lundi 13 février 2012

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Mali : la France active ses réseaux pour un dialogue avec les rebelles du MNLA


Le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, rentre d'une tournée express au Mali, au Niger et en Mauritanie. Pour la France, il est urgent de convaincre les rebelles du MNLA de venir à la table des discussions. Des rebelles que la France connaît bien. Mais, rappelle-t-elle, l’intégrité territoriale du Mali est indiscutable.



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A la fin de l'année dernière, des notables touaregs maliens proches du MNLA, le Mouvement national de libération de l'Azawad, ont été reçus secrètement au quai d'Orsay à Paris. Le message de ces émissaires touaregs : « Nous pouvons aider la France à lutter contre Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique ». Réponse des Français : « C'est très bien, mais ce n'est pas une raison pour qu'on vous soutienne contre le gouvernement malien ».

Aujourd'hui, après l'offensive des rebelles dans le nord du Mali, la France répète haut et fort sa position : « Pas touche à l'intégrité territoriale du Mali ». Mais elle profite de ses contacts confidentiels de la fin de l'année dernière, pour essayer d'amener les rebelles touaregs à la table du dialogue.

Pour cela, elle compte aussi sur un pays de la sous-région, la Mauritanie, qui a des relations suivies avec le MNLA. C'est l'une des raisons pour lesquelles vendredi dernier, le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, est allé rendre visite à Nouakchott au président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Réfugiés maliens en Algérie : une situation toujours précaire

Pour le moment, il est impossible de savoir combien de Maliens se sont réfugiés en Algérie. Le HCR (Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés) ne dispose d'aucune information et n'a pas obtenu l'autorisation de se rendre à la frontière entre les deux pays. Mais, depuis ce week-end, les quelque 10 000 personnes qui avaient trouvé temporairement refuge dans le petit village malien de Khalil, ont traversé la frontière et sont regroupées dans le stade de Bordj el-Mokhtar, la ville algérienne la plus proche. Et la majorité d’entre eux vivent dehors. C’est avec l’aide de quelques « hautes personnalités maliennes », qui ont mis à leur disposition des voitures, qu’ils ont pu traverser le Mali.
Source: RFI

Dépêche

Lundi 13 Février 2012

« tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. Il détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a choisit »

- L’article 20 de la Charte Africaine des droits de l'homme et des peuples

Libye: 6 tués dans des violences tribales

AFP Mis à jour  | publié  Réactions(10)
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Des combats armés entre tribus libyennes dans le sud-est désertique de la Libye ont fait six morts et 20 blessés ces dernières 24 heures, ont indiqué des responsables et des sources tribales aujourd'hui.

Les affrontements entre la tribu des Zwai et celle de Tobu ont éclaté hier dans la ville de Koufra et cinq personnes y ont péri. Une sixième personne, un membre des Zwai, a été tuée lundi, selon les sources tribales.

Mohammed al-Harizi, porte-parole du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, a confirmé les accrochages et le bilan de dimanche. Vingt autres personnes ont été blessées selon lui. "C'était un problème entre deux tribus et des efforts sont entrepris pour trouver une solution pacifique", a-t-il dit.

Les Tobu contre les Zwai

Les protagonistes avaient au départ utilisé des armes légères mais les affrontements ont dégénéré avec le recours à des tirs de roquettes RPG et de DCA, selon les sources. Selon un membre des Tobu, la tribu rivale est soutenue par le CNT. "Il y a un projet pour exterminer les Tobu. Notre situation est pire que du temps de Kadhafi", a-t-il dit.

Parmi les cinq morts hier, deux étaient du clan Tobu dont les membres ont la peau foncée et souffraient de discrimination sous le régime de Mouammar Kadhafi tombé en octobre après huit mois de conflit sanglant.

Les combats à Koufra ont apparemment éclaté après qu'un membre de la tribu Zwai a été tué par trois hommes à la peau foncée vraisemblablement de la tribu Tobu il y a trois jours, selon une source des Zwai.

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» Les tribus exposent le pays à un dangereux morcellement



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urgence/ ag amou blesse et le col. bambara qui l accompagne est mort et maintenant sont encercle dans des ergs sud de tessalit vers taoudeni! info à suivre...

