L'armée nigerienne Fan ,vient encore d'enlever quare personnes à Tidene qui n'ont rien à voir avec le conflit Fan -MNJ il s'agit de :
Mossa Mohamed Mokhtar :enseignant à Tézirzayt(tidene)
Midi Ag Ighlass :Marabout à Tidene
Mouner Kadi :éleveur à Tidene
Bouya ag Bala :Malade mentale à Tidene
Deux autres personnes ont étés enlevées puis rélachées .
L'armée serait toujours campée dans la zone de Gadambo ,tirant des salves partout et térrorisant les éleveurs de la région.
Collectif Euro-Saharien pour la Paix.
TESHUMAR.BE est dedié à la CULTURE du peuple touareg? de ses voisins, et du monde. Ce blog, donne un aperçu de l actualité Sahelo-Saharienne. Photo : Avec Jeremie Reichenbach lors du Tournage du film documentaire : « Les guitares de la résistance Touaregue », à la mythique montée de SALUT-HAW-HAW, dans le Tassili n’Ajjer-Djanet- Algérie. 2004. Photo de Céline Pagny-Ghemari. – à Welcome To Tassili N'ajjer.
vendredi 2 janvier 2009
Combats dans la zone de Tigharghar

Combats dans la zone de Tigharghar
L'armée a tenté d'attaquer une position du mouvement dans le nord-est de la région de Kidal. Les combats violents auraient commencé tot ce matin, d'après nos sources. L'armée a été repoussée vers midi.
Des renforts de l'armée sont en route et des renforts des unités mobiles du mouvement touareg sont aussi en route vers la zone.
Louyia
Mali: des attaques à la grenade font deux morts et un blessé dans le nord

Mali: des attaques à la grenade font deux morts et un blessé dans le nord
Il y a 1 heure
BAMAKO (AFP) — Trois attaques à la grenade visant des domiciles d'officiels touareg maliens membres de la mouvance présidentielle ont font deux morts, dont un assaillant, et un blessé à Gao, dans le nord du Mali où sévit une rébellion touareg, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes.
Ces attaques survenues jeudi ont "commencé chez le directeur général de l'Agence de développement du Nord (ADN, une structure étatique). La grenade a explosé dans la main du jeune qui avait l'engin et qui a été tué", a déclaré à l'AFP Assarid Ag Imbarcawane, vice-président à l'Assemblée nationale du Mali.
"Il y a ensuite eu (une deuxième attaque) chez un élu (un membre du Haut conseil des collectivités locales, une institution regroupant des responsables de base) où une grenade à causé la mort d'une servante alors que chez moi, il y a eu un blessé grave" lors d'une troisième attaque, a ajouté M. Ag Imbarcawane.
Le directeur général de l'ADN, Mohamed Ag Mamoud, a confirmé à l'AFP cette version des faits.
L'identité des assaillants n'a pas été précisée.
Les trois personnalités touareg dont les domiciles ont été visés par des grenades sont de la mouvance présidentielle. Elles étaient absentes de leur domicile respectif au moment des explosions, selon des sources concordantes.
"Ce sont les ennemis de la paix dans le nord qui ont fait le coup. Nous n'allons pas rentrer dans leur jeu pour saborder le processus de paix", a déclaré Mohamed Ag Mamoud.
Une personne dont l'identité n'est pas révélée a été interpellée par les services de sécurité de Gao, a appris par ailleurs l'AFP auprès de la gendarmerie de Gao.
Ces événements surviennent au moment où plusieurs dizaines d'ex-rebelles touareg maliens s'apprêtent à quitter le maquis pour réintégrer le processus de paix conduit par la médiation algérienne.
Alger avait abrité en juillet 2006 la signature d'accords de paix entre le gouvernement malien et les rebelles touaregs. Un nouvel accord avait été signé en juillet 2007 sous l'égide d'un médiateur algérien.
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jeudi 1 janvier 2009
Meilleurs voeux de nouvel an ,inspirés du discours de Matin Luther King

Il y a un siècle de cela, un grand Américain Martin Luther King qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait une Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital se dresse comme un grand phare illuminant d’espérance les millions de nomades sahariens marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité pensait-on.
Mais, cent ans plus tard, les Touaregs nomades ne sont toujours pas libres. Cent ans plus tard, la vie des Touaregs est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, les Touaregs vivent à l’écart sur leur îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, les Touaregs se languissent encore dans les coins de la société nigéro-malienne et se trouvent exilés dans leur propre pays.
Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout nigérien ou malien devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, aux Touaregs nomades comme aux sédentaires, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.
Il est évident aujourd’hui que l’Afrique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Afrique a délivré au peuple Nomade un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre Continent. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.
Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Afrique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants maliens et nigériens. Il serait fatal pour ces nations de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Ces étouffants étés du légitime mécontentement des Nomades touaregs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.
1963 n’est pas une fin, c’est un commencement au Mali. Ceux qui espèrent que les Touaregs ont seulement besoin de se défouler et qu’ils se montreront désormais satisfait, auront un rude réveil, si leurs nations retournent à leur train-train habituel.
Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Afrique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Touareg ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de leurs nations jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.
Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.
Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique contre nos autres frères citoyens. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.
Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté touarègue ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les autres frères, car beaucoup de nos frères sédentaires, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.
Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que les Touaregs seront les victimes d’indicibles horreurs de la brutalité policière et militaire. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans nos villes.
Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement Touareg ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux sédentaires et aux sudistes ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Touareg de Kidal ou d'Agadez ne pourra pas voter et qu’un Touareg du Massif de L'Aïr croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.
Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduits ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière et militaire. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.
Retournez dans l'Aïr, retournez dans l'Azawak, retournez dans l'Azawad retournez dans le Ténéré, retournez dans la boucle du fleuve Niger, retournez dans les taudis, les bidonvilles et les ghettos des villes du Nord et du Sud, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.
Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal africain. Je rêve que, un jour, nos pays se lèveront et vivront pleinement la véritable réalité de leurs crédos : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.
Je rêve qu’un jour sur les collines bleues de l'Aïr les fils de nomades et ceux des propriétaires de l'administration et des champs pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve qu’un jour, même les Etats du Mali et du Niger, des Etats où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, seront transformés en des oasis de liberté et de justice.
Je rêve que nos enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui ce rêve !
Je rêve qu’un jour, même à Niamey et Bamako, avec leurs abominables racistes, avec leurs gouvernements à la bouche pleine des mots "extermination" et “ arrestations ” des nomades, que là même dans ces deux capitales, un jour les petits garçons nomades et les petites filles sédentaires pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui ce rêve !
Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.
Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je vous écris .
Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de nos nations en des superbes symphonies de fraternité.
Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté et de la justice ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Afrique doit être un grand continent, que cela devienne vrai.
Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines de l'Adrar des Iforas !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l'Aïr !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Aders !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes de la Berbérie !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses du fleuve Niger !
Mais cela ne suffit pas.
Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les chiites et les sunites, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Ishumar Spirituels : “ Enfin libres, enfin libres et réconciliés , grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”.
CDT/Tango/Montagnes de L'Aïr.
mercredi 31 décembre 2008
Tandja et la politique du silence
/Niger/Le Maire de Tchirozerine "Issouf ag Maha" s'exprime
Tandja et la politique du silence
Les Nigériens et les observateurs de la politique à Niamey sont restés sur leur faim. Le discours tant attendu de Tandja, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de la République, est resté sans intérêt. Au lieu d’évoquer les questions brûlantes du moment, celui-ci s’est borné à louer les prouesses de son régime. Et pourtant, l’heure est grave. S’agit-il d’une fuite en avant ou d’une manoeuvre intelligemment orchestrée ?
1. Des élections de 2009
Les Nigériens attendaient que le président se prononçât officiellement sur ses intentions par rapport au respect de la constitution et de ce qu’il pense du « Tazartché ». 2009 sera une année électorale mais le président a préféré garder le flou sur ses propres intentions. C’est là une stratégie militaire qui s’appelle « effet de surprise ». C’est une démarche intelligente, car pour l’instant nul ne peut attaquer Tandja sur son intention de briguer un troisième mandat. On reste dans le domaine des suppositions, ce qui barre la route à une quelconque action des politiques et du peuple visant à l’en dissuader. Le suspens restera entier jusqu’au dernier moment et Tandja passera à l’action.
2. Du conflit au Nord
Cela fait près de deux ans que Tandja ressasse sa sempiternelle formule « bandits armés », voulant nier à tout prix l’existence d’un conflit armé fondé sur des revendications politiques.
