mercredi 31 mars 2010

Niger : arrestation de Rhissa Ag Boula, dirigeant de la rébellion touareg


AFP 31-03-10

Niger : arrestation de Rhissa Ag Boula, dirigeant de la rébellion touareg
mercredi 31 mars 2010
AFP - le 31 mars 2010, 17h27

Rhissa Ag Boula, figure historique de la rébellion touareg au Niger, a été arrêté à Niamey, a-t-on appris mercredi de source policière.
"Rhissa Ag Boula a été arrêté mardi et écroué à la prison civile de Niamey", a indiqué à l’AFP une source policière qui a requis l’anonymat.
Le commandant Kindo Zada, un officier nigérien qui avait déserté l’armée pour rejoindre la rébellion touareg en 2007, a également été écroué, selon cette source policière.
La semaine dernière, les principaux chefs des trois mouvements armés touareg, y compris Rhissa Ag Boula, étaient arrivés à Niamey dans le but de rencontrer la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’Etat du 18 février.
Les rebelles touaregs nigériens ont déposé les armes en octobre 2009, après la médiation du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi. Celui-ci les avait appelés en mars 2009 à cesser les hostilités et à intégrer un processus de paix.
Niamey avait alors amnistié tous les rebelles touareg, à l’exception de Rhissa Ag Boula, condamné à mort par contumace en 2008 pour l’assassinat présumé d’Adam Amangué, un homme politique dans le nord du pays.
Ancien ministre de l’Artisanat et du Tourisme, M. Ag Boula avait été limogé en février 2004 puis incarcéré pour "complicité" de meurtre de M. Amangué en 2004.
Sa liberté provisoire avait été négociée en mars 2005 sous l’égide de la Libye, en échange de la libération de quatre otages -trois gendarmes et un soldat- capturés par d’anciens rebelles qui avaient mené plusieurs attaques pour obtenir sa remise en liberté.
Il avait fui le Niger après avoir bénéficié d’une liberté conditionnelle.
Depuis son exil, il a créé le Front des forces de redressement (FFR), un mouvement dissident du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ).

Trois autres personnes reconnues coupables de l’assassinat d’Adam Amangué ont écopé chacune de 20 ans de prison ferme et sont écrouées depuis quatre ans.


Commentaires:
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Niger : arrestation de Rhissa Ag Boula, dirigeant de la rébellion touareg

31 mars 19:31, par InGallois

Le CSRD joue avec le feu, attention Rhissa et Zada ne sont pas Nouhou Arzika et Moktar Kassoum.... Wallah, si vous ne voulez pas un grand desordre , libré ce gens avant qu’on se leve contre vous et là ça sera catostrophique pour Niamey......Ne fait pas du désordre un jeu pour vous....

source temoust

La junte militaire mets de l'ordre dans le pays.


La junte militaire mets de l'ordre dans le pays.

Après les amis de Tandja (une douzaine d'arrestation), la sécurisation de la capitale (quelques 600 arrestations), c'est autour de Rhissa ag Boula et de KINDO ZADA de faire les frais de l'opération mains propres !
Le nouveau ministre de la sécurité fait un peu de zéle et certains de se plaindre déjà auprès du président.
D'autres passent par dessus les vagues comme si de rien n'était, tel Mohamed ag ANACKO qui redevient l'éternel "conseiller du president de la république"...
Comme j'aime le redire, un ami touareg me disait il y a quelques années de celà, "nous autres touareg nous sommes minoritaires et le principal c'est que certains d'entre nous soient au pouvoir..."
Le principal c'est d'y être.
Ce qui explique que des anciens rebelles sont restés avec Tandja, que d'autres ont pris le maquis et la vie continue.
Suite dans les prochains épisodes.

Pellet Jean-Marc
Occitan Touareg

Espace sahélo-saharien : Mandat d’arrêt de Nouakchott contre un chef salafiste


B.D. Le Républicain, 31/03/2010

Espace sahélo-saharien : Mandat d’arrêt de Nouakchott contre un chef salafiste
mercredi 31 mars 2010



La libération de quatre salafistes au Mali en février dernier en échange d’un otage français d’Aqmi, Pierre Camatte, n’a pas fini de faire des vagues. Pour marquer sa détermination à traquer les narco-salafistes jusque dans leur dernier retranchement, l’Etat mauritanien vient de lancer un mandat d’arrêt international contre le chef de bataillon Khaled Abou El Abass Bel Mokhtar, alias Bellaouar. Un panier de grains de sable dans la machine de négociation malienne pour la libération des otages, quand on sait que de telles entreprises en direction de celui qui se trouve sur le banc des accusés seraient difficiles à comprendre de la part d’un Etat comme le Mali. Cet article de Points chauds online est assez explicite sur le développement actuel de l’affaire. Lisez !
La justice mauritanienne, chargée du dossier de la drogue, a émis un mandat d’arrêt contre Khaled Abou El Abass Bel Mokhtar, alias Bellaouar, chef du bataillon des « Moulethemines » (enturbannés), qui élit son domicile dans le grand Sahara, d’où il dirige ses opérations contre les ressortissants étrangers et les unités militaires des Etats de la région.
Le mandat d’arrêt contre Bellaouar, qui manifestement, reflète une plus grande perspicacité de Nouakchott à aller jusqu’à bout dans sa lutte contre le terrorisme, ce qui lui a valu d’ailleurs, une véritable brouille diplomatique avec Bamako, intervient suite à des accusations portées contre ce chef, dont sa participation à des actes terroristes commis ces dernières années sur des intérêts mauritaniens.

Cette décision des autorités judiciaires du pays a été prise, dans le cadre de l’imminent procès d’Oumar Sahraoui, premier suspect de l’enlèvement des trois otages espagnols sur le territoire mauritanien, le 29 novembre dernier. 


Des sources proches du palais de justice indiquent que le cerveau présumé du kidnapping des ressortissants espagnols,
Oumar Sahraoui, est apparu très abattu, après des enquêtes élargies et longues, menées conjointement par la police mauritanienne, en collaboration avec des experts déployés dans la région du Sahara.
Ce que les autorités mauritaniennes qualifient de grand succès sécuritaire, de nature à pousser davantage leurs actuels efforts de lutte contre le terrorisme vers l’optimum, pour mieux sécuriser le pays et les frontières. Ces dernières étant demeurées jusqu’à une date récente, un espace poreux, incontrôlable et très fréquenté par les réseaux de trafic de la drogue et par les terroristes dans leurs constants déplacements dans la région.

Les récents rapts des européens, dont les 3 espagnols, ont été jugés par des spécialistes du terrorisme des plus spectaculaires, avec des enlèvements faits en plein jour, dans le centre des Etats (sur la route Nouadhibou-Nouakchott), suivis de leur acheminement réalisé dans la plus grande discrétion, jusqu’au nord du Mali, soit un parcours d’environ 2 000 km en un temps record, sans éveiller le moindre soupçon des nombreux postes de contrôle.
Jusqu’à une date récente, plusieurs sources indiquent que les six otages étaient répartis entre deux groupes d’Aqmi, dont l’un est dirigé par Mokhtar Belmokhtar alias Bellaouar, qui fait aujourd’hui l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice mauritanienne. Nouakchott y parviendra-t-elle, sans le concours du Mali, qui envisage une relecture des accords de coopération entre lui et l’Algérie, mais surtout entre ce pays et la Mauritanie ?

Qui est Moktar Belmokhtar ?
Il est aujourd’hui le chef salafiste qui supervise la région comprise entre Tombouctou et le Nord de la Mauritanie et qui s’appelle Akla. On pense qu’il est venu au Mali vers les années 1997 et à l’époque il achetait les voitures. Personne ne soupçonnait qu’il allait être un redoutable émir salafiste. Il était, semble t-il, impliqué dans l’enlèvement par El Para des 34 otages occidentaux dont quatorze seront libérés au Mali en 2003. Plus tard, lui-même revendique le rapt des deux Autrichiens. Il semble que c’est lui qui détient aujourd’hui les deux Espagnols. Il fait partie avec Abuzeid de la zone 9 du GSPC qui va du Sud de l’Algérie au Nord du Niger, du Mali et de la Mauritanie. Agé de 34 ans, Belmokhtar a épousé une Arabe du Mali. Il est condamné à mort par contumace en Algérie et est présentement recherché par Interpol sous 28 noms différents.



B.D.

Tiken Jah fakoly - Le pays va mal

Mali - Ramata Diakite - Sirado

Arrestation de Rhissa AG BOULA chef du FFR à Niamey : quels enjeux se cachent derrière ?

Nous venons d'apprendre l'arrestation de l'ex ministre du tourisme et chef rebel Rhissa Ag BOULA à Niamey .
A noter qu'une vague d'arrestations se poursuit depuis queques jours à niamey visant les ex dignitaires du regime Tanja,et des centaines des "malfrats" d'après des sources du ministère de l'interieur.
L'arrestation de Rhisa Ag BOULA vient de nous être signalée par des sources à Niamey .Il serait ecroué à la prison civile de Niamey .
Comme tous les chefs des fronts ,il etait present dans la capitale  pour la poursuite des négociations entre Pouvoir et cadres de la resistance armée,au lendemain d'une amnesty octroyée par le pouvoir déchu de Tanja MAMADOU  sous la mediation du Colonel KADDAFI....à suivre

L'ex-otage français au Mali Pierre Camatte parle sur RFI


L'ex-otage français au Mali Pierre Camatte parle sur RFI
Reuters/Eric FeferbergPar RFI

Le Français Pierre Camatte a été l'otage d'al-Qaïda dans le désert malien durant 89 jours. Le 23 février, il a été libéré contre quatre membres du groupe terroriste. Aujourd'hui, il témoigne sur l'enfer qu'il a vécu. Et comme il parle sur RFI, il adresse aussi plusieurs messages à ses amis maliens. Des amis qui ne vont pas tous le rester.

