mardi 29 janvier 2013

" Pas de solution sans les Touaregs "


" Pas de solution sans les Touaregs "

29/01/2013 05:28
Philippe Hugon, directeur de recherches à l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), en charge de l'Afrique.
Peut-on parler de marche triomphale de l'armée ?
« Il faut d'abord se souvenir d'une chose, c'est qu'en temps de guerre, nous ne disposons pas de toutes les informations. Ceci dit, il n'est pas tellement surprenant de constater qu'il y a peu ou pas de résistance de la part des islamistes. La chute rapide de Gao était prévisible car le Mujao qui y était installé est plus dans l'économie mafieuse que dans le contrôle de territoire. »
Où les djihadistes peuvent-ils se replier ?
« Le Nord Mali, c'est plus d'une fois et demie la France en superficie, sans compter la zone des pays voisins où les islamistes pourraient se réfugier si les frontières restent aussi poreuses. Du côté de Kidal, également, il y a des possibilités de refuge dans les montagnes. Ces mouvances sont particulièrement aguerries sur ce genre de territoire. »
Pourquoi les terroristes ne font pas front commun ?
« Il n'y a pas de hiérarchie dans tous ces mouvements labellisés Al-Qaida dont les chefs respectifs se font eux-mêmes la guerre. Ils savent se retrouver sur le commerce et les trafics de drogue, d'armes, d'essence et parfois pour des actions militaires. Mais si Ansar el-Dine souhaite instaurer la charia, Mujao reste dans les actions mafieuses et les trafics surtout, quand Aqmi imagine installer un califat de la Mauritanie à la Somalie tandis que, d'un autre côté, les Touaregs sont plus sur une logique d'indépendance ou d'autonomie de territoire. »
Quel rôle peuvent jouer les mouvances touarègues ?
« Les exactions d'une partie de l'armée à leur encontre seraient presque la pire des choses car il n'y aura de reconquête durable sans ces Touaregs. La reconquête des villes est certes quelque chose d'important mais le contrôle du territoire global ne peut pas être du ressort unique de l'armée française. C'est aux pays africains de prendre leurs responsabilités. Un futur de paix ne peut exister que si l'armée et la police maliennes sont reconstituées, que la population retrouve une activité économique, des collectivités locales et un tissu social fort. Cette guerre, personne ne peut croire qu'elle supprime toutes les zones d'insécurité mais il faut que ces islamistes restent marginalisés de la population. Enfin, il faut que l'Algérie joue le jeu et verrouille ses frontières. »
Recueilli par Olivier Pirot
http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/01/29/Pas-de-solution-sans-les-Touaregs

Mali : le nuage islamiste ne masque plus le réel ethnique


vendredi 25 janvier 2013

Mali : le nuage islamiste ne masque plus le réel ethnique



Analyse de Bernard Lugan (25  janvier 2013)
 
Le « terrorisme islamique » qu’il convient évidemment d’éradiquer a trop longtemps masqué la vraie question, celle des relations entre nordistes et sudistes, pas seulement au Mali, mais dans tout le Sahel. Or, deux semaines après le début de l’intervention française, les islamistes paraissant s’être dilués dans les sables du désert, la réalité malienne a réapparu au grand jour. Elle tient en  trois points :

1) Nous ne sommes pas face à une guerre de religion.
2) Nous sommes en présence d’un conflit ethnique et même racial ancré dans la nuit des temps.
3) Avec opportunisme, les islamistes ont profité du soulèvement touareg du mois de janvier 2012 pour s’insérer dans le jeu politique local qui leur est fondamentalement hostile.
 
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Les autonomistes de l'Azawad affirment avoir repris Kidal


DERNIÈRE MODIFICATION : 28/01/2013 

ISLAMISME - MALI - MNLA


Les autonomistes de l'Azawad affirment avoir repris Kidal

France 24
Les autonomistes de l'Azawad affirment avoir repris Kidal
© Wikicommons

Des rebelles touaregs du MNLA et des dissidents du groupe islamiste Ansar Dine ont affirmé lundi contrôler Kidal, troisième ville du nord du Mali. Elle aurait été désertée par les rebelles islamistes qui la contrôlaient depuis mars 2012.