Après avoir, à maintes reprises, annoncé avec éclat le ratissage de la zone sous quelques jours, il refuse de reconnaitre que son armée peu motivée est tenu en échec par le MNJ, un mouvement dont les revendications concernent la politique nationale du pays. Au prix d’un maladroit calcul politique, il s’obstine à nier l’indéniable, se bornant à interdire l’accès à la région d’Agadez à toute personne étrangère et à toute presse. Retranché dans sa bulle de président d’une république souveraine dont il est tant imbu il ne peut admettre la réalité selon laquelle la communauté internationale est bien informée de tout.
3. De l’enlèvement du diplomate
Même si la politique du silence a été payante pour Tandja durant son mandat, sa tentative de minimiser l’événement est plutôt périlleuse. D’autant que le régime nigérien est susceptible d’être tenu directement responsable de cette affaire. Convaincu qu’au nom de la souveraineté nationale, il est en droit d’enlever, supprimer ou faire disparaitre quiconque sans devoir s’en expliquer dès lors que cela se produit sur le territoire nigérien. La vérité est que Monsieur Fowler dérange car il est mandaté par Monsieur Ban Ki Moon pour déclencher un processus de paix au Niger, l’ONU ne souhaitant pas voir renaître un nouveau Darfour dans cette partie du Sahara. Monsieur Fowler dérange car il est le seul officiel étranger à avoir pu séjourner récemment à Agadez et Arlit et interroger des citoyens de cette zone. Le seul à être témoin de la réalité des populations du Nord Niger qui voient en lui la fin possible de son calvaire. Il est le seul à découvrir les atrocités commises dans ce no man’s land créé de toutes pièces par l’équipe de Tandja pour avoir sous le coude une possibilité de prolonger son règne en
violation de la constitution. Tandja et son équipe ont-ils préféré faire le ménage, convaincus qu’après quelques jours de bruit tout rentrera dans l’ordre et l’épine onusienne sera définitivement extirpée de leur pied ?
Chose qui dissuadera l’institution quand à sa démarche de faire admettre au Niger la nécessité de ramener le calme et la paix. De la même façon qu’ils viennent d’éliminer physiquement Ahmed Mamadou, entrepreneur à Elmiki. Oubliant sans doute que si ce dernier n’a que sa femme et ses sept orphelins pour le pleurer, Fowler symbolise la communauté internationale.
Tandja opte pour la politique de l’autruche : « Fowler et son assistant sont venus de manière impromptue et n’ont pas informé le ministère de la défense nationale de leur déplacement ».
La faute leur incombe donc quant à leur disparition. Etrange façon de se dédouaner et
véritable mépris de la personne humaine. Le président de la république n’a pas à s’en
préoccuper étant donné qu’il a pour priorité de tordre le cou aux Nigériens et à la constitution dont ils se sont librement dotés pour se maintenir au pouvoir.
Cela peut coûter la vie à des centaines de personnes, ruiner l’économie du pays, provoquer des exodes massifs, seul le résultat compte : le fauteuil présidentiel.
Quant à la communauté internationale, on peut dire qu’elle est mise à mal dans cette affaire : ayant fermé les yeux sur la détresse d’un peuple depuis près de deux ans au nom de la souveraineté nationale, voilà que celle-ci est frappée dans ses rangs.
Va-t-elle faire allégeance au Niger pour éviter un incident diplomatique ou va-t-elle enfin
obéir au caractère sacré de la vie ? Au-delà des fonctions des deux Canadiens et de ce qu’elles symbolisaient, ce sont avant tout des êtres humains. La communauté internationale doit penser à leurs familles, à leur pays, à leurs personnes tout simplement.
4/ En conclusion
Tandja tient le bon bout au nom de la souveraineté nationale. Grâce à sa politique de « tout nier », il arrive à ses fins. La crise alimentaire de 2005 a été niée justifiant l’expulsion d’ ONG humanitaires qui laissaient derrière elles des familles victimes de la famine et la maladie. Nul n’avait le droit de commenter cette non assistance à personne en danger car le Niger est souverain. Le conflit du Nord est nié pour éviter la présence de la presse et des organisations non gouvernementales. Le massacre des populations est occulté, la disparition des diplomates onusiens est expédiée, le paysage politique est affaibli et l’opinion internationale est ignorée car le Niger est souverain.
Le pays est pris en otage en attendant qu’enfin soit mise en oeuvre la fameuse résolution onusienne « The responsability to protect ».
