mercredi 24 décembre 2008

L’ONU affirme travailler à la libération de Canadiens disparus


http://www.avenirdelest.com/Canada-24-12-08
mercredi 24 décembre 2008, par temoust

Robert Fowler, envoyé extraordinaire de l’ONU au Niger depuis juillet, son adjoint, Louis Guay, et leur chauffeur manquent toujours à l’appel.

ORGANISATION DES NATIONS UNIES - L’Organisation des Nations unies (ONU) a affirmé qu’elle travaillait avec les gouvernements du Canada, du Niger et d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest pour obtenir la libération de trois hommes enlevés, dont un diplomate canadien.

Robert Fowler, envoyé extraordinaire de l’ONU au Niger depuis juillet, son adjoint, Louis Guay, et leur chauffeur manquent toujours à l’appel. La semaine dernière, des rebelles touareg appartenant au Front des forces de redressement ont indiqué avoir enlevé quatre personnes, dont M. Fowler, le 15 décembre.

Des porte-parole onusiens ont confirmé que la voiture de M. Fowler avait été retrouvée abandonnée à environ 150 kilomètres au nord-est de Niamey, la capitale du Niger.

Mardi, la porte-parole adjointe de l’ONU Marie Okabe a indiqué que son organisation et les gouvernements canadien et nigérien travaillaient en proche partenariat et avec d’autres acteurs régionaux pour rétablir la situation.

Mme Okabe a dit que l’ONU utilisait toutes les ressources appropriées pour obtenir davantage d’informations sur cette affaire et obtenir la libération des trois hommes.

Elle a ajouté que l’ONU n’allait pas commenter ou publier d’information qui pourrait compromettre ces efforts et mettre en danger la sécurité des trois hommes.

Le Front des forces de redressement est un groupe faisant partie d’une insurrection plus grande menée par le peuple nomade touareg dans la région désertique du nord du Niger.

NIGER Sarkozy comme facilitateur d'Areva


LA LETTRE DU CONTINENT - 24/12/2008
NIGER
Sarkozy comme facilitateur d'Areva
Malgré la présence d'Anne Lauvergeon au 50e anniversaire de l'indépendance du Niger, le groupe Areva n'a toujours pas signé pour le gisement d'Imouraren.

mardi 23 décembre 2008

Anne Lauvergeon interpellée

Les Verts saisissent l'autorité de la pub d'AREVA

AFP
23/12/2008

Les Verts ont déposé aujourd'hui une requête contre Areva auprès du jury de déontologie de l'Autorité de régulation de la publicité (ARPP), demandant d'interdire "l'utilisation par l'entreprise de la signature: +Areva, l'énergie au sens propre+".

Pour les Verts, cette signature "est conçue pour tromper le public en lui faisant croire que l'énergie nucléaire est propre, de l'extraction de l'uranium au retraitement de déchets", selon un communiqué aujourd'hui.

Par ailleurs, pour eux, ce slogan laisse penser que "le nucléaire est une énergie propre, terme communément employé pour les énergies renouvelables" et "pas approprié pour l'atome".

Les Verts "demandent au jury de déontologie de l'ARPP qu'il interdise à Areva d'utiliser cette signature, qu'il lui ordonne de retirer tous les supports sur lesquels elle se trouve".
Ils demandent enfin que "le jury rappelle à l'ordre l'agence de publicité qui a conseillé à Areva cette stratégie de communication qui est une véritable escroquerie intellectuelle".

L'industrie nucléaire électrique française "produit annuellement 1.200 tonnes de déchets rien qu'en France", font valoir les Verts pour qui "ces déchets sont très dangereux et radioactifs - pendant plus de 100.000 ans pour certains d'entre eux".

L'énergie nucléaire "n'est pas non plus une énergie renouvelable, puisque l'uranium est nécessaire à son fonctionnement". Or, soulignent les écologistes, "les ressources en uranium sont limitées, et ses conditions d'extraction, au Niger par exemple, sont loin d'être moralement très +propres+".

ACTION CONTRE LES PILLAGESD'AREVA AU NIGER ET DE L'AFRIQUE LE MANDAT D ARRET

Video du jour/Issikta N'Cure salut!! Tihoulawene N'Ayitma

L’Afrique du nord à Tripoli pour préparer la création de la force de réserve de l’UA


SS/daj/fss/mn/APA-22-12-2008
mardi 23 décembre 2008, par temoust

L’Afrique du nord à Tripoli pour préparer la création de la force de réserve de l’UA

APA - Tripoli (Libye) Les modalités de mise sur pied d’une force de réserve de l’Union Africaine sont à l’ordre du jour d’une réunion des ministres de la Défense des pays d’Afrique du nord, qui s’ouvre ce lundi à Tripoli, en Libye.

Cette rencontre, la deuxième du genre, doit permettre aux pays membres de démontrer leur capacité à constituer un groupe intégré et à s’acquitter de leurs responsabilités sur le continent, comme ils le font dans d’autres domaines, indique-t-on de source officielle.

Au cours de leur première réunion, qui a eu lieu le 16 novembre dernier à Tripoli, les chefs d’état-major des pays d’Afrique du Nord avaient approuvé un protocole d’entente pour autoriser les pays de la région à intégrer la force de réserve et à devenir une des composantes des institutions pour la paix et la sécurité de l’Union Africaine.

