vendredi 12 février 2010

Imaran (Touareg/Algerie), Masha’el Falesteen (Palestine


Imaran (Touareg/Algerie), Masha’el Falesteen (Palestine)

Les Tamasheqs (Touareg) de Imaran sont originaires de Djanet, un oasis situé dans l'ancienne région du Tassili n'Ajjer. Les membres de Imaran sont Kel Touat, une peuplade connue pour ses multiples pérégrinations.
En principe, le oud n’est pas un instrument utilisé par ces Touaregs. Pourtant, au fil des années et comme en témoignent les travaux de Baly Othmani, il y acquière une position de plus en plus centrale.
Dirigée par le joueur de oud Malek Chakali, cette particularité est également celle de Imaran. Violon, oud, percussions et chants tour à tour traditionnels ou politiquement engagés, s’habillent ici de complaintes dansées par des hommes.
Masha'el Falesteen est un groupe de danse traditionnelle de Naplouse qui s’est spécialisé dans la dabkah, danse folklorique traditionnelle du Machreq arabe (Liban, Syrie, Palestine, Jordanie, Irak) et de certaines tribus bédouines vivant sur les terres libanaises et limitrophes. Elle a pour principales caractéristiques l’alignement en arc de cercle des danseurs et des danseuses qui se tiennent par les bras ainsi que le martèlement du sol avec les pieds (le gauche principalement). On retrouve cette danse lors des mariages mais on peut aussi l’admirer pendant certains concours en Palestine.

'Imaran (Touareg/Algerie), Masha’el Falesteen (Palestine)'

Théâtre Molière
Adresse: Galerie de la Porte de Namur, Square du Bastion 3, 1050 Ixelles
Activités similaires dans la région (carte)
Itinéraire en transport en commun


Téléphone: 02 217 26 00

Public: Tous publics

Internet: http://www.muziekpublique.be

Ouverture: 20h (portes: 19h)

Le 27 mars

Jikan Bawra, les pourparlers, ils en sont où ? Ils en sont où, avec ces pourparlers ?



La Chronique de Jikan Bawra
Lundi, 11 Janvier 2010 08:37


To, Jikan Bawra, nous, dai, de la brousse, les pestiférés des champs, qui, malgré nous, personnifions la misère, elle-même, à présent, nous n’allons pas nous affoler pour quelques jours de plus à accorder à notre G-T pour son déménagement !...
Le déménagement de l’ami de Areva !...
Jikan Bawra, l’abri sous le Jujubier ou le Neem, au choix, que tu as offert à l’Empereur, je crois qu’il n’y croit pas ! Il n’y croit pas, Jikan Bawra, sinon il n’allait pas envoyer arranger asile au bord du Nil !...
Kai, Jikan Bawra, si c’est pas asile qu’il a envoyé chercher, c’est quoi, alors ? C’est quoi, alors ? Parce que, Jikan Bawra, un pays musulman qui cautionne un parjure sur le Coran, je crois que cela ne doit pas exister sur cette grande-petite terre !...
Mais, Jikan Bawra, ton papa Gorgi, représentant le Vieux, qui dit, maintenant qu’il a rencontré notre Empereur, avoir une nouvelle lecture de notre calvaire, dans l’Afrique du Niger, il veut dire quoi ? Il veut dire quoi, Jikan Bawra ?
Jikan Bawra, est-ce que dans cette Afrique de là-bas, aussi, le Vieux n’est pas en train de nous préparer un coup dont seuls nos sages papas en ont le secret ?...Est-ce qu’il n’est pas, lui aussi, en train de lorgner 2012 ?...
Jikan Bawra, le pouvoir doit savoir rimer avec gloire, il doit savoir être cet exercice qui t’aguerrit à abandonner les choses avant qu’elles ne t’abandonnent !...La sagesse !...
Attends, Jikan Bawra, il faut encore que tu m’expliques une chose qui veut ma science dépasser, explique-moi pourquoi nous sommes dotés de l’instinct de faire des enfants mais pas celui de les élever à nous dépasser ?...
Parce que, Jikan Bawra, un homme qui croit que sans lui le monde ne peut faire, cet homme se pose au dessus de ses semblables pour ne plus leur ressembler : il tombe dans le champ de la mégalomanie, il va se contenter de dire, avec violence, au lieu de faire – qui se voit – pour la postérité!...
To, Jikan Bawra, salama alekum, et qu’Allah nous laisse ensemble !
PS : Jikan Bawra, si tu vois quelqu’un qui va au Gros-Village, dis-lui de me saluer mon ami O.Ali !...
Jikan Bawra, puisque le komsa est en train de disparaître, nous n’allons pas nous laisser faire : in sha Allah, cette année 2010, l’année de la 7e république, nous allons organiser un festival, à Filingué, pour porter cet instrument à la connaissance du monde entier - parce que les lettres ne savent pas toujours reproduire le son !...

