AFP / 23 février 2010 20h41
Niger : la junte au pouvoir nomme un Premier ministre
mardi 23 février 2010
NIAMEY - La junte au pouvoir au Niger depuis le coup d’Etat du 18 février, a nommé comme Premier ministre Mahamadou Danda, un ancien ministre, selon un communiqué officiel lu à la radio d’Etat mardi soir.
"Le président du CSRD (Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, junte), chef de l’Etat, le chef d’escadron Salou Djibo, a signé ce jour un décret portant nomination du Premier ministre", selon un communiqué du secrétariat général du gouvernement. "Ainsi, Mahamadou Danda est nommé Premier ministre", poursuit ce texte lu à l’antenne de la Voix du Sahel.
Des militaires pustchistes se sont emparés du pouvoir jeudi à l’issue de combats autour du palais présidentiel. Ils ont suspendu la Constitution très controversée d’août 2009, dissous le gouvernement et promis la tenue d’élections à l’issue d’une période de transition.
Selon le président du réseau des journalistes pour les droits de l’Homme, Abdoulrahamane Ousmane, M. Danda a été ministre de la Communication en 1999 et est actuellement conseiller à l’ambassade du Canada au Niger.
TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
mardi 23 février 2010
L'otage français Pierre Camatte libéré au Mali

Mali / France - Article publié le : mardi 23 février 2010 -
Dernière modification le : mardi 23 février 2010
L'otage français Pierre Camatte libéré au Mali
AFP
Par RFI
L’otage français Pierre Camatte a été libéré mardi 23 février 2010 au Mali. Il avait été enlevé fin novembre dans le nord Mali et retenu en otage par al-Qaïda au Maghreb islamique. Cette libération suit la remise en liberté, par les autorités maliennes, de quatre islamistes réclamés par al-Qaïda - deux Algériens, un Burkinabè, un Mauritanien - ce qui irrite leurs pays d'origine. L'Algérie et la Mauritanie ont rappelé leurs ambassadeurs à Bamako.
Le président français Nicolas Sarkozy a confirmé mardi soir la libération de l'otage français Pierre Camatte séquestré depuis près de trois mois dans le nord-est du Mali par la branche maghrébine d'Al-Qaïda. Le chef de l'Etat a remercié chaleureusement le président malien Amadou Toumani Touré « pour la gestion de la crise », a indiqué la présidence française dans un communiqué. La libération de Pierre Camatte avait auparavant été annoncée par l'un des négociateurs maliens sous couvert de l'anonymat.
Pierre Camatte avait été enlevé il y a presque trois mois maintenant dans le nord-est malien. Ce retraité de 61 ans partageait sa vie entre la France et le Mali. Il dormait dans un hôtel de Menaka quand il a été pris en otage. Ses ravisseurs l'auraient ensuite vendu à al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Le 10 janvier, AQMI menace d'exécuter son otage si elle n'obtient pas la libération de 4 islamistes membres de l'organisation. Un premier ultimatum est fixé au 30 janvier, puis repoussé à une date indéterminée.
Un deuxième ultimatum est ensuite fixé au 20 février.
Parallèlement, les négociateurs s'activent. Paris prend très aux sérieux les menaces d'al-Qaïda d'exécuter l'otage, d’autant plu que AQMI a déjà tué un otage britannique en juin 2009. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a fait deux fois le voyage de Bamako en l'espace de 15 jours.
Et puis, lundi matin, les autorités maliennes annoncent la libération des 4 islamistes réclamés par al-Qaïda. La justice malienne les a condamnés pour « détention illégale d'armes de guerre », à des peines équivalentes à celles qu'ils ont déjà purgées et ils ont été déclarés « juridiquement libres ». Avec ces libérations, les autorités maliennes ont satisfait la principale exigence des preneurs d'otages. Plus rien ne pouvait empêcher la libération de Pierre Camatte.
tags : Algérie - France - Mali - Mauritanie
NIGER : Le nord sous la pression des difficultés alimentaires du sud

AGADEZ, 23 février 2010 (IRIN)
NIGER : Le nord sous la pression des difficultés alimentaires du sud
mardi 23 février 2010
AGADEZ, 23 février 2010 (IRIN) - Tous les ans, la région d’Agadez, dans le nord du Niger, accueille des populations des zones agricoles et pastorales du sud du pays venues chercher du travail pendant la période de soudure. Mais cette année en raison de la mauvaise saison des pluies, ces mouvements ont eu lieu plus tôt et en plus grand nombre, un phénomène qui inquiète les responsables locaux dans une région qui souffre elle-même de déficits alimentaires.
Lors d’une rencontre le 19 février avec le Sultan d’Agadez, la plus haute autorité traditionnelle de la région, plusieurs chefs coutumiers ont signalé l’arrivée dans leurs quartiers au cours des dernières semaines d’un important flux de populations du sud en quête de travail.