SS/daj/fss/mn/APA 22-12-2008

Sortie du DVD-ROM : "Des peuples Autochtones Francophones en mouvement"


mardi 23 décembre 2008, par temoust

"Des peuples Autochtones Francophones en mouvement"

Une co-production GITPA/UNESCO avec la Coordination Autochtone Francophone, et le soutien de l’Union Européenne, le Réseau DIALOG et IWGIA.

Le DVD-ROM est construit en trois parties. Dans chacune, le lecteur trouvera des documents de référence qu’il pourra télécharger par simple click, des invitations à aller plus loin en cliquant sur les sites Internet des organisations qui traitent de questions autochtones, du texte à lire, des images et 3 heures et demi de montages audiovisuels à découvrir.

- Autochtones francophones : neuf dossiers introduisent les peuples et régions des délégués autochtones, les textes qu’ils ont présentés à l’occasion du Congrès ainsi que les interviews et séquences vidéos qui leur donnent la parole. En complément, sont fournies des informations relatives à leur identité, à leur histoire, à leur langue, à leur culture, au contexte sociopolitique ainsi qu’aux organisations dont ils se sont dotés afin de prendre en main leur destinée.

- La CAF à l’ONU resitue la création de la CAF dans l’histoire du mouvement international des peuples autochtones. L’ONU a su ouvrir ses portes pour que les autochtones puissent faire entendre leurs voix. Ils ont été soutenus par des organisations non gouvernementales qui se sont engagées pour défendre leur cause en leur servant dans les premiers temps de porte-parole, puis en leur fournissant une assistance technique ou juridique, et aujourd’hui en travaillant avec eux. Une chronologie montre comment la construction des organisations autochtones va de pair avec l’adoption de normes internationales de droits et la mobilisation d’organisations de soutien, à des moments clés.

- Les ateliers d’Agadir évoquent les grandes questions qui ont été débattues à Agadir :

1-Le premier atelier « Identité, langue, éducation et culture » fait ressortir la difficulté de préserver l’identité individuelle (noms personnels) ou collective (auto désignation) face aux systèmes juridico-politiques dominants. La même difficulté prévaut pour les langues autochtones, confrontées aux langues majoritaires.

2-Les questions relatives à la « Terre, au Territoire, à l’Environnement, à l’usage des Ressources naturelles » ont donné lieu à un second atelier. A notamment été abordée la protection de ces espaces de vie auxquels les autochtones sont unis, face aux emprises de la société dominante, des firmes transnationales, au développement des pollutions et maladies et au changement climatique.

3-Un troisième atelier sur « la Gestion pacifique des conflits » aborde un aspect très sensible de la condition actuelle des peuples autochtones, celui de la multiplication des conflits qui les affectent et de la difficulté d’y trouver des solutions pacifiques. Plusieurs causes sont identifiées et des voies de négociation possibles sont examinées à partir d’exemples concrets.

- En savoir plus

Le DVD est distribué aux organisations autochtones qui en font la demande à l’adresse courriel suivante : gitpa.iwgiafrance@wanadoo.fr, en ayant soin d’indiquer le nom et l’adresse postale du destinataire pour l’envoi.

Robert Fowler’s disappearance : The French connection


Carolyn Lebel, National Post -20-12-08
mardi 23 décembre 2008, par temoust

Robert Fowler and Louis Guay, two respected Canadian diplomats, along with their driver, were reported missing in Niger on Sunday, when their vehicle was found abandoned on the outskirts of the country’s capital, Niamey. So far, scant details are known about the disappearances. But the incident is likely connected to the ongoing Tuareg rebellion in the uranium-rich northern part of Niger — a conflict that Mr. Fowler, as UN special envoy to the country, was trying to resolve.

I learned quite a bit about Niger’s civil strife a month ago, when I met a Tuareg activist named Issouf ag Maha here in France.

Ag Maha, who is in his 40s, grew up with a traditionally nomadic way of life. While he was chosen amongst his siblings to pursue an education, he returned to his Tuareg roots when he was 14. He fondly recalls the four years he spent as a goat and camel herder in the Saharan desert. Since then, he has become an agronomist and a mayor. In recent years, he initiated an organic movement, training nomads-turned-farmers in the practice of replacing expensive chemical fertilizers with compost made of hay and goat droppings.

But in 2007, uranium prices soared in response to the revived interest in nuclear power and its promise of clean, abundant, low carbon energy. Niger parcelled off a significant portion of the country’s Tuareg region and offered licenses for uranium exploration. In response, a Tuareg-led rebel group, the Niger Movement for Justice (MNJ), took up arms. When the government declared a state of emergency in the region on August 25, 2007, ag Maha joined the MNJ’s political arm in France.

Over 100 research and exploration licenses have been issued to international mining companies from around the world, notably from China and Canada. Increasingly, Niger’s uranium business is encroaching on the increasingly sparse grazing land available to impoverished Tuareg nomads. Like similar local rebel groups in Sudan, Nigeria and other parts of the developing world, MNJ demands that a share of revenues and jobs generated by resource extraction be directed to locals.

Clad in a traditional Tuareg robe and veil, ag Maha addressed a full auditorium in a trendy quarter of Paris on Oct. 25, speaking poignantly of the threat to his people and their traditional way of life. "The death of a community is not purely biological, although people are dying in the process," he said. "When a community loses its way of life, its means of subsistence, its culture, it ceases to exist as such."

France has a special connection to the Tuareg plight. The country, which is heavily reliant on nuclear energy, continues to import 30% of its uranium at discount rates from Niger, a former colony.

