mardi 27 mars 2012


Mali: «La junte n’a pas de stratégie»

Mise à jour du 27 mars: Le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte militaire au pouvoir au Mali, a appelé les combattants touaregs qui avancent dans le nord du pays à mettre un terme à leur campagne.«Nous leur demandons de cesser les hostilités et de venir à la table des négociations dès que possible», a déclaré le leader de la junte avant d’ajouter: «Tout est négociable, sauf l’intégrité territoriale et l’unité de notre pays.»
Slate Afrique – La junte qui a fomenté un coup d’Etat contre le président malien réclame le départ d’Amadou Toumani Touré et des élections libres au Mali. Quelle est sa légitimité?
André Bourgeot - Aucun coup d’Etat n’a de légitimité. C’est un recul assez sensible de la démocratie. Le Mali revient vingt ans en arrière. J’en profite pour souligner que nous sommes aujourd’hui le 26 mars 2012 et que le 26 mars 1991, le dictateur malien Moussa Traoré avait été lui-même renversé. Un renversement qui avait causé la mort de plus de 300 Maliens à Bamako. Aucune junte au pouvoir ne peut acquérir une légitimité.
D’autre part, au vu de ce qui se passe depuis une semaine, la junte est très isolée de la communauté internationale, de la scène politique malienne. Le seul parti qui la soutient est celui d’Oumar Mariko, leader du Sadi (Solidarité africaine pour le développement et l’indépendance), ainsi que le Haut Conseil islamique au Mali (HCIM). Mais le rapport de force va rapidement évoluer dans les heures et jours à venir.
Slate Afrique – Pourquoi ces militaires se sont retournés contre le régime?
André Bourgeot - Les arguments avancés par le capitaine Sanogo, le leader de la junte, était de dire que l’armée malienne n’avait pas les moyens suffisants pour combattre les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), dont l’objectif est l’indépendance des régions du Nord Mali et qui conduit à une partition territoriale du pays. Ils accusaient explicitement le chef de l’Etat et une partie de l’armée de ne pas se donner les moyens nécessaires pour lutter contre le mouvement de libération. L’absence de moyens militaires matériels, mais également le manque de nourriture, font défaut aux militaires en proie aux rebelles touaregs.
L’autre reproche, c’est un défaut de communication à l’intérieur de l’armée. Ils reprochent aussi au chef de l’Etat ATT de ne pas avoir suffisamment communiqué avec la population. Selon les mutins, le chef de l’Etat n’a pas eu de volonté politique pour exercer une lutte sans merci contre les rebelles, les mouvements djihadistes et contre les narcotrafiquants.

Où sont les officiers supérieurs?

Slate Afrique – La junte bénéficie-t-elle d’un soutien dans l’opinion publique?
André Bourgeot - Il faut distinguer le soutien à la junte du soutien à la défense de la patrie. Une partie de la société civile s’est engagée financièrement pour soutenir les militaires de l’armée malienne investie dans la défense de la patrie, menacée d’une partition territoriale. Ça ne veut pas dire que c’est un soutien à la junte. La situation est compliquée. Car certains avancent comme argument leurs soutiens à la patrie et d’autres à la junte. Globalement, on ne peut pas dire que la junte jouisse d’un soutien populaire.
Slate Afrique – Bénéficie-t-elle d’un soutien des officiers de haut rang? On a l’impression d’un coup d’Etat sans officiers supérieurs. Nous assistons à une révolte de la base contre ses hauts gradés qui n’auraient pas su gérer la crise au nord du pays.
André Bourgeot - Si on se réfère à la composition de la junte: un officier subalterne, le capitaine Sanogo. Le porte-parole est un lieutenant donc encore un officier subalterne; un adjudant-chef et un caporal. Ces quatre personnes ne regroupent aucun officier supérieur. Cela illustre des clivages important au sein de l’armée, entre les officiers subalternes, les sous-officiers, les hommes de rang par rapport aux hauts gradés de l’armée (commandants, généraux, colonels). C’est un élément important. Car, cela soulève la question: Qu’est devenu ATT? Est-ce qu’il est entre les mains de la junte ou est-il protégé par les cadres de l’armée malienne composée d’officiers supérieurs, de parachutistes car ATT lui-même est issu du camp des parachutistes.
La localisation même d’ATT change la donne. Ce n’est pas un hasard si on ne sait pas où est ATT et avec qui. L’information a une fonction politique très importante. Globalement, il y a un clivage important au sein de l’armée, qui ne devient plus une armée nationale de conception républicaine.
Slate Afrique – Quelle est la stratégie politico-militaire de la junte?
André Bourgeot - Il me parait évident que la junte n’a pas de stratégie. Elle vit au jour le jour. D’où le côté désordonné et anarchique de son action. Par ailleurs, le leader de la junte n’a pas beaucoup d’autorité sur ses hommes de rangs. Pour preuve, les comportements de certains militaires à Bamako qui s’en sont pris aux commerces. Le capitaine est intervenu, mais il n’a pas été suivi. Quelle autorité a-t-il réellement sur les militaires qui soutiennent son action? Il y a des incohérences importantes.