« Ces mouvements saisonniers ont lieu tous les ans pendant la période de soudure et Agadez accueille toujours les populations à bras ouverts », a dit à IRIN Almoumoune Ibrahim, fils du Sultan.
« Mais cette année, à cause des pénuries [alimentaires] dans le sud, les gens sont venus plus tôt et en plus grand nombre », a ajouté Alhadji Guichem Kari, membre d’un comité ad-hoc créé suite aux inondations de septembre dernier.
Outre le nombre, c’est aussi le profil de ces migrants saisonniers qui a changé cette année, ont noté plusieurs responsables locaux. « Normalement, après les récoltes [dans le sud], les hommes laissent les femmes et les enfants avec des réserves et ils viennent travailler ici, par exemple comme main-d’ouvre dans les jardins maraîchers », a dit M. Kari. « Parfois, les femmes viennent aussi pour occuper des emplois de bonnes. Mais cette année, ce sont des familles entières qui sont venues. Certains ont trouvé du travail, d’autres mendient ».
Dans un quartier proche de l’aéroport, des centaines de personnes se sont installées sous des tentes traditionnelles. Mariama Adao, originaire de Matameye, près de la frontière avec le Nigeria, est arrivée là il y a trois mois environ.
« Cette année quand on a vu que les pluies ne tombaient plus, je suis venue très vite. avec six de mes [huit] enfants », a-t-elle dit à IRIN. « D’habitude on fait 20 à 25 sacs [de mil, sorgho, niébé et arachide], mais cette année, on n’en n’a même pas récolté cinq. Il fallait gagner du terrain et venir vite pour trouver de quoi survivre ».
Elle a trouvé un petit emploi de bonne tandis que son fils de 17 ans est employé dans une autre maison. « Je viens tous les ans mais cette année, on est beaucoup plus nombreux que d’habitude. Tout le monde [dans la région de Matameye] a des difficultés », a-t-elle dit. « Pour l’instant, on se débrouille, on s’entraide. mais c’est dur ».
« Les gens qui viennent ne pourront pas mourir de faim parce qu’il y a une vraie solidarité [entre les populations du sud et celles de la région d’Agadez] », a dit à IRIN Hama Dilla Abdoulaye, le maire d’Agadez.
Mais l’inquiétude des responsables locaux est de savoir jusqu’où cette solidarité pourra jouer, les populations d’Agadez étant elles-mêmes confrontées à des difficultés alimentaires cette année, en raison d’un déficit en production agricole et fourragère, qui a déjà fait monter les prix des denrées alimentaires.
La mesure de mil (environ deux kilos), l’aliment de base, qui avait jusqu’à maintenant atteint un maximum de 500 francs CFA (un dollar américain) en période de soudure au cours des années précédentes, se vend actuellement à 600 francs CFA à Agadez, selon des habitants d’Agadez.
« Agadez est une petite ville, on sent tout de suite la pression sur les prix alimentaires et les loyers », a dit M. Issouf.
L’Enquête nationale rapide sur la situation alimentaire des ménages, rendue publique en janvier, a classé la région d’Agadez comme l’une des moins vulnérables du pays - 7,1 pour cent des ménages contre 20 pour cent au niveau national -, mais les autorités ont reconnu qu’elles n’avaient pu enquêter que dans trois centres urbains de cette immense région désertique de plus de 660 000 kilomètres carrés, en raison de l’insécurité qui y règne. Les zones rurales, peuplées en majorité de populations pastorales touchées par la sécheresse et les inondations qui ont frappé la région en 2009, n’ont pu être visitées.
Ces inondations exceptionnelles [LINK] que la ville a subies en septembre dernier ont aggravé la vulnérabilité des populations d’Agadez : au-delà des habitations détruites ainsi que des récoltes et têtes de bétail perdus, de nombreux jardins maraîchers ont été ensablés et sont aujourd’hui dans l’incapacité de produire - et donc aussi de fournir du travail à la main d’ouvre du sud.
Mais paradoxalement, ce sont pourtant aussi ces inondations qui ont attiré du monde, a noté M. Abdoulaye, le maire. « Les gens ont entendu qu’il y avait des distributions alimentaires à Agadez alors ils sont venus, [ils ne savaient pas que] c’était seulement pour les sinistrés [des inondations] ».
ail/
Le chef de la junte devient président pour une «période de transition»
Le chef de la junte devient président pour une «période de transition»
Écrit par RFI
Mardi, 23 Février 2010 06:31
Le chef d'escadron Salou Djibo, leader de la junte auteur du coup d'Etat, prend les rênes du pays. Cette décision fait suite à une ordonnance lue à la radio publique. L'officier prend donc officiellement la tête du Conseil Suprême pour la restauration de la démocratie, l'organe créé par les militaires après le putsch.
Dans l'après-midi de ce lundi 22 février, c’est un Salou Djibo sûr de lui qui a traversé Niamey à bord de la Limousine présidentielle, encadrée par des motards et une sécurité assez légère. Il déménageait du camp pour une villa attenante au palais présidentiel, appelée la Villa verte.