Areva, the French nuclear conglomerate, had come to enjoy a monopoly on mining Niger’s uranium ore (commonly referred to as "yellowcake") for over 40 years. The company denies charges by a French body, the Independent Research and Information Commission on Radioactivity (CRIIRAD), that the company’s operations, including mountains of radioactive waste left in the open desert, have been harmful to the region’s fragile ecosystem and to the health of locals. But the fact remains that one of only two nonrenewable groundwater sources in the desert region is two-thirds depleted, and what remains is contaminated.

In France, ag Maha has established a non-profit aimed at raising public awareness of the plight of his people. He has just published his second book, Touareg, le destin confisque (The stolen destiny of the Tuareg).

True to his nature, the nomad travels. One of ag Maga’s many trips included a visit to the United Nations last year. At the time, ag Maha felt that nothing concrete had come of his visit. But in July, UN Secretary General Ban Ki-moon discretely named Fowler a special envoy to Niger in an effort to calm escalating tensions among Tuareg rebels, the Niger government and mining companies.

Ag Maha says he met the UN envoy in September. "Fowler was working to bring peace to Niger," he notes. This is one thing that the two men share in common.

clebel@gmail.com - Carolyn Lebel is a Canadian Freelance Writer based in Paris.

Niger: une semaine après, aucune trace de Robert Fowler et Louis Guay


16 déc. 2008

LAGOS (AFP) — Une semaine après leur disparition près de Niamey, on est toujours sans la moindre nouvelle des deux diplomates canadiens Robert Fowler et Louis Guay, alors que les autorités nigériennes ont déployé des grands moyens pour tenter de les retrouver.

L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Niger et son assistant sont portés manquants depuis dimanche soir.

Selon un haut responsable nigérien qui a requis l'anonymat, "l'enquête se poursuit" pour retrouver les deux hommes qui ne sont jamais revenus d'une excursion dans une mine d'or exploitée par une compagnie canadienne, la Semafo, à l'ouest de Niamey.

"Oui ils sont bien venus ici", avait confirmé vendredi à l'AFP le responsable canadien de la mine, Daniel Careau.

"Toutes les dispositions ont été prises. La zone de la disparition, mais aussi une partie du nord du pays, sont ratissées par les forces de défense et de sécurité", a précisé le même officiel gouvernemental.

Des brigades fluviales sondent également les eaux du fleuve Niger dans la région de la disparition.

Le 14 décembre, les deux diplomates avaient apparemment profité du week-end pour aller visiter une mine d'or à Samira, sur la rive droite du fleuve, et avaient emprunté un bac pour le traverser. C'est à leur retour qu'ils ont mystérieusement disparu avec leur chauffeur nigérien.

Leur voiture, marquée du signe reconnaissable du Pnud (programme des Nations unies pour le développement) a été retrouvée lundi dernier, moteur allumé et portières ouvertes, à une quarantaine de km de Niamey, une zone pourtant généralement sûre.

"On n'a rien de concret, toutes les recherches sont pour l'instant vaines. Aucune des pistes allant de l'enlèvement crapuleux ou politique n'est négligée, mais à ce jour, aucune n'a été concluante", a poursuivi le même haut responsable.

"Un Etat-major multisectoriel de crise", composé de représentants de l'armée, police, gendarmerie, Forces nationales d'intervention et de sécurité (Fnis), a été mis sur pied pour coordonner les recherches.

L'ambassadrice du Canada en poste à Abijdan, Isabelle Massip, qui a également compétence sur le Niger, se trouve à Niamey depuis quelques jours, a-t-on par ailleurs appris auprès de la mission diplomatique en Côte d'Ivoire.

Depuis l'annonce de leur disparition par le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement Mohamed ben Omar, le mystère ne fait que s'épaissir. A commencer par la nature du séjour de M. Fowler: mission officielle ou visite privée?

En annonçant la disparition, M. ben Omar avait indiqué que M. Fowler était arrivé le 11 décembre après avoir sollicité une invitation des autorités pour assister aux festivités du cinquantenaire de la république du Niger à Tillabéri (ouest de Niamey). C'est dans cette région que les deux diplomates ont disparu.

Or vendredi dernier, l'ONU a affirmé le contraire et parle d'une "mission officielle de l'ONU". (Il) est l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Niger et à ce titre chargé de s'occuper de tous les problèmes humanitaires et de régler le conflit avec la rébellion" touareg, avait affirmé à l'AFP Modibo Traoré, le chef du bureau de Coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) au Niger.

M. Traoré avait précisé que dès le lendemain de son arrivée, M. Fowler s'était entretenu avec les ministres de l'Intérieur, Albadé Abouba, et de la Justice, Dagra Mamadou.

Depuis 2007, le Niger est confronté à un groupe rebelle touareg dans le nord, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), en pleine zone d'extraction de l'uranium. Mais officiellement, Niamey n'a jamais sollicité la médiation de l'ONU avec les rebelles, dont il qualifie les chefs de "bandits armés et de trafiquants de drogue".
Hébergé par alt=
Copyright © 2008 AFP.

Marche de soutien au président nigérien:le grand folklore


Cheick Beldh’or SIGUE-LE PAYS-Ouagadougou-22-12-08
mardi 23 décembre 2008

Une grande tragi-comédie se joue au Niger, pleine de bruits et mettant en scène des acteurs mal inspirés, qui donnent franchement plus à pleurer qu’à rire. Les nouvelles en provenance de Niamey sont inquiétantes. Inquiétantes pour la démocratie au Niger, et très peu rassurantes pour la stabilité du pays.