RFI : Pierre Camatte, bonjour..
Pierre Camatte : Bonjour...
RFI : Ce qui frappe dans votre témoignage, c'est la dureté de vos quatre-vingt-neuf jours de captivité. Plusieurs fois, je crois, vos ravisseurs vous ont menacé de mort. Est-ce qu'ils avaient quand même pitié de vous quelquefois ?
P.C : J’ai subi, surtout au début, des séances d'intimidation avec des menaces de mort directes, à savoir le canon braqué sur moi en me disant : « ça c' est pour toi », ou des gestes mimant l’égorgement en disant : « voilà, ça c'est pour toi également ».
RFI : Ils vous ont fait des simulacres d'exécution ?
P.C : Non. Il n’y a pas eu de simulacre d'exécution. En revanche, de temps en temps des coups... Des coups qui venaient d'ailleurs toujours des mêmes personnes. Souvent, ces coups étaient donnés à l'insu des autres membres du groupe. Donc je me demandais tous les jours, surtout quand je voyais arriver ces deux personnes, quel allait être mon sort ? Et je craignais tous les jours pour ma vie. Il y avait des gentils si on peut les appeler comme ça, et des méchants.
RFI : Et est-ce qu'avec ces « gentils » vous avez pu échanger sur la religion, sur la politique…

P.C : C'était assez difficile d'échanger avec eux, d'abord peut-être parce qu'ils avaient une consigne de ne pas parler à l'otage. Mais par exemple, celui avec qui j'étais le plus en contact, c’était celui qui m'apportait le plus souvent à manger et à boire, le cuisinier. On avait l'occasion de discuter un tout petit peu en anglais. Une des questions qui revient très très vite quand on établit un contact, c'est : quelle est ta religion ? Moi, par conviction personnelle, je ne suis pas croyant donc je me suis rabattu sur les valeurs humaines et universelles.

RFI : Et ça, il comprenait ?
P.C : Il l’entendait. Mais très rapidement, on en revenait à l'islam. Et ce n’était pas tellement une discussion, c’était surtout un exposé qui démontrait l'obligation ou presque d'adhérer à l'islam pour être sûr de gagner le paradis.

RFI : Pour eux, il n'y a pas d'autres religions ?
P.C : Pour eux, la religion qu'ils pratiquent c'est la seule et la vraie religion.
RFI : Pas de respect pour le christianisme...
P.C : Non. On a parlé parfois de Jésus. Parce que Jésus est un de leurs prophètes, mais c’est tout. Il y a un qui m'a dit une fois, d’ailleurs ça m’a surpris, que Jésus avait soi-disant annoncé que lorsque Mahomet viendrait, il le suivrait et les chrétiens n'avaient en fait pas suivi cette voie. C’est sans doute une sorte d'interprétation, ça m’a surpris, je ne connaissais pas ça.
RFI : Quel était votre principal « tort » à leurs yeux ? Le fait de porter un prénom chrétien, Pierre, ou le fait d'être Français ?
P.C : Je ne parlerai pas de tort. Je parlerai plutôt d’avantage. L’avantage de m’avoir comme otage c'était d'avoir un Européen, puisque c’était la marchandise, la monnaie d'échange pour pouvoir récupérer soit une rançon, soit comme ça s’est passé pour moi, « des frères » comme ils les appellent.
RFI : Ils ne vous ont pas plus menacé parce que vous étiez Français ?
P.C : Pas du tout. Enfin, moi je ne l’ai pas senti en tout cas.
RFI : Alors, lors de certains regroupements, vos ravisseurs étaient nombreux, jusqu'à une trentaine je crois. Ils étaient très jeunes. Pourquoi s'étaient-ils lancés dans un tel combat très risqué ?
P.C : Au travers du peu de conversations que je pouvais avoir, j'ai quand même su qu’ils recrutaient plutôt par relation ou par famille. Et il me semblait qu’ils étaient tous arabophones et que la plupart devaient venir d’Algérie. Ce sont des jeunes qui n'ont pas de boulot. Peut-être aussi la perspective d'appartenir à un groupe al-Qaïda... Peut-être est-ce pour eux une référence dont ils peuvent tirer une certaine fierté.

RFI : Et le mot Ben Laden revenait souvent dans leur bouche ?
P.C : Non, non pratiquement pas. Tout au début, quand je leur ai demandé : « mais qui êtes-vous exactement ? », ils se sont identifiés comme Moudjahidine, al-Qaïda. Et puis à ce moment-là, en mimant les avions qui arrivaient sur les tours de New York, ils ont parlé de Ben Laden.
RFI : A quelques occasions, vous avez vu leur chef Abou Zayed. Quelle impression vous a-t-il fait ?
P.C : D'abord, je ne savais pas que c’était Abou Zayed, je l'ai appris seulement après ma libération, quand on en a parlé avec les personnes qui m’ont récupéré. C’est un petit bonhomme qui n’a absolument aucune prestance particulière, avec une petite barbichette, un peu rachitique si on peut dire mais on sentait quand même de la part des autres membres des équipes qu'il avait une autorité. Donc, il était un peu éloigné du reste du groupe et pour venir lui parler, c'était comme si il fallait entrer dans un bureau…
RFI : Il y avait des gardes autour de lui ?
P.C : Oui, il avait souvent une ou deux personnes qui étaient avec lui. Et puis il était toujours dans des documents devant lui ou sur son téléphone satellitaire à Touria. Maintenant, l'impression qu’il m'a faite, c’est l’impression de quelqu'un qui voulait simplement des renseignements. Parce qu’il a procédé à des interrogatoires avec moi, par l'intermédiaire d'un interprète en anglais. Je n'ai jamais senti chez lui quelque forme dhumanité. Une sorte de robot, une machine qui est programmée pour faire ce qu'elle doit faire, le reste ne l'intéresse pas.

RFI : Il était plus âgé que les autres ?
P.C : Oui, il avait environ la cinquantaine.
RFI : Sur le moment, vous ne saviez pas que vous aviez affaire à Abou Zayed. Avec le recul, qu'est-ce que ça vous fait d'avoir été dans les mains de l'homme qui a tué l'otage britannique Edwin Dyer il y a un an ?
P.C : A posteriori, ça me fait des sueurs froides. J’étais loin de me douter que j’étais directement en contact avec cette personne. Je l’ai rencontré trois ou quatre fois et puis je ne l’ai su qu'à la fin, juste après ma libération. La personne qui est venue me libérer m’a demandé si j'avais été en contact avec ce petit bonhomme et c’est lui qui m’a dit que c’était Abou Zayed et que c’est peut-être même lui qui aurait de ses mains assassiné l’Anglais dont vous parlez.
RFI : Donc j'imagine que vous avez encore quelques nuits difficiles...
P.C : C'est pas toujours évident, parce que j'ai passé trois mois à penser que je pouvais mourir chaque jour, chaque nuit. Ce qui fait que la nuit j’étais toujours en état d’hyper vigilance. Le moindre petit bruit me fait sursauter. Et c'est toujours le cas pour les nuits que je passe maintenant, le moindre bruit me fait sursauter, j’ai mon cœur qui commence à battre très très fort, je crains pour ma vie, j'ai peur qu'on vienne défoncer ma porte pour me chercher… Enfin, il y encore ces images très très fortes qui me dérangent. Sinon pour le reste, physiquement ça va, j’ai récupéré et puis le temps fera sans doute son œuvre...
RFI : Alors Pierre Camatte, avant votre captivité, vous étiez plus qu'un Français du Mali, vous étiez un peu Malien. Est-ce que c'est fini tout ça ou pas ?
P.C : On ne peut pas faire une croix sur quinze années de contact, d'amitié et de travail en commun avec les Maliens, avec les touaregs du nord du Mali. Donc on ne peut pas dire que ça soit fini. C'est la forme qui va être finie, c'est-à-dire que je ne suis pas prêt de retourner sur ce terrain avant un temps indéterminé. En revanche, mon projet de lutte contre le palu, je ne l’abandonne pas, le travail va continuer sous une autre forme.

RFI : Oui, c'est-à-dire que vous gardez vos amis maliens...
P.C : Je garde mes amis maliens même si il me semble que certains d'entre eux, surtout ceux qui ont une certaine autorité sur la région là-bas, ne sont pas exempts de reproches sur ce qui s'est passé, c’est-à-dire mon enlèvement. Parce qu'ils ont certainement eu connaissance d’un certain nombre de choses, mais peut-être n'ont-ils pas voulu les regarder... Donc je ne pourrai jamais oublier qu'il y a quand même certaines personnes qui sont plus ou moins responsables, consciemment ou inconsciemment, de ce qui m'est arrivé et de mes souffrances.

RFI : Mais par négligence ou par complicité ?

P.C : J’oserais plutôt dire par négligence ou par omission. Si c’était vraiment par complicité, ça serait vraiment de la trahison. Je n’irai pas jusque-là.
RFI : Peut-être savaient-ils des choses mais n’osaient-ils pas en parler par peur. C’est ça ?
P.C : Sans doute une sorte d’omerta où tout le monde se couvre parce que si jamais il y en a un qui parle, c’est toute une chaîne qui s'écroule…
RFI : Est -ce que vous voulez dire quelque chose au président Amadou Toumani Touré ?
P.C : Evidemment, j’ai déjà eu l'occasion de le lui dire en face à face, quand je l’ai rencontré juste après ma libération. Je voudrais d'abord le remercier chaleureusement, parce qu'il a pris des décisions courageuses et pas forcément faciles. Ses partenaires qui lui ont tourné le dos pendant un moment se rendent compte aujourd'hui - parce qu' il y a toujours des otages au Mali – qu’ils sont confrontés eux-mêmes à ce problème. Donc c’est à eux aussi de prendre leurs responsabilités. Cette malheureuse affaire, je peux vous en parler aujourd'hui parce que je suis vivant, mais si mon aventure malheureuse peut apporter quelque chose dans la lutte et la volonté politique de lutter contre le terrorisme et de débarasser le Sahara d’Al-Qaïda, j’en serai le plus heureux.