Commentaires (1)...
Bonjour Dogo mon prof du lycée,
En lisant ta chronique, qui me passionne, c'est comme si je te vois devant moi, derrière toi le tableau noir.
Du courage et je souhaite a jikan baoura le meilleur.

tinni , janvier 21, 2010
source/tam tam info

ALGERIE Tamanrasset attire les Américains


11/02/2010 MAGHREB CONFIDENTIEL N°913
ALGERIE
Tamanrasset attire les Américains


Les visites à répétition de responsables américains à Alger sont-elles dues à l'inauguration "prochaine" de la base aérienne militaire de Tamanrasset, dans le sud du pays ? (...)

Le forum des tribus du Sahara reporté : Encore un gros lapin de Kadhafi


Ahmed Tounkara- Nouvelle Libération, 11/02/2010
Le forum des tribus du Sahara reporté : Encore un gros lapin de Kadhafi
jeudi 11 février 2010

Annoncé pour avoir lieu du 13 au 14 février à Gao, le forum des tribus du Sahara vient d’être reporté au 28 février 2010, a-t-on appris de sources généralement bien informées. Et pour cause, le Guide de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, Mouammar Kadhafi aurait demandé le report dudit forum, pour dit-on, pouvoir faire d’une pierre deux coups. À savoir célébrer le Maouloud 2010, et conduire les travaux du forum des tribus du Sahara à Gao.

L’information est tombée hier aux environs de 11 heures alors que les organisateurs étaient en plein dans les préparatifs de l’évènement. Ce qu’on pourrait appeler un gros lapin de Kadhafi, aurait indigné plus d’un dans les milieux proches du dossier, et ce au regard de l’importance de la réunion des tribus du Sahara dans la conjoncture actuelle, où la zone fait face à de nombreuses difficultés d’ordre sécuritaire. Entre autres, trafics en tout genre, terrorisme.

Il faut noter que ce forum de deux jours se donne pour but d’œuvrer au renforcement de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans le Sahara. Il serait parrainé par le président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, et devrait théoriquement réunir plus de 500 participants, venant du Burkina Faso, du Niger, de la Libye, de l’Algérie, sans oublier des chefs de tribus touarègues du Mali. En sus de ceux-ci, sont annoncés des diplomates et chefs de missions diplomatiques auprès de notre pays, des officiers de l’armée, des universitaires, des hommes politiques et de culture, des journalistes etc.

Très probablement, sauf changement de dernière minute ou volte-face du Guide libyen (l’un des charmes de Kadhafi), le forum des tribus du Sahara devrait attendre la célébration du Maouloud 2010, ou se passer de la participation du Guide de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, Mouammar Kadhafi.

Ahmed Tounkara

MEDIATION AU NIGER : l’aveu d’impuissance de la CEDEAO


MEDIATION AU NIGER : l’aveu d’impuissance de la CEDEAO
(Le Pays 11/02/2010)

Les propositions du médiateur nigérian, le général Abdulsalami Abubacar, pourraient entériner le statu quo du régime de Mamadou Tandja. Si la tendance se confirme, l’opposition pourrait en effet se trouver à la tête du gouvernement, le Président Tandja demeurant toujours chef de l’Etat.

Une formule qui semble de plus en plus être privilégiée par ceux qui interviennent pour mettre fin aux crises multiformes qui ruinent les espoirs du continent. Suite aux pressions de la communauté internationale, on se rappelle que les dirigeants de Niamey avaient dû lâcher du lest pour entamer le dialogue avec une opposition tenace, convaincue de son bon droit et surtout soucieuse du respect des principes républicains les plus élémentaires.

Aujourd’hui, le scénario le plus probable pour une sortie de crise semble privilégier le maintien en selle de Mamadou Tandja. Ce dernier, qui a torpillé les textes, renié ses engagements et tourné résolument le dos à la communauté internationale, pourrait donc se voir réhabilité d’une manière ou d’une autre à la fin de la médiation en cours.

Tandja, le « jusqu’au-boutiste » est donc en passe de s’en tirer encore une fois. Cela n’augure rien de bon. Le risque est en effet grand de voir le chef de l’Etat nigérien, spécialiste du coup d’Etat institutionnel, faire des émules sur le continent. A plusieurs reprises, le dialogue entre pouvoir et opposition s’était enlisé dans les dunes du sahel nigérien. En décembre, la médiation dépêchée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est également trouvée dans l’impasse.