Récemment encore, une foule bruyante de manifestants a donné de la voix dans les rues de la capitale nigérienne pour demander au président nigérien, Mamadou Tandja, de se porter candidat pour la troisième fois consécutive, à la présidence de la République. Toute une agitation portée par la conviction de gesticulateurs selon laquelle deux mandats, ce n’est pas suffisant pour leur champion. Ce président aurait déjà fait des preuves telles qu’il faudrait l’inciter à ne pas s’arrêter en… si bon chemin. Les chantiers à achever sont encore nombreux mais on peut toujours compter sur "l’homme de la situation" qu’est Tandja. En somme, on ne doit pas changer une équipe qui gagne !

Pur folklore que tout cela ; du déjà-vu sur le continent ! Quant aux raisons invoquées par les manifestants pour demander à Tandja de prolonger le contrat passé avec le peuple nigérien, rien de nouveau non plus : argument spécieux dont ne peut que douter de la sincérité de ses auteurs. De fait, qui dit qu’au-delà de ce mandat supplémentaire et d’un autre peut-être encore, il aura achevé tous les chantiers du Niger et réussi à combler les immenses attentes du peuple nigérien ? Et au cas où il viendrait à remplir cette mission au terme d’un troisième mandat, qui dit que Tandja ne sollicitera pas un quatrième mandat et peut-être un cinquième, au motif que de nouveaux défis se présentent au Niger ?

Dans ce pays rongé jusqu’à la moelle par la pauvreté, où tout reste prioritaire, autant dire que les chantiers du développement s’annoncent innombrables. Mamadou Tandja se ferait alors le devoir de rester le plus longtemps possible aux affaires pour les réaliser tous. Pourtant, le dirigeant nigérien, comme tous ses homologues africains prétendument irremplaçables, devraient se convaincre de cette vérité pour le moins immuable : le cimetière est plein de gens indispensables. Aussi y a-t-il toujours quelqu’un de bien meilleur que soi, qui n’attend seulement qu’on lui ouvre la voie pour pouvoir exercer ses talents.

Dans tous les cas, ce qui est bon pour soi, l’est très probablement aussi pour les autres. L’exercice du pouvoir devrait donc s’apparenter à une course de relais où le coureur, après avoir fait son tour de piste, passe le témoin à un autre. Mais, sur le terrain politique africain, même deux tours de piste ne suffisent apparemment pas pour essouffler le candidat, qui en redemande toujours plus. C’est une honte pour l’Afrique dont les fils se voient généralement privés d’alternance politique. Ils auraient été libres qu’ils préféreraient l’arrivée de nouvelles têtes en politique, à l’installation de la routine et aux longs règnes qui débouchent généralement sur le chaos. Quittez les affaires avant qu’elles ne vous quittent !

L’Afrique regorge de suffisamment d’exemples de chefs d’Etat qui, en tenant coûte que coûte à s’accrocher au pouvoir, ont fini, pour les plus chanceux d’entre eux, par récolter les fruits amers de leur aveuglement. Qu’est devenu le président général nigérien Ibrahim Baré Maïnassara, celui-là même à qui on reprochait de vouloir torpiller la démocratie au Niger à des fins de confiscation du pouvoir ? Pour tout cela, Mamadou Tandja devrait savoir que le malheur n’arrive pas qu’aux autres. S’il tient à achever les chantiers entamés, qu’est-ce qui l’empêche de se trouver un successeur au sein de son parti, qui poursuivra son oeuvre ?

En tout état de cause, l’Etat doit rester une continuité. Il n’y a qu’en Afrique qu’on peut voir le triste spectacle de peuples instrumentalisés, dont la misère et l’obscurantisme sont exploités à fond par des pouvoirs. Des pouvoirs qui savent toujours compter sur les comportements non éclairés des mêmes peuples quand sonne l’heure des grands enjeux.

Et c’est ainsi que l’Afrique continuera, pour longtemps encore, à faire du surplace. Quel séisme cela créerait-il si le président américain George Bush demandait, au terme de ses deux mandats, une rallonge pour résoudre définitivement la crise financière dont il a été le principal artisan, et dont les répercussions continuent d’être ressenties à travers toute la planète ?

En tous les cas, ce grand folklore visant à amener Mamadou Tandja à rester encore et encore au pouvoir est une menace réelle pour la démocratie au Niger. Une menace face à laquelle la communauté internationale et l’Union africaine restent sourdes. Comme si elles attendaient que le pire se produise avant de ressortir une de leurs chansons favorites : non aux coups d’Etat ; oui à un rapide rétablissement de l’ordre constitutionnel !

Par Cheick Beldh’or SIGUE

Troubles et instabilité au Mali, au Niger et en Mauritanie : Turbulences aux frontières


Rabah Beldjenna -El Watan-22-12-08

mardi 23 décembre 2008, par temoust

En dépit des efforts et des trésors de diplomatie déployés pour instaurer une stabilité durable au Sahel, l’Algérie continue de faire les frais des innombrables turbulences politiques et sécuritaires que connaissent ses voisins du sud. C’est le cas du Mali qui fait une nouvelle fois face à une résurgence de la rébellion touareg et de la Mauritanie dont la jeune démocratie est actuellement mise à mal par les militaires. Le Niger, connu pour avoir des gisements d’uranium considérables, suscite pour sa part les plus folles convoitises. Situation qui risque de précipiter ce pays dans le chaos. Un chaos qui n’irait pas sans maintenir la bande du Sahel dans un état de tension récurrent.