Une crise régionale à craindre

Slate Afrique – Cette junte souhaite-t-elle se maintenir au pouvoir?
André Bourgeot - Elle se cherche. Il n’y a pas de stratégie. D’une part, on est toujours dans le flou, par-delà les déclarations d’intentions du capitaine Sanogo. D’autre part, le rapport des forces politiques à l’intérieur de l’armée ne me semble pas être en faveur du capitaine Sanogo. Ça ne veut pas dire qu’il y aura une tentative de contre-coup d’Etat. Mais, notons l’isolement de la junte tant sur la plan international qu’à l’intérieur du pays. 
Slate Afrique – La communauté internationale peut-elle faire plier la junte?
André Bourgeot - Difficile à prévoir. Si les sanctions imposées par la communauté internationale s’exercent immédiatement, je ne vois pas comment la junte pourra se maintenir au pouvoir. Mais si elle ne se maintient pas au pouvoir, cela passera par une période de violence. Cela est inquiétant. Sauf si le capitaine Sanogo fait preuve d’une grande responsabilité patriotique et civique. «Je suis minoritaire, je m’en vais». Mais je ne connais pas d’exemples historiques de cette situation.
Slate Afrique – Le Mali étant l’un des pays les plus aidés d’Afrique peut-il se passer de l’aide internationale?
André Bourgeot - Le retrait des aides ne peut qu’avoir des pressions concrètes sur la junte et la population malienne, dans un contexte où la nourriture et l’essence manquent. Ce serait alors la dérive vers un processus anarchisant. Face au chaos généralisé au Mali, la communauté internationale pourrait décider d’intervenir militairement. Ce sont des hypothèses à ne pas écarter. Le chaos est pour l’instant au Nord, mais il pourrait se diffuer dans le reste du pays et dans les pays voisins. Une crise régionale est à craindre.
Slate Afrique – Les putschistes veulent-ils combattre les rebelles touaregs?
André Bourgeot - Le coup d’Etat fomenté par la junte bénéficie essentiellement au mouvement de libération de l’Azawad, dans un contexte où l’on ne voit plus la cohérence et la cohésion de l’armée malienne. On ne voit plus comment s’exerce l’autorité. Le mouvement de libération de l’Azawad progresse et encercle aujourd’hui la ville de Kidal. Ce putsch profite aux rebelles.
Il y a une série de contradictions de la part des putschistes. Ils légitiment leurs coup d’Etat en réclamant plus de moyens pour combattre la rébellion. En même temps, ils tiennent des propos apaisant en disant qu’ils veulent négocier avec les rebelles. Mais sur quelle base? On ne voit pas quelle est la stratégie du leader des mutins pour arriver à un cessez le feu. Le MNLA accepte de négocier seulement sur la base de l’indépendance de l’Azawad.