Dans la foulée qu’il a signé ses premiers décrets et ordonnance. Deux décrets nommant son cabinet civil et une ordonnance qui précise ses pouvoirs et ceux du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD). Ainsi le CSRD détient non seulement le pouvoir exécutif mais aussi législatif jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions démocratiques.
Selon la même ordonnance un Premier ministre sera bientôt nommé et un organe est créé pour préparer un projet de code électoral ainsi qu’un projet de constitution. Une constitution qui sera adoptée par référendum.
Tout cela dans combien de temps ? Un calendrier des différentes échéances politiques sera rendu public plus tard. Le commandant Salou Djibo remplace aussi par des organes transitoires toutes les institutions décriées sous le régime Tandja. La Cour constitutionnelle, la Cour suprême ou encore le Conseil supérieur de la Communication.
Nouvelle manifestation de soutien à la junte
Suite à un appel des opposants de la Coordination des Forces démocratiques, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi 22 février à la Maison des jeunes de Diffa, une ville du sud-est nigérien, la région d'origine du président déchu Mamadou Tandja.
Pour sa part, le Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques, la coalition de syndicats et de défenseurs des droits de l'homme, demande aux mutins de respecter leurs promesses et de rétablir la démocratie le plus vite possible, avec une nouvelle constitution et des élections libres.
Écrit par RFI
Mardi, 23 Février 2010 06:31
Le chef d'escadron Salou Djibo, leader de la junte auteur du coup d'Etat, prend les rênes du pays. Cette décision fait suite à une ordonnance lue à la radio publique. L'officier prend donc officiellement la tête du Conseil Suprême pour la restauration de la démocratie, l'organe créé par les militaires après le putsch.
Dans l'après-midi de ce lundi 22 février, c’est un Salou Djibo sûr de lui qui a traversé Niamey à bord de la Limousine présidentielle, encadrée par des motards et une sécurité assez légère. Il déménageait du camp pour une villa attenante au palais présidentiel, appelée la Villa verte.
Dans la foulée qu’il a signé ses premiers décrets et ordonnance. Deux décrets nommant son cabinet civil et une ordonnance qui précise ses pouvoirs et ceux du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD). Ainsi le CSRD détient non seulement le pouvoir exécutif mais aussi législatif jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions démocratiques.
Selon la même ordonnance un Premier ministre sera bientôt nommé et un organe est créé pour préparer un projet de code électoral ainsi qu’un projet de constitution. Une constitution qui sera adoptée par référendum.
Tout cela dans combien de temps ? Un calendrier des différentes échéances politiques sera rendu public plus tard. Le commandant Salou Djibo remplace aussi par des organes transitoires toutes les institutions décriées sous le régime Tandja. La Cour constitutionnelle, la Cour suprême ou encore le Conseil supérieur de la Communication.
Nouvelle manifestation de soutien à la junte
Suite à un appel des opposants de la Coordination des Forces démocratiques, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi 22 février à la Maison des jeunes de Diffa, une ville du sud-est nigérien, la région d'origine du président déchu Mamadou Tandja.
Pour sa part, le Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques, la coalition de syndicats et de défenseurs des droits de l'homme, demande aux mutins de respecter leurs promesses et de rétablir la démocratie le plus vite possible, avec une nouvelle constitution et des élections libres.
lundi 22 février 2010
group Atri N'Assouf at Festival au Desert 2010
chrisanolan3
January 29, 2010
Rhissa Ag Wanagli and the group Atri N'Assouf , from Niger, playing at the Festival au Desert 2010. Disco and Maassaa from the group Tartit is singing backup.
article interessant,surtout les commentaires en dessous...Coup d’Etat au Niger
Coup d’Etat au Niger
CLICANOO.COM | Publié le 19 février 2010
2 réactions de lecteurs Le Conseil militaire qui a mené un coup d’Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d’un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d’Etat Télé Sahel.
Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place "d’un couvre-feu de 18H00 à 06H00 heures", selon un communiqué lu par un journaliste à la télévision. Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil a annoncé la suspension de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d’Etat Voix du Sahel.
Le président nigérien Mamadou Tandja visé jeudi par un coup d’Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, ont annoncé plus tôt à l’AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.
© 2010 AFP
Commentaires
Anne Onyme@JEANDO
Oui ! Ce qu’il faut retenir du Niger, plus que ses animaux exotiques trop vus, ce sont les deux pôles ethniques qui forment les trois quarts de la population nigérienne.
Les Haoussas et les Djermas-songhaïs partagent le pouvoir dans un pays façon d’Etat occidental quand l’Etat n’est, en fait, que le masque qui permet la prise du pouvoir d’une ethnie pour établir ou rétablir la domination d’une ou deux ethnies majoritaires sur toutes les autres ethnies minoritaires.
Cette façon d’Etat est bien mal bâtie, ce qui provoque des coups d’Etat, que nous ferions mieux de dénommer des prises d’Etat par des hommes sortis des casernes, des coups ethniques de prise du pouvoir.