Ibrahim Ag Bahanga rouvre les hostilités

Ibrahim Ag Bahanga a finalement exécuté sa menace de reprendre les hostilités au nord du Mali. Alors qu’on croyait que la paix était rétablie entre les rebelles touareg et l’armée malienne, voilà que les hostilités ont repris de plus belle entre les deux parties dans la région de Nampala, située à 500 km au nord-ouest de Bamako. Le souhait de tous les pays de la région sahélienne de voir le nord du Mali renouer durablement avec la paix semble ainsi une nouvelle fois contrarié. Des combats ont, en effet, opposé samedi des rebelles touareg à l’armée malienne dans la matinée et ont fait samedi 9 morts et 12 blessés dans les rangs des militaires maliens et 11 morts et de nombreux blessés parmi les assaillants, selon des sources officielles maliennes. Une source au sein du groupe rebelle d’Ag Bahanga fait état, pour sa part, de « plus de 20 militaires tués ». Alors qu’une ONG étrangère a affirmé de son côté que « le chiffre fourni par les rebelles n’est peut-être pas faux, mais il faut retenir que les personnes tuées qu’ils évoquent sont des militaires mais aussi des civils ». Cette source parle d’au moins cinq civils maliens tués lors de ces combats. Tout a commencé lorsqu’un poste militaire malien à Nampala (500 km au nord-est de Bamako) a été attaqué par un groupe armé non identifié. Cette action meurtrière avait immédiatement été attribuée par des autorités sur place au groupe de rebelles touareg dirigés par Ibrahim Ag Bahanga, comme la plupart des actions qui ont mis à mal, depuis août 2007, l’accord de paix signé à Alger en 2006. Ce qui a été confirmé par une source proche d’Ag Bahanga, qui a déclaré à une agence de presse : « Lors de notre attaque, nous avons pris le dessus parce que nous nous sommes préparés. Il y a eu dans les rangs de l’armée plus de 20 morts. Nous le regrettons, mais c’était eux ou nous. De notre côté, nous avons des blessés. »

Le ministère de la Défense malien a, quant à lui, évoque dans son communiqué des « assaillants » liés au trafic de drogue. « Le poste militaire de Nampala a été attaqué par une bande liée aux narcotrafiquants. Bilan : côté des forces armées et de sécurité 9 morts et 12 blessés ; côté des assaillants 11 morts et de nombreux blessés », a-t-il déclaré. Un responsable du ministère, interrogé par l’AFP, a affirmé que ce vocable était utilisé parce que les « assaillants » étaient venus à bord de véhicules formellement identifiés comme ceux appartenant à des trafiquants de « drogue ». Par ailleurs, une source indépendante dans la région a annoncé que des « civils » avaient trouvé la mort. « Je crois que c’est juste de dire qu’il y a au moins 20 militaires et civils tués par les assaillants », a déclaré cette source. « Les assaillants venus à bord d’une quinzaine de véhicules sont repartis sans avoir été arrêtés », a précisé une source administrative à Nampala, assurant qu’ils avaient pris des « otages ». « C’est d’abord avant tout une attaque surprise. Ils (les rebelles) avaient un avantage certain au début, avant que les soldats maliens ne ripostent », a estimé un conseiller municipal de la zone.

« Personne ne pourra diviser le Mali »

Ce qui est certain c’est que Ibrahim Ag Bahanga a été identifié comme étant le « cerveau » de cette opération qui intervient à moins d’une semaine après que le président malien, Amadou Toumani Touré, ait invité les groupes rebelles touaregs à « faire la paix ». « Je suis formé pour faire la guerre, mais je préfère la paix. J’invite mes frères qui sont dans les montagnes (rebelles) à venir faire la paix », avait-il dit lors d’un déplacement dans le Nord. Samedi, le président a appelé au « calme » et à « l’unité nationale », avant d’affirmer : « Personne ne pourra diviser le Mali. » Selon des observateurs, ces hostilités sont l’initiative de « faucons » au sein des groupes rebelles qui accusent le gouvernement de « traîner » dans l’application de l’accord d’Alger de 2006. Cet accord stipule que les Touareg ne doivent plus réclamer l’autonomie de leur région, tandis que Bamako doit accélérer le développement des régions du Nord. Mais Ag Bahanga, le plus radical des chefs de groupes rebelles, demande depuis fin août 2007 que l’armée allège son dispositif dans la zone de Tinzawaten, à la frontière avec l’Algérie. Enlèvements et attaques armées, attribuées pour la plupart au groupe de rebelles dirigé par Ibrahim Ag Bahanga ont depuis cette date mis à mal l’accord d’Alger. Le groupe de Bahanga avait notamment enlevé une cinquantaine de personnes, les dernières ayant été libérées début mars après une intrusion inattendu de Tripoli dans le dossier malien. Le chef rebelle se plaint régulièrement du redéploiement progressif de l’armée malienne dans l’extrême nord du Mali, zone carrefour de nombreux trafics situés à plus de 2000 km au nord de Bamako. Le dernier accord établi sur l’arrêt des hostilités dans le nord du Mali entre les représentants du gouvernement malien et ceux de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, représentant les principaux groupes rebelles touareg, remonte à juillet dernier à Alger. Mais ce jour-là, le groupe dirigé par Ibrahim Ag Bahanga n’était pas présent.

