dimanche 31 janvier 2010

Otage français au Mali: l'ultimatum d'Al-Qaïda a été repoussé



De Serge DANIEL (AFP)
BAMAKO — La branche maghrébine d'Al-Qaïda, qui menace d'exécuter un otage français enlevé fin novembre au Mali, a repoussé à une date indéterminée son ultimatum, qui expirait dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué samedi soir à l'AFP un négociateur malien.

"L'ultimatum a été repoussé par Al-Qaïda. J'ai donné l'information au gouvernement malien, qui a communiqué avec la France" a précisé cette source s'exprimant sous couvert de l'anonymat et qui est au coeur des tractations.

"Il n'y a pas de date précise donnée (pour la prolongation de l'ultimatum) mais il faut qu'on fasse vite pour trouver une solution", a ajouté ce responsable.

"Les gens (d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, Aqmi) demandent en tout cas la libération très rapide de leurs quatre prisonniers qui sont au Mali. Ils ne demandent rien d'autre", a ajouté la même source.

Il s'agit du premier otage français détenu par Aqmi. Selon une source proche du dossier, "ces derniers jours, Paris a dépêché à Bamako plusieurs émissaires, dont des proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy (le président français) pour obtenir la libération de l'otage français".

La branche d'Al-Qaïda au Maghreb, qui détient en tout six Européens en otage, avait menacé le 10 janvier d'exécuter le Français Pierre Camatte, si quatre de ses combattants (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabè) détenus au Mali n'étaient pas libérés d'ici le 30 janvier.

Une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français avait également évoqué une "rançon".

Mais le négociateur malien a démenti samedi la demande d'une rançon: "les gens qui avaient parlé de rançon sont des escrocs qui se disaient intermédiaires, mais qui voulaient seulement empocher de l'argent".

Un peu plus tôt samedi, le négociateur malien avait affirmé qu'il "avait de l'espoir" que la vie de l'otage français soit épargnée.

Mais ces menaces sont prises d'autant plus au sérieux que, début juin 2009, Aqmi avait annoncé avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu'elle détenait depuis janvier, Londres ayant refusé de céder au chantage des combattants islamistes.

Ces derniers avaient d'abord donné aux autorités britanniques un ultimatum de 20 jours pour libérer l'islamiste radical Abou Qatada emprisonné en Grande-Bretagne. Ce délai avait été prolongé de 15 jours puis l'otage avait été exécuté.

Pierre Camatte, a été kidnappé par des inconnus en pleine nuit le 26 novembre dans un hôtel de Ménaka, dans le nord-est désertique du Mali, près du Niger.

Agé de 61 ans, M. Camatte préside une Association entre la ville de Gérardmer (Vosges, est de la France où il est domicilié) et Tidarmene, localité du nord du Mali.

Il partageait son temps entre la France et le Mali, où il s'occupait notamment de la culture d?une plante thérapeutique contre le paludisme.

La branche maghrébine d'Al-Qaïda a, plusieurs fois, pris pour cible la France et des ressortissants français ces dernières années dans la zone sahélienne.

Fin décembre 2007, quatre touristes français avaient été assassinés dans le sud de la Mauritanie. Et début août 2009, un jeune kamikaze mauritanien s'est fait exploser près de l'ambassade de France à Nouakchott. Deux gendarmes français ont été blessés.

Le rapt de Pierre Camatte a été suivi d'enlèvements en Mauritanie par des membres d'Aqmi de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre, et de deux Italiens le 18 décembre, dont une femme originaire du Burkina Faso.

Parallèlement, en Mauritanie voisine, l'enquête semble avancer concernant les trois otages espagnols, avec l'arrestation de quatre membres présumés d'Aqmi ces derniers jours.

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LA TRIBUNE.fr
Eric Van Hove, l'ami de Jacques-Philippe Marson, ancien dirigeant de la banque française, détient les clés d'une intrigante bataille judiciaire. Second volet de notre enquête.

La vérité est ailleurs. L'ancien dirigeant de BNP Paribas, Jacques-Philippe Marson, et l'homme d'affaires malien, Aliou Diallo, se livrent une bataille judiciaire féroce sur un douteux investissement dans une mine d'or. Mais l'intermédiaire belge Eric Van Hove est en réalité le centre de l'affaire.