Il aura fallu des efforts colossaux de la part de l’ancien dirigeant nigérian Abdulsalami Abubacar pour parvenir à réunir les protagonistes autour de la table de négociation. Après les tiraillements en rapport avec le choix du lieu des échanges, les protagonistes nigériens doivent à présent tabler sur les propositions du médiateur de la CEDEAO qui voudra certainement présenter une image positive des pourparlers au prochain sommet d’Abuja.

La communauté internationale qui a exigé la reprise du dialogue politique inter-nigérien, accorde ses faveurs à une solution consensuelle de sortie de crise. Des pressions multiformes ont été exercées. Par exemple, l’Union européenne a suspendu sa coopération avec Niamey, à l’exception de l’aide humanitaire et des programmes bénéficiant directement aux populations et à la société civile. Un contact étroit existe entre la CEDEAO et l’Union européenne qui voudraient bien voir la médiation menée par le général Abdulsalami Abubacar déboucher sur du concret.

En tout cas, un certain flou transparaît quant à la durée probable de la transition. Combien de temps durera-t-elle ? Prendra-t-elle en compte la durée du mandat que le chef de l’Etat nigérien s’est lui-même octroyée au mépris des textes, du bon sens et des objections de la communauté internationale ? Observer une transition de plus d’un an signifierait pourtant avaliser le coup d’Etat de Mamadou Tandja. On devrait pourtant se garder d’accompagner cet homme dans sa forfaiture, laquelle est dans les faits un véritable coup d’Etat constitutionnel ! Car, si le calendrier reste problématique, le fond du problème lui, demeure le même.

Jusque-là, l’opinion africaine avait cru dans la CEDEAO qui avait donné le ton quant au respect des textes et au refus des coups d’Etat militaires ou constitutionnels. Par conséquent, l’on était en droit de voir l’organisation éconduire Tandja. Quel rapport la médiation livrera-t-elle donc au prochain Sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja ? Dans la phase actuelle, l’on semble s’acheminer progressivement vers la reconnaissance du fait accompli. Selon toute vraisemblance, les propositions en provenance de la médiation sont peu audacieuses. Elles pourraient épargner l’actuel chef de l’Etat du Niger. Certes, il ne s’agit pour l’instant que des premières propositions du médiateur. Mais la vigilance exige que les choses soient scrutées à la loupe. Or, les propositions du médiateur nigérian inquiètent sérieusement.

De quelles marges de manœuvre disposera-t-on par exemple, pour faire échec à Tandja si celui-ci cherche à se prévaloir des nouveaux textes pour se succéder à lui-même ? Ce serait un précédent grave et un recul de la démocratie sur le continent que d’abdiquer devant un homme qui aura impunément choisi de nier l’évidence, de renier les textes sacrés et de trahir les siens. Une véritable insulte à l’opinion africaine pour qui, l’ère des coups d’Etat constitutionnels ou militaires semblait pourtant révolue.

Quelle pourrait donc être la position de l’opposition si Tandja devait être ménagé par la médiation ? Que pourrait-elle faire en réalité ? Et si Tandja qui a la boulimie du pouvoir décide de se succéder à lui-même après la période de transition ardemment négociée ? Tandja qui sait à quoi s’attendre par rapport à son opposition, va sans doute geler les choses autant qu’il peut et dans son seul intérêt. Il s’organisera sûrement de manière à la rendre suffisamment atone et aphone pour régner comme il l’entend sur le Niger. Avec même la complicité de certains ténors de la communauté internationale. Que pourront donc les opposants si la CEDEAO et l’U.A. choisissent de tolérer Tandja comme c’est le cas jusque-là ? Que feront-ils si la communauté internationale vient à s’aligner derrière le médiateur venu du pays voisin, le grand Nigeria ? Lui qui est un officier supérieur de son pays, comme Tandja !

Sans doute l’opposition nigérienne n’abdiquera-t-elle pas aussi facilement devant les propositions de la médiation. Accepter de gouverner avec Tandja en lui laissant des prérogatives dignes d’un monarque absolutiste, reviendra certainement à renoncer à la lutte et à ses acquis, à oublier l’énormité des sacrifices consentis.

Au pouvoir au-delà de deux mandats consécutifs, et en violation flagrante de la Constitution de son pays, Tandja pourrait donc dormir les poings fermés. Un véritable triomphe du chef de l’Etat auto-reconduit du Niger, mais surtout un échec cinglant de la CEDEAO. L’organisation démontrerait alors que les coups d’Etat sont toujours du domaine du possible.


"Le Pays"

© Copyright Le Pays

jeudi 11 février 2010

échanges entre éleveurs bourguignons et touaregs.