Ag Bahanga, qui affichait à cette époque son désaccord, se serait retiré en Libye d’où il avait menacé justement de reprendre ses hostilités. Et le fait que les autorités maliennes n’aient pas répondu favorablement à sa demande qui les invitait à venir renégocier avec lui en Libye, Ibrahim Ag Bahanga, qui tenait en otage quatre officiers, avait menacé de reprendre les hostilités. Depuis ce pays, Ag Bahanga avait aussi imposé aux autorités maliennes de négocier, sous la médiation libyenne, le sort des quatre officiers de l’armée qu’il garde d’ailleurs jusqu’à ce jour. Cette prise de position du chef de l’ATNMC, à ne pas en douter, serait appuyée par la diplomatie libyenne qui, dit-on, cherche à élargir sa profondeur stratégique au Sahel. La Libye avait certes joué un rôle-clé dans la libération en mars 2007 de 22 parmi les otages détenus par un groupe de rebelles touaregs, des militaires qui avaient été enlevés fin août 2007 dans le nord-est du pays, comme signe de bonne volonté pour rétablir la paix. A signaler que la dernière libération d’otages en date a eu lieu au début de septembre dernier lorsque le groupe du chef rebelle touareg, Ibrahim Ag Bahanga, avait remis en liberté quarante-quatre militaires maliens. Si cette libération a été perçue comme une avancée certaine vers la paix, des points d’ombre demeurent toujours, notamment en ce qui concerne la volte-face du chef rebelle pendant que les négociations se déroulaient à Alger. Une volte-face qui commence aujourd’hui à être un peu plus visible et qui risque peut-être d’être encore porteuse de grandes incertitudes.

Par Rabah Beldjenna

lundi 22 décembre 2008

/NIGER/Le Niger au classement des « top 10 » des crises humanitaires


Lundi 22 décembre 2008

Le NIGER est encore classé au "top 10" des crises humanitaires, par MSF (Médecins Sans Frontières), mais "vous n'êtes pas obligés de les croire !"

MSF / Le classement des « top 10 » des crises humanitaires fait état d’une insécurité grandissante et de besoins de santé négligés
PARIS, France, 22 décembre 2008/African Press Organization (APO)/
Le classement des « top 10 » des crises humanitaires fait état d’une insécurité grandissante et de besoins de santé négligés Déplacements de civils massifs et forcés, violence et besoins médicaux non satisfaits en République démocratique du Congo, Somalie, Irak, Soudan et Pakistan, ainsi que des urgences médicales négligées au Myanmar et au Zimbabwe, figurent parmi les pires urgences humanitaires et médicales au monde, a révélé ce jour l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) dans sa liste annuelle des crises humanitaires. Ce rapport souligne les difficultés majeures à porter assistance aux personnes touchées par un conflit. Figurent également sur la liste, le manque d’attention général porté à la prévalence croissante de co-infection VIH-tuberculose et la nécessité cruciale de déployer de plus en plus d’efforts dans le monde pour prévenir et traiter la malnutrition infantile, cause sous-jacente de la mort de cinq millions d’enfants par an. « En travaillant aux avant-postes des zones de crise partout dans le monde, les équipes médicales de MSF sont les témoins directs des conséquences médicales et psychologiques de la violence extrême, des déplacements et des maladies négligées (qui peuvent pourtant être traitées) et des besoins de santé, » a déclaré le Dr. Christophe Fournier, président du Conseil international de MSF. « Dans certaines régions, MSF est l’une des seules organisations indépendantes à assurer une assistance vitale, et nous avons donc l’énorme responsabilité non seulement de soigner les patients mais aussi de témoigner et de parler des souffrances intolérables et des besoins humanitaires de base — besoins le plus souvent largement ignorés. » Nombre de pays de la liste de cette année se partagent l’honneur d’illustrer parfaitement le rétrécissement constant de l’espace réservé à l’action humanitaire, rendant extrêmement difficile l’assistance aux populations les plus touchées et les plus vulnérables. MSF et d’autres organisations humanitaires travaillent désormais dans des situations de plus en plus risquées et dans des environnements généralement plus dangereux et menaçants. Dans des conflits hautement politisés et instables tels qu’en Somalie, au Pakistan, au Soudan et en Irak, MSF (en dépit de sa neutralité et de son indépendance) est limitée dans sa capacité à gérer directement les besoins médicaux qui continuent de croître de façon exponentielle. En Somalie, la recrudescence de la violence, y compris des attaques directes et des menaces à l’encontre des humanitaires, a obligé MSF à réduire certaines de ses opérations en 2008, et notamment à retirer son personnel international. Au Pakistan, des centaines de milliers de personnes ont fui les attaques aériennes et les bombardements lors d’une campagne de lutte contre l’insurrection dans le Nord Ouest du pays en début d’année. MSF, l’une des rares organisations humanitaires travaillant dans la région, a été obligée de réduire ses effectifs internationaux sur place suite aux menaces, attaques et enlèvements dont ont été victimes certains humanitaires dans le pays. Dans des pays comme le Myanmar et le Zimbabwe — où les gouvernements ne considèrent pas les soins de santé comme une priorité et accueillent les interventions des ONG avec suspicion — MSF et d’autres organisations sont soit limitées dans le type d’assistance qu’ils peuvent apporter, soit se retrouvent seuls face à des crises sanitaires de grande ampleur. Au Myanmar, où MSF est le principal fournisseur de traitement contre le VIH, des centaines de milliers de personnes meurent inutilement à cause d’une grave pénurie de traitement contre le VIH/sida pendant que le gouvernement ne fait pratiquement rien pour sa propre population. Les gouvernements ignorent la crise de la malnutrition infantile.
Au Niger, en 2008, le gouvernement a obligé MSF à mettre un terme à son programme de nutrition infantile dans la région fortement touchée de Maradi, où des dizaines de milliers d’enfants souffraient de malnutrition aiguë. En conséquence, ils n’ont pas reçu le traitement efficace qui avait déjà fait ses preuves. L’arrêt de nos activités est intervenu à un moment où les efforts visant à faire avancer la lutte contre la malnutrition dans le monde étaient plus possibles — et nécessaires — que jamais. « La réalité sur le terrain est que MSF et tous les humanitaires au sens large n’arrivent déjà pas à faire assez pour les populations qui ont un besoin vital d’assistance médicale, » rapporte le Dr. Fournier.
« Avec la publication de cette liste, nous espérons attirer davantage l’attention encore insuffisante sur les millions d’individus piégés dans des conflits et des guerres, touchés par des crises médicales, dont les besoins de santé immédiats et essentiels sont négligés et qui n’ont personne pour crier leur détresse. »
Cette liste est la 11ème du nom car MSF a commencé à publier le classement des « Top 10 » en 1998, année de la famine qui a dévasté le sud du Soudan, pratiquement passée inaperçue dans les médias américains. En s’inspirant du travail médical d’urgence de MSF, cette liste cherche à sensibiliser davantage le public sur l’ampleur et la gravité des crises qui sont traitées ou pas dans les médias. Les Médecins Sans Frontières apportent leurs secours aux populations en détresse, aux victimes de catastrophes d’origine naturelle ou humaine, de situation de belligérance, sans aucune discrimination de race, de religion, philosophie ou politique.
Contact : Emma Amadò MSFCH Communications Officer Tél. : +41 (22) 849 84 77 Portable : +41 (79) 286 69 92
Email : emma.amado@geneva.msf.org
SOURCE : Médecins Sans Frontières (MSF)

