, ce qu’il entend. Il consigne ensuite ce qu'il a recueilli dans un livre qui sera publié l'an prochain grâce à un appel aux dons. Un livre sur la jeunesse du désert et ses musiciens, dont les plus connus sont TinariwenTamikrest ou encoreBombino.
    Arnaud Contreras est l'invité de RFI.

    « Le sens de ce projet c'est de montrer le Sahara d'aujourd'hui. De montrer ses musiciens, leur combat, [pour] qu'on les regarde autrement... Ils sont dans notre monde. »

    INTERNATIONALES

    1. Ibrahim Boubacar Keïta, président de la République du Mali

    Sophie Malibeaux
    1. Ibrahim Boubacar Keïta, président de la République du Mali
     
    Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 9 septembre 2013, à Bamako.AFP/Habibou Kouyaté

    Voici deux ans, le Mali faisait face à un risque de guerre civile. Les islamistes d'AQMI (al Qaïda au Maghreb islamique) avaient pris possession du nord du pays et menaçaient Bamako. La France, en lançant l'opération Serval, contenait cette menace. Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, en devenant président, promettait l'unité du pays et la réconciliation nationale.
    Où en est-on aujourd'hui, un an après l'assassinat des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon ? IBK nous parle de l'enquête. A-t-elle une chance d’aboutir ? Nous évoquons également l’instabilité régionale, notamment en Libye. Il rentre de Chine, nous l'interrogeons sur les relations économiques et politiques avec Pékin. Nous le questionnons sur les risques sanitaires, la lutte contre Ebola. Nous abordons les questions de sa gouvernance, souvent critiquée.

    Ibrahim Boubacar Keïta répond aux questions de Sophie Malibeaux (RFI), et de Philippe Dessaint (TV5Monde)
    LIBYE ETATS-UNIS MOUAMMAR KADHAFI 

    Libye: les dirigeants du fond souverain attaquent Goldman Sachs

    mediaLa banque américaine Goldman Sachs est attaquée en justice par le nouveau fonds souverain libyen.AFP PHOTO/Stan HONDA
    La banque américaine Goldman Sachs reconnaît avoir eu recours aux «petits cadeaux» pour s'attirer la clientèle du fonds souverain libyen sous le régime de Mouammar Kadhafi, selon le Financial Times. Les nouveaux dirigeants du fonds souverain libyen attaquent la banque devant la justice.
    Dans le cadre de la plainte déposée à Londres contre Goldman Sachs par le fonds souverain libyen, la banque américaine reconnaît que des voyages offerts à des dirigeants du fonds ou des stages proposés à leurs proches ont servi à s'attirer leurs bonnes grâces.
    Par la suite et c'est l'objet de la plainte libyenne, Goldman Sachs aurait empoché des profits faramineux de 350 millions de dollars pour un milliard de dollars de transaction. Ceci en profitant délibérément de l'inexpérience des dirigeants libyens du fonds. Par ailleurs, le Wall Street Journal a fait savoir qu'une enquête a également été ouverte, aux Etats-Unis cette fois, sur le stage accordé par Goldman Sachs au frère d'un ex-dignitaire du régime Kadhafi. Ce que la loi américaine interdit expressément.
    Ce fonds créé en 2006 pour faire fructifier les revenus pétroliers de la Libye, pèse actuellement 60 milliards de dollars. Et des enquêtes pour abus au détriment de la Libye ont également été ouvertes aux Etats-Unis contre la Société Générale, JP. Morgan, le Crédit Suisse et plusieurs fonds d'investissement.

    mardi 2 septembre 2014

    L'Afrique Réelle n°57 - Septembre 2014

    Sommaire

    Actualité :
    - Libye-Nigeria : deux situations hors contrôle
    - Le sommet USA-Afrique : grands mots, promesses creuses, arrogance, égoïsme et hypocrisie

    Rwanda :
    Trois questions sans réponse à propos du génocide

    Dossier : Centrafrique
    - Quand la colonisation libérait les populations du sud du Tchad et de la Centrafrique
    - Une histoire contemporaine chaotique
    - L'engrenage fatal (2011-2014)
    - Quel président pour la nouvelle Centrafrique ?

    Editorial de Bernard Lugan :

    Deux trous béants se creusent actuellement sous nos pieds, l'un en Libye, l'autre au Nigeria. Le premier qui est ouvert à nos portes menace d'engloutir l'Egypte, la Tunisie et l'Algérie ; le second va immanquablement déstabiliser la zone tchado-nigériane.