NDLR:Trop marrant l'article ,suivez mon regard :ça promet les debats sur l'identité nationale comme quoi ...tout est "relatif"

Par Philippe Baumel.
Les élucubrations d’un candidat aux abois
«François Sauvadet et les autres candidats de droite bourguignons en sont réduits à utiliser des arguments populistes pour faire campagne. Ils n’ont en effet pour tout programme qu’un livre écrit par un journaliste proche d’une droite extrême, livre largement repris par Valeurs actuelles, hebdomadaire proche de l’extrême droite.
Et comme toutes les techniques d’extrême droite, on sort d’un budget de conseil régional de plusieurs centaines de millions d’euros une somme de 4000 euros pour tenter de faire croire que nous n’avions aucune légitimité à favoriser des échanges entre éleveurs bourguignons et touaregs.
Je pense que cette somme est beaucoup plus utile que les 50.000 euros dépensés par François Sauvadet pour acheter une limousine dès son élection au poste de président du Conseil général de Côte d’Or.
Je pense que ces 4000 euros sont beaucoup plus légitimes que les frais de déplacement de ministres en Bourgogne (Devedjian, Morin, Estrosi, j’en passe et des meilleurs…) qui, sous couvert de visite liée à leur compétence, viennent en fait participer à la campagne de François Sauvadet. Au-delà du fait que je ne suis pas convaincu que de tels soutiens, en ce moment, soient utiles, je constate que ces membres du gouvernement mélangent largement les genres en utilisant les fonds publics à des fins strictement politiques.
Plutôt que de polémiquer sur ces élucubrations d’un candidat aux abois, je préfère m’en référer à l’enquête réalisée par un journal sérieux, qui n’est pas forcément proche de la gauche, La Tribune, qui, le 10 février dernier, expliquait que les régions étaient bien gérées, y compris la Bourgogne.
Je laisse dons les Bourguignons juges»

Philippe Baumel
Directeur de campagne de François Patriat
Tête de liste en saône-et-Loire

Le Maroc n'aime pas les Touareg du CMA


Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 17:44
Touareg/ Le Maroc n'aime pas les Touareg du CMA
Communiqué du Congrès Mondial Amazigh,
à propos de l’expulsion de son représentant Touarègue du Maroc.


Messieurs, Messdames, Nous avons l’honneur de vous informer que notre représentant touarègue, Ousmane Ag Mohamed, est apparu ce lundi sain et sauf en Mauritanie, après avoir été séquestré illégalement par des agents de la police politique marocaine. Il était détenu dans un centre inconnu où il a subi un interminable interrogatoire et le week end dernier, les autorités marocaines lui ont signifié qu’il était « persona non grata », et ils ont pris la décision de l’expulser à la frontière au sud de Sahara vers la Mauritanie, accompagné de sa femme et de son bébé qui n’a que quelques mois, et de la famille de son cousin. Ces derniers, violant les droits humains, lui ont signifié que sa demande de séjour au Maroc est rejetée !!! Les membres du Congrès Mondial Amazigh dénoncent profondément cet acte injuste et illégale et tiennent à remercier vivement toutes les personnes qui se sont mobilisées en faveur de sa libération, et plus particulièrement la militante nordaméricaine Helene Hagan, qui a interpellé directement l’ambassade des Etats Unies d’Amérique à Rabat. Nous souhaitons bonne récupération à notre ami Ousmane de la torture psychologique à laquelle il était soumis durant des jours, et nous lui exprimons notre entière sympathie. Avec cette détention illégale et cette expulsion injustifiée de notre confrère de la part des autorités marocaines, l’Etat marocain ne fait que réaffirmer sa nature d’un « Etat de non droit » et réafficher la nature de sa politique d’apartheid anti-amazigh, qui ouvre ses portes aux "Arabes" proche-orientaux (Palestiniens, irakiens, libanais....) et les ferment à nos frères et sœurs amazighes de sud de Tamazgha. En définitive, le Congrès Mondial Amazigh est déterminé à renforcer ses efforts pour défendre le mieux possible les droits individuels et collectifs de nos frères et soeurs touarègues, afin qu’ils récupèrent leurs légitimes droits de vivre en paix au sein de leur immense territoire qu’est le Grand Sahara.

Un grand merci à Anana et Olivier de KEL ASSOUF - Brussels Summer Festival 8/23/09




Some of the greatest music hails from the Tuareg, a nomadic people from the Saharan region. The energy of this song so reminds me of roaming the bush on the edge of the desert in Niger, in a run do...

Le projet de Tandja de tisser des liens avec l’Iran inquiète la France...