Non à l’arrogance d’Areva !


Rassemblement devant le siège de la société Areva à Paris
dim, 12/21/2008 - 21:20 — stephane

Non à l’arrogance d’Areva !

Dignité et justice pour le peuple Touareg !

Rassemblement devant le siège de la société Areva à Paris

Le rassemblement prévu devant le siège de la société Areva à Paris le 20 décembre 2008 a eu lieu comme prévu et s’est déroulé dans de bonnes conditions. Une centaine de personnes ont répondu à l’appel du Congrès Mondial Amazigh, des associations touarègues et amazighes ainsi que des organisations de défense des droits de l’homme. Le rassemblement a également bénéficié du soutien de la Fédération ‘Peuples et Régions Solidaires’ et des peuples qui la composent : Bretons, Occitans, Catalans, Basques…

Le rassemblement de protestation a duré 2 heures devant les portes massives d’Areva restées closes. Des drapeaux amazighs et les slogans de la manifestation ont été affichés sur la façade et sur les portes de la société.

Prenant la parole, Belkacem Lounes, Président du CMA a d’abord remercié tous les présents dont certains sont venus de loin. Il a ensuite rappelé les motifs de la manifestation : Dénoncer les propos haineux de M. D’arbonneau, cadre chez Areva et le silence de la direction de son entreprise, qui plus est, exploite l’uranium des Touaregs sans rien leur laisser sauf la radioactivité qui les tue à petit feu. L’Etat français est également interpellé parce qu’Areva est une entreprise française et parce que l’Etat français apporte un soutien inconditionnel au gouvernement nigérien qui pratique une politique raciste et violente à l’encontre des Touaregs.

Le Président du CMA dira ensuite qu’une lettre a déjà été adressée à Mme Lauvergeon, Présidente d’Areva pour exiger que sa société respecte réellement la dignité et les intérêts des populations touarègues. Le Président de la République française est également interpellé afin que les Touaregs ne soient pas sacrifiés sur l’autel des intérêts économiques de la France.

L’ONU, l’UE, l’UA seront également saisies pour faire valoir les droits du peuple Touareg. « La protection de ce peuple fragile et vulnérable est autant une exigence humaine que la nécessité imposée par le droit international » dira le président du CMA. Il appellera enfin tous les Amazighs et tous les défenseurs des droits humains à d’autres actions qui marqueront la détermination de tous à faire cesser les menaces qui pèsent plus que jamais sur le peuple Touareg.

M. Abdoulahi Attayoub, Président de l’association Temoust Survie-Touarègue, a de son côté rappelé que les Touaregs ne sont pas opposés à l’exploitation de l’uranium qui se trouve sur leurs terres. Ce qu’ils n’acceptent pas c’est d’être exclus du bénéfice de cette richesse. Il a ensuite insisté sur la nécessité de renouveler ce genre d’action jusqu’à ce que nos revendications soient entendues. Il a également appelé les Touaregs de la diaspora à s’unir car la situation qui prévaut dans le pays ne fait qu’empirer.

Il a donné rendez-vous à tous les présents et les absents à se retrouver autour d’autres initiatives prévues dès le début de l’année 2009.

Paris, le 21/12/2008

Le secrétariat du CMA

camarade tanja,pars !