RFI : Pierre Camatte merci et bonne chance dans la vie.
P.C : C' est moi qui vous remercie...
tags : al-Qaïda - Mali


618 personnes interpellées à Niamey dans une opération de sécurisation

DS/od/APA 30-03-10
618 personnes interpellées à Niamey dans une opération de sécurisation
mardi 30 mars 2010
APA-​Nia­mey (Niger) Quelque 618 per­sonnes dont 44 femmes ont été in­ter­pel­lées dans la nuit de lundi à mardi, au cours d’une opé­ra­tion spé­ciale menée par la po­lice na­tio­nale, sur ins­truc­tion du mi­nistre de la Sé­cu­ri­té, a ap­pris APA de source of­fi­cielle.
Dé­nom­mée « pa­trouille spé­ciale pour sé­cu­ri­ser Nia­mey », cette opé­ra­tion a été lan­cée tard dans la soi­rée de lundi au camp de la po­lice na­tio­nale, par le di­rec­teur de la sé­cu­ri­té pu­blique, le com­mis­saire Moun­kai­la Ya­cou­ba.
Le coup de filet qui a concer­né plu­sieurs quar­tiers de la ca­pi­tale ni­gé­rienne, ré­pu­té être des gîtes pour di­vers mal­frats, a per­mis d’in­ter­pel­ler 618 per­sonnes qui se­ront sou­mises à une iden­ti­fi­ca­tion ju­di­ciaire, a-​t-​on ex­pli­qué de source po­li­cière.
Selon di­verses ex­pli­ca­tions, cette pa­trouille est une pro­messe de la junte au pou­voir, qui a ap­pris l’en­ga­ge­ment d’as­su­rer la sé­cu­ri­té des po­pu­la­tions ni­gé­riennes, au len­de­main du putsch du 18 fé­vrier, qui a ren­ver­sé Ma­ma­dou Tand­ja.
La traque des « mal­frats » a été lan­cée, alors que plu­sieurs proches de l’an­cien Pré­sident sont ar­rê­tés et dé­te­nus dans un camp de la po­lice pour « actes sub­ver­sifs ». Ce­pen­dant aucun lien n’a été éta­bli entre ces « sus­pects » et la série d’ar­res­ta­tions opé­rée de­puis deux jours dans la camp du ré­gime déchu.
Parmi les 14 per­son­na­li­tés ar­rê­tées on cite l’an­cien Pre­mier mi­nistre et pré­sident de l’As­sem­blée na­tio­nale, Seini Ou­ma­rou, et plu­sieurs autres comme La­mine Zeine, La­mi­do Ha­rou­na et Lompo Garba, res­pec­ti­ve­ment an­ciens mi­nistres des Fi­nances, de l’Equi­pe­ment et de la jus­tice.
Moc­tar Kas­soum et Mo­ha­med Ben Omar, tous deux an­ciens mi­nistres de la com­mu­ni­ca­tion et porte-​pa­role du gou­ver­ne­ment sont éga­le­ment mis aux ar­rêts en même temps que Salou Seini et Ama­dou Diof­fo, pa­trons de la So­cié­té du pa­tri­moine des eaux du Niger (SPEN) et de la So­cié­té ni­gé­rienne des pro­duits pé­tro­liers (SO­NI­DEP).
Se pro­non­çant sur cette vague d’ar­res­ta­tions, le mi­nistre de la Sé­cu­ri­té, Ous­mane Cissé, a af­fir­mé que « tout acte et toute opi­nion de na­ture à per­tur­ber la tran­quilli­té et le bon ordre pu­blic se­ront (...) punis confor­mé­ment aux lois et rè­gle­ments de la Ré­pu­blique ». selon M. Cissé Ous­mane
De­puis quelque temps, a-​t-​il dit, « cer­tains in­di­vi­dus, sous cou­vert d’as­so­cia­tions ou groupes d’in­té­rêts, s’éver­tuent à trans­for­mer les po­diums des mé­dias (…) en tri­bunes d’ex­pres­sion, d’opi­nions et d’idées qui ne visent que la pro­mo­tion d’in­té­rêts égoïstes, sans au­cune consi­dé­ra­tion des as­pi­ra­tions pro­fondes de l’écra­sante ma­jo­ri­té des po­pu­la­tions ni­gé­riennes ».
Le mi­nistre Cissé a ce­pen­dant ré­af­fir­mé que la junte ni­gé­rienne or­ga­ni­sée au sein du Conseil su­prême pour la res­tau­ra­tion de la dé­mo­cra­tie (CSRD) ne dévie pas à sa pro­messe de « res­tau­rer la dé­mo­cra­tie et de mo­ra­li­ser la vie pu­blique ».
DS/od/APA
2010-​03-​30

Libye-Suisse/La crise diplomatique n'est pas terminée

Le ministre des Affaires étrangères libyen exige un "arbitrage international".

Libye-Suisse

La crise diplomatique n'est pas terminée
28/03/2010 à 17h:26 Par AFP
Le ministre des Affaires étrangères libyen exige un "arbitrage international".

© Reuters Berne et Tripoli sont toujours à couteaux tirés, alors que la Libye a réglé son contentieux avec l'Union Européenne. Le différend qui l'oppose aux autorités helvétiques est "un autre sujet"', affirme le ministre libyen des Affaires étrangères.
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a affirmé dimanche 28 mars que la crise avec la Suisse n'était pas terminée, au lendemain du règlement du contentieux sur les visas entre la Libye et l'Union européenne. La crise avec la Suisse "est un autre sujet", a indiqué M. Moussa, interrogé en marge du sommet arabe à Syrte, en Libye, pour savoir si les levées réciproques samedi des restrictions sur les visas par Tripoli et l'UE ouvraient la voie à un règlement de la crise avec Berne.
Le ministre a indiqué par ailleurs que son pays exigeait toujours un "arbitrage international" pour régler son différend avec la Suisse. "Nous allons accepter les résultats (de cet arbitrage) quels qu'ils soient, négatifs ou positifs", a-t-il affirmé. M. Moussa a indiqué par ailleurs que les négociations avec Berne "ne se sont pas arrêtées" et qu'il pourrait y avoir "des réunions proches sous les auspices de l'Allemagne et de l'Espagne".
Justice et politique
La crise avec Berne est née de l'arrestation musclée à Genève en juillet 2008 d'un des fils du colonel Mouammar Kaddafi, Hannibal, sur plainte de deux domestiques pour mauvais traitements. En guise de rétorsion, les autorités libyennes avaient, entre autres, détenu deux hommes d'affaires helvétiques dont l'un, Max Göldi, purge depuis le 23 février une peine de quatre mois pour "séjour illégal" en Libye.
Interrogé au sujet d'une possible grâce de M. Göldi sur décision du colonel Mouammar Kaddafi, le ministre libyen a indiqué qu'il n'y avait "pas de décision politique en justice". "Si le Conseil supérieur des instances judicaires (Cour suprême) est convaincu, il peut prendre une décision (de grâce), sinon personne ne peut l'obliger à le faire", a-t-il précisé. L'avocat de Max Göldi avait présenté une demande de grâce ainsi qu'un recours auprès de la Cour suprême. Me Salah Zahaf avait alors expliqué que la grâce pourrait être accordé sur décision politique.
Ping-pong diplomatique
La Confédération helvétique, membre de l'espace Schengen, avait décidé en 2009 de restreindre, pour l'élite libyenne, l'attribution de visas permettant d'accéder aux pays de l'espace Schengen, impliquant ainsi l'UE dans ce contentieux.
Tripoli avait répliqué en février en annonçant des restrictions de visas à l'encontre des ressortissants des pays de l'espace Schengen, provoquant la colère de plusieurs capitales européennes et finalement une médiation de Bruxelles.
Après l'annonce réciproque samedi de la levée réciproque des restrictions à l'octroi de visas, Tripoli s'est empressé alors de qualifier l'annonce de l'UE de victoire sur Berne. "La Suisse a été vaincue par cette mesure commune européenne", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué sur son site internet.

mardi 30 mars 2010

Niamey la nommination de Mohamed Ag ANAKO à un poste au sein du gouvernement de transition du CSRD à Niamey

Nous venons d'apprendre des sources à Niamey la nommination de Mohamed Ag ANAKO  à un poste au sein du gouvernement de transition  du CSRD à Niamey.
Cet homme connu et respecté par l'ensembles des nigeriens aujourd'hui ,est passé de l'enseignement ,à la resistance Touareg dans les années 1990 dont il devient l'un des chefs charismatique,il fut nommé Haut commissaire à la restauration de la paix sous la cinquième republique .
Cette nommination si elle se confirme , sera un signal clair adressé à l'ensemble des  nigeriens ,et des rebels du nord Niger à majorité Touaregs .
Fin diplomate ,Mohamed  Ag ANAKO ,est connu pour sa  gestion  et sa connaissance des dossiers  de tous les foyers de tensions au Niger et dans toute la sous region .
 

ABRAY-BONE Tinariwen live at Palace of Fine Arts Theatre, San Francisco - Part I

Tinariwen live at Palace of Fine Arts Theatre - San Francisco, California USA - Sunday, Feb 21, 2010




Le prince de Monaco au son de la musique Touaregue de Moussa Ag GANTA BILALAN d'Agadez

http://fr.euronews.net/nocomment/2010/03/29/le-bal-de-la-rose-a-monaco/

Chrétiens en terre d'Islam : l'impossible cohabitation ?

Une église copte en Egypte.

Chrétiens en terre d'Islam : l'impossible cohabitation ?



30/03/2010 à 09h:50 Par Elise Colette 
jeune Afrique 
© AFP Flambées de violence au Nigeria, expulsions au Maroc, fusillades en Égypte, exode en Irak... Les conflits interreligieux et les persécutions contre les minorités chrétiennes se multiplient dans les pays musulmans. Enquête sur un phénomène planétaire inquiétant.
Allah. Le mot a été écrit par des chrétiens pour parler de leur dieu. De surcroît, son utilisation par des non-musulmans a été validée par la Haute Cour de Malaisie. Blasphème ! Au début de cette année, le débat a déclenché l’ire des islamistes et un déchaînement de violences contre les églises. Le gouvernement – soutenu par les nationalistes musulmans – n’a mis aucun zèle à éteindre la querelle, laissant la panique gagner le pays. Heureusement pour une nation traditionnellement multiculturelle – et fière de l’être –, la Malaisie n’a eu aucun mort à déplorer après les échauffourées. Et le calme est revenu à Kuala Lumpur. Ce n’est pas le cas en Égypte, où les heurts entre coptes et musulmans reprennent régulièrement. Ni au Pakistan, en Indonésie ou en Somalie. Encore moins en Irak, où les persécutions contre des chrétiens depuis le début de la guerre en 2003 ont mis sur les routes plusieurs centaines de milliers de personnes. Et fait presque 2 000 morts.
Si l’on ajoutait à cette litanie la confrontation violente en cours à Jos, dans l’État de Plateau, au Nigeria, il serait simple de conclure à l’affrontement planétaire entre musulmans et chrétiens. Les autorités catholiques n’hésitent d’ailleurs pas à tirer la sonnette d’alarme pour dénoncer les discriminations dont sont victimes leurs ouailles, partout où elles sont minoritaires et en particulier en terre d’Islam. Une crainte compréhensible, puisque, numériquement, les musulmans l’emportent déjà sur les catholiques et dépasseront bientôt le nombre de chrétiens dans le monde, malgré les efforts déployés par les évangéliques pour convertir à tour de bras.
Certains conflits entre communautés religieuses sont dûs d’ailleurs au télescopage de ces prosélytismes. Parfois leur élimination ou leur oppression est orchestrée directement par les pouvoirs en place (Arabie saoudite, Somalie). Mais la pression accrue que ressentent les chrétiens là où les musulmans sont majoritaires s’explique bien souvent autrement. Pauvreté, partage inégal des richesses, guerre, États peu ou pas du tout démocratiques, laxisme des autorités visant à ne pas donner de grain à moudre aux islamistes locaux : les causes des persécutions des chrétiens sont bien plus politiques ou économiques que théologiques. Raison de plus pour ne pas les tolérer et pour rappeler que, dans certaines contrées, la minorité chrétienne vit très bien (notamment en Afrique subsaharienne, comme au Burkina, au Sénégal, en Tanzanie ou au Mali).