Combattre ou négocier avec la rébellion touarègue

Slate Afrique – Ce putsch n’est-il pas un constat d’échec de la politique d’ATT?
André Bourgeot - Effectivement, la grande majorité des régions du Nord était une zone de non-droit où l’Etat n’exerçait pas sa souveraineté. Est-ce qu’il y avait une volonté politique du chef de l’Etat et de la classe politique malienne de régler la situation dans les régions du Nord Mali? C’est une question soulevée par une partie de la population. C’est aussi le discours utilisé par la junte pour légitimer son action. Sauf que le coup d’Etat ne correspond pas aux impératifs du moment et conduit à un recul de la démocratie.
Slate Afrique – La chute de Mouammar Kadhafi a-t-elle exacerbé la crise dans le Sahel et au Mali?
André Bourgeot - Incontestablement, la situation qui prévaut au Mali est l’une des conséquences importante de l’intervention militaire franco-britannique puis celle de l’Otan en Libye, à l’issue de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont l’objectif était de détruire la Jamahiriya. Maintenant, on est dans les conséquences de cette situation. Quand le rapport de force était à l’avantage des rebelles libyens, les arsenaux militaires ont inondé l’ensemble du territoire libyen. Une partie importante des combattants qui composent les rebelles de l’Azawad viennent de Libye.
Slate Afrique – L’autre acteur de la déstabilisation au Mali: Aqmi?
André Bourgeot - L’objectif premier des rebelles du MNLA, c’était de combattre l’Etat malien et non les djihadistes d’Aqmi. Ce qui a renforcé la position des djihadistes dans la région. L’Etat malien n’a pas eu lui aussi une politique ferme contre les djihadistes. Est-ce qu’on peut en déduire qu’il y a une collusion entre l’Etat et les djihadistes? On ne peut pas le dire. On passe d’une zone de non-droit à une «zone de tous les droits» bafoués au Nord Mali. Tout mouvement djihadiste au Sahara entretient des liens avec les narcotrafiquants, les trafiquants d’armes et les trafics humains. Tout cela s’enchevêtre.
Propos recueillis par Nadera Bouazza, Slate,fr

MALI - 
Article publié le : mardi 27 mars 2012 - Dernière modification le : mardi 27 mars 2012

Au Mali, les anti-putschistes manifestent dans les rues de Bamako

Bamako, 26 mars 2012. Devant la Bourse du Travail, manifestations contre le coup d'État du 21 mars.
Bamako, 26 mars 2012. Devant la Bourse du Travail, manifestations contre le coup d'État du 21 mars.
© AFP/Habibou Kouyate

Par RFI
Dans une allocution à la télévision publique malienne, le capitaine Amadou Sanogo a appelé ce 26 mars 2012, les rebelles touaregs, qui progressent dans le nord du pays à « cesser les hostilités » et à « négocier dans les plus brefs délais ». L'appel intervient alors que les putschistes restent isolés internationalement et dans le pays. Hier, une manifestation contre le coup d'État a réuni un millier de personnes dans les rues de Bamako. Dans la capitale, l'inquiétude concernant l'approvisionnement en produits de première nécessité et en carburant semble désormais levée.

Ce 26 mars 2012, le président sénégalais Abdoulaye Wade a téléphoné au capitaine Amadou Sanogo, qui a conduit le coup d'État malien, il y a une semaine. Il s'est enquis de la situation de son homologue malien, Amadou Toumani Touré, dont on est sans nouvelles. Le militaire putschiste a assuré qu'Amadou Toumani Touré était en bonne santé. Le président est retenu dans un endroit qui n'a pas été divulgué.
En fin de journée, le leader des putschistes, à la tête d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE), est intervenu à la télévision. Il a appelé les rebelles touaregs à cesser les hostilités et à négocier. « Tout est négociable à l'exception de l'intégrité du territoire national et de l'unité de notre pays », a-t-il dit.
Deux responsables politiques rencontrent les mutins
Hier, deux leaders politiques maliens, l'ancien Premier ministre, président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar Keita, et Soumaila Cissé de l'Union pour la république et la démocratie (URD) ont rencontré les mutins et le capitaine Sanogo dans des rendez-vous séparés.
Interrogé par RFI, Ibrahim Boubacar Keita a indiqué qu'il avait rappelé au chef des putschistes, « les conséquences que le coup d'État avait sur notre pays, y compris la difficulté qu'il y a aujourd'hui à bien conduire les opérations dans le nord du Mali. Je lui ai indiqué, a-t-il précisé,que toutes ces opérations seraient compromises par ce qui vient d'être décidé par les partenaires financiers du développement. La suspension de tout appui au Mali aura des conséquences fâcheuses ».
Questionné sur un possible transfert de pouvoir à un gouvernement de transition dont il pourrait prendre la tête, Ibrahim Boubacar Keita a rejeté cette éventualité  : « Ce n'est pas ma façon de voir les choses. Et une transition, on sait comment elle commence et on ne sait jamais comment elle finit ! »
Par ailleurs, l'ancien Premier ministre voit d'un bon oeil la réunion extraordinaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ce 27 mars, dont il attend beaucoup de solidarité et un examen attentif de la situation. Toutefois, il rejette toute intervention armée de la part de la Communauté. Pour lui, il s'agit d'abord d'obtenir un cessez-le-feu, « dans des conditions à convenir et à sécuriser ».