Le projet de Tandja de tisser des liens avec l’Iran inquiète la France...
Écrit par LE TEMOIN du 05 au 11 février 2010
Jeudi, 11 Février 2010 00:52


Les bruits qui courent sur une probable visible du Premier ministre voire même du Président de la République nigérien en Iran semble être pris très au sérieux par les autorités françaises. Ce projet de visite, qui apparaît comme une action du Gouvernement nigérien visant à briser l’isolement diplomatique qui menace le pays, pouvait être lourd de conséquence dans les relations internationales. En effet, si le Niger qui a besoin de l’argent frais pouvait l’obtenir de l’Iran, en contrepartie, il n’a que son uranium à lui proposer. Comme l’Iran est un pays signataire de la convention de non prolifération des armes nucléaires, rien n’interdit légalement à un pays de lui vendre de l’uranium. Et si les sanctions internationales contre le Niger se multiplient et menacent de porter gravement atteinte à la marche du pays, personne ne peut prétendre interdire au Président Tandja d’emprunter le chemin de Téhéran. Or, la France, étant le partenaire principal du Niger dans l’exploitation de cet uranium, elle se sentira responsable de toute éventuelle vente par le Niger de ce minerai à l’Iran mis en index par la ‘’Communauté internationale’’ dans le cadre de son programme nucléaire soupçonné d’être militaire. Et surtout les autres pays, à commencer par les Etats-Unis, ne comprendront pas et n’accepteront pas cela. On n’en est peut-être pas encore là, mais c’est un risque que le Président Sarkozy tient à écarter.

Il n’est pas exclu, dans le cadre d’un voyage qu’il a prévu, en février, au Gabon et au Rwanda, qu’il fasse escal à Niamey pour rencontrer le Président nigérien. Et comme il n’y a rien sans rien, si Sarkozy veut obtenir de Tandja qu’il renonce à son projet de renforcement des liens avec l’Iran, il va devoir négocier dur. Et dans une telle situation, le Président Tandja n’exigera pas moins que la reconnaissance internationale de son régime et la levée des sanctions, au moins celles de l’Union Européenne, contre le Niger.

Hommage à Ken Saro-Wiwa:écrivain et producteur nigérian, activiste écologiste et récipiendaire du prix Nobel alternatif.


Ken Saro-Wiwa
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercherKenule Beeson Saro-Wiwa, plus couramment appelé Ken Saro-Wiwa, né le 10 octobre 1941 à Bori et mort le 10 novembre 1995 à Port Harcourt, était un écrivain et producteur nigérian, activiste écologiste et récipiendaire du prix Nobel alternatif.

Ken Saro-Wiwa faisait partie du peuple Ogoni, une minorité ethnique dans le delta du Niger, dont les terres sont la cible des compagnies pétrolières depuis les années 1950. Il a été porte-parole puis président du Mouvement pour la Survie du Peuple Ogoni (MOvement for the Survival of the Ogoni People ou MOSOP), un mouvement créé afin de lutter contre les abus commis par certaines compagnies sur les terres du peuple Ogoni. Saro-Wiwa a été le leader d’une campagne non violente contre des compagnies comme Shell, dénonçant les dégâts écologiques commis dans le delta du Niger. Pour ses actions militantes, il a reçu en 1994 le Prix Nobel alternatif, quelques mois après son arrestation par le régime de Sani Abacha. Suite à un procès largement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'homme, il a été condamné à être pendu et exécuté en 1995. Shell a fait l'objet d'une plainte qui s'est conclue par un accord où Shell verse 15,5 millions de dollars.[1]

Sommaire
1 La littérature et la production télévisuelle
2 La défense du peuple Ogoni
3 L'exécution de Ken Saro-Wiwa
4 Bibliographie
5 Citation
6 Références
7 Voir aussi
8 Liens externes

La littérature et la production télévisuelle Saro-Wiwa faisait aussi des affaires dans le milieu de la télévision, produisant des séries. Il était également écrivain, son livre le plus connu est Sozaboy : A Novel in Rotten English, traduit en français sous le titre de "le pitit minitaire", racontant l’histoire d’un garçon recruté par l’armée pendant la guerre civile du Nigéria (1967-1970). Un autre livre On a Darkling Plain, est un recueil de récits de l’expérience de Saro-Wiwa pendant la guerre, alors qu'il servait dans le port de Bonny dans le delta du Niger. Il fut aussi l'auteur de la série de télévision satirique Basye & Co., qui est devenu le soap opera le plus regardé en Afrique.