Tour d’horizon d’une planète tremblant sous les secousses religieuses.

Kaddafi préconise la balkanisation du Nigeria

Kaddafi préconise la balkanisation du Nigeria
29/03/2010 à 11h:10 Par La rédaction web de Jeune Afrique

Mouammar Kaddafi le 28 mars 2010 à Syrte.
© AFP Le numéro un libyen propose une division du pays en plusieurs Etats, après avoir suggeré une partition Nord-Sud la semaine dernière.

La dernière "kaddafiade" n'est pas pour restaurer un climat apaisé entre la Libye et le Nigeria. Dans une déclaration publiée par l'agence Jana, le lundi 29 mars, Mouammar Kaddafi approfondit sa théorie sur la situation politique nigériane. Le Guide libyen recommande de morceller le Nigeria en plusieurs Etats indépendants, sur le modèle de l'ex-Yougoslavie. Après avoir, dans un premier temps, proposé de scinder ce pays en deux Etats distincts pour mettre fin aux massacres religieux, il va donc désormais beaucoup plus loin.

"Effectivement, le problème du Nigeria ne peut pas être résolu en divisant (ce pays) en deux Etats, chrétien et musulman", a indiqué Kaddafi, avant-dernier président en exercice de l'Union africaine (UA). Ce pays compte d' "autres peuples qui réclament leur indépendance sans considération religieuse", a-t-il rétorqué aux autorités nigérianes, qui s'étaient indignées de sa précédente sortie en rappelant son personnel diplomatique. Le 16 mars dernier, il avait recommandé un modèle de partition calqué sur celui ayant donné naissance en 1947 au Pakistan, qui s'était détaché de l'Inde en faisant des centaines de milliers de victimes.

Le gouvernement nigérian lui avait alors reproché d'"ignorer la réalité du Nigeria". Kaddafi a vraisemblablement retenu la leçon. Progrès notable: pour lui, désormais, le Nigeria n'est pas composé seulement de deux communautés, musulmanes et chrétiennes, mais aussi de plusieurs ethnies. A ce propos, il cite notamment "le peuple du Yoruba à l'est et au sud qui réclame l'indépendance, le peuple Ibo à l'ouest et au sud", ainsi que les Ijaws. "Le modèle qui conviendrait le mieux au Nigeria, qui est composé de plusieurs peuples, est celui de la Fédération yougoslave" [qui a éclaté en six pays, en plus du Kosovo dont l'indépendance n'est pas unanimement reconnue, NDLR], a déclaré Kaddafi.

"Propos irresponsables"
Sa précédente déclaration avait provoqué une mini-crise diplomatique, le Nigeria ayant rappelé son ambassadeur à Tripoli. "Les propos sensibles et souvent irresponsables du colonel Kaddafi, ses attitudes théâtrales et sa grandiloquence chaque fois qu'il en a l'occasion sont trop nombreuses pour être énumérées", avait indiqué le ministère nigérian des Affaires étrangères. Le président du Sénat nigérian David Mark l'avait qualifié de "fou".

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec environ 150 millions d'habitants, a vécu début mars des violences communautaires meurtrières dans l'Etat du Plateau (centre). Le pays est divisé pratiquement entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste. L'Etat du Plateau, avec sa capitale Jos, constitue la ligne de démarcation entre le nord et le sud. (avec AFP)
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Moi, Pierre Camatte, otage d'Al-Qaïda pendant 89 jours

Moi, Pierre Camatte, otage d'Al-Qaïda pendant 89 jours
30/03/2010 à 09h:10 Par Marianne Meunier, envoyée spéciale à Gérardmer
jeune Afrique


Pierre Camatte au Grand Hôtel de Gérardmer, le 15 mars.
© PAscal BAstien/Fedephoto pour J.A Enfin libre, l'ex-otage français Pierre Camatte raconte sa captivité entre les mains d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il a été enlevé au Mali, et a été relâché après la libération par Bamako de quatre islamistes réclamés par les ravisseurs.

Pierre Camatte extirpe de sa poche un bout de tissu effiloché. Il comporte 89 petits nœuds bien serrés. Un pour chaque jour de captivité. Ce calendrier de fortune et un visage boucané par le soleil sont les seules traces tangibles que l’ex-otage français des séides de l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid, l’un des émirs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ait rapportées de sa prison à ciel ouvert, entre les dunes du Sahara.

Enlevé le 26 novembre à Ménaka, dans le nord-est du Mali, le jeune retraité – il a fêté ses 62 ans le 12 mars – a été relâché le 23 février. Depuis, il a retrouvé sa mère et sa compagne, Francine. Il a rasé sa « barbouze toute blanche » et opté pour un look de baroudeur chic, épaisse montre argentée, pantalon de cuir, veste crème, manteau et chemise noirs. Au téléphone, le ton était bourru, les phrases courtes. Dans un salon moquetté du Grand Hôtel de Gérardmer, la ville des Vosges (est de la France) dont il est originaire, l’ancien prof de sport se révèle affable. Dehors, les sapins sont enneigés comme sur les cartes postales. Il fait froid. Camatte s’assied au coin du feu. Le garçon lui propose une coupe de champagne, qu’il accepte volontiers.

« Comme à Monument Valley »

Pendant les trois mois passés « arraché du monde », ce bon vivant a bu une eau glauque, tirée des puits du désert, puis stockée dans des fûts ayant contenu de l’essence. Midi et soir, un menu presque toujours identique : pain cuit dans le sable, riz ou pâtes. Seule variété : la forme des pâtes, parfois macaronis, parfois spaghettis. Le tout est servi dans une gamelle. Le matin, les ravisseurs lui donnent du lait. Et puis c’est tout. Avec l’eau qu’il boit, Camatte doit aussi se laver, « trois ou quatre fois en trois mois ». Il ne changera jamais de vêtements : un pantalon, une djellaba couleur sable, un chèche noir, des godillots. L’uniforme de ses ravisseurs, qui le lui imposent dès le départ.

La tenue est plus discrète que le pyjama bariolé que portait l’otage lors de son enlèvement. Ce soir-là, Camatte dort sur un matelas dans la cour de l’hôtel Minika (« Où sommes-nous ? » en tamashek), dont un ami malien lui avait proposé la gérance quelques mois plus tôt. Il est environ 2 heures du matin quand cinq hommes lui sautent dessus et lui demandent, en anglais, son nom. Premiers coups. Chacun d’eux porte un kalachnikov en bandoulière. Le Français se débat en vain. Il est menotté et traîné jusqu’à un pick-up garé à quinze minutes de marche. Ses agresseurs le jettent dans le coffre débâché, lui ligotent les jambes, qu’ils attachent à ses bras. Le véhicule démarre. Garé à côté, un autre, identique, suit.

C’est le début de l’errance dans le no man’s land d’Aqmi. Camatte est-il resté au Mali ? A-t-il été détenu en Algérie ? Avec des dunes et des pitons rocheux pour seuls repères, il ne saura jamais où il est. Ses ravisseurs ne répondront pas à ses questions. Il sait juste qu’il a changé « trois ou quatre fois de camp ». Le premier voyage a duré deux jours et demi. À une dizaine de jours d’intervalle, il y a eu ensuite deux petits déplacements de 500 kilomètres, « peut-être ». Puis un long trajet de trois jours. Toujours dans le désert. « Il y avait des cordons de dunes infinis, des rochers rouges, noirs, énormes, comme à Monument Valley [aux États-Unis, NDLR]. Des paysages extraordinaires, j’aurais aimé les voir en compagnie de quelqu’un que j’apprécie. »

Pour ne pas être repérés, les preneurs d’otage bâchent leurs véhicules et établissent leur camp au creux des dunes ; des sentinelles se relaient à leur sommet. « Camp » : le mot est trop fort pour ces installations rudimentaires. Aucune construction, pas même une tente. Camatte et ses ravisseurs dorment à la belle étoile. Lui, menottes aux poignets (uniquement la nuit), à l’écart, à une quarantaine de mètres de ces derniers, sur une couverture qui, la journée, lui sert de pare-soleil (la température pouvant grimper jusqu’à 45 °C). Eux sont regroupés près de leurs véhicules. Au départ, deux pick-up composent le « camp ». Mais il y a souvent de la visite, uniquement des hommes. « Parfois, il y avait sept pick-up. Nous avons parfois été trente », se souvient Camatte. Les cinq hommes qui l’ont enlevé étant restés avec lui du début à la fin, il pense qu’il n’a pas été revendu.

Rencontre avec Abou Zeid
Derrière les chèches, il distingue des visages jeunes. Selon lui, ses geôliers ont, pour la plupart, entre 20 et 25 ans. Exception : le chef, Abdelhamid Abou Zeid. Petit, rachitique, l’émir à la barbichette doit avoir la cinquantaine. Il n’est pas en permanence avec le Français, mais lui rend visite à trois reprises. La première fois, deux jours après son enlèvement. Abou Zeid pose à Camatte des questions « qui vont droit au but », en arabe. Un interprète traduit en anglais. Ton nom ? Ta profession ? Ta formation (université ? quel niveau ? licence ?) ? Des enfants ? L’interprète menace : « On va vérifier si tu mens. » La deuxième rencontre intervient une semaine plus tard, pour des photos, où les ravisseurs, en armes, posent autour de leur proie. Dernière discussion quelques heures avant la libération. Abou Zeid annonce alors à l’otage que l’État malien a répondu favorablement à leur ultimatum : quatre prisonniers djihadistes seront élargis. Camatte est donc libre. Ce n’est que par la suite qu’il entendra le nom d’Abou Zeid et apprendra que l’émir avait fait exécuter, en juin 2009, l’otage britannique Edwin Dyer.