La question Tamasheq et les menaces terroristes au Sahel


ALI / ENTRETIEN - 
Article publié le : lundi 13 février 2012 - Dernière modification le : lundi 13 février 2012

Henri de Raincourt: «la France considère qu’au Mali il n’y aura pas de solution militaire»

Henri de Raincourt, ministre français de la Coopération.
Henri de Raincourt, ministre français de la Coopération.
RFI

Par Christophe Boisbouvier
RFI/France
La guerre au nord du Mali, le massacre d'Aguelhok, les contacts secrets entre la France et les rebelles touaregs... le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, parle de retour d'une tournée-express dans la région, à Bamako, Niamey et Nouakchott.


RFI : Henri de Raincourt, vous demandez un cessez-le-feu, mais après les succès militaires de la rébellion est-ce que l’armée malienne n’a pas intérêt à tenter une contre-offensive avant d’arrêter les combats ?
Henri de Raincourt : La France considère qu’il n’y aura pas de solution militaire, en tout cas immédiate, et que par conséquent ce qui est important c’est que les hostilités cessent le plus rapidement possible.
RFI : Voulez-vous dire que le rapport de force est trop inégal, en faveur des rebelles et que Bamako a intérêt à signer ce cessez-le-feu ?
H.D.R. : Je pense que le rapport de force aujourd’hui, n’est pas totalement établi, puisque la stratégie des rebelles est telle qu’on peut l’analyser et celle des autorités militaires maliennes est plutôt une stratégie d’évitement. Donc, il n’y a pas eu de choc de bataille rangée, puisque lorsque les rebelles arrivent dans un camp militaire, l’armée régulière l’a quitté quelques heures ou une demi-journée avant.
RFI : Alors on sait qu’il y a eu des morts aux combats. Mais est-ce qu’il y a eu aussi des exécutions sommaires ?
H.D.R. : Il y a eu effectivement des violences absolument atroces et inadmissibles à Aguelhoc. Il y a eu effectivement des exécutions sommaires ; des soldats, des personnes. On parle d’une centaine, qui ont été capturées et qui ont été froidement exécutées, ce qui est absolument inqualifiable.
RFI : Par qui ont-elles été exécutées ?
H.D.R. : Certains prétendent que la méthode utilisée pour l’exécution s’apparente à celle utilisée par al-Qaïda.
RFI : Elles auraient été égorgées ?
H.D.R. : Peut-être égorgées pour certaines. D’autres, une balle dans la tête. En tout cas des méthodes barbares et expéditives.
RFI : L’une des causes de cette guerre c’est l’arrivée au Sahel de missiles et de d’orgues de Staline en provenance des arsenaux de Kadhafi. Est-ce qu’en bombardant la Libye, la France n’a pas semé la pagaille au Sahel ?
H.D.R. : Les autorités que nous avons pu rencontrer sont bien déterminées justement, à ce que, à l’occasion du cessez-le-feu, la remise des armes soit une condition qui soit posée.
RFI : Mais en bombardant la Libye, est-ce que la France n’a pas joué aux apprentis sorciers ?
H.D.R. : La France a œuvré en Libye, pour éviter le massacre programmé de la population de Benghazi, par Kadhafi.
RFI : Vous appelez au dialogue. Mais pour les rebelles du MNLA, ce dialogue doit aboutir à l’indépendance de l’Azawad. Est-ce que c’est une solution envisageable ?