Au début des années 1970, Saro-Wiwa a travaillé pour la Commission régionale pour l’éducation (Rivers State Cabinet), mais fut démis de ses fonctions en 1973 pour son soutien au peuple Ogoni. Vers la fin des années 1970, il établit plusieurs commerces dans l’immobilier avant de se reconvertir petit à petit dans les années 1980 à l’écriture, au journalisme et à la production télévisuelle.

La défense du peuple Ogoni
En 1990, membre fondateur du MOSOP, Saro-Wiwa se lance plus sérieusement dans la lutte pour sauver le peuple Ogoni. Les demandes du MOSOP sont réunies dans « The Ogoni Bill of Right », un document incluant une revendication à une autonomie plus importante de leur communauté, une taxation juste sur le montant des bénéfices créés par l’extraction du pétrole sur les terres Ogoni et une réparation des dommages écologiques créés par les multinationales en place.

En 1992, Saro-Wiwa est emprisonné par le gouvernement militaire du Nigeria une première fois, il restera plusieurs mois enfermé sans aucun procès.

Peu après sa sortie de prison, le MOSOP organise des manifestations pacifiques d’environ 300 000 personnes – plus de la moitié de la population Ogoni –, cet événement permettra à la communauté internationale de connaître un peu mieux ce qu’il se passait dans le delta du Niger. Après une pression très importante du MOSOP sur la multinationale Shell au Nigeria ainsi que des boycotts organisés au niveau international et relayés par les mouvements altermondialistes, Shell a dû cesser ses opérations au Nigeria la même année. L’image de l’entreprise était entachée des abus commis dans le delta du Niger.

L'exécution de Ken Saro-Wiwa Ken Saro-Wiwa a été arrêté par le gouvernement nigérian de nouveau en juin 1993, puis remis en liberté un mois plus tard. En mai 1994, il fut arrêté pour la troisième fois et accusé d’incitation au meurtre après la mort de quatre Ogoni. Ken Saro-Wiwa a toujours refusé les charges retenues contre lui. Après un an d’emprisonnement, il a été déclaré coupable et condamné à mort par un tribunal spécial. Ce procès fut très largement critiqué par les associations internationales de défense des droits de l’homme comme Amnesty International.

Le 10 novembre 1995, Ken Saro-Wiwa et huit autres leaders du MOSOP ont été exécutés par pendaison à Port Harcourt par le gouvernement nigérian du général Sani Abacha.
Cet événement a provoqué la suspension du Nigéria dans le Commonwealth qui se réunissait en Nouvelle-Zélande à ce moment-là.

En juin 2009, Shell, qui fait l'objet d'une plainte pour complicité dans l'élimination du militant des droits de l'Homme, a accepté de payer 15,5 millions de dollars pour que le litige soit réglé aux États-Unis. La plainte a été déposée par les familles des victimes, qui s'appuient sur une loi américaine de 1789 qui exige que les firmes ayant une présence importante aux États-Unis respectent les lois américaines dans le monde entier [2].

Bibliographie [modifier]Une biographie de Ken Saro-Wiwa, In the Shadow of a Saint, a été écrite par son propre fils, le journaliste Ken Wiwa. Sa fille Zina Saro-Wiwa est réalisatrice et journaliste artistique.

Son cas est retracé dans certains ouvrages de l’altermondialisme, en particulier dans No Logo où Naomi Klein analyse les dérives du système des marques. La marque Shell et ses actions commises à l'encontre du peuple Ogoni est l’un des principaux exemples choisi par l’écrivaine.

Citation « L’exploration pétrolière a transformé le pays ogoni en immense terrain vague. Les terres, les rivières et les ruisseaux sont en permanence entièrement pollués ; l’atmosphère est empoisonnée, chargée de vapeurs d’hydrocarbures, de méthane, d’oxydes de carbone et de suies rejetés par les torchères qui, depuis trente-trois ans, brûlent des gaz vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout près des zones d’habitation. Le territoire ogoni a été dévasté par des pluies acides et des épanchements ou des jaillissements d’hydrocarbures. Le réseau d’oléoducs à haute pression qui quadrille les terres cultivées et les villages ogoni constitue une dangereuse menace. »
— Ken Saro-Wiwa, s’adressant à l’Organisation des peuples et nations non représentés à Genève, en 1992.