Par Sarah LEDUC  (texte)
 
Alors que Français et Maliens contrôlent la "Boucle du Niger" et les deux principales villes du nord du Mali, Tombouctou et Gao, tous les regards sont désormais tournés vers le bourg stratégique de Kidal. Troisième ville du Nord, située non loin de la frontière algérienne à l’extrême nord-est du pays, cette capitale régionale est revendiquée par les rebelles touaregs comme par des islamistes.
Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), qui affichait il y a quelques semaines son soutien à la France, ainsi que le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA) - une branche dissidente du groupe islamiste Ansar Dine (Défenseur de l’islam) - ont affirmé lundi avoir repris son contrôle. L’information n’était cependant pas confirmée lundi en fin de journée par le ministère français de la Défense.
Les combattants du MNLA, à majorité touareg, ont dit occuper les deux casernes de Kidal, ainsi que ses différentes entrées et le centre ville. "Nous sommes entrés dans Kidal lundi matin, nous avons placé des check-points à toutes les entrées et quadrillé tous les quartiers ", affirme Moussa ag Acharatoumane, chargé des droits de l’Homme et l’un des membres fondateurs du MNLA, contacté par FRANCE 24.
"Les gens sont sortis dans la rue, les jeunes, les vieux, les femmes, pour se réjouir", a-t-il précisé, assurant également que les chefs de tribus locales sollicitaient depuis plusieurs jours l’aide des Touareg.
 
La ville était aux mains d’Ansar Dine et de son chef chef Iyad ag Ghaly depuis mars 2012. D’après plusieurs sources concordantes, les islamistes auraient néanmoins déserté l’endroit. Selon une source de sécurité malienne citée par l’AFP, les principaux responsables des groupes armés, Iyad Ag Ghaly et l'Algérien Abou Zeid, l'un des émirs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), sont actuellement réfugiés dans les montagnes de la région, où des positions islamistes ont été bombardées samedi par des avions français.
 
Il y a un an encore, le MNLA s’alliait aux islamistes d’Ansar Dine pour lancer une offensive contre plusieurs camps de l’armée malienne dans le nord du pays, mais aujourd’hui, le groupe se dit impliqué dans "la lutte contre le terrorisme" et "prêt à aider l’armée française".
 
"Notre terre, nos populations"
 
Le MNLA dit avoir prévenu l’armée française de ses opérations à Kidal. "Nous avançons en concertation avec l’armée française. On les avait prévenus qu’on allait reprendre Kidal. C’est notre terre, nos populations. Personne ne peut nous empêcher de les protéger", revendique le représentant du MNLA qui affirme que "100 %" de la ville de Kidal est touareg.
 
Contacté par FRANCE 24, le ministère français de la Défense  ne "confirme", ni "n'infirme" cette information, refusant de commenter toute opération en cours. Jusqu'à présent, Paris semble tendre la main aux rebelles touaregs. Sur l'antenne de FRANCE 24 le 22 janvier, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, déclarait : "Les Touareg, quand ils sont dans leur territoire au nord du Mali, sont chez eux et il importe de les respecter et de les considérer aussi comme des Maliens comme les autres."
 
Le représentant du MNLA en Europe, Moussa Ag Assarid, souligne néanmoins les limites de l’amitié entre la France et Mouvement. "Nous ne demandons pas le départ de l'armée française, nous l'approuvons quand elle lance des frappes ciblées. Mais pas quand elle ramène l'armée malienne sur notre territoire, où elle a déjà commis des exactions", pouvait-on lire dans un entretien accordé lundi 28 janvier au Figaro.
 
Tensions avec Bamako
 
Le MNLA, qui affirme vouloir poursuivre sa conquête et reprendre, entre autres, le contrôle de Tessalit, compte protéger les populations touaregs et garder la ville qu’ils ne veulent pas remettre aux forces maliennes.
 