Issouf ag Maha
Maire de Tchirozerine
mardi 30 décembre 2008
Un autre regard sur la rébellion touarègue au Niger

Incarnée par le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), la rébellion touarègue refait surface après quelques années de retour au calme. Le Niger, pays souvent désigné comme étant le plus pauvre du monde, est depuis lors le théâtre d’une escalade permanente du conflit entre les forces armées nigériennes (FAN) et le MNJ. De nombreux facteurs, tant historiques que sociaux ou économiques, peuvent expliquer à la fois la résurgence de la rébellion touarègue et son caractère spécifique et inclassable.
Les touaregs sont une ethnie distincte d’environ un million et demi d’individus, répartie dans cinq différents pays (Mali, Niger, Algérie et, dans une moindre mesure, Libye et Burkina Faso). En raison de leur nomadisme et de leur infériorité numérique dans tous les pays dans lesquels ils sont établis ou se déplacent, les « hommes bleus » ont subi une marginalisation économique et politique récurrente depuis des décennies. Ce rejet a déjà débouché sur une première rébellion touarègue à la fin des années 1980. Le point culminant de cette insurrection se déroulera entre 1991, date du début de la première lutte armée symbolisée par différents mouvements de rébellion, et le 24 avril 1995, date de la signature d’accords de paix qui devait avoir clos le chapitre.
C’est avant tout le non-respect des clauses de ces accords qui est en question. « La résurgence du conflit armé dans le nord du Niger est l’expression de l’échec de la gestion des accords de paix de 1995, dans ses aspects militaires, économiques, sociaux et politiques » (1), selon les conclusions d’une réunion initiée à Niamey par l’Association nigérienne de défense des droits de l’homme (ANDDH), la plus importante ONG du Niger. Au nombre de ces « défaillances », figure le retard dans la réinsertion socio-économique des ex-rebelles, qui n’a démarré que dix ans après les accords, et les promesses non tenues des sociétés minières locales de recruter des cadres au sein des ex-fronts touaregs. Les autres sources de frustrations recensées proviennent de la mauvaise gestion des carrières des ex-rebelles intégrés dans l’administration publique, ainsi que de la méfiance vis-à-vis de ceux qui ont été incorporés dans l’armée d’où certains ont été « révoqués pour des fautes mineures ». En lisant entre les lignes, on perçoit une ségrégation latente envers les touaregs, qui se traduit dans d’autres domaines, notamment dans l’accès au marché du travail pour les touaregs sédentarisés. Quant aux programmes de développement, dont les fonds sont majoritairement issus de l’aide internationale, ils se concentrent très majoritairement au sud du pays. Le gouvernement nigérien donne rarement son aval pour la construction de puits ou d’hôpitaux dans la zone touareg, où la vie quotidienne, couplée aux conséquences déjà visibles du réchauffement climatique et de la désertification croissante de la région, est de plus en plus difficile.
Cette marginalisation qui touche les touaregs ne provient pas uniquement de leur mode de vie nomade, mais aussi en partie de leur organisation sociale. La fascination qu’exercent souvent les « hommes bleus » chez les Occidentaux occulte une réalité bien moins reluisante : l’esclavagisme. Henry Duveyrier, le premier explorateur à avoir étudié le comportement social des touaregs l’avait déjà observé dès la fin du XIXe siècle. Dans la hiérarchie touarègue, les membres d’origine noble (les « Imajaghan ») « possèdent » littéralement des esclaves, qui leur « appartiennent » au sens propre. Le châtiment est souvent la réponse à la désobéissance ou à la tentative de fuite. Bien que l’on observe un léger recul des cas d’esclavagisme chez les touaregs, notamment au contact de la sédentarisation, cette « fracture sociale » très ancienne est toujours fermement ancrée dans les esprits nigériens. Les touaregs sont encore et toujours perçus par la majorité des autres ethnies nigériennes comme les « maîtres ».