Ami personnel de Jacques-Philippe Marson, c'est lui qui l'a mis en contact avec l'homme d'affaires malien à la fin du mois de septembre 2008. Preuve de son implication dans la transaction, il est allé au Mali pour constater l'existence du projet d'extraction de la mine d'or. Mais alors qu'il fait le lien entre les deux protagonistes, il se positionne à partir du mois de novembre clairement en faveur de Jacques-Philippe Marson.

Dans deux lettres écrites les 11 et 15 novembre 2009, il décrit par le menu que l'argent que cherchait Aliou Diallo devait servir à rembourser certains des actionnaires voulant sortir de son fonds Mansa Moussa. Sans le dire, il laisse entendre qu'un système pyramidal, à l'image de celui utilisé par Bernard Madoff, a peut-être existé. Il assure que Diallo avait même envisagé de coter en Bourse son fonds au Luxembourg ou à Francfort pour rendre de l'argent à ses actionnaires. Eric Van Hove assure qu'Aliou Diallo n'a pas pu honorer ses engagements et cherchait à en faire endosser la responsabilité à Jacques-Philippe Marson.

Salir la réputation de Marson

Dans ces mêmes documents, l'intermédiaire belge affirme qu'Aliou Diallo lui a demandé à deux reprises d'écrire une lettre, destinée à la justice, qui salisse la réputation de Jacques-Philippe Marson en assurant qu'il devait toucher des commissions. Eric Van Hove dit avoir refusé de se plier aux exigences de l'homme d'affaires malien. L'intermédiaire belge plaide donc en faveur de son ami luxembourgeois Jacques-Philippe Marson, tout en accusant Aliou Diallo de réaliser des affaires douteuses.

Pourtant, ces derniers jours, il aurait, selon nos informations, contacté à plusieurs reprises Aliou Diallo en vue de calmer le jeu. Le rôle ambigu de l'intermédiaire belge conduit à s'interroger sur sa stratégie et ses objectifs. Contacté à son domicile belge à Grez-Doiceau, Eric Van Hove n'a pu être joint.

Les dates de ses lettres sont aussi quelque peu troublantes. Car, au même moment, tout s'accélère. BNP Paribas a reçu fin septembre des documents de la part de l'homme d'affaires malien Aliou Diallo qui font l'effet d'une bombe au sein de la banque. Le lundi 9 novembre, l'inspection de BNP Paribas lance une enquête interne, dirigée par Pierre Schneider, Arnaud Algrin et supervisée par les deux responsables de l'inspection Bertrand Arnaud et Jacques Malardel.

Une expulsion manu militari

Très vite, ils réalisent que Jacques-Philippe Marson s'occupait bien de ses affaires personnelles à son bureau. Le 23 novembre, l'homme luxembourgeois est révoqué de ses fonctions de directeur général de la filiale qu'il dirige, BP2S, et expulsé manu militari de la banque. Une procédure de licenciement est ouverte et serait en cours de finalisation. BNP Paribas est très embarrassée par cette affaire et insiste sur le fait qu'il n'y a eu aucun préjudice pour ses clients.

À la fin du mois de novembre, la banque décide de fermer le compte de l'homme d'affaires français François de Seroux qui devait à l'origine investir dans la mine d'or d'Aliou Diallo. Interrogée, BNP Paribas dit ne pas connaître cet homme qui a pourtant un compte chez elle. « Les recherches sur la société de François de Seroux, Ventra Consulting, n'ont pas été particulièrement poussées car le compte n'a connu aucun mouvement ni aucun dépôt », se défend Jean-Louis Guillot, directeur juridique de BNP Paribas.

Pourtant, une simple recherche sur Internet montre qu'il a été mêlé, selon la presse africaine, à une sombre histoire d'achat d'avion Boeing par la compagnie aérienne camerounaise Camair il y a quelques années.

A ce jour, les trois parties (BNP Paribas, Jacques-Philippe Marson et Aliou Diallo) se préparent à l'éventualité, fort probable, d'une instruction judiciaire.