Perçu par Bamako comme le principal responsable de la crise actuelle au Mali, le MNLA se dit prêt à ouvrir des négociations avec le gouvernement. Le mouvement laïc qui exigeait hier l’indépendance de l’Azawad, demande toujours son autodétermination. 
EN SAVOIR PLUS

Mise au point concernant la situation dans l'Azawad au 28.01.2013:1) Aujourd'hui, 28 janvier 2013, le MNLA a chassé les terroristes de plusieurs villes de l'Azawad 2) Le MNLA s'inscrit pleinement dans la lutte contre les organisation terroristes présentes dans l'Azawad 3) Le MNLA demande à la France de mettre en place des mesures de coordination afin de mener la lutte contre le terrorisme avec les forces d'opération portant le nom de "Serval" 4) Le MNLA dans la charte de ses revendication demande l'ouverture des négociation dans le cadre d'une Fédération malienne dans l'objectif de trouver une solution définitive au conflit qui oppose l'Azawad à l'Etat central du Mali


MOUVEMENT NATIONAL DE LIBERATION DE L'AZAWAD

Mise au point concernant la situation dans l'Azawad au 28.01.2013

Mise au point concernant la situation  dans l'Azawad au 28.01.2013

1) Aujourd'hui,  28 janvier 2013, le MNLA a chassé les terroristes de plusieurs villes de l'Azawad
2) Le MNLA s'inscrit pleinement dans la lutte contre les  organisation terroristes présentes dans l'Azawad
3) Le MNLA demande à la France de mettre en place des mesures de coordination afin de mener la lutte contre le terrorisme avec les forces d'opération portant le nom de "Serval"
4) Le MNLA dans la charte de ses revendication demande l'ouverture des négociation dans le cadre d'une  Fédération malienne dans l'objectif de trouver une solution définitive au conflit qui oppose l'Azawad à l'Etat central du Mali

Mossa Ag Attaher
Chargé de communication du CTEA,
Porte parole du MNLA
Tél: 0022665074646 / 022679097070
   

Communiqué de presse /Récupérations des villes

Etat de l’Azawad
Unité – Liberté - Justice
Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad
C.T.E.A
Récupérations des villes

Communiqué de presse

Le MNLA  informe l’opinion publique nationale et internationale que les villes de Kidal, Tessalit, Léré, In Khalil, Anefis, Tinzawatène, Tessit et Talatayt sont sous le contrôle du Mouvement national pour la libération de l’Azawad qui a décidé de reprendre en toute  urgence ces localités afin d’assurer la sécurité des biens et plus particulièrement des personnes en raison des graves dangers qui pèsent sur leurs vies avec le retour dans l’Azawad de l’armée malienne qui marchent sur les pas de l’armée française.
Nous avons engagé notre responsabilité pour la protection des civils contre les exactions criminelle de l’armée malienne qui s’est toujours distinguée par des massacres sur les populations azawadiennes sans défenses, comme elle vient de le prouver encore une fois à la suite de l’opération « Serval » menée sous le commandement de l’armée française.
Depuis le déclenchement des opérations militaires françaises pour la conquête de l’Azawad au profit des « autorités maliennes », plus de cent personnes ont déjà fait les frais de représailles ethniques : Une chasse à l’homme visant les Touaregs, les Peuhls, Sonrai et les Arabes est organisée par l’armée malienne et ses milices dans l’Azawad.
Le MNLA ne peut en aucun cas accepter que le peuple de l’Azawad soit ainsi livré à la vengeance malienne. A ce titre, le MNLA engage sa responsabilité pleine et entière pour sécuriser ses villes et protéger ses populations contre une armée spécialisée dans le crime contre les populations civiles de l’Azawad.
D’autre part, afin de clarifier très nettement ses objectifs, le MNLA rappelle qu’il ne souhaite aucune confrontation avec les forces de la CEDEAO ni avec celles de l’armée française, malgré le fait qu’elle dirige les opérations d’occupation de l’Azawad. Cependant, si le MNLA ne réagit pas aux exactions maliennes, il aura alors faillit à son devoir premier qui est de garantir la protection des populations civiles de l’Azawad, depuis trop longtemps victimes expiatoires de l’armée malienne.
Très clairement, le MNLA exprime à nouveau sa totale disponibilité à travailler avec la France pour l’éradication des groupes terroristes mais il faut bien comprendre que  le MNLA refuse catégoriquement la réinstallation de l’armée malienne qui excelle dans le crime contre nos civils.
Aussi, afin de lever toute équivoque sur ses intentions, le MNLA  informe la France et la CEDEAO qu’il n’engage pas ses forces dans des opérations militaires contre les forces internationales mais uniquement dans la protection des civils livrés à la vengeance de l’armée malienne et les groupes terroristes.
Le MNLA prend à témoin la communauté internationale sur ses engagements formels à combattre le terrorisme et réitère une nouvelle fois son entière disposition à participer avec l’armée française et la CEDEAO dans la lutte contre le terrorisme. Cependant, face à l’incapacité des forces françaises à protéger les populations civiles contre les exactions maliennes, et en attendant de trouver une solution politique et un statut juridique à l’Azawad,  le MNLA a engagé ses forces dans la protection des villes citées plus haut afin de garantir l’intégrité physique de nos populations gravement menacée par l’armée malienne et ses milices ethniques.
Le MNLA rappelle à la France toute sa responsabilité quant à la sécurité et à la protections des populations azawadiennes vivants dans les villes déjà sous contrôle malien face aux exactions et à la vengeance de l’armée maliennes.