Références [modifier]
1.↑ http://www.pbs.org/frontlineworld/stories/bribe/2009/06/shell-settles-15-million-in-nigerian-human-rights-case.html [archive]
2.↑ Militants tués au Nigeria: Shell paie pour éviter le procès [archive], Le Figaro, éd. du 10 juin 2009
Voir aussi [modifier]
Survival International


Liens externes [modifier]
(en) La Fondation Ken Saro-Wiwa
(fr) Rapport d'Amnesty International sur les droits de l'homme au Nigeria
(fr) un compte rendu complet du combat entre Shell et le peuple Ogoni
Portail de l’Afrique Portail de l’altermondialisme
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Saro-Wiwa ».
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mercredi 10 février 2010

Sahara Becomes Desert of Terrorism


Pravda - 10/02/10
Sahara Becomes Desert of Terrorism
Wednesday 10 February 2010
Senegal’s president Abdoulaye Wade urged African leaders and the West to join forces in the fight against al-Qaeda’s North African branch, saying it has to be done to prevent the Sahara from becoming a “terrorism desert.” Abdoulaye Wade’s appeal came as African Union heads of state gathered to tackle the continent’s crises and conflicts at the bloc’s summit in Addis Ababa, Ethiopia.

Wade was supported by his colleagues from other African countries. They were united in their opinion that African counties could not fight al-Qaeda on their own. Wade said it was an “international issue.”

Alexander Tkachenko, head of the Center for North African Research, talked about the issue with Pravda.Ru.

“Al-Qaeda is present in North Africa, namely, in the hard-to-reach areas of the Sahara. The state of affairs in the region is significantly destabilized by Algerian Islamite group that has been actively fought against since 1992. It was the year when they came close to coming to power. The Islamic Salvation Front won the parliament election by a wide margin, and was to form the government. Yet, the security officials who engineered a coup did not let the group come to office. The group responded with a terror campaign. The most active campaign participants were the Arabs who have fought in Afghanistan against the Soviet troops. Although the military managed to stay in power, many radicals still have not laid down their arms.”

The main part in North African al-Qaeda is currently played by the Salafist Group for Preaching and Combat, created in Algeria in the late 1990s. Since then, the group has expanded its military actions and is not limited to Algerian territory. The group’s militants were seen all over North Africa, especially in Chad, Nigeria and the Republic of Mali.

There are significant extremist forces in North Africa. Yet, we cannot say that Senegal and other countries in the region are alone in their struggle. Western military presence in North Africa has been steadily increasing year after year. In particular, American Special Forces and military aviation have been fighting African Islamist group under the Operation Enduring Freedom — Trans Sahara или OEF-TS for six years. Initially, the program was aimed at training anti-terrorist personnel, but now the officers participate in operations designed to intercept weapons and drugs contraband channels.

Since 2005, the US Special forces have been conducting specialized anti-terrorist training under the state program The Trans - Sahara Counterterrorism Partnership (TSCTP). The training participants are Algeria, Burkina Faso, Libya, Mauritania, Morocco, Tunisia, Chad, Mali, Niger, Nigeria, and Senegal.

Americans spent over 0.5 billion dollars for the anti-terrorism struggle. Yet, the situation has only worsened with the increased number of terrorist attacks.

The struggle against North African al-Qaeda is complicated by constant migration of militants through hard-to-reach areas of the endless Sahara desert.

The situation has particularly worsened in the past two years. These years were marked both with the increased frequency of attacks as well as their impudence, i.e., police station attacks and embassy shootings. The leaders of the Maghreb Muslims appeal for jihad against ruling governments of North African countries. All this attests to the fact that the officials cannot properly control the situation even in their own capitals.

Last year, media released alarming information stating that the Islamist group was developing biological weapons, and in particular, was experimenting with plague agents.

The war on terror affects the well-being of local residents increasingly more each year. According to experts, the struggle with al-Qaeda caused rise in basic consumer goods prices in Algeria, including potatoes prices.

In 2009, the Islamist group inflicted several significant strikes at the Mali government. On June 11, in the city of Timbuktu, they shot Lt Col Lamana Ould Cheikh, one of the leaders of the local intelligence services involved in the struggle against terrorists.

Later, the army tried to eliminate Islamists’ camps near the Algerian border. The fights had been continuing the entire summer, and as a result Mali Special forces had lost over 50 people.

In other words, the participants of the Pan African summit had good reasons to be alarmed. On the other hand, as mentioned above, so far the US military aid has not yielded positive results in the struggle against several hundred militants. Under the circumstances, the opinion of an Algerian expert Jamal Gessel shared with Pravda.ru was quite surprising.

He said that there was very reliable information suggesting that the Islamist group was supported by CIA. Analysts of the French and Algerian Special forces (e.g., DGSE, France) are convinced that this is done to destabilized the situation in North African countries rich in natural resources (both oil and uranium). The other goal is to force French and Spanish oil-extracting competitors out of the area. The expert believes this is precisely why the Islamist group’s attacks are aimed against the French and Spanish, and why the American presence in the region is not effective.