L'ancien dirigeant de BNP Paribas et l'homme d'affaires malien tentent chacun d'attirer la banque française dans la mêlée. Les avocats de Jacques-Philippe Marson se disent tout à fait solidaires de BNP Paribas qui, selon eux, a fait l'objet d'un chantage à l'instar de leur client. Ils demandent aussi qu'elles livrent les documents précieux qu'Aliou Diallo lui a transmis (« La Tribune » du 29 janvier).

De son côté, l'homme d'affaires malien s'étonne de la discrétion de la banque française. « Depuis le mois de septembre, nous tapons à la porte de BNP Paribas qui ne nous répond pas. Nous souhaitons que la banque sorte de son silence », expliquent Julia Boutonnet et Eric Turcon, les avocats d'Aliou Diallo. Mais en face, BNP Paribas tente clairement de se détacher de ce dossier. « Nous tenons à rester à l'écart de ces deux plaintes, car il n'y a pas d'éléments justifiant que BNP Paribas soit utilisé dans cette affaire », se défend Michel Beaussier, l'avocat de la banque.

Tracfin saisi

Cette position risque d'être difficile à tenir, alors que l'un de ses anciens dirigeants est directement impliqué, qu'un compte de l'investisseur François de Seroux a été ouvert chez BNP Paribas et qu'elle est en possession de documents clés. D'autant qu'en interne des rumeurs circulent que les langues se délient.

Selon le site Internet La Lettre A.fr, des dénonciations sous forme anonyme ont été adressées au directeur général de la banque, Baudouin Prot. Le site rapporte que l'inspection générale de BNP Paribas aurait mis à jour des opérations de blanchiment d'argent en liaison avec les pays africains. D'autres cadres de la filiale que dirigeait Jacques-Philippe Marson seraient sur la sellette.

De son côté, la banque dément catégoriquement. « Aucune dénonciation dans le groupe n'a été faite et aucun manquement d'autres cadres de notre filiale BP2S n'a été découvert », déclare Jean-Louis Guillot, le directeur juridique de BNP Paribas. A la suite de ces découvertes, Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, aurait été alerté et serait en cours d'investigation. L'affaire pourrait prendre la tournure d'un véritable feuilleton.

Matthieu Pechberty

30e anniversaire du Printemps berbère - Rassemblement le 18 avril à Paris


30e anniversaire du Printemps berbère - Rassemblement le 18 avril à Paris
Soumis par stéphane le sam, 30/01/2010 - 06:09
Rassemblement le 18 avril 2010 à 14h
Place de la République à Paris
Appel du Collectif TAFSUT 2010

20 avril 1980-20 avril 2010 : Pour l’émancipation des peuples amazighs.
En cette date historique du 20 avril 1980, la Kabylie propulsait la revendication amazighe (berbère)sur la scène internationale lui donnant ainsi écho à travers l’ensemble de Tamazgha (Afrique du Nord). C’était la première fois que la Kabylie, dans son ensemble, s'exprimait ouvertement et massivement malgré la dure répression de la dictature algérienne.

Pour commémorer le trentième anniversaire de ce soulèvement populaire et pacifique, des associations amazighes de France appellent à un rassemblement unitaire dimanche 18 avril 2010 à 14 heures, Place de la République à Paris. Conscients de nos approches multiformes sur la question amazighe, les organisateurs de cette manifestation souhaitent que celle-ci soit le prélude à un nouvel élan de notre combat pour l’accomplissement du fait amazigh (porteur des valeurs de démocratie, de laïcité et de défenses des droits de l’Homme).

Les avancées obtenues ne doivent pas occulter le long chemin qui reste à parcourir encore en raison des forces rétrogrades qui freinent l’émancipation des peuples amazighs (Kabyles, Chaouis, Touaregs, Chleuhs, Rifains, Mozabites,…). Amoureux et défenseurs des droits de l’Homme, ils ne doivent plus subir le racisme, l’ostracisme et l’oppression.

D’autres répressions ont suivi celle du 20 avril 1980. Le Printemps Noir de 2001 a vu la Kabylie meurtrie : 126 Kabyles assassinés, la plupart dans la fleur de l’âge, par le pouvoir algérien tirant sur les manifestants pacifiques avec des armes de guerre. Les Touaregs ont dû se défendre les armes à la main face aux Etats malien et nigérien qui ont cherché à les annihiler. Les jeunes étudiants amazighs d'Imteghren croupissent encore aujourd'hui dans les prisons marocaines car ils ont osé défier la monarchie. Les mozabites de Berriane subissant humiliation et racisme.