Les Haoussas sont établis entre le Dallol Maouri et Zinder et vivent dans le centre et l’est du pays avec une aire culturelle largement étendue au Nigéria voisin.
Les dominants sont les Haoussas Djermas et Songhaïs qui occupent l’ouest, incluant les Wogos et les Kourteïs. Les dominés sont les Touaregs, les Toubous et les Arabes au nord et nord-est, les Kanuris et les Boudoumas dans l’extrême est ainsi que les Peuls disséminés eux sur tout le territoire car nomades suivant leur troupeaux en pâturage libre.
Oui, une des raisons de l’instabilité chronique du Niger depuis 50 ans d’indépendance est qu’il ne peut pas faire face à une croissance démographique insoutenable. En 1950 : 2,5 millions d’habitants dans un pays à 80 % désertique. En 2010 : 15,9 millions (6*) ; les prévisions pour 2050 sont de 58,2 millions (23*).
Une croissance analogue sur un siècle aurait amené la France à un milliard d’habitants. Même si cette comparaison fait abstraction de conditions initiales différentes, on voit bien l’impossibilité pour le Niger de s’en sortir sans la mise en œuvre d’une véritable démographie responsable.
19 février 2010 - 13:47
JEANDOIl serait temps de se demander pourquoi tous ces coups d’Etat africains
Encore un coup d’Etat en Afrique.
Il n’y a plus guère que le Sénégal sur les 45 pays africains qui ait encore échappé aux coups de force, mais A Wade doit bien savoir qu’il y a péril en la demeure du Président du Sénégal.
Pourquoi cette norme instabilité des Etats africains depuis leur indépendance ? Il est temps de se faire des soucis à ce sujet.
La télévision nous montre, pour la vingtième fois, la prédation des gazelles et des gnous par les lions.
Mais jamais, elle n’a eu le courage de revenir sur les combats historiques que se livairent les ethnies africaines, entre elles avant l’arrivée en 1882 des colonisateurs venus pour 80 ans.
Elles sont plus de 1500 ces ethnies, si une ethnie est faite d’une langue, d’une religion, de traditions, de pratiques concernant la natalité.
Parlons un mot de la démographie africaine. Aucune ethnie ne veut réduire sa natalité si, majoritaire, elle risque de devenir minoritaire. C’est la clef de la démographie galopante de l’Afrique que sa Sainteté le Pape n’arrange en rien.
Ainsi en est-il du Niger, République dit-on de ce Niger artificiel depuis 50 ans et six Républiques, quand l’Afrique n’a connu en 2000 ans que des clans, que des tribus, que des ethnies, avec ici ou là parfois un royaume ou un empire, mais c’est ici l’exception avec l’empire songhaï sous la domination perdue des touaregs qui chercheront à reprendre la main. La démocratie comme la démographie ne fait pas partie des traditions africaines.
Le Niger est, ainsi, un de ces pays d’Afrique de l’Ouest du Sahel, situé artificiellement entre l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso le Tchad, la Libye, le Mali et le Nigeria et dont la capitale très excentrée est Niamey proche du Nigeria, ce n’est pas un hasard cette proximité. Les habitants du Niger sont des Nigériens tandis que ceux du Nigeria sont des Nigérians dont l’un d’eux a voulu souvenez vous faire exploser un avion américain voici quelques semaines. On n’en parle plus.
Le Niger dont on connaît bien, avec la télévision, les animaux de la savane (éléphants, lions, girafes d’ailleurs en disparition avec une exception : dans le fleuve Niger, les hippopotames protégés se multiplient et saccagent les rares cultures du bord du fleuve).
Ce pays est en perdition économique, en raison de la destruction de la forêt par les hommes qui tentent d’y vivre malgré les sécheresses qu’ils aggravent d’ailleurs en coupant des arbres. Heureusement, le Niger est riche d’or, de fer, de charbon, d’uranium et de pétrole.
Le Niger est comme tous les pays africains créés par la colonisation est en fait un pays artificiel en ses frontières et c’est ce qui compte le plus c’est un pays multiethnique, situé entre l’Afrique noire et l’Afrique du Nord avec un Sahara au Nord et une forêt au Sud qui en tracent les limites.
19 février 2010 - 11:58
CLICANOO.COM | Publié le 19 février 2010
2 réactions de lecteurs Le Conseil militaire qui a mené un coup d’Etat jeudi au Niger a annoncé la mise en place d’un couvre-feu et la fermeture des frontières dans un communiqué lu dans la soirée par un journaliste de la chaîne de télévision d’Etat Télé Sahel.
Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie "a décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes" et de la mise en place "d’un couvre-feu de 18H00 à 06H00 heures", selon un communiqué lu par un journaliste à la télévision. Quelques minutes plus tôt, le porte-parole de ce Conseil a annoncé la suspension de la Constitution. "Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues", a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim, qui lisait un communiqué à la radio d’Etat Voix du Sahel.