Il a néanmoins su tout de suite à qui il avait affaire. Dès l’arrivée dans le désert, il interroge ses ravisseurs, qui l’orientent en lâchant quelques mots – « moudjahidine », « Al-Qaïda », « Ben Laden » – accompagnés d’un geste imitant un avion, et des tours qui s’effondrent… Certains se montreront violents, le molestant lors du rituel ligotage du soir, mimant de la main un couteau sur sa gorge. Avec le cuisinier – c’est toujours le même –, la relation est différente. Camatte ose l’interroger. Il apprend ainsi, avant l’annonce d’Abou Zeid, la libération des quatre prisonniers djihadistes. Avec d’autres, il y aura quelques discussions sur l’islam. Camatte essaie d’expliquer l’existence de valeurs universelles, au-delà des religions. Mais « ça finissait toujours par la même chose : “La seule vraie religion est l’islam.” »

Toujours le kalachnikov en bandoulière, les ravisseurs s’occupent parfois en tirant sur des boîtes de conserve. Car outre des réserves de nourriture, chaque pick-up dispose d’un armement identique : lance-roquettes, mitrailleuse lourde, grenades, pistolets. Autre passe-temps : les psalmodies du Coran et, parfois, des vidéos, dont l’otage, privé de ses lunettes, n’a que le son. Des prêches, apparemment. Camatte apprendra que ses ravisseurs disposaient d’une connexion internet. Ils écoutent souvent des lecteurs MP3 et, parfois, la radio en arabe. Le matériel électrique est rechargé avec les batteries des pick-up.

« La peur au ventre en permanence », l’otage, lui, passe le temps avec « deux ou trois trucs pour ne pas craquer » : faire discrètement des pompes et des abdominaux tous les soirs, « se nourrir d’idées positives, revoir des scènes plaisantes de sa vie », y croire. Il a quatre côtes cassées, cinq kilos en moins et n’arrive toujours pas à dormir. Et le syndrome de Stockholm l’a épargné.


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Le Niger s’achemine vers la dépénalisation du délit commis par voie de presse

Afriqueavenir.org / DS/od/APA 29-03-10
Le Niger s’achemine vers la dépénalisation du délit commis par voie de presse
mardi 30 mars 2010

Des pro­fes­sion­nels de l’in­for­ma­tion du Niger et leurs confrères afri­cains se pen­che­ront sur l’éla­bo­ra­tion d’un avant pro­jet de loi sur la dé­pé­na­li­sa­tion du délit de presse au cours des états gé­né­raux de la presse qui s’ouvrent lundi au Pa­lais des congrès de Nia­mey, a ap­pris APA de source of­fi­cielle.

Di­vers su­jets se­ront dé­bat­tus au cours de ces as­sises dont des com­mu­ni­ca­tions sur les nou­velles tech­no­lo­gies de la com­mu­ni­ca­tion, la conven­tion col­lec­tive des pro­fes­sion­nels des mé­dias, a ex­pli­qué Ami­na­tou Ta­kou­ba­koye, la mi­nistre ni­gé­rienne de la Com­mu­ni­ca­tion et de la Culture.

Les états gé­né­raux de la presse, qui s’achèvent mer­cre­di, per­met­tront éga­le­ment d’ex­plo­rer les pos­si­bi­li­tés en vue de l’adop­tion d’un avant texte por­tant sup­pres­sion des peines pri­va­tives de li­ber­tés en cas de dé­lits com­mis par voie de presse, a-​t-​elle in­di­qué.

Parmi les in­vi­tés afri­cains à ce forum, fi­gurent no­tam­ment l’Ivoi­rien Al­fred Dan Mous­sa et le Sé­né­ga­lais Ma­diam­bal Diagne, res­pec­ti­ve­ment pré­sident de l’Union in­ter­na­tio­nale de la presse fran­co­phone (UPF) et di­rec­teur du groupe Ave­nir Com­mu­ni­ca­tion.

La presse ni­gé­rienne, dont la com­po­sante pri­vée est née à la fa­veur de la dé­mo­cra­ti­sa­tion au début des an­nées 1990, fait face à plu­sieurs pro­blèmes liés sou­vent à la pré­ca­ri­té des en­tre­prises de presse et au dé­fi­cit de pro­fes­sion­na­lisme consta­té chez nombre de ses ani­ma­teurs.

De même, sou­ligne-​t-​on, plu­sieurs jour­na­listes ont été em­pri­son­nés au cours de ces der­nières an­nées comme en 2009 lorsque huit édi­teurs de la presse in­dé­pen­dante ont été au­di­tion­nés à la po­lice, après avoir dé­non­cé un cas pré­su­mé de cor­rup­tion im­pli­quant des proches de l’ex-​Pré­sident Ma­ma­dou Tand­ja.

Les as­sisses de Nia­mey ac­cordent une place im­por­tante aux dis­cus­sions sur ces « nom­breux pro­blèmes afin d’en trou­ver les so­lu­tions », a sou­li­gné Ab­dou­laye Ma­mou­dou, pré­sident du co­mi­té na­tio­nal d’or­ga­ni­sa­tion de ces états gé­né­raux de la presse qui se tiennent 18 ans après le pre­mier forum na­tio­nal sur la com­mu­ni­ca­tion.

Le pay­sage mé­dia­tique ni­gé­rien est consti­tué d’une cin­quan­taine de titres, six chaînes de té­lé­vi­sion dont quatre pri­vées, une tren­taine de ra­dios com­mer­ciales et une cen­taine de ra­dios com­mu­nau­taires.

DS/od/APA

2010-​03-​29

lundi 29 mars 2010

Censure sur le Net a Issikta /Touaregs ?

Depuis ce matin certaines images qui illustrent nos articles sont censurées ,par qui? pourquoi?
Nous recherchons les causes et vous tiendrons informés de la suite !!
Merci à tous nos lecteurs pour vos remarques et vos aides .
Amitiés
Webmaster Issikta

Areva encore et cette fois ci en France même :Nucléaire : le scandale des déchets enfouis sous nos pieds

Rue 89

Nucléaire : le scandale des déchets enfouis sous nos pieds
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 27/03/2010 | 22H50



Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée
envoyé par figra. - L'info internationale vidéo.


Le scandale des mines d'uranium en France
envoyé par rue89. - L'info video en direct.

(Du Touquet) L'ingénieur promène son compteur Geiger sur le parking du stade de Gueugnon. La machine pousse son cri strident, qui va crescendo : les tribunes et le parking sont situés sur des déchets radioactifs de l'ancienne usine de la Cogema. La moitié des régions françaises abritent ainsi 300 millions de tonnes de résidus nucléaires.

Lauréat du prix spécial du jury au Figra, le film « Mines d'uranium : le scandale de la France contaminée » est de ceux qui font peur. Peur quand les journalistes qui l'ont réalisé, Emmanuel Amara et Romain Icard, marchent avec des citoyens engagés contre ce scandale qui leur disent ne pas vouloir rester trop longtemps dans un pré ou un bois par crainte d'être contaminés.

Peur encore quand on voit que les supporters de Gueugnon, et une bonne partie des habitants de cette ville bourguignonne, ont pu être irradiés en assistant à des matchs de foot ou en faisant leur footing, puisqu'un parcours de santé avait aussi été créé sur les 30 000 tonnes de déchets nucléaires enfouis… (Voir la vidéo)


Au total, l'usine de la Cogema (aujourd'hui Areva) de Gueugnon a planqué ainsi 220 000 tonnes de déchets avant sa fermeture, en 1980. A deux pas du centre-ville. Des dizaines de cas similaires existent en France, où 210 sites ont été exploités. La plupart du temps, ces résidus sont des « stériles » (déchets radioactifs, mais modérément).

Mais dans le film d'Amara et Icard, un ingénieur de la Criirad, le seul laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité, découvre du yellowcake (concentré d'uranium) sur le parking d'un club de ski de fond…

Les journalistes nous emmènent aussi à Saint-Pierre (Cantal), village entièrement construit sur un site d'enfouissement. Et dans un coin de la Loire où la Cogema vendait à vil prix du remblai aux habitants, ravis de l'aubaine. Aujourd'hui, ils déchantent : on s'aperçoit que même des maisons sont radioactives.

A Limoges, une partie des habitants boivent de l'eau contaminée. C'est la grande ville française la plus touchée, puisque le Limousin concentrait le plus grand nombre de mines.

L'enquête édifiante d'Amara et Icard pose beaucoup de questions. Elle a suscité quelques réponses au moment de sa diffusion dans l'émission de France 3 « Pièces à conviction », en février 2009 : tentative de censure de la part d'Areva, procès de la ville de Limoges, et engagement solennel du ministre Borloo (non respecté). (Voir la vidéo)

Tant que les ingénieurs de la Criirad et les citoyens engagés n'auront pas fini leur travail de fourmi, on aura du mal à connaître la réalité de la contamination en France : tel qu'il est actuellement organisé, le contrôle de la radioactivité n'est pas indépendant d'Areva. Notamment parce que les ingénieurs qui l'effectuent sont presque tous issus du corps des Mines, comme les dirigeants du groupe nucléaire.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Bientôt de la radioactivité dans nos objets de consommation ?
► « Déchets, le cauchemar du nucléaire » jusqu'en Sibérie
► Palmarès du Figra, monté en puissance cette année

Niamey/Les dignitaires de l’ancien régime nigérien dans le collimateur du pouvoir


Les dignitaires de l’ancien régime nigérien dans le collimateur du pouvoir
Par RFI

Niamey, la capitale du Niger a été, hier 28 mars, le théâtre d'une vague d'arrestations. D’anciens ministres de l’ex-président de la République Mamadou Tandja, mais aussi des directeurs généraux d'entreprises ont été interpellés. Parmi eux, Ibrahim Foukori, directeur général de la Nigelec (société d’électricité), Amadou Dioffo de la Nigérienne des hydrocarbures, Lamine Zen, ancien ministre des Finances, ou encore Lampo Garba, ex-ministre de la Justice. On ne connait pas encore le nombre total d’interpellations, mais on parle d'une dizaine de personnes détenues dans les locaux de l'école de police de Niamey. Ils sont soupçonnés par les nouvelles autorités d'actes de subversion contre le régime en place. Les interpellations pourraient bien se poursuivre aujourd’hui.



La première vague d’interpellations concerne une dizaine de personnalités toutes proches de l’ancien président Mamadou Tandja. Il s’agit entre autres des anciens ministres des Finances, Ali Mahamane Lamine Zène, et de la Justice, Garba Lompo.

Du côté des sociétés d’Etat et d’économie mixte, on peut citer le puissant directeur général de la Société générale d’électricité (Nigelec), Ibrahim Foukori, et Seyni Salou de la Société des patrimoines des eaux du Niger (SPEN).