Nous recelons tant de potentialités (associations, militants, artistes…) qu’en conjuguant nos efforts, nous saurons démontrer, 30 ans plus tard, combien notre détermination reste intacte. Peu de mouvements peuvent se targuer d’une telle longévité. Aussi, il est temps, à nouveau, de revenir sur le devant de la scène par un rassemblement national actant que nous sommes toujours présents et nous ne renoncerons jamais ni à notre liberté ni à nos idéaux.

Nous affirmerons notre refus d’être sans cesse amalgamés parce que nous ne sommes ni à négliger ni négligeables.

Le collectif Tafsut 2010 appelle l'ensemble des Imazighen (les Berbères) de l’Hexagone et les amis de la cause amazighe pour leur dire : Rejoignez-nous ! Prenez part au rassemblement du 18 avril 2010 à 14h à la Place de la République à Paris ! Signez notre appel ! La diversité de nos opinions et de nos sensibilités ne fera qu'enrichir cette journée d’expression et de mémoire amazighes. La teneur sera plurielle et la mobilisation généreuse. Nous l’avons fait lors d’événements douloureux, dans l’urgence, faisons-le dans la sérénité.

Collectif "Tafsut 2010"
Paris, le 28 janvier 2010.

Tafsut2010@yahoo.fr

samedi 30 janvier 2010

CLIP du groupe ATRI N'ASSOUF. Titre: "Tamiditine Asskamdikté ,assouf inam ahidassou"



Réalisatrice : Solveig Anspach
Chef Op : Isabelle Razavet. Montage : Matilde Grosjean.Tournage au Lull
MERCI à Fadimata (Disco) et Maassa du groupe feminin touareg TARTIT, Abdallah el Housseyni;et à tous les participants!!
Liens:http://www.myspace.com/atrinassouf ; Blog: http://atrinassouf.over-blog.com/.

GEZ BAND ORCHESTRE D ARLIT/ ROUMJI CORRIDA NIGER

Hindi Zahra: le Maroc, Paris, bientôt le monde ***



Hindi Zahra - Imik Smik live.avi

Live acoustique d'Hindi Zahra interprétant Imik Simik, son premier album est prévu pour janvier 2010, accompagnée à la guitare par l'excellent Thomas Naïm
Publié le 30 janvier 2010 à 08h02 | Mis à jour à 15h11
Hindi Zahra: le Maroc, Paris, bientôt le monde ***
Alain Brunet
La Presse

Marocaine transplantée à Paris, s'exprimant surtout en anglais (avec un accent joli), mais aussi parfois en langue berbère, Hindi Zahra s'annonce une jeune femme d'aujourd'hui : électrique, libre, mondiale.

De sa musique, on peut sentir les effluves discrets de sa culture d'origine, lointaines fragrances gnawis, touaregs, sahariennes, métis d'Afrique septentrionale.

Pour qui ne connaît pas très bien ces cultures, c'est la pop de création qui l'emportera. Clairement. La soul acoustique, les fines herbes hip hop, l'attitude folk, l'attitude rock, le sens du refrain accrocheur, le sens mélodique, le grain de voix identifiable dès les premières mesures. C'est tout simple de A à Z, mais c'est fait avec goût et ça vous accroche direct comme un premier album de Yaël Naim, Feist, Lhasa, India Arie ou Madeleine Peyroux.

Un peu trop porté sur la formule nouveau genre destinée aux adultes-éduqués-et-frayant-à-gauche-de-la-bande-FM, ce Hand Made ne se révèle vraiment singulier que lorsque les éléments maghrébins et orientaux et la langue étrangère sont mis de l'avant. Voilà l'occasion de surfer sur l'effet tout nouveau tout beau. Après? On verra bien.

CULTURE/Tinariwen - Imazaghen N Adagh



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Tacfarinaizer
January 19, 2010
source You Tube

Chanson du dernier album Imdiwan (companions) de Tinariwen +l0:l Tinariwen sera à Montréal le 5 mars 2010 à La Tulipe 20h Images : "Algérie : Vue du ciel" par Yann Arthus-Bertrand Images: oeu...