Le président nigérien Mamadou Tandja visé jeudi par un coup d’Etat qui a fait plusieurs morts et blessés, a été "emmené" par des militaires qui ont ouvert le feu sur le palais présidentiel à Niamey, ont annoncé plus tôt à l’AFP deux ministres nigériens, eux-mêmes arrêtés.
© 2010 AFP
Commentaires
Anne Onyme@JEANDO
Oui ! Ce qu’il faut retenir du Niger, plus que ses animaux exotiques trop vus, ce sont les deux pôles ethniques qui forment les trois quarts de la population nigérienne.
Les Haoussas et les Djermas-songhaïs partagent le pouvoir dans un pays façon d’Etat occidental quand l’Etat n’est, en fait, que le masque qui permet la prise du pouvoir d’une ethnie pour établir ou rétablir la domination d’une ou deux ethnies majoritaires sur toutes les autres ethnies minoritaires.
Cette façon d’Etat est bien mal bâtie, ce qui provoque des coups d’Etat, que nous ferions mieux de dénommer des prises d’Etat par des hommes sortis des casernes, des coups ethniques de prise du pouvoir.
Les Haoussas sont établis entre le Dallol Maouri et Zinder et vivent dans le centre et l’est du pays avec une aire culturelle largement étendue au Nigéria voisin.
Les dominants sont les Haoussas Djermas et Songhaïs qui occupent l’ouest, incluant les Wogos et les Kourteïs. Les dominés sont les Touaregs, les Toubous et les Arabes au nord et nord-est, les Kanuris et les Boudoumas dans l’extrême est ainsi que les Peuls disséminés eux sur tout le territoire car nomades suivant leur troupeaux en pâturage libre.
Oui, une des raisons de l’instabilité chronique du Niger depuis 50 ans d’indépendance est qu’il ne peut pas faire face à une croissance démographique insoutenable. En 1950 : 2,5 millions d’habitants dans un pays à 80 % désertique. En 2010 : 15,9 millions (6*) ; les prévisions pour 2050 sont de 58,2 millions (23*).
Une croissance analogue sur un siècle aurait amené la France à un milliard d’habitants. Même si cette comparaison fait abstraction de conditions initiales différentes, on voit bien l’impossibilité pour le Niger de s’en sortir sans la mise en œuvre d’une véritable démographie responsable.
19 février 2010 - 13:47
JEANDOIl serait temps de se demander pourquoi tous ces coups d’Etat africains
Encore un coup d’Etat en Afrique.
Il n’y a plus guère que le Sénégal sur les 45 pays africains qui ait encore échappé aux coups de force, mais A Wade doit bien savoir qu’il y a péril en la demeure du Président du Sénégal.
Pourquoi cette norme instabilité des Etats africains depuis leur indépendance ? Il est temps de se faire des soucis à ce sujet.
La télévision nous montre, pour la vingtième fois, la prédation des gazelles et des gnous par les lions.
Mais jamais, elle n’a eu le courage de revenir sur les combats historiques que se livairent les ethnies africaines, entre elles avant l’arrivée en 1882 des colonisateurs venus pour 80 ans.
Elles sont plus de 1500 ces ethnies, si une ethnie est faite d’une langue, d’une religion, de traditions, de pratiques concernant la natalité.
Parlons un mot de la démographie africaine. Aucune ethnie ne veut réduire sa natalité si, majoritaire, elle risque de devenir minoritaire. C’est la clef de la démographie galopante de l’Afrique que sa Sainteté le Pape n’arrange en rien.
Ainsi en est-il du Niger, République dit-on de ce Niger artificiel depuis 50 ans et six Républiques, quand l’Afrique n’a connu en 2000 ans que des clans, que des tribus, que des ethnies, avec ici ou là parfois un royaume ou un empire, mais c’est ici l’exception avec l’empire songhaï sous la domination perdue des touaregs qui chercheront à reprendre la main. La démocratie comme la démographie ne fait pas partie des traditions africaines.
Le Niger est, ainsi, un de ces pays d’Afrique de l’Ouest du Sahel, situé artificiellement entre l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso le Tchad, la Libye, le Mali et le Nigeria et dont la capitale très excentrée est Niamey proche du Nigeria, ce n’est pas un hasard cette proximité. Les habitants du Niger sont des Nigériens tandis que ceux du Nigeria sont des Nigérians dont l’un d’eux a voulu souvenez vous faire exploser un avion américain voici quelques semaines. On n’en parle plus.
Le Niger dont on connaît bien, avec la télévision, les animaux de la savane (éléphants, lions, girafes d’ailleurs en disparition avec une exception : dans le fleuve Niger, les hippopotames protégés se multiplient et saccagent les rares cultures du bord du fleuve).
Ce pays est en perdition économique, en raison de la destruction de la forêt par les hommes qui tentent d’y vivre malgré les sécheresses qu’ils aggravent d’ailleurs en coupant des arbres. Heureusement, le Niger est riche d’or, de fer, de charbon, d’uranium et de pétrole.