Selon Ousmane Cissé, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, qui contrôle ces interpellations, « toutes ces personnalités se livreraient à des activités subversives ». La police a décidé de passer à la vitesse supérieure après plusieurs rapports concordants. Ousmane Cissé qui confirme également que les interpellations vont se poursuivre, a toutefois précisé que « s’il s’avère qu’il n’y a rien à leur reprocher, ils seront libérés ».

Depuis quelques jours en tout cas, les renseignements généraux de la police sont à pied d’œuvre. « Toutes opinions de nature à perturber la tranquillité de l’ordre public seront, à compter de ce jour, punies », affirme le ministre de l’Intérieur qui ne mâche pas ses mots : « toutes ces personnalités, a-t-il martelé, traînent des casseroles ».

En tout cas, ces interpellations ont surpris plus d’un Nigérien et nombreux sont ceux qui se demandent si ce n’est pas le début de l’assainissement tant réclamé par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD).

Greenpeace accuse Areva de négliger la santé des Nigériens


atlasinfo.fr / AFP 28-03-10
Greenpeace accuse Areva de négliger la santé des Nigériens
lundi 29 mars 2010


L’organisation internationale de défense de l’environnement Greenpeace a accusé le groupe français Areva de mettre en danger la santé des riverains des mines d’uranium qu’il exploite dans le nord du Niger, dans un rapport publié lundi.

Greenpeace exige qu’une étude indépendante établisse le niveau de radiation dans deux cités minières, Arlit et Akokan (nord-ouest du Niger), et demande leur décontamination. Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, est le premier employeur privé au Niger, pays sahélien très pauvre, où l’entreprise exploite des gisements d’uraniumun.

"Les habitants d’Arlit et d’Akokan vivent entourés d’air empoisonné, de terres contaminées et d’eau polluée. Chaque jour qui passe, les Nigériens sont exposés aux radiations, à la pauvreté et aux maladies", assure Greenpeace.

L’organisation a mené une enquête à Arlit et à Akokan en novembre 2009 en collaboration avec la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD, France) et le Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgetaire (ROTAB, Niger).

Dans un rapport de trente pages, non exhaustif selon l’ONG, Greenpeace a mis en évidence des concentrations anormales d’uranium dans le sol, et de radon, un gaz naturel radoactif, dans l’air, ou encore la présence sur les marchés de matériels radioactifs recyclés, provenant des mines. Les prélèvements ont été effectués aux abords des mines comme dans les deux localités, où vivent environ 80.000 personnes. Ainsi, par exemple, "dans quatre échantillons sur cinq d’eau recueillis par Greenpeace dans la région d’Arlit, la concentration d’uranium était supérieure à la limite recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour l’eau potable", écrit l’organisation écologiste.

Areva a assuré en janvier qu’il organiserait "d’ici fin 2010" une inspection générale des sites qu’il expolite au Niger pour démontrer l’absence d’exposition radioactive de la population.

Dimanche 28 Mars 2010 AFP

dimanche 28 mars 2010

L’espace touareg - 2003


L’espace touareg - 2003
dimanche 28 mars 2010

Carte thématique de l’espace touareg et de ses tribus les plus importantes,

et des grandes zones naturelles de localisation :

zone désertique et semi-désertique
zone sahélienne semi-aride
zone de savane

Synthèse d’ouvrages et de cartes , avril 2003

J.Dupuis

temoust

L’espace touareg dans l’espace africain - 2008









L’espace touareg dans l’espace africain - 2008
dimanche 28 mars 2010
Cartographie © B.Dupuis, 2008
Source : Les rebellions touarègues, Anne Saint Girons, Ibis Press
Estompages à partir des données brutes "Globe Project" ( NGDC ) et SRTM (NASA)


temoust.org

LA LEGENDE TRACY CHAPMAN speciales dédicaces à Emma et a tous les infirmiers du Niger

talking about a revolution (tracy chapman)





Tracy Chapman - fast car Video





Tracy Chapman crossroad

Anne-Marie Salomon, la nouvelle Soeur Emmanuelle


Grand format
La Vie
Anne-Marie Salomon, la nouvelle Soeur Emmanuelle
Armelle Breton - publié le 25/03/2010

C’est un incroyable hôpital installé dans le désert touareg, au Mali. À sa tête, une femme française atypique, Anne-Marie Salomon. Depuis 22 ans, cette religieuse et médecin partage le quotidien des nomades, avec un credo : préserver leur dignité, en les aidant à se développer, via notamment la santé et l’éducation.


Le soir tombe sur l’hôpital de Kaïgourou, à Gossi, en pays touareg. Après les tensions de la journée, une discrète rumeur parcourt désormais le camp. Un transistor crachote ses nouvelles, les coqs poussent leur dernier chant… Quelques braseros vacillent, près des tentes où l’on s’apprête pour la nuit. Dans la pénombre, une charrette s’immobilise. Avec précaution, deux hommes et une femme en descendent une silhouette frêle dont on ne distingue que le visage, émergé d’un enchevêtrement de tissus colorés. Ils la couchent sur une natte, à même le sol, à l’entrée du bâtiment. En silence. Aucune panique, aucun débordement. D’où viennent-ils, combien de kilomètres ont-ils parcouru ? On l’ignore et quelle importance…

L’urgence ici se cale sur le pas des nomades, dans un temps et un espace aussi étirés que la brousse environnante. À la lueur de sa torche, qu’elle tient coincée dans le creux de son épaule, le Dr Salomon – ici, on ne parle que de Anne-Marie – se penche sur la patiente dont la vie semble déjà presque retirée, tant son corps est raide. En tamasheq, la langue des tribus de cette région du nord du Mali, ses proches expliquent que, depuis deux jours, elle ne peut plus manger ni parler. "Tétanos", présume la sœur, qui a repéré une plaie sur le pied de la malade. Autour d’elle, l’équipe des soignants, avec, en tête, Zado, son fidèle adjoint, regarde, écoute, enregistre le traitement à mettre en œuvre.

Fin d’une journée ordinaire à Kaï­gourou, cet hôpital vraiment pas comme les autres. Pour s’en rendre compte, il faut attendre le lendemain, dans la lumière éblouissante du matin. Pas un lit à l’horizon, pas de carrelages immaculés, ni d’appareils sophistiqués. À Kaïgourou, on vient avec paquetage, famille et bêtes. Et le temps de se soigner, on vit comme au désert. Imaginez donc trois modestes bâtiments en banco – briques de terre séchée – et, autour, un campement
de tentes hétéroclites mêlant peaux de bêtes, bâches en plastique ou ­tentures…

Des femmes pilent le mil, d’autres déambulent avec des jarres d’eau sur leur tête, pendant qu’au loin un dromadaire chaloupe, ignorant superbement l’interdiction de pénétrer dans l’enclos de l’hôpital. Sous un arbre, deux malades sont allongés, une perfusion piquée dans le bras. Plus loin, un lépreux, le pied déjà à moitié disparu, discute avec son enfant. À l’écart, un jeune homme lit, son pansement tout propre ­laissant entrapercevoir des chairs encore à vif. « Il est là depuis deux ans et demi déjà, explique Anne-Marie. Un accident lui a broyé la jambe et le muscle de son mollet est descendu à la cheville. Il faut attendre que les greffes de peau prennent, ensuite, on lui remontera le muscle. » Il trompe le temps avec les livres que la sœur lui apporte. Rêvant de pouvoir un jour devenir traducteur. Et puis, toujours allongée sur sa natte, la malade de la veille. Elle remue légèrement la tête et a même pu boire. Elle vit !

« Ils sont bien ici mes malades », s’exclame la sœur. À un Occidental nanti, habitué à une médecine de haute technicité, les moyens peuvent sembler dérisoires, et les méthodes, déroutantes. Mais, bien vite, on comprend qu’il faut laisser ses codes au vestiaire et que, dans cette zone déshéritée du Gourma – entre Sahara et Sahel –, tenaillée par la faim, et où l’espérance de vie se limite à 45 ans, Kaïgourou est une sorte de miracle. Un îlot d’humanité et de dignité dans un océan de dénuement. Avec, à sa tête, une femme hors du commun : Anne-Marie Salomon, 75 ans et une vitalité à faire pâlir nombre de tren­tenaires. Sur le pont de 6 heures du matin à… impossible de donner une limite, un accouchement – et il y en a 300 par an – peut la tenir debout une bonne partie de la nuit. Il faut la voir au volant de son pick-up bringue­balant sillonner les rues de Gossi, escortée par des ribambelles d’enfants scandant : « Anne-Marie Biscuit, Anne-Marie Biscuit » (surnom hérité du temps où elle distribuait de la nourriture aux réfugiés affamés). Elle houspille, elle rigole, elle commande, elle épuise même parfois. Mais on lui pardonne car, comme le confie Zado, « rien de ce qu’elle fait n’est pour elle ».

Impossible de ne pas se laisser aller à la comparaison avec une autre dame de cœur, sœur Emmanuelle : même faconde, même facétie, même volonté – pensez qu’elle a entamé ses études de médecine à 45 ans – et même énergie phénoménale… Quand on l’interroge sur la source à laquelle elle puise autant de force, cette femme de foi répond invariablement : « Dieu ! » Consentant du bout des lèvres à étayer son propos : « Dieu a besoin d’interprètes pour transmettre son message d’amour. Il a besoin de bras, de jambes… de têtes aussi. Je suis une de ses interprètes. »

Son histoire de cœur avec les habitants du Gourma remonte à 1985. À l’époque, externe en médecine (voir son portrait dans La Vie n° 3336, du 6 août 2009), cette sœur de la Retraite, originaire de Bretagne, atterrit en stage au centre de soin public de Gossi. Une ville perdue dans les sables, à plus de 1 000 km de Bamako. Elle y découvre les réfugiés de la sécheresse, attirés par la « mare » – entendez un lac – qui borde la ville. « Ils avaient perdu leurs troupeaux. Ne sachant pas vivre dans les agglomérations, ils se sentaient très humiliés, parqués par les autorités de l’autre côté de la mare, et attendant leur nourriture des seules distributions d’urgence. Je leur ai promis que je reviendrai, sans autre but que de
les aider à trouver des solutions pour lutter contre la misère dans laquelle ils s’enlisaient. » La sœur n’étant pas
du genre à parler en l’air, elle tient promesse et, en 1988, sa thèse en poche, elle s’installe à Gossi.