L’activiste salafiste Ould Heinna critique Semane et s’oppose aux enlèvements

ANI (Agence Nouakchott d' Information)
27 01 2010

Ahmed Ould Heinna Ould Mouloud

Dans une interview à paraître jeudi dans « Akhbar Nouakchott », l’activiste salafiste Ahmed Ould Heinna Ould Mouloud a largement critiqué le dernier colloque de Nouakchott consacré au fondamentalisme et au fanatisme en Islam, avançant qu’il convenait plutôt d’offrir l’occasion aux salafistse eux-mêmes d’organiser une telle rencontre. Ce sera pour les membres de ce courant une occasion, ou jamais, de débattre de leurs propres idées et d’en sortir avec un consensus donné.

Dans cette même interview, l’activiste Ould Heinna a préconisé une rencontre, sans la présence des « vouroû » (les non fondamentalistes) ou des soufis et de permettre la tenu de ce congrès en toute indépendance. « Cela, devrait-il ajouter, permettra à chacun d’assouvir sa propre soif et, de façon pratique, à sortir avec des idées et une méthode consensuelle à mettre au service de l’Islam. Cela suscitera beaucoup plus d’engagement de la part de chacun, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ».
Par rapport à une question relative aux enlèvements de ressortissants occidentaux et autres actes de violences perpétrés sur le sol mauritanien par l’organisation Al-Qaïda, Ould Heinna a répondu qu’il s’agit d’initiatives malheureuses, avant de préciser qu’il rejette toute d’opération armée dans un pays musulman. Il précisera, toutefois que la comparaison que certains font entre la situation en Algérie et celle de la Mauritanie ne tient à aucun fondement juste. Il précisera en ce sens que : « Les origines di différend qui oppose les islamistes en Algérie à l’armée algérienne et aux forces laïques dans ce pays, remontent aux années 90 du siècle dernier, où l’éveil islamique avait suscité le soutien politique et l’adhésion des masses populaires algériennes. Ce qui a permis au courant islamiste de gagner, haut la main, toutes les élections, suscitant l’intervention, par la force, de l’armée algérienne qui a brutalisé, torturé et tué la jeunesse islamiste, et bouleversé l’ordre de choses en semant le chao ». Il poursuit en faisant la comparaison avec ce qui se passe en Mauritanie : « Pour ce qui est du cas de la Mauritanie, il s’agit d’un peuple profondément musulman possédant un penchant nature pour tout ce qui est islamique, toutefois, les groupes islamistes actifs dans ce pays, ne sont pas encore arrivés à mobiliser derrière eux tout le peuple, de façon probante, capable d’avoir un impacte sérieux sur le climat politique dans le pays ou sur les alliances qui prévalent depuis la naissance de la Mauritanie contemporaine».
Par ailleurs, poursuivra Heinna, tous les systèmes qui se sont succédé à la tête du pays ont affronté le courant islamiste, mais sans jamais tué un seul militant de cette tendance. Jamais quelqu’un n’a été condamné à la perpétuité ou autres peines lourdes que subissent les islamistes à travers le monde. « Ce qui est à souligner c’set que l’armée mauritanienne malgré les attentas sanglants qu’elle a subi, est resté à la défensive sans précipitation, très loin de l’attitude algérienne où l’armée ou celle d’autres pays ayant déclaré une guerre ouverte contre les islamistes. Je ne défend pas les forces du mal, mais cela est une vérité ».
Par ailleurs, Ould Heinna a critiqué le geste de Ould Semane, quand il a arboré un tee-shirt sur lequel étaient inscrits des slogans d’Al-Qaïda, rétorquant que ces slogans « n’ont rien à voir avec l’islam dont le slogan principal est la profession de foi récusant toute forme de soumission à une divinité autre qu’Allah. Il s’agit d’u, geste intrépide et sentimental contraire à la loi islamique ».

Heinna a également critiqué tous les actes de violence, notamment les enlèvements d’étrangers enregistrés en novembre et décembre derniers. Il a noté que les touristes et autres étrangers autorisés, officiellement, à se rendre en Mauritanie, bénéficient de ce qui est connu dans la tradition musulmane par « Eman » ; ce qui signifie qu’il relève du sacrilège de les agresser ou de leur faire subir le moindre préjudice. Son sang, ses biens et son honneur sont strictement protégés par la charia. « En faire autrement serait un manquement au principe du ‘Eman’ a-t-il souligné.