À ces facteurs se rajoutent un autre aspect sociologique : le rôle habituellement dévolu à l’homme dans le couple touareg. La famille touarègue tourne en effet autour d’un matriarcat (2) qui se traduit notamment dans leurs célèbres tenues vestimentaires. Alors que les femmes sont ornées de leurs plus beaux atours et laissent paraître ouvertement leur beauté, chose rare dans les sociétés musulmanes, les hommes sont eux couverts de la tête au pied, ne laissant apparaître que leurs yeux. Face à cette emprise féminine au sein du couple, les hommes se sont rabattus sur le rôle du guerrier. Ce rôle social dévolu aux hommes chez les touaregs permet de mieux comprendre ce qui les pousse si « naturellement » à l’insurrection et à la guerre. Malgré cela, leur rébellion se distingue de toutes les autres par son humanisme et son code d’honneur. À l’instar des règles de chevalerie qui animèrent l’Occident pendant plusieurs siècles, ils disposent d’un code d’honneur assez similaire, qu’ils ne transgressent que très rarement, même en état de guerre. La bravoure n’a à leurs yeux d’égale que la loyauté et le respect de la parole donnée. Ces grands principes se sont à chaque fois traduits dans les faits. Jamais les civils n’ont été visés, le MNJ concentrant ses attaques uniquement sur les bâtiments militaires ou gouvernementaux. Les militaires qui ont été faits prisonniers ont été constamment bien traités, sans le moindre recours à la torture et au meurtre. Ces dernières semaines, le MNJ a plusieurs fois autorisé des corridors humanitaires (3) pour que la Croix-Rouge puisse intervenir. Enfin, le mouvement a encore récemment procédé à la libération de plusieurs soldats capturés en signe de leur attachement aux règles de la guerre et en conformité avec les droits humains (4).
Malgré ces évidences, le président nigérien Mamadou Tandja refuse de reconnaître la rébellion touarègue en l’assimilant en dépit du bon sens à des « bandits armés ». Pour mieux saisir l’inflexibilité présidentielle, il est nécessaire d’insister sur une autre particularité de la rébellion touarègue, qui la distingue de la grande majorité des autres présentes en Afrique : son aspect idéologique. Le site officiel du MNJ (5) confirme que le mouvement présente toute une panoplie de revendications politiques et sociales, détaillées dans son « Programme des revendications du MNJ » (6). Les principaux axes de ces revendications sont une meilleure insertion politico-économique de la région d’Agadez et une meilleure redistribution des richesses pour les couches sociales les plus défavorisées. Plus embêtant pour le pouvoir nigérien, le MNJ cible très précisément le président Tandja et les hauts gradés de l’armée, les accusant ni plus ni moins de détournements massifs et de corruption. Au-delà de ces affirmations invérifiées dont on laissera au MNJ la responsabilité, une autre pomme de discorde entre les deux protagonistes est, elle, avérée : l’assassinat du président Ibrahim Baré Mainassara en 1999 par un coup d’état militaire, dont les auteurs sont aujourd’hui au sommet du pouvoir. Le MNJ, qui réclame l’ouverture d’un procès équitable, tient au demeurant une position similaire à celle d’Amnesty International, qui dans un récent rapport a dénoncé le « sacre de l’impunité » au Niger (7).
Le fossé qui sépare les deux parties protagonistes s’explique également par le soutien logistique dont dispose les rebelles. Depuis les premiers accrochages, la rébellion a systématiquement mis en difficulté les FAN. Attaques éclairs, replis stratégiques organisés, raids : toutes les actions du MNJ ont été d’une redoutable efficacité. L’explication de cette réussite trouve en bonne partie sa source en Libye. Les touaregs qui fuirent le premier conflit trouvèrent refuge et soutien chez Mouammar Kadhafi. Outre la sympathie probable qu’il éprouve pour eux - rappelons que l’intéressé est d‘origine bédouine - le dirigeant libyen y a vu l’occasion de renforcer son influence régionale, en plus de pouvoir disposer d’un corps de soutien qui pourrait s’avérer très utile le jour de la transmission de pouvoir à sa descendance. Les réfugiés et dissidents touaregs ont été majoritairement formés dans des camps d’entraînement libyens. En plus de leur connaissance du terrain, les « sauvages du désert » savent désormais aussi utiliser les 4x4, les kalachnikovs et les roquettes. Face à cette force de frappe qui a conduit l’armée régulière à quelques déconvenues mémorables en juin (8), le président Tandja a choisi d’éviter l’affrontement direct, lui « préférant » les arrestations arbitraires de civils, dont certaines se sont soldées par des « disparitions ». Comme à l’accoutumée, c’est la population civile qui pâtit en premier d’un conflit.