William Fizgerald, sous-secrétaire d'État adjoint, chargé des Affaires africaines au Département d'État américain
Pour les États-Unis, ce qui s’est passé avec les mutins, c’est complètement inacceptable. Il faut que le Mali retrouve la constitutionnalité. C’est dommage franchement parce qu’après vingt ans de démocratie et de bonne gouvernance, d’avoir un capitaine et ses putschistes de faire quelque chose comme ça. C’est complètement inacceptable. Tout le monde, toute la communauté internationale est contre ce qui s’est passé. On peut faire quelque chose. Ce n’est pas trop tard pour jeter les putschistes. On attend toujours les élections. Il faut avoir les élections pour avoir un leader qui peut entrer dans les négociations avec les touaregs. Sans un gouvernement légal, constitutionnel, ce n’est pas possible d’avoir les négociations avec les touaregs
 
27/03/2012 par Raphaël Reynes

Les denrées circulent
L'inquiétude concernant l'approvisionnement en produits de première nécessité et en carburant à Bamako semble levée.
D'apres Ibrahim Diallo de la Fédération nationale des transporteurs, les frontières sont désormais ouvertes pour les produits de première necessité : «Ils [les autorités] ont délivré les camions qui transportent l'essence, le sucre, le riz. Ils ont autorisé ces camions-là à rentrer. Le calme est revenu à Bamako. Ça circule. Dans le reste du pays, il n'y a aucun problème, Segou, Sikasso... »
Salimata Diarra Coulibaly, présidente de l'association de defense des consommateurs, confirme que les denrées sont présentes et que leur prix est stable :
« Je suis passée au marché pour m'approvisionner en essence et en denrées alimentaires. Je n'ai rencontré aucune difficulté. S'il y a des problèmes, les gens m'appellent et aujourd'hui je n'ai pas reçu d'appels de consommateurs me signalant qu'il y avait des problèmes d'approvisionnement. L'essence n'a pas augmenté et les stations sont bien surveillées par les hommes en uniforme. »
Du coté des commerçants toutefois, il y a encore quelques inquiétudes, et l'on attend la levée du couvre-feu pour voir si les affaires reprennent réellement, Hama Cissé, président de la coordination des commerçants de détail du Mali
« Le grand marché de Bamako est à moitié fermé comme il y avait déjà le couvre-feu. Les gens ont peur aussi d'ouvrir. Ils ont peur des pillages. Beaucoup de boutiques, de magasins ont été pillés. Hier et aujourd'hui, ça va. Il y a de l'accalmie. »
La Chambre de commerce doit recenser dans les jours qui viennent les commerçants qui ont été victimes de pillage
Manifestation contre les putschistes

Réactions des Maliens, résidant dans le quartier de Treichville, à Abidjan, au coup d'État
Reportage.
Ce ne sont pas des putschistes ! Ils ont sauvé l'honneur du Mali !
 