Mali: l'ultimatum expire pour l'otage français menacé de mort par Al-Qaïda


Photo de Pierre CAMATTE avec un Touareg à Menaka avant son enlevement.
Publié le 30/01/2010 à 16:39 - Modifié le 30/01/2010 à 17:57 AFP
Mali


L'ultimatum d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pour exécuter un otage français enlevé fin novembre au Mali expire dans la nuit de samedi à dimanche mais l'"espoir" subsiste, selon un négociateur malien.

Parallèlement, en Mauritanie voisine, l'enquête semble avancer concernant trois otages espagnols, avec l'arrestation de quatre membres présumés d'Aqmi ces derniers jours.

"A quelques heures de la fin de l'ultimatum, les négociateurs font tout pour que la vie de l'otage français Pierre Camatte soit épargnée. Nous faisons tout, nous avons de l'espoir", a déclaré samedi à l'AFP un haut négociateur malien.

Selon les observateurs, l'ultimatum pourrait être prolongé afin de permettre la poursuite des discussions.

La branche d'Al-Qaïda au Maghreb, qui détient en tout six Européens en otage, avait menacé le 10 janvier d'exécuter ce Français, si quatre de ses combattants détenus au Mali n'étaient pas libérés d'ici le 30 janvier.

Une source proche des intermédiaires négociant la libération du Français avait également évoqué une "rançon".

Ces menaces sont prises d'autant plus au sérieux que, début juin 2009, Aqmi avait annoncé avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer qu'elle détenait depuis janvier, Londres ayant refusé de céder au chantage des combattants islamistes.

Ces derniers avaient d'abord donné aux autorités britanniques un ultimatum de 20 jours pour libérer l'islamiste radical Abou Qatada emprisonné en Grande-Bretagne. Ce délai avait été prolongé de 15 jours puis l'otage avait été exécuté.

L'otage français, Pierre Camatte, a été kidnappé par des inconnus en pleine nuit le 26 novembre dans un hôtel de Ménaka, dans le nord-est désertique du Mali, près de la frontière avec le Niger.

Agé de 61 ans, M. Camatte préside une Association entre la ville de Gérardmer (Vosges, est de la France où il est domicilié) et Tidarmene, localité du nord du Mali. Il partageait son temps entre la France et le Mali, où il s'occupait notamment de la culture d?une plante thérapeutique contre le paludisme.

La branche maghrébine d'Al-Qaïda a, plusieurs fois, pris pour cible la France et des ressortissants français ces dernières années dans la zone sahélienne.

Fin décembre 2007, quatre touristes français avaient été assassinés dans le sud de la Mauritanie. Et début août 2009, un jeune kamikaze mauritanien s'est donné la mort en déclenchant sa ceinture explosive à proximité de l'ambassade de France à Nouakchott. Deux gendarmes français avaient été blessés.

Le rapt de Pierre Camatte a été suivi d'enlèvements en Mauritanie par des membres d'Aqmi de trois humanitaires espagnols, le 29 novembre, et de deux Italiens le 18 décembre, dont une femme originaire du Burkina Faso.

L'enquête progresse concernant les otages espagnols, avec quatre suspects arrêtés dans ce pays en une semaine, a-t-on appris samedi de source sécuritaire mauritanienne.

La dernière arrestation, vendredi, concerne Bou Ould Eweimar, 41 ans, un gardien de pylônes d'un opérateur de téléphonie mobile de Mauritanie sur la route entre Nouakchott et Nouadhibou (nord), selon cette source. C'est sur cet axe très fréquenté que les trois Espagnols ont été kidnappés.

Il est notamment soupçonné d'avoir "fourni la logistique aux preneurs d'otages", a souligné cette source sans autre précision. Il pourrait s'agir de la fourniture de carburant, selon les observateurs.

Selon cette même source sécuritaire, "trois autres personnes ont été arrêtées en début de semaine par les services de sécurité", notamment à Bir Mogrein, une localité situé à l'extrême nord du pays.

Si le suspect arrêté vendredi est Mauritanien, les trois autres "seraient étrangers", a précisé cette source.