Le Niger est comme tous les pays africains créés par la colonisation est en fait un pays artificiel en ses frontières et c’est ce qui compte le plus c’est un pays multiethnique, situé entre l’Afrique noire et l’Afrique du Nord avec un Sahara au Nord et une forêt au Sud qui en tracent les limites.
19 février 2010 - 11:58
Ce matin des milliers d'Agadéziens ont manifesté pour soutenir les "putchistes".

Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 21:59 Niger/Manifestations à Agadez, Zinder, Tahoua.....
Ce matin des milliers d'Agadéziens ont manifesté pour soutenir les "putchistes".
"Toute la ville d'Agadez était presque présente dans la rue pour prouver son soutien aux forces armées. Les différents orateurs improvisaient leurs discours . Ils faisaient tous l'historique du règne de Tanja jusqu'au moment où il a commencé à s'écarter du chemin.
Chacun a développé à sa manière sa joie face à cette situation tout en soulignant le rôle patriotique des militaires.
Ces derniers se sont rendus au gouvernorat pour accueillir cette masse humaine.
Ils ont de leur coté remercié tout le monde pour cette reconnaissance et ont promis de remettre les choses dans l'ordre le plus tôt possible sans déterminer une date précise comme il reste à évaluer le travail qui nous menara à ce point."
AFP - Des "milliers de personnes" ont participé dimanche à des marches dans plusieurs villes du Niger en soutien à la junte militaire qui a renversé le pouvoir, a annoncé la radio publique
...
RFI/Pierre Camatte, dernières nouvelles

Pierre Camatte, dernières nouvelles
" RFI
Article publié le : lundi 22 février 2010 - Dernière modification le : lundi 22 février 2010
Mali - Les quatre islamistes réclamés par al-Qaïda ont été libérés
Par RFI
Les quatre islamistes, arrêtés et détenus au Mali depuis avril 2009, ont été relâchés dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 février, selon notre correspondant à Bamako Serge Daniel. Al-Qaïda demandait leur libération contre celle de l’otage français Pierre Camatte, séquestré dans le nord du Mali depuis la fin novembre.
La branche maghrébine d'al-Qaïda avait menacé de tuer le Français, si ses demandes n'étaient pas satisfaites avant le 20 février. Les quatre hommes libérés - deux Algériens, un Mauritanien et un Burkinabé - avaient été arrêtés en avril 2009 dans le nord du Mali puis placés en détention préventive.
Selon une source proche du dossier, Pierre Camatte se porte bien, quarante-huit heures après la fin de l’ultimatum. Ses ravisseurs n’ont donc pas mis leurs menaces à exécution.
Les choses pourraient même aller vite et déboucher sur une issue heureuse. « J’ai de l’espoir », a même déclaré devant un groupe de journalistes le chef de l’Etat malien Amadou Toumani Touré.
La semaine dernière, ils avaient finalement été condamnés pour « détention illégale d'armes de guerre » à des peines déjà purgées, et ils se trouvaient « juridiquement libres ». "
Bambino Concert, Agadez
Tuareg musician Bambino from Agadez, Niger performs with his band at the foot of the ancient Grande Mosque attended by close to a thousand people. At the edge of the Sahara Desert, Agadez has been the capital of Touaregs...
En hommage aux lutteurs d'Agadez /Bravo ABZINAWA!!!
Fin du 31ème championnat national de lutte traditionnelle à Zinder : 2ème sabre pour Laminou Maidabba d'AGADEZ

Photo/Laminou Maidabba d'AGADEZ en turban/Bravo MAIDABA et bravo AGADEZ!!!
Championnat national de lutte traditionnelle 2010
Dimanche, 21 Février 2010 20:02
La 31ème édition du championnat national de lutte traditionnelle vient d’éteindre ses lampions dans la capitale du Damagaram, par le sacre hier à l’arène langa-langa de Zinder, de Laminou Maidabba d’Agadez. Après Tahoua, l’année dernière, le leader de l’écurie d’Agadez vient de remporter une nouvelle fois le sabre tant convoité en battant en finale le colosse Mahamadou Anafi de l’écurie de l’Ader, après 1 minute et 5 secondes de combat. Outre son sabre, qui lui a été remis par la Colonel Sidikou Issa, représentant du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie(CSRD), le champion a reçu des mains du Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et des Sports, une enveloppe de 5 millions de FCFA, dont 2 millions provenant du Comité national des Entreprises pour le Sport. Le finaliste malheureux a quant à lui bénéficié d’une enveloppe de 3 millions de FCFA, dont 1 provenant du même comité. Oumarou Bindigaou et Tassiou Ibrahim qui ont fini 3ème et 4ème ont également reçu leurs récompenses.