H.D.R. : La France a une position qui est très claire. L’unité et l’intégrité territoriale du Mali doivent être préservées. L’indépendance, ce n’est évidement pas une solution, parce que le MNLA ne représente pas, la totalité de la population de la partie nord du Mali. Il y a d’autres organisations touaregs, il y a des Arabes, il y a encore d’autres ethnies. D’ailleurs, toutes les personnes avec qui nous avons parlé, nous ont dit que si une consultation de la population était organisée, nous le savons pertinemment que l’immense majorité ne s’engagerait pas sur la voie de la séparation.
RFI : Vous dites que des pays de bonne volonté pourraient aider à ce dialogue. Vous pensez à la France ou à des pays de la sous-région ?
H.D.R. : Nous considérons que c’est d’abord aux pays de la sous-région de se mobiliser. Que ce soit le Mali, évidemment, le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso, mais aussi l’Algérie qui a fait preuve de ses bons offices ces derniers jours, en réunissant un certain nombre d’acteurs à Alger. Mais la France, elle, est à la disposition – et seulement si cela lui est demandé – des pays, pour apporter sa contribution. Mais la France n’a aucune ambition d’organiser à elle seule, le dialogue entre les différents acteurs. Ce n’est pas à nous de la faire. C’est d’abord aux acteurs locaux.
RFI : Dans une interview au Monde, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz fustige les Etats qui n’arrivent pas à venir à bout d’un groupe armé de 300 hommes, sous-entendu le Mali. Est-ce que vous êtes d’accord avec lui ?
H.D.R. : Effectivement, la façon d’appréhender la présence d’Aqmi sur le terrain, est notoirement différente par les chefs d’Etat des pays concernés. Il faut en prendre acte. Je crois qu’il y a aussi le fait qu’il y a des otages sur le terrain, et que par conséquent c’est assez difficile d’engager directement des opérations qui seraient susceptibles de mettre en danger la vie de nos otages, parce que la vie de nos compatriotes est à préserver d’abord et avant tout.
RFI : Avez-vous des nouvelles récentes des six otages français ?
H.D.R. : Toutes les personnes à qui nous posons cette même question, certaines d’entre elles nous disent avoir des contacts plus ou moins directs avec des petites organisations locales sur le terrain et que la situation de nos otages, pour précaire et détestable qu’elle soit, mais qu’avec beaucoup de courage, ils survivent.
RFI : Si les exécutions sommaires d’Aguelhoc portent la signature d’al-Qaïda, est-ce qu’il faut y voir une alliance éventuelle entre le MNLA et al-Qaïda, Aqmi ?
H.D.R. : En tout cas, elle n’est pas confirmée, et le MNLA a pris soin de déclarer qu’elle n’existait pas.
RFI : A la fin de l’année dernière, des proches du MNLA ont été reçus au Quai d’Orsay à Paris, à l’ordre du jour justement, la lutte contre Aqmi. Est-ce que le MNLA peut être un partenaire fiable ?
H.D.R. : C’est à lui de le prouver. Je rappelle que si la France, effectivement, a rencontré des représentants du MNLA l’année dernière, elle ne l’a pas fait depuis que ce dernier s’est engagé dans des actions militaires. Et si le MNLA veut être considéré comme un acteur fiable, eh bien c’est à lui de faire les avances et les démarches nécessaires. Je sais pertinemment que le MNLA a des représentants dans un certain nombre de pays de la sous-région, et donc n’a certainement aucune difficulté pour faire connaître sa bonne volonté.
RFI : Vous pensez à la Mauritanie ?
H.D.R. : Je pense en particulier, effectivement, à la Mauritanie.
TAGS: ALGÉRIE - BURKINA FASO - FRANCE - MALI - MAURITANIE - NIGER
FICHE PAYS :