Ton peuple n'en peut plus,tu as été son espoir,en son temps.Maintenant,il souffre de ta présence.IL faut savoir partir..Il n'y a que des groupuscules pour te soutenir,c'est dire qu'il ne reste plus personne derrière toi...Prends l'exemple d'obassanjo,aie ce courage (...)
Les arguments avancés pour te maintenir au perchoir frisent le riducule,notamment celui de l'insécurité qui a doublée sous ton mandat .T'as dit que la rebellion est anéantie (sic)alors pourquoi en fais tu un argument pour réclamer un sursis de trois ans ...Faut savoir partir à temps mon colonel.

L'Epingle

Hchicha soutien touareg contre/Areva



Source Saharamedia

Paris : Siting devant le siège de la société AREVA le 20/12/08 · 22 décembre 2008, 13:08

dimanche 21 décembre 2008

Porte-parole de l'Alliance du Nord pour le Changement



Hama Ag Sid'Hamad
Porte-parole de l'Alliance du Nord pour le Changement

« En dépit des déclarations d'Ahmani Toumani Touré, on assiste depuis septembre à un rejet du dialogue par les autorités maliennes. Aucun effort n'ést fait pour revenir à la table des négociations, au contraire, des milliers de militaires occupent le nord du Mali...».
Source /RFI

26/11/2008 08:12:06 - Jeune Afrique: L’uranium au cœur de la crise





26/11/2008 08:12:06 - Jeune Afrique:
L’uranium au cœur de la crise

L’arrestation, le 17 décembre, de deux journalistes d’Arte de retour d’un reportage dans le nord du Niger sur les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) a relancé la polémique sur le régime de Mamadou Tandja. D’autant que les Français, inculpés d’atteinte à la sécurité de l’État, ont rejoint en prison le correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka, détenu depuis le 20 septembre 2007 en raison de ses contacts – professionnels – avec la rébellion touarègue.

Celle-ci a frappé pour la première fois en février 2007, lors de l’attaque d’une caserne des Forces armées nigériennes, faisant trois morts. Depuis, de violents affrontements ont opposé l’armée régulière et les rebelles dans la région d’Agadez, où sont concentrés les gisements d’uranium, principale ressource du pays. Apparu en avril, le MNJ est constitué d’anciens rebelles touaregs actifs au début des années 1990. Dirigé par Aghali Alambo, le mouvement a repris les armes pour exiger que les populations de la région tirent enfin un meilleur bénéfice des richesses locales. Une première insurrection avait éclaté en 1990 et débouché, cinq ans plus tard, sur des accords de paix. Ceux-ci prévoyaient une large autonomie de gestion des zones touarègues et la reconversion socioéconomique des rebelles. Le vote à l’Assemblée nationale, en 2006, d’une loi allouant 15 % des redevances générées par les sociétés minières aux collectivités locales où est extrait l’uranium, et l’adoption d’un programme de démobilisation et de réintégration des ex-combattants n’ont pas suffit au mouvement, qui réclame l’application intégrale des accords de 1995.

Face à ces revendications, les autorités de Niamey font la sourde oreille. Le gouvernement s’obstine à nier toute résurgence rebelle et attribue l’insécurité qui règne dans le nord du pays à des « bandits armés, trafiquants d’armes et de stupéfiants ». La situation est donc bloquée, ce qui inquiète particulièrement l’Algérie, dotée d’une longue frontière commune avec le Niger, de même que les autres pays voisins. L’échec des tentatives de médiation venues du Burkina et de la Libye, que certains accusent de soutenir le MNJ, n’a fait que renforcer l’inquiétude dans la sous-région. L’ancien président mauritanien Ely Ould Mohamed Vall a d’ailleurs été sollicité par l’Union africaine pour jouer le rôle de médiateur.

Sur le plan économique, ce conflit a pesé sur les laborieuses négociations qui ont opposé Niamey à Areva, premier employeur au Niger après l’État. Suspecté un temps par Niamey de soutenir la rébellion, le groupe nucléaire français, qui exploite l’uranium nigérien depuis quarante ans, a finalement accepté d’acheter 50 % plus cher l’uranium produit par les mines de la Compagnie minière d’Akouta (Cominak) et de la Société minière de l’Aïr (Somaïr) en 2008 et 2009. De quoi alimenter la rancœur du MNJ… D’autant que l’accord passé avec le Niger donne le feu vert à Areva pour son projet d’exploitation du gisement d’Imouraren, dans le nord du pays. Avec un investissement de plus de 1 milliard d’euros, Imouraren constituera le plus grand projet minier jamais réalisé dans le pays, se plaçant au deuxième rang mondial des sites producteurs d’uranium avec près de 5 000 tonnes annuelles. Le yellow cake nigérien s’est en outre affranchi du quasi-monopole exercé par le groupe français : les autorités ont délivré ces deux dernières années des permis d’exploration à des sociétés chinoises, canadiennes et sud-africaines, notamment.

Aïr, l'armée s'en prend encore à des civils


Hier encore, les Fan étaient à Tigrimbaouine dans la vallée de Tidène. Elles ont procédé à des arrestations arbitraires comme de coutume depuis deux ans. L'armée a arrêté deux éleveurs : Algabid Kane kane Mustapha et Hounjourou Ahmed Abdoula. Elles ont aussi réquisitionné sans motif le véhicule du chef de groupement Iforas Mr Waïssane Almoustapha. Combien de temps encore le gouvernement nigérien perpétrera -t-il ces enlèvements et ces déportations sur des bases ethniques ? Combien de temps encore le gouvernement continuera-t-il ces pratiques d'un autre âge contre les Touaregs ? Combien d'exactions devront encore être commises pour que la communauté internationale réagisse ?


Collectif Euro-Saharien pour la paix.