Les touaregs du Niger craignent à raison pour leur avenir. Au climat actuel d’insécurité et à la difficulté de pérenniser leur mode de vie se rajoute la malchance d’être né sur des terres riches en matières premières (en l’occurrence l’uranium qu’exploite Areva dans la région d’Arlit). Ce destin n’est pas sans en rappeler d’autres. La lutte pacifique des Bushmen pour revenir sur leurs terres riches en diamants (9), les rébellions des Ijaws dans le delta du Niger riche en pétrole (10) et bien d’autres encore s’inscrivent plus globalement dans les difficultés qu’éprouvent les ethnies « originelles » à garder le contrôle de leurs terres ancestrales. Par sa vertu supposée dans la lutte contre le réchauffement climatique et sa place essentielle dans la course aux armements qui se poursuit, l’uranium est plus que jamais une denrée prisée qui suscite toutes les convoitises. Entre besoins énergétiques et maîtrise stratégique, la France, la Chine, la Libye et le pouvoir nigérien se disputent âprement le précieux minerai. Nul doute que face à ces puissants intérêts, ceux des touaregs risquent fort de ne pas faire le poids
(1). http://fr.allafrica.com/stories/200708310009.html (2) http://www.cbf.fr/article_leger.php3 ?id_article=804 (3) http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/092/article_55189.asp (4) http://fr.allafrica.com/stories/200709190174.html (5) http://m-n-j.blogspot.com (6) http://m-n-j.blogspot.com/2007_04_15_archive.html (lire le post en milieu de page pour accéder au Programme du MNJ) (7) http://www.apanews.net/apa.php ?page=show_article&id_article=25241 (8) http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/090/article_53181.asp (9) http://www.rfi.fr/actufr/articles/084/article_48171.asp (10) http://geopolis.over-blog.net/article-7064660-6.html
par Yves Rosenbaum
Areva ou La grande illusion

Le nucléaire peut-il lutter contre le réchauffement climatique ?
En le mélangeant astucieusement avec les énergies douces, éolien, solaire, biomasse, les défenseurs de l’énergie nucléaire font preuve d’une contestable manipulation médiatique.
D’après le chercheur Benjamin Sovacool « si l’on tient compte de l’ensemble du cycle de vie de l’atome. C’est-à-dire depuis l’extraction de l’uranium jusqu’au démantèlement des centrales le nucléaire produit du CO2 » (rapport scientifique évoqué le 26 novembre dernier dans le journal belge « le soir »).
Il déclare :
« Si les centrales au charbon, au pétrole et au gaz émettent jusqu’à quinze fois plus de CO2 que les centrales nucléaires, le cycle de vie du combustible nucléaire peut produire dans certains cas près de deux tiers des émissions du cycle de vie des centrales gaz-vapeur ultraperformantes ».
Le chercheur met aussi en évidence le fait que les émissions de CO2 du cycle de vie des énergies renouvelables sont beaucoup moindres que dans la filière nucléaire.
Fermez le ban…
Le nucléaire permet-il l’indépendance énergétique ?
Rien n’est moins sur.
Notre uranium vient pour près de 70 % du Niger, provoquant au passage une guerre dont personne, ou presque, ne parle.
Un journaliste d’ARTE s’est vu privé de liberté pour avoir osé tenter un reportage sur le sujet.
Nucléaire rime-t-il avec électricité pas chère ?
C’est contestable.
Les futurs EPR, voient le coût de leur construction s’envoler, du aux retards consécutifs, aux erreurs de conception et en conséquence le prix du kilowatt s’envole aussi.
D’après le réseau sortir du nucléaire, dans un communiqué de presse du 3 décembre 08, le prix du kw nucléaire passe de 43 € (promis par EDF lors du débat public officiel du 3 novembre 2005) à 55 euros par mégawattheure.
Les actions nucléaires ne se portent pas mieux et on assiste à une dégringolade de 84 à 39 €. On ne peut pas en imputer la cause à la crise mondiale, car EDF et AREVA avaient déjà beaucoup baissé avant le déclenchement de la crise économique.
Même sans accident, le nucléaire est-il polluant ?
On apprend sous la plume d’isabelle Chevallier, présidente d’écologie libérale :
« Il est de bon ton aujourd’hui de prétendre que l’énergie nucléaire est une énergie propre. Mais c’est oublier un peu vite comment on enrichit l’uranium.
Prenons le Niger, qui compte deux mines d’uranium : l’une à ciel ouvert et l’autre souterraine. Les mineurs qui y travaillent n’ont aucune idée de ce qu’est l’uranium et encore moins de sa dangerosité. Par exemple, lorsqu’il faut transporter l’uranium jusqu’à la capitale, il était, jusqu’à l’année passée, déposé simplement à l’air libre sur le pont des camions…Les dirigeants de la mine avaient aussi pour habitude d’offrir les vieilles ferrailles de la mine à leurs ouvriers. Ces derniers les revendaient aux ferrailleurs de la ville d’Arlit. Puis la transformation de ces vieilles ferrailles pouvait commencer, notamment en casseroles, cadres de fenêtre, etc. Un rapport de la CRIIRAD a récemment montré que ces objets étaient contaminés et avaient été vendus dans tout le pays…Par ailleurs, pour enrichir l’uranium, il faut beaucoup d’eau. Comme les mines se trouvent en plein désert, on a puisé toute l’eau des nappes phréatiques et on s’attaque maintenant aux nappes fossiles (il faut 500 ans pour les régénérer). La région ne comporte pratiquement plus d’arbres, puisque ces derniers ne peuvent aller chercher l’eau dont ils ont besoin.
Lorsque l’on extrait de l’uranium, une part inférieure à 1% est constituée d’uranium fissile. L’enrichissement génère donc de grandes quantités de déchets, qui sont stockées à l’air libre. Ces poussières, qui contiennent encore 80% de la radioactivité, sont soumises aux vents violents coutumiers dans le désert et, du même coup, contaminent toute la région.
Comme si cela ne suffisait pas, le traitement de l’uranium nécessite de grandes quantités d’acide sulfurique. Celui-ci est produit directement sur place dans des conditions lamentables. Cette fabrication génère des pluies acides, qui ont détruit toute la flore locale »
En résumé, le nucléaire est cher, ne permet pas une indépendance énergétique, génère des conflits, et pollue pour longtemps l’environnement, même sans accident.
Comme disait un vieil ami africain :
« Tout à une fin, sauf la banane qui en a deux ».
par olivier cabanel /Source AgoraVox
lundi 29 décembre 2008
Canada asks Mali to find missing diplomats in Niger


Canada asks Mali to find missing diplomats in Niger
Il y a 5 heures
BAMAKO (AFP) — Canada has sought Mali's help to find two Canadian diplomats, including the UN envoy to neighbouring Niger, who vanished over two weeks ago near the Malian border, sources here said Tuesday.
"Canada has asked Mali's help and support to help the search for its two lost diplomats," a Malian diplomatic source told AFP, speaking on condition of anonymity.
"We responded that we would do everything to help Canada, a friendly nation," the source added.
Efforts to secure the release of the UN envoy to Niger Robert Fowler, his assistant Louis Guay, and their driver, who disappeared without trace in the West African country, have been shrouded in secrecy.
Authorities in Niger have said they are doing all they can to trace the diplomats.
The men's car was discovered on December 15 beside a road in an apparently trouble-free area close to the Niger capital Niamey. Its engine was running, with the indicator on. The vehicle's doors were wide open.
Three mobile phones, a camera and a jacket had been left inside.
The men were returning from a visit the previous day to a gold mine operated by Canadian company Semafo, west of Niamey.
A Tuareg rebel group initially said it had kidnapped the men, before retracting the claim the same day.
Investigators have also combed the river Niger, which flows through the area where the men disappeared. Their trip, to the Samira area, entailed crossing the river by ferry.
Hébergé par alt=
Copyright © 2008 AFP. Tous droits réservés.
Niger: création d'un front contre la prolongation du mandat du président Tandja
Il y a 4 heures
NIAMEY (AFP) — Une vingtaine d'ONG et syndicats ont crée mardi à Niamey le "Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques" (Fusad) pour combattre une possible prolongation du mandat du président nigérien Mamadou Tandja, qui expire fin décembre 2009, selon des médias indépendants.
Le Fusad a affirmé sa "ferme opposition à toute prolongation de ce mandat sous aucun prétexte après décembre 2009", dans une déclaration publiée par les médias indépendants.
Le 21 décembre, des partisans du président Tandja réunis en "comités de soutien" avaient proposé au Parlement une transition politique de trois ans, allant du 22 décembre 2009 au 22 décembre 2012, durant laquelle M. Tandja piloterait un gouvernement "d'entente nationale".
Mené par la puissante Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN), ce front s'est dit "déterminé à faire échec à ce plan conçu pour renverser les institutions de la République et l'ordre constitutionnel".
Le Fusad a exigé une intervention personnelle du président Tandja pour "mettre fin aux appels incessants" tendant "à remettre en cause de la constitution qu'il a juré de respecter et de faire respecter".
Ce front a également demandé au ministère de la Justice d'engager des poursuites judiciaires contre "les auteurs et co-auteurs" de cette demande de prolongation "pour troubles à l'ordre public, complot contre la sûreté de l'Etat et incitation à la haute trahison".
Enfin, le Fusad a demandé à M. Tandja "d'annoncer sans délai" la tenue des élections locales, législatives et présidentielles, toutes programmées avant fin 2009.
Le président Tandja, qui a plusieurs fois promis de se retirer à la fin de son mandat, n'avait fait aucune allusion à ces élections dans son discours à la nation à l'occasion du 50e anniversaire de la République le 18 décembre dernier.
La Constitution ne prévoit aucune prolongation du mandat présidentiel et interdit à M. Tandja de briguer un troisième mandat, puisque fin décembre 2009, il aura effectué deux quinquennats successifs.
Plusieurs ONG et des syndicats ont estimé que s'il devait rester au-delà de 2009, il violerait son serment sur le Coran et serait passible de la Haute Cour nationale de justice.
Hébergé par alt=
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Réaction de la Societé Civile contre la politique du TAZARTCHE
NIGER : Un Peuple en marche !
lundi 29 décembre 2008 (12h58)
La société civile Nigerienne dans son ensemble a appelé à manifester massivement pour condamner la politique du Tazartché.
Des milliers de personne ont manifesté ce Samedi 27 décembre 2008 leur mécontentement face à un régime qui ne veut plus respecter la Constitution Nigerienne.
Tandja Mamadou doit partir, car son règne destructeur n’a que trop duré !
La Jeunesse Nigerienne est mobilisée pour faire echec à ces politiciens verreux qui ne veulent pas que la "roue tourne".
Tous Unis, nous Vaincrons !
SOURCE : http://tazartche.blogspot.com
De : tazartché
lundi 29 décembre 2008
lundi 29 décembre 2008
Niger : la bataille de l'uranium


Dimanche 11 janvier 2009 à 21.30 (exclusivité soirée)
Les sites d'extraction d'uranium sont situés dans les plaines désertiques du nord du Niger, en territoire touareg.
© Areva
Au nord du Niger, dans une région de plaines désertiques où est implantée Areva, le fleuron français de l'industrie nucléaire, les Touareg ont pris les armes. Leurs revendications : un partage équitable des revenus issus de l'extraction d'uranium et des conditions d'exploitation du minerai qui respectent leur mode de vie, leur santé et leur environnement.
Enlèvements, attaques de garnisons, blocages d'axes routiers névralgiques : ce sont les seuls moyens de pression dont disposent les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) pour exiger du gouvernement de Niamey une répartition équitable des revenus uranifères. Exploitées depuis quarante ans par la firme française Areva, numéro un mondial du nucléaire, les mines d'uranium du nord du Niger constituent une manne économique pour le sud du pays. Quant aux Touareg et aux 80 000 âmes de la ville d'Arlit, à proximité des sites d'extraction, ils ont « gagné la poussière, la radioactivité, plus de pollution et plus d'atteintes à l'environnement », selon Moussa Tchangari, un militant associatif.
Eau, air, sols : un lourd tribut
Eau, air, sols : un lourd tribut
Les combattants du MNJ revendiquent 50 % des revenus issus de l'exploitation de l'uranium.
De fait, l'eau des puits est polluée par l'acide sulfurique utilisé dans le traitement de la pierre. L'air est chargé de poussières de minerais hautement radiotoxiques. Enfin, des matériaux irradiés récupérés par les mineurs se retrouvent dans les charpentes des maisons, les voitures ou les ustensiles de cuisine. En dépit de preuves tangibles, l'absence de dépistage ne permet pas d'établir l'ampleur de la contamination à l'uranium de la population. Surplombant les activités minières, les vergers de la région agricole de l'Aïr, classée au patrimoine mondial de l'humanité, sont également menacés. Tandis que le gouvernement étend les zones de prospection sans consulter les Touareg qui y vivent, le président du MNJ, Aghali Alambo, appréhende la sédentarisation à laquelle est contrainte sa communauté. « Le nomadisme, c'est notre culture, explique-t-il. Ces gens n'ont pas l'habitude de payer l'eau, le bois, l'électricité. Dans les villes, tout est payant. Et s'ils n'ont pas de travail, il faut qu'ils demandent la charité devant tout le monde. Et ça touche la crédibilité de notre culture. »
Gaëlle Gonthier
Documentaire
Durée 47'
Réalisation Nahan Siby, Frédérique Denis et Stéphane Manier
Production France 5 / Galaxie Presse
Année 2008
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