27/03/2012 par Stanislas Ndayishimiye
Les partis politiques du front antiputsch se sont mobilisés ce 26 mars 2012, jour férié et de célébration en mémoire du coup d'État conduit il y a 20 ans par Amadou Toumani Touré, contre la dictature du général Moussa Traoré. Plus d'un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Bamako pour demander le départ de la junte.
«Vraiment ces gens-là n’ont qu’à laisser le pouvoir au peuple ! Ils n’ont qu’à laisser le pouvoir aux partis politiques et à leurs leaders pour défendre l’intégrité du territoire de notre pays ! » s'indigne un participant au rassemblement.
Les militants du front antiputsch ont exigé au cours de ce meeting le retour à l’ordre constitutionnel. Et pour y parvenir, un plan d’action est en cours de finalisation par les membres du Front uni pour la sauvegarde de la république et de la démocratie, créé ce dimanche.
Siaka Diakité, secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), principale centrale syndicale du Mali est membre  du Front. Il confie : « Nous sommes en train de préparer un plan qui va se finaliser dès ce soir. C’est un plan d’action. On dispose de moyens : nous avons les hommes, nous avons les intelligences, nous avons le courage, nous avons la volonté d’atteindre notre objectif. On va l’atteindre ».
Mais sans attendre ce plan d’action, au cours de ce grand rassemblement, des militants ont menacé : « Aujourd’hui, les jeunes sont mobilisés pour prendre l’ORTM, l’office de radio-télévision du Mali qui appartient au peuple malien, pas à des militaires ».
Depuis ce lundi, la sécurité a été renforcée autour de l’Office radio télévision du Mali.
TAGS: AMADOU TOUMANI TOURÉ - MALI
FICHE PAYS :

Poème d’une femme à son amour Azawadien

Aujourd’hui je suis née,
Les années emportent avec elles joies et repentir, salvateur
Je ne saurais ne pas y croire ; avec confiance, car telle est ma foi,
Son pardon est autant d’espoir pour revivre en toi
Oh mon Azawadien de chaque instant,
Interminables, vaporeuses secondes qui ne s’échappent au temps que lorsque l’insouciance l’emporte
Tel un sillage dans l’horizon de l’espoir, revivant.
Il est là, grâce au très Haut
Et au fond de moi, comme une lumière sorti des abîmes
C’est ta peau, les rides stridées autour de tes yeux fixées lorsque tu replis ton silence,
Et plein de pudeur tu es,
C’est cela qui gise dans mon sang.
Ne comprennent ils donc pas ? ; Ton peuple est fait de cette chair ;
De ce crie interminable et noble crissant sous ces montagnes grisantes
Pierres d’un autre monde.
Aucune force ne peut le retenir,
Il est désormais scellé, son destin murmuré à la discrétion du vent.
Ton Adrar est mon repos, sa poussière dans mes yeux, je le respire
C’est ton ombre que je vois, ton parfum sué que j’hume à chaque aube que Dieu veut bien faire naître à moi
Oh mon Azawadien !
Honnête et fier, vas vers ta liberté !
Je prierai pour toi.
Qu’elle te gagne et te remplisse de ce jour nouveau,
Poursuis ton histoire !… De tous les temps.
L’honneur est déjà là, en creux de chacun de tes gestes,
Cette liberté nichées dans tes mains,
Comme l’eau surgissant des veines de la terre.,
Qu’elle te rappelle qu’une femme venue de loin… de l’Est
À chaque respiration ; cette grâce invisible que Dieu lui procure,
Cache précieusement son amour
Dieu Seul et l’Azawad entier en sont témoin !

Walet Azawad

Déclaration d'Adhésion et de Soutien des Arabes au MNLA

Depuis son siège, par la voie de son président M. Moulay Abdoul Malik Haidara l’association SMNLA (soutien au Mouvement National de Libération de l’Azawad), qui regroupe la plupart des Jeunes Arabes et Cadres Intellectuels de l’Azawad réaffirment leur soutien ferme et catégorique au MNLA dans la lutte commune qui est sans équivoque la libération de l’Azawad.
Dès le début de la lutte, SMNLA s’est engagé dans des campagnes de sensibilisations pour qu’ensemble tous les azawadiens confondus noirs ou blancs aient la même vision pour un azawad libre indépendant et prospère. La dernière assemblée SMNLA ténue en mis mars a regroupé toutes les couches sociales de l’Azawad ainsi que les notabilités parmi lesquels on peut citer son excellence M. Hamma Ag Mahmoud ainsi que ledoyen M. Ahmed Ould Sidi Mohamed.
Nous sommes de corps et âme avec nos braves combattants qui sont sur le front pour défendre notre cause jusqu’à la libération total de l’Azawad.
Que Dieu bénisse l’Azawad AMEN !

Nouakchott -19/03 /2012
Mr. Moulay Abdoul Malik Haidara