Zado se souvient de leurs débuts ensemble : « Kaïgourou n’était qu’une dune de sable. On consultait sous les arbres, plantés par les missionnaires de l’Église norvégienne. Ils avaient imaginé convertir les nomades à l’agriculture, sourit-il, avec, dans les yeux, l’ironie d’un Touareg qui sait bien l’improbabilité d’un tel dessein. Les nomades sont des pasteurs, pas des cultivateurs ». Visiblement, Anne-Marie Salomon a retenu la leçon. « J’ai compris que, dans ce pays, Dieu ne me demandait pas d’agir par moi-même, mais d’être là, auprès de mes frères, pour les aider à réaliser eux-mêmes ce que seuls ils ne pouvaient entreprendre. » Et, de fait, depuis 22 ans, elle est toujours là, à accom­pagner de très nombreux projets de développement touchant à la santé et à l’éducation : puits, dispensaires de brousse, formations de jeunes soignants, écoles… Une nouvelle maternité ainsi qu’un petit bloc opératoire sont actuellement en chantier.

Aujourd’hui, les ONG d’Anne-Marie sont devenues le premier employeur de Gossi, salariant 21 personnes : techniciens de santé, aides-soignants, laborantin, secrétaire, matrones, chauffeur, gardiens. Une petite entreprise qui lui dévore son temps, après l’hôpital : l’urgence de récolter soutiens matériels ou financiers est une quête quotidienne. Outre son stéthoscope, la sœur ne se sépare donc jamais de son portable, instrument vital pour être au contact des donateurs – effectifs ou potentiels – en France. Les autres revenus proviennent des patients, qui doivent payer une partie des soins – toujours le respect de la dignité des personnes : 200 francs CFA la consultation (0,30 €), 5 000 francs CFA (7,60 €) pour une hospitalisation de deux mois. Les piqûres sont payantes, mais les vitamines, gratuites, comme les 6 kg de mil distribués une fois par mois aux hospitalisés ou le lait en poudre donné chaque quinzaine aux femmes enceintes et jeunes mamans. Il est midi et la file des consultations s’est singulièrement allongée.

Aujourd’hui, c’est le jour des tuberculeux. Huit nouveaux cas déjà depuis le début du mois. Visages émaciés, regards absents… « Les gens du désert ne laissent rien paraître », explique Anne-Marie. Un homme s’avance. Il a 55 ans, pèse 37,5 kg. « Tu as la mauvaise toux, lui dit la sœur, tu craches des microbes. Tu dois manger et boire tout seul. Ta maladie, il faut la soigner pendant un an, et rester ici deux mois. Sinon, on ne commence pas le traitement. » Zado traduit. L’homme est d’accord pour rester. Il est même déjà installé avec sa famille. Suit une jeune femme, si fatiguée qu’elle ne peut plus porter son bébé. C’est son mari qui le tient dans ses bras. Elle aussi a la mauvaise toux, mais rester deux mois… Dilemme pour le mari. On appelle à la rescousse Radijatou, la femme de Zado qui le connaît un peu. « Si tu veux garder ta femme, il faut la ramener », tente-t-elle de le convaincre. « Tant qu’elle n’est pas installée ici, elle n’aura pas de traitement. » L’homme et son épouse repartent ensemble, sans que celle-ci ait dit un mot. Qui sait s’ils reviendront ? Laisser sa femme ou son troupeau – qui fait vivre toute la famille – au Sahel, on mesure autrement le prix d’une vie. Dans la salle d’à côté, Aboubakrim a pris le relais de Zado et vaccine les bébés. Pleurs vite consolés par un bonbon, rires et palabres des mères, l’ambiance est plus légère.

Imaginé au départ pour les nomades, Kaïgourou est aussi devenu, au fil des ans, l’hôpital des habitants de Gossi. Et la sœur, le seul médecin à 150 km à la ronde. Toute la journée, un ballet de pirogues fait la navette d’une rive à l’autre de la mare pour amener les patients à la consultation. Fièvres dues au paludisme, carences alimentaires, grossesses, diabète et, depuis quelque temps, sida sont les motifs de visite les plus fréquents. Certaines femmes ignorent leur âge, les grandes famines de 1973 ou de 1984 servent alors de repères : « Tes enfants, ils étaient nés à la grande famine ? », questionne la sœur. Les filles hésitent sur la date de leurs dernières règles : « C’était combien de jours avant le carême ? » Plus étonnant : « Les fourmis, elles viennent sur ton pipi ? », c’est pour dépister un diabète, nous éclaire Anne-Marie. Et quand elle ­suspecte un sida : « Tu es allé à Abidjan ? » Une ville où de plus en plus d’hommes échouent pour trouver du travail et contractent le virus. À Kaïgourou, on leur distribue antirétroviraux et préservatifs. Sur ce dernier point, la sœur préfère soutenir une politique réaliste de prévention que discourir sur la fidélité ou l’abstinence, dans un pays où la polygamie reste la norme. Car, en plus de 20 ans de Gossi, Anne-Marie Salomon a appris les codes et les coutumes des différentes ethnies qui se côtoient ici, elle connaît leur fonctionnement et leurs relations. Lucide sur tout, dupe de rien, elle avance en acceptant les personnes telles qu’elles sont, « Inch’Allah ».

Le muezzin a lancé son dernier appel à la prière depuis bien longtemps déjà quand Anne-Marie est de retour chez elle. Son antre, c’est une cour plantée de trois acacias et meublée de tout le nécessaire. C’est là qu’elle dort, mange, travaille, reçoit ou renvoie – sans ménagement – les importuns. Au grand air, sous le soleil ou sous les étoiles, comme ses chers nomades. Il n’y a que deux moments où elle pénètre dans sa maison en dur, quand elle s’arrête pour prier, tôt le matin et tard le soir. Alors seulement, elle semble se retirer du monde.

Une rencontre à La VieAnne-Marie Salomon ouvre le premier cycle des Éloges de La Vie, sur le thème de la fragilité. Nous vous invitons à venir écouter sa conférence le jeudi 8 avril, à 19 h, au nouveau siège de notre journal. Cliquez ici pour plus de renseignements.

Un livre J’ai choisi d’être médecin chez les Touaregs, un témoignage pour entrer dans l’intimité de cette femme de cœur, de foi et d’action. (Anne-Marie Salomon avec Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol, Plon, 18 €).

Une émissionSur France 2, retrouvez Anne-Marie Salomon à la fin du journal, le samedi 27 mars, à 13h15.

Touaregs music Leaders Abray-bo from Tinariwen and Osman Ag Mossa from Tamikrest



Liens pour decouvrire:


http://www.myspace.com/tamikrest
http://www.myspace.com/tinariwen

Fin de la crise des visas entre l’UE et la Libye


http://www.letemps.ch-28-03-10

Fin de la crise des visas entre l’UE et la Libye
dimanche 28 mars 2010

La présidence espagnole de l’Union européenne a annoncé samedi que l’UE et la Libye avaient levé les restrictions sur l’octroi de visas, et « regrette et déplore » la crise, a -t-on appris en marge du sommet de la Ligue arabe en Libye, alors que le DFAE répète qu’il a correctement appliqué les accords de Schengen. Tripoli estime avoir remporté une « victoire » sur la Suisse ; le sort de Max Göldi n’a officiellement pas été évoqué

L’Espagne, qui assure la présidence de l’UE, a annoncé la levée des restrictions de visas Schengen pour des personnalités libyennes, dont le dirigeant Mouammar Kadhafi, dans un communiqué distribué par les Affaires étrangères libyennes à Syrte, en Libye, en marge du sommet de la Ligue arabe.

« Les noms des citoyens libyens inscrits précédemment sur (la liste noire) de l’espace Schengen ont été définitivement supprimés », a annoncé l’UE dans un communiqué. Peu après, un haut responsable libyen a annoncé que son pays levait l’interdiction d’octroi de visas aux Européens de l’espace Schengen.

Après cette annonce, la Libye a estimé samedi soir que la Suisse avait été « vaincue par cette mesure commune européenne », selon un communiqué du ministère libyen des Affaires étrangères.

Le Conseil fédéral avait annoncé cette semaine la levée de sa « liste noire » privant de visas Schengen entre 150 et 188 personnalités libyennes. L’UE attendait que Tripoli biffe en retour les interdictions d’entrée sur son territoire qui frappent les citoyens européens en rétorsion à cette liste. Publicité

Göldi : « aucun signe »
Dans un communiqué samedi après-midi, Madrid « déplore et regrette les problèmes et les ennuis engendrés par cette mesure (la liste noire suisse) et espère que cet incident ne se répètera plus dans le futur ».

Elle souligne, par ailleurs, « son désir de préserver les bonnes relations entre la Grande Jamahiriya (libyenne) et l’UE, espérant parvenir bientôt à la conclusion d’un accord cadre de partenariat », objet depuis 2007 de négociations entre les deux parties.

Quant à l’otage suisse Max Göldi, il n’en a pas été question. Salah Zahaf, l’avocat de l’homme d’affaires, a indiqué qu’il n’y avait « aucun signe laissant présager de nouveaux développements » concernant la situation de son client. Il ne prévoit « rien de nouveau au moins au cours de cette semaine ».

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Moratinos poursuivra dimanche à Syrte sa mission de médiation, a encore indiqué le ministère espagnol.

samedi 27 mars 2010

Haymanot Girma ,speciale dédicace aux tontons de Ny à Hassaan de Maradi,à Soul d'Az,et à tous ceux d'Az et ceux autour du fleuve Niger

camdens
January 17, 2007
kezira new bete






yone007
March 16, 2007
ethiopian music






0135elias
January 07, 2008
ethiopian modern time amharic music


Idir vava

ajNoeN
April 27, 2007





Essaouira 3 - Allah Ya Ghani - Maalem Majid Bekkas

PureHeartVideo
April 30, 2007
Essaouira Festival 2001 Friday



Tamanrasset :Echappées belles /Telerama.fr




Cette semaine, Sophie voyage dans le Sud algérien. Elle est accueillie à Tamanrasset par sa guide Khadjia, puis découvre un marché africain et rencontre un artisan en argent dans sa maison touareg. Elle passe la soirée en compagnie d'un groupe touareg avant de découvrir, le lendemain, la communauté religieuse de Tamanrasset. Puis Sophie et sa guide prennent la route à bord d'un 4X4 et partent dans le désert. Enfin, Sophie arrive au village d'Efak. Elle y fait la connaissance de femmes touaregs et de Khawlen, la plus ancienne musicienne de l'Imazad. Au sommaire :
- Tamanrasset, la ville rouge des hommes bleus
- Les peintres du désert
- L’appel spirituel du plateau de l'Assekrem
- Le parc national de l'Ahaggar
- Touaregs d'aujourd'hui : entre modernité et tradition
- Carnet de route : «La Route des parfums»

AREVA dément tout changement dans ses projets au Niger


UEMOA - AREVA dément tout changement dans ses projets au Niger
Publié le 27 mars 2010 à 11h00
(PANA)


Le géant français de l’énergie nucléaire AREVA a démenti dans un communiqué publié vendredi et reçu par la PANA tout changement dans son programme d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren, au Niger.