On rappelle qu’avant de remporter le sabre de l’édition 2010, Laminou Maidabba a totalisé huit victoires en autant de rencontres. Il s’est tour à tour débarrassé de Saley Daouda de Tillabéri ; salifou Sani de Dosso ; Issoufou Gado de Tahoua ; Maman Issa de Maradi ; Salami Salifou de Niamey ; Nouhou Kailou de Diffa ; et Balla Harouna de Zinder. Exempté des quarts de finale, il parvient à écarté en demi finale le redoutable Tassiou Ibrahim de l’écurie du Manga.Dans l’allocution de clôture de cette 31ème édition, le Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et des Sports, M. Mahamadou Guéro, a souligné que dix jours durant, les populations nigériennes ont suivi avec joie et bonheur les compétitions de la 31ème édition du Championnat national de lutte traditionnelle. Il devait ajouter qu’en organisant le championnat national de lutte traditionnelle, l’Etat veut créer un cadre d’échange de fraternité et de concorde entre les filles et les fils du pays et renforcer l’unité nationale, développer la culture de la solidarité dans la communion des cœurs et des esprits. Selon M. Mahamadou Guéro, cette 31ème édition comme les précédentes n’a pas manqué d’apporter sa pierre à l’édification des idéaux de paix et d’unité nationale. Cette édition constitue un âge de maturité à tout point de vue. « Si nous pouvons nous satisfaire de la réalisation des idéaux, de paix, de concorde et d’unité nationale, on peut par contre observer que sur le plan de l’organisation technique et de la qualité des combats, des insuffisances notoires persistent. Au nombre de ces insuffisances il faut relever entre autres , le recours incessant à la vidéo pour le règlement des litiges ; et l’incapacité de la plus part de lutteurs à soutenir l’effort pendant la durée des combats » a dit le Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Il a souligné que ces insuffisances sont liées à l’absence criarde de compétitions devant permettre aux lutteurs, aux arbitres, aux membres du jury, à la table technique de s’exercer régulièrement et d’intégrer parfaitement toutes les dispositions du code de la lutte et les exigences de la compétition de haut niveau. Il devait inviter une fois de plus la Fédération Nigérienne de Lutte Traditionnelle à plus d’initiatives en vue de multiplier les compétitions et animer régulièrement les arènes. En fin M. Mahamadou Guéro a adressé ses remerciements aux autorités administratives et coutumières de la région de Zinder, au comité d’organisation de l’événement, ainsi qu’à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de cette 31ème édition du championnat national de lutte traditionnelle.
Alfa Amadou notre envoyé spécial à Zinder
COMMUNIQUE DE PRESSE DU DEPARTEMENT D’ETAT DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE: La situation politique au Niger...

Écrit par M. Johnnie Carson, Secrétaire d'État adjoint, Bureau des affaires africaines
Dimanche, 21 Février 2010 21:47
Le Secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, M. Johnnie Carson, exprime sa vive préoccupation face aux événements du 18 février 2010 au Niger, où un groupe mené par des officiers militaires affirme avoir renversé le gouvernement de M. Mamadou Tandja.
Les États-Unis attachent une grande importance au retour rapide du Niger à la démocratie et à l'État de droit.
Les États-Unis ont réagi avec une vive inquiétude aux actions illégales et inconstitutionnelles ayant abouti à la prolongation du mandat du président Tandja.
Le groupe s'appelant le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie « doit rétablir au Niger la démocratie constitutionnelle qui existait avant la création de la Sixième République ».
Le Secrétaire d'État adjoint offre ses assurances que les États-Unis continueront de soutenir les espoirs du peuple nigérien de voir l'ordre constitutionnel rétabli et une transition pacifique s'opérer à la faveur d'élections promptes, honnêtes et transparentes.
« Nous continuerons à suivre de près l'évolution de la situation au Niger. »
Coup détat au Niger : Les trois grands dangers qui menacent la junte...
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SIDIKOU A -TamtamInfo-22-02-10
Coup détat au Niger : Les trois grands dangers qui menacent la junte...
lundi 22 février 2010
Les coups de canons et de fusils qui tonnaient en ce 18 février 2010 dans la ville de Niamey, sonnaient le glas pour le régime du Président Tandja. De quelques bords politiques qu’ils fuent, les nigériens dans leur écrasante majorité ont accueilli cet acte héroïque de notre armée comme un soulagement, car il mettait fin à une situation de blocage politique persistant qui mettait en péril toute perspective de développement et d’expansion à court et moyen terme.
C’est donc dans ce contexte tendu politiquement, économiquement et socialement que l’Armée a pris à nouveau ses responsabilités en faisant irruption sur la scène politique. Le « politiquement correct » amène tous les démocrates et la communauté internationale à condamner par principe ce coup de force ; mais tous s’accordent à reconnaître entre les lignes que cette intervention était nécessaire et salutaire.