Best Reggae Album at 54th GRAMMY Pre-Telecast


DERNIÈRE MODIFICATION : 13/02/2012 

AL-QAÏDA AU MAGHREB ISLAMIQUE - AREVA - CRISE ALIMENTAIRE - LIBYE - MALI - NIGER - TOUAREGS


Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger

Vanessa Burggraf reçoit Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger. Il revient sur la rébellion touareg dans le nord du Mali, le nombre croissant de réfugiés et la crise alimentaire qui sévit actuellement. Il s'explique également sur le thème de la sécurité et de la menace d’Aqmi dans la région.



Victorieux aux Grammy Awards, Tinariwen rappel au monde les souffrances du peuple Tamasheq

Tinariwen - Tassili
En ces temps de crise politique aux allures de guerre et surtout de catastrophe humanitaire annoncée dans l'Azawad, il est très rare de croiser le sourire sur nos lèvres. C'est alors avec une fierté sans égale que nous avons suivi les Grammy Awards aux Etats Unis. Encore une fois, c'est Tinariwen, notre seul et unique ambassadeur qui mondialisait nos joies et nos souffrances à l'occasion de sa victoire du Grammy Awards du meilleur album dans la catégorie "Musique Monde".
En Novembre dernier, Tinariwen était nominé pour les Grammy Awards. Deux sentiments animaient beaucoup de nos frères et sœurs qui s'y connaissent. Le sentiment de normalité naissait du fait que Tinariwen est incontestablement aujourd'hui le meilleur de groupe musical en Afrique et l'un des meilleurs dans le monde entier. Depuis une dizaine d'année, Tinariwen a parcouru la terre entiere pour chanter en Tamasheq dans tous les pays connus comme admirateurs de la musique. Qui a oublié qu'en Juin 2010, Tinariwen jouait à la coupe du monde de football aux cotés des artistes comme Alicia Keys, Black Eyed Peas?
Un autre sentiment animait beaucoup d'entre nous en novembre dernier. C'était celui de la fierté. Fierté de voir nos ambassadeurs porter les couleurs de notre peuple au sommet du monde entier. Ce sentiment de fierté est devenu encore plus grand hier soir. Parmi les 4 nominés dans la catégorie «Best World Music Album» (Meilleur Album de Musique Monde), Tinariwen avec son dernier album Tassili remportait le prix.


Dans le fleuve de désolation que traverse actuellement notre peuple, cette victoire de Tinariwen est un rappel à tous les niveaux. A la jeune génération de Facebook, cette victoire doit signifier que seul le travail paye, rien d'autres. Tinariwen n'a pas obtenu cette victoire en jouant à la musique uniquement pour se faire plaisir. La jeunesse doit suivre l'exemple des ambassadeurs de notre peuple pour se donner uniquement au travail afin d'exceller dans tout ce qu'elle entreprend.


Cette victoire doit également être une leçon pour les dizaines d'artistes Tamasheq. Nous ne reviendront pas sur l'histoire du groupe Tinariwen que tout le monde connait, mais nous rappellerons uniquement qu'ils se font formés dans les camps de formation Libyen et à travers les souffrances qu'à connu notre peuple depuis la rébellion de 1963 et les répressions qui ont suivis. Les jeunes artistes se doivent de suivre cet exemple. La révolution actuelle et les dizaines de milliers de réfugiés et déplacés sont les meilleurs occasions pour que d'autres artistes prennent leur responsabilité pour porter haut et fort la voix de notre peuple.


La victoire ce soir aux Grammy Awards a permis aux téléspectateurs de l'émission et aux centaines de millions de personnes qui liront des articles portant sur cette cérémonie de savoir qu'au milieu du désert du Sahara, il y a un peuple qui souffre et qui a besoin d'assistance. Nous n'aurons aucun doute sur le fait que Tinariwen continuera à faire ce qu'il a toujours fait: porter la voie de notre peuple que cette voie soit joyeuse ou triste. Dans nos prochaines éditions nous reviendrons encore sur cette belle victoire et ses conséquences pour l'Azawad.

Par Ghaly Ag Hamed'Ahmed

Bonjour à toute et à tous !
c'est dommage qu'on attribut des exactions commises par l'armée Malienne pour dire que c'est le MNLA qui la fait par la presse Française ; voilà le temoignage du colonel Kamo qui a rejoint le MNLA pour lequel sa femme et ses proches sont gardés en Otage par l'armée Malienne à tin bouctou Kamo di kil est en possession de preuve palpables de la complicité des plus hautes autorités de Bamako avec AQMI et celà ne date pas d'aujourd'hui en plus du complot des convoient militaires arrivés à Aguelhoc après le départ des Troupes du MNLA Ils nous apprend que l'armée à monté un vraie scénario pour attacher les cadavres trouvés sur place et les ont tranché la gorge puis les ont filmés pour accuser le MNLA de crimes horribles de ce genre !
Pour preuve le MNLA a fait plus d'une quarantaine de prisonniers de guerre dans l'armée Malienne à Aguelhoc qu'il continu de garder ; alors pourquoi n'a t il pas trancher la gorge de ces ci qu'il garde comme ceux qui sont restés à Aguelhoc ???

Kamo