Ougadougou le 28 Janvier 2013

Mossa Ag Attaher
Chargé de communication du CTEA
Porte parole du MNLA
Tel/0022665074646 ou 0022679097070

lundi 28 janvier 2013

Mali/Azawad : plusieurs villes reprises par les Touaregs laïques du MNLA (porte-parole)



28/01/2013 - 15:17

PARIS ( SIWEL) — Mossa Ag Attaher, le porte parole du MNLA et chargé de communication du CTEA confirme ce lundi « la reprise des villes de Kidal, Tessalit, Tessit, Tinza, In Khalil et Leré par les forces armées et de sécurité du MNLA ».


Mossa Ag Attaher Porte-parole du MNLA et Chargé de communication du CTEA. (PH/DR)
Mossa Ag Attaher Porte-parole du MNLA et Chargé de communication du CTEA. (PH/DR)
Un communiqué détaillant cette information sera établi dans les minutes qui suivent, c'est ce qu'a déclaré Mossa Ag Attaher, porte parole du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA) et chargé de communication du Conseil Transitoire de l'Etat de l'Azawad (CTEA). 

Le MNLA regroupe les combattants Touaregs laïques qui luttent pour la libération de l'Azawad.
Le CTEA est l'organisme politique oeuvrant à la gestion de l'état de l'Azawad, déclaré indépendant du Mali, le 06 avril 2012. 

Le MNLA/CTEA soutient l'intervention française pour chasser les groupes terroristes islamistes (AQMI, Ansar Dine, MUJAO) mais exige que le Mali respecte l'indépendance de l'état de l'Azawad, premier état amazigh (berbère) en Afrique du Nord. 

Le représentant du MNLA en Europe, Moussa ag Assarid se dit prêt à discuter avec le gouvernement malien « sur la base de l'autodétermination » mais « avec la garantie de la communauté internationale. » 

wbw 
SIWEL 281517 JAN 13

Manifestations du 27/01/2013 A Kidal après les frappes de l avions françaises


Assan Ag Midal a ajouté 7 photos.
Manifestations du 27/01/2013 A Kidal après les frappes de l avions françaises • avec Djibril Koné et Cach Cach.
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Chasse à l'homme à GAO par le militaire Malien: Cible: Touareg, arabe et l'homme à barbe. " Confusion Total il fau absolument que ça change sinon la réconciliation va être très compliquer


Chasse à l'homme à GAO par le militaire Malien: Cible: Touareg, arabe et l'homme à barbe. " Confusion Total il fau absolument que ça change sinon la réconciliation va être très compliquer après!!.Anana Ag Haroun
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les habitants de Kidal demande a la France de n'est pas faire rentrer l'armer malien à Kidal ils ont rien à faire la-bas. Stop à l'injustice et aux massacre que l'armée Maliens continue à faire au sein de la population Touaregs et arabe maure et la France pour son image doit prendre se responsabilité!!!!!!!!!!!!!