Ceci dit c’est maintenant que commence le Vrai Challenge pour la junte car elle est porteuse de l’espoir de tout un peuple qui a salué son action. Mais si les membres de la junte tendaient l’oreille lors de ces manifestation de soutien, ils auraient entendu le leitmotiv des populations qui disaient : plus jamais ça, plus jamais de dérives autoritaires, plus jamais de confiscation de la liberté et de la démocratie. Ce n’est pas la première fois au Niger et ailleurs dans le monde que l’armée agit de la sorte en ayant de bonnes raisons. L’analyse empirique des évènements politiques qui ont jalonnés notre histoire et celle de peuples plus ou moins proches montre bien que toute action de l’armée pour résoudre une situation politique porte en elle-même les germes de la dérive, c’est pourquoi il est important pour le CSRD de faire attention aux trois grands dangers qui la guettent.
• La Désunion
Le premier danger qui guette la junte est celui de la désunion. Par définition, une junte est un ensemble de personnes. L’histoire nous enseigne que le pouvoir est une des choses qui se partage le moins et il n’est pas rare qu’après les prises de pouvoir, les membres d’une junte se déchirent car ils ne s’entendent plus sur la gestion de ce pouvoir. Déjà, la junte doit s’organiser, se structurer et se doter de règles de fonctionnement. Il faut aussi qu’elle détermine certaines grandes orientations attendues de tous les nigériens et de la communauté internationale : quelle durée pour la période transitoire ? Quelles structures pour animer la transition ? Quels Hommes pour l’animer ? Le CSRD doit aussi continuer à cultiver l’unité, celle du Conseil mais par delà, celle plus globale de toutes les forces de défense et de sécurité car c’est de là que se confortera pendant cette période l’unité du Niger.
• L’Ambition politique
Un deuxième danger est l’ambition politique. Elle peut se manifester soit au niveau du collectif soit au niveau individuel. La junte peut vouloir propulser un des leurs et ainsi se maintenir indirectement au pouvoir. « L’occasion faisant le larron », il se peut aussi que ce soit l’un d’entre eux qui, ayant goûté « aux délices du pouvoir », ait l’ambition de s’y maintenir. C’est probablement ce qui s’est passé avec le Général Baré par exemple. Il est donc très important que les espoirs placés dans le CSRD ne soient pas trahis par l’ambition. Il devra mettre un point d’honneur à assainir la vie politique, la gestion de l’Etat et des affaires du Peuple avant de tirer sa révérence. Nos militaires dont nous sommes si fiers aujourd’hui devront effectivement être des ATT et non des Dadis.
• L’Intoxication
Si les deux premiers dangers sont d’ordre interne au CSRD, le troisième danger est d’ordre extérieur et a souvent un effet non négligeable notamment sur la naissance de l’Ambition. Ce danger c’est ce que j’appellerai l’intoxication. En effet, les militaires ne sachant pas tout faire, la gestion de l’Etat et des affaires du peuple va forcément amener la junte à s’entourer de personnes qui dans certains domaines spécifiques seront plus compétents qu’eux. Le choix de ces personnes s’avère une tâche délicate et un enjeu majeur. Nous référant encore une fois à l’histoire politique de nos peuples on constate que bien souvent les ambitions nobles de la junte sont trahies par celles inavoués de certains hommes qui tapis dans l’ombre nourrissent en fait des ambitions personnelles ou partisanes. Le CSRD devra donc se méfier de cette intoxication. On lui fera croire que le Peuple est avec lui (ce qui est pour l’instant vrai) et que pour cette raison, il doit d’une façon ou d’une autre rester au pouvoir. On pourrait aussi l’amener à poser des actes qui ne sont pas en réalité des décisions objectives mais plutôt les stratégies de politiciens qui se projettent déjà dans l’après transition et qui font en fait peu cas des objectifs nobles du CSRD.
C’est aussi à travers le choix des personnes qui vont l’accompagner que le CSRD montrera son impartialité ; ses premières décisions nominatives seront analysées, scrutées pour voir quelle tendance et quelle coloration politique il prend. Cette période transitoire devant mener à l’organisation d’élections devra donc être animée par des personnes qui partagent véritablement les idéaux du CSRD, des personnes qui ne vont pas intoxiquer la junte. C’est peut être là une occasion unique pour redéfinir le système politique du Niger, renouveler la classe politique et permettre l’émergence de nouvelles figures pures et sans tâches car n’ayant été mêlées à aucune gestion contreversée.
Aujourd’hui plus que jamais, le Niger a besoin de dirigeants qui veulent servir et non se servir. L’Etat de grâce dont bénéficiera la junte ne durera pas indéfiniment. Les problèmes de gestion courante de l’Etat (paiement des salaires, gestion de la crise alimentaire, problèmes de santé et d’éducation, relance des activités économiques, remise au travail de l’appareil de l’Etat……………..) ne tarderont pas à s’imposer au CSRD dans un contexte économique et financier particulièrement difficile. Si pour tous les nigériens, le 18 février a fait naître un Espoir réel et si tous donnent effectivement caution au Conseil, Personne ne tolèrera une défaillance de la junte par rapport aux trois grands dangers qui la guetteront jusqu’à la remise du pouvoir aux civils ……………… et peut être même au-delà.
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