    Le chaos libyen a un responsable dont le nom est Nicolas Sarkozy. Pourquoi ce dernier a t-il cédé aux chants de la sirène BHL ? Pourquoi a-t-il fait de l'armée française le bras armé du Qatar ? Pourquoi, et alors qu'il avait été mis en garde solennellement, notamment par le président Idris Déby Itno, a-t-il décidé de disloquer le fragile équilibre politico-tribal libyen ? Pourquoi a-t-il obstinément refusé les médiations de l'Union africaine ? Pourquoi a-t-il rejeté le plan de sortie de crise proposé par Jacob Zuma qui passait par le retrait du colonel Kadhafi et le transfert du pouvoir à son fils Seif al-Islam ? Pourquoi l'ordre fut-il donné à l'aviation française de tronçonner son convoi, le livrant ainsi à ses bourreaux de Misrata qui le sodomisèrent avec une baïonnette, crevèrent les yeux et coupèrent les mains et les pieds d'un de ses fils ?
    L'histoire lèvera peut-être le voile sur cette colossale faute politique que fut l'intrusion française dans la guerre civile libyenne et dont les conséquences vont devoir être supportées durant de longues années par des dizaines de millions d'habitants de la région.

    Les évènements du Nigeria rappellent quant à eux avec force que les courbes du PIB ne sont que des mirages. Que n'avons-nous pas entendu à propos de l' « eldorado du Nigeria », ce géant dans lequel il était urgent d'investir en raison de ses courbes de croissance qui faisaient se pâmer ceux qui n'ont d'yeux que pour les chiffres ?
    La réalité est que le Nigeria n'existe pas, que cet Etat-fiction est plongé dans une atroce guerre civile ethno-religieuse qui aboutira peut-être même à un redécoupage frontalier régional. En effet :

    1) Au XIXe siècle, le nord de l'actuel Nigeria était englobé dans le puissant califat jihadiste de Sokoto qui s’étendait du Niger au Cameroun et sur une petite partie du Tchad. 

    2) Les frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad qui proviennent d’accords entre Britanniques, Allemands et Français ne tiennent aucun compte des implantations ethniques car elles furent dessinées afin que les trois empires aient chacun une « fenêtre » sur le lac Tchad. 

    3) Les réalités géographiques, anthropologiques, ethniques, historiques et religieuses font de cette région un foyer favorable aux islamistes de Boko Haram dont l’influence s’étend à toute la zone peuplée par des populations haoussa-peul-kanouri.

    Dans le numéro de février 2012 de l’Afrique Réelle, je posais une question : la désintégration du Nigeria est-elle en marche ? Trente mois plus tard nous sommes en présence d’une véritable sécession jihadiste car le nord du pays a été soustrait à l’autorité de l’Etat, l’administration fédérale chassée et remplacée par celle des islamistes ; quant à l'armée, soit elle se terre dans ses casernes, soit elle se livre à des représailles aveugles sur les populations, ce qui achève de pousser ces dernières dans les bras de Boko Haram.
    • PANA
    • vendredi 19 septembre 2014 17:28

    Libye: Touaregs et Toubous se réconcilient après des affrontements meurtriers

    Le Conseil des dignitaires libyens pour la réconciliation a tenu jeudi une réunion d'urgence après les affrontements armés entre Toubous et Touaregs à Oubary (sud) en vue de mettre fin aux combats armés et apaiser la tension entre les belligérants, a indiqué une source du Conseil.
    Cette réunion intervient après l'escalade de la tension à la suite des affrontements armés de mercredi qui ont fait, selon un nouveau bilan, sept morts, a indiqué le porte-parole du Conseil des dignitaires libyens, Ayoub al-Charaa.
    Les affrontements ont éclaté après des divergences autour de la vente au marché noir de l'essence sur la voie publique, selon une source sécuritaire qui déplore la tentative de certains d'en faire un problème politique de nature à entraîner la ville d'Oubari dans des confits ethniques et tribaux.
    Le Sud de la Libye est régulièrement le théâtre d'affrontements armés inter tribaux meurtriers, notamment pour le trafic d'armes, de l'essence et autres, très florissant dans cette région frontalière, rappelle-t-on.

    PANA

    mardi 16 septembre 2014

    UNICEF/NIGER:Halilou, une vie de collégien à Ingall

    Halilou, 13 ans, vient de loin : ses parents, des éleveurs nomades, vivent dans le désert, à 170 km de la ville d'Ingall où l'enfant est désormais scolarisé en classe de 6e. 

    Film doc:Les Noces de Fatimata/Niger

    Ibanakal Tourna a partagé une photo de Jeunesse du Niger.
    1 h · 
    asse de CM2, elle est l’une des meilleurs. Au moment où elle prépare son certificat de fin d’étude primaire, son père la donne en mariage au fils de son frère, qui a presque le triple de son âge. Quand elle prend connaissance de ce dont elle est victime, elle est effrayée par la nouvelle. Elle n’a aucune idée de ce que c’est le mariage et surtout elle ne veut rien de plus que rester à l’école.
    La projection de ce film documentaire est prevue ce vendredi à 9h30 au CCFN de Niamey à l'occasion de la journée internationale de la population.
    venez nombreux, l'entrée est gratuite!