Selon le communiqué, le programme de mise en exploitation approuvé par le Conseil d’administration de la société du 2 décembre 2009 s’engage sur un planning général de travaux s’étalant de 2010 à 2013, année de production des premières tonnes d’uranium.

Les travaux, commencés à ce jour, comprennent la construction de la route d’accès au site, d’un aéroport et des ateliers, tous nécessaires pour le démarrage du creusement de la carrière qui débutera en janvier 2011, indique le communiqué.

Les travaux principaux de construction de l’usine de traitement du minerai débuteront en mi-2011 pour permettre un début de production deux ans plus tard, précise le communiqué.

Avec la mise en production du gisement d’uranium d’Imouraren, AREVA contribuera à l’accession du Niger au rang des premiers pays producteurs d’uranium au monde et à favoriser ainsi son développement économique par les retombées économiques de l’exploitation et ses effets induits, ajoute le communiqué.

La mise en exploitation du gisement d’Imouraren a été officiellement lancée le 4 mai 2009.

Elle a déjà franchie plusieurs étapes : attribution du permis de recherche sur le périmètre le 7 février 2006 ; attribution du permis d’exploitation le 20 janvier 2009, constitution de la société Imouraren le 25 février 2009.

On rappelle que la question minière reste depuis quelques mois au c ?ur du débat politique au Niger.

En décembre dernier, l’opposition nigérienne regroupée au sein de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR) avait violemment dénoncé « la gestion mafieuse » des permis miniers.

Premier sommet arabe chez Kadhafi placé sous le signe de Jérusalem


Premier sommet arabe chez Kadhafi placé sous le signe de Jérusalem
27.03.2010, 09h28
AFP


Un sommet de la Ligue arabe, le premier à se tenir chez le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, s'ouvre samedi à Syrte sous le signe de la défense de Jérusalem-Est face à Israël.
Le sommet, qui doit s'ouvrir en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, doit adopter une position commune demandant le gel des nouveaux projets de colonisation israélienne dans le secteur oriental de la ville sainte.
Au moins douze chefs d'Etats et dirigeants arabes participent à la réunion, dont le Palestinien Mahmoud Abbas, Abdallah II de Jordanie, l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, les présidents algérien et mauritanien, Abdelaziz Bouteflika et Mohamed Ould Abdelaziz, le yéménite Ali Abdullah Saleh ainsi que le Soudanais Omar el-Béchir et le Syrien Bachar al-Assad.
Les chefs de gouvernements italien, Silvio Berlusconi, et turc, Recep Tayyip Erdogan, ont également été invités.
Les pays arabes ont affirmé vendredi qu'Israël devait revenir sur sa décision de construire 1.600 logements à Jérusalem-Est avant tout lancement de négociations indirectes avec les Palestiniens proposées par les Etats-Unis.
"La position arabe est très claire: les négociations (avec Israël) dépendent du gel de la colonisation et en particulier de l'annulation de la décision israélienne de construire 1.600 logements à Jérusalem-Est", a déclaré le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, à l'issue d'une réunion ministérielle.
M. Ban, qui a assisté brièvement à la réunion, a en revanche demandé aux Arabes d'appuyer les négociations indirectes israélo-palestiniennes, selon un diplomate arabe. Il devrait réitérer sa demande à l'ouverture du sommet.
"Je vais les exhorter à soutenir les négociations de proximité. Il est crucial que les pays arabes aident à créer une atmosphère favorable dans laquelle les discussions pourront réussir", avait-il déclaré au Conseil de sécurité à la veille de son départ pour Syrte.
Jeudi, les ministres arabes se sont mis d'accord sur un plan d'aide de 500 millions de dollars aux Palestiniens de Jérusalem, qui doit être formellement accepté lors du sommet.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a encore assuré vendredi que la politique d'Israël concernant Jérusalem demeurerait inchangée, au lendemain de son retour d'une visite tendue à Washington qui n'a pas permis de régler la crise avec l'administration de Barack Obama.
Israël avait donné le 9 mars son feu vert à un projet de construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est annexée. Cette annonce, en pleine visite de vice-président américain Joe Biden, avait provoqué un tollé chez les Palestiniens et au sein de la communauté internationale.
Adepte des coups d'éclats lors des sommets arabes auxquels il a pris part, le colonel Kadhafi va également tenter de s'octroyer plus de pouvoirs durant son mandat à la présidence de la Ligue arabe.
Tripoli a expliqué vouloir "un rôle actif de la présidence du sommet entre deux réunions, lui permettant de diriger le travail au sein du secrétariat général de la Ligue arabe".
Samedi matin, des groupes folkloriques libyens commençaient déjà à mettre l'ambiance avant l'arrivée des participants dans la gigantesque salle de conférences où se tient le sommet.
Syrte (500 km à l'est de la capitale) est la ville natale du colonel Kadhafi où il tient à organiser les plus grands évènements malgré une capacité hôtelière très limitée.
Les dirigeants arabes ont été placés dans des résidences privées, tandis que le Premier ministre turc a été hébergé dans un luxueux yacht mouillant dans le port de cette petite ville méditerranéenne, à proximité d'un paquebot italien où sont logés les journalistes.



AFP

Imaran (toearegs, Algerije),Masha 'El Falesteen (Palestina)


Imaran (toearegs, Algerije),Masha 'El Falesteen (Palestina)
Zaterdag 27 maart 2010, 20.00, Molière, Naamsepoortgalerij, Bolwerksquare 3, 1050 Brussel (Elsene)



Deze concertavond presenteert de unieke ontmoeting tussen twee groepen die in eigen land een minderheidscultuur vormen.
De tamasheq (toearegs) van Imaran komen uit Djanet, een oeroude oase in de regio Tassili N’Ajjer. De leden van Imaran behoren tot de Kel Touat-stam en kwamen via lange omzwervingen in Djanet terecht. Hoewel de oud in principe geen traditioneel toeareg-instrument is, kreeg ze al snel een vooraanstaande plaats bij de tamasheq van Djanet, getuige ondermeer het werk van Baly Othmani. Masha’el Falesteen is een traditionele dansgroep uit Nablus die gespecialiseerd is in de Dabkah, de traditionele folkdans uit de Levant en de nationale dans van Libanon, Palestina, Syrië en Jordanië.
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les promesses non tenues de l'amnisitie des rebelles


Des combattants armés du sud pétrolifère viennent rendre les armes, le 3 octobre 2009.27/03/2010 à 11h:30 Par AFP

Nigeria
© AFP
En l'absence du président nigérian Umaru Yar'Adua, qui avait personnellement porté ce projet, le programme d'amnistie des groupes rebelles du sud pétrolier peine à se concrétiser. Mais si la stabilité politique ne revient pas rapidement, les anciens combattants pourraient reprendre les armes en signe de protestation.

Des combattants armés du sud pétrolifère du Nigeria s'impatientent devant le manque de percées dans le programme d'amnistie proposé par les autorités et celui-ci pourrait dérailler, prévient l'un de leurs ex-commandants. Le président Umaru Yar'Adua a offert une amnistie en 2009 aux combattants du delta du Niger (sud) qui s'en prennent depuis des années à l'industrie pétrolière, à condition qu'il déposent leurs armes. En octobre 2009, environ 20 000 d'entre eux, selon les chiffres officiels ont répondu à l'appel, se voyant promettre en contre-partie formations, emplois et indemnités. Cinq mois plus tard, ces promesses tardent à se concrétiser, déplorent de nombreux bénéficiaires du programme.

"Ils ont promis beaucoup de choses (...) des emplois, de meilleures conditions de vie", explique à l'AFP Gospel Tamouno, aussi appelé JP, ex-commandant d'une unité du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), principal groupe armé opérant dans cette région-clé depuis 2006. "Personne n'est satisfait (...) mais les jeunes continuent d'attendre et d'espérer", déclare ce trentenaire vêtu d'un costume sombre, lors d'un entretien dans un hôtel de Warri, l'une des principales villes du delta.

M. Tamouno met cependant en garde : "Certains sont patients mais d'autres ne le sont peut-être pas. Les impatients sont ceux qui créent la révolution", explique-t-il, en référence au Joint Revolutionary Council (JRC), un mouvement qui a revendiqué plusieurs attaques d'oléoducs ces dernières semaines. Quelques heures seulement après cet entretien, des voitures piégées ont explosé aux abords d'une conférence à Warri consacrée à l'aministie, réunissant ex-combattants et officiels. L'attaque a été revendiquée par le Mend, qui a mis fin le 30 janvier à un cessez-le-feu de plusieurs mois.

Impasse
Le président nigérian, à la tête du 8e exportateur mondial de brut, s'était personnellement impliqué dans l'amnistie, rencontrant lui-même certains dirigeants de mouvements armés. Sa longue absence médicale est considérée comme la cause principale de l'impasse actuelle du processus de pacification. Evacué vers un hôpital en Arabie saoudite le 23 novembre, il n'est pas réapparu en public depuis, même après son retour au Nigeria, le 24 février. "J'étais surpris, je n'avais jamais vu un président nigérian avec de telles idées. Il a fait quelque chose de grand en offrant l'amnistie aux jeunes du delta du Niger", estime Gospel Tamouno. "Ca n'est pas facile de faire sortir les gens des criques", caractéristiques des terrains marécageux du delta, concède-t-il.

Les médias ont rapporté cette semaine que les activités de formation de 20 192 combattants repentis, dans trois centres de réinsertion, avaient été suspendues dans l'attente de la formation d'un gouvernement, après la dissolution du 17 mars. Peu avant cette mesure, le président par intérim Goodluck Joanathan avait mis de côté huit milliards de nairas (40 millions euros) pour le programme post-amnistie, selon un ministre. Les ex-combattants reçoivent mensuellement environ 400 dollars, mais mardi, des milliers d'entre eux ont manifesté, affirmant ne pas avoir été payés.

Selon Gospel Tamouno, si les militants ont déposé quelque 10 000 armes, il en reste environ 30 000 qui pourraient servir "si le gouvernement ne poursuit pas son projet initial". Une rencontre entre Goodluck Jonathan, originaire du delta, et des dirigeants de groupes armés serait prévue vendredi à Abuja, selon les médias.