Additionally, the expert does not rule out the situation when the US declares the region its strategic zone, like it happened in the Persian Gulf, and instills its hegemony in the area.

The conclusion is the following: the hopes of North African countries to receive aid from the West greatly depend on what they mean by “West”, the USA or EU.

Sergey Balmasov

Alors que l’Espagne aurait payé une rançon de 5 millions de dollars,Le GSPC demande la libération d’un… contrebandier


Tribune des lecteurs (quotidien algérien) Mercredi le 10 février 2010
Par Wassim Benrabah


Les évènements, désormais, s’enchaînent à une vitesse qui n’augure rien de bon pour l’avenir sécuritaire de la bande sahélo saharienne. Alors que la presse malienne fait état d’un « froid » entre Alger et Bamako, déclenchant de nouveau une vaste campagne haineuse contre les tribus touareg qui, pourtant, sont les seules à pouvoir régler de manière durable ce problème, voilà que des éléments d’informations, fort inquiétants, nous parviennent de diverses sources concordantes.
Le journal espagnol « El Mundo », dans son édition d’hier, révèle ainsi que « les cinq millions de dollars exigés par (le GSPC), pour libérer les otages espagnols, ont pris la route pour le Mali ». Le journal ajoute que c’est la « Fondation Kadhafi, dirigée par le fils du leader Libyen, Saif El Islam, qui aurait joué le rôle d’intermédiaire pour le paiement de la rançon. L’argent devrait être dans les mains des terroristes au cours de la semaine ».
L’Espagne, en outre, défie la communauté internationale et le conseil de sécurité de l’ONU lequel, grâce aux bons soins de l’Algérie, a récemment adopté une résolution interdisant formellement le paiement de rançons aux terroristes. Ainsi donc, si une pareille information venait à se confirmer, elle ne signifierait rien moins que certains Etats occidentaux, en dépit de leurs véhémentes dénégations, continuent de financer de manière directe le terrorisme, et d’encourager la poursuite des enlèvements. Reste à préciser que les trois humanitaires espagnols, enlevés quelque part en Mauritanie par des éléments activant sous la houlette d’Abou Amar, de son vrai nom Yahia Djouadi, n’auraient toujours pas réussi à quitter la zone tampon séparant le Niger du Mali, pour faire jonction avec Abou Zeïd, lequel détient les trois autres otages, un Français et un couple d’italiens. La seconde information, fournie par des sources qui suivent de très près le dossier sécuritaire dans la zone sahélo saharienne, souligne qu’il n’existe aucun terroriste détenu au Mali. En clair, la revendication, formulée par le GSPC pour la libération de plusieurs de ses membres, détenus au Mali, en Mauritanie, en France et en Italie, ne serait qu’une illusion, comme nous le supposions depuis le début.
En revanche, nos sources sont formelles en nous indiquant que l’un des individus, dont il est demandé la libération, effectivement détenu au Mali, est en fait un grand contrebandier. Les terroristes, qui se servent de ces bandits de grands chemins comme hommes de main, sont ainsi devenus leurs plus grands alliés jusqu’à opérer de bien dangereuses jonctions, générant ce phénomène que nous qualifions de « gangsterrorisme ».
Pendant ce temps, le Mali semble se confiner dans une attitude pour le moins troublante. Il semble chercher à en découdre avec l’Algérie, dont le seul « tort » aura été de tenter de trouver une voie de conciliation entre Bamako et les tribus Touareg, éléments clés, absolument incontournables dans le règlement de la crise sécuritaire dans la bande sahélo saharienne.


Nous apprenons, en outre, que les contacts informels avec les éléments du GSPC seraient entretenus par un certain Iyad Ag Gali, consul du Mali à Djeddah et ancien chef du Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad, l’un des quatre ex mouvements de la rébellion touareg. Ce dernier serait en contact avec un chef tribal du nord du Mali, pour négocier la libération des trois otages espagnols, mais aussi celles de l’otage français, Pierre Camatte, capturé le 26 novembre, et de l’Italien, Sergio Cicala, et son épouse, Philomène Kabouree, capturés le 18 décembre passé. Cependant, il faut souligner qu’Ag Ghali n’est pas le seul intermédiaire qui s’active pour obtenir la libération des otages, au moins trois autres canaux sont en action.
L’Algérie, en revanche, semble avoir été « out » depuis que les terroristes ont décidé de s’installer dans des zones trop éloignées de ses frontières sud. Abou Zeïd et les siens redoutent plus que tout les services de renseignement et de sécurité algériens. Passés maîtres dans l’art de la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme, nos services infligent régulièrement de très sévères coups aux quelques poches de terroristes encore existantes dans certains endroits précis de l’Algérie.

W. B.