La France doit savoir une chose que les habitants de Kidal demande a la France de n'est pas faire rentrer l'armer malien à Kidal ils ont rien à faire la-bas. Stop à l'injustice et aux massacre que l'armée Maliens continue à faire au sein de la population Touaregs et arabe maure et la France pour son image doit prendre se responsabilité!!!!!!!!!!!!!

Témoignages des notables nomades de l'Azawad(Nord-Mali) .Avec la bénédiction de la france, l'armée malienne et le Ganda Izo vont érradiquer les races Touareg et arabes du Nord Mali :: Desert-press

Témoignages des notables nomades de l'Azawad(Nord-Mali) .Avec la bénédiction de la france, l'armée malienne et le Ganda Izo vont érradiquer les races Touareg et arabes du Nord Mali :: Desert-press

Mali : les touaregs laïques disent avoir repris Kidal



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Par Pierre PrierPublié  Réactions (2)

INFO LE FIGARO - Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), groupe armé touareg indépendantiste et «laïque» annonce avoir repris la ville et la région de Kidal, au nord-est, et se dit prêt à lutter contre les «terroristes».

Le représentant du MNLA en Europe, Moussa Ag Assarid, affirme que son mouvement a repris la ville et la région de Kidal, au nord-est du Mali. «Nous contrôlons la ville de Kidal, ainsi que les villes voisines comme Tessalit et In Khalil», a déclaré lundi le responsable au Figaro. «Notre mouvement s'inscrit désormais dans la lutte contre les terroristes», ajoute-t-il. Ce vocable désigne les islamistes d'Aqmi, (Al-Qaida au Maghreb islamique), du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'ouest) et d'Ansar Dine (les partisans de la religion.)
Les combattants du MNLA ont repris le terrain sans rencontrer de résistance, selon Moussa Ag Assarid. «La population est avec nous», assure-t-il. Selon d'autres sources, des dirigeants d'Aqmi et d'Ansar Dine, qui se seraient réfugiés à Kidal après la chute de Gao et l'offensive franco malienne sur Tombouctou, se cacheraient maintenant dans les montagnes avoisinantes. Des dissidents d'Ansar Dine, qui on quitté leur groupe il y a quelques jours pourraient aussi s'être retournés contre eux.
 
Si la reprise de Kidal par le MNLA se vérifie, cette nouvelle donne va encore compliquer le conflit dans lequel la France s'est engagée il y a deux semaines. Les Touaregs du MNLA ont été à l'origine des événements en conquérant une partie du Mali en 2012, mais ils ont été rapidement supplantés par les djihadistes arabes, étrangers ou Touaregs. Le MNLA avait récemment annoncé son retour dans la guerre, avec la volonté de se battre contre les islamistes. Mais il se trouve aussi «en état de belligérance» avec l'armée malienne soutenue par la France, dit le représentant du MNLA.
«Nous ne demandons pas le départ de l'armée française, nous l'approuvons quand elle lance des frappes ciblées. Mais pas quand elle ramène l'armée malienne sur notre territoire, où elle a déjà commis des exactions, aidée par des milices ethniques», ajoute Moussa Ag Assarid. Le dirigeant, qui réside en France, se dit en contact avec le ministère français des Affaires étrangères. Le MNLA n'abandonne pas son «idéal, l'indépendance» mais le représentant pour l'Europe se dit prêt à discuter avec le gouvernement malien «sur la base de l'autodétermination» mais «avec la garantie de la communauté internationale.»
http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/28/01003-20130128ARTFIG00523-mali-les-touaregs-laiques-disent-avoir